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Title:
KITE STRUCTURE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/002511
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a structure (100) of a kite (10) comprising a leading edge (110), a trailing edge (120), at least one first batten (30) extending substantially perpendicularly relative to the leading edge (110), a canopy (140) extending substantially from the leading edge (110) as far as the trailing edge (120), the at least one first batten (30) having a front end (131) on the leading edge (110) side and a rear end (132) on the trailing edge (120) side, characterised in that the front end (131) of the at least one first batten (130) is rotatably mounted relative to the leading edge (110).

Inventors:
PARLIER, Yves (5 Allée Lakmé, ARCACHON, ARCACHON, 33120, FR)
LELOUP, Richard (190 Chemin de Nelson, SANGUINET, SANGUINET, 40460, FR)
Application Number:
EP2018/067491
Publication Date:
January 03, 2019
Filing Date:
June 28, 2018
Export Citation:
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Assignee:
OCEA (5 Allée Lakmé, ARCACHON, ARCACHON, 33120, FR)
International Classes:
B64C31/06; B63B35/79
Foreign References:
US20090277997A12009-11-12
US7287481B12007-10-30
FR2898582A12007-09-21
Other References:
None
Attorney, Agent or Firm:
MOREAU, Stéphane et al. (NOVAIMO, ActiTech 860, avenue Marie Curi, Archamps Technopole SAINT JULIEN EN GENEVOIS CEDEX, 74166, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 . Structure (100) de cerf-volant (10) comprenant un bord d'attaque (1 10) au moins partiellement gonflable, un bord de fuite (120), au moins une première latte (130) au moins partiellement gonflable s'étendant sensiblement perpendiculairement par rapport au bord d'attaque (1 10), une canopée (140) s'étendant sensiblement depuis le bord d'attaque (1 10) jusqu'au bord de fuite (120), l'au moins une première latte (130) ayant une extrémité avant (131 ) du côté du bord d'attaque (1 10) et une extrémité arrière (132) du côté du bord de fuite (1 20), caractérisée en ce que l'extrémité avant (131 ) de l'au moins une première latte (130) est montée mobile par rapport au bord d'attaque (1 10) et en ce que l'au moins une première latte (130) est liée au bord d'attaque (1 10) par une liaison pivot (150) d'axe localement parallèle ou sensiblement localement parallèle au bord d'attaque (1 10) et perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à l'au moins une première latte (130).

2. Structure (100) de cerf-volant (10) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la liaison pivot (150) est telle qu'elle permet un pivotement libre, soit un pivotement sans effort ou avec un effort négligeable.

3. Structure (100) de cerf-volant (10) selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'amplitude de pivotement de la liaison pivot (150), en particulier l'amplitude (a) de la liaison pivot (150) sur laquelle le pivotement est libre, est inférieur à 90° et/ou supérieur à 10°.

4. Structure (100) de cerf-volant (10) selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le montage mobile de l'au moins une première latte (130) par rapport au bord d'attaque (1 10), notamment la liaison pivot (150), est réalisé au moyen d'au moins un lien, notamment de quatre sangles (152).

5. Structure (100) de cerf-volant (10) selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le bord d'attaque (1 10) est de section circulaire ou sensiblement circulaire.

6. Structure (100) de cerf-volant (10) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que l'extrémité avant (131 ) de l'au moins une première latte (130) présente une face (133) concave comprenant une portion cylindrique d'axe parallèle ou sensiblement parallèle à l'axe du bord d'attaque (1 10), destinée à épouser sensiblement le bord d'attaque (1 10). 7. Structure (100) de cerf-volant (10) selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le bord d'attaque (1 10) et/ou l'au moins une première latte (130) sont intégralement gonflables.

8. Structure (100) de cerf-volant (10) selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le montage mobile de l'au moins une première latte (130) par rapport au bord d'attaque (1 10), notamment la liaison pivot (150), est réalisé par une couture (151 ) localement parallèle ou sensiblement parallèle au bord d'attaque (1 10) et perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à l'extrémité avant (131 ) de l'au moins une première latte (130).

9. Structure (100) de cerf-volant (10) selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la structure (100) comprend une deuxième latte (130').

10. Structure (100) de cerf-volant (10) selon la revendication précédente, caractérisée en ce qu'une première quille (1 60) s'étend depuis la première latte (130) et une deuxième quille (1 60') s'étend depuis la deuxième latte (130'), la première et la deuxième quilles (1 60, 1 60') étant en matériau souple, notamment en toile. 1 1 . Cerf-volant (10) comprenant une structure (100) de cerf-volant selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le cerf-volant (10) comprend au moins une ligne avant (1 1 ) et au moins deux lignes arrière (12), au moins une ligne de lancement (13), notamment au moins une ligne de lancement (13) attachée à la fois à une première et à une deuxième quilles (1 60, 160'), notamment à un point avant (1 61 , 1 61 ') et à un point arrière (1 62, 1 62') des première et deuxième quilles (1 60, 1 60').

12. Cerf-volant (10) selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'une ligne avant (1 1 ) comprend au moins deux ramifications (15,

1 6), chaque ramification ayant une longueur apte à varier en cours d'utilisation.

13. Cerf-volant (10) selon l'une des revendications 1 1 ou 12, caractérisé en ce qu'il est du type cerf-volant (10) de traction pour une embarcation flottante (1 ) ou pour un engin terrestre, notamment un engin terrestre roulant et/ou glissant.

14. Embarcation flottante (1 ), en particulier bateau ou navire, ou engin terrestre, notamment un engin terrestre roulant et/ou glissant, caractérisé en ce que l'embarcation flottante (1 ) ou l'engin terrestre comprend un cerf-volant (10) selon l'une des revendications 1 1 à 13.

15. Plate-forme (5), notamment plate-forme (5) fixe, flottante ou au mouillage, caractérisée en ce qu'elle comprend un cerf-volant (10) selon l'une des revendications 1 1 ou 12, et un dispositif de génération (4) d'énergie électrique, le cerf-volant (10) étant relié mécaniquement au dispositif de génération (4) d'énergie électrique.

1 6. Procédé de passage d'une position libre d'une structure (100) à une position de traction de la structure (100) d'un cerf-volant (10) selon l'une des revendications 1 1 à 13, caractérisé en ce que le procédé comprend :

- une étape de traction sur l'au moins une ligne avant (1 1 ) et/ou sur les lignes arrière (12) générant une rotation entre l'extrémité avant (131 ) de l'au moins une première latte (130) et le bord d'attaque

(1 10) dans un premier sens, la canopée (140) se déroulant du bord d'attaque (1 10), suivie par ou sensiblement immédiatement suivie par

- une étape de détente de l'au moins une ligne de lancement (13).

17. Procédé de passage d'une position de traction d'une structure (100) à une position libre de la structure (100) d'un cerf-volant (10) selon l'une des revendications 1 1 à 13, caractérisé en ce que le procédé comprend :

- une étape de traction sur l'au moins une ligne de lancement (13) générant une rotation entre l'extrémité avant (131 ) de l'au moins une première latte (130) et le bord d'attaque (1 10) dans un deuxième sens, la canopée (140) s'enroulant sur le bord d'attaque (1 10), suivie par ou sensiblement immédiatement suivie par - une étape de détente des lignes avant (1 1 ) et arrière (12).

18. Procédé d'utilisation d'un cerf-volant (10), notamment d'un cerf- volant (10) destiné à tracter une embarcation flottante (1 ) depuis un pont (2) ou un engin terrestre roulant et/ou glissant ou d'un cerf-volant (10) destiné à produire de l'énergie, selon l'une des revendications 1 1 à 13, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : - envoi de la structure (100) en l'air, la structure (100) prenant alors une position libre par mise en tension de l'au moins une ligne de lancement (13), les lignes avant (1 1 ) et arrière (12) étant détendues,

- déroulement de l'au moins une ligne de lancement (13), les lignes avant (1 1 ) et arrière (12) étant déroulées simultanément et maintenues détendues,

- mise en œuvre du procédé selon la revendication 1 6,

- mise en œuvre du procédé selon la revendication 1 7,

- mise en tension puis enroulement de l'au moins une ligne de lancement (13) de sorte à ramener le cerf-volant (1 0), notamment sur le pont (2) de l'embarcation flottante (1 ) ou sur l'engin terrestre, ou sur une plate-forme selon la revendication 15, pour récupérer le cerf-volant (10).

Description:
Structure de cerf-volant

Domaine technique de l'invention L'invention concerne une structure d'un cerf-volant destiné à tracter une embarcation flottante ou un engin terrestre roulant et/ou glissant ou encore destiné à produire de l'énergie pour d'autres applications. Elle concerne aussi un cerf-volant comprenant une telle structure de cerf- volant. Elle concerne également une embarcation flottante ou un engin terrestre roulant et/ou glissant ou encore une plate-forme comprenant un tel cerf-volant ou une telle structure de cerf-volant. Elle concerne enfin un procédé visant à permuter, une fois en l'air, la position d'une telle structure de cerf-volant ainsi qu'un procédé d'utilisation d'un tel cerf- volant.

État de la technique

Un cerf-volant de traction d'une embarcation flottante, telle que par exemple un bateau ou un navire, est délicat à commander lors de son lancement depuis un pont de l'embarcation flottante, lors de sa récupération sur le pont, mais aussi en vol lorsqu'il s'agit de le configurer selon plusieurs positions ou configurations, comme une configuration libre et une position de traction de l'embarcation. Un cerf-volant est également utilisé, sur une plate-forme notamment, pour assurer un enroulement d'une corde, câble ou autre, suivi d'un déroulement générant de l'électricité par le biais d'un alternateur.

De l'électricité est aussi produite par un cerf-volant doté d'une éolienne au niveau d'un bord d'attaque. Seulement, vu les architectures actuelles des cerfs-volants, il existe des risques importants de voir le cerf-volant s'abîmer en mer ou par contact avec l'embarcation flottante ou la plate-forme lors de manœuvres. Le lancement classique de ce type de cerf-volant nécessite le déroulement complet des lignes destinées à le lier mécaniquement à l'embarcation flottante ou la plate-forme. Cela est possible à terre mais beaucoup plus délicat en mer. Une solution consiste à laisser dériver le cerf-volant. Une autre solution consiste à utiliser une embarcation spécifique pour le décoller dans le vent et, a fortiori, pour le récupérer. De telles solutions ne sont pas satisfaisantes.

Objet de l'invention

Le but de l'invention est de fournir une structure de cerf-volant de traction d'une embarcation flottante ou d'un engin terrestre roulant et/ou glissant, ou une structure de cerf-volant pour produire de l'énergie pour d'autres applications. En outre, il vise à fournir un procédé d'utilisation d'un tel cerf-volant remédiant aux inconvénients ci-dessus et améliorant les structures de cerf-volant et procédés d'utilisation d'un cerf-volant connus de l'art antérieur. En particulier, l'invention permet de réaliser une structure de cerf-volant et un procédé qui soient simples et fiables et qui permettent de commander aisément le cerf-volant, en particulier depuis le pont d'une embarcation flottante ou depuis une plate-forme. Pour cela, l'invention repose sur une structure de cerf-volant comprenant un bord d'attaque au moins partiellement gonflable, un bord de fuite, au moins une première latte au moins partiellement gonflable s'étendant sensiblement perpendiculairement par rapport au bord d'attaque, une canopée s'étendant sensiblement depuis le bord d'attaque jusqu'au bord de fuite, l'au moins une première latte ayant une extrémité avant du côté du bord d'attaque et une extrémité arrière du côté du bord de fuite, l'extrémité avant de l'au moins une première latte étant montée mobile par rapport au bord d'attaque, l'au moins une première latte étant liée au bord d'attaque par une liaison pivot d'axe localement parallèle ou sensiblement localement parallèle au bord d'attaque et perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à l'au moins une première latte.

La liaison pivot peut être telle qu'elle permet un pivotement libre, soit un pivotement sans effort ou avec un effort négligeable. L'amplitude de pivotement de la liaison pivot, en particulier l'amplitude de la liaison pivot sur laquelle le pivotement est libre, peut être inférieur à 90° et/ou supérieur à 10°.

Le montage mobile de l'au moins une première latte par rapport au bord d'attaque, notamment la liaison pivot, peut être réalisé au moyen d'au moins un lien, notamment de quatre sangles.

Le bord d'attaque peut être de section circulaire ou sensiblement circulaire.

L'extrémité avant de l'au moins une première latte peut présenter une face concave comprenant une portion cylindrique d'axe parallèle ou sensiblement parallèle à l'axe du bord d'attaque, destinée à épouser sensiblement le bord d'attaque.

Le bord d'attaque et/ou l'au moins une première latte peuvent être intégralement gonflables.

Le montage mobile de l'au moins une première latte par rapport au bord d'attaque, notamment la liaison pivot, peut être réalisé par une couture localement parallèle ou sensiblement parallèle au bord d'attaque et perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à l'extrémité avant de l'au moins une première latte.

La structure peut comprendre une deuxième latte.

Une première quille peut s'étendre depuis la première latte et une deuxième quille peut s'étendre depuis la deuxième latte, la première et la deuxième quilles étant en matériau souple, notamment en toile. La canopée peut recouvrir au moins une partie du bord d'attaque.

L'invention porte encore sur un cerf-volant comprenant une structure telle que définie précédemment, le cerf-volant comprenant au moins une ligne avant et au moins deux lignes arrière, au moins une ligne de lancement, notamment au moins une ligne de lancement attachée à la fois à une première et à une deuxième quilles, notamment à un point avant et à un point arrière des première et deuxième quilles.

Une ligne avant peut comprendre au moins deux ramifications, chaque ramification ayant une longueur apte à varier en cours d'utilisation.

Le cerf-volant peut être du type cerf-volant de traction pour une embarcation flottante ou pour un engin terrestre, notamment un engin terrestre roulant et/ou glissant.

L'invention porte encore sur une embarcation flottante, en particulier bateau ou navire, ou engin terrestre, notamment un engin terrestre roulant et/ou glissant, l'embarcation flottante ou l'engin terrestre comprenant un cerf-volant tel que défini précédemment. L'invention porte encore sur une plate-forme, notamment plate-forme fixe, flottante ou au mouillage comprenant un cerf-volant tel que défini précédemment, et un dispositif de génération d'énergie électrique, le cerf-volant étant relié mécaniquement au dispositif de génération d'énergie électrique.

L'invention porte enfin sur un procédé de passage d'une position libre d'une structure à une position de traction de la structure d'un cerf-volant tel que défini précédemment, le procédé comprenant :

- une étape de traction sur l'au moins une ligne avant et/ou sur les lignes arrière générant une rotation entre l'extrémité avant de l'au moins une première latte et le bord d'attaque dans un premier sens, la canopée se déroulant du bord d'attaque, suivie par ou sensiblement immédiatement suivie par

- une étape de détente de l'au moins une ligne de lancement.

L'invention porte également sur un procédé de passage d'une position de traction d'une structure à une position libre de la structure d'un cerf-volant tel que défini précédemment, le procédé comprenant :

- une étape de traction sur l'au moins une ligne de lancement générant une rotation entre l'extrémité avant de l'au moins une première latte et le bord d'attaque dans un deuxième sens, la canopée s'enroulant sur le bord d'attaque, suivie par ou sensiblement immédiatement suivie par - une étape de détente des lignes avant et arrière.

L'invention porte enfin sur un procédé d'utilisation d'un cerf-volant tel que défini précédemment, notamment d'un cerf-volant destiné à tracter une embarcation flottante depuis un pont ou un engin terrestre roulant et/ou glissant ou d'un cerf-volant destiné à produire de l'énergie, le procédé comprenant les étapes suivantes : - envoi de la structure en l'air, la structure prenant alors une position libre par mise en tension de l'au moins une ligne de lancement, les lignes avant et arrière étant détendues,

- déroulement de l'au moins une ligne de lancement, les lignes avant et arrière étant déroulées simultanément et maintenues détendues,

- mise en œuvre du procédé de passage d'une position libre à une position de traction de la structure d'un cerf-volant tel que défini précédemment,

- mise en œuvre du procédé de passage d'une position de traction à une position libre de la structure d'un cerf-volant tel que défini précédemment,

- mise en tension puis enroulement de l'au moins une ligne de lancement de sorte à ramener le cerf-volant, notamment sur le pont de l'embarcation flottante ou sur l'engin terrestre tels que définis précédemment, ou sur une plate-forme tel que définie précédemment, pour récupérer le cerf- volant.

Description sommaire des dessins

D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description qui va suivre des modes de réalisation de l'invention donnés à titre d'exemple non limitatif et représentés sur les dessins annexés, dans lesquels :

- La figure 1 A est une vue schématique d'une embarcation flottante selon un mode de réalisation de l'invention.

- La figure 1 B est une vue schématique d'une plate-forme selon un mode de réalisation de l'invention.

- La figure 2 est une vue en perspective d'une structure de cerf- volant en position de traction selon un mode de réalisation de l'invention.

- La figure 3 est une vue de côté d'un cerf-volant selon un mode de réalisation de l'invention, la structure étant en position de traction. La figure 4 est une vue en perspective de la structure de cerf- volant en position libre selon le mode de réalisation de l'invention. La figure 5 est une vue de face de la structure de cerf-volant en position libre selon le mode de réalisation de l'invention.

La figure 6 est une vue de face représentant la structure de cerf- volant selon le mode de réalisation de l'invention, à la fois dans la position libre et dans la position de traction.

Les figures 7A, 7B et 7C sont des vues en coupe, suivant un plan perpendiculaire à la canopée de la structure de cerf-volant et parallèle à la corde du profil de la structure de cerf-volant c'est-à- dire parallèle au sens du vent, la coupe passant sensiblement par une première latte, de la liaison entre un bord d'attaque et la première latte de la structure de cerf-volant selon un premier mode de réalisation de l'invention.

La figure 7D est une vue de dessus de la liaison entre le bord d'attaque et la première latte de la structure de cerf-volant, selon un deuxième mode de réalisation de l'invention.

La figure 7E est une vue en coupe, suivant un plan perpendiculaire à la canopée de la structure de cerf-volant et parallèle à la corde du profil de la structure de cerf-volant, la coupe passant sensiblement par une première latte, de la liaison entre le bord d'attaque et la première latte de la structure de cerf-volant, selon le deuxième mode de réalisation de l'invention.

La figure 7F est une vue de dessus de la liaison entre le bord d'attaque et la première latte de la structure de cerf-volant, selon un troisième mode de réalisation de l'invention.

Les figures 8A, 8B et 8C sont des vues en coupe, suivant un plan perpendiculaire à la canopée de la structure de cerf-volant et parallèle à la corde du profil de la structure de cerf-volant, la coupe passant sensiblement par une première latte, de la liaison entre un bord d'attaque et la première latte de la structure de cerf-volant, selon un quatrième mode de réalisation de l'invention.

- La figure 9 est une vue en coupe, suivant un plan perpendiculaire à la canopée de la structure de cerf-volant et parallèle à la corde du profil de la structure de cerf-volant, la coupe passant sensiblement par une première latte, de la liaison entre un bord d'attaque et la première latte de la structure de cerf-volant, selon un cinquième mode de réalisation de l'invention.

- La figure 10 est une vue en coupe, suivant un plan perpendiculaire à la canopée de la structure de cerf-volant et parallèle à la corde du profil de la structure de cerf-volant, de la structure de cerf- volant selon le mode de réalisation de l'invention, en position de traction.

- La figure 1 1 est une vue en coupe, suivant un plan perpendiculaire à la canopée de la structure de cerf-volant et parallèle à la corde du profil de la structure de cerf-volant, de la structure de cerf- volant selon le mode de réalisation de l'invention, en position libre.

- La figure 12 est une vue en perspective du cerf-volant selon le mode de réalisation de l'invention, en position libre.

Description de l'invention

La direction selon laquelle l'embarcation flottante 1 se déplace en ligne droite, dans un plan parallèle au niveau de l'eau d'un plan d'eau, est définie comme étant la direction longitudinale. Par convention, la direction perpendiculaire à la direction longitudinale, située dans un plan parallèle au niveau de l'eau d'un plan d'eau, est nommée direction transversale. La troisième direction, perpendiculaire aux deux autres, est nommée direction verticale. La figure 1 A illustre un mode de réalisation d'une embarcation flottante 1 , par exemple un bateau ou un navire, tractée par un mode de réalisation d'un cerf-volant 10. Ce cerf-volant 10 comprend, par exemple, une ligne de lancement 13, deux lignes avant 1 1 et deux lignes arrière 12 ainsi qu'une structure 100 dotée d'une canopée 140. Ainsi, on considère que la structure 100 comprend la canopée 140.

Les lignes avant 1 1 permettent de transmettre la majeure partie des efforts de traction à l'embarcation flottante 1 . Les lignes arrière 12 sont davantage destinées à piloter la structure 100. Enfin, la ligne de lancement 13 est utilisée au décollage et à la récupération du cerf-volant 10 comme il sera détaillé par la suite.

Chaque ligne peut posséder des ramifications, c'est-à-dire qu'une seule ligne peut se fixer à plusieurs points d'ancrage sur la structure 100. Ainsi, une ligne comprend de préférence un bridage, un ou plusieurs fils, ou parties élémentaires d'un cordage, la section d'une ligne étant déterminée suivant les efforts à transmettre. Il peut également y avoir des nombres différents de lignes avant 1 1 , de lignes arrière 12 et de lignes de lancement 13, du moment qu'il y a, au minimum, une ligne avant 1 1 , deux lignes arrière 12 et une ligne de lancement 13. En cas de deux lignes arrière 12, de préférence, chaque ligne arrière 12 peut venir se fixer au niveau d'une oreille 170, 170'. Comme illustré sur la figure 2, une structure 100 de cerf-volant 10 comprend un bord d'attaque 1 10, généralement sensiblement rigide, et un bord de fuite 120, généralement sensiblement souple. La canopée 140, de préférence en matériau souple, par exemple en toile, s'étend sensiblement depuis le bord d'attaque 1 10 jusqu'au bord de fuite 120. La canopée 140 est, de préférence, un minimum tendue sous l'effet du vent. Au moins une première latte 130 assure le maintien de la canopée 140 au niveau du bord de fuite 120. La canopée 140 est positionnée au- dessus de la première latte 130. La canopée 140 est, au moins partiellement, fixée à la première latte 130. De préférence, la première latte 130 s'étend sensiblement perpendiculairement par rapport au bord d'attaque 1 10, notamment depuis une extrémité avant 131 de la première latte 130, du côté du bord d'attaque 1 10. Une extrémité arrière 132 de la première latte 130 se retrouve alors du côté du bord de fuite 120. La première latte 130 fait partie de la structure 100. Dans le cas d'une seule première latte 130, la première latte 130 est centrée, ou sensiblement centrée, sur le plan médian ou de symétrie A illustré sur la figure 4.

A noter qu'on considère que le bord d'attaque 1 10 est à l'avant de la structure 100, le bord de fuite 120 étant alors à l'arrière de la structure 100. Le dessous de la structure 100 correspond au côté vers lequel s'étendent les lignes, sachant qu'elles sont généralement dirigées vers le bas quand la structure 100 tire vers le haut, le côté opposé étant alors le dessus.

Selon un mode de réalisation, l'extrémité avant 131 de la première latte 130 est montée mobile en rotation par rapport au bord d'attaque 1 10.

Grâce à cette mobilité de l'extrémité avant 131 de la première latte 130 par rapport au bord d'attaque 1 10 qui sera détaillée plus loin, une telle structure 100 de cerf-volant 10 peut être utilisée dans deux positions ou configurations distinctes.

En effet, une position ou configuration de la structure 100, dite de traction, vise à tracter, c'est-à-dire capter au mieux l'énergie du vent. Cette énergie est alors transmise en efforts de traction à l'embarcation flottante 1 , principalement par les lignes avant 1 1 , mais également par les lignes arrière 12 du cerf-volant 10. La ligne de lancement 13 est alors détendue. La position de traction offre soit une aide au déplacement, soit l'intégralité de l'énergie nécessaire au déplacement de l'embarcation flottante 1 . En position de traction, la structure 100 se présente sensiblement en forme d'arche comme illustré sur les figures 2 et 3.

L'autre position ou configuration de la structure 1 00, dite libre, vise à laisser la structure 100 voler librement au gré du vent sans transmettre d'effort de traction, ou bien des efforts beaucoup plus faibles et non proportionnels au carré de la vitesse du vent, sur la ligne de lancement 13. En effet, dans la position libre, la structure 100 est alors retenue à l'embarcation flottante 1 par la seule ligne de lancement 13, les lignes avant 1 1 et arrière 12 étant détendues. Cette position libre est illustrée sur les figures 4 et 5. Dans la position libre, seul le bord d'attaque 1 10 est sensiblement en forme d'arche, inversée cette fois, comme illustré sur la figure 6.

Comme illustré sur les figures 7A, 7B et 7C, la première latte 130 est liée au bord d'attaque 1 10 par une liaison pivot 150 selon un premier mode de réalisation de cette liaison. De préférence, cette liaison pivot 150 a un axe localement parallèle ou sensiblement parallèle au bord d'attaque 1 10 tout en étant perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à l'extrémité avant 131 de la première latte 130.

De préférence cette liaison pivot 150 permet à la première latte 130 de pivoter librement par rapport au bord d'attaque 1 10, c'est-à-dire sans effort ou sans effort significatif.

Ainsi la liaison pivot 150 offre un pivotement libre avec un effort négligeable permettant de faciliter la mobilité entre l'extrémité avant 131 de la première latte 130 et le bord d'attaque 1 10. Les efforts de tension de la canopée 140 créent une force résultante F sur la première latte 130, dirigée sensiblement parallèlement à la première latte 130, en direction du bord d'attaque 1 10. Cette force F engendre alors du frottement au sein de la liaison pivot 150 rendant plus difficile la rotation, c'est pourquoi la raideur de la liaison pivot 150 est de préférence faible. De plus, l'amplitude a de pivotement sans effort, illustrée notamment sur les figures 10 et 1 1 , de la liaison pivot 150 est de préférence inférieure à 90° et/ou supérieure à 10°.

Comme illustré sur les figures 7A, 7B et 7C, l'extrémité avant 131 de la première latte 130 présente une face 133 concave. Cette face 133 comprend de préférence une portion cylindrique d'axe parallèle à l'axe du bord d'attaque 1 10 afin d'épouser sensiblement le bord d'attaque 1 10. Ainsi, de par leurs formes respectives, la face 133 de l'extrémité avant 131 de la première latte 130 peut glisser autour de la section circulaire du bord d'attaque 1 10. Pour ce faire, l'extrémité avant 131 de la première latte 130 est maintenue au bord d'attaque 1 10 au moyen d'au moins un lien, par exemple quatre sangles 152, dont deux sont illustrées sur les figures 7A, 7B et 7C. Naturellement davantage de sangles 152 sont possibles. Avantageusement, au moins deux sangles sont utilisées de manière à assurer le maintien entre l'extrémité avant 131 de la première latte 130 et le bord d'attaque 1 10. Il va de soi également que ces sangles 152, de préférence maintenues d'une part sur le bord d'attaque 1 10 et d'autre part sur la première latte 130 par le biais de fixations 153, offrent un mou suffisant. Ceci afin qu'une rotation de la première latte 130 soit possible autour du bord d'attaque 1 10. Pour rappel, la face 133 est sensiblement au contact du bord d'attaque 1 10, particulièrement grâce à la force F due à la tension dans la canopée 140, tension générée par le vent. Ainsi, l'espace important entre le bord d'attaque 1 10 et la face 133 illustré sur les figures 7A, 7B et 7C n'est pas représentatif, il est destiné à la compréhension uniquement. Les fixations 153 sont, par exemple, des coutures. Un tel mode de réalisation avec la face 133 concave suppose que cette face 133 soit par exemple rigide, par exemple en plastique, afin de ne pas être déformée en cas de première latte 130 de type gonflable comme il sera évoqué par la suite. Ainsi, en cas de première latte 130 gonflable et de face 133 souple, la face 133 peut avoir une forme différente, par exemple une forme convexe.

Selon un deuxième mode de réalisation de la liaison, illustré sur les figures 7D et 7E, l'extrémité avant 131 peut présenter deux biseaux et/ou deux zones aplaties 135 s'étendant de part et d'autre d'au moins une partie du bord d'attaque 1 10 selon la direction verticale, ou sensiblement selon cette direction. A noter que des liens 152, par exemple un lien de chaque côté de la première latte 130 selon une direction sensiblement transversale, sont envisageables. Ces liens 152 se fixent d'une part sur la première latte 130 et d'autre part sur le bord d'attaque 1 10 afin d'assurer le maintien de la première latte 130 par rapport au bord d'attaque 1 10. La longueur des liens 152 laisse toutefois possible la mobilité en rotation de la liaison 150.

Selon un troisième mode de réalisation de la liaison illustré sur la figure 7F, au moins deux bossages 1 1 1 sont ménagés sur le bord d'attaque 1 10. Ainsi, un bossage 1 1 1 se retrouve de chaque côté de l'extrémité avant 131 de la première latte 130 et crée une butée. L'extrémité avant 131 est alors limitée voire empêchée de translater le long du bord d'attaque 1 10, en cas de jeu faible entre les bossages 1 1 1 et l'extrémité avant 131 . La mobilité en rotation du bord d'attaque 1 10 par rapport à la première latte 130 ne s'en trouve pas affectée. Dans ce cas, il peut être envisagé qu'aucun lien 152 ne maintienne la première latte 130 par rapport au bord d'attaque 1 10. Selon un quatrième mode de réalisation de la liaison illustré sur les figures 8A, 8B et 8C, la liaison pivot 150 est réalisée par une couture 151 localement parallèle ou sensiblement parallèle au bord d'attaque 1 10 et perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à l'extrémité avant 131 de la première latte 130. La couture 151 peut être une ligne de couture, sensiblement rectiligne, sur une partie ou toute la largeur de la première latte 130. En cas de première latte 130 de type boudin à section circulaire, la couture 151 peut être réalisée sur une longueur proche de la valeur de son diamètre. De préférence, la couture 1 51 est sensiblement centrée par rapport à la section de la première latte 130. Bien évidemment, il peut y avoir plusieurs coutures 151 et non une seule ligne de couture, voire des points de couture distants les uns des autres. L'extrémité avant 131 de la première latte 130 peut comprendre une face 133 concave ou convexe (non illustrée sur les figures 8A, 8B et 8C).

Selon un cinquième mode de réalisation de la liaison illustré sur la figure 9, un seul lien ou sangle 152, ou un tissu, ou encore un cordage, offre un maintien de la première latte 130 par rapport au bord d'attaque 1 10 tout en offrant une rotation de type liaison pivot 150. Ainsi, cette sangle 152 s'étend d'une zone supérieure de l'extrémité avant 131 jusqu'à une zone inférieure de l'extrémité avant 131 , ou vice versa, et entoure, au moins en partie, la section du bord d'attaque 1 10. Pour ce faire, la canopée 140 comporte un trou permettant le passage de cette sangle 152. Dans ce cas, la sangle vient encercler, au moins en partie, sans serrage excessif, le bord d'attaque 1 10 afin de garder une raideur faible de la liaison pivot 150. La sangle 152 peut avoir une longueur sensiblement égale à la circonférence du bord d'attaque 1 10 compte tenu qu'elle n'entoure pas l'intégralité de la section du bord d'attaque 1 10. En effet, la sangle 152 peut disposer d'une longueur minimale pour assurer ses fixations sur la première latte 130. Evidemment, plusieurs sangles d'une largeur de quelques centimètres peuvent être utilisées, un nombre de trous correspondant dans la canopée 140 étant alors prévu pour leur passage. Au contraire, une seule sangle 152 très large, d'une largeur ne dépassant toutefois pas le diamètre de l'extrémité avant 131 peut être envisagée. Là encore, l'extrémité avant 131 de la première latte 130 peut comprendre une face 133 concave ou convexe (non illustrée sur la figure 9). De préférence, la canopée 140 recouvre au moins une partie 1 10' du bord d'attaque 1 10, par exemple une partie 1 10' supérieure. En effet, il est important que le bord d'attaque 1 10 garde une forme aérodynamique, que la structure 100 soit en position libre ou en position de traction. La canopée 140 vient alors recouvrir une cavité 134, générée par la liaison pivot 150, sensiblement entre l'extrémité avant 131 de la première latte 130 et le bord d'attaque 1 10. La cavité 134 est illustrée sur les figures 7A, 7B et 7C de manière exagérée pour faciliter la compréhension. Evidemment, cette cavité 134 est presque négligeable compte tenu de l'effort F ayant pour effet de pousser l'extrémité avant 131 contre le bord d'attaque 1 10. A noter que la canopée 140 est de préférence suffisamment longue et fixée de manière à créer une butée d'enroulement pour la position libre.

Un premier profil aérodynamique déterminé est défini par la position de traction. Dans cette configuration, la pression aérodynamique gonfle la canopée 140 et lui donne une forme participant au premier profil aérodynamique. Un deuxième profil aérodynamique déterminé est défini par la position libre. En position libre, la canopée 140 est enroulée sur le bord d'attaque 1 10 comme illustré sur la figure 7C du fait d'une rotation du bord d'attaque 1 10.

De préférence, le bord d'attaque 1 10 est de section circulaire ou sensiblement circulaire, par exemple en raison d'une pression interne. En effet, le bord d'attaque 1 10 et/ou la première latte 130 sont de préférence gonflables. La pression dans un tel bord d'attaque 1 10 est comprise, par exemple, entre 0,1 et 1 bar et la pression dans une telle première latte 130 est comprise, par exemple, entre 0,1 et 1 bar. Là encore, l'objectif est de conserver une forme aérodynamique.

Selon des variantes, le bord d'attaque 1 10 et/ou la première latte 130 sont en matériau mou, par exemple en mousse, ou encore en un assemblage comprenant un matériau mou et des parties ou compartiments gonflables. Evidemment, le bord d'attaque 1 10 et/ou la première latte 130 peuvent être en matériau rigide de faible masse volumique, par exemple en plastique. Ils peuvent également être en mousse et/ou gonflable et rigidifiés par un ou des éléments de rigidification. Ces éléments de rigidification, tels qu'une tige ou un tube, sont par exemple en matériau composite, à base de fibres de carbone par exemple, et ont un faible poids. Selon une autre variante non illustrée, il peut être prévu des moyens de gonflage et/ou dégonflage à distance de la première latte 130. La première latte 130, ou par exemple un compartiment avant de la première latte 130, peut être gonflée et/ou dégonflée une fois en l'air, le gonflage créant alors une rotation de l'extrémité avant 131 de la première latte 130 autour du bord d'attaque 1 10 dans un sens, le dégonflage créant une rotation dans l'autre sens. A noter qu'une faible pression dans la première latte 130 favorise sa rotation par rapport au bord d'attaque 1 10, par pliage à proximité et/ou au niveau de l'extrémité avant 131 de la première latte 130.

A noter que d'autres lattes 180, non mobiles par rapport au bord d'attaque 1 10, sont prévues de préférence pour maintenir la canopée 140, particulièrement à proximité d'oreilles 170, 170'. Les lattes 180 sont ainsi fixées, au moins partiellement, à la canopée 140. Les lattes 180 sont, de préférence, du même nombre de chaque côté du plan médian A sensiblement vertical. En résumé, non seulement la structure 100 du cerf-volant 10 peut être en position libre ou en position de traction, mais grâce à la mobilité entre la première latte 130 par rapport au bord d'attaque 1 10, la structure 100 est apte à permuter de la position libre vers la position de traction et vice versa. Aussi, il devient possible de décoller le cerf-volant 10 en position libre puis de modifier la configuration, une fois en l'air, en position de traction, par modification des longueurs des lignes avant 1 1 , arrière 12 et de lancement 13.

En effet, c'est la position libre qui est privilégiée pour faciliter la phase de décollage. Pour ce faire, il suffit de détendre la ou les lignes avant 1 1 et les lignes arrière 12, de tendre la ligne de lancement 13 puis de donner du mou simultanément aux lignes avant 1 1 et arrière 12 et à la ligne de lancement 13 et lancer le cerf-volant 10. Ainsi, le cerf-volant 10 vole dans le vent, sans transmettre d'effort significatif à la ligne de lancement 13 qui peut alors être déroulée de la longueur souhaitée. Il va de soi que les lignes avant 1 1 et arrière 12 sont alors également déroulées, sans aucune tension.

Pour obtenir des efforts de traction afin de tracter l'embarcation flottante 1 , il faut alors permuter de la position libre, utilisée pour le lancement, vers la position de traction. Ceci suppose de détendre la ligne de lancement 13 tout en tendant la ligne avant 1 1 et/ou les lignes arrière 12. Cette permutation, même générée de manière lente, crée, de par les changements de forme de la structure 100 et la différence de tension dans la canopée 140, des à-coups. De tels à-coups ne sont pas agréables, en particulier en cas de traction de l'embarcation flottante 1 uniquement par le cerf-volant 10. De plus, ils peuvent occasionner des dégâts au niveau du cerf-volant 10 et/ou de la ligne avant 1 1 et/ou des lignes arrière 12 et/ou de la ligne de lancement 13 ou encore au niveau de leurs points d'ancrage sur la structure 100 et évidemment au niveau d'une attache 3 sur l'embarcation flottante 1 , l'attache 3 étant de préférence sur un pont 2. A l'inverse, en cas de permutation de la position de traction vers la position libre, les changements peuvent entraîner une chute de la structure 100, et a fortiori, une chute des différentes lignes, sur le plan d'eau sur lequel l'embarcation flottante 1 navigue. Un autre objectif de l'invention est de faciliter de telles permutations quelque soit la force du vent. En outre, il convient d'éviter toute chute du cerf-volant 10, pour des raisons de sécurité et d'économie. En effet, une chute peut endommager la structure 100 ce qui occasionnerait une perte de temps, d'éventuels dégâts et par conséquent des coûts de réparation. En outre, cela nécessiterait d'aller récupérer la structure 100, éventuellement dans l'eau, et de la faire redécoller. Pour ce faire, en cas de cerf-volant de traction d'une embarcation flottante 1 , une embarcation spécifique devrait naviguer entraînant là encore une perte de temps et des frais supplémentaires. Evidemment, ce genre de péripéties retarderait, ou au minimum, empêcherait l'embarcation flottante 1 d'être aidée ou tractée par le cerf-volant 10.

Pour faciliter les permutations, comme illustré principalement sur les figures 2, 5, 6 et 12, la structure 100 de cerf-volant 10 comprend une deuxième latte 130'. Cette deuxième latte 130' est par exemple identique à la première latte 130, la deuxième latte 130' étant symétrique à la première latte 130 par rapport au plan médian A sensiblement vertical longitudinal. Ainsi, une telle deuxième latte 130' comporte, de préférence, les caractéristiques évoquées ci-dessus pour la première latte 130, en particulier les caractéristiques concernant la liaison au bord d'attaque 1 10. Selon une variante, trois, quatre ou davantage de lattes comprenant les caractéristiques de la première latte 130 peuvent équiper la structure 100 d'un cerf-volant 10, en particulier dans le cas d'une structure 100 dotée d'une canopée 140 de grande surface, par exemple une canopée 140 supérieure à 50 m 2 . Evidemment, une condition réside dans la symétrie de telles lattes par rapport au plan médian A, sachant qu'en cas de nombre impair de lattes, une latte est alors centrée, ou sensiblement centrée, sur le plan médian A.

De préférence, au moins une ligne avant 1 1 comporte des ramifications 15, 1 6 attachées de part et d'autre du bord d'attaque 1 10 dans une direction longitudinale comme illustré sur la figure 3. De telles ramifications 15, 1 6 sont de préférence reliées à la ligne avant 1 1 par le biais d'une poulie, d'une épissure ou d'un œil. En effet, la longueur de chaque ramification 15, 1 6 doit pouvoir varier pour ne pas entraver la rotation de la liaison 150.

De préférence, comme illustré notamment sur la figure 12, la structure 100 comprend une première quille ou aile 1 60 s'étendant depuis la première latte 130 et une deuxième quille ou aile 1 60' s'étendant depuis la deuxième latte 130'. De préférence, la première et la deuxième quilles

1 60, 1 60' sont en matériau souple, par exemple en toile. De préférence, la ligne de lancement 13 est attachée à la fois à la première et à la deuxième quilles 1 60, 1 60', par exemple à un point avant

1 61 , 1 61 ' et à un point arrière 1 62, 1 62' des première et deuxième quilles 1 60, 1 60'. En effet, l'ajout de telles première et deuxième quilles 1 60, 1 60' reliées par de tels points à la ligne de lancement 13 créent un couloir 200 entre la première et la deuxième quilles 1 60, 1 60', dans lequel le vent s'engouffre. Ainsi, ce couloir 200 assure une stabilité au cerf-volant 10 en position libre, dans du vent faible comme dans du vent soutenu, sans répercuter d'effort de traction sur la ligne de lancement 13. Les première et deuxième quilles 1 60, 1 60' ne tirent pas beaucoup et conservent une force qui augmente peu quand le vent monte. Le coefficient de portance du couloir 200 étant en avant par rapport au centre de gravité de la structure 100, il crée un moment de lacet ramenant le cerf-volant à la verticale ou sensiblement à la verticale. La structure 100 peut alors être maintenue à son zénith, avec un angle d'élévation d'environ 90°, c'est-à-dire sensiblement à la verticale, avec une seule ligne puisque seule la ligne de lancement 13 est en légère tension. En effet, en position libre, la structure 100 reste d'elle-même au zénith, sans aucune intervention extérieure, et elle est capable d'y retourner d'elle-même si elle s'éloigne de cette position. Pour cette raison, la position libre est retenue lors de la phase de lancement pendant laquelle le pilotage de la structure 100 est délicat, notamment lorsque le cerf-volant 10 fonctionne avec des actionneurs qui pilotent principalement sa trajectoire de manière automatique.

Grâce à ces caractéristiques, le passage de la position libre de la structure 100 à la position de traction comprend :

- une étape de traction sur au moins une ligne avant 1 1 et/ou sur au moins deux lignes arrière 12 générant une rotation entre l'extrémité avant 131 de la première latte 130 et le bord d'attaque 1 10 dans un premier sens, la canopée 140 se déroulant du bord d'attaque 1 10, suivie par

- une étape de détente de la ou des lignes de lancement 13.

Le passage de la position de traction de la structure 100 à la position libre comprenant alors :

- une étape de traction sur la ou les lignes de lancement 13 générant une rotation entre l'extrémité avant 131 de la première latte 130 et le bord d'attaque 1 10 dans un deuxième sens, la canopée 140 s'enroulant sur le bord d'attaque 1 10, suivie par

- une étape de détente des lignes avant 1 1 et arrière 12.

Enfin, pour utiliser le cerf-volant 10, particulièrement pour tracter une embarcation flottante 1 depuis un pont 2, ou pour tracter un engin terrestre roulant et/ou glissant :

- on envoie la structure 100 en l'air, les lignes avant 1 1 et arrière 12 étant connectées et détendues, seule la ou les lignes de lancement 13 étant tendue, la structure 100 prenant alors une position libre, puis

- on déroule la ou les lignes de lancement 13, les lignes avant 1 1 et arrière 12 sont également déroulées et maintenues détendues, puis

- on réalise une première permutation de la structure 100 de la position libre à une position de traction par tension des lignes avant 1 1 et/ou arrière 12 tout en détendant la ou les lignes de lancement 13, cette première permutation étant facilitée par la mobilité entre le bord d'attaque 1 10 et l'extrémité avant 131 de l'au moins une première latte 130, puis, une fois la phase de traction de l'embarcation flottante 1 ou de l'engin terrestre terminée,

- on réalise une deuxième permutation de la structure 100 de la position de traction à la position libre par tension de la ou des lignes de lancement 13 tout en détendant les lignes avant 1 1 et arrière 12, cette deuxième permutation étant facilitée par la mobilité entre le bord d'attaque 1 10 et l'extrémité avant 131 de l'au moins une première latte 130, puis

-on enroule la ou les lignes de lancement 13 maintenue tendue ainsi que les lignes avant 1 1 et arrière 12 maintenues détendues de sorte à ramener le cerf-volant 10, par exemple sur le pont 2 de l'embarcation flottante 1 , pour récupérer le cerf-volant 10. En remarque, la solution atteint donc l'objet recherché de proposer un cerf-volant 10, de traction d'une embarcation flottante 1 pouvant être envoyé et récupéré depuis un pont 2, ou de traction d'un engin terrestre roulant et/ou glissant, et présente les avantages suivants :

- la mobilité entre l'extrémité 131 de la première latte 130 et le bord d'attaque 1 10, en particulier une rotation, permet de réaliser des changements de configuration de manière fluide, sans à-coup, le pilotage du cerf-volant 10 pendant les phases de transition entre la position libre et la position de traction et vice versa étant possible, les phases de transition ne générant pas d'à-coup et étant progressives, en particulier dans le cas d'une structure 100 à deux lattes avec quilles;

- dans les phases de décollage et de récupération, cette mobilité en rotation engendre que le cerf-volant 10 tire moins, générant moins d'énergie, moins de vitesse dynamique et d'inertie et limitant ainsi le risque de casse, en particulier de la casse de la structure 100,

- toujours dans les phases de décollage et de récupération, cette mobilité en rotation engendre que le cerf-volant 10 reste de lui-même à son zénith, sans intervention ni pilotage,

- le cerf-volant 10 peut être utilisé avec des actionneurs, en particulier des actionneurs installés sur le pont 2, et ainsi fonctionner de manière automatique ;

- l'ajout de lattes 180, par exemple pour renforcer le maintien d'une canopée 140 de grande surface, est possible sans pour autant déstabiliser la structure 100 ;

- la structure 100, en position de traction, peut être utilisée en mode statique, c'est-à-dire sensiblement immobile par rapport à l'embarcation flottante 1 ou l'engin terrestre roulant et/ou glissant, ou en mode dynamique, c'est-à-dire que la structure 100 se déplace dans l'air, notamment en formant des courbes sensiblement en forme de huit, créant sa propre vitesse venant s'ajouter à la vitesse du vent. Par engin terrestre roulant et/ou glissant, on entend par exemple un véhicule apte à se déplacer en roulant et/ou glissant par exemple sur la neige et/ou la glace et/ou le sable.

Comme évoqué précédemment, un tel cerf-volant 10 peut être destiné à produire de l'énergie autre que servant à tracter.

Cette énergie peut être transformée en électricité, notamment par le biais d'un système de treuil alternateur de type yoyo. Le mode pilotable, c'est- à-dire en position de traction, est utilisé dans la phase de production d'électricité et le mode libre, ou position libre, est utilisé dans la phase de rembobinage. Cette énergie peut en outre servir à pomper de l'eau et/ou à dessaler de l'eau de mer, par exemple par osmose inverse. De préférence, cette énergie est produite grâce au parcours de la structure 100 dans le ciel, notamment en mode dynamique, et peut être récupérée sous forme de mouvements alternatifs par exemple.

Pour ce faire, le cerf-volant 10 peut être relié à une embarcation flottante 1 , ou à un engin terrestre, sur lequel on souhaite récupérer cette énergie. Dans ce cas, l'énergie générée par le cerf-volant 1 0 n'est donc pas dévolue à 100% à la traction de l'embarcation flottante 1 ou de l'engin terrestre. La figure 1 B illustre un cerf-volant 10 relié à une plate-forme 5. La plateforme 5 est fixe par rapport au sol, par exemple directement installée sur le sol, ou de type plate-forme 5 flottante, ou encore plate-forme 5 au mouillage, c'est-à-dire en partie immergée et immobile par rapport au sol. En variante non illustrée, la plate-forme 5 est constituée d'une partie de sol terrestre. Dans ces cas, le cerf-volant 10 est entièrement dévolu à produire de l'énergie, éventuellement transformée avant d'être exploitée. Ainsi, le cerf-volant 10 peut être relié mécaniquement à un dispositif de génération 4 d'énergie électrique. Un tel dispositif de génération 4 d'énergie électrique peut comprendre un stator 41 et un élément mobile 42 relativement au stator 41 . Le cerf-volant 10 est alors relié mécaniquement à l'élément mobile 42.

Entre les deux configurations, à savoir libre et de traction, la structure 100 perd sa stabilité. Le cerf-volant 10 risque donc de tomber à l'eau, au sol, contre ou sur l'embarcation flottante 1 . La transition entre les deux configurations doit donc être exécutée rapidement pour éviter au cerf- volant 10 de tomber. L'utilisation de deux lattes 130, 130' et de deux quilles 1 60, 1 60' permet alors de limiter l'angle de rotation nécessaire du bord d'attaque 1 10 et d'atteindre une fluidité de transition entre les deux configurations. De plus, dans la phase de transition, le cerf-volant 10 peut être commandé automatiquement ce qui évite qu'il tombe.

Une configuration sans quille nécessite un angle de rotation plus important du bord d'attaque 1 10 lors de la transition entre les deux configurations.

Les modes de réalisation et/ou variantes décrits précédemment sont particulièrement bien adaptés à une structure 100 de cerf-volant 10 nécessitant de pouvoir conserver la maîtrise du cerf-volant 10 tractant une embarcation flottante 1 depuis le pont 2 ou un engin terrestre, ou destiné à produire de l'énergie pour d'autres applications sur une plateforme 5. L'invention porte également sur un tel cerf-volant 10. Elle porte encore sur une telle embarcation flottante 1 ou un tel engin terrestre ou une telle plate-forme 5. Elle porte enfin sur un procédé de passage de la position libre à la position de traction, et vice versa, d'une structure 100 de cerf-volant 10 ainsi qu'un procédé d'utilisation d'un tel cerf-volant 10. En résumé, les modes de réalisation et/ou variantes décrits permettent d'envoyer et récupérer aisément un cerf-volant 10, en particulier depuis le pont 2 d'une embarcation flottante 1 et/ou de minimiser la consommation d'énergie dans la phase de rembobinage lors de l'utilisation d'un cerf-volant 10 pour la production d'électricité utilisant des cycles de type yoyo.