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Title:
LINEAR PORTABLE ACTUATOR AND METHOD FOR LIMITING THE MAXIMUM EFFORT OF A MOTOR OF SAID ACTUATOR
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2006/018487
Kind Code:
A1
Abstract:
The linear portable actuator comprises a direct current electric motor (2) rotationally driving a screw with the aid of a reduction element, wherein said engine (2) is controlled by an electronic module (5) comprising means (12) for the acquisition of instantaneous intensity of the supply current for the motor. The invention is characterized in that the electronic module (5) also comprises means (13) for calculating the differential coefficient in relation to supply-current intensity time, which are connected to means (14) for comparing the differential coefficient to a first predetermined value, said comparing means controlling means (15) for switching off the supply current if said differential coefficient is greater than the first predetermined value.

Inventors:
Bernier, Frédéric (16 rue Maxime David, CHALONS EN CHAMPAGNE, CHALONS EN CHAMPAGNE, F-51000, FR)
Audinet, Jean-pierre (23 rue d'Hautvillers, SAINT IMOGES, SAINT IMOGES, F-51160, FR)
Faucher, Christophe (16 rue de Courlancy, REIMS, REIMS, F-51100, FR)
Application Number:
PCT/FR2005/000608
Publication Date:
February 23, 2006
Filing Date:
March 14, 2005
Export Citation:
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Assignee:
Virax (39-41, quai de la Marne, EPERNAY, F-51200, FR)
Bernier, Frédéric (16 rue Maxime David, CHALONS EN CHAMPAGNE, CHALONS EN CHAMPAGNE, F-51000, FR)
Audinet, Jean-pierre (23 rue d'Hautvillers, SAINT IMOGES, SAINT IMOGES, F-51160, FR)
Faucher, Christophe (16 rue de Courlancy, REIMS, REIMS, F-51100, FR)
International Classes:
B65B27/06; H02H7/08; H02K7/06; H02K11/00; B65B27/00; H02H7/08; H02K7/06; H02K11/00; (IPC1-7): H02H3/08
Attorney, Agent or Firm:
Habasque, Etienne (Cabinet Lavoix, 2 place d'Estienne d'Orves, PARIS CEDEX 09, F-75441, FR)
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Description:
Actionneur portatif linéaire et procédé de limitation de l'effort maximal d'un moteur d'un tel actionneur. La présente invention concerne un actionneur portatif linéaire, un procédé de commande d'un moteur électrique d'un tel actionneur pour limiter l'effort maximal généré par celui-ci et l'utilisation de celui-ci dans un extracteur de pièces mécaniques ou dans un outil pour le travail du tube. Elle concerne également un outil portatif électromécanique de travail de tubes comportant un tel actionneur. Il est connu des actionneurs capables d'exercer des efforts sur la base d'un moteur électrique à courant continu. Ces actionneurs sont reliés à des outils spécialisés. Un exemple de tels outils est l'extracteur de pièces mécaniques, notamment pour roulements à billes. Un autre exemple concerne les outils de travail du tube, notamment pour l'expansion de celui-ci. Cependant, de tels actionneurs sont souvent limités dans l'effort maximal qu'ils sont capables de produire. En effet, ces actionneurs se trouvent confrontés à deux types de situation de travail. Dans le premier type de situation, l'outil est en fonctionnement normal. Le matériau sur lequel est appliqué cet outil présente donc une résistance qui fait que l'effort à fournir par le moteur est progressif jusqu'à une certaine valeur maximale de travail qui correspond à l'effort utile maximum sur course en charge de l'actionneur. Dans le second type de situation, l'outil est mis en fonctionnement à vide. On entend par fonctionnement à vide, une situation dans laquelle un outil est connecté à l'actionneur mais cet outil n'est appliqué sur aucun matériau ou pièce. Aucun matériau n'étant présent pour assurer une résistance au mouvement de l'outil, l'effort exercé par l'actionneur est quasi nul jusqu'au moment où l'outil arrive en bout de course (par exemple, parce que les secteurs d'expansion du tube sont en fin de course). L'outil étant alors bloqué, il génère un effort instantané extrêmement important sur l'actionneur. La demanderesse a ainsi constaté que l'effort produit dans la seconde situation pouvait être supérieure de 50% à l'effort utile maximal. Ceci a pour inconvénient d'obliger à dimensionner mécaniquement l'actionneur pour l'effort maximal à vide et non pour l'effort maximal utile ce qui, outre l'augmentation des coûts, augmente également le poids et la dimension de l'actionneur et donc le rend moins portatif. De plus, cela diminue la fiabilité de l'actionneur en détériorant le moteur et la mécanique par croissance brusque de l'intensité et de l'effort. Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients. L'objet de l'invention est un actionneur portatif linéaire selon les caractéristiques de la revendication 1. Un autre objet de l'invention est un procédé de commande d'un moteur électrique d'un actionneur portatif linéaire pour limiter l'effort maximal généré par celui-ci selon les caractéristiques de la revendication 9. Un autre objet de l'invention est un outil portatif électromécanique de travail du tube selon les caractéristiques de la revendication 14. Avantageusement, un tel outil est une machine polyvalente pour le travail du tube, portative et électromécanique. Des modes particuliers de réalisation de l'actionneur portatif linéaire sont décrits dans les revendications 2 à 8. Des modes particuliers de réalisation du procédé de commande sont décrits dans les revendications 10 à 12. Des modes particuliers de réalisation de l'outil portatif sont décrits dans les revendications 15 à 21. L'invention à pour objet également l'utilisation d'un tel actionneur dans un extracteur de pièces mécaniques, notamment pour roulement, ou dans un outil pour le travail du tube, notamment l'expansion de celui-ci. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple, et faisant référence aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est le schéma d'un actionneur ; - la figure 2 est le schéma synoptique du module électronique de l'actionneur de la figure 1 ; - la figure 3 est la courbe d'effort en fonction du temps d'un actionneur de l'art antérieur ; - la figure 4 est la courbe d'effort de l'actionneur de la figure 1 ; - la figure 5 est l'ordinogramme de commande du module électronique de l'actionneur de la figure 1 ; - la figure 6 est une vue schématique éclatée de côté d'un outil portatif selon l'invention ; - la figure 7 est une vue en coupe des moyens de fixation d'une tête de travail ; - la figure 8 est une vue en coupe des moyens de fixation d'une tête de travail selon la ligne de coupe H-Il de la figure 7 ; - la figure 9 est une vue en perspective des moyens de fixation d'une tête de travail ; - la figure 10 est une vue en perspective des capteurs de fin de course ; - la figure 11 est une vue en coupe axiale d'une tête de travail pour l'expansion radiale d'un tube ; - la figure 12 est une vue en coupe axiale d'une tête de travail pour le sertissage radial d'un tube ; - la figure 13 est une vue en coupe longitudinale d'une tête de travail pour le sertissage axial en ligne; et - la figure 14 est une vue en coupe longitudinale d'une autre tête de travail pour le sertissage axial orthogonal. Un actionneur portatif linéaire 1 , figure 1 , comporte un moteur électrique 2 entraînant en rotation une vis 3 par l'intermédiaire d'un réducteur 4, de structure classique, par exemple de type épicycloïdal. La vis 3 est de préférence une vis à billes qui, comme il est bien connu, permet de transformer le mouvement de rotation du moteur 2 en un mouvement de translation de la vis le long de l'axe de celle-ci. Comme l'actionneur portatif linéaire 1 doit être capable d'un effort important, la vis à billes, en minimisant les frottements mécaniques, est particulièrement bien adaptée. Le moteur électrique 2 est commandé par un module électronique 5 qui contrôle en particulier l'alimentation électrique du moteur fournie par une batterie 6. Des capteurs 7, 8 de fin de course sont également connectés au module électronique 5 afin de contrôler l'amplitude de déplacement de la vis 3. Ces capteurs 7, 8 sont, par exemple, des capteurs à effet Hall. De façon classique, l'actionneur possède également un interrupteur manuel 9, sous forme d'une gâchette, pour permettre à l'utilisateur de contrôler les mouvements de l'actionneur. Cet interrupteur manuel 9 est également connecté au module électronique 5. Le module électronique 5, figure 2, comporte classiquement un module de commande 10 comprenant un microcontrôleur connecté à un .module de puissance 11 qui assure la gestion de l'alimentation électrique du moteur 2 et qui est donc interposé entre la batterie 6 et le moteur 2. L'interrupteur manuel 9 et les capteurs 7, 8 de fin de course sont connectés au module de commande 10. Le module de puissance 11 comprend des moyens 12 d'acquisition de l'intensité instantanée du courant d'alimentation du moteur 2. Cette acquisition est faite de façon classique par exemple par utilisation d'un convertisseur intensité-tension connecté à un convertisseur analogique-numérique ou par l'utilisation d'un mosfet. Les moyens 12 d'acquisition fournissent donc au module de commande 10 une valeur numérique représentative de l'intensité instantanée du courant d'alimentation du moteur 2. Le module de commande 10 comporte également des moyens 13 de calcul de la dérivée par rapport au temps de l'intensité du courant d'alimentation. Il comporte également des moyens 14 de comparaison de cette dérivée à une première valeur prédéterminée S1 et de l'intensité du courant d'alimentation à une seconde valeur prédéterminée S2, pour actionner un interrupteur 15 de coupure de l'alimentation du moteur 2 si cette dérivée est supérieure à cette première valeur prédéterminée S1 ou si l'intensité est supérieure à cette seconde valeur prédéterminée S2. Le fonctionnement de l'actionneur va être explicité en relation avec la figure 3. En effet, une étude de la figure 3 qui représente l'effort en fonction du temps lorsque l'actionneur est en charge, courbe 20, et lorsque l'actionneur fonctionne à vide, courbe 21, montre que, dans le cas de l'effort en charge, la courbe croît régulièrement avant d'atteindre une quasi-asymptote. La pente, donc la dérivée, courbe 22, n'est donc jamais très élevée. A l'inverse, Ia courbe 21 montre au moment du blocage, en 23, une croissance quasi-verticale et donc une pente très élevée, courbe 24. En se rappelant que dans un moteur électrique à courant continu, il existe une relation linéaire entre l'intensité du courant d'alimentation de ce moteur et l'effort fourni par celui-ci, on conçoit donc que la détection d'une dérivée de cette intensité supérieure à une certaine valeur prédéterminée est une indication de la mise en blocage de l'actionneur et nécessite donc l'arrêt du moteur par interruption de son alimentation. La figure 4 montre les courbes d'effort dans les deux situations précédentes, en charge, courbe 25, et avec blocage après course à vide, courbe 26, pour un actionneur comportant un module électronique tel que décrit précédemment. On constate que la détection d'une dérivée trop grande empêche bien l'actionneur de se trouver dans une situation d'effort supérieur à l'effort maximal utile. Le procédé de commande du moteur électrique 2 par le module électronique 5 va maintenant être détaillé en relation avec la figure 5. Après une phase d'initialisation 31 , le microcontrôleur attend un signal de démarrage du moteur en 32 provenant de la gâchette 9. Lorsque le microcontrôleur reçoit en 32 l'ordre de démarrage, il commande l'alimentation du moteur. Il déclenche, en parallèle, un délai d'inhibition, non représenté, pendant lequel les acquisitions ne seront pas prises en compte afin de s'affranchir des phénomènes transitoires du démarrage, et une temporisation d'acquisition en 33 des valeurs représentatives de l'intensité du courant d'alimentation du moteur électrique 2. Cette temporisation permet d'acquérir une valeur à intervalle régulier. Puis, en 34, le microcontrôleur acquiert une valeur représentative de l'intensité du courant sur lequel il effectue un traitement du signal en 35 afin de discriminer, en particulier, le signal du bruit. Si, en 36, le délai d'inhibition n'est pas terminé alors une nouvelle temporisation d'acquisition est enclenchée en 33. Sinon, le microcontrôleur compare en 37 la valeur du courant avec un seuil maximal prédéterminé S2. Cette seconde valeur prédéterminée S2 permet de vérifier que l'effort ne dépasse pas une valeur maximale. Si la valeur de l'intensité est supérieure à ce seuil maximal, un ordre de coupure de l'alimentation est donné en 38. Sinon, on calcule la dérivée de l'intensité du courant par rapport au temps en 39 et on le compare en 40 à la valeur maximale prédéterminée S1. Si cette dérivée est supérieure à la valeur maximale S1 alors l'alimentation est coupée en 38, sinon on enregistre la valeur de l'intensité en 41 avant d'enclencher la temporisation de l'acquisition suivante de la valeur d'intensité en 33. Il est remarquable de noter que si les temporisations d'acquisition effectuées en 33 sont constantes, c'est-à-dire que les acquisitions ont lieu à intervalles réguliers, alors le calcul de la dérivée peut être approximé par le calcul de la différence entre deux valeurs acquises selon une période régulière et la pente maximale est alors remplacée par une différence maximale. Ainsi, le module électronique 5 comportant des moyens d'échantillonnage à intervalle régulier, les moyens de calcul stockent ces valeurs d'échantillonnages pour une fenêtre de temps glissante de durée prédéterminée puis effectuent la différence entre les valeurs d'intensité pour l'échantillon le plus récent et l'échantillon le plus ancien et les moyens de comparaison comparent cette valeur avec la première valeur prédéterminée. Il est ainsi possible de conserver les n dernières valeurs successives de l'intensité, n étant égal à 10, par exemple. Le stockage de ces valeurs peut être effectué dans une mémoire de type FIFO (First In - First Out ; Premier Entré - Premier Sorti). La différence est ainsi faite entre la valeur courante de l'intensité et celle de l'intensité acquise n-1 intervalles plus tôt. Le choix de la valeur n est faite par compromis entre la précision maximale du microcontrôleur de calcul et la vitesse de détection souhaitée. Il comporte également des moyens de temporisation tels que les moyens d'interruption ne sont activables qu'après un délai prédéterminé suivant le démarrage de l'actionneur. Les capteurs 7, 8 de fin de course de la vis sont connectés au module électronique 5 de telle sorte que l'interrupteur 15 de l'alimentation est activé quand ces capteurs détectent que la vis est en fin de course. Le fonctionnement des détecteurs 7, 8 de fin de course va maintenant être décrit en relation avec la figure 10. Le principe de fonctionnement d'une vis à billes implique que celle-ci soit bloquée en rotation afin que le mouvement en rotation de l'écrou contenant les billes soit transformé par la vis en un mouvement de translation. La vis à billes 3 comporte donc une goupille transversale 80 d'anti- rotation dont chaque extrémité coulisse dans une rainure 81 d'une pièce fixe 82 de l'actionneur portatif linéaire 1. L'axe 80 anti-rotation comporte à l'une de ses extrémités un aimant 83. De plus, la pièce fixe 82 de guidage comporte, placés sur la rainure de guidage, deux capteurs à effet Hall 7, 8 qui servent de détecteurs de fin de course. Ainsi, la distance séparant les deux capteurs 7 et 8 définit la course maximale de l'appareil. En effet, le passage de l'aimant 83 à proximité du capteur à effet Hall modifie le champ magnétique de celui-ci, ce qui déclenche une modification du courant du capteur. Le positionnement adéquat de ces capteurs permet ainsi d'indiquer à l'électronique de commande 5 que la vis à billes 3 arrive en fin de course. Dans une variante de réalisation, la pièce de guidage 82 comporte une carte électronique ayant plusieurs emplacements adaptés pour recevoir les capteurs à effet Hall. Ainsi, une même carte électronique peut être utilisée pour un ou plusieurs modèles d'actionneur portatif linéaire ayant, en particulier, des longueurs de déplacement de la vis à billes différentes. En cours de fabrication, les capteurs sont positionnés aux emplacements adéquats pour la vis à billes considérée. Grâce à cette limitation de l'effort de l'actionneur, il est ainsi possible de dimensionner le moteur et les pièces mécaniques en fonction de l'effort maximal utile uniquement. On obtient ainsi un actionneur moins cher et plus léger, donc plus aisément portable. De plus, le moteur ne subissant plus un effort important brusque, sa fiabilité est augmentée. Cela permet d'utiliser l'actionneur avec des outils nécessitant un effort important. Un exemple de tels outils est l'extracteur pour pièces mécaniques, notamment pour roulement. Les outils pour le travail du tube, en particulier son expansion, sont également des outils nécessitant des efforts importants et qui peuvent donc être utilisés avec cet actionneur. Un tel outil électro-mécanique de travail de tubes va maintenant être décrit en relation avec la figure 6. L'outil portatif de travail de tubes comporte, figure 6, un actionneur portatif linéaire 1 comme décrit précédemment et au moins deux têtes de travail, dont une tête 60 est représentée schématiquement. Dans la suite de la description, les expressions "vers l'avant", "vers l'extérieur", "vers la gauche" sont des synonymes désignant un mouvement provoqué par la vis à billes selon la flèche A de la figure 6, c'est-à-dire de l'intérieur vers l'extérieur de l'actionneur portatif linéaire 1. De même, l'orientation des différents dessins étant identique, T'avant" correspond à la partie gauche des objets et donc, pour l'actionneur portatif linéaire 1 , au côté sur lequel s'accroche la tête 60. L'actionneur portatif linéaire 1 comporte également des moyens 62 de fixation de tête de travail sous forme d'un embout cylindrique creux ayant le même axe que la vis à billes 3. Des têtes de travail 60 spécialisées comportent chacune des moyens 63 de fixation complémentaires des moyens 62 de fixation de l'actionneur portatif linéaire 1 afin de fixer solidairement ces têtes 60 à l'actionneur portatif linéaire 1 de façon séparable. Les caractéristiques principales des moyens 62, 63 de fixation sont d'assurer une fixation rigide de la tête 60 sur l'actionneur portatif linéaire 1 , de supporter des contraintes importantes en particulier dans l'axe longitudinal de la vis à billes 3, et de permettre une manipulation aisée et rapide pour le changement des têtes de travail. Les moyens 62, 63 de fixation peuvent être réalisés de nombreuses façons comme, par exemple, par l'utilisation d'un assemblage à baïonnette ou par un mécanisme à encliquetage axial, muni de plusieurs billes de verrouillage mobiles radialement. Un mode particulier de réalisation de ces moyens 62, 63 de fixation va maintenant être décrit en relation avec les figures 7, 8 et 9. Les moyens 63 de fixation de la tête de travail sont composés d'un cylindre creux 90 comportant sur son pourtour une gorge annulaire 91. Le diamètre intérieur du cylindre creux 90 est adapté pour assurer le passage sans contrainte de la vis à billes 3. L'extrémité droite ou proximale du cylindre 90 comporte un chanfrein 92. Les moyens 62 de fixation de l'actionneur portatif linéaire 1 comportent une bague annulaire 93 se vissant en 94 sur un embout d'extrémité cylindrique creux 95 de l'actionneur portatif linéaire 1. Le diamètre intérieur de cette extrémité cylindrique 95 est adapté pour permettre le coulissement interne du cylindre 90 des moyens 63 de fixation de la tête de travail. Les axes de la vis à billes 3, de l'embout cylindrique 95 et de la bague annulaire 93 se confondent. Ainsi la vis à billes 3 est placée dans l'extrémité cylindrique creuse 95 avec un large jeu. La bague annulaire 93 comporte, à l'avant par rapport à l'embout 95, une gorge intérieure 96 reliée sur une partie de son pourtour à la surface extérieure de la bague annulaire par une lumière 97. Un anneau 98 normalement excentré est logé dans la gorge intérieure 96. Il comporte un élément 99 faisant saillie radialement vers l'extérieur, adapté pour coulisser dans la lumière 97. Du côté opposé à cette lumière 97, un ressort 100 est placé entre le fond de la gorge 96 et l'anneau 98 de façon à repousser celui-ci en direction de la lumière 97, vers une position limite excentrée en butée contre un gradin d'extrémité 95A de l'embout 95. L'anneau 98 comporte également sur sa surface intérieure une collerette ou une partie de collerette 101 comportant un chanfrein 102 sur son côté gauche. Le fonctionnement de ces moyens de fixation est le suivant : La tête de travail 60 est positionnée par l'opérateur en face des moyens de fixation 62 de l'actionneur portatif linéaire 1 de façon à ce que l'extrémité du cylindre 90 s'emboîte dans la bague annulaire 93 et la vis à billes 3 dans l'extrémité du cylindre 90. En poussant la tête de travail 60 vers l'actionneur portatif linéaire 1, l'extrémité chanfreinée 92 prend appui sur le chanfrein 102 de l'anneau 98 et repousse radialement celui-ci jusque dans l'axe général (vers le bas sur la figure 7), permettant ainsi le passage du cylindre 90, jusqu'à ce que la gorge annulaire 91 se trouve en face de la collerette 101. Sous l'effet du ressort 100, la collerette 101 se loge dans la gorge annulaire 91 , verrouillant ainsi la tête de travail 60 en position. Un épaulement radial 104 de la tête 60 adjacent au cylindre 90 est alors fermement plaqué contre la face avant radiale 103 de la bague 93. Pour changer de tête, l'opérateur repousse l'anneau 98 en appuyant sur sa partie 99 faisant saillie, dégageant ainsi la collerette 101 de la gorge annulaire 91 et permettant la libération de la tête de travail 60. Ainsi, l'anneau 98 se comporte comme un loquet coulissant qui vient s'insérer dans la gorge annulaire 95 pour fixer la tête de travail. Ce mécanisme permet avantageusement d'offrir à la tête de travail 60 un degré de liberté en rotation autour de l'actionneur linéaire. II est ainsi possible d'adapter sur l'actionneur portatif linéaire 1 de nombreuses têtes de travail de tubes comme des têtes pour augmenter le diamètre d'un tube, pour sertir radialement ou axialement un tube, ou pour tronçonner un tube, sans que cette liste soit limitative. A titre d'exemple, quelques têtes de travail vont maintenant être décrites. Une première tête de travail, figure 11 , sert à la dilatation localisée d'un tube. Cette tête d'expansion radiale, utilisant un principe bien connu, ne sera décrite que brièvement. Elle comporte des moyens 63 de fixation tels que décrits ci-dessus, faisant partie d'un corps cylindrique 110. Ce corps est prolongé à l'avant par une bague vissée 111. Un poussoir 112 ayant une extrémité avant en forme de cône, coulisse à l'intérieur de ce corps et prend appui par l'intermédiaire d'une pièce conique 113 sur la face interne de secteurs 114, par exemple au nombre de six, formant une couronne tronconique. Ces secteurs 114 ont une capacité de pivotement relativement limitée autour d'une gorge annulaire 115 prévue à leur extrémité arrière, dans laquelle vient en prise une collerette radiale intérieure 116 formée à l'extrémité avant de la bague 111. La couronne de secteurs 114 étant positionnée en appui sur la périphérie intérieure d'un tube, comme indiqué par les flèches, la vis à billes 3 pousse vers l'avant la pièce conique 112, qui, elle-même, pousse la pièce 113, ce qui a pour effet d'écarter radialement les éléments 114 de leur position de repos et donc d'augmenter localement le diamètre du tube. Une deuxième tête de travail, figure 12, est une tête de sertissage radial. Fondamentalement similaire à une sertisseuse manuelle, elle comporte deux mâchoires 120 et 121 articulées autour de deux axes parallèles 122, 123 portés par un corps 124, ce corps comportant les moyens 63 de fixation à son extrémité arrière. Un poussoir 125 monté coulissant à l'intérieur du corps porte à l'avant deux galets 126, 127 montés sur deux axes 128, 129 de rotation parallèles aux axes 122, 123. Les deux galets viennent en appui sur la surface intérieure 120A, 121A, formant came du bras arrière 120B, 121B des mâchoires. Comme indiqué par les flèches, en poussant vers l'avant le poussoir coulissant 125, la vis à billes 3 provoque un écartement des bras 120B, 121 B des mâchoires par l'intermédiaire des galets 126, 127, permettant ainsi le serrage des mâchoires et donc le sertissage radial d'un tube disposé entre elles. Une troisième tête de travail, figure 13, est une tête de sertissage axial en ligne. Le sertissage axial, aussi appelé « pousse-bague », consiste à positionner une bague B de telle sorte que celle-ci crée une liaison fixe entre le tube T et une pièce de liaison P. Après expansion de l'extrémité du tube, la pièce P est enfilée dans l'extrémité évasée du tube et la bague B coulisse librement sur celui-ci. La tête comprend deux pièces principales : un corps 130 qui porte une mâchoire fixe 131 à son extrémité avant et les moyens 63 de fixation à son autre extrémité, et une pièce mobile 132, munie d'une seconde mâchoire 133, adaptée pour coulisser à l'intérieur du corps 130. Chaque mâchoire forme un berceau semi-circulaire de réception de la pièce P et du tube, les deux berceaux ayant un axe commun X-X parallèle à la direction Y-Y de coulissement de la pièce 132. La vis à billes pousse la seconde pièce 132, permettant ainsi aux deux mâchoires 131 , 133 de se rapprocher, à l'extrémité du tube de venir en butée contre une collerette extérieure 134 de la pièce P, et à la bague B de venir à force se superposer à la pièce P en resserrant ainsi l'extrémité du tube sur le pièce P afin d'assurer l'étanchéité. De fonctionnement très simple, cet outil a l'inconvénient de nécessiter son positionnement, et en particulier celui de l'actionneur portatif linéaire 1 , dans l'axe du tube. Cela peut être un inconvénient si cette opération a lieu dans un espace confiné ayant une dimension particulièrement restreinte dans l'axe du tube à travailler. Afin de résoudre ce problème, la tête de la figure 14 permet le sertissage axial d'un tube en tenant l'outil perpendiculairement à l'axe de celui-ci. Cette tête, figure 14, fonctionne dans un plan général correspondant à celui de la figure. Elle comporte un corps fixe 140 ayant globalement une forme de T dont le pied comporte les moyens de fixation 63. Le corps 140 est évidé de façon à permettre le coulissement d'une pièce 141 le long de celui-ci, selon l'axe de déplacement de la vis à billes 3. Deux côtés opposés du corps définissent deux surfaces planes et parallèles 142, 143. La partie avant 140A, pleine, du corps fixe 140, comporte à ses extrémités deux axes de rotation 144, 145 perpendiculaires au plan du mouvement. A l'intérieur du corps, un ressort de rappel 146 relie le corps à la pièce coulissante 141 , qu'il sollicite vers l'arrière. Une pièce symétrique 148 par rapport à l'axe X-X de déplacement de la vis à billes 3 ayant la forme sensiblement d'un losange a sa petite diagonale parallèle à l'axe de déplacement de la pièce 141. Cette pièce est solidaire de la pièce mobile 141 , par l'intermédiaire d'une tige 141 A guidée dans deux lumières opposées 141 B du corps 140. La pièce 148 comporte quatre galets 149 de guidage qui roulent le long des surfaces 142, 143 du corps. Aux deux extrémités correspondant à la grande diagonale de la pièce en losange 148 sont articulées, autour de deux axes de rotation 150, 151 , deux pièces triangulaires 152, 153 symétriques l'une de l'autre par rapport à l'axe X-X. Ces deux pièces 152, 153 ont sensiblement la forme d'un triangle isocèle dont la base est sensiblement parallèle au corps de la pièce fixe 140 lorsque la tête est en position ouverte et dont le sommet se trouve entre la base du triangle et le corps fixe 140. Les premières extrémités de ces bases étant articulées sur les axes 150, 151 du losange, les secondes extrémités de celles-ci comportent un axe 154, 155 de rotation d'un autre couple de pièces triangulaires 156, 157 symétriques l'une de l'autre. Les deux pièces 156, 157 ont également sensiblement la forme de triangles isocèles. Les sommets de ceux-ci sont articulés autour des axes 154, 155. Les premières extrémités de leurs bases sont articulées autour des axes 144, 145 du corps fixe 140, et les secondes extrémités de leurs bases comportent deux axes de rotation 158, 159 sur lesquelles s'articulent deux bras 160, 161. Ces bras portent à l'avant des mâchoires 162, 163 destinées à recevoir le tube et la pièce à emboîter dans ce tube. Ces mâchoires 162, 163 sont identiques aux mâchoires 131 , 133 de la figure 13, leurs berceaux d'axe Z-Z étant perpendiculaire à l'axe X-X du corps 140. Elles sont montées différemment afin de permettre un sertissage près du mur Les bras de guidage 160, 161 comportent eux-mêmes à leur extrémité droite deux surfaces de came intérieures 164, 165 sur lesquelles des plots de guidage 166, 167, positionnés aux sommets du premier couple de triangles 152, 153, viennent glisser. Les surfaces 164, 165 sont inclinées et convergent vers l'arrière. Le fonctionnement de cette tête de travail est le suivant. Au repos, la pièce coulissante 141 se trouve à l'arrière de la partie fixe 140 et les mâchoires 162, 163 sont ouvertes, écartées l'une de l'autre (figure 14). La vis à billes 3, en poussant la pièce coulissante 141 , déplace vers l'avant celle-ci, et la pièce en losange 148 dont elle est solidaire, et pousse donc celle-ci vers l'avant du corps fixe 140. Ce déplacement vers l'avant pousse également le premier couple de pièces triangulaires 152, 153, qui, à leur tour, poussent vers la gauche les extrémités du second couple de pièces triangulaires 156, 157 qui leur sont reliées. Ces dernières pièces 156, 157 ayant un sommet fixé sur le corps fixe 140, le mouvement de translation se transforme en un mouvement de rotation qui rapproche les axes 158, 159 l'un de l'autre. Or, il est évident que, pour une bonne efficacité de l'emboîtage, il faut que les deux mâchoires 162, 163 restent parallèles l'une par rapport à l'autre pendant ce mouvement de rotation. C'est l'objet des bras de guidage 160, 161. La force de résistance exercée par le tube et sa pièce de liaison exerce un couple de rotation dans le sens inverse de la rotation des pièces 156, 157. Ainsi, les bras de guidage 160, 161 sont maintenus en appui sur les plots 166, 167 le long de leurs surfaces 164, 165. La découpe de ces surfaces 164, 165 est alors spécialement adaptée pour qu'à tout instant au cours du mouvement, les mâchoires 162, 163 restent parallèles entre elles. Cette tête de travail permet ainsi, avantageusement, un emboîtage en maintenant l'outil perpendiculairement au tube à emboîter, permettant d'opérer alors que le tube est déjà fixé au mur ou situé dans un environnement difficile d'accès. Cette tête de travail fonctionne de manière préférentielle avec l'actionneur portatif linéaire décrit ci-dessus. Cependant l'homme du métier sait adapter sans difficulté cette tête à d'autres actionneurs capables de générer un mouvement linéaire tels que des actionneurs électro-hydrauliques. On comprend qu'en variante, d'autres têtes de travail de tubes peuvent être utilisées avec l'actionneur portatif linéaire 1 , comme, par exemple, une tête de coupe de tube type guillotine. L'outil portatif décrit permet ainsi, grâce à la vis à billes, de fournir une force importante par des moyens électro-mécaniques de faible poids tout en utilisant un moteur alimenté sur batterie.