| 1. | 1) Machine de conditionnement pourvue d'un récipient comportant lui mme une ouverture d'approvisionnement pour recevoir une substance, ce récipient comprenant un orifice 50 au moins prévu pour l'enrobage de cette substance, caractérisée en ce que ledit récipient est formé de deux parties mobiles 37. |
| 2. | Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit récipient comporte une ouverture d'extraction pour évacuer ladite substance enrobée. |
| 3. | Machine selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la surface interne desdites parties mobiles 37 délimite un volume fermé lorsque ces deux parties se déplacent entre une position initiale et une position terminale. |
| 4. | Machine selon la revendication 3 caractérisée en ce que, dans ladite position initiale, les deux parties mobiles 37 viennent en appui sur une butée 93. |
| 5. | Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'extrémité de cette butée 93 affleure la surface interne desdites parties mobiles dans ladite position initiale. |
| 6. | Machine selon la revendication 5 caractérisée en ce que, dans ladite position terminale, les deux parties mobiles 37 viennent au contact l'une de l'autre. |
| 7. | Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que ladite ouverture d'approvisionnement est déterminée par l'espace libre entre lesdites parties mobiles 37 dans ladite position initiale. |
| 8. | Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que ladite ouverture d'extraction est déterminée par l'espace libre entre lesdites parties mobiles 37 dans ladite position terminale. |
| 9. | Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que ledit volume fermé est sensiblement sphérique. |
| 10. | Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que la surface interne desdites parties mobiles est au plus égale au quart d'une mme sphère. |
| 11. | Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la surface interne dudit récipient comporte un revtement antiadhésif. |
| 12. | Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un organe de marquage 77 de ladite substance enrobée. |
| 13. | Machine selon la revendication 12, caractérisée en ce que ledit organe de marquage comprend au moins une barre de marquage 77 mobile entre une position où elle affleure la surface interne dudit récipient et une position où elle fait saillie de cette surface. |
| 14. | Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit récipient est surmonté d'un manchon 34 muni de buses 39 prévues pour le compactage de ladite substance. |
| 15. | Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comporte un réceptacle communiquant avec ladite ouverture d'extraction, ce réceptacle étant muni de conduits 79 pour la ventilation de ladite substance enrobée. |
| 16. | Machine selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'elle comporte un support mobile 80 disposé entre ledit récipient et ledit réceptacle. |
| 17. | Machine selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'elle comporte un tube dont une première extrémité communique avec ledit réceptacle, ce tube présentant une pente négative. |
| 18. | Machine selon la revendication 17, caractérisée en ce que la seconde extrémité de ce tube communique avec un sas 84. |
| 19. | Machine selon la revendication 18, caractérisée en ce que ce sas 84 est étanche. |
| 20. | Machine selon la revendication 18, caractérisée en ce que ledit sas 84 est pourvu d'une entrée de pression 94. |
| 21. | Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un broyeur dont la sortie communique avec la ladite ouverture d'approvisionnement. |
| 22. | Machine selon la revendication 21, caractérisée en ce que ledit broyeur comporte un rotor horizontal 5 pourvu d'au moins un organe de déchiquetage 6 luimme muni d'une plage de déchiquetage 17. |
| 23. | Machine selon la revendication 22, caractérisée en ce que ledit broyeur comporte une grille 10 statique inscrite dans un cylindre de mme axe que celui dudit rotor 5 et de rayon intérieur quasi identique à celui de ladite plage de déchiquetage 17. |
| 24. | Machine selon la revendication 23, caractérisée en ce que ladite grille 10 comporte des bords de coupe 18. |
| 25. | Machine selon la revendication 23, caractérisée en ce que ledit broyeur comporte un moyen de rappel 21,22 de ladite grille 10 en direction dudit rotor 5. |
| 26. | Machine selon la revendication 22, caractérisée en ce que ladite plage de déchiquetage 17 est précédée d'un coin de broyage 14 incliné. |
| 27. | Machine selon la revendication 26, caractérisée en ce que ledit coin de broyage 14 est muni d'ergots 15. |
| 28. | Machine selon la revendication 26, caractérisée en ce que ledit coin de broyage 14 est précédé d'un bord d'entraînement 11 pourvu d'une arrte 13 en retrait par rapport à ce coin de broyage. |
| 29. | Machine selon la revendication 23, caractérisée en ce que ledit broyeur comporte un tambour 9 mobile en rotation selon le mme axe que celui dudit rotor 5, ladite grille 10 étant disposée à l'intérieur de ce tambour. |
| 30. | Machine selon la revendication 29, caractérisée en ce que l'espace entre ladite grille 10 et ledit tambour 9 communique avec ladite ouverture d'approvisionnement. |
| 31. | Machine selon la revendication 21, caractérisée en ce qu'elle comprend un organe de marquage 77. |
| 32. | Machine selon la revendication 31, caractérisée en ce que ledit broyeur étant prévu pour recevoir un conteneur identifiant la nature de ladite substance au moyen de repères, il comprend des moyens pour activer ledit organe de marquage 77 en réponse à la détection 3 de ces repères. |
| 33. | Machine selon la revendication 32, caractérisée en ce qu'elle comporte un organe de contrôle pour commander ledit broyeur en fonction desdits repères. |
| 34. | Machine selon la revendication 12 caractérisée en ce que, comportant un organe de sélection pour identifier la nature de ladite substance, elle comprend des moyens pour activer ledit organe de marquage 77 au moyen de cet organe de sélection. |
| 35. | Machine selon la revendication 34, caractérisée en ce qu'elle comporte un organe de contrôle pour commander ledit broyeur en réponse audit organe de sélection. |
| 36. | Méthode pour enrober une substance au moyen de la machine selon l'une quelconque des revendications précédentes. |
| 37. | Méthode selon la revendication 36, caractérisée en ce que ladite substance est composée de déchets. |
II existe un besoin pour fractionner un volume important d'une substance déterminée en objets de petites dimensions, ne serait-ce que pour en assurer l'emballage ou le transport.
Le domaine de l'invention est donc celui du conditionnement d'une substance pulvérulente ou bien d'une substance préalablement broyée.
Dans un domaine apparenté, le document US 3 968 625 enseigne un appareil pour le traitement de déchets ou assimilés au moyen d'un matériau du type mousse. Cet appareil est pourvu d'un récipient qui comporte une ouverture d'approvisionnement pour l'introduction de déchets. Le récipient comporte aussi des orifices prévu pour l'enrobage des déchets. Pour récupérer les déchets enrobés, il est nécessaire de démonter le récipient qui est formé de parois détachables. Un tel démontage est une opération fastidieuse qui prend du temps.
Un premier objet de la présente invention est donc une machine de conditionnement dont la structure mécanique très simple ne nécessite pas de démontage, cette machine étant bien adaptée à des substances présentant une granulométrie relativement grosse.
Selon l'invention, une machine de conditionnement est pourvue d'un récipient comportant lui-mme une ouverture d'approvisionnement pour recevoir une substance et un orifice au moins prévu pour l'enrobage de cette substance ; ce récipient est formé de deux parties mobiles.
Cette caractéristique de mobilité permet, entre autres avantages, d'éviter tout démontage.
Il est également souhaitable que le récipient comporte une ouverture d'extraction pour évacuer la substance enrobée.
De préférence, la surface interne de ces parties mobiles délimite un volume fermé lorsque ces deux parties se déplacent entre une position initiale et une position terminale.
De plus, dans la position initiale, les deux parties mobiles viennent en appui sur une butée.
Il est souhaitable que l'extrémité de cette butée affleure la surface interne des parties mobiles dans ladite position initiale.
En outre, dans la position terminale, les deux parties mobiles viennent au contact l'une de l'autre.
Ainsi, !'ouverture d'approvisionnement est déterminée par l'espace libre entre les parties mobiles dans la position initiale.
De mme, l'ouverture d'extraction est déterminée par l'espace libre entre les parties mobiles dans la position terminale.
Avantageusement, le volume fermé est sensiblement sphérique.
En effet, des objets sphériques peuvent se mouvoir facilement sur un plan incliné ou dans un quelconque tuyau.
Afin de faciliter l'extraction, la surface interne de ces parties mobiles est au plus égale au quart d'une mme sphère.
La surface interne du récipient comporte un revtement anti-adhésif de sorte que la substance enrobée ne reste pas collée à ce récipient par le matériau d'enrobage.
Une application particulièrement avantageuse de l'invention vise le traitement des ordures ménagères.
En effet, l'évacuation des ordures ménagères est traditionnellement effectuée par ramassage de poubelles dont les contenus sont déversés dans des camions poubelles. Ces camions transportent les déchets dans des usines d'incinération ou dans des décharges.
La chaîne d'évacuation des ordures ménagères telle qu'elle est effectuée actuellement présente les caractéristiques suivantes : - un coût élevé du en particulier aux nombreuses ruptures de la chaîne (stockage domestique, stockage collectif dans les immeubles et dans les rues, évacuation discontinue par camions) ; - de nombreuses sources d'insalubrité, de manquement à l'hygiène collective et à la qualité de l'environnement ; - des dysfonctionnements fréquents liés notamment au fait que les tâches de ramassage manuel sont sales, pénibles et peu valorisantes ; - des effets induits en particulier sur la circulation et la propreté dans les villes.
Un deuxième objet de la présente invention est donc un conditionnement optimisé des déchets.
Selon l'invention, la machine comporte un broyeur dont la sortie communique avec l'ouverture d'approvisionnement.
Les déchets introduits dans le broyeur sont déchiquetés pour produire une substance pulvérulente qui est ensuite enrobée dans le récipient pour former des objets de petites dimensions.
La machine selon l'invention permet de substituer à la chaîne de traitement connue, une chaîne automatisée conditionnant les ordures ménagères « courantes » qui représentent la quasi-totalité des volumes à traiter. Ces ordures peuvent tre évacuées en continu par des canalisations existantes, notamment par les réseaux d'eaux usées et de tout à l'égout.
Cet appareil est utilisable dans tous les types de logements individuels et collectifs disposant d'une évacuation d'eaux usées (tuyau en PVC de 6 cm et plus).
En outre, il peut tre utilisé dans les commerces qui produisent des ordures ménagères (débits de boissons, brasseries, hôtels, restaurants, boucheries, charcuteries, poissonneries, cantines,....).
De préférence, le broyeur comporte un rotor horizontal pourvu d'au moins un organe de déchiquetage lui-mme muni d'une plage de déchiquetage.
D'autre part, le broyeur comporte une grille statique inscrite dans un cylindre de mme axe que celui du rotor et de rayon intérieur quasi identique à celui de la plage de déchiquetage.
Avantageusement, cette grille comporte des bords de coupe.
Selon une caractéristique additionnelle, le broyeur comporte un moyen de rappel de la grille en direction du rotor.
Suivant un mode de réalisation privilégié, la plage de déchiquetage est précédée d'un coin de broyage incliné. Ce coin de broyage est muni d'ergots.
De plus, le coin de broyage est précédé d'un bord d'entraînement pourvu d'une arrte en retrait par rapport à ce coin de broyage.
Par ailleurs, le broyeur comporte un tambour mobile en rotation selon le mme axe que celui du rotor, la grille étant disposée à l'intérieur de ce tambour.
L'espace entre la grille et le tambour communique donc avec l'ouverture d'approvisionnement.
De manière générale, il serait intéressant de pouvoir traiter différentes substances avec une seule machine.
Dans le cas spécifique des ordures ménagères, certaines municipalités tentent de développer le tri à la source en mettant à la disposition des ménages des poubelles collectives de tri sélectif placées sur les voies publiques. On connaît bien des poubelles pour le verre, le plastique, les papiers, les végétaux,
etc. Mais, le tri est manuel, ce qui est source d'erreurs, il est discontinu et il ne permet donc qu'un retraitement des déchets très limité.
Un troisième objet de l'invention est le conditionnement de différentes substances au moyen de la mme machine.
Selon l'invention, la machine de conditionnement comprend un organe de marquage.
On identifie ainsi la nature de la substance enrobée pour son traitement ultérieur.
A titre d'exemple, cet organe de marquage comprend au moins une barre de marquage mobile entre une position où elle affleure la surface interne du récipient et une position où elle fait saillie de cette surface.
Suivant une première variante, le broyeur étant prévu pour recevoir un conteneur identifiant la nature de la substance au moyen de repères, il comprend des moyens pour activer l'organe de marquage en réponse à la détection de ces repères.
Avantageusement, la machine comporte un organe de contrôle pour commander le broyeur en fonction de ces repères.
Suivant une seconde variante, la machine comporte un organe de sélection pour identifier la nature de la substance, et elle comprend des moyens pour activer l'organe de marquage au moyen de cet organe de sélection.
Dans ce cas, la machine comporte un organe de contrôle pour commander le broyeur en réponse à l'organe de sélection.
En tout état de cause, la machine de conditionnement selon la présente invention possède de plus les caractéristiques optionnelles suivantes.
Le récipient est surmonté d'un manchon muni de buses prévues pour le compactage de la substance à enrober.
La machine comporte un réceptacle communiquant avec l'ouverture d'extraction, ce réceptacle étant muni de conduits pour la ventilation de la substance enrobée.
La machine comporte un support mobile disposé entre le récipient et le réceptacle.
La machine comporte un tube dont une première extrémité communique avec le réceptacle, ce tube présentant une pente négative.
La seconde extrémité de ce tube communique avec un sas qui, de préférence, est étanche.
Ce sas est avantageusement pourvu d'une entrée de pression.
L'invention vise également une méthode pour enrober une substance au moyen de la machine ci-dessus décrite, cette substance étant éventuellement composée de déchets.
La présente invention apparaîtra maintenant avec plus de détails dans le cadre de la description qui suit d'un exemple de réalisation donné à titre illustratif en se référant aux figures annexées qui représentent : - la figure 1, un schéma en coupe de la machine vue de face, - la figure 2, un schéma en coupe de la machine vue de côté, - la figure 3, une vue de détail d'un broyeur, - la figure 4, une unité de la centrale à billes vue en coupe, - la figure 5, une vue de détail en coupe d'un quart de sphère de la centrale à billes, - la figure 6, une vue. en coupe d'un sas, et - la figure 7, une vue en coupe de la porte de chargement de la machine.
Les éléments présents dans plusieurs figures sont affectés d'une seule et mme référence.
L'invention, présentée maintenant en relation avec le traitement des déchets, permet de substituer à la chaîne de traitement connue un système automatisé.
Ce système comporte, en début de chaîne, un appareil domestique à usage individuel ou collectif, de déchiquetage des ordures ménagères, de compactage en boule de ces ordures déchiquetées et d'enrobage des ordures compactées, ceci en vue de constituer des billes étanches et résistantes pouvant tre évacuées sans risque de brisure. II prévoit le marquage des billes en fonction du type de déchets qu'elles comportent, et l'évacuation de ces billes par les réseaux d'eaux usées des immeubles et de tout à l'égout.
Le système comporte également en fin de chaîne un équipement industriel de traitement des billes qui n'est pas décrit ici.
Cet équipement est utilisable dans tout ou partie de ses fonctions à la sortie des collecteurs de tout à l'égout, avant le traitement des eaux usées. II permet d'effectuer les différentes étapes de traitement dans des lieux différents.
L'invention prévoit de traiter des substances pulvérulentes, si bien que lorsque ce n'est pas le cas, en particulier lorsqu'il s'agit d'ordures ménagères, il convient de commencer par broyer ces substances.
En référence aux figures 1 et 2, la machine comporte donc optionnellement un broyeur capable de broyer et de déchiqueter tous les
matériaux qui constituent les ordures ménagères courantes. Ce broyeur est composé d'un rotor 5 sur lequel sont agencées une, deux ou trois lames 6 tournant autour d'un axe horizontal 7 fixé au fond de l'appareil par un support d'axe 8. Le rotor 5 tourne par ailleurs dans un tambour 9, tournant lui-mme à une vitesse inférieure à celle du rotor dans le mme sens et autour du mme axe horizontal 7. Entre ces deux éléments tournants est disposée une grille de déchiquetage 10 fixe. Cette grille constitue le support contre lequel les déchets sont déchiquetés par la ou les lames 6.
En référence à la figure 3, une lame du broyeur est décrite plus en détail.
Elle comporte un bord d'entraînement 11 présentant un angle d'ouverture 12 qui permet au broyeur en rotation de traiter des déchets dont la hauteur est de l'ordre de 10 centimètres, pour traiter une bouteille par exemple. Une arrte 13 formant l'amorce d'une vis dans sa partie inférieure entraîne les déchets entre la lame 6 et la grille de déchiquetage 10.
En arrière du bord d'entraînement 11, un coin de broyage 14 se compose d'ergots de broyage 15 qui constituent des points d'écrasement des déchets et de couteaux 16 permettant de couper les déchets d'une certaine longueur. Les ergots 15 et les couteaux 16 sont approximativement perpendiculaires à la trajectoire de déplacement de la lame, inclinés dans le sens de la rotation, et ils sont placés en quinconce sur toute la surface du coin de broyage 14.
Derrière le coin de broyage 14, une plage de déchiquetage 17 épouse la forme précise de la grille de déchiquetage 10 décrite plus en détail ci-dessous.
Au cours de leur rotation, les lames 6 compriment progressivement les déchets contre cette grille dont les bords de coupe 18 déchiquettent les déchets.
La grille de déchiquetage 10, est prolongée de deux parties pleines pour l'accrochage par un système de fixation à ressort sur l'axe tournant 21 et par deux systèmes de fixation à ressort sur support fixe 22. Les déchets sont déchiquetés sous la pression des lames par les bords de coupe 18 formés par les aspérités supérieures des trous de la grille de déchiquetage 10. Les déchets déchiquetés traversent la grille de déchiquetage par les trous coniques 23 chanfreinés et tombent dans le tambour 9. Le processus de déchiquetage est défini en fonction du type de déchets à traiter et est piloté par un cycle de déchiquetage approprié.
Lorsqu'un déchet présente une dureté telle qu'il ne puisse pas tre déchiqueté, l'effort appliqué aux supports de la grille de déchiquetage 10
provoque la compression des ressorts et le décrochage de cette grille dans une position basse permettant le passage du déchet entre la grille et la lame 6. Cette situation provoque l'arrt de la machine et le signalement de la présence de ce type de déchet au moyen d'une quelconque indication visuelle et/ou sonore.
Le tambour cylindrique 9 dont le fond est solidaire de l'unique axe de rotation de la machine est ouvert sur le devant. II comporte également une ouverture qui permet le passage du rotor 5. Une bague autolubrifiante est placée entre ces deux éléments qui tournent à des vitesses différentes. Un épaulement 25 est prévu pour éviter la formation de bouchon de déchets déchiquetés entre la partie verticale du tambour 9 et la grille de déchiquetage 10. L'extérieur du tambour 9 comporte un chemin de roulement 26 qui repose sur deux supports à roulette 27. L'intérieur du tambour 9 est caoutchouté et comporte des ailettes 28 pour réduire le bruit et entraîner les déchets déchiquetés vers l'ouverture 29 du tambour 9.
Le broyeur comporte un passage pour acheminer les déchets broyés à une centrale à billes 2. Ce passage débute ici dans l'espace libre entre le tambour 9 et la grille de déchiquetage10.
On note incidemment que la machine de conditionnement pourrait tre employée avec un autre broyeur.
En référence à la figure 4, la centrale à billes permet de compacter les déchets déchiquetés 30, de les enrober d'une enveloppe 31 pour constituer des billes étanches et résistantes et éventuellement de les marquer en fonction de la nature des déchets. Cette centrale comprend une ou plusieurs unités de production de billes chacune composée comme décrit ci-après.
Un manchon 34 qui communique avec le broyeur comporte un cylindre fixe 35 et un cylindre coulissant 36 verticalement. Sous ce manchon, un récipient prend ici la forme de deux quarts de sphère mobiles 37. Dans cette position initiale, ces deux parties mobiles sont positionnées côte à côte dans leurs parties basses pour former une demi-sphère, l'espace ouvert entre les quarts de sphère et le manchon 34 définissant une ouverture d'approvisionnement pour remplir le récipient.
Dans le cylindre fixe 35 sont agencées des buses 39 alimentées en gaz sous haute pression pour comprimer la substance introduite dans le manchon 34. Ces buses 39 sont orientées du haut vers le bas. Il s'agit là d'une solution bien adaptée à la compression des déchets. Toutefois, cette opération pourrait
tre réalisée de bien d'autres manières, au moyen d'une presse à piston par exemple.
Les deux quarts de sphère 37 pivotent chacun autour d'un axe horizontal. Un premier électro-aimant 45 déplace une première tige 46 verticale qui remonte un bras coulissant 47. Cette première tige 46 est pourvue d'un premier ressort de rappel 82. En premier lieu, ce bras coulissant est monté pivotant sur un point d'ancrage 48 solidaire du bâti de la machine. En second lieu, le bras coulissant 47 est articulé sur le quart de sphère 37 de manière à lui faire effectuer un quart de tour vers le haut lorsque le premier électro-aimant 45 est activé. Ainsi, dans une position terminale, les deux quarts de sphère sont positionnés côte à côte dans leurs parties hautes pour former encore une demi- sphère, l'espace ouvert présent sous ces quarts de sphère définissant une ouverture d'extraction permettant d'évacuer la substance du récipient.
La centrale est prévue pour enrober la substance contenue dans le récipient. Par conséquent, les deux quarts de sphère 37 sont munis sur leurs surfaces internes d'orifices 50 pour diffuser un produit d'enrobage. Ces orifices 50 sont alimentés par des canalisations 51 percées dans les quarts de sphère 37, ces canalisations étant raccordées par des tuyaux à un système d'alimentation de produit d'enrobage comprtant un bac éventuellement amovible. En déplaçant les quarts de sphère vers la position haute, c'est à dire vers la position terminale, la machine procède progressivement au dépôt du produit d'enrobage tout autour de la substance mise en forme de bille. Les surfaces internes des quarts de sphère 37 sont recouvertes d'une couche anti- adhésive, de sorte que la substance enrobée ne reste pas collée à ce récipient par le matériau d'enrobage.
En déplaçant les deux quarts de sphère 37 en position terminale, la centrale libère progressivement la partie inférieure de la bille enrobée qui se trouve sous l'effet de jets d'air refroidissants provenant de conduits 79, solidifiant ainsi l'enrobage. La bille reste maintenue le temps nécessaire avant qu'un support 80 figurant sous les deux quarts de sphère 37 ne se rétracte. Sur le support 80, une butée 93 figure entre les deux quarts de sphère 37 de sorte que la bille ne descende pas lorsque ces deux parties mobiles sont relevées. Pour ce faire, l'extrémité de cette butée 93 affleure la surface interne de ces parties mobiles dans la position initiale. Ce support 80 est activé par un deuxième électro-aimant 81 pour laisser descendre progressivement la bille, le temps d'assurer la solidification de la partie haute de l'enrobage. Les quarts de sphère
reprennent leur position initiale lors de la désactivation du premier électro-aimant 45. Le support 80 reprend également sa position d'origine par rappel d'un deuxième ressort 83.
On précise que l'invention s'applique quelle que soit la forme du récipient. Toutefois, le fait que ce récipient soit constitué de deux parties mobiles présente un avantage certain.
La présente invention prévoit également le marquage des billes en fonction de la nature des déchets traités.
De nombreuses techniques sont disponibles pour marquer un objet quelconque telles que la couleur ou le magnétisme. On prévoit ici un organe pour réaliser une empreinte sur la bille qui identifie la nature des déchets qu'elle contient.
En référence à la figure 5, on effectue de une à six empreintes sur les billes grâce à des barres de marquage 77 positionnées dans un quart de sphère 37 et actionnées par des cames sous pression. Ces barres de marquage 77 sont mobiles entre une position où elles affleurent la surface interne du récipient et une position où elles font saillie de cette surface.
En référence à la figure 6, les billes et éventuellement les liquides sont acheminées depuis l'ouverture d'extraction par un tuyau incliné jusqu'à un sas raccordé directement à une canalisation d'eaux usées. En effet, il n'est pas souhaitable de se raccorder en amont d'un siphon disposé à la sortie d'un évier, d'un lavabo ou d'une baignoire car les billes risqueraient de rester bloquer dans ce siphon.
Ce sas 84 comprend deux clapets, un clapet d'entrée 85 et un clapet de sortie 86 formant une réserve d'eau 87 qui empche la remontée des odeurs en provenance du tout à l'égout. La réserve d'eau 87 est pourvue d'une entrée d'air comprimé 94. Le clapet d'entrée 85 est muni d'un troisième ressort de rappel 91 et le clapet de sortie 86 est muni d'un quatrième ressort de rappel 92. Lorsque l'enrobage de la bille est solidifié, la bille est éjectée vers le bas par la pression des conduits 79 de refroidissement. Les billes sont évacuées vers une canalisation d'eaux usées 301. A défaut, lorsque la canalisation est d'un diamètre trop faible, seuls les liquides sont évacués et les billes sont stockées dans un bac de réception.
La machine est également pourvue d'un bloc de commande (non représenté). Essentiellement, ce bloc de commande comporte un tableau de bord équipé d'un bouton marche/arrt, un voyant de sélection du programme de
déchiquetage, des voyants de contrôle et un programmateur. Le programmateur prend en compte le type de déchets pour piloter le cycle de déchiquetage, le cycle de compactage, le cycle de production de billes, le cycle d'enrobage, le cycle d'évacuation, le cycle de nettoyage et le marquage des billes. Les indications (appel à réserve, réserve épuisée) d'un témoin de produit d'enrobage, les indications (appel à réserve, réserve épuisée) d'un témoin de produit de nettoyage et les alertes de disfonctionnement (blocage du rotor, départ de feu,...) communiqués par d'autres senseurs sont également pris en compte par le programmateur. Des puces permettent de détecter les différents types de déchets introduits dans l'appareil et peuvent modifier automatiquement les programmes en cours d'exécution.
En référence à la figure 7, la machine comporte une porte de chargement permettant d'introduire les ordures ménagères sans manipulation salissante. Cette porte de chargement de forme rectangulaire est équipée d'une butée d'ouverture 1 à 30°, d'un joint anti-odeur 2 et de capteurs 3 qui détectent mécaniquement la nature des déchets qui apparaît sous la forme d'un pointeur sur la poubelle. L'information relative à la nature de ces déchets est transmise au bloc de commande et elle pilote l'organe de marquage. La porte est également munie d'une poignée d'ouverture fermeture 4 sécurisée.
Si les capteurs 3 n'enregistrent aucune information sur le type de déchet à traiter, la machine sélectionne le type « tout venant ». La porte est verrouillée lorsque la machine se met en marche.
La poubelle ménagère 157 est munie d'un bord de positionnement 158 à la porte de chargement de l'appareil, d'un pointeur 159 permettant d'indiquer à l'appareil le type de déchet à traiter, d'un marquage du type de déchet 160 incrusté sur le couvercle de chaque poubelle, d'un couvercle anti-odeur 161 et de d'une poignée de transport 162. Les déchets sont placés dans des sacs poubelles 163 appropriés.
Dans le cas où il n'y aurait pas de capteurs ni de puces identifiant la nature des déchets, la machine comporte sur sa face avant un organe de sélection à actionnement manuel. Cet organe de sélection transmet l'information relative à la nature de ces déchets au bloc de commande et pilote l'organe de marquage.
La machine est aussi équipée d'un système de nettoyage automatique sous haute pression qui n'est pas représenté dans les figures, si ce ne sont des injecteurs à la figure 2. Ce système comporte un sous-système d'alimentation de
produit de nettoyage, un sous-système de stockage de ce produit, un dispositif pour mélanger de l'eau, de l'air et du produit de nettoyage et un sous-système d'aspersion.
Le sous-système d'alimentation de produit de nettoyage peut recevoir une boite amovible de produit de nettoyage.
Le mélangeur d'eau, d'air et de produit de nettoyage est alimenté par une arrivée d'eau, par de l'air sous pression en provenance d'un compresseur et par du produit de nettoyage en provenance de la réserve de produit. Le mélangeur alimente le sous-système d'aspersion composé de plusieurs injecteurs de nettoyage 19 placées dans la partie avant de l'intérieur de l'appareil.
Le sous-système d'aspersion projette, à l'aide des injecteurs 19 placés face à l'ouverture du tambour, le mélange sous pression d'eau, d'air et de liquide de nettoyage permettant de désinfecter tous les organes de la machine en contact avec les ordures ménagères.
L'exemple de réalisation de l'invention présenté ci-dessus a été choisi pour son caractère pratique. Il ne serait cependant pas possible de répertorier de manière exhaustive tous les modes de réalisation que recouvre cette invention.
En particulier, tout moyen décrit peut-tre remplacé par un moyen équivalent sans sortir du cadre de la présente invention.
