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Title:
METHOD OF CLEANING PIPES BY ACTION OF A FLUID UNDER VERY HIGH PRESSURE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2008/023133
Kind Code:
A2
Abstract:
The invention relates to a method of cleaning a pipe (12) by action of a fluid under very high pressure. It is characterized in that: the fluid under very high pressure is caused to pass in a flexible tube (14); said tube is subjected to the action of motorization means (5) for longitudinal advance, and means for driving the tube (14) in rotation around its longitudinal axis; these motorization means (50) are regulated by management means (48) and rotation detection means (47) and/or pinpointing longitudinal advance, and these means of driving in rotation; the tube (14) is guided near the entrance of the pipe (12). The invention also relates to a device for implementing this method.
Inventors:
Jacquinet, Renã© (FR)
Application Number:
PCT/FR2007/051833
Publication Date:
February 28, 2008
Filing Date:
August 20, 2007
Export Citation:
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Assignee:
Application, Lorraine Des Techniques Nouvelles Technilor Sociã©tã© Par Actions Simplifiã©e -. -. (16 rue de Boussange, Hagondange, Hagondange, F-57300, FR)
Jacquinet, Renã© (FR)
Attorney, Agent or Firm:
Rhein, Alain (Cabinet Bleger-Rhein, 17 rue de la Forêt, Vendenheim, F-67550, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Procédé de décapage d'un tube (12) par action d'un fluide à très haute pression, caractérisé par le fait que : on fait passer ledit fluide à très haute pression dans une gaine flexible (14) on soumet ladite gaine flexible (14) à l'action de moyens de motorisation (50) d'avance longitudinale, et à l'action de moyens d'entrainement en rotation de ladite gaine (14) autour de son axe longitudinal on régule, à l'aide de moyens de gestion (48) et de moyens de détection de rotation (47) et/ou de repérage d'avance longitudinale, lesdits moyens de motorisation (50) d'avance longitudinale, et lesdits moyens d'entraînement en rotation on guide ladite gaine (14) à proximité de l'entrée dudit tubes (12) .
2. Procédé selon la revendication 1 , caractérisé par le fait qu'on commande, par lesdits moyens de gestion (48), la circulation dudit fluide dans ladite gaine (14), et qu'on choisit une valeur de pression supérieure à 1500 bars.
3. Dispositif (10) de nettoyage à fluide haute pression, notamment pour le nettoyage de faisceaux de tubes tels qu'un échangeur ou autre, comportant des moyens de génération (15) d'un fluide à très haute pression pour l'alimentation d'une gaine (14), spécialement conçu pour la mise en œuvre du procédé selon la revendication 1 ou 2 , caractérisé par le fait qu' il comporte des moyens de motorisation (50) d'avance longitudinale de ladite gaine (14), des premiers moyens avant (44) d'entraînement en rotation de ladite gaine autour de son axe longitudinal conçus aptes à être situés à proximité dudit faisceau de tubes, et au moins des deuxièmes moyens arrière (33) d'entraînement en rotation de ladite gaine (14) autour de son axe longitudinal s ' interposant entre lesdits moyens avant (44) d'entraînement en rotation et lesdits moyens de génération (15) .
4. Dispositif (10) selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que lesdits premiers moyens avant (44) d'entraînement en rotation sont synchronisés avec lesdits moyens arrière (33) d'entraînement en rotation.
5. Dispositif (10) selon la revendication 3 ou 4, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de détection de rotation (47) et/ou de repérage d'avance longitudinale, ainsi que des moyens de gestion (48) desdits moyens de motorisation (50) d'avance longitudinale, et desdits moyens avant (44), et arrière (33) d'entraînement en rotation .
6. Dispositif (10) selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé par le fait que lesdits moyens avant (44) d'entraînement en rotation sont constitués par un boîtier rotatif (40) .
7. Dispositif (10) selon la revendication 5 ou 6, caractérisé par le fait qu'il comporte, entre lesdits moyens de génération (15) et au moins une gaine (14) , des moyens de raccordement (20) comportant des moyens (30) de coupure de l'alimentation en fluide, conçus aptes à être commandés par lesdits moyens de gestion (48) , et, entre lesdits moyens (30) et ladite gaine (14) , un joint tournant arrière (32) , alimentant directement ladite gaine (14) , et des moyens arrière (33) d'entraînement en rotation de ladite gaine (14) , lesdits moyens de raccordement (20) étant conçus aptes à être montés sur un chariot (17) de circulation sur une rampe de roulement (18).
8. Dispositif (10) spécialement conçu pour la mise en œuvre du procédé selon la revendication 1 ou 2 , caractérisé en ce qu'il comporte un boîtier rotatif (40) dans lequel est conçue apte à être insérée et guidée une gaine (14) et qui comporte des moyens de liaison de solidarisation en rotation avec ladite gaine (14) d'un rotor (42) entraîné, dans un mouvement de rotation autour d'un axe longitudinal correspondant sensiblement à l'axe longitudinal de la gaine (14) conçue apte à traverser ledit rotor (42) , par des moyens avant (44) d'entraînement en rotation par rapport à un carter fixe (41) .
9. Dispositif (10) selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que lesdits moyens de liaison sont des moyens de motorisation (50) d'avance longitudinale de ladite gaine (14) .
10. Dispositif (10) selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que lesdits moyens de motorisation (50) comportent au moins un galet (51) et un contregalet (51A) , synchronisés et entraînés par des moyens d'entraînement annexes (52) , notamment pneumatiques et alimentés en air par un joint tournant (46) au niveau dudit rotor (42) .
11. Dispositif (10) selon l'une des revendications 3 à10 caractérisé par le fait qu'il comporte une tête (13) conçue apte à la projection de jet de décapage à une extrémité de ladite gaine (14) , fixée à ladite extrémité de ladite gaine (14) , et comportant au moins un canal intérieur (139) conçu apte à amener du fluide sous pression à au moins un insert conçu apte à générer à l'extérieur de ladite tête (13) au moins un jet de fluide.
12. Dispositif (10) selon la revendication 11, caractérisé par le fait que ledit canal (139) alimente un insert avant (131) qui est conçu apte à générer un jet (132) qu'il projette obliquement par rapport à un axe longitudinal (T) que comporte ladite tête (13) , en amont de ladite tête (13) et qui est conçu apte pour le dérochage de tartre ou similaire.
13. Dispositif (10) selon la revendication 12, caractérisé par le fait que ledit insert avant (131) est orienté selon un angle de 15 à 20° par rapport à un axe longitudinal (T) que comporte ladite tête (13) .
14. Dispositif (10) selon l'une des revendications 11 à 13, caractérisé par le fait que au moins un insert avant (137) , sensiblement parallèle à un axe longitudinal (T) que comporte ladite tête (13) et décalé par rapport à celuici, est conçu apte, avec un jet (138) qu'il projette en amont de ladite tête (13) , à briser du tartre ou similaire au voisinage dudit axe (T).
15. Dispositif (10) selon l'une des revendications 11 à14 caractérisé par le fait que des inserts latéraux (133) projettent des jets latéraux (134) conçus aptes à maintenir ladite tête (13) centrée sur l'axe d'un tube dans lequel la dite gaine (14) munie de ladite tête (13) est conçue apte à être insérée.
16. Dispositif (10) selon l'une des revendications 11 à15 caractérisé par le fait que un ou plusieurs inserts arrière (135) sont conçus aptes à projeter vers l'aval de ladite tête (13) un ou plusieurs jets (136) pour au moins compenser les efforts axiaux dûs à un ou plusieurs jets orientés vers l'amont de ladite tête (13) issus d'autres inserts que comporte cette dernière .
17. Dispositif (10) selon l'une des revendications 11 à16 caractérisé par le fait que ledit insert est réalisé en matière de dureté supérieure à 2000 mégapascals et percés à un diamètre calibré inférieur à 0,150 mm.
18. Dispositif (10) selon l'une des revendications 11 à17 caractérisé par le fait que ledit insert est réalisé en saphir. 19.
19. Dispositif (10) selon l'une des revendications 11 à 18 caractérisé par le fait que ladite gaine (14) est raccordée à ladite tête (13) par un manchon qui est retenu par un épaulement d'arrêt intérieur à un boîtier (142) conçu apte à être fixé en face avant (141) d'une installation (11) dans laquelle sont incorporés des tubes à décaper.
20. Dispositif (10) selon l'une des revendications 3 à19 caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif de positionnement (140) pour l'introduction d'une ou plusieurs gaines (14) dans une installation (11) comportant des tubes (12) à décaper, dispositif (140) qui comporte un chariot (142) à mouvements croisés, circulant sur un ensemble (143) de guidages conçus aptes à être positionnés sur une face avant (141) de ladite installation (11) .
21. Dispositif (10) selon l'une des revendications 3 à20 caractérisé par le fait qu'il comporte une conduite de dérivation (144) raccordée, au niveau de l'entrée en face avant (141) d'une installation (11) comportant des tubes (12) à décaper, sur des moyens de sécurité ou une gaine enveloppe (49) de protection de ladite gaine (14) , pour recueillir des effluents sans contact avec l'opérateur. 22. Dispositif (10) selon l'une des revendications 3 à 21 caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de génération (15) conçus aptes à délivrer du fluide sous une pression de 1500 à 3800 bar, avec un débit de 10 à 15 litres par minute . 23. Dispositif (10) selon l'une des revendications 3 à Dispositif (10) selon l'une des revendications 3 à 23, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de gestion (48) conçus aptes, si ladite gaine (14) ne tourne pas sur ellemême, à commander tout d'abord l'arrêt de génération de fluide à très haute pression au niveau des moyens de génération (15) puis à commander le retrait partiel ou total de la gaine (14) d'un tube (12) dans lequel elle a été insérée, ou, si ladite gaine (14) tourne mais n'est pas en mouvement longitudinal , à commander le retrait partiel ou total de la gaine (14) d'un tube (12) dans lequel elle a été insérée .
22. Dispositif (10) selon l'une des revendications 3 à24 caractérisé par le fait qu'il est conçu apte à véhiculer un fluide constitué d'eau, d'une solution aqueuse, ou d'un gaz liquide, et qu'il comporte, en différents points, des moyens de mesure et de régulation de température de ladite gaine (14) conçus aptes à amener ledit fluide à la température souhaitée à l'extrémité de ladite gaine (14) à l'intérieur d'un tube (12) dans lequel ladite gaine (14) a été insérée .
23. Dispositif (10) selon la revendication 25, caractérisé par le fait que des moyens de gestion (48) sont conçus aptes à réguler lesdits moyens de mesure et de régulation de température de ladite gaine (14) pour assurer une température voisine de 1470C au niveau de l'extrémité de ladite gaine (14) à l'intérieur d'un tube (12) dans lequel ladite gaine (14) a été insérée.
24. Dispositif (10) selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ledit chariot (17) est conçu aptes à générer et/ou entretenir les mouvements de translation de ladite gaine (14) .
25. Dispositif (10) selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'il comporte plusieurs rampes (18) conçues aptes à supporter chacune au moins un chariot (17) de support d'une gaine (14) .
26. Dispositif (10) selon l'une des revendications 3 à 28, caractérisé par le fait que ladite gaine (14) est flexible .
Description:

PROCEDE DE DECAPAGE DE TUBES PAR ACTION D'UN FLUIDE A TRES HAUTE PRESSION.

La présente invention concerne un procédé de décapage de tubes par action d'un fluide à très haute pression.

Elle concerne un dispositif de nettoyage à fluide haute pression, notamment pour la mise en œuvre de ce procédé.

Elle concerne encore un boîtier rotatif pour dispositif de nettoyage à fluide haute pression. La présente invention entre dans le domaine de

1' hydrodynamique .

L'invention concerne plus particulièrement les installations de nettoyage à très haute pression d' installations industrielles . En particulier le nettoyage des tubes de condenseurs, d'échangeurs, ou dispositifs similaires, dénommés de manière générique boîtes à eau dans la suite de la description, ou encore de tout décapage intérieur de tubes, nécessite la mise en œuvre d'appareils de technologie particulière. L'entartrage des tubes est un fléau économique, qui se traduit par une perte de rendement importante des installations; ainsi une perte de 2% sur une tranche de centrale nucléaire de 1000 MW représente une perte de 20 MW.

On connaît des systèmes de nettoyage dits « Roto-Jet ®» ou « Roto-Fan ®», dans lesquels une tête de nettoyage, dite souvent furet, généralement en acier et munie d'orifices, est propulsée dans la conduite à nettoyer par la pression du fluide grâce à des orifices générant des jets propulseurs . La pression entraîne en rotation la tête, par des orifices inclinés générant des jets de mise en rotation, ainsi que la gaine flexible qui l' alimente . Le nettoyage proprement dit est fait sous l'action de ces jets, ainsi que de jets créés le cas échéant au niveau d' autres orifices complémentaires .

L'entraînement de la gaine est donc la conséquence de la commande en rotation de la tête de nettoyage sous l'effet de la pression hydraulique, ou sous l'impulsion d'un moteur

venant équiper cette tête. Cependant, si la rotation intervient sous un effet hydraulique, il va de soi que l'on perd en efficacité de nettoyage en raison de la puissance hydraulique absorbée pour l'entraînement de la tête. L'équipement d'une tête de nettoyage d'un moteur électrique confère à cette dernière une section restreignant son utilisation en ne permettant pas son usage dans des tubes de très faible diamètre .

Or l' entartrement des tubes en réduit très fortement le diamètre. Par exemple, il est courant de constater, dans des refroidisseurs pour centrales nucléaires avec des faisceaux de tubes d'un diamètre de 18 mm, un passage limité à environ 8mm, ceci sur des longueurs de 16 m par exemple. Qui plus est, la formation du tartre n'est pas régulière, et l'on constate en général la présence de bourrelets, qui réduisent encore le passage à une valeur de 4 à 6 mm, s'ils n'obstruent complètement le tube .

Ceci implique une limitation du diamètre des têtes utilisées pour le détartrage . Cette limitation de diamètre impose aussi, de ce fait, une limitation de l'énergie acheminable pour l'opération de détartrage, et ceci d'autant plus qu'une part importante de l'énergie est consommée pour la propulsion, dans le tube, de la tête de détartrage. De ce fait il est courant, avec de telles têtes, de devoir limiter la pression, dans le cadre de l'exemple ci-dessus. De surcroît, ces têtes de l'art antérieur, généralement en acier, comportent des orifices d'injection de fluide pour la génération de jets, qui s'usent très vite. Par ailleurs, ces orifices, de petit diamètre, sont percés, et souvent striés, car leur alésage est difficile à réaliser correctement. Vu les matériaux employés, il est impossible de garantir la tenue de ces orifices dans la durée, et, du fait de la faible durée de vie de ces orifices, il est très aléatoire de maintenir la pression requise à la sortie de l'orifice. La reproductibilité du décapage n'est, de plus, pas assurée.

De tels systèmes, adaptés à de petites et moyennes

longueurs, c'est-à-dire sous 10 à 15 mètres, le sont moins pour des installations de plus grande dimension. Les phénomènes de torsion de la gaine et l'existence d' à-coups dans les gaines flexibles les endommagent rapidement. Pour des condenseurs pouvant grouper par exemple 120000 tubes d'une longueur de 16 mètres, il convient de mettre en place d'autres solutions technologiques. En particulier il a été envisagé le choix de systèmes à très haute pression, par exemple 3800 bar, alimentant des « Roto-Jet® ». Cette pression élevée permet d'éliminer les dépôts de tartre qui peuvent réduire sensiblement la section utile du tube, voire boucher ce dernier. A la différence des systèmes évoqués plus haut, les contraintes de longueur des gaines flexibles prennent ici une acuité particulière; en effet, à la longueur tubulaire linéaire proprement dite, il faut ajouter 5 à 6 mètres pour les virages , et une surlongueur pour la mise en rotation. De telles gaines flexibles peuvent ainsi atteindre une trentaine de mètres de longueur. Il est donc très difficile de maîtriser les phénomènes de torsion de telles gaines flexibles .

On connaît, pour des opérations d'usinage ou d'entretien à l'intérieur de tubes, des systèmes rigides, bien adaptés à des longueurs courtes ou moyennes de quelques mètres (4 à 5) , et pour des diamètres de tubes de quelques dizaines de mm. Différents types de machines-outils, comme des rectifieuses d'intérieur, des foreuses, ou encore des rôdeuses, comportent un outil monté à l'extérieur d'un tube rigide. L'outil est alors, soit monté tournant à l'extrémité de ce tube rigide, lui-même porté par un chariot donnant un mouvement d'avance longitudinal, dans le cas des rectifieuses, tel que visible dans le document WO 97/27955 , soit monté solidaire d'un tube tournant dans le cas de foreuses, avec, dans ce cas, des paliers de reprise intermédiaire, ou encore de rôdeuses, le tube rigide tournant étant dans ce dernier cas entraîné par un système à cardan solidaire d'un chariot d'avance longitudinale. Les documents

GB 1118018 ou US 5460563 présentent de telles configurations d'outils montés à l'extrémité de tubes rigides entraînés en rotation . De telles installations nécessitent des tubes rigides dimensionnés pour résister au flambage et à des efforts résistants se traduisant par d'importantes contraintes de torsion . Ces tubes rigides sont nécessairement d'un diamètre très proche de celui de l'alésage à usiner ou à entretenir, de l'ordre de 0,8 à 0,9 fois son diamètre, et d'une forte section. Des tentatives de réalisation de gaines rigides téléscopiques , entraînées en translation et en rotation, comme dans le cas du document JP2000117202 , restent, encore, limitées en longueur, et à une évolution strictement rectiligne de la gaine . Toutes ces réalisations à gaines rigides présentent encore l'inconvénient d'un encombrement important, d' infrastructures de motorisation et de guidage volumineuses , qui ne permettent pas leur installation à proximité immédiate d'installations industrielles comme des boîtes à eau, dont l'environnement spatial ne le permet pas.

En somme, seules les gaines rigides sont conçues pour être entraînées en rotation sur toute leur longueur, en combinaison avec un mouvement de translation longitudinal, mais leur encombrement ne permet pas leur emploi pour l'entretien de la plupart des installations industrielles.

Les gaines flexibles existantes qui seraient aptes à de telles opérations d' entretien comportent un outil rotatif d'extrémité, mais ne sont, elles-mêmes, entraînées ni en rotation sur toute leur longueur, ni en translation longitudinale .

En somme, selon l'art antérieur, il est impossible de gérer ou de réguler la vitesse de rotation de la tête sur son axe, en effet à certains angles d'inclinaison des jets par rapport à la tête, celle-ci tourne trop vite, ce qui est préjudiciable à un travail de bonne qualité. Il est impossible de régler l'angle de la sortie de jet par rapport

à la tête, et de régler le débit de jet de fluide projeté à travers les buses .

Par ailleurs, les systèmes de l'état de la technique connu ont une avance lente, se traduisant par une durée de trajet de la tête lors du décapage de l'ordre de 15 minutes pour un tube de diamètre 18 millimètres et de 15 mètres de longueur. Surtout, ils effectuent un mauvais décapage, car l'avance n'est pas régulière. De ce fait des tubes ainsi irrégulièrement décapés sont propices à un accrochage plus rapide de tartre dès leur remise en service, sous forme de bourrelets .

L ' invention a pour but de pallier les inconvénients de l'état de la technique en proposant un dispositif permettant le contrôle de la rotation d' une gaine flexible sur toute sa longueur, ainsi que de sa translation, de façon à optimiser l'utilisation de l'énergie pour en consacrer le plus possible à la fonction de décapage, et non à l'entraînement et à la mise en rotation de la tête , qui en soi ne sont pas productives . A cet effet, l'invention concerne un procédé de décapage d'un tube par action d'un fluide à très haute pression, caractérisé par le fait que :

- on fait passer ledit fluide à très haute pression dans une gaine flexible - on soumet ladite gaine flexible à l'action de moyens de motorisation d'avance longitudinale, et à l'action de moyens d' entraînement en rotation de ladite gaine autour de son axe longitudinal

- on régule, à l'aide de moyens de gestion et de moyens de détection de rotation et/ou de repérage d'avance longitudinale, lesdits moyens de motorisation d'avance longitudinale, et lesdits moyens d'entraînement en rotation

- on guide ladite gaine à proximité de l'entrée dudit tube. L'invention concerne encore un dispositif de nettoyage à fluide haute pression, notamment pour le nettoyage de

faisceaux de tubes tels qu'un échangeur ou autre, comportant des moyens de génération d'un fluide à très haute pression pour l'alimentation d'une gaine, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens de motorisation d'avance longitudinale de ladite gaine, des premiers moyens avant d'entraînement en rotation de ladite gaine autour de son axe longitudinal conçus aptes à être situés à proximité dudit faisceau de tubes , et au moins des deuxièmes moyens arrière d'entraînement en rotation de ladite gaine autour de son axe longitudinal s' interposant entre lesdits moyens avant d'entraînement en rotation et lesdits moyens de génération.

Selon une caractéristique de l'invention, lesdits premiers moyens avant d' entraînement en rotation sont synchronisés avec lesdits moyens arrière d'entraînement en rotation.

Selon une autre caractéristique de l'invention, ladite gaine est flexible .

Selon une autre caractéristique de l'invention, lesdits moyens avant d'entraînement en rotation sont constitués par un boîtier rotatif .

L'invention concerne encore un tel boîtier rotatif dans lequel est conçue apte à être insérée et guidée une gaine, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de liaison de solidarisation en rotation avec ladite gaine d'un rotor entraîné , dans un mouvement de rotation autour d' un axe longitudinal correspondant sensiblement à l'axe longitudinal de la gaine conçue apte à traverser ce rotor, par des moyens avant d'entraînement en rotation par rapport à un carter fixe . Selon une caractéristique particulière, lesdits moyens de liaison sont des moyens de motorisation d'avance longitudinale de ladite gaine .

Selon une autre caractéristique, ledit dispositif comporte une tête conçue apte à la projection de jet de décapage à une extrémité de ladite gaine, fixée à ladite extrémité de ladite gaine, et comportant au moins un canal

intérieur conçu apte à amener du fluide sous pression à au moins un insert conçu apte à générer à l'extérieur de ladite tête au moins un jet de fluide .

D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre des modes de réalisation non limitatifs de l'invention, en référence aux figures annexées dans lesquelles : la figure 1 représente de façon schématique, partielle et en vue de dessus, un dispositif de nettoyage à fluide haute pression selon l'invention, comportant des boîtiers rotatifs selon l'invention ;

- la figure 2 est une vue schématique, en perspective et partiellement en coupe, du dispositif représenté à la figure 1 ; - la figure 3 représente de façon schématique, en élévation, un détail du circuit d'alimentation en fluide du dispositif de nettoyage à fluide haute pression selon 1' invention ;

- la figure 4 représente de façon schématique, en coupe longitudinale et en élévation, le dispositif de nettoyage à fluide haute pression et le boîtier rotatif selon 1' invention ;

- la figure 5 est un détail de la figure 4 représentant le boitier rotatif selon l'invention ; - la figure 6 est une représentation schématique, vue selon une direction axiale, d'un détail du boitier rotatif selon l'invention ;

- la figure 7 est une représentation schématique d'une tête de décapage selon l'invention, dans un tube entartré représenté en coupe longitudinale ; la figure 8 est une représentation schématisée, partielle et en perspective , d' une installation comportant des tubes à décaper, sur la face avant de laquelle est agencé un dispositif selon l'invention comportant une multiplicité de gaines de décapage .

L'invention entre dans le domaine de l'hydrodynamique.

Elle concerne plus particulièrement l'entretien et la maintenance d'installations industrielles, en particulier le nettoyage des tubes de condenseurs, d'échangeurs , de boites à eau ou analogues . L'invention consiste dans la mise au point d'un procédé pour effectuer ces opérations de décapage d'un tube 12 sous l'action d'un fluide à très haute pression, et d'un dispositif 10 pour mettre en œuvre ce procédé .

Ce procédé comporte les opérations suivantes : - on fait passer un fluide à très haute pression dans une gaine flexible 14

- on soumet cette gaine flexible 14 à l'action de moyens de motorisation 50 d'avance longitudinale, et à l'action de moyens d'entraînement en rotation de ladite gaine 14 autour de son axe longitudinal

- on régule, à l'aide de moyens de gestion 48 et de moyens de détection de rotation 47 et/ou de repérage d'avance longitudinale, les moyens de motorisation 50 d'avance longitudinale, et lesdits moyens d'entraînement en rotation - on guide ladite gaine 14 à proximité de l'entrée dudit tubes 12.

De façon préférée, on commande, par ces moyens de gestion 48, la circulation du fluide dans la gaine 14.

Un dispositif de convoyage 10 de fluide à très haute pression, tel que visible sur la figure 1, est conçu pour le nettoyage et/ou décapage d'une installation industrielle 11 telle qu'une boîte à eau, comportant un faisceau de tubes 12.

Le nettoyage et/ou décapage de chacun de ces tubes 12 est assuré par une tête 13, tel qu'un embout, un « Roto- Jet® », un furet ou analogue. Cette tête 13 est traversée par un fluide à très haute pression, notamment de l'eau, qui lui est fourni par une gaine 14 depuis des moyens de génération

15, qui alimentent une conduite d'alimentation 16, laquelle est reliée à la gaine 14 au travers de moyens de raccordement 20.

Dans un mode de réalisation préféré , ces moyens de

génération 15 sont un compresseur délivrant du fluide sous très haute pression, notamment de 1500 à 3800 bar, avec un débit de quelques litres par minute, dans une fourchette préférée de 10 à 15 litres par minute, ces valeurs n'étant nullement limitatives .

Du fait de la combinaison recherchée d' une très haute pression et d'un très faible débit, les pertes de charge sont très faibles, et presque toute l'énergie est disponible au niveau de la tête 13. Selon l'invention, la gaine 14 est préférentiellement une gaine flexible, conçue pour parcourir la totalité de la longueur des tubes 12 , et s ' adapter à la topologie de l'installation 11 à entretenir.

Cette longueur peut être très importante, aussi est-il nécessaire de guider la gaine 14, pour garantir à la fois le bon fonctionnement du dispositif 10 et sa sécurité.

A cet effet, le dispositif 10 comporte des moyens de motorisation 50 d'avance longitudinale de la gaine 14, et des moyens d' entraînement en rotation de la gaine 14 autour de son axe longitudinal .

Cette disposition permet de consacrer la totalité de l'énergie haute pression envoyée dans la tête 13 à l'opération de décapage proprement dite.

Tel que visible sur la figure 7 , dans une application préférée et non limitative, la tête 13 est fixée à l'extrémité de la gaine 14. Cette tête 13 comporte de préférence un axe longitudinal T. Quand la gaine 14 munie de la tête 13 est insérée dans un tube 12, cet axe T est parallèle à celui du tube 12. On notera, à ce propos, que l'invention est parfaitement adaptée à la maintenance de tubes 12 de forme quelconque, même s'il est usuel que ces tubes 12 soient rectilignes . Dans le cas où le tube 12 présente une courbure, l'axe T est parallèle à la tangente à cette courbure au point où se trouve la tête 13 dans ce tube 12. La tête 13 est conçue apte à la projection de jet de décapage à une extrémité de la gaine 14 à laquelle elle est

fixée, opposée à l'extrémité par laquelle cette gaine est alimentée par les moyens de génération 15. La tête 13 comporte au moins un canal intérieur 139 conçu apte à amener du fluide sous pression à au moins un insert conçu apte à générer, à l'extérieur de la tête 13, et, notamment à l'intérieur d'un tube 12 à décaper, au moins un jet de fluide. Ce canal intérieur 139 peut comporter, tel que visible sur la figure 7 , des dérivations qui alimentent en fluide sous pression différents inserts, eux-mêmes conçus aptes à générer autant de jets de fluide.

Au moins un insert avant 131, orienté selon un angle, de préférence compris entre 15° à 20°, par rapport à l'axe longitudinal T de la tête 13, est conçu apte à effectuer, avec le jet 132 qu'il projette en amont de la tête 13, c'est- à-dire vers l'avant de cette dernière dans son mouvement d' avance dans un tube 12 , le dérochage de tartre ou similaire. Dans une version avantageuse, cet angle d'orientation est réglable. L' insert 131 peut avantageusement être complété par au moins un autre insert avant 137, sensiblement parallèle audit axe T et décalé par rapport à celui-ci, qui est conçu apte, avec le jet 138 qu'il projette également en amont de la tête 13 , à briser du tartre ou similaire au voisinage de l'axe T, qui est de préférence parallèle à celui d' un tube 12 dans lequel est insérée la gaine 14 munie de la tête 13, pour son décapage.

En effet, grâce à un ensemble d' inserts latéraux 133 qui projettent des jets latéraux 134, notamment sur la paroi d'un tube 12, la tête 13 est et reste parfaitement centrée sur l'axe du tube 12, contrairement aux dispositifs de l'art antérieur dans lesquels la tête de nettoyage a une trajectoire irrégulière d'allure hélicoïdale, et dont l'irrégularité est amplifiée par la vitesse de rotation, notamment au-delà de 200 tours par minute. Ces inserts 133 peuvent être, selon le cas, radiaux ou être orientés selon un angle de 80 à 90° par rapport à l'axe T, de façon à, comme l' insert 131, à projeter leur jet vers l'avant dans le sens

de progression AV en travail de la tête 13. De façon préférée, les inserts latéraux 133 sont disposés régulièrement sur la circonférence de la tête 13 pour assurer son maintien, par l'équilibrage des jets qu'ils génèrent. Avantageusement, ils sont au nombre de trois.

Un ou plusieurs inserts arrière 135 sont conçus aptes à projeter vers l'aval de ladite tête 13, c'est-à-dire du côté opposé à l'amont, ou encore en arrière de la tête quand celle-ci avance dans un tube 12, un ou plusieurs jets 136 pour au moins compenser les efforts axiaux dûs à un ou plusieurs jets orientés vers l'amont de la tête 13 issus d'autres inserts que comporte cette dernière, et notamment des jets issus des autres inserts 131 ou/et 133. Avantageusement, les inserts latéraux 133 sont disposés régulièrement sur la circonférence de la tête 13. De façon préférée, ils sont au nombre de trois.

L'énergie amenée par l'intérieur de la gaine 14 à la tête 13 se répartit, de façon préférée et nullement limitative , de la façon suivante : - en un peu plus de 50%, préférentiellement entre 50 et

60%, en particulier 55%, au niveau des inserts arrière 135;

- entre 20 et 40%, préférentiellement 30%, au niveau des inserts latéraux 133 ;

- entre 10 et 20%, préférentiellement 15%, au niveau de 1' insert avant 131, ou des inserts avant 131 et 137.

On comprend ainsi que, selon l'invention, la gaine 14 est translatée dans le tube 12 à nettoyer sous l'effet des moyens de motorisation 50, et qu'il est inutile de faire passer dans les inserts arrière 135 de la tête 13 une énergie pour sa propulsion, qui pourrait être mieux employée pour le décapage. Selon l'invention, la répartition d'énergie dans les jets issus des inserts de la tête 13 est calculée pour assurer, sinon son équilibre dans le tube 12, ce qui n'est pas recherché en raison du risque de crevaison du tube 12 en cas de stationnement prolongé de la tête en un point, du moins une faible force de traction dans la direction AV

d' avance de la tête 13 dans le tube . Le mouvement d' avance en vitesse de travail de la tête 13 dans le tube est quant à lui réalisé sous l'action des moyens de motorisation 50.

De façon préférée, les inserts, et en particulier les inserts générant les jets qui effectuent le travail de décapage, c'est-à-dire les inserts avant 131 ou/et 137, sont réalisées en matière dure, de dureté supérieure à 2000 mégapascals et percés à un diamètre calibré de très faible valeur, inférieur à 0,150 mm, et préférentiellement inférieur à 0,100 mm. Dans une application préférée, ces inserts sont réalisés en saphir, de grande longévité.

On peut ainsi, grâce à la parfaite stabilisation axiale de la tête 13 dans un tube 12, amener l'énergie de décapage exactement au point voulu. Selon l'application, en fonction du diamètre du tube 12 à décaper et la nature de la salissure ou du matériau à décaper, l'utilisateur choisit une tête 13 de diamètre et de morphologie appropriés . Notamment les angles de tirs des différents jets peuvent être modifiés selon la position et l'orientation des différents inserts.

Les moyens d' entraînement en rotation de la gaine 14 permettent, en combinaison avec les moyens d'entraînement en translation de la tête 13 dans le tube 12 sous l'effet des moyens de motorisation 50, de conférer une trajectoire extrêmement régulière. Ceci est capital pour effectuer un nettoyage complet et parfait des tubes 12. Cette régularité présente encore un autre avantage important, dans le cas où la paroi d'un tube 12 présente un affaiblissement local suite à un traitement antérieur de mauvaise qualité : la régularité d' avance de la tête 13 permet le nettoyage soigné de cette zone affaiblie, sans pour autant l'affaiblir encore voire la crever ce qui était le cas avec les dispositifs de l'art antérieur .

On notera encore, à ce propos, que le choix d'une très haute pression conjuguée à un très faible débit de fluide permet d'obtenir, conjugué à un très faible diamètre des

inserts conçus aptes à générer des jets de fluide, permet d'obtenir, en sortie de ceux-ci des jets de longueur d'action très courte, notamment inférieure à 10 millimètres, et suffisante pour le décapage du tube 12. Cette faible longueur de jet est importante si la tête 13 circule dans un tube 12 qui présente un crevé pour une raison quelconque, car on ne vient pas, de ce fait, endommager avec les jets issus de la tête 13 les autres tubes 12 voisin de celui sur lequel on opère , au sein du faisceau de tubes usuel en pareil cas . Dans un mode de réalisation préféré, le dispositif 10 comporte des premiers moyens avant 44 d'entraînement en rotation de la gaine autour de son axe longitudinal conçus aptes à être situés à proximité du faisceau de tubes 12. Il comporte encore au moins des deuxièmes moyens arrière 33 d'entraînement en rotation de la gaine 14 autour de son axe longitudinal, qui s'interposent entre ces moyens avant 44 d'entraînement en rotation et les moyens de génération 15.

Dans un mode de réalisation particulier et préféré de l'invention, la gaine 14 est guidée, au voisinage de l'entrée dans l'installation industrielle 11 à entretenir, par les moyens avant 44 d'entraînement en rotation. Préférentiellement , ces moyens 44 sont constitués par un boîtier rotatif 40.

Ce boîtier rotatif 40 est conçu, non seulement pour assurer le guidage de la gaine 14, mais aussi pour créer et/ou entretenir un mouvement de rotation, autour de son axe longitudinal ou de sa fibre neutre longitudinale , de la gaine 14. Avantageusement, le boîtier rotatif 40 comporte des moyens de motorisation 50 d'avance longitudinale de la gaine 14, contrôlant le mouvement de translation de cette dernière.

Les deuxièmes moyens arrière 33 d' entraînement en rotation de la gaine 14 peuvent avantageusement être créés au niveau des moyens de raccordement 20.

Tel que visible sur la figure 3 , en aval des moyens de génération 15, le fluide sous très haute pression est amené aux moyens de raccordement 20 à la gaine 14 par une conduite

d'alimentation 16. Naturellement, le circuit d'alimentation en fluide comporte, si nécessaire, les moyens de filtration adéquats , non représentés sur les figures .

Dans un mode de réalisation particulier, en entrée depuis les moyens de génération 15 et la conduite d'alimentation 16, les moyens de raccordement 20 à la gaine 14 comportent des moyens 30 de coupure de l'alimentation en fluide, commandés par un circuit de commande 31. Ces moyens de coupure 30 sont des moyens de sécurité, conçus pour arrêter l'alimentation de la gaine 14 en fluide à haute pression, en cas de détection de l'arrêt de rotation ou/et d'avance de la gaine 14, ou de tout autre incident analogue.

Les moyens de raccordement 20 à la gaine 14 comportent encore, en aval, un joint tournant 32 arrière, alimentant directement la gaine 14.

Dans un mode préférentiel de réalisation, les moyens 20 comportent encore des moyens de mise en rotation de la gaine 14, sous la forme de moyens arrière 33 d'entraînement en rotation, notamment un moteur, par l'intermédiaire de moyens de transmission arrière 34.

Préférentiellement, les moyens de raccordement 20 ainsi constitués sont montés sur un chariot 17, tel que visible sur les figures 1 et 2. Chaque chariot 17 circule sur une rampe de roulement 18. Cette rampe 18 n'est pas nécessairement rectiligne, de façon à permettre l'adaptation du dispositif selon l'invention à la topographie des locaux où se situe l'installation 11, ce qui est possible quand la gaine 14 est flexible .

Avantageusement, la gaine 14 qui véhicule un fluide à très haute pression peut être contenue dans des moyens de sécurité, tels que gaine enveloppe 49, gaines métalliques tressées blindées , gaines métalliques notamment en acier inoxydable en forme de soufflet, ou similaire, tel que visible sur la figure 4. Dans un mode de réalisation particulier, en particulier dans le cas de gaines rigides, chaque chariot 17 est être

conçu pour générer et/ou entretenir les mouvements de translation de la gaine 14.

Tel que visible sur la figure 2 , plusieurs ensembles de rampes, dans cet exemple trois rampes 18A, 18B, 18C, peuvent avantageusement être disposés , de préférence parallèlement les unes aux autres, pour supporter des chariots 17A, 17B, 17C, de mise en rotation de gaines 14A, 14B, 14C, pour l'alimentation d'autant de têtes 13A, 13B, 13C.

Cet agencement permet un bon contrôle des gaines 14 lors de leur entrée dans l'installation 11 à entretenir. Il permet, encore, de déployer sur leur longueur, lesdites gaines 14 hors de l'installation 11, et de positionner les moyens de génération 15, généralement volumineux, à un emplacement adéquat. L'invention permet d'obtenir un important gain de temps d'exécution : le temps opératoire de détartrage d'un tube de diamètre 18 millimètres, passe, d'environ 15 minutes avec les procédés de l'art antérieur, à environ 6 minutes avec l'invention. Outre la réduction des coûts, l'invention permet de réduire les durées d'immobilisation des boîtes à eau, et donc les durées d'arrêt de tranches dans les centrales de production d'énergie, notamment nucléaire. La juxtaposition de plusieurs rampes permet, en traitant plusieurs tubes en parallèles, d'abaisser encore ces coûts et ces durées. Par exemple une installation à 6 gaines permet à l'exploitant de calculer le temps de 1 minute seulement pour le nettoyage de chaque tube .

De façon avantageuse, l' invention incorpore encore , en pareil cas, un dispositif de positionnement 140 pour l'introduction des gaines 14 dans les faisceaux de tubes, en fonction du pas de ces faisceaux. Les installations 11 de tubes 12, telles que boîtes à eau, comportent un poumon avec une face avant 141 généralement plate. Le dispositif de positionnement 140 selon l'invention consiste de préférence en un chariot 142 à mouvements croisés selon des axes X, Y, tel que visible sur la figure 8 , et notamment à commande

numérique. Ce chariot circule sur un ensemble 143 de guidages, qui sont conçus aptes à être positionnés très rapidement sur la face avant 141, par des dispositifs d' ablocage tels que vérins pneumatiques , ou/et éléments boulonnés, ou similaire. La commande numérique d'un tel chariot à mouvements croisés autorise, encore, le fonctionnement sans opérateur .

La protection de l'opérateur a fait l'objet d'attentions particulières. Tel que visible sur la figure 8, une conduite de dérivation 144 peut avantageusement être installée, au niveau de l'entrée en face avant 141 de l'installation 11, sur les moyens de sécurité 49 couvrant la gaine 14, pour recueillir, notamment par aspiration et sans contact avec l'opérateur, les effluents, potentiellement pathogènes, issus du détartrage. L'opérateur n'est ainsi plus exposé au risque de légionellose usuel en cas de combinaison eau et haute température, et peut travailler en milieu propre, et son travail est de surcroît moins pénible. Il faut noter que la quantité de tartre peut être importante , de l'ordre de 400 grammes par tube de 15 mètres, ce qui représente, pour une boîte à eau de 30000 tubes, 12 tonnes de tartre sec. De façon préférée, le dispositif de mise en œuvre de l'invention comporte des éléments mobiles de filtration et de séparation de ces effluents, notamment au niveau d'un véhicule. Préférentiellement, un autre véhicule est dédié aux moyens de préparation du fluide, notamment par filtration, et de génération de très haute pression 15. Le reste de l'équipement est modulaire, de masse et d'encombrement réduits, de façon à pouvoir être monté sur site, sans gêne, par des opérateurs ne disposant pas d'appareillage lourd de levage .

L'opérateur dispose, pour la conduite du procédé, d'un boîtier de commande, non représenté sur les figures, qui est relié à des moyens de gestion 48. Pour compléter la protection de l'opérateur, la gaine

14 est raccordée à la tête 13 par un manchon spécial appelé

nipple . Ce manchon est retenu par un épaulement d' arrêt intérieur à un boîtier qui est retenu par un épaulement d'arrêt intérieur à un boîtier 142 conçu apte à être fixé en face avant 141 d'une installation 11, telle qu'une boîte à eau ou un condenseur, dans laquelle sont incorporés les tubes 12, et l'opérateur ne peut donc être en contact avec le fluide sous pression.

La vitesse de rotation de la gaine 14 est de préférence de 0 à 1000 tours par minute, cette vitesse n'étant aucunement limitative.

Pour revenir aux premiers moyens avant d' entraînement en rotation 44, et dans un mode préféré, tel que visible sur les figures 4 et 5, la gaine 14 traverse un boîtier rotatif 40. Ce dernier comporte un carter 41 conçu apte à être fixé à la structure au voisinage de l'installation 11 à entretenir, par exemple au sas d'accès au faisceau de tubes 12 de l'installation 11.

Le boîtier rotatif 40 comporte des moyens de liaison de solidarisation en rotation, avec la gaine 14, d'un rotor 42. La gaine 14 est conçue apte à traverser le rotor 42. Ce rotor 42 est supporté par un carter fixe 41 par l'intermédiaire de moyens de guidage et d'appui 43, tels que des paliers, ou des roulements, ou analogue. Le rotor 42 est entraîné, dans un mouvement de rotation autour d' un axe longitudinal qui correspond sensiblement à l'axe longitudinal de la gaine 14, par des moyens avant 44 d'entraînement en rotation par rapport au carter 41, tels qu'un moteur, par l'intermédiaire de moyens de transmission avant 45, tels qu'un ensemble poulies et courroie, ou analogue.

Dans un mode de réalisation préféré, les moyens de liaison de solidarisation en rotation de la gaine 14 avec le rotor 42 sont des moyens de motorisation 50 d'avance longitudinale de la gaine 14. Ces moyens de motorisation 50 comportent de préférence, et tel que représenté sur les figures 4, 5 et 6, au moins un

et de préférence plusieurs galets 51 et contre-galets 51A, synchronisés et entraînés par des moyens d'entraînement annexes 52, notamment un moteur, par l'intermédiaire de moyens de transmission annexes 53. L'action de tels galets 51, 51A permet de pousser la gaine 14 dans les tubes 12 de l'installation 11 à entretenir, ou de l'en extraire en cas d'incident ou en fin de travail.

Dans le cas d'un dispositif 10 comportant des moyens avant et arrière d'entraînement en rotation, on comprend qu'il est possible, grâce à la mise en place de moyens de gestion ou/et de synchronisation, de mettre la gaine 14 en rotation synchrone , autour de son axe longitudinal , sur toute sa longueur. Il est naturellement possible d'implanter, selon la longueur de la gaine 14 et les contraintes de service, une multiplicité de moyens d'entraînement en rotation tous synchronisés entre eux.

On comprend que , pour un bon contrôle de la gaine 14 avant son entrée dans l'installation 11, les moyens de génération du mouvement de rotation et du mouvement de translation de la gaine 14 , qui sont implantés au niveau du boîtier rotatif 40, doivent de préférence être menants par rapport à d'autres moyens d'entraînement que comporte l'installation, notamment au niveau des chariots 17.

Notamment, les moyens avant 44 de mise en rotation de la gaine 14 au niveau du boîtier rotatif 40 doivent être synchronisés avec les moyens arrière 33 et 34 situés sur le chariot 17, ou/et encore à d'autres emplacements le long de la gaine 14. On évite ainsi tout vrillage et toute détérioration de la gaine 14. De la même façon, dans un mode particulier de réalisation, non représenté sur les figures, ces moyens de motorisation 50 peuvent piloter des moyens de motorisation d'avance longitudinale des chariots 17 sur les rampes de roulement 18, ou être synchronisés avec eux. La vitesse d'avance linéaire de la gaine 14 est variable : dans une application préférée , nullement

limitative, de l'ordre de 300 à 2500 mm par minute en phase de décapage, et de l'ordre de 15 m par minute pendant les mouvements de translation d'approche ou de recul avant et après décapage . Dans un mode préféré de réalisation et tel que visible sur les figures, les moyens d'entraînement annexes 52 sont pneumatiques, et alimentés par air par l'intermédiaire d'un joint tournant avant 46 axial coopérant avec le rotor 42.

Le boîtier rotatif 40 comporte encore de préférence des moyens 47 de détection de la rotation de la gaine 14, reliés à des moyens de gestion 48, constitués notamment par un automate, qui commandent et pilotent, d'une part les différents moyens d'entraînement: moyens de motorisation 50 d' avance longitudinale de la gaine 14 , moyens d' entraînement avant en rotation 44 de la gaine 14, moyens d'entraînement arrière 33 en rotation de la gaine 14, notamment au niveau du chariot 17, et d'autre part par l'intermédiaire du circuit de commande 31, les moyens 30 de coupure de l'alimentation en fluide . On comprend que de tels moyens de détection 47 peuvent être installés ailleurs sur l'installation, et de préférence le plus en aval possible. Leur implantation au niveau du boîtier rotatif 40 est préférée en raison de la compacité de l'installation et du regroupement de tout l'appareillage au niveau du carter 41, et en raison de sa proximité avec l'installation 11.

En aval du boîtier rotatif 40 du côté de l'installation 11, la gaine 14 est, préférentiellement, protégée par une gaine enveloppe d'amenée 49, jusqu'à son entrée dans le faisceau des tubes 12, où elle est préférentiellement utilisée pour la récupération des effluents issus de l'opération de nettoyage ou de décapage, et comporte avantageusement, au voisinage de l'installation 11, un té raccordé à une conduite de dérivation 144 de ces effluents. Avantageusement, le dispositif 10 comporte des moyens de repérage, non représentés sur les figures, de l'avance

longitudinale de la gaine 14.

Dans un mode particulier de réalisation, la gaine 14 comporte des marquages sur sa longueur. Ainsi, un système par exemple optique peut mesurer la position et la vitesse d'avance de la gaine 14, et également constater l'éventuel blocage de celle-ci dans son mouvement d'avance. Un tel blocage peut, notamment, être causé par l'importante quantité de tartre au sein des tubes de l'installation à nettoyer.

De tels moyens de repérage sont alors interfaces avec les moyens de gestion 48, qui déclenchent les actions nécessaires pour éviter l'endommagement du matériel.

Ces moyens de gestion 48 permettent, encore, de déceler une usure des moyens de motorisation 50, par exemple des galets 51 ou 51A, se traduisant par un glissement de la gaine 14 par rapport à ceux-ci, notamment dans le cas d'un effort résistant pendant la phase de travail.

D'autres technologies peuvent être utilisées pour ces moyens de repérage, notamment inductives, mécaniques, ou autres . Les moyens de gestion 48, avantageusement, adaptent les paramètres de rotation et de translation de la gaine 14 en fonction de ceux de la tête 13, notamment si ce dernier dispose d'une motorisation indépendante, par exemple électrique . Par exemple ils peuvent synchroniser la vitesse de rotation de la gaine 14, ou la calculer et la réguler en fonction de la vitesse de rotation d'un « Roto-Jet ®», qui est, soit mesurée, soit commandée si ce « Roto-Jet ®» est également motorisé .

Les moyens de gestion 48 assurent une sécurité de fonctionnement totale. Toute résistance anormale est prise en compte : en particulier, si la gaine 14 ne tourne pas sur elle-même, ou n'est pas en mouvement longitudinal, après une temporisation très brève, de l'ordre de 0,5 à 1 seconde, les moyens de gestion 48 commandent, tout d'abord l'arrêt de génération de fluide à très haute pression au niveau des moyens de génération 15, puis le retrait partiel ou total de

la gaine 14, afin d'éviter qu'un jet de fluide au niveau de la tête 13 reste en place et vienne à couper un tube 12. Ce trajet retour peut être effectué avec une grande avance, par exemple en 1 minute pour un tube de 15 mètres . Si la rotation de la gaine 14 est assurée, mais si son avance est stoppée en raison d'une obturation du tube 12, une programmation des moyens de gestion 48 permet d'effectuer des cycles de mouvements longitudinaux de va-et-vient, par exemple sur une course de quelques centimètres, voire un retrait total après un nombre prédéterminé de cycles.

La position d'incident est alors mémorisée, ce qui permet, ensuite, un retour de la tête 13 en position pour la poursuite du travail. On notera, encore, que la tête 13 peut circuler dans le tube 12 sans fluide, en particulier pour en mesurer précisément la longueur. Il est en effet important que la tête 13 ne déborde pas, à l'extrémité du tube 12 opposée à celle de son introduction, afin d'éviter que ses jets ne viennent détériorer les revêtements anti-corrosions équipant en général les faces des boîtes à eau. Les moyens de gestion 48 permettent ainsi un fonctionnement entièrement automatique, ou semi-automatique, avec la possibilité de faire travailler un ensemble multigaines sur un ensemble de tubes ou tube par tube, ou encore entièrement en manuel . A titre d'exemple nullement limitatif, le détartrage de tubes peut s'effectuer avec une vitesse de rotation de 0 à 1000 tours par minute, et une avance permettant de traiter un mètre de tube dans un temps compris entre 0 et 120 secondes, préférentiellement de 20 à 30 secondes. Quand les tubes sont fortement entartrés, on peut exploiter la possibilité de fonctionner de façon réversible, et plusieurs allers-retours peuvent s'avérer nécessaires. Il convient de noter que de l'eau pure suffit pour exécuter un tel détartrage, la combinaison de la vitesse d'avance longitudinale, de la vitesse de rotation et de la pression du jet suffit à dérocher le tartre. On notera que, si le tartre est peu dur,

on peut monter à une vitesse de rotation de gaine de 500 tours par minute , voire davantage .

Le dispositif 10 à boîtier rotatif 40 selon l'invention apporte, par rapport aux systèmes de l'art antérieur, une grande régularité de mouvement qui permet d'effectuer un travail de qualité. Pour le nettoyage de tubes d'épaisseur de 0,7 à 0,8 mm et de diamètres de 15 à 25 mm, il est possible de travailler à des pressions très supérieures à 1500 bar, notamment 2000 à 2500 bar dans le cas de tubes en laiton, et jusqu'à 3800 bar selon les expérimentations effectuées, cette valeur ne constituant aucunement une limite supérieure, mais un seuil exploité en fonction des technologies disponibles à des coûts compatibles avec une installation industrielle.

Cette régularité de mouvement constitue un des avantages essentiels de l'invention. Elle permet d'apporter des réponses aux exploitants qui, tout en souhaitant le détartrage de leurs tubes , ne souhaitent pas un traitement de ces tubes à blanc, mais en conservant une couche superficielle résultant d'un traitement de surface antérieur, par exemple une couche d' oxydes particuliers , par exemple suite à des « vaccinations » de tubes laitons par des attaques acides, ou encore un revêtement plastifié ou analogue . La combinaison de la vitesse de rotation de la gaine 14, de son avance, du débit en fluide, et de l'angle de projection des jets des buses avant de la tête 13 permet d'effectuer un test sur un premier tube 12 jusqu'à validation; le processus est ensuite parfaitement reproductible sur tous les autres tubes 12 du faisceau 11 concerné , grâce à la parfaite maîtrise de tous les paramètres .

Le boîtier rotatif 40 selon l'invention apporte une grande sécurité de travail par la maîtrise des paramètres , et permet en particulier de prévenir toute rupture d'un des tubes 12 à nettoyer. Sa petite taille, de l'ordre de 350mm au cube, permet de l'installer à proximité directe de l'entrée de l'installation 11 à nettoyer. Les gaines d'amenée 49

peuvent accueillir plusieurs gaines flexibles 14 correspondant au nettoyage de tubes 12 différents de l'installation 11 à nettoyer. En effet, on peut, en raison du faible encombrement de tels boîtiers rotatifs 40, en juxtaposer plusieurs pour augmenter encore le nombre de tubes 12 nettoyés de façon simultanée, et, donc, réduire très sensiblement la durée d'immobilisation de l'installation industrielle 11 à nettoyer. Dans une telle version multigaines et multi-chariots, il est intéressant de grouper les boîtiers rotatifs, voire de les intégrer dans un même carter. On remarque que la distance entre ce carter et l'entrée des gaines dans le poumon à nettoyer est alors variable . La flexibilité de la gaine enveloppe 49 protégeant la gaine 14, et celle de cette dernière elle-même, permettent de disposer, pour les différents circuits, de tronçons de gaine de même longueur, ceux correspondant aux entrées les plus éloignées du boîtier rotatif dans le poumon comportant moins de méandres que ceux relatifs aux entrées les plus proches , qui adoptent alors une forme en serpent rendue possible par cette flexibilité .

On notera, encore, que le boîtier rotatif 40 est entièrement autonome en termes de motorisation, et peut être utilisé seul, de façon totalement indépendante d'un dispositif à chariot 17 mobile tel que décrit ci-dessus. Le fluide utilisé dans le procédé et le dispositif selon l'invention est, dans une version préférée, constitué d'eau ou d'une solution aqueuse.

Dans une autre application particulière, ce fluide est un gaz liquide. Le dispositif selon l'invention comporte alors, en différents points, des moyens de mesure et de régulation de température de la gaine 14, sous forme de sous- stations, de façon à amener le fluide à la température souhaitée à l'extrémité de la gaine 14 dans un tube 12, notamment au niveau de la tête 13. Une application particulière consiste en la projection d'azote liquide, les moyens de gestion 48 régulent alors les

sous-stations préférentiellement pour assurer une température voisine de -147 0 C au niveau de l'extrémité de la gaine 14 dans un tube 12 , notamment au niveau de la tête 13. On assure ainsi la sortie des jets sous forme liquide, et, ensuite, une évaporation rapide permettant d'éviter tout traitement d'effluent.

D'autres fluides peuvent être projetés, notamment des agents de protection de surfaces , tels que peintures , oxydes , ou similaires . L'exploitant d'une installation industrielle équipée de condenseurs détartrés selon le procédé et avec le dispositif de l'invention constate de multiples avantages : un gain de puissance de la tranche concernée dans le cas d' une centrale de production d'énergie, un abaissement de la dangerosité et de la pénibilité pour les opérateurs, une durée réduite des interventions de maintenance rétablissant rapidement la disponibilité des moyens , des coûts de détartrage plus bas , une diminution des effluents liquides, une possibilité d'un détartrage intégral qui assure le gain de rendement au niveau du condenseur avec le retour au rendement nominal de l'installation neuve après détartrage, une forte diminution de la consommation d'eau de décapage, ou encore, après détartrage intégral, une possibilité d'effectuer des contrôles, notamment par courants de Foucault pour suivre l'usure des tubes, ce qui est impossible tant qu'il reste du tartre à l'intérieur.

D'autres utilisations de l'invention sont intéressantes : la chimie, la pétrochimie, les installations de dessalement d'eau de mer. En effet, l'invention, décrite ici dans l'application préférée de détartrage, est tout aussi efficace pour l'enlèvement d'autres résidus solides tels que des chlorures , nitrures ou similaires .