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Patent Searching and Data


Title:
METHOD FOR CLEANING A SPRAY DEVICE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2011/039487
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a device (12) for diffusing liquid sprayed into a reception zone, said device comprising a vessel (22) that can contain a liquid to be sprayed and at least one diffuser (24) of sprayed liquid, arranged in the vessel. Said diffuser especially comprises an ultrasound emitter. The cleaning method is such that, during an operating phase of the device, during which the device does not diffuse liquid into the receiving zone, the following steps are implemented: a liquid is heated in the vessel to a pre-determined temperature, preferably higher than 60°C, especially between 65°C and 80°C; and the liquid is removed from the vessel by a conduit of the device arranged outside a circuit for diffusing the liquid sprayed into the receiving zone.

Inventors:
GSCHWIND, Michel (Chemin des Lavandières, Grasse, F-06130, FR)
GUERRIN, Fabien (42 chemin de St Marc, Les Jardins de Toscane, Grasse, F-06130, FR)
RICHARD, Frédéric (Chemin Chapelle des chiens, Résidence Altéa apt 36, Grasse, F-06130, FR)
Application Number:
FR2010/052072
Publication Date:
April 07, 2011
Filing Date:
September 30, 2010
Export Citation:
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Assignee:
ARECO FINANCES ET TECHNOLOGIE - ARFITEC (114 Chemin de Saint Marc, Grasse, F-06130, FR)
GSCHWIND, Michel (Chemin des Lavandières, Grasse, F-06130, FR)
GUERRIN, Fabien (42 chemin de St Marc, Les Jardins de Toscane, Grasse, F-06130, FR)
RICHARD, Frédéric (Chemin Chapelle des chiens, Résidence Altéa apt 36, Grasse, F-06130, FR)
International Classes:
B08B9/08; B08B17/00
Attorney, Agent or Firm:
CABINET LHERMET LA BIGNE & REMY (Emmanuel POTDEVIN, 11 Boulevard de Sébastopol, Paris, F-75001, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Procédé de nettoyage d'un dispositif (12) de diffusion de liquide pulvérisé dans une zone de réception, le dispositif comprenant une cuve (22) apte à contenir un liquide à pulvériser et au moins un diffuseur (24) de liquide pulvérisé agencé dans la cuve, le diffuseur comprenant notamment un émetteur à ultrasons, le procédé étant caractérisé en ce que, au cours d'une phase de fonctionnement du dispositif durant laquelle le dispositif ne diffuse pas de liquide dans la zone de réception, on met en œuvre les étapes suivantes:

- on chauffe (106; 206) un liquide dans la cuve jusqu'à une température prédéterminée, de préférence supérieure à 60° C, notamment comprise entre 65°C et 80°C ; et

- on vidange (116; 214) le liquide de la cuve par un conduit du dispositif situé hors d'un circuit du diffusion de liquide pulvérisé dans la zone de réception, et communiquant de préférence directement avec la cuve.

2. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel on détermine (112; 208) à l'aide d'un capteur si la température du liquide est supérieure à la température prédéterminée, et on commande le chauffage (26) en fonction de cette détermination, notamment on commande l'arrêt du chauffage lorsque la température est supérieure à la température prédéterminée.

3. Procédé selon au moins l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel on maintient la température du liquide dans une plage prédéterminée pendant une durée prédéterminée, de préférence supérieure ou égale à 2 minutes, notamment comprise entre 5 et 60 minutes.

4. Procédé selon au moins l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel on mesure (104; 204) un niveau du liquide dans la cuve à l'aide d'au moins un capteur de niveau, et on commande (106; 206) le chauffage (26) en fonction du niveau mesuré.

5. Procédé selon au moins l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel on fait circuler (108) le liquide dans la cuve, par exemple à l'aide d'une pompe située dans celle-ci, notamment une fois atteint un niveau prédéterminé de liquide dans la cuve.

6. Procédé selon au moins l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, au cours d'une autre phase de fonctionnement du dispositif durant laquelle le dispositif diffuse du liquide pulvérisé dans la zone de réception, on fait circuler (108) le liquide dans la cuve avec un débit tel que le ratio de ce débit sur un débit du ou des diffuseurs (24) est supérieur ou égal à 50

7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, au cours d'une autre phase de fonctionnement, on diffuse du liquide dans la zone de réception sans que ce liquide ait été préalablement chauffé dans la cuve jusqu'à atteindre la température prédéterminée, de préférence sans que ce liquide ait été préalablement chauffé dans la cuve.

8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la zone de réception comprend des articles sensibles à la température, tels que des denrées alimentaires.

9. Dispositif (12) de diffusion de liquide pulvérisé dans une zone de réception, le dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend :

- une cuve (22) apte à contenir un liquide à pulvériser ;

- au moins un diffuseur (24) de liquide pulvérisé agencé dans la cuve,

- des moyens de chauffage (26), tels qu'une résistance chauffante, agencés dans la cuve, de préférence plus près d'un fond de la cuve que d'un sommet de la cuve ;

- un conduit situé hors d'un circuit du diffusion de liquide pulvérisé dans la zone de réception et communiquant de préférence directement avec la cuve, et

- des moyens pour commander, au cours d'une phase de fonctionnement du dispositif durant laquelle le dispositif ne diffuse pas de liquide dans la zone de réception, un chauffage (106; 206) du liquide contenu dans la cuve jusqu'à une température prédéterminée, de préférence supérieure à 60°C, notamment comprise entre 65°C et 80°C, et une vidange du liquide de la cuve par le conduit.

10. Dispositif selon la revendication précédente dans lequel le diffuseur comprend un émetteur à ultrasons, de préférence présentant une face interne allant en se rétrécissant à mesure qu'on s'approche d'une embouchure du diffuseur.

1 1 . Dispositif selon au moins l'une quelconque des revendications 9 et 10, comprenant en outre au moins un capteur (28) apte à mesurer la température du liquide et/ou à déterminer si la température du liquide contenu dans la cuve est supérieure à une température déterminée et/ou au moins un capteur de niveau permettant de déterminer si le liquide contenu dans la cuve atteint un niveau prédéterminé, de préférence les moyens de commande étant aptes à commander le dispositif de chauffage (26) en fonction d'au moins une donnée fournie par le capteur de niveau et/ou le capteur de température.

Description:
Procédé de nettoyage d'un dispositif de pulvérisation

L'invention concerne les dispositifs de pulvérisation de liquide.

De tels dispositifs sont notamment utilisés pour hydrater des produits consommables exposés sur des étalages, notamment dans les supermarchés. Ces produits sont par exemple des fruits et des légumes.

Ces dispositifs comprennent une cuve de liquide et des têtes de pulvérisation agencées dans la cuve, chaque tête comprenant une buse contenant du liquide provenant de la cuve et un émetteur à ultrasons apte à émettre des ondes ultrasonores dans le liquide pour le pulvériser.

Le liquide à pulvériser est généralement de l'eau provenant du réseau d'eau courante.

Or, en fonction de la qualité de l'eau et aussi de la qualité de l'air environnant, le dispositif est susceptible de se salir de façon récurrente. Notamment, des biofilms, qui sont des films formés par des bactéries à la surface de l'eau, peuvent apparaître dans la cuve. Ces films constituent des poches favorisant le développement de bactéries potentiellement nuisibles pour l'homme lorsqu'elles sont inhalées, par exemple la legionelle. Le développement de telles bactéries doit être contrôlé pour éviter leur projection dans l'air ambiant. De plus, le développement en interne de la population de bactéries est facilité par certaines élévations de la température de l'eau (la température idéale de développement se situe entre 25 et 45°C pour la legionelle), l'ajout d'un volume d'eau contaminé ou encore l'injection d'air contaminé. Plus généralement, la saleté qui s'accumule dans le dispositif peut entraîner des dysfonctionnements.

Pour nettoyer le dispositif, les opérations sont relativement lourdes et peuvent nécessiter le démontage au moins partiel de la machine. C'est aussi le cas lorsqu'on souhaite nettoyer la machine à l'issue d'une période d'arrêt prolongée.

Un but de l'invention est de permettre de nettoyer le dispositif efficacement, en éliminant les biofilms et la plupart des microorganismes, en évitant des opérations trop lourdes.

A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de nettoyage d'un dispositif de diffusion de liquide pulvérisé dans une zone de réception, le dispositif comprenant une cuve apte à contenir un liquide à pulvériser et au moins un diffuseur de liquide pulvérisé agencé dans la cuve, le diffuseur comprenant notamment un émetteur à ultrasons, le procédé étant tel que, au cours d'une phase de fonctionnement du dispositif durant laquelle le dispositif ne diffuse pas de liquide dans la zone de réception, on met en œuvre les étapes suivantes: - on chauffe un liquide dans la cuve jusqu'à une température prédéterminée, de préférence supérieure à 60° C, notamment comprise entre 65°C et 80°C; et

- on vidange le liquide de la cuve par un conduit du dispositif situé hors d'un circuit du diffusion de liquide pulvérisé dans la zone de réception.

Ainsi, le nettoyage met en œuvre une action thermique sous la forme d'un choc thermique permettant d'obtenir une décontamination du dispositif.

Il ne nécessite pas d'intervention lourde ou fastidieuse, telle qu'une étape de nettoyage mécanique par frottement à l'aide d'une brosse. Il n'est pas nécessaire de procéder à un démontage même partiel du dispositif, ni même de l'ouvrir. Un tel procédé peut donc être mis en œuvre plus fréquemment qu'un procédé de nettoyage classique.

Il peut être mis en œuvre uniquement grâce à des éléments intégrés au dispositif, notamment un dispositif de chauffage.

A l'aide d'un tel procédé, il est possible d'éliminer facilement les biofilms. En effet, les biofilms de fine épaisseur sont détruits lorsqu'ils sont soumis à un traitement thermique. Or, comme le procédé selon l'invention peut être répété fréquemment, par exemple tous les jours, sans augmenter les coûts de maintenance de façon significative, des biofilms d'épaisseur importante n'ont pas le temps de se former. Un tel procédé permet donc de les éliminer et de prévenir leur développement de façon simple et efficace.

Les biofilms étant éliminés, le développement des bactéries est ralenti, voire empêché. En outre, celles-ci sont éliminées, au moins en partie, voire en totalité, durant le procédé de nettoyage thermique. On peut prévoir par exemple que le procédé met en œuvre une pasteurisation. Une température supérieure à 60°C permet en effet d'éliminer facilement les bactéries, notamment par pasteurisation, sans qu'il soit besoin de chauffer trop longtemps.

En outre, puisqu'on vide le liquide de la cuve suite à l'étape de chauffage de celui-ci, les résidus des biofilms qui pourraient subsister dans l'eau ayant servi au nettoyage sont évacués du dispositif pour une meilleure hygiène de l'étalage. La vidange du liquide hors du circuit de pulvérisation vers la zone de réception évite tout risque de contaminer ce dernier.

Le procédé de l'invention est très avantageux puisqu'il permet d'éviter l'encrassement du dispositif. En outre, il permet d'éliminer les bactéries, telles que la légionelle, ce qui permet d'éviter la contamination des consommateurs par de telles bactéries.

Le procédé étant exécuté lorsque le dispositif ne diffuse pas de liquide sur la zone de réception, aucune interférence n'est à craindre avec cette dernière ni avec les articles recevant en fonctionnement normal le liquide pulvérisé. Il s'ensuit qu'on peut choisir sans contrainte les paramètres de mise en œuvre du procédé tels que la température de chauffage, la durée du chauffage, le nombre de chauffes, etc. On limite également la puissance nécessaire pour le chauffage du liquide.

Le procédé peut en outre être automatisé de sorte qu'il est mis en œuvre sans intervention humaine.

De préférence, le conduit communique directement avec la cuve.

Le procédé selon l'invention peut comprendre également une ou plusieurs des caractéristiques suivantes:

- on détermine à l'aide d'un capteur si la température du liquide est supérieure à la température prédéterminée, et on commande le chauffage en fonction de cette détermination, notamment on commande l'arrêt du chauffage lorsque la température est supérieure à la température prédéterminée. De cette façon, on contrôle mieux la dépense d'énergie nécessaire au nettoyage du dispositif. De préférence, on veille à ce que le dispositif ne dépasse pas une température maximale que peuvent supporter ses composants, notamment la pompe et les céramiques des diffuseurs le cas échéant.

- on maintient la température du liquide dans une plage prédéterminée pendant une durée prédéterminée, de préférence supérieure ou égale à 2 minutes, notamment comprise entre 5 et 60 minutes. Cela permet d'assurer une bonne élimination de toutes les bactéries.

- on mesure un niveau du liquide dans la cuve à l'aide d'au moins un capteur de niveau, et on commande le chauffage en fonction du niveau mesuré. On nettoie ainsi le dispositif une fois que la cuve est convenablement remplie pour éliminer un maximum de biofilms, quelle que soit leur localisation. En effet, le biofilm se forme dans la zone limitrophe air/eau et donc plus fréquemment en partie haute de la cuve.

- on fait circuler le liquide dans la cuve, par exemple à l'aide d'une pompe située dans celle-ci, notamment une fois atteint un niveau prédéterminé de liquide dans la cuve. Pour certains types d'installations complexes, cela permet s'assurer que le liquide servant au nettoyage circule dans tous les éléments de la cuve et de garantir un nettoyage intégral du dispositif. Le dispositif ne comprendra pas nécessairement une pompe de circulation.

- au cours d'une autre phase de fonctionnement du dispositif durant laquelle le dispositif diffuse du liquide dans la zone de réception, on fait circuler le liquide dans la cuve avec un débit tel que le ratio de ce débit sur un débit du ou des diffuseurs est supérieur ou égal à 50. Le premier débit est par exemple le débit de la pompe précitée. Ainsi, la teneur en bactéries est faible à chaque instant dans les diffuseurs si bien que l'action de nébulisation assure efficacement leur destruction, dès le début du fonctionnement.

- au cours d'une autre phase de fonctionnement, on diffuse du liquide dans la zone de réception sans que ce liquide ait été préalablement chauffé dans la cuve jusqu'à atteindre la température prédéterminée, de préférence sans que ce liquide ait été préalablement chauffé dans la cuve. Il s'agit du fonctionnement normal ou nominal du dispositif. On voit donc que le procédé de nettoyage n'interfère en rien avec ce dernier.

- on répète périodiquement le procédé, par exemple toutes les 24 heures.

- la zone de réception comprend des articles sensibles à la température, tels que des denrées alimentaires.

L'invention a également pour objet un dispositif de diffusion de liquide pulvérisé dans une zone de réception, qui comprend :

- une cuve apte à contenir un liquide à pulvériser

- au moins un diffuseur de liquide pulvérisé agencé dans la cuve

- des moyens de chauffage, tels qu'une résistance chauffante, agencés dans la cuve, de préférence plus près d'un fond de la cuve que d'un sommet de la cuve ;

- un conduit situé hors d'un circuit du diffusion de liquide pulvérisé dans la zone de réception, et communiquant de préférence directement avec la cuve; et

- des moyens pour commander, au cours d'une phase de fonctionnement du dispositif durant laquelle le dispositif ne diffuse pas de liquide dans la zone de réception, un chauffage du liquide contenu dans la cuve jusqu'à une température prédéterminée, de préférence supérieure à 60° C, notamment comprise entre 65°C et 80°C, et une vidange du liquide de la cuve par le conduit.

Il est en effet plus facile de chauffer le liquide si le dispositif de chauffage est placé au voisinage du fond de la cuve du fait de la densité légèrement plus faible du liquide chaud.

De préférence, le diffuseur comprend un émetteur à ultrasons, de préférence présentant une face interne allant en se rétrécissant à mesure qu'on s'approche d'une embouchure du diffuseur.

La demanderesse a en effet constaté avec surprise qu'une telle face, formant un concentrateur acoustique qui améliore l'efficacité de la pulvérisation, accroît aussi l'élimination des germes et des bactéries telles que la légionelle. Ce concentrateur, combiné à l'action thermique du procédé, améliore encore l'effet bactéricide de ce dernier. La sécurité du dispositif s'en trouve considérablement accrue. Un tel dispositif de chauffage peut comprendre au moins une résistance chauffante, de conception simple et permettant un chauffage efficace, l'actionnement d'une telle résistance étant en outre facile à commander.

Avantageusement, le dispositif comprend en outre au moins un capteur apte à mesurer la température du liquide et/ou à déterminer si la température du liquide contenu dans la cuve est supérieure à une température déterminée et/ou au moins un capteur de niveau permettant de déterminer si le liquide contenu dans la cuve atteint un niveau prédéterminé, de préférence les moyens de commande étant aptes à commander le dispositif de chauffage en fonction d'au moins une donnée fournie par le capteur de niveau et/ou le capteur de température.

Ainsi, le dispositif selon l'invention peut comprendre en outre au moins un capteur de température ménagé dans le dispositif de façon à être apte à mesurer la température du liquide et/ou à déterminer si la température du liquide contenu dans la cuve est supérieure à une température déterminée.

II peut comprendre deux capteurs de température, un des capteurs étant destiné à mesurer la température du liquide et l'autre étant un capteur de sécurité permettant de s'assurer que le liquide ne dépasse pas une température critique.

On pourra prévoir que la résistance chauffante est de type CTP (coefficient de température positif, en anglais PTC pour Positive Température Coefficient). Il s'agit d'une thermistance dont la résistance augmente fortement avec la température dans une plage de température limitée mais diminue en dehors. Elle a pour avantage de ne pas nécessiter de capteur de température.

Le dispositif selon un mode de réalisation de l'invention comprend également au moins un capteur de niveau permettant de déterminer que le liquide contenu dans la cuve atteint un niveau prédéterminé.

Un tel dispositif peut notamment comprendre deux capteurs de niveau, un des capteurs déterminant un niveau maximum de liquide et un autre des capteurs déterminant un niveau minimum de liquide.

Les moyens de commande peuvent être aptes à commander le dispositif de chauffage en fonction des données fournies par le capteur de niveau et/ou de température, ce qui permet de mieux réguler le procédé.

Le dispositif peut également comprendre une horloge, celui-ci étant alors également susceptible de comprendre un moyen de commande du dispositif de chauffage en fonction des données fournies par l'horloge.

L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins dans lesquels : - la figure 1 représente une vue en perspective d'un étalage comprenant un dispositif de pulvérisation selon un mode de réalisation de l'invention,

- la figure 2 représente une vue en perspective d'une cuve d'un dispositif de diffusion de la figure 1 ,

- la figure 3 est un diagramme d'un procédé selon un premier mode de réalisation de l'invention, réalisé à l'aide d'un dispositif tel que celui de la figure 2,

- la figure 4 est un diagramme d'un procédé selon un autre mode de réalisation de l'invention, le procédé étant mis en œuvre dans un dispositif de type distinct de celui des figures 1 et 2,

- la figure 5 est une vue en coupe axiale d'une tête de diffusion du dispositif de la figure 1.

On va tout d'abord décrire un dispositif selon un premier mode de réalisation de l'invention et un procédé associé. On décrira ensuite un procédé selon un autre mode de réalisation de l'invention, pouvant être associé à un dispositif plus simple, un tel dispositif ne comportant pas de pompe pour la circulation du liquide dans la cuve.

On a tout d'abord représenté sur la figure 1 un étalage 10 comprenant un dispositif de pulvérisation 12 selon un mode de réalisation de l'invention ainsi qu'un meuble 14 pour entreposer des articles sensibles à la température, par exemple des produits alimentaires consommables tel que des fruits et des légumes, des produits de la mer, etc. Ce meuble comprend notamment une plaque 16 portant les articles.

Le dispositif est destiné à pulvériser des gouttelettes d'eau dans une zone de réception comprenant cet étalage afin que les gouttelettes soient reçues par les articles. Le dispositif 12 comprend notamment un générateur 18 apte à nébuliser le liquide à pulvériser, constitué par de l'eau, sur les produits consommables, et des conduits 20 recevant le liquide nébulisé et le dirigeant jusqu'au voisinage des produits consommables. Les conduits 20 comprennent alors des orifices pour permettre la diffusion du liquide sur les produits consommables. Il s'agit du circuit de pulvérisation de l'eau sur les articles.

On va maintenant décrire plus en détails le générateur 18. Comme on le voit sur la figure 2, celui-ci comprend une cuve 22 destinée à recevoir du liquide à projeter sur les produits consommables et, agencées dans la cuve 22, des têtes de pulvérisation 24. Comme illustré aux figures 2 et 5, chaque tête 24 comprend une buse contenant du liquide à pulvériser et en communication de fluide avec la cuve et un émetteur à ultrasons 25 pour nébuliser le liquide contenu dans la buse. Cet émetteur comprend ici une céramique piézoélectrique. La buse présente des orifices 27 pour l'arrivée de l'eau dans la buse. Les gouttelettes formées s'échappent par l'embouchure de sortie 29 de la buse. On pourra prévoir que les têtes baignent dans le liquide de la cuve ou au contraire s'étendent au-dessus du niveau du liquide.

La face interne 31 de la buse a une forme qui va en se rétrécissant à mesure qu'on s'approche d'une embouchure du diffuseur, par exemple une forme à profil en parabole et à symétrie de révolution autour de l'axe longitudinal de la buse. Cette forme constitue ainsi un concentrateur acoustique. On trouvera plus de détails à ce sujet dans la demande FR-2 788 706.

Le générateur comprend des moyens de remplissage de la cuve, comprenant par exemple une valve branchée sur un dispositif de filtration raccordé au réseau d'eau courante.

Le générateur comprend également, comme on le voit sur la figure 2, un dispositif de chauffage 26 constitué par une résistance chauffante. Celle-ci a par exemple comme sur les figures une forme en « U » et s'étend sur la plus grande partie de la grande dimension de la cuve pour un chauffage plus efficace. En l'espèce, elle fournit une puissance de 200 W.

Le générateur comprend également deux capteurs de niveau agencés dans la cuve, ces capteurs n'étant pas représentés sur la figure. Ils sont situés à deux niveaux de la cuve, désignés comme les niveaux minimum et maximum de liquide dans la cuve. Le niveau minimum correspond généralement au niveau dans lequel l'émetteur à ultrasons est tout juste recouvert d'eau, la résistance chauffante étant alors également recouverte d'eau. Le niveau maximum est un niveau au-dessus duquel la cuve risque de déborder par un conduit de trop plein, par exemple un niveau correspondant à 80% de la capacité totale de la cuve. Remplir la cuve jusqu'à ce niveau, comme on le verra dans la suite, permet de nettoyer aussi la zone de trop plein.

Le générateur comprend également deux capteurs de température. Le premier capteur de température est constitué par une sonde de température destinée à mesurer la température du liquide se trouvant dans la cuve 22. Cette sonde est agencée dans la cuve et n'est pas représentée sur les figures.

Le deuxième capteur de température 28 forme un capteur de sécurité, un tel capteur étant ici un bilame comprenant de deux lames de métaux de coefficients thermiques différents soudées entre elles. Un tel capteur permet d'envoyer un signal électrique lorsque la température dépasse une température de seuil.

Le générateur comprend également une pompe destinée à faire circuler le liquide dans la cuve 22. Ainsi, la température du liquide est plus homogène puisque tout le liquide passe à proximité de la résistance chauffante 26. De plus, l'utilisation de la pompe permet de nettoyer toutes les parties du dispositif en contact avec l'eau.

Le générateur comprend également un circuit de commande de la résistance chauffante 26 comprenant des moyens d'alimentation électrique de celle-ci et des moyens de commande de l'alimentation de la résistance chauffante, par exemple à l'aide d'un ou plusieurs interrupteurs, le ou les différents interrupteurs étant commandés en fonction des données en provenance des capteurs de niveau et/ou de température. Le circuit de commande de la résistance comprend également une horloge, l'actionnement de l'interrupteur ou des interrupteurs pouvant également être effectués en fonction des données reçues de l'horloge. Ces moyens de commande seront par exemple des moyens de commande électronique ou informatique obéissant à un programme d'ordinateur ad hoc apte à commander la mise en œuvre du procédé.

On va maintenant décrire un procédé de nettoyage d'un dispositif de pulvérisation tel que décrit.

Le procédé commence lors d'une étape 100 lorsque l'horloge indique une heure prédéterminée, cette heure étant une heure durant laquelle le dispositif ne fonctionne pas en projetant le liquide sur les produits consommables, par exemple la nuit à 2 heures du matin. Le procédé est en effet mis en œuvre lorsque les têtes de pulvérisation sont désactivées et ne fonctionnent pas. Les produits peuvent d'ailleurs être absents.

Lorsque l'horloge affiche l'heure prédéterminée, les moyens d'alimentation de la cuve en liquide sont actionnés lors d'une étape 102 de remplissage de la cuve.

On détermine ensuite en fonction des données fournies par le capteur de niveau haut si le niveau de la cuve est supérieur à un niveau prédéterminé, lors d'une étape 104.

Tant que le niveau déterminé à l'étape 104 à l'aide du capteur de niveau haut est inférieur au niveau prédéterminé, on renvoie le procédé à l'étape 102 et on continue le remplissage de la cuve.

Si en revanche le niveau est supérieur au niveau prédéterminé, on arrête le remplissage et on alimente la résistance chauffante 26 pour débuter une étape 106 de chauffage du liquide contenu dans la cuve. On déclenche également une étape 108 d'actionnement de la pompe du générateur, pour permettre au liquide de nettoyage de circuler dans tous les éléments de la cuve. Faire circuler le liquide dans la cuve permet de chauffer plus uniformément celui-ci.

Une fois les étapes 106 et 108 de chauffage et de circulation du liquide dans la cuve amorcées, on détermine en fonction des données fournies par le capteur de niveau bas si le niveau de la cuve est inférieur à un niveau prédéterminé correspondant au niveau bas de celle-ci, lors d'une étape 110.

Si le niveau déterminé à l'étape 110 est inférieur au niveau prédéterminé, on arrête le chauffage et la circulation du liquide dans la cuve et on recommence le procédé à l'étape 102 de remplissage de la cuve.

Si en revanche le niveau est supérieur au niveau bas, on mesure la température du liquide se trouvant dans la cuve à l'aide de la sonde de température, lors d'une étape 112 et on détermine si celle-ci est supérieure à une température prédéterminée.

Dans le cas présent, la température prédéterminée est de 70°C, qui est une température optimale permettant le nettoyage, notamment la pasteurisation, de la cuve si elle est maintenue dans le liquide pendant une durée peu importante, par exemple 2 minutes, comme l'indique l'annexe 1 de l'arrêté du 30 novembre 2005 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d'habitation, des locaux de travail ou des locaux recevant du public (n° SANP0524385A ) dans le cadre de la réglementation française.

Si la température mesurée à l'étape 112 est supérieure à la température prédéterminée, on commande l'arrêt de la résistance chauffante, lors d'une étape 118. Cela permet d'effectuer une économie d'énergie, la résistance chauffante ne chauffant alors pas continûment durant toute la durée du procédé. Cela permet également d'éviter la surchauffe du dispositif.

Une fois la résistance arrêtée, on mesure à nouveau la température du liquide, à l'aide de la sonde, lors d'une étape 120.

Si la température est supérieure à la température prédéterminée, à savoir 70°C, on attend quelques secondes et on effectue à nouveau l'étape 120 de mesure.

Une fois que la température est devenue inférieure à la température prédéterminée, on renvoie le procédé à l'étape 106 pour actionner à nouveau l'étape de chauffage. On asservit ainsi le chauffage du liquide pour maintenir le liquide à une température voisine de 70°C tout en évitant toute dépense d'énergie inutile. Plus précisément, on maintient la température du liquide dans une plage prédéterminée autour de 70°C, par exemple la plage allant de 68°C à 72°C.

On le fait pendant une durée prédéterminée, de préférence supérieure ou égale à 2 minutes, notamment comprise entre 5 et 60 minutes.

En effet, à l'étape 112, si la température est en revanche inférieure à la température prédéterminée, on vérifie lors d'une étape 114 qu'une heure prédéterminée n'est pas dépassée à l'aide de l'horloge.

Dans ce cas, l'heure prédéterminée est par exemple 2 h 45, car il a été déterminé qu'un fonctionnement du procédé de nettoyage pendant un cycle de 45 minutes peut être suffisant pour éliminer les biofilms et les bactéries, lorsque la température prédéterminée est une température de 70° C.

Si l'horaire prédéterminé n'est pas dépassée, le procédé est renvoyé aux étapes 106 et 108 et la pompe et la résistance chauffante continuent d'être actionnées.

Lorsque l'horaire prédéterminé est dépassée, on termine le procédé lors d'une étape 116, et on arrête tous les organes de la cuve tel que la résistance chauffante ou la pompe. On évacue également le liquide ayant servi à nettoyer le générateur. Cette vidange peut être effectué à l'aide d'une vanne de vidage par gravité connectée au tout-à-l'égout, par exemple. La vidange a lieu via un conduit qui ne fait pas partie du circuit de diffusion des gouttelettes dans la zone de réception et qui communique directement avec la cuve

On réalise aussi de cette façon un nettoyage du circuit de vidange, qu'il est important d'accomplir car ce circuit peut être le siège de développements et/ou de remontées de bactéries.

On notera que l'exécution de l'étape 116 de fin pourrait également être commandée par une détection par le capteur bilame de sécurité d'une température supérieure à sa température de seuil. La température de seuil du capteur est choisie supérieure à la température prédéterminée pour que celui-ci ne déclenche pas l'étape de fin du procédé si la sonde fonctionne correctement. Toutefois, il permet d'arrêter le procédé dans le cas où la sonde est défectueuse et où la température du liquide est trop élevée. Sa température de seuil peut notamment être de 85 °C, et est déterminée par la température de tenue des céramiques et des autres composants du circuit en contact avec le liquide surchauffé.

Après ce nettoyage, de préférence quelques heures après, le dispositif peut reprendre son fonctionnement normal. Ainsi, au cours d'une autre phase de fonctionnement, on diffuse du liquide dans la zone de réception. Cette diffusion a lieu sans que ce liquide ait été préalablement chauffé dans la cuve jusqu'à atteindre la température prédéterminée, et même sans que ce liquide ait été préalablement chauffé dans la cuve. Le liquide demeure froid, à température ambiante et/ou à sa température à la sortie du réseau d'alimentation en eau, cette dernière pouvant être supérieure ou inférieure à la température ambiante. Le dispositif a eu le temps de refroidir complètement depuis le nettoyage avant de reprendre son fonctionnement en diffuseur dans la zone de réception.

Mais il n'est pas nécessaire que le redémarrage ait lieu quelques heures après. On peut prévoir en effet que le dispositif comprend une sonde de température et que, après nettoyage, on remplit la cuve avec de l'eau froide. Si la température de l'eau est inférieure à un seuil prédéterminé, par exemple à 25°C, la nébulisation reprend sur la zone de réception, sinon on peut être amené à refaire une vidange et au moins un autre remplissage à l'eau froide. C'est cette eau froide qui refroidit le système. Cette caractéristique permet aussi de contrôler que la température de l'eau ne dépasse pas le seuil en fonctionnement normal également.

On va maintenant décrire un autre procédé selon un autre mode de réalisation de l'invention, représenté à la figure 4. Un tel procédé peut être mis en œuvre dans un dispositif dont le générateur est moins complexe et ne comprend pas de pompe par exemple.

Ce procédé commence à une étape initiale 200 lors de laquelle le départ du procédé est actionné par un opérateur depuis l'extérieur, par exemple le matin avant l'ouverture du magasin.

Une fois le procédé amorcé, on remplit la cuve de liquide lors d'une étape 202, similaire à l'étape 102 puis on détermine le niveau de l'eau lors d'une étape 204, similaire à l'étape 104.

Tant que le niveau déterminé à l'étape 204 à l'aide du capteur de niveau haut est inférieur au niveau prédéterminé, on continue l'étape 202 de remplissage de la cuve.

Quand le niveau devient supérieur au niveau prédéterminé, on arrête le remplissage et on alimente électriquement la résistance chauffante pour effectuer une étape 206 de chauffage du liquide contenu dans la cuve.

Lors d'une étape 208, on mesure ensuite la température à l'aide d'une sonde de température et on détermine si la température est supérieure à une température prédéterminée, soit 70°C dans le cas présent.

Si ce n'est le cas, on continue de chauffer le liquide et on renvoie le procédé à l'étape 206 précédente.

Si en revanche la température est supérieure à la température prédéterminée, on déclenche un chronomètre lors d'une étape 210. On continue pendant ce temps de chauffer le liquide. On peut envisager de réduire la puissance de la résistance chauffante une fois le chronomètre déclenché.

Ensuite, lors d'une étape 212, on mesure si le temps depuis lequel le chronomètre est enclenché est supérieure à une durée déterminée, par exemple 5 minutes, qui est une durée suffisante pour éliminer les bactéries par pasteurisation lorsque le liquide est porté à 70° C.

Si le temps mesuré est inférieur à 5 minutes, on retourne à l'étape 212 et on mesure à nouveau le temps écoulé.

Si en revanche le temps mesuré est supérieur à 5 minutes, on vidange la cuve à l'aide d'un moyen d'évacuation de celle-ci tel qu'un tuyau relié à une vanne de vidange donnant sur le tout-à-l'égout, lors d'une étape 214. On commande également l'arrêt de la résistance chauffante.

Puis, lors d'une étape 216, on détermine s'il s'agit de la première vidange effectuée.

Si cela est le cas, le procédé est renvoyé à l'étape de remplissage 202 et les étapes 202 à 216 sont effectuées à nouveau.

Si cela n'est pas le cas, on considère le procédé de nettoyage comme terminé. L'intervalle de temps entre deux cycles de nettoyage peut avantageusement être évalué en fonction du fonctionnement réel de la machine. On a pu vérifier que le système à ultrason avec concentrateur acoustique était efficace pour détruire les bactéries. Par contre, une longue période de non fonctionnement ou un fonctionnement à puissance partielle favorise le développement des biofilms. Le cycle sera plus fréquent quand l'appareil sera utilisé à puissance réduite. Par ailleurs lors d'un redémarrage après une longue période d'arrêt, l'eau des filtres peut être plus ou moins contaminée, il convient alors de rincer la filtration et de procéder à un choc thermique initial pour s'assurer la qualité de l'eau.

En présence de la pompe et lors du fonctionnement avec nébulisation sur la zone de réception, il est intéressant que la pompe présente un débit d'eau élevé en comparaison avec le débit des diffuseurs 24. A cet égard, on prévoit de préférence que la pompe a un débit de 2 litres par minutes et que les diffuseurs ont collectivement un débit de 1 ,6 litre par heure, ces valeurs n'étant pas limitatives. Le ratio entre ces débits, à savoir celui de la pompe sur celui des diffuseurs, est de 75. Cela signifie que la pompe brasse l'eau constamment beaucoup plus vite que l'eau est nébulisée. Il s'ensuit un effet de dilution des bactéries dans le bain. La teneur en bactéries est donc faible à chaque instant dans les diffuseurs si bien que l'action de nébulisation assure efficacement leur destruction, dès le début du fonctionnement, grâce à l'effet bactéricide des ultrasons. Cette teneur va bien-sûr en se réduisant à mesure que le nettoyage progresse. A cet égard, il est avantageux que le ratio précité soit supérieur ou égal à 50, et préférable qu'il soit au moins de 60. Ces aspects sont par ailleurs indépendants du volume du bac.

Si le dispositif comprend un ventilateur pour la diffusion de l'air portant les gouttelettes d'eau nébulisée, il sera préférable de le maintenir à l'arrêt pendant le nettoyage pour ne pas dissiper la chaleur produite par la résistance.

Le dispositif et le procédé ne sont pas limités à ce qui a été décrit ci-dessus.

Il peut ainsi comprendre un seul capteur de niveau, celui de niveau haut, ou pas de capteur de niveau du tout, la fin du remplissage pouvant alors correspondre à la fin d'une durée prédéterminée.

En outre, un dispositif selon l'invention peut ne pas comprendre une pompe ou peut comprendre un nombre de têtes de pulvérisation distinct de celui décrit.

Le procédé peut également être différent de ce qui a été décrit. Le procédé selon un premier mode de réalisation peut être déclenché manuellement, et non automatiquement à l'aide d'une horloge. En outre, les étapes 104, 108, 110 sont optionnelles. Il n'est pas non plus obligatoire de vider la cuve du liquide une fois celle-ci nettoyée même si cela est plus hygiénique.

En outre, après l'étape de détection indiquant que le niveau haut de la cuve a été atteint par le liquide de nettoyage, le procédé peut comprendre une étape d'attente durant une durée prédéterminée convenablement choisie avant d'arrêter le remplissage et de commencer le chauffage du liquide, la durée étant de préférence choisie pour que le liquide de nettoyage ne déborde pas de la cuve. Cela permet au niveau de liquide de dépasser la zone limitrophe air/eau où se forment les biofilms et qui correspond à ce niveau haut du liquide dans la cuve. Une meilleure désinfection de ces zones est ainsi garantie. Dans ce cas, la buse du diffuseur de liquide peut contribuer à diffuser du liquide sur l'ensemble des surfaces internes de la cuve, notamment dans la partie supérieure de celle-ci.

Le procédé selon le deuxième mode de réalisation peut également être différent de ce qui a été décrit plus haut. Il peut par exemple être effectué une seule fois et non deux fois, même si le nettoyage est alors moins bon. Il peut également être effectué plus de deux fois, si le nettoyage doit être encore plus performant.

En outre, le procédé selon le second mode de réalisation peut être commandé par une horloge comme dans le procédé selon le premier mode de réalisation de l'invention et être déclenché à une heure donnée. Les étapes 204, 208 et 216 sont également optionnelles. Le procédé selon le deuxième mode de réalisation de l'invention peut également être effectué entièrement de façon automatique.

Lorsqu'on atteint la température prédéterminée dans ce procédé, on peut également mettre en œuvre le procédé de telle sorte que celui-ci comprenne un asservissement du dispositif de chauffage en température, comme cela est le cas dans le premier mode de réalisation du procédé.

On notera également que les températures, niveaux, durées ou périodicités indiquées ne sont pas limitées à celles décrites ci-dessus.

On peut mettre en œuvre le procédé de l'invention en choisissant une température prédéterminée relativement élevée, par exemple supérieure à 80°C ou 90°C, telle que 100°C. Ainsi, on pourra générer de la vapeur d'eau afin de désinfecter aussi les canalisations du dispositif parcourues par de l'air. Mais il faut alors prévoir des moyens, comme un circuit de refroidissement spécifique, pour refroidir certains composants du dispositif tels que les céramiques piézoélectriques qui ne peuvent supporter une telle température. Un tel mode de réalisation est donc plus onéreux à mettre en œuvre.

Le dispositif et le procédé selon l'invention peuvent également être utilisés pour le nettoyage des conduits permettant la pulvérisation sur les produits consommables. Par exemple, les orifices de ces conduits peuvent être bouchés et le remplissage peut être commandé de sorte que le liquide de nettoyage remplisse également ceux-ci. Cela est particulièrement indiqué dans le cas où le dispositif comprend une pompe pouvant faire circuler le liquide en circuit fermé dans la cuve et les conduits.

L'invention est utilisable pour des dispositifs diffusant du liquide pulvérisé dans des vitrines réfrigérées contenant par exemple des produits de boucherie traditionnelle (viande, etc), de la charcuterie ou des fromages, par exemple servis à la coupe.

L'invention est utilisable aussi pour des dispositifs diffusant du liquide pulvérisé dans des caves pour le vieillissement du vin et l'affinage du fromage, ces dispositifs travaillant dans des environnements difficiles qui comprennent des bactéries ou des levures dans l'air.

On peut prévoir de nébuliser de l'eau chaude sur la zone de réception avec le dispositif (hors des périodes de nettoyage par choc thermique), par exemple de l'eau ayant une température pouvant aller jusqu'à 60°C. Toutefois, ce niveau de température risque d'endommager les buses de sorte qu'il est préférable, dans une telle hypothèse, de limiter la durée de nébulisation de l'eau chaude à 10% du temps de fonctionnement total en nébulisation sur la zone de réception.

On peut aussi prévoir que, après avoir vidé le dispositif avec l'eau qui a été chauffée pour le choc thermique, on remplit la cuve avec de l'eau (propre) froide, à température ambiante et/ou à la température du réseau d'alimentation dont elle provient, eau que l'on vidange immédiatement par le conduit dédié afin de convenablement rincer le dispositif et qu'il n'y subsiste pas de résidu de biofilm, de bactéries, etc. On effectue ce remplissage et cette vidange au moins une fois. Ensuite, le remplissage suivant sert au fonctionnement normal pour la nébulisation sur la zone de réception. Ce rinçage a aussi pour effet, si besoin, de refroidir la cuve et le dispositif avant la reprise de la nébulisation.