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Title:
METHOD FOR COATING SUPPORTS WITH AN EMULSION BINDER
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2001/096479
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention concerns a method for coating supports, such as granular supports or the like, characterised in that it consists in making the supports, of any type, to be coated hydrophobic; in supplying a bitumen emulsion or an anionic hydrocarbon oil-in-water emulsion, formed spontaneously or not, sufficiently stabilised to avoid any breakage even when contacted with the hydrophobic supports and being automatically reversed by cold process into a water-in-oil emulsion when contacted with the latter; and finally, in contacting said hydrophobic supports with a sufficient amount of bituminous or hydrocarbon emulsion and mixing said ingredients, for example by stirring, for a specific duration before applying them, to obtain an adhesive and workable coating of said supports with said bituminous or hydrocarbon binder.

Inventors:
Muntzer, Emile Jacques (24 avenue du Général de Gaulle Strasbourg, F-67000, FR)
Muntzer, Paul Emile (24 avenue du Général de Gaulle Strasbourg, F-67000, FR)
Application Number:
PCT/FR2001/001818
Publication Date:
December 20, 2001
Filing Date:
June 12, 2001
Export Citation:
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Assignee:
Muntzer, Jean (14B rue Neuve Schiltigheim, F-67300, FR)
Muntzer, Isabelle (10 rue Saint Jean Lyon, F-69005, FR)
Muntzer, Emile Jacques (24 avenue du Général de Gaulle Strasbourg, F-67000, FR)
Muntzer, Paul Emile (24 avenue du Général de Gaulle Strasbourg, F-67000, FR)
International Classes:
C08L95/00; E01C7/18; E01C19/10; (IPC1-7): C08L95/00; C08K3/32; E01C7/18; E01C19/10
Domestic Patent References:
WO1996021686A2
Foreign References:
EP0555167A1
FR867054A
Attorney, Agent or Firm:
Cabinet, Nuss (10 rue Jacques Kablé Strasbourg Cedex, F-67080, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS
1. 1) Procédé d'enrobage de supports, du type granulats ou analogues, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser une hydrophobation des supports, de nature quelconque, à enrober, à fournir une émulsion de bitume ou une émulsion hydrocarbonée anionique H/E, de formation spontanée ou non, suffisamment stabilisée pour éviter toute rupture mme au contact des supports à enrober hydrophobés et s'inversant automatiquement à froid en émulsion E/H au contact de ces derniers et, enfin, à mettre en contact lesdits supports hydrophobés avec une quantité adéquate d'émulsion bitumineuse ou hydrocarbonée et à mélanger ces ingrédients, par exemple par malaxage, pendant une durée déterminée avant leur application, pour obtenir un enrobage adhésif desdits supports par ledit liant bitumineux ou hydrocarboné.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surstabilisation de l'émulsion de bitume ou hydrocarbonée anionique est réalisée en milieu alcalin au moyen d'une ou de plusieurs substances chimiques alcalines, utilisées seules ou en association avec d'autres substances alcalinisantes.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surstabilisation est obtenue et ajustée par l'ajout d'une quantité prédéterminée de phosphate trisodique Na3PO4. 12H20.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le degré ou le potentiel d'hydrophobation des supports à enrober est ajusté et conservé à un niveau suffisant pour que 1'eau émulsionnée dans le bitume, ou le liant hydrocarbonée analogue, après inversion de l'émulsion H/E originelle au contact des supports hydrophobés, soit constamment soumis à une pression d'expulsion, dès le début du mélangeage.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le degré ou le potentiel d'hydrophobation des supports à enrober est porté à un niveau suffisant pour que la force d'attraction résultante génère une action d'attirance constante des globules de bitume sur lesdits supports, dont l'intensité permet, compte tenu de la plasticité des liants bitumineux à toute température, notamment aux températures extérieures usuelles, que leur aplatissement sur ces supports, pendant et après l'élimination de 1'eau de l'émulsion, devienne physico chimiquement adhésif et imperméable à l'eau.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le degré d'ouvrabilité et/ou la durée de conservation d'un certain degré d'ouvrabilité de l'enrobé est (sont) réglé (e) (s) par le taux d'eau dans l'émulsion originelle et, le cas échéant, par emploi d'émulsions à plus ou moins faible taux de bitume.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'expulsion de 1'eau de l'émulsion inverse surstabilisée est réalisée par introduction de carbonate de soude Na2CO3.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que 1'expulsion de 1'eau de l'émulsion est accélérée par ajout d'amidon dilué dans une solution d'un savon anionique.
9. Utilisation des enrobés bitumineux obtenu au moyen d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, avec des ouvrabilités adaptées, pour des travaux de revtement routier, d'étanchéité et de maçonnerie dans le bâtiment.
10. Utilisation d'enrobés bitumineux obtenu au moyen de procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, pour la réalisation de produits agglomérés.
Description:
Procédé d'enrobage de supports par un liant en émulsion La présente invention concerne le domaine de 1'enrobage, notamment bitumineux, de supports minéraux ou autres, de granulométrie variée, et a pour objet un procédé d'enrobage à froid de supports par des liants en émulsion, ainsi que l'utilisation de produits obtenus par celui-ci.

Par le document EP-A-0 555 167, il est connu de traiter des supports granulaires de manière à les rendre hydrophobes.

L'hydrophobation est applicable à tous les corps, jusqu'à leurs poudres les plus fines, pourvu qu'ils soient insolubles ou très peu solubles dans 1'eau. Il est évoqué dans le document précité que les émulsions peuvent servir de liant d'enrobage, et il y est fait mention d'émulsions dont les globules de bitume portent une charge électrique négative et qui se rompent au contact des supports hydrophobes.

La technique de l'enrobage par un liant sous forme d'émulsion consiste à libérer le bitume de sa forme émulsion, c'est-à-dire de faire rompre l'émulsion de manière à mettre à nu ce liant hydrocarboné pour que, sous la forme d'un hydrocarbure libre, il puisse tre attiré et retenu par les supports hydrophobes.

Cette technique d'enrobage est notamment décrite dans le document EP-A-0 805 900.

La présente invention a pour but de s'affranchir de la gestion délicate de la rupture contrôlée d'une émulsion, pour créer de nouvelles conditions d'ouvrabilité et de sécurité, notamment dans le cadre de la préparation et de l'application d'un enrobé bitumineux, en utilisant les mmes bitumes que ceux employés en enrobage à chaud, sans toutefois nécessiter un quelconque chauffage.

A cet effet, la présente invention a pour objet un procédé d'enrobage de supports, du type granulats ou analogues, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser une hydrophobation des supports, de nature quelconque, à enrober, à fournir une émulsion de bitume ou une émulsion hydrocarbonée anionique H/E, de formation spontanée ou non, suffisamment stabilisée pour éviter toute rupture mme au contact des supports à enrober hydrophobes et s'inversant automatiquement à froid en émulsion E/H au contact de ces derniers et, enfin, à mettre en contact lesdits supports hydrophobes avec une quantité adéquate d'émulsion

bitumineuse ou hydrocarbonée et à mélanger ces ingrédients, par exemple par malaxage, pendant une durée déterminée avant leur application, pour obtenir un enrobage adhésif et ouvrable desdits supports par ledit liant bitumineux ou hydrocarboné.

La présente invention ne recherche plus les meilleures conditions de rupture de l'émulsion d'enrobage, mais en fait les meilleures conditions de réalisation de l'inversion d'une émulsion H/E (huile dans eau) en émulsion E/H (eau dans huile) en rendant la rupture de l'émulsion H/E quasi impossible. On recherchera par contre les meilleures conditions pour que les stabilisants employés favorisent en mme temps cette inversion, de manière à obtenir un liant d'enrobage par inversion de son émulsion.

Les émulsions de bitume, baignant par définition dans de 1'eau, s'offrent donc tout naturellement comme forme de liant d'enrobage, puisqu'elles ont la mobilité de pouvoir transporter à froid les bitumes visqueux en usage dans la technique de l'enrobage à chaud aux endroits où ils doivent se déposer adhésivement, en milieu aqueux.

L'eau devient donc un facteur complémentaire utile et cesse d'tre l'antagoniste des enrobages bitumineux, comme cela est le cas pour les procédés à chaud.

Les supports hydrophobés pourront, par exemple, tre obtenus par le procédé décrit dans le document EP-A-0 555 167 précité.

Avantageusement, la surstabilisation de l'émulsion de bitume ou hydrocarbonée anionique est réalisée en milieu alcalin au moyen d'une ou de plusieurs substances chimiques alcalines, utilisées seules ou en association avec d'autres substances alcalinisantes. On ajoute ultérieurement aussi des produits capables de faire sortir 1'eau émulsionnée dans le bitume de l'émulsion E/H (décrit plus en détail ci-après).

Conformément à un mode de réalisation préférentiel de l'invention, la surstabilisation est obtenue et ajustée par l'ajout d'une quantité prédéterminée de phosphate trisodique Na3PO4. 12H2O, ce dernier favorisant simultanément l'inversion de l'émulsion H/E en émulsion E/H.

Selon l'invention, le degré ou le potentiel d'hydrophobation des supports à enrober est ajusté et conservé à un niveau suffisant pour que 1'eau émulsionnée dans le bitume, ou le liant hydrocarbonée analogue, après inversion de l'émulsion H/E originelle au contact des supports

hydrophobés, soit constamment soumis à une pression d'expulsion, dès le début du mélangeage.

L'émulsion H/E admet sans difficulté pour toutes les compositions minérales et granulaires possibles la quantité nécessaire de phosphate trisodique pour inhiber toute rupture de cette émulsion pendant l'enrobage. A cause de ces hautes doses alcalinisantes et de l'état d'hydrophobicité des supports d'enrobage l'inversion de cette émulsion anionique H/E est stimulée. Par son seul contact avec les supports hydrophobés et sa haute stabilité elle s'inverse spontanément. Il n'est besoin d'aucun autre moyen d'inversion.

De mme, notamment dans le cas d'un liant bitumineux constituant une application préférentielle de la présente invention, le degré ou le potentiel d'hydrophobation des supports à enrober est porté à un niveau suffisant pour que la force d'attraction résultante génère une action d'attirance constante des globules de bitume sur lesdits supports, dont l'intensité permet, compte tenu de la plasticité des liants bitumineux à toute température, notamment aux températures extérieures usuelles, que leur aplatissement sur ces supports, pendant et après l'élimination, naturelle ou provoquée, de 1'eau de l'émulsion, devienne physico-chimiquement adhésif et imperméable à 1'eau.

Immédiatement après mise en contact de l'émulsion précitée avec les supports hydrophobés, commence le combat de 1'eau faisant partie de l'émulsion et qui cherche à se maintenir en émulsion dans le bitume- maintenant phase extérieure et continue de cette émulsion E/H-et celui des supports hydrophobés qui cherchent à éloigner cette eau de leurs surfaces qui ne peuvent plus tre mouillées par celle-ci. Par le travail conjugué de ces forces agissant dans le mme sens et dont les effets s'ajoutent, l'émulsion inverse E/H s'accroche d'autant mieux aux supports hydrophobés en restant une émulsion inverse E/H qu'il faut briser.

Tant que de 1'eau reste émulsionnée dans le bitume, elle maintient une ouvrabilité variable en fonction de son taux d'eau inclus.

Cette ouvrabilité diminue au fur et à mesure que ce taux d'eau dans l'émulsion diminue.

Il se peut mme que 1'eau de l'émulsion d'origine H/E, avant son inversion, n'ait pas été suffisante pour garantir l'ouvrabilité de l'enrobé, le temps nécessaire à sa pose et à sa compaction (un rajout d'eau peut s'avérer nécessaire).

Ainsi, conformément à une caractéristique de l'invention, le degré d'ouvrabilité et/ou la durée de conservation d'un certain degré d'ouvrabilité de l'enrobé est (sont) réglé (e) (s) par le taux d'eau dans l'émulsion originelle et, le cas échéant, par 1'emploi d'émulsions à plus ou moins faible taux de bitume.

Comme un excès d'alcali, notamment sous forme de phosphate trisodique, n'est pas nuisible au procédé et que 1'hydrophobation reste une constante, il est possible de concevoir pour chaque catégorie de bitume, une émulsion anionique surstabilisée correspondante unique, d'emploi universel, qui peut servir à enrober tous les supports hydrophobés en enrobages ouverts ou fermés, se présentant et restant ouvrables comme l'enrobé à chaud.

Cette émulsion peut donc servir partout où des supports hydrophobés sont disponibles et où le bitume de la catégorie émulsionnée est demandé. Il est rappelé que du fait de l'hydrophobation des supports d'enrobage, l'émulsion n'a plus à tenir compte de leur origine acide ou basique.

Un sable hydrophobé, traité en mortier par une bétonnière, par exemple, pourrait tre gâché avec cette émulsion à la place de 1'eau sans utiliser de liants hydrauliques, émulsion utilisée sans autre adjuvant, pour monter des maçonneries aux joints noirs et isolants. La sortie de 1'eau de ce mortier peut ici tre favorisée par une troisième force, pour l'éliminer encore plus rapidement, à savoir la porosité des briques jointoyées.

Dans chaque entreprise disposant de cette émulsion et de supports hydrophobés, toutes les combinaisons d'utilisation sont possibles et un travail de détail se réduit à un simple mélange à froid des deux vecteurs d'enrobage.

Puisque le stockage des enrobés obtenus en silos parait risqué du fait d'une possible prise en bloc, on stocke seulement les supports hydrophobés, à l'air libre, pour lesquels les silos ne sont pas nécessaires.

Les prélèvements destinés à l'enrobage sont accompagnés de leurs doses nécessaires d'émulsion. L'enrobage aura lieu au pied des chantiers, avantageusement dans des malaxeurs mobiles qui alimentent les finisseurs.

Ainsi pour la première fois, à la connaissance des inventeurs, on dispose d'une émulsion qui est capable, comme le bitume chaud, de produire un enrobé à froid performant avec un simple malaxeur et une émulsion surstabilisée.

On peut tirer une première conclusion de ce qui précède en matières d'organisation et de logistique, telle qu'explicitée ci-dessous.

Les centres privilégiés pour fabriquer, stocker, distribuer et formuler les supports hydrophobés et, dans la mesure du possible, les liants d'enrobage, sont les sablières, les carrières et les ballastières. Ces lieux existent en général et sont liés depuis longtemps aux besoins en sables et en concassés nécessités par les entreprises d'une région donnée. Beaucoup possèdent ou abritent des postes d'enrobage qui, sous cette forme, ne sont plus nécessaires.

Une organisation idéale pour un pays serait donc une structuration pour que chaque endroit important de production de supports d'enrobage hydrophobés devienne également un centre de production de l'émulsion d'enrobage, coiffé en groupements par la raffinerie la mieux située.

Si l'on prend en compte que les entreprises du bâtiment peuvent devenir des clients importants pour les mortiers isolants et les autres applications de l'invention, l'investissement dans une installation de réception du bitume qui se transforme en émulsion de formation spontanée dans le temps normalement nécessaire à son déchargement serait rapidement amortie et les producteurs de sables et de concassés verraient leur chiffre d'affaires augmenter pour un faible investissement dans des bassins d'émulsion.

En général les entreprises de toutes les tailles auront la possibilité d'exécuter leurs travaux d'enrobage et de maçonnerie, sans dépendre de situations de monopoles et sans avoir à investir dans des postes d'enrobage, car en général leur équipement et leur parc d'engins seront suffisants.

La présente invention est donc basé sur un nouveau principe d'enrobage qui permet d'utiliser, à froid, adhésivement et ouvrablement, des liants plastiques et élastiques de hautes viscosités et, par l'intermédiaire de leurs émulsions anioniques H/E d'empcher toute rupture, dans n'importe quelle situation d'enrobage. Par contre par leurs contacts avec des supports hydrophobés, elles s'inversent automatiquement en émulsions E/H.

Par ce nouveau principe, dont un exemple de mise en oeuvre est décrit ci-après, on arrive à concentrer, à froid, sur des supports hydrophobés, le bitume ayant été immédiatement à son arrivée de la raffinerie, mis en émulsion et en stockage refroidissant. Sous cette forme

l'émulsion est en attente et en état de mise en condition sous forme de liant d'enrobage, pour donner l'optimum d'ouvrabilité à l'enrobé à obtenir, en fonction de ses conditions de mise en oeuvre.

Cette émulsion s'inverse à froid en émulsion E/H, des qu'elle vient en contact avec les supports hydrophobés.

Ainsi par l'action constante des forces qui agissent à l'intérieur d'un tel enrobé à l'émulsion inverse, 1'eau est progressivement exprimée et éliminée de l'intérieur du bitume qui constitue la phase continue et extérieure de l'émulsion E/H. Son contact avec les supports d'enrobage devient donc direct et déclenche le phénomène d'attirance mutuelle qui a été créée par l'hydrophobation. Les hydrophobés s'encollent fortement et adhésivement au bitume toujours en émulsion E/H.

La déshydratation de l'émulsion est aisément réalisable par les additifs employés dans la technique des pétroles bruts.

En effet, l'expulsion de 1'eau d'une émulsion inverse E/H peut tre obtenue par des procédés connus, notamment employés pour casser les émulsions E/H des pétroles bruts.

Les procédés chimiques et physiques précités ont notamment été publiés dans"EMULSIONEN", EHRICH MANGOLD, page 260 et suivantes, édition 1952, Strassenbau. Chemie und Technik Verlagsgesellschaft m. b. H, Heidelberg et dans"Technique des Emulsions", Otto Lange,"Le traitement des huiles et graisses minérales", pages 173 à 179, DUNOD, 1934.

Parmi les produits proposés, les inventeurs recommandent 1'emploi de carbonate de soude Na2C03 à introduire dans l'émulsion surstabilisée, par exemple par du phosphate trisodique, dans une proportion inférieure ou égale à environ 0,1 % du poids de l'émulsion. L'enrobé obtenu avec cette émulsion est, après sa mise en place, soumis à une énergique compaction par un cylindrage vibrant.

De faibles, voire très faibles, doses d'amidon, inférieures ou égales à 0,1 % du poids de l'émulsion et avantageusement dilué dans une solution d'un savon anionique, ajoutées à l'émulsion avec le carbonate de soude, accélèrent la sortie ou 1'expulsion de 1'eau de ladite émulsion.

En vue de faire sortir 1'eau d'une autre manière tout en allongeant le temps de l'ouvrabilité, il suffit en général de réinverser l'émulsion E/H en émulsion HIE, en ajoutant des savons anioniques du type oléate de soude, de manière à remettre 1'eau en phase extérieure continue. Il

s'en suit que le bitume reste encollé aux supports hydrophobés et que 1'eau de la rupture progressive est expulsée à l'air libre.

Le compactage et la circulation font que, rapidement, la rigidité du tapis d'enrobés obtenus par le procédé selon l'invention atteint celle qu'atteint un enrobé à chaud classique, qui a toujours le handicap d'une adhésivité diminuée du fait qu'elle est purement mécanique.

La présence d'eau dans le déroulement de sa séparation lente et progressive du bitume, est importante pour le contrôle de l'ouvrabilité des enrobés selon l'invention. Donc au lieu que 1'eau soit un adversaire à combattre, elle devient, grâce à l'invention, un allié indispensable.

L'homme du métier pourra se demander jusqu'à quelle dureté ou viscosité du bitume on peut descendre pour que se forme encore un film de couverture cohérent et continu susceptible de couvrir les supports hydrophobés. Les inventeurs estiment que cette limite se confond avec celle permettant encore une fabrication correcte d'émulsions avec des bitumes durs, comme ceux d'indice de pénétration de l'ordre de 20/30 par exemple.

La recherche de plastiques durcissant de plus en plus employés en mélange avec les bitumes, semble perdre de son importance devant 1'emploi de bitumes purs et durs qui n'ont pas besoin de leur haute viscosité pour prétendre accéder à une adhérence suffisante. Or, dans le procédé selon l'invention, l'adhérence mécanique est remplacée par une adhésivité physico-chimique vraie.

La présente invention induit l'ouverture de nouveaux champs de recherches, avec une baisse du gigantisme et des complications des postes d'enrobage, sans introduire des inconvénients pour l'environnement qui, au contraire, disparaissent.

En outre, les inventeurs estiment éventuellement possible l'application de l'invention au transfert à froid d'une laque ou d'une peinture dure émulsionnée sur des supports hydrophobés, par inversion d'émulsion.

La présente invention concerne également l'utilisation des enrobés bitumineux obtenu au moyen d'un procédé décrit ci-dessus, avec des ouvrabilités adaptées, pour des travaux de revtement routier, d'étanchéité et de maçonnerie dans le bâtiment ou pour la réalisation de produits agglomérés.

Ainsi, l'invention permet, avec les mmes bitumes visqueux que ceux employés dans l'enrobage à chaud, 1'enrobage à froid de toutes les

formulations granulaires hydrophobées, sans passer par un poste d'enrobage traditionnel.

En effet, il suffit d'un malaxeur conventionnel, de granulats hydrophobés et de l'émulsion selon l'invention.

Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers éléments ou par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention.