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Title:
METHOD FOR CONTROLLING A MICROBIOLOGICAL PROCESS ON THE BASIS OF SUCCESSIVE TEMPORAL DERIVATIVES OF STATE VARIABLES
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2006/000675
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a method for controlling microbiological process in a liquid microbial population-containing medium consisting in on-line measuring at least one state variable related to the microbiological process and in utilising at each instant (t) values measured for at least one state variable by calculating therefrom the first, second and third temporal derivatives after smoothing values over a time period adjustable by a causal mathematical filter after each measurement and each temporal derivative calculation. One or several calculated and smoothed values of the state variable are compared at each instant (t) with at least one predefined criterion in order to identify the microbiological process phases and to determine the necessity for producing an action thereon.

Inventors:
Genovesi, Antoine (Résidence Les Grandes Coudraies, 12 rue Valvert, Gif Sur Yvette, F-91190, FR)
Tran, Quang-khai (70 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, Villiers Sur Marne, Villiers Sur Marne, F-94350, FR)
Application Number:
PCT/FR2005/001275
Publication Date:
January 05, 2006
Filing Date:
May 23, 2005
Export Citation:
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Assignee:
Compagnie, Gervais Danone (126 rue Jules Guesde, Levallois Perret, Levallois Perret, F-92300, FR)
Genovesi, Antoine (Résidence Les Grandes Coudraies, 12 rue Valvert, Gif Sur Yvette, F-91190, FR)
Tran, Quang-khai (70 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, Villiers Sur Marne, Villiers Sur Marne, F-94350, FR)
International Classes:
C12M1/36; G05B15/02; G05D21/02; G05D27/02; G06F17/00; H03H21/00; (IPC1-7): G05B15/02; G05D27/02; H03H21/00
Attorney, Agent or Firm:
Loisel, Bertrand (Cabinet Plasseraud, 52 rue de la Victoire, Paris Cedex 09, F-75440, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Procédé de contrôle d'un processus microbiologique en milieu liquide, et caractérisé en ce qu'il consiste à mesurer en ligne au moins une variable d'état relative audit processus microbiologique, et à exploiter à chaque instant (t) les valeurs mesurées pour au moins une variable d'état selon les étapes suivantes : lisser les valeurs mesurées (Mvar) de ladite variable d'état sur un premier intervalle de temps ajustable (Pt1) précédent ledit instant (t) à partir d'un premier filtre causal, pour obtenir une valeur lissée (Mlis) de la variable d'état à l'instant (t), calculer la vitesse de variation (Vvar) de ladite variable d'état à l'instant t à partir desdites valeurs lissées de ladite variable d'état, lisser les valeurs calculées de ladite vitesse de variation sur un second intervalle de temps ajustable (Pt2) précédent ledit instant (t) à partir d'un second filtre causal, pour obtenir une valeur lissée (VNs) de la vitesse de variation de la variable d'état à l'instant (t), calculer l'accélération de variation (Avar) de ladite variable d'état à l'instant (t) à partir desdites valeurs lissées de la vitesse de variation, et lisser les valeurs calculées de ladite accélération de variation sur un troisième intervalle de temps ajustable (Pt3) précédent ledit instant (t) à partir d'un troisième filtre causal, pour obtenir une valeur lissée (ANs) de l'accélération de variation de la variable d'état à l'instant (t), comparer la valeur lissée de la vitesse et/ou de l'accélération de ladite variable d'état à au moins un critère prédéfini afin d'identifier des phases du processus microbiologique et de déterminer si une action sur ledit processus est nécessaire. •.
2. Procédé de contrôle selon la revendication précédente, comportant les étapes supplémentaires suivantes : calculer le taux de variation (Bvar) de l'accélération de variation de la variable d'état à l'instant (t) à partir desdites valeurs lissées de l'accélération de variation, et lisser les valeurs calculées dudit taux de variation de l'accélération de variation sur un quatrième intervalle de temps ajustable (Pt4) précédent ledit instant (t) à partir d'un quatrième filtre causal, pour obtenir une valeur lissée (Blis) du taux de variation de l'accélération de variation de la variable d'état à l'instant (t), lorsque le critère défini est fonction dudit taux de variation de l'accélération de variation.
3. Procédé de contrôle selon la revendication 1 , dans lequel le calcul de la vitesse (Vvar) de variation de la variable d'état à l'instant (t) est effectué selon la formule suivante : w dMlis Vvar = dt dans laquelle dMlis est la variation de la valeur lissée de ladite variable d'état entre l'instant (t) et l'instant précédent, et dt l'intervalle de temps entre les deux instants.
4. Procédé de contrôle selon la revendication 1 , dans lequel le calcul de l'accélération (Avar) de variation de la variable d'état à l'instant (t) est effectué selon la formule suivante : clVIis Avar = dt dans laquelle dVIis est la variation de la valeur lissée de la vitesse de variation de ladite variable d'état entre l'instant (t) et l'instant précédent, et dt l'intervalle de temps entre les deux instants.
5. Procédé de contrôle selon la revendication 2, dans lequel le calcul de la vitesse de variation de l'accélération (Bvar) à l'instant (t) est effectué selon la formule suivante : dAlis Bvar = dt dans laquelle dAlis est la variation de la valeur lissée de l'accélération de variation de la variable d'état entre l'instant (t) et l'instant précédent, et dt l'intervalle de temps entre les deux instants.
6. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, dans lequel les premier, deuxième, troisième et quatrième intervalles de temps ajustables ont une valeur identique (Pt).
7. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le lissage des valeurs mesurées et des valeurs calculées est effectué par une unité de traitement électronique (130).
8. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le processus microbiologique est réalisé dans un réacteur (100) de fermentation comprenant des dispositifs d'acquisition aptes à délivrer les valeurs mesurées d'au moins une variable d'état dudit processus microbiologique à un module superviseur (120), ledit module superviseur étant apte à envoyer des ordres de pilotage (122) audit réacteur de fermentation par le biais d'un automate capable de piloter ledit processus microbiologique.
9. Procédé de contrôle selon la revendication précédente, dans lequel les valeurs mesurées ainsi que les instants de mesure sont transmis à l'unité de traitement électronique par le module superviseur.
10. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, dans lequel une alarme est levée par l'unité de calcul lorsque le critère prédéfini est rempli, et est transmise au module superviseur du processus microbiologique, ledit module superviseur transmettant à l'automate un ordre de pilotage spécifique lorsque l'alarme est levée.
11. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le premier filtre causal est un filtre de moindres carrés, ou un filtre à moyennes rectangulaires, ou un filtre exponentiel du premier ordre.
12. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le second filtre causal est un filtre de moindres carrés, ou un filtre à moyennes rectangulaires, ou un filtre exponentiel du premier ordre.
13. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le troisième filtre causal est un filtre de moindres carrés, ou un filtre à moyennes rectangulaires, ou un filtre exponentiel du premier ordre.
14. Procédé de contrôle selon l'une des revendications 2 à 13, dans lequel le quatrième filtre causal est un filtre de moindres carrés, ou un filtre à moyennes rectangulaires, ou un filtre exponentiel du premier ordre.
15. Procédé de contrôle selon l'une des revendications 1 à 10, dans lequel l'un au moins des quatre filtres correspond à la moyenne des résultats d'un filtre de moindres carrés et d'un filtre à moyennes rectangulaires.
16. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la variable d'état mesurée peut être le pH du milieu liquide, la quantité de biomasse, l'ajout d'une solution basique au milieu liquide, et/ou la température dudit milieu liquide.
17. Produit programme d'ordinateur, destiné à être exécuté dans une mémoire d'une unité de traitement d'un système informatique, caractérisé en ce qu'il comporte des instructions pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications précédentes lors de son exécution dans l'unité de traitement.
Description:
PROCEDE DE CONTROLE D'UN PROCESSUS MICROBIOLOGIQUE À PARTIR DES DERIVEES TEMPORELLES SUCCESSIVES DES VARIABLES D'ETAT

La présente invention concerne d'une manière générale les procédés de contrôle de processus microbiologiques, et plus précisément un procédé de suivi de l'évolution de variables d'état et de leurs dérivées temporelles successives afin de caractériser les différentes phases du processus microbiologique. La préoccupation majeure des industries alimentaires est la maîtrise des étapes clés des réactions biologiques ou chimiques en milieu liquide (fermentations de bactérie lactiques, production d'acide, ...). La connaissance de ces étapes permet la compréhension (application dans la recherche) et le contrôle des processus (applications industrielles) mettant en œuvre ces processus microbiologiques. Une caractérisation insuffisante de ces étapes peut entraîner des incertitudes quant à la qualité, par exemple, des bactéries utilisées dans les fermentations lactiques. L'industrie alimentaire impose aujourd'hui à ses fournisseurs de ferments des cahiers des charges reposant sur la qualité des bactéries, leur pureté microbiologique, leur population. Cependant les processus utilisés de manière standard mettent généralement en œuvre des critères de surveillance basés sur des valeurs mesurées brutes, donc fortement bruitées, comme par exemple le volume de solution basique ajoutée au fermenteur. En particulier, la détermination des conditions d'arrêt de la fermentation n'est pas très précise, ce qui entraîne des incertitudes sur la qualité des bactéries produites. Ces incertitudes peuvent entraîner, lors de l'utilisation de ces ferments, des variations de plusieurs heures d'un fermenteur à l'autre sur la durée des processus microbiologique. Une caractérisation accrue permettant la connaissance précise et reproductible des conditions spécifiques d'arrêt de la fermentation, et le déclenchement des actions nécessaires, permettrait une amélioration et une standardisation de la qualité des bactéries lactiques obtenues. D'une manière générale, le pilotage des processus microbiologiques par le suivi en ligne des signaux d'instruments de mesure peut s'avérer délicat, car les valeurs brutes de ces signaux sont trop bruitées pour permettre une exploitation directe. Le but de la présente invention est de proposer un procédé permettant un suivi en ligne amélioré, et en temps réel, d'un processus microbiologique en milieu liquide, et une meilleure connaissance des réactions biologiques et chimiques dans ce milieu lors des étapes clés du processus. A cet effet, la présente invention concerne un procédé de contrôle d'un processus microbiologique en milieu liquide. Dans ce procédé, on mesure en continu au moins une variable d'état relative au processus microbiologique, et on exploite à chaque instant t les valeurs mesurées pour au moins une variable d'état selon les étapes suivantes : - lisser les valeurs mesurées de la variable d'état sur un premier intervalle de temps ajustable précédent l'instant t à partir d'un premier filtre causal, pour obtenir une valeur lissée de la variable d'état à l'instant t, - calculer la vitesse de variation de la variable d'état à l'instant t à partir des valeurs lissées de la variable d'état, - lisser les valeurs calculées de la vitesse de variation sur un second intervalle de temps ajustable précédent l'instant t à partir d'un second filtre causal, pour obtenir une valeur lissée de la vitesse de variation de la variable d'état à l'instant t, - calculer l'accélération de variation de la variable d'état à l'instant t à partir des valeurs lissées de la vitesse de variation, et - lisser les valeurs calculées de l'accélération de variation sur un troisième intervalle de temps ajustable précédent l'instant t à partir d'un troisième filtre causal, pour obtenir une valeur lissée de l'accélération de variation de la variable d'état à l'instant t, - comparer la valeur lissée de la vitesse et/ou de l'accélération de la variable d'état à au moins un critère prédéfini afin d'identifier des phases du processus microbiologique et de déterminer si une action sur ce processus est nécessaire. Ainsi le lissage des données mesurées et calculées permet, une fois le bruit éliminé, le suivi amélioré des dérivées temporelles première et seconde des variables d'état, qui sont alors pertinentes ou non pour déclencher une action sur le processus. Un critère basé sur un maximum de vitesse d'un paramètre devient par exemple une annulation et un changement de signe sur l'accélération de ce même paramètre. Par ailleurs l'utilisation de filtres causaux permet un suivi en temps réel de l'évolution des paramètres, sans le déphasage lié à des filtres non causaux qui nécessitent des valeurs mesurées après l'instant t. Dans un mode de réalisation préféré, le procédé comporte également les étapes suivantes : - calculer le taux de variation de l'accélération de variation de la variable d'état à l'instant t à partir des valeurs lissées de l'accélération de variation, et, - lisser les valeurs calculées du taux de variation de l'accélération de variation sur un quatrième intervalle de temps ajustable précédent l'instant t à partir d'un quatrième filtre causal, pour obtenir une valeur lissée du taux de variation de l'accélération de variation de la variable d'état à l'instant t, lorsque le critère défini est fonction dudit taux de variation de l'accélération de variation. Ainsi les lissages successifs permettent de calculer jusqu'à la dérivée temporelle troisième d'une variable d'état et de disposer de données lissées pertinentes pour le suivi du processus. Dans un autre mode de réalisation, les valeurs lissées calculées à l'instant t et l'instant précédent sont utilisées pour le calcul des dérivées en divisant leur variation par l'intervalle de temps entre des deux valeurs. Dans un mode de réalisation supplémentaire, les filtres causaux peuvent être un filtre de moindres carrés, un filtre à moyennes rectangulaires, ou un filtre exponentiel du premier ordre. Dans un mode de réalisation avantageux, la valeur des premier, deuxième, troisième et quatrième intervalles de temps ajustables est une valeur identique pour les quatre lissages successifs. L'invention concerne également un produit programme d'ordinateur, à exécuter dans une unité de traitement d'un système informatique, comportant des instructions pour la mise en œuvre du procédé ci-dessus lors de son exécution dans l'unité de traitement. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront encore à la lecture de la description qui va suivre. Celle-ci est purement illustrative et doit être lue en regard des dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est un schéma synoptique illustrant le principe de lissage et de calcul des dérivées successives d'une variable d'état mis en œuvre dans le procédé selon l'invention, - la figure 2 est une représentation schématique d'un réacteur de fermentation, de l'unité de traitement électronique et du module superviseur pour la mise en œuvre du procédé selon l'invention, et, - la figure 3 illustre les lissages successifs et un exemple de critère sur l'accélération pour la mise en œuvre du procédé selon l'invention. Dans le procédé selon l'invention on mesure en continu au moins une variable d'état caractéristique du processus microbiologique, et on exploite à chaque instant t d'acquisition, les valeurs mesurées, ou signaux, pour une ou plusieurs variables d'état selon le traitement exposé ci-après. La figure 1 illustre, sous forme synoptique, le traitement, au sens de l'invention, des signaux acquis en continu par différents capteurs permettant la mesure de variables d'état d'un processus microbiologique en cours. L'illustration est traitée, dans un souci de simplification, pour les signaux d'un seul capteur mesurant une seule variable d'état, mais peut être étendue à plusieurs capteurs permettant le suivi d'un ensemble de variables d'état. Ce traitement est mis en œuvre lors de chaque acquisition d'un nouveau signal d'un capteur. L'étape 10 correspond à l'acquisition du nouveau signal Mvar du capteur à un instant t. L'ensemble des signaux mesurés est généralement très bruité. Le calcul direct de la vitesse de variation à partir de tels signaux entraînerait des variations brutales de la vitesse, la rendant peu pertinente et inutilisable pour le suivi du processus. Afin d'améliorer le suivi de la variable d'état, un premier lissage des données bruités Mvar est prévu à l'étape 11 du traitement, à chaque acquisition d'une nouvelle valeur du signal. Ce lissage est réalisé par le biais d'un filtre mathématique causal, c'est-à-dire qu'il n'utilise que les signaux déjà acquis de la variable d'état. Le résultat du filtrage est donc connu pratiquement en même temps que l'acquisition du nouveau signal, au temps de filtrage près. Par ailleurs, un premier intervalle de temps Pt1 est défini afin de limiter l'application du filtre causal à un intervalle de temps précédant l'instant t de la dernière acquisition. Cet intervalle de temps Pt1 est un paramètre du procédé. Le lissage des valeurs sur l'intervalle [t-Pt1 , t] permet d'obtenir les variations non bruitées de la variable d'état sur cet intervalle de temps précédant l'instant t. De ce lissage, on retient la valeur non bruitée MNs de la variable d'état à l'instant t. L'intervalle de temps Pt1 est ajustable et son choix est un compromis entre le temps de calcul du filtrage (croissant en fonction de Pt1), et la nécessité d'acquérir un nombre suffisant de signaux pour assurer un bon suivi des variations de la variable d'état. Lors du démarrage du processus, le lissage débute lorsque le nombre d'acquisitions correspondant à l'intervalle Pt1 est atteint. Le compromis comprend aussi le retard induit par la prise en compte d'un horizon de temps trop long. L'ensemble des étapes 11 pour toute la durée du processus microbiologique permet ainsi de reconstruire une courbe de valeurs lissées MHs de la variable d'état. Lors de l'étape 20 du traitement, la vitesse de variation Vvar de la variable d'état est calculée à partir des valeurs lissées MNs de la variable d'état. On peut envisager plusieurs modes de calculs de la vitesse faisant intervenir un nombre plus ou moins grand de valeurs lissées MNs aux instants précédents l'instant t. Dans un mode de mise en œuvre préféré du procédé, la vitesse de variation Vvar est calculée à l'instant t selon la formule suivante :

Vvar = — — (1) dt dans laquelle dMlis est la variation de la valeur lissée de la variable d'état entre l'instant t et l'instant précédent, et dt l'intervalle de temps entre ces deux instants. L'ensemble des étapes 20 pour toute la durée du processus permet ainsi de déterminer la vitesse de variation Vvar de la variable d'état à chaque instant t. La dérivation temporelle peut entraîner des oscillations comparables aux bruits constatés sur les signaux d'un capteur. Ces oscillations peuvent nuire au suivi du processus, notamment lors de l'application d'un critère d'arrêt s'appuyant sur la vitesse de variation d'une variable d'état. Aussi, lors d'une étape supplémentaire 21 du traitement, on effectue un lissage des vitesses calculées Vvar pour chaque nouvelle valeur calculée de la vitesse. Ce lissage est réalisé à partir d'un second filtre mathématique causal, sur un deuxième intervalle de temps Pt2, autre paramètre du procédé. Dans un mode de réalisation préférentiel, les intervalles de temps Pt1 et Pt2 sont choisis identiques à une valeur commune Pt, de manière à ce que le second lissage soit réalisé sur le même intervalle de temps [t-Pt, t] que le lissage des données b mitées Mvar. On obtient ainsi des valeurs lissées de la vitesse de variation de la variable d'état sur cet intervalle de temps précédant l'instant t. De ce lissage, on retient la valeur lissée Vlis de la vitesse de variation de la variable d'état à l'instant t. L'ensemble des étapes 21 pour toute la durée du processus microbiologique permet ainsi de déterminer les valeurs lissées VNs de la vitesse de variation Vvar de la variable d'état à chaque instant t. Un critère de suivi du processus s'appuyant sur une vitesse maximale de variation d'une variable d'état reviendrait à regarder si l'accélération de variation de cette même variable d'état s'annule et change de signe. Aussi, lors de l'étape 30 du traitement, l'accélération de variation Avar de la variable d'état est calculée à partir des valeurs lissées Vlis de la vitesse de variation de la variable d'état. On peut envisager plusieurs modes de calculs de l'accélération faisant intervenir un nombre plus ou moins grand de valeurs lissées Vlis aux instants précédents l'instant t. Dans un mode de mise en œuvre préféré du procédé, l'accélération de variation Avar est calculée à l'instant t selon la formule suivante : dVIis Avar = — — (2) dt dans laquelle dVIis est la variation de la valeur lissée de la vitesse de variation de la variable d'état entre l'instant t et l'instant précédent, et dt l'intervalle de temps entre ces deux instants. L'ensemble des étapes 30 pour toute la durée du processus microbiologique permet ainsi de déterminer l'accélération de variation Avar de la variable d'état à chaque instant t. Cette nouvelle dérivation temporelle peut entraîner des oscillations comparables au bruit constaté sur les signaux d'un capteur. Par ailleurs, on peut envisager, pour certaines variables d'état, des critères de suivi du processus microbiologique s'appuyant sur des valeurs extrémales de l'accélération. Dans un mode de mise en œuvre supplémentaire du procédé selon l'invention, on applique, lors d'une étape supplémentaire 31 du traitement, un lissage des accélérations calculées Avar pour chaque nouvelle valeur calculée de l'accélération. Ce lissage est réalisé à partir d'un troisième filtre mathématique causal, sur un troisième intervalle de temps Pt3, autre paramètre du procédé. Dans un mode de réalisation préférentiel, les intervalles de temps Pt1 , Pt2 et Pt3 sont choisis identiques à une valeur commune Pt, de manière à ce que le troisième lissage soit réalisé sur le même intervalle de temps [t-Pt, t] que le lissage des données bruitées Mvar ou de la vitesse de variation Vvar. On obtient ainsi des valeurs lissées de l'accélération de variation de la variable d'état sur cet intervalle de temps précédant l'instant t. De ce lissage, on retient la valeur lissée Alis de l'accélération de variation de la variable d'état à l'instant t. L'ensemble des étapes 31 pour toute la durée du processus microbiologique permet ainsi de déterminer les valeurs lissées Alis de l'accélération de variation de la variable d'état à chaque instant t. Dans un mode de réalisation supplémentaire du procédé selon l'invention, il peut être intéressant de calculer le taux de variation de l'accélération de variation de la variable d'état (ou dérivée temporelle troisième) à chaque instant t, lorsque le critère défini est fonction de ce taux de variation. Lors de l'étape 40 du traitement, le taux de variation Bvar de l'accélération de variation de la variable d'état est calculé à partir des valeurs lissées Alis de l'accélération de la variable d'état. On peut envisager plusieurs modes de calculs de ce taux, faisant intervenir un nombre plus ou moins grand de valeurs lissées Alis aux instants précédents l'instant t. Dans un mode de mise en œuvre préféré du procédé, le taux de variation de l'accélération Bvar à l'instant t est calculé selon la formule suivante : _. dAlis ._. Bvar = — — (3) dt dans laquelle dAlis est la variation de la valeur lissée de l'accélération de variation de la variable d'état entre l'instant t et l'instant précédent, et dt l'intervalle de temps entre ces deux instants. L'ensemble des étapes 40 pour toute la durée du processus microbiologique permet ainsi de déterminer le taux de variation Bvar de l'accélération de variation de la variable d'état à chaque instant t. Afin de limiter le bruit des valeurs calculées Bvar, on applique, lors d'une étape supplémentaire 41 du traitement, un lissage des taux de variation de l'accélération calculés Bvar pour chaque nouvelle valeur calculée de ces taux. Ce lissage est réalisé à partir d'un quatrième filtre mathématique causal, sur un quatrième intervalle de temps Pt4, autre paramètre du procédé. Dans un mode de réalisation préférentiel, les intervalles de temps Pt1 , Pt2, Pt3 et Pt4 sont choisis identiques à une valeur commune Pt, de manière à ce que le quatrième lissage soit réalisé sur le même intervalle de temps [t-Pt, t] que le lissage des données bruitées Mvar, de la vitesse de variation Vvar ou de l'accélération de variation Avar. On obtient ainsi des valeurs lissées de ce taux de variation de l'accélération de la variable d'état sur cet intervalle de temps précédant l'instant t. De ce lissage, on retient la valeur lissée BNs du taux de variation de l'accélération de la variable d'état à l'instant t. En fonction de la variable d'état suivi, on peut envisager différents types de critères permettant de quantifier le degré d'avancement et/ou l'état du processus microbiologique. Dans une étape supplémentaire 50 du traitement présenté à la figure 1 , on compare une ou plusieurs des différentes valeurs calculées VNs, ANs et BNs à un critère respectif, pour déterminer si le critère est rempli ou non. Les critères permettant de caractériser l'état du processus microbiologique peuvent être simples (vitesse maximale, accélération maximale, annulation de la vitesse ou de l'accélération), et n'impliquer qu'une seule variable d'état. On peut aussi envisager des critères plus complexes impliquant plusieurs variables d'état. Le critère peut également nécessiter l'utilisation d'une valeur à l'instant t et d'une ou plusieurs valeurs aux instants précédents. C'est le cas par exemple lorsque le critère porte sur un maximum de vitesse. Il revient alors à un critère de passage par une valeur nulle et un changement de signe de l'accélération lissée ANs. Dans tous les cas de figure, lorsque le critère est rempli, une alarme est levée dans une dernière étape 60. Le traitement exposé précédemment permet donc le calcul, à chaque instant t d'acquisition des signaux, des dérivées première Vlis, seconde Alis et troisième Blis d'une variable d'état. Les lissages successifs permettent l'atténuation des bruits liés aux capteurs, aux bandes mortes et aux différents calculs successifs de dérivées. L'application de critères prédéfinis, afin d'identifier des phases du processus microbiologique et de déterminer si une action sur le processus est nécessaire, se trouve ainsi facilitée. Les différents filtres mathématiques causaux utilisés sont des filtres communément utilisés par l'homme du métier dans le traitement du signal de capteur pour éliminer le bruit, comme un filtre de moindres carrés, un filtre à moyennes rectangulaires, ou un filtre exponentiel du premier ordre. On peut envisager également la combinaison de certains de ces filtres afin d'obtenir un filtrage plus robuste. Par exemple, les valeurs lissées sur l'intervalle [t-Pt, t] sont alors le résultat de la moyenne arithmétique des valeurs résultant d'un filtre des moindres carrés avec les valeurs résultant d'un filtre des moyennes rectangulaires sur ce même intervalle. L'intérêt d'un filtre mathématique causal est de permettre au procédé selon l'invention d'être utilisable en temps réel. Un filtre non causal nécessiterait la connaissance de valeurs supplémentaires de signaux, après l'instant t, ce qui entraînerait un décalage dans le temps pour le calcul des dérivées successives et l'application des critères associés. La figure 2 illustre un réacteur de fermentation 100, dans lequel se déroule un processus microbiologique, comme une réaction de fermentation par exemple. Différents capteurs (non représentés sur la figure), ou dispositifs d'acquisition, permettent le suivi en temps réel et en continu de variables d'état caractéristiques du processus microbiologique en cours. Un module superviseur 120, muni d'une horloge interne, permet l'acquisition par les capteurs des signaux 111 qui lui sont transmis. Le module superviseur 120 peut être un microordinateur par exemple, et permet le pilotage de la réaction en cours par le biais d'un automate (non représenté) relié au réacteur. Il est adapté notamment pour permettre l'acquisition à intervalles réguliers ou non des signaux des capteurs en fonction des instructions d'un utilisateur. Ces signaux 111 , généralement très bruités, ne permettent pas leur exploitation directe. A ce titre, une unité de traitement électronique 130 est prévue afin de mettre en œuvre le procédé selon l'invention. Le module superviseur 120 transmet, pour chaque nouvelle acquisition, les signaux des différents capteurs 111 et l'instant d'acquisition t à l'unité de traitement électronique 130, via une liaison 121. Cette unité 130 peut être comprise dans le module superviseur 120 ou non. L'unité de traitement est programmée adéquatement pour appliquer le procédé de traitement au sens de l'invention aux signaux 111 acquis par le ou les capteurs du réacteur 100. L'unité de traitement électronique effectue à chaque instant t les lissages ainsi que les calculs des différentes valeurs détaillés précédemment. A ce titre, elle comprend des moyens de calcul pour la mise en œuvre des différents filtres mathématiques causaux et le calcul des valeurs dérivées, et éventuellement des moyens de stockage pour enregistrer les différentes valeurs calculées et lissées. Par ailleurs, cette unité de traitement comporte également une mémoire, ou un support mémoire amovible et destiné à coopérer avec un lecteur de l'unité de traitement, propre à stocker un programme d'ordinateur comportant des instructions pour la mise en œuvre de tout ou partie des étapes du procédé décrit ci-avant. L'unité de traitement peut comporter des moyens d'interface avec l'opérateur, communs ou non à ceux du module superviseur 120. Les moyens d'interface peuvent notamment permettre à l'opérateur d'entrer, par le biais d'une fenêtre d'interrogation affichée sur un écran par exemple, les variables qu'il souhaite surveiller, les critères associés portant sur la dérivée première, seconde et/ou troisième, ainsi que l'intervalle de temps sur lequel le lissage par les filtres mathématiques causaux doit être appliqué. On peut également envisager le cas où plusieurs réacteurs sont adressables, les moyens d'interface permettent alors à l'opérateur de sélectionner un ou plusieurs réacteurs pour lesquels il souhaite mettre en œuvre le procédé selon l'invention. L'unité de traitement 130 compare également à chaque instant t d'acquisition, les différentes valeurs calculées VNs, AHs et BHs à des critères définis par l'opérateur, et lève une alarme, en lui attribuant une valeur particulière par exemple, lorsqu'un critère est rempli. Elle transmet ensuite les valeurs calculées et lissées MHs, VHs, AHs et BHs (repère 132 de la figure 2), l'état de l'alarme, ainsi que l'instant t au module superviseur 120. Elle peut également transmettre les valeurs Vvar, Avar et Bvar. Le module superviseur est apte d'une part à afficher les valeurs reçues de l'unité de traitement 130, ainsi que les différents critères définis et l'état de l'alarme. D'autre part, le module superviseur est apte à envoyer un ordre de pilotage spécifique 122 à un automate (non représenté sur la figure 2), ordre fonction du critère rempli. L'automate pilote alors le réacteur en fonction de l'ordre reçu en déclenchant une action appropriée (arrêt de la réaction, ajout d'un additif, ...). Différentes variables d'états peuvent ainsi être surveillées grâce au procédé selon l'invention. A titre d'exemple, on peut citer la température du milieu liquide, son pH, la quantité de biomasse, l'ajout d'une solution basique au milieu liquide, ... L'une des variables d'état principales dans un procédé de fermentation est l'évolution de la concentration de la biomasse dans le réacteur, c'est-à-dire le taux de croissance des cellules microbiennes, notamment les bactéries ou les levures dans le fermenteur. Différentes techniques existent pour suivre la concentration de la biomasse, comme l'utilisation de sondes optiques qui mesurent la turbidité ou la transmission de lumière et/ou la dispersion de la lumière à travers les suspensions cellulaires du milieu liquide. Des sondes capacitives ont été développées qui permettent de mesurer la capacitance de suspension de cellules soumises à des radiofréquences basses (0,1 MHz à 10 MHz) qui est une fonction du volume des cellules viables. Ce type de sondes peut être inséré dans un réacteur et permettre une mesure en ligne de la quantité de biomasse. Le principe de mesure de la quantité de biomasse s'appuie sur les propriétés diélectriques passives des cellules biologiques, notamment des bactéries lactiques. Ainsi sous l'influence d'un champ électrique, les membranes cellulaires se polarisent comme les surfaces d'un condensateur électrique. Les ions positifs vont vers l'électrode négative et les ions négatifs vont vers l'électrode positive. L'accumulation de ces charges peut être quantifiée par la mesure de capacité de la suspension. Plus la quantité de charges accumulées est grande, plus la quantité de biomasse présente est importante ; on peut donc relier directement la mesure de capacité à la mesure de biomasse. Une autre variable intéressante est la conductivité électrique, qui donne une information sur la composition ionique du milieu, car le transport du courant dans les solutions est assuré uniquement par les ions. La figure 3 présente un exemple de suivi de la fermentation de bactéries lactiques. C'est la détermination du moment d'arrêt de la fermentation qui est visé. Le procédé selon l'invention permet de déterminer le moment d'activité maximale des bactéries lactiques en fonction de critère d'acidification. La consommation en solution basique est la variable suivie dans cet exemple et est mesurée par le biais du signal de peson (indicateur de poids) qui permet de mesurer un volume de solution basique nécessaire à neutraliser l'acide lactique produit par les bactéries en croissance. A partir de la mesure du peson en temps réel, l'unité de traitement calcule la vitesse et l'accélération de cette variable d'état. Afin de faire ressortir les comportements significatifs des phases de la fermentation, et compte tenu du fait que le signal mesuré est trop bruité pour permettre son exploitation directe pour le contrôle du procédé, l'unité de traitement effectue les lissages et les calculs de dérivées temporelles successives comme présenté précédemment. Dans cet exemple précis, seules les valeurs lissées de la vitesse et de l'accélération de la consommation de solution basique sont nécessaires. Le critère de suivi permettant la détermination du moment d'arrêt de la fermentation a été déterminé de façon expérimentale, et correspond à la vitesse maximale d'ajout de solution basique. L'accélération correspondante devient nulle et change de signe. La figure 3 correspond à une visualisation possible du suivi du processus microbiologique précédent à partir du module superviseur. On retrouve le signal de peson bruité (Mvar sur la figure), le signal lissé (Mlis sur la figure, représenté par sa valeur absolue), la valeur de la vitesse filtrée de variation (Vlis), la valeur de l'accélération filtrée (ANs), ainsi que le critère (valeur de l'accélération nulle, représenté par le paramètre alarme). Lorsque l'alarme est levée une fois le critère rempli, le module superviseur transmet un ordre à l'automate pilotant le réacteur pour abaisser la température de fermentation afin d'arrêter le processus. La connaissance précise et reproductible du moment où ce critère spécifique d'arrêt est rempli, ainsi que le déclenchement des actions qui en découlent, permet une amélioration et une standardisation de la qualité des bactéries lactiques obtenues.