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Title:
METHOD FOR DETECTING THE STICKING OF ONE OF TWO RELAYS ARRANGED IN SERIES IN A CONTROL LINE OF A MOTOR VEHICLE STARTER
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/141910
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a method for detecting the sticking of one of two electric relays (1, 2) arranged in series in a control line (11) supplying a control voltage for an internal combustion engine starter (10) equipping a motor vehicle, an electric motor (7) of the starter (10) being powered when both relays (1, 2) are closed, each by a separate signal, one of the two signals being a signal referred to as the authorization signal (auto) beginning before and ending after the other signal, referred to as the control signal (com). According to the invention, a physical value representative of the control voltage is measured, and the sticking of the relay that received the control signal (com) is detected when, based on the measurement, it is determined that the control voltage is not zero between the start of the authorization signal (auto) and the start of the control signal (com).

Inventors:
DAUNAS, Olivier (3 Villa De L'eglantine, JOUY LE MOUTIER, 95280, FR)
Application Number:
FR2018/053186
Publication Date:
July 25, 2019
Filing Date:
December 11, 2018
Export Citation:
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Assignee:
PSA AUTOMOBILES SA (2-10 Boulevard de l'Europe, Poissy, 78300, FR)
International Classes:
F02N11/08; F02N11/10; G01R31/327
Foreign References:
DE102015208377A12016-04-07
FR2979125A12013-02-22
US20140032037A12014-01-30
EP2199594A12010-06-23
DE102006034837A12007-02-15
DE102011002157A12012-02-02
JP2001327001A2001-11-22
FR3058795A12018-05-18
EP2199594B12013-07-24
Attorney, Agent or Firm:
BOURGUIGNON, Eric (Peugeot Citroen Automobiles SA, Propriété IndustrielleVEIP-VV1400 - Route De Gizy, VELIZY-VILLACOUBLAY, 78140, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Procédé de détection de collage d’un relais d’une paire de relais (1 , 2) électriques disposés en série dans une ligne de commande (1 1 ) délivrant une tension de commande pour un démarreur (10) de moteur à combustion interne équipant un véhicule automobile, un moteur électrique (7) du démarreur (10) étant alimenté quand les deux relais (1 , 2) sont fermés, chacun par un signal distinct, un des deux signaux étant un signal dit d’autorisation (auto) commençant avant et se terminant après l’autre signal, dit signal de commande (corn), caractérisé en ce qu’on effectue une mesure d’une grandeur physique représentative de la tension de commande et on détecte un collage du relais ayant reçu le signal de commande (corn), lorsqu’on détermine, à partir de la mesure, que la tension de commande est non nulle entre le début du signal d’autorisation (auto) et le début du signal de commande (corn).

2. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel, tant qu’aucun relais n’est détecté comme étant collé, les signaux d’autorisation (auto) et de commande (corn) sont alternés entre les deux relais à chaque démarrage de moteur à combustion interne ayant lieu au cours d’une même phase courante de roulage du véhicule.

3. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel les signaux d’autorisation (auto) et de commande (corn) sont alternés entre les deux relais au moment où le signal de commande (corn) débute.

4. Procédé selon l’une des revendications précédentes, dans lequel, dès que le relais ayant reçu le signal de commande (corn) est détecté comme étant collé, il est immédiatement déclenché une alternance des signaux d’autorisation (auto) et de commande (corn) entre les deux relais.

5. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel, après l’alternance déclenchée immédiatement après que le relais a été détecté comme étant collé, l’alternance des signaux d’autorisation (auto) et de commande (corn) entre les deux relais est inhibée, le signal d’autorisation (auto) étant envoyé au relais détecté comme étant collé jusqu’à la fin de la phase courante de roulage.

6. Procédé selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel, lors d’une phase suivante de roulage du véhicule automobile commençant après un arrêt de ladite phase courante de roulage, au premier démarrage, on envoie au relais ayant été détecté comme étant collé le signal de commande (corn) et à l’autre relais le signal d’autorisation (auto), on effectue une nouvelle mesure de ladite grandeur physique représentative de la tension de commande et, si on détermine, à partir de la nouvelle mesure, que la tension de commande est non nulle entre le début du signal d’autorisation (auto) et le début du signal de commande (corn), le collage du relais ayant été précédemment détecté comme collé est confirmé.

7. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel, quand le collage du relais est confirmé, il est effectué immédiatement un seule alternance des signaux d’autorisation (auto) et de commande (corn) envoyés sur les relais et ensuite une inhibition de l’alternance, le relais confirmé comme étant collé restant alors le relais recevant le signal d’autorisation (auto) jusqu’à la fin de ladite phase suivante de roulage.

8. Procédé selon l’une quelconque des revendications 6 et 7, dans lequel, quand le collage du relais est confirmé, un signal de remontée de défaut indiquant un relais collé est envoyé à un calculateur contrôlant au moins une fonction du véhicule requérant des arrêts et démarrages du moteur à combustion interne du véhicule, telle qu’une fonction d'arrêt et de redémarrage automatique du véhicule, et, sur réception dudit signal de remontée de défaut, la fonction est inhibée.

9. Ensemble de démarrage de moteur à combustion interne comprenant :

-un démarreur (10) équipé d’un moteur électrique (7) alimenté par une ligne d’alimentation (12) électrique,

-une ligne de commande (1 1 ) de la ligne d’alimentation, la ligne de commande (1 1 ) présentant une paire de relais (1 , 2) disposés en série et étant destinée à délivrer une tension de commande pour le démarreur (10),

-une unité de contrôle commande (5) à laquelle est reliée la ligne de commande (1 1 ), -des moyens de mesure (13) pour effectuer une mesure d’une grandeur physique représentative de la tension de commande ;

caractérisé en ce que l’unité de contrôle commande (5) est agencée pour mettre en oeuvre le procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 8.

10. Véhicule automobile comprenant un moteur à combustion interne, caractérisé en ce qu’il comprend un ensemble de démarrage (10) selon la revendication 9 pour le moteur à combustion interne.

Description:
PROCEDE DE DETECTION DE COLLAGE D’UN DE DEUX RELAIS DISPOSES EN SERIE DANS UNE LIGNE DE COMMANDE D’UN

DEMARREUR DE VEHICULE AUTOMOBILE

La présente invention concerne un procédé de détection de collage d’un relais d’une paire de relais électriques disposés en série dans une ligne de commande délivrant une tension de commande pour un démarreur, notamment un démarreur à aimant, de moteur à combustion interne équipant un véhicule automobile.

La paire de relais comprend un relais d’autorisation de pilotage, dit « relais d’autorisation », et un relais de commande ou de demande de pilotage, dit « relais de commande ». En fonctionnement, le relais d’autorisation se ferme avant et s’ouvre après le relais de commande. Le démarreur est alimenté quand les deux relais sont fermés suivant une commande de fermeture respective.

La présente invention trouve une application particulièrement intéressante pour la détection de relais commandés pour un démarreur de moteur à combustion interne de véhicule automobile muni d’un système d’arrêt et de redémarrage automatiques du moteur à combustion interne, couramment appelé système STT ou « start and stop », ou tout véhicule nécessitant des arrêts et redémarrages fréquents du moteur à combustion interne du véhicule automobile.

En se référant à la figure 1 a, il est connu d’utiliser un démarreur 10 de véhicule automobile comprenant un moteur électrique à aimant 7 alimenté par une ligne d’alimentation de puissance 12 électrique et relié à une ligne d’alimentation secondaire 1 1. Cette ligne d’alimentation secondaire 1 1 alimente deux solénoïdes 6, 6a présents dans le démarreur 10. Ces solénoïdes 6, 6a assurent principalement en tant que relais électromagnétiques deux fonctions lorsqu'ils sont alimentés électriquement.

La première fonction est la fermeture d'un contacteur 8 permettant l'alimentation électrique du moteur électrique 7 du démarreur 10 par la ligne d’alimentation électrique 12. La deuxième fonction est l'engrènement des pignons du moteur électrique 7 avec ceux du moteur à combustion interne du véhicule automobile afin d'entraîner le moteur à combustion interne. L’engagement entraîne la mise en rotation du moteur électrique. Dans un contexte automobile, le dispositif de commande d'alimentation électrique du ou des solénoïdes 6, 6a de démarreur 10 doit à la fois interdire les risques d'activation et de désactivation intempestives de commandes de démarrage, tout en étant résistant en utilisation.

La ligne d’alimentation secondaire 1 1 traverse deux relais 1 , 2, disposés en série, en plus des moyens d’activation 6, 6a du contacteur 8 de la ligne d’alimentation 12 que sont le ou les solénoïdes 6, 6a. Chaque relais 1 , 2 comprend respectivement un bobinage 1 a, 2a, et un contacteur 1 b, 2b disposé sur la ligne 1 1 d’alimentation secondaire. Lorsque le bobinage 1 a (respectivement 1 b) n’est pas alimenté électriquement le contacteur 2a (respectivement 2b) est ouvert. L’alimentation électrique du solénoïde 1 a, (respectivement 2a), opère la fermeture du contacteur 2a, (respectivement) 2b.

Une unité de contrôle commande 5 supervise l’alimentation électrique des solénoïdes 6 et 6a par commande des deux relais 1 , 2, ceci respectivement par les commandes cmd 1 , cmd 2, des bobinages 1 a, 1 b.

L’unité de contrôle commande 5 pilote donc deux sorties de type filaire en tout ou rien. Chaque sortie commande directement l’alimentation électrique d’un des bobinages 1 a, 1 b, avec une commande cmd 1 et cmd 2 par relais 1 , 2. Les fermetures des deux relais 1 , 2, alimentent les solénoïdes 6, 6a du démarreur 10 qui mettent en rotation celui-ci par son moteur électrique 7.

Les relais 1 , 2, commandent l’engagement d’un pignon de démarreur et pas directement l’alimentation du moteur électrique 7. Cette alimentation est réalisée en fin d’engagement mécanique du pignon par une ligne d’alimentation 12 électrique. Le moteur électrique 7 du démarreur 10 est donc alimenté par cette ligne d’alimentation 12 électrique quand les deux relais 1 , 2, sont fermés suivant une commande de fermeture cmd 1 , cmd 2 respective.

Comme précédemment indiqué, l’un des deux relais 1 , 2, de la ligne de commande 1 1 est un relais d’autorisation se fermant avant et s’ouvrant après l’autre relais dit relais de commande. Un signal d’autorisation de pilotage et un signal de commande de pilotage, générés par l’unité de contrôle commande 5, sont alternés entre les deux relais 1 , de manière à ce que chaque relais 1 , 2, joue successivement le rôle de relais d’autorisation et de relais de commande pour des redémarrages successifs. A chaque activation, ce n'est donc jamais le même relais 1 , 2, qui subit le pic de courant dû aux solénoïdes 6, 6a. Les relais 1 , 2, ont l'inconvénient de parfois rester collés, avec des lamelles internes suite à une commande de fermeture. Cela vaut surtout pour le relais de commande mais cela peut se produire aussi sur le relais d’autorisation. Ce collage peut être temporaire ou définitif. Les collages définitifs arrivent généralement en fin de vie des relais 1 , 2. Un collage temporaire peut se produire à tout moment et le relais collé 1 , 2, peut se décoller par exemple à une prochaine activation, la mise sous tension du relais 1 , 2, pouvant initier son décollement.

Il convient donc d’effectuer régulièrement des diagnostics pour vérifier si un des relais 1 , 2, reste collé et éventuellement estimer si cet état collé est temporaire ou définitif.

Le document EP2199594B1 décrit un dispositif de démarrage d’un moteur à combustion interne pour la fonction d'arrêt et de démarrage d’un véhicule, comportant un premier relais avec une ligne principale raccordée à un commutateur d'allumage; un second relais avec une ligne principale raccordée à la ligne principale dudit premier relais et à un circuit d'allumage d'un démarreur. Les lignes principales, lorsqu’elles sont fermées, déterminent l'activation du démarreur pour le démarrage du moteur à combustion interne.

Une unité de commande électronique comporte des moyens de commande des relais, de sorte que lors de conditions de démarrage du moteur au moyen de la fonction d'arrêt et de redémarrage automatiques, il est déterminé la fermeture des lignes principales des relais avec un premier délai entre ces derniers, de sorte qu'il soit possible d'échanger le délai entre les relais pour des démarrages successifs alternés.

Ce document décrit des moyens de diagnostic qui vérifient la tension entre les lignes principales des relais et des moyens de commande des relais qui déterminent l'ouverture et la fermeture alternées des lignes principales afin de permettre le diagnostic.

Dans ce document, il n’est pas décrit comment le diagnostic s’effectue sur un des relais, comment gérer le démarreur dans le cas d’un relais collé. De plus, le diagnostic ainsi réalisé ne permet pas de différencier entre un état collé temporaire du relais et un état permanent. Le diagnostic des relais est seulement présent pour vérifier si l'un des relais est resté collé.

La présente invention vise à améliorer la situation.

Pour atteindre cet objectif, il est prévu selon l’invention un procédé de détection de collage d’un relais appartenant à une paire de relais électriques disposés en série dans une ligne de commande délivrant une tension de commande pour un démarreur de moteur à combustion interne équipant un véhicule automobile, un moteur électrique du démarreur étant alimenté quand les deux relais sont fermés, chacun par un signal distinct, un des deux signaux étant un signal dit d’autorisation commençant avant et se terminant après l’autre signal, dit signal de commande, caractérisé en ce qu’on effectue une mesure d’une grandeur physique représentative de la tension de commande et on détecte un collage du relais ayant reçu le signal de commande, lorsqu’on détermine, à partir de ladite mesure, que la tension de commande est non nulle entre le début du signal d’autorisation et le début du signal de commande.

Ainsi, on effectue une mesure d’une grandeur physique avant la commande du démarreur représentative de la tension de commande pour détecter un éventuel collage du relais.

L’invention permet de réaliser une détection simple et efficace d’un relais déficient qui reste collé. Le relais de commande est testé lors d’un démarrage, quand il n’est pas encore fermé, c’est-à-dire avant le front montant du signal de commande, alors que le relais d’autorisation est déjà fermé sur commande du signal d’autorisation. Aucun courant ne devrait alors passer à travers la ligne de commande sauf si le relais de commande est déficient.

Dans le cadre de l’invention, il est profité que les relais d’autorisation et de commande sont ouverts l’un après l’autre pour faire une détection sur le relais de commande encore en position ouverte tandis que le relais d’autorisation est déjà en position fermée, au début d’un démarrage. Si une tension est détectée en relecture dans la ligne de commande, c’est que le relais de commande, alors en théorie ouvert, est resté collé.

En outre, selon l’invention, la fenêtre de diagnostic pendant laquelle un éventuel collage du relais de commande est recherché, est située avant le pilotage de ce relais de commande. Autrement dit, la détection du collage est faite avant même le pilotage du relais de commande, entre le début du signal d’autorisation et le début du signal de commande. Ainsi, si le relais de commande est collé, le collage est détecté avant que le moteur du démarreur soit démarré (dans le cas d’un collage, une micro activation du démarreur est fait durant la détection). Cela offre l’avantage de ne pas perturber le diagnostic ou la détection par un effet de la force électromotrice du démarreur, en particulier dans le cas d’un démarreur à aimant. L’invention permet de réaliser un diagnostic de relais sur un système équipé d’un démarreur à aimant. On peut par exemple mesurer une tension électrique en un point de la ligne de commande situé entre le relais le plus proche du démarreur et ledit démarreur afin de mesurer ladite grandeur physique représentative de la tension de commande.

Avantageusement, tant qu’aucun relais n’est détecté comme étant collé, les signaux d’autorisation et de commande sont alternés entre les deux relais à chaque démarrage de moteur à combustion interne ayant lieu au cours d’une même phase courante de roulage du véhicule.

Avantageusement encore, les signaux d’autorisation et de commande sont alternés entre les deux relais au moment où le signal de commande débute. Ainsi, l’alternance du signal d’autorisation et du signal de commande entre les deux relais est provoquée sur le front montant du signal de commande.

Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, dès que le relais ayant reçu le signal de commande est détecté comme étant collé, il est immédiatement déclenché une alternance des signaux d’autorisation et de commande entre les deux relais.

Avantageusement, après l’alternance déclenchée immédiatement après que le relais a été détecté comme étant collé, l’alternance des signaux d’autorisation et de commande entre les deux relais est inhibée, le signal d’autorisation étant envoyé au relais détecté comme étant collé jusqu’à la fin de la phase courante de roulage.

Grâce à cela, le relais déficient devient au moins temporairement relais d’autorisation, sans alternance, ce qui permet d’éviter un démarrage intempestive, non souhaité.

Dans un mode de réalisation particulier de l’invention, lors d’une phase suivante de roulage du véhicule automobile commençant après un arrêt de la phase courante de roulage, au premier démarrage, on envoie au relais ayant été détecté comme étant collé le signal de commande et à l’autre relais le signal d’autorisation, on effectue une nouvelle mesure de ladite grandeur physique représentative de la tension de commande et, si on détermine, à partir de la nouvelle mesure, que la tension de commande est non nulle entre le début du signal d’autorisation et le début du signal de commande, le collage du relais ayant été précédemment détecté comme collé est confirmé.

Ladite phase de roulage suivante est celle qui suit la phase de roulage pendant laquelle un relais a été détecté comme étant collé. Cette phase de roulage suivante permet de réaliser un deuxième diagnostic qui peut confirmer ou infirmer le premier diagnostic. Si le collage est confirmé lors du deuxième diagnostic, il est considéré avec une forte probabilité que le relais considéré est définitivement collé. Si le deuxième diagnostic montre que le relais s’est décollé, il est déterminé que le collage détecté n’était que temporaire.

Un ou plusieurs autres diagnostics peuvent être mis en œuvre lors d’une ou plusieurs phases suivantes de roulage.

Avantageusement, quand le collage du relais est confirmé, il est effectué immédiatement un seule alternance des signaux d’autorisation et de commande envoyés sur les relais et ensuite une inhibition de l’alternance, le relais confirmé comme étant collé restant alors le relais recevant le signal d’autorisation jusqu’à la fin de ladite phase suivante de roulage.

Avantageusement encore, quand le collage du relais est confirmé, un signal de remontée de défaut indiquant un relais collé est envoyé à un calculateur contrôlant une ou plusieurs fonctions requérant des démarrages du moteur du véhicule et, sur réception dudit signal, ladite ou les fonctions sont inhibées. Par exemple, la fonction est une fonction STT d’arrêt et de redémarrage automatique du véhicule.

L’invention concerne aussi un ensemble de démarrage de moteur à combustion interne comprenant:

-un démarreur équipé d’un moteur électrique alimenté par une ligne d’alimentation électrique,

-une ligne de commande de la ligne d’alimentation électrique, la ligne de commande présentant une paire de relais disposés en série et étant destinée à délivrer une tension de commande au démarreur,

-une unité de contrôle commande à laquelle est reliée la ligne de commande,

-des moyens de mesure pour effectuer une mesure d’une grandeur physique représentative de la tension de commande délivrée au démarreur par la ligne de commande ;

caractérisé en ce que l’unité de contrôle commande est agencée pour mettre en œuvre le procédé qui vient d’être défini.

Avantageusement, ladite unité de commande est agencée pour détecter un collage du relais ayant reçu le signal de commande, lorsqu’on détermine que la tension de commande est non nulle, à partir d’une mesure de ladite grandeur physique représentative de la tension de commande, entre le début du signal d’autorisation et le début du signal de commande. La présente invention permet d’éviter des commandes non voulues par l’unité de contrôle commande du démarreur pour la mise en place d’une fonction spécifique nécessitant des arrêts et des redémarrages du moteur à combustion interne. De telles commandes non voulues représentent un risque chute de tension du réseau de bord à cause de l'appel de courant, voire des risques de casse du démarreur.

Avantageusement, le démarreur est un démarreur à aimant.

L’invention concerne enfin un véhicule automobile comprenant un moteur à combustion interne, caractérisé en ce qu’il comprend un tel ensemble de démarrage pour le moteur à combustion interne.

Avantageusement, le véhicule automobile est un véhicule micro hybride, un véhicule équipé d’un système d’arrêt et de redémarrage automatiques du moteur à combustion interne et/ou un véhicule équipé d’un système de roue libre automatisé. Ces véhicules ont la particularité de présenter des arrêts et des redémarrages fréquents du moteur à combustion interne.

D’autres caractéristiques, buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre et au regard des dessins annexés donnés à titre d’exemples non limitatifs et sur lesquels :

- la figure 1 a est une représentation schématique d’un ensemble de démarrage comprenant un démarreur et un système de commande du démarreur intégrant une unité de contrôle commande et une ligne de commande du démarreur intégrant une paire de relais dits respectivement d’autorisation et de commande, selon l’art antérieur ;

- la figure 1 b est une représentation schématique d’un ensemble de démarrage comprenant un démarreur et un système de commande du démarreur intégrant une unité de contrôle commande et une ligne de commande du démarreur intégrant une paire de relais dits respectivement d’autorisation et de commande, pouvant mettre en oeuvre le procédé de détection de l’invention ;

- les figures 2 et 3 illustrent le fonctionnement du procédé de détection de collage d’un relais selon un mode de réalisation particulier de l’invention, respectivement en l’absence de collage et en cas de collage d’un relais.

D’emblée, on notera que sur les différentes figures, les éléments portant les mêmes références sont des éléments identiques ou correspondants. Sur la figure 1 b, on a représenté un ensemble de démarrage pouvant mettre en oeuvre le procédé de l’invention. Il comprend un démarreur 10 et un système de commande du démarreur 10 comportant une unité de contrôle commande, ou calculateur, 5 et une ligne de commande 1 1 avec une paire de relais 1 , 2 de commande du démarreur 10. Une ligne spécifique de commande de chaque bobinage 1 a, 2a du relais 1 , 2 part de l’unité de contrôle commande 5 pour aboutir au relais associé 1 , 2.

Le démarreur 10 est destiné à démarrer un moteur à combustion interne pouvant équiper un véhicule automobile. Il intègre un moteur électrique 7 alimenté par une ligne 12 d’alimentation électrique et est aussi relié à la ligne de commande 1 1.

La ligne de commande 1 1 , destinée à délivrer une tension de commande T au démarreur 10, est reliée, à l’une de ses extrémités, à une source d’alimentation électrique (en l’espèce une batterie d’alimentation 12V non représentée) et, à son autre extrémité, à la masse. Elle comprend, entre ses deux extrémités :

les deux relais 1 , 2, disposés en série,

des moyens 6, 6a d’activation d’un organe électrique 8 d’ouverture et de fermeture 8 de la ligne d’alimentation 12.

Les deux relais 1 , 2 sont interposés entre l’unité de contrôle commande 5 et le démarreur 10. Les moyens d’activation 6, 6a et l’organe électrique 8 sont ici intégrés dans le démarreur 10.

L’unité de contrôle commande 5 intègre un module de commande 3 qui pilote l’alimentation électrique de la ligne de commande 1 1 par commande ou pilotage des deux relais 1 , 2.

Chaque relais 1 (2) comprend un contacteur 1 b (2b) et un bobinage électrique associé 1 a (2a). Chaque bobinage 1 a, 2a est relié au module de commande 3 par l’intermédiaire d’une ligne spécifique de commande relais cmd 1 , cmd 2. Le contacteur 1 b (2b) peut être ouvert ou fermé selon l’alimentation électrique du bobinage associé 1 a (2a), qui est contrôlée par un signal de commande relais transmis sur la ligne de commande relais correspondante cmd1 (cmd2).

L’organe électrique 8 d’ouverture et de fermeture de la ligne 12 d’alimentation électrique du moteur 7 du démarreur 10 est par exemple un interrupteur ou un contacteur. Les moyens d’activation de l’organe électrique 8 peuvent comprendre deux solénoïdes 6, 6a, respectivement d’appel et de maintien. Les deux solénoïdes 6 et 6a sont disposés en série dans la ligne de commande 1 1 entre une entrée du démarreur 10 et la masse. Le solénoïde d’appel est disposé à l’entrée du démarreur 10 et le solénoïde de maintien 6a est relié à la masse. On note P1 un point de raccordement intermédiaire entre les deux solénoïdes 6, 6a. Le moteur électrique 7 est connecté en parallèle au solénoïde de maintien 6a. Plus précisément, il est connecté, d’un côté, au point de raccordement intermédiaire P1 et, de l’autre côté, à la masse. La ligne d’alimentation électrique 12, destinée à alimenter le moteur 7 du démarreur 10, comporte l’organe électrique d’ouverture/fermeture 8 et est aussi reliée au moteur électrique 7, par connexion à un point de raccordement P2 disposé entre le point P1 et le moteur 7.

Comme précédemment explicité, les deux relais 1 , 2 sont disposés en série dans la ligne de commande 1 1 et commandés par les lignes de commande relais spécifiques respectives cmd1 , cmd2. En fonctionnement, quand les deux relais 1 , 2 sont fermés suivant des commandes de fermeture envoyées sur les lignes cmd 1 , cmd 2 respectives, les deux solénoïdes 6, 6a à l’intérieur du démarreur 10 sont alimentés électriquement et ferment le contacteur ou interrupteur 8 dans la ligne d’alimentation 12 du démarreur 10. Il en résulte que le moteur électrique 7 est alimenté électriquement par sa ligne d’alimentation électrique 12.

Sur figure 1 b, la référence « corn » indique un signal de commande ou de demande de pilotage, dit « signal de commande », et la référence « auto » indique un signal d’autorisation de pilotage, dit « signal d’autorisation ». Chronologiquement, le signal d’autorisation auto commence avant et se termine après le signal de commande corn. Le module de commande 3 comprend une unité de pilotage 3a et une unité de bascule ou d’alternance 3b. L’unité de pilotage 3a génère le signal d’autorisation auto et le signal de commande corn et pilote l’unité de bascule 3b qui permet soit d’envoyer le signal de commande corn vers la ligne de commande cmd1 et le signal d’autorisation auto vers la ligne de commande cmd2, soit à l’inverse d’envoyer le signal de commande corn vers la ligne de commande cmd2 et le signal d’autorisation auto vers la ligne de commande cmd1 .

L’unité de contrôle commande 5 comprend des moyens d’acquisition, des moyens de traitement par instructions logicielles contenues dans une mémoire ainsi que des moyens de commande, tels que requis pour mettre en oeuvre le procédé de l’invention. A cet effet, l’unité de contrôle commande 5 intègre un module 4 de diagnostic des relais 1 , 2 comportant des moyens de mesure d’une grandeur physique représentative de la tension de commande T dans la ligne de commande 1 1 et des moyens de détection d’un collage de l’un des deux relais 1 , 2, à partir d’une mesure réalisée.

Dans l’exemple de réalisation décrit ici, la grandeur physique mesurée est la tension T de la ligne 1 1 de commande. La mesure de cette tension T est effectuée par exemple en un point U de la ligne 1 1 de commande compris entre le relais 2, le plus proche du démarreur 10, et le démarreur 10. Ce point U de mesure est relié par une ligne de tension 13 au module 4 de diagnostic des relais 1 , 2.

Les figures 2 et 3 illustrent la mise en œuvre procédé de détection de l’invention, selon un exemple particulier de réalisation purement illustratif. Sur ces figures, on a représenté différents graphes référencés corn, auto, cmd_1 , cmd_2, RT, def 1 , def2, où :

- la référence corn désigne le signal de commande ;

- la référence auto désigne le signal d’autorisation,;

- la référence cmd_1 désigne le signal reçu par le bobinage 1 a du relais 1 sur la ligne de commande cmd 1 ;

- la référence cmd_2 désigne le signal reçu par le bobinage 2a du relais 2 sur la ligne de commande cmd 1 ;

- la référence RT indique le retour de tension par la ligne 13, autrement dit la tension mesurée au point U sur la figure 1 b ;

- la référence def 1 indique un possible défaut pour le relais 1 ;

- la référence def2 indique un possible défaut pour le relais 2.

On rappelle que, chronologiquement, le signal d’autorisation auto commence avant et se termine après le signal de commande corn.

Le signal de commande corn est représenté en pointillés et le signal d’autorisation auto est représenté en trait plein, y compris sur les graphes cmd_1 et cmd_2.

En référence aux deux figures 2 et 3, le procédé de détection d’un éventuel collage de l’un des deux relais 1 , 2 est mis en œuvre lors d’une phase de roulage comportant plusieurs démarrages successifs du véhicule, celui-ci étant équipé d’un système STT (de l’anglais « start and stop ») d’arrêt et de redémarrage automatique du moteur à combustion interne du véhicule. On entend par l’expression « phase de roulage », une session d’usage du véhicule compris entre une mise sous contact, par exemple par clé de contact ou par un bouton de démarrage, du véhicule et une coupure du contact par les mêmes moyens. A la mise sous contact, classiquement le ou les calculateurs du véhicule sont réveillés, le véhicule est désormais apte à fournir un couple moteur. A la coupure du contact, le ou les calculateurs sont mis en veille, le véhicule n’est plus apte à fournir du couple moteur. On considère un arrêt et un redémarrage effectué par un système STT d’arrêt et de redémarrage automatique, comme faisant partie d’une même phase de roulage.

La figure 2 illustre un premier exemple de mise en œuvre du procédé de l’invention, pour lequel aucun défaut, autrement dit aucun collage, n’est détecté pour les relais 1 et 2, l’exemple de ce pilotage ayant ici lieu pendant une phase de roulage, dite phase courante de roulage. Sur la figure 2, on a représenté trois démarrages successifs référencés A, B et C, à titre d’exemple illustratif. Le démarrage A peut être le premier démarrage ou un redémarrage ultérieur de la phase de roulage courante.

Tant qu’aucun des relais 1 , 2 n’est détecté comme étant collé, les signaux d’autorisation (auto) et de commande (corn) sont alternés entre les deux relais 1 , 2 à chaque démarrage du moteur à combustion interne ayant lieu au cours de la même phase courante de roulage du véhicule, sur commande de l’unité de contrôle commande 5. En d’autres termes, l’unité de contrôle commande 5 commande une alternance des signaux de commande corn et d’autorisation auto entre les deux relais 1 et 2, à chaque redémarrage. Ainsi, le signal d’autorisation auto est envoyé en alternance soit sur la ligne de commande relais cmd 1 du premier relais 1 , soit sur la ligne de commande relais cmd 2 du deuxième relais 2. De façon analogue, le signal de commande corn est envoyé en alternance soit sur la ligne de commande relais cmd 2 du deuxième relais 2, soit sur la ligne de commande relais cmd 1 du premier relais 1 . Les signaux d’autorisation (auto) et de commande (corn) sont alternés entre les deux relais 1 , 2 au moment où le signal de commande (corn) débute. En d’autres termes, l’alternance est déclenchée au début du signal de commande corn, sur le front montant du signal de commande corn.

Il est effectué une mesure de la tension de commande en sortie U des deux relais 1 , 2 via le retour de tension RT par le module de diagnostic 4.

Ainsi, sur cette figure 2, au début du premier démarrage A, le signal d’autorisation auto est envoyé au relais 2, via la ligne de commande cmd 2 tandis que le signal de commande corn est envoyé au relais 1 , via la ligne de commande cmd 1.

Lorsque l’on mesure la tension T de la ligne de commande 1 1 entre le relais le plus proche du démarreur, ici le relais 2, et ce démarreur 10, entre le moment où le signal d’autorisation débute (figure 2, instant t1 ) et le moment où le signal de commande corn débute (figure 2, instant t2), une tension nulle est relevée entre ces deux moments. On considère donc le relais 1 ayant reçu le signal de commande corn comme non collé. Au moment où le signal de commande corn débute, c’est-à-dire sur le front montant du signal de commande corn, l’unité de contrôle commande 5 provoque une alternance de l’envoi des signaux : le signal d’autorisation auto est donc envoyé au relais 1 , via la ligne de commande cmd 1 , tandis que tandis que le signal de commande corn est envoyé au relais 2, via la ligne de commande cmd 2.

Au début du démarrage B suivant (figure 2, instant t3), le signal d’autorisation auto est toujours envoyé au relais 1 , via la ligne de commande cmd 1 , tandis que tandis que le signal de commande corn est envoyé au relais 2, via la ligne de commande cmd 2. Puis, au moment où le signal de commande corn débute (figure 2, instant t4), c’est-à-dire sur le front montant du signal de commande corn, l’unité de contrôle commande 5 provoque une nouvelle alternance des signaux : le signal d’autorisation auto est envoyé au relais 2, via la ligne de commande cmd 2, tandis que le signal de commande corn est envoyé au relais 1 , via la ligne de commande cmd 1 .

La mesure de la tension T de la ligne de commande 1 1 entre le moment t3 où le signal d’autorisation auto débute et le moment t4 où le signal de commande corn début indique une tension nulle entre ces deux moments. On considère donc le relais 2 ayant reçu le signal de commande corn comme non collé.

Au démarrage C suivant, tout se passe comme dans le cas du premier démarrage A.

A chaque démarrage (figure 2, graphe RT), la tension de sortie mesurée au point U est non nulle lorsque les deux relais 1 , 2 sont fermés et nulle dès l’ouverture de l’un des relais 1 , 2.

Ainsi, tant que le relais ayant été commandé par le signal de commande corn n’est pas détecté comme étant collé, les relais 1 , 2, reçoivent alternativement le signal d’autorisation auto et le signal de commande corn, l’alternance étant déclenchée à chaque fois que le signal de commande corn débute (c’est-à-dire sur chaque front montant du signal de commande corn).

La figure 3 illustre un exemple de mise en oeuvre du procédé de détection de l’invention, dans un cas de collage du premier relais 1. Sur la figure 3, on a représenté les trois démarrages successifs référencés A, B et C analogues à ceux de la figure 2, à la différence près que l’un des relais, en l’espèce le relais 1 , est collé, comme le montre le graphe def 1 (ligne au-dessus de la ligne « 0 »). Au début du premier démarrage A, le signal d’autorisation auto est d’abord envoyé au relais 2, via la ligne de commande cmd 2, tandis que le signal de commande corn est envoyé au relais 1 , via la ligne de commande cmd 1 .

Comme précédemment explicité en référence à la figure 2, la tension T de la ligne de commande 1 1 est mesurée au point U entre le début du signal d’autorisation auto et le début du signal de commande corn. Dès le début du signal d’autorisation (figure 3, instant t1 ), la mesure montre une tension non nulle sur la ligne de commande 1 1 (graphe RT, instant t1 ) alors que le premier relais 1 doit être normalement ouvert (en attente du signal de commande corn à venir). Un collage du premier relais 1 est alors détecté par le module de diagnostic 4.

Suite à cette détection de collage, il est immédiatement procédé à une inversion de commande : une alternance des signaux d’autorisation auto et de commande corn entre les deux relais 1 , 2 est déclenchée afin d’envoyer le signal d’autorisation auto sur le relais 1 défectueux (collé). Autrement dit, via la commande de l’unité de bascule 3b, le premier relais 1 reçoit le signal d’autorisation auto via la commande cmd 1 et le deuxième relais 2 reçoit le signal de commande corn via la commande cmd 2, juste après l’instant t1 de début du signal d’autorisation. Cette inversion est réalisée dès le début du signal d’autorisation auto au démarrage A. Ainsi le signal d’autorisation auto est d’abord reçu sur le deuxième relais 2 (non défectueux) à l’instant t1 de début du signal d’autorisation auto puis il est basculé quasi-instantanément sur le premier relais 1 détecté comme étant collé. En pratique, ce basculement est effectué après un très court laps de temps suivant l’instant t1 , ce laps de temps correspondant au temps nécessaire pour détecter le collage et déclencher l’alternance. Ce basculement quasi-instantané du signal d’autorisation ici du relais 2 vers le relais 1 au début du premier démarrage A est visible sur la figure 3 par un pic de commande sur le graphe cmd_2 et par un pic de tension sur la tension mesurée RT, sensiblement à l’instant t1 de début du signal d’autorisation auto au premier démarrage A.

Le basculement du signal d’autorisation auto du deuxième relais 2 sur le premier relais 1 détecté comme étant collé permet d’assurer un bon fonctionnement de l’ensemble de démarrage, le signal de commande corn étant reçu par le relais 2 a priori non défectueux, malgré la détection du relais 1 comme étant collé. Pour les démarrages suivants B et C, l’alternance des signaux corn et auto est inhibée jusqu’à la fin de la phase courante de roulage. A ce stade, le défaut du premier relais 1 n’est pas confirmé. Ainsi, quand le relais ayant reçu le signal de commande corn est détecté comme étant collé, il est effectué une seule alternance de signaux d’autorisation et de commande entre les deux relais 1 , 2, puis un blocage de cette alternance, le relais détecté comme étant collé restant alors le relais d’autorisation recevant le signal d’autorisation auto, pendant le reste de la phase courante de roulage.

Prendre un relais collé comme relais recevant le signal d’autorisation auto est moins défavorable que de prendre un relais collé comme relais recevant le signal de commande corn. Cette modification d'alternance permet de stopper immédiatement l'alimentation du ou des solénoïdes 6, 6a. L'alternance va rester bloquée dans ce mode jusqu'à la fin de la phase courante de roulage.

Dans un premier mode de réalisation de l’invention, le module de diagnostic 4 ne remonte pas de défaut détecté au véhicule lors de ce premier diagnostic ayant permis de détecter un relais collé. Autrement dit, il n’envoie pas un signal de remontée de défaut indiquant un relais collé au niveau de l’ensemble de démarrage du moteur à combustion interne du véhicule, à un calculateur du véhicule contrôlant une fonction utilisant le démarrage, par exemple la fonction STT d'arrêt et de redémarrage automatique du moteur du véhicule.

Afin de décider s’il convient ou non de remonter le défaut dans le véhicule et éventuellement à un utilisateur, une nouvelle phase de roulage ou « phase suivante de roulage » est réalisée afin de procéder à un nouveau diagnostic. Pendant cette nouvelle phase de roulage, un décollage du relais ayant été détecté comme collé est susceptible de se produire ou pas.

Ainsi, à une phase suivante de roulage commençant après un arrêt de la phase courante de roulage du véhicule automobile au cours de laquelle un relais (ici le relais 1 ) a été détecté comme collé, il est effectué une nouvelle détection (ou un nouveau diagnostic) pour confirmer ou non l’état collé du relais ayant été détecté collé. L’alternance est forcée pour que le relais ayant été détecté comme étant collé reçoive le signal de commande corn, lors du premier démarrage du roulage suivant.

Au début du premier démarrage de cette nouvelle phase de roulage, l’unité de contrôle commande 3 force l’alternance pour que le signal de commande corn soit envoyé sur le relais détecté comme collé, ici le relais 1 , et que le signal d’autorisation auto soit envoyé sur le deuxième relais 2. Le module de diagnostic 4 effectue une nouvelle mesure de la tension de commande au point U entre le début du signal d’autorisation auto et le début du signal de commande corn. Si le module de diagnostic 4 détermine, à partir de cette nouvelle mesure, que la tension de commande est non nulle entre le début du signal d’autorisation auto et le début du signal de commande corn, le collage du relais ayant été précédemment détecté comme collé est confirmé.

En cas de confirmation du collage du relais 1 , il est alors procédé à une inversion des signaux auto et corn entre les deux relais 1 , 2. Par une commande appropriée de l’unité de bascule 3b, le premier relais 1 reçoit le signal d’autorisation auto et le deuxième relais 2 reçoit désormais le signal de commande corn.

Pour les redémarrages suivants, l’alternance des commandes reste inhibée jusqu’à la fin de cette phase suivante de roulage, ici avec le premier relais 1 restant avec le signal d’autorisation auto.

Ainsi, quand le relais détecté comme collé lors du roulage précédent est confirmé comme étant collé, il est effectué une seule alternance des signaux relais d’autorisation auto et de commande corn sur les relais 1 , 2. Ensuite, cette alternance est inhibée, le relais confirmé comme étant collé recevant alors le signal d’autorisation auto pendant toute la suite de la phase de roulage.

Comme l’état collé du relais confirmé comme tel peut être vraisemblablement permanent, l’unité de contrôle commande 5 peut envoyer un signal de remontée d’un défaut indiquant un relais collé au niveau de l’ensemble de démarrage du moteur à combustion interne, pendant la phase de roulage. Ce signal de remontée de défaut peut être envoyé à un calculateur gérant une fonction du véhicule requérant des démarrages autres qu’un démarrage initial, par exemple la fonction STT d’arrêt et de démarrage automatique. Sur réception de ce signal de remontée de défaut, ces fonctions peuvent être au moins temporairement suspendues. En outre, une interface homme-machine peut signaler au conducteur le défaut détecté et lui demander d’aller dans un garage pour procéder à un remplacement du relais déficient.

Si la mesure de tension au point U révèle une tension de commande nulle entre le début du signal d’autorisation auto et le début du signal de commande corn lors de ce deuxième diagnostic, le collage du relais ayant été précédemment détecté comme collé n’est pas confirmé. Il est alors considéré que ce relais s’est décollé et le procédé se poursuit normalement, avec des alternances de signaux auto et corn entre les deux relais à chaque début de signal de commande, comme décrit en référence à la figure 2, tant qu’aucun autre collage n’est détecté. Le procédé de l’invention est particulièrement adapté dans le cas d’un démarreur à aimant. Toutefois, il peut être utilisé pour tout autre type de démarreur, notamment un démarreur bobiné.

Le véhicule automobile peut être un véhicule hybride, un véhicule équipé d’un système d’arrêt et de redémarrage automatiques du moteur à combustion interne et/ou un véhicule équipé d’un système de roue libre automatisé ou tout autre fonction impliquant des arrêts et redémarrages fréquents du moteur à combustion interne du véhicule automobile. Ces fonctions peuvent être combinées entre elles ou prises unitairement.

Le mode de roulage roue libre automatisé est une fonction qui permet à un véhicule automobile lancé de continuer son roulage tout en découplant une transmission aux roues motrices du véhicule du moteur à combustion interne du véhicule. La transmission comprend classiquement une boîte de vitesses et son embrayage. Le moteur à combustion interne n’effectuant plus d’entraînement peut alors être mis au ralenti ou à l’arrêt. Cette fonction est activée lorsque la vitesse du véhicule est suffisante, par exemple pour un profil extra-urbain et notamment un profil de route descendante.

En variante, l’unité de contrôle commande pourrait envoyer un signal de remontée d’un défaut indiquant qu’un relais collé a été détecté, dès la première détection du collage lors d’une phase de roulage, sans attendre une confirmation du collage lors d’une phase de roulage suivante.