BATHELET, Guillaume (120 Rue du Coteau, Marcy L'etoile, F-69280, FR)
LECONTE, Marc (141 Rue du 11 Novembre, Loire Sur Rhone, F-69700, FR)
BATHELET, Guillaume (120 Rue du Coteau, Marcy L'etoile, F-69280, FR)
| REVENDICATIONS 1 - Procédé d'inspection pour déceler des défauts de répartition de matière dans des récipients transparents (2) ayant un axe central (A) et une paroi (3) délimitée entre une face extérieure (5) et une face intérieure (6), le procédé consistant pour une série de points d'inspection distribués sur une région d'inspection (7) d'une part de manière superposée selon une hauteur déterminée du récipient prise selon l'axe central (A), et d'autre part selon la circonférence' du récipient(hj) : - à envoyer au moins un faisceau lumineux (9) sur la paroi du récipient suivant un angle tel qu'une partie (11) du faisceau lumineux est réfléchie par la face extérieure (5) de la paroi et qu'une partie (12) du faisceau est réfractée dans la paroi puis réfléchie par la face intérieure (6) de la paroi, - à récupérer sur un capteur de lumière (16), les faisceaux réfléchis (12, 11) par les faces intérieure (6) et extérieure (5), - à mesurer en chaque point d'inspection (hj), l'épaisseur de la paroi (3) en fonction de la séparation au niveau du capteur de lumière (16), entre les faisceaux réfléchis par les faces intérieure et extérieure, caractérisé en ce qu'il consiste : - à traiter les mesures d'épaisseurs en analysant leur distribution sur la région d'inspection (7) pour en extraire des caractéristiques géométriques, et à comparer ces caractéristiques géométriques à des valeurs de référence pour déterminer si le récipient présente un défaut de répartition de matière. 2 - Procédé d'inspection selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à comparer les caractéristiques géométriques extraites des mesures d'épaisseur avec des valeurs de référence correspondant à différents types de défaut de répartition de matière afin de déterminer le type de défaut de répartition de matière que présente le récipient. 3 - Procédé d'inspection selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il consiste à prendre en compte comme caractéristiques géométriques de distribution des mesures d'épaisseur, la surface, la longueur, la largeur, l'orientation, la rectitude, l'amplitude et/ou la pente. 4 - Procédé d'inspection selon les revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'il consiste à prendre en compte les caractéristiques géométriques des mesures d'épaisseur inférieures à une valeur critique d'épaisseur, pour caractériser la présence d'un défaut de type mince. 5 - Procédé d'inspection selon les revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'il consiste à prendre en compte l'orientation et/ou la rectitude de la distribution des mesures d'épaisseur pour caractériser la présence d'un défaut de type joint de moule décalé. 6 - Procédé d'inspection selon les revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'il consiste à prendre en compte l'orientation de la distribution des mesures d'épaisseur pour caractériser un défaut de type bouillon par une variation localisée et rapide de ladite distribution des mesures d'épaisseur. 7 - Procédé d'inspection selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser l'inspection pour une série de points d'inspection (h,) : - en envoyant un faisceau lumineux (9) sous la forme d'une ligne lumineuse ayant une longueur déterminée selon la hauteur du récipient prise selon l'axe vertical (A), - en choisissant une série de points d'inspection (hj) selon la hauteur du récipient prise selon l'axe vertical (A), de manière pour chacun d'eux, à récupérer les faisceaux réfléchis par les faces intérieure (6) et extérieure (5) et à mesurer l'épaisseur de la paroi, - en déplaçant relativement par rapport au capteur de lumière (16) le récipient (2) sur un tour, - et en choisissant un pas d'incrémentation de déplacement relatif du récipient (2), de manière que pour chaque pas d'incrémentation de déplacement, à renouveler les opérations visant à déterminer l'épaisseur de la paroi (3) en différents points d'inspection (hj) selon la hauteur du récipient. 8 - Procédé d'inspection selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il consiste à choisir entre 3 et 50 points d'inspection (hj) selon la hauteur du récipient et de préférence autour de 20 points d'inspection, selon un pas d'inspection compris entre 0,02 et 5 mm et de préférence autour de 1 mm selon la hauteur du récipient, avec un pas d'incrémentation compris entre 0,5 et 5 mm et de préférence de l'ordre de 1 mm selon la circonférence du récipient. 9 - Procédé d'inspection selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il consiste à choisir les points d'inspection (h,) selon la hauteur du récipient correspondant à une zone d'inspection (7) afin de couvrir au moins une zone de raccordement de la paroi (3) présentant des rayons de courbure différents tels que l'épaule ou le jable du récipient. 10 - Procédé d'inspection selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il consiste à récupérer les faisceaux réfléchis (12, 11) par les faces extérieure (5) et intérieure (6), à l'aide d'un capteur de lumière (16) adapté pour acquérir une image bidimensionnelle à partir de laquelle les mesures d'épaisseurs en différents points (hj) sont réalisés. 11 - Procédé d'inspection selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il consiste à envoyer un faisceau lumineux présentant un codage chromatique, à récupérer les faisceaux réfléchis par les faces intérieure (6) et extérieur (5), sur un capteur permettant d'analyser la longueur d'ondes desdits faisceaux réfléchis, et à déterminer l'épaisseur en fonction des longueurs d'ondes desdits faisceaux réfléchis. 12 - Procédé d'inspection selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il consiste à filtrer, interpoler ou corriger les signaux délivrés par le capteur de lumière (16) selon la direction verticale et/ou horizontale du capteur de lumière et/ou dans le temps. 13 - Installation d'inspection pour déceler des défauts de répartition de matière dans des récipients transparents (2) ayant un axe central (A) et une paroi (3) délimitée entre une face extérieure (5) et une face intérieure (6), pour la mise en œuvre du procédé conforme à l'une des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que l'installation comporte : - une source lumineuse (8) pour envoyer un faisceau lumineux (9) sur la paroi (3) du récipient, sous la forme d'une ligne lumineuse (L) ayant une longueur déterminée selon la hauteur du récipient prise selon l'axe central (A), le faisceau lumineux étant envoyé suivant un angle tel qu'une partie du faisceau lumineux est réfléchie par la face extérieure de la paroi et qu'une partie du faisceau est réfractée dans la paroi puis réfléchie par la face intérieure de la paroi, - un capteur de lumière (16) apte à récupérer les faisceaux réfléchis par les faces intérieure (6) et extérieure (5), - un système (18) de déplacement relatif par rapport au capteur de lumière (16) des récipients, - une unité d'acquisition et de traitement (17) reliée au capteur de lumière (16) comportant des moyens : • pour choisir une série de points d'inspection (h,) distribués d'une part de manière superposée selon une hauteur déterminée du récipient prise selon l'axe central (A), et d'autre part selon la circonférence du récipient, • pour mesurer en chaque point d'inspection (hj), l'épaisseur de la paroi en fonction de la séparation au niveau du capteur de lumière (16), entre les faisceaux réfléchis par les faces intérieure (6) et extérieure (5), • pour traiter les mesures d'épaisseur en analysant leur distribution sur la région d'inspection (7) pour en extraire des caractéristiques géométriques, pour comparer ces caractéristiques géométriques à des valeurs de référence pour déterminer si le récipient présente un défaut de répartition de matière. 14 - Installation selon la revendication 13, caractérisée en ce que le capteur de lumière (16) est une caméra matricielle reliée à l'unité d'acquisition et de traitement qui assure l'acquisition d'images bidimensionnelles. 15 - Installation selon la revendication 13, caractérisée en ce que le capteur de lumière (16) est un spectromètre permettant d'analyser les longueurs d'ondes des faisceaux réfléchis sur les faces intérieure (6) et extérieure (5) et provenant d'un faisceau lumineux présentant un codage chromatique. |
La présente invention concerne le domaine technique de l'inspection optoélectronique de récipients à caractère transparent ou translucide, tels que des bouteilles, des pots ou des flacons, en vue de détecter des défauts de répartition de matière et en particulier des défauts d'épaisseur localisés appelés habituellement défauts de type mince.
L'objet de l'invention vise également à proposer une technique d'inspection permettant de déterminer la nature ou le type de défauts de répartition de matière présenté par les récipients en vue de remédier aux causes engendrées par de tels défauts.
Dans le domaine technique de la fabrication des récipients en verre, il est connu qu'il existe un risque que les récipients présentent une ou plusieurs zones localisées de mauvaise répartition de matière affectant l'esthétique ou plus grave, la résistance mécanique des récipients. Il est connu que les défauts de faible épaisseur ou « minces » se forment principalement dans des régions spécifiques du récipient qui présentent des rayons de courbure différents tels que l'épaule ou le jable du récipient. Pour détecter de tels défauts, il est connu par exemple par le brevet EP 0 320 139, de mesurer l'épaisseur du récipient en envoyant un faisceau lumineux sur la paroi du récipient en suivant un angle tel qu'une partie du faisceau lumineux est réfléchie par la face extérieure de la paroi et qu'une partie du faisceau est réfractée dans la paroi puis réfléchie par la face intérieure de la paroi. Les rayons réfléchis par les faces intérieure et extérieure de la paroi sont récupérés par une lentille de Fresnel afin d'être envoyés sur un capteur de lumière linéaire. L'épaisseur de la paroi du récipient est mesurée en fonction de la séparation, au niveau du capteur de lumière, entre les faisceaux réfléchis par les faces intérieure et extérieure de la paroi.
Le récipient est entraîné en rotation selon un tour pour mesurer son épaisseur selon l'une de ses sections droites transversales. De manière avantageuse, la section transversale d'inspection est située dans une zone du récipient présentant un grand risque de formation de minces tels que le jable ou l'épaule.
Le document EP 0 871 007 décrit une technique similaire pour mesurer l'épaisseur de la paroi et/ou de l'ovalisation d'un récipient. Dans le même sens, le document GB 2 195 278 décrit un procédé permettant de déterminer diverses particularités physiques d'un récipient en verre telles que l'épaisseur de verre, les irrégularités et les défauts susceptibles d'apparaître dans le récipient.
L'analyse des solutions antérieures connues conduit à constater qu'aucune d'entre elles ne permet pas de déterminer la nature ou le type de défauts de répartition de matière présentés par les récipients. En effet, la mesure réalisée est interprétée comme correspondant à un type de défaut par exemple à un mince alors qu'elle correspond en réalité à un autre type de défaut tel qu'un joint de moule.
La présente invention vise donc à remédier aux inconvénients de l'état de la technique en proposant une nouvelle technique d'inspection pour détecter à coup sûr des défauts de répartition de matière susceptibles d'apparaître sur des récipients transparents ou translucides.
Pour atteindre un tel objectif, le procédé d'inspection selon l'invention vise à déceler des défauts de répartition de matière dans des récipients transparents ayant un axe central et une paroi délimitée entre une face extérieure et une face intérieure, le procédé consistant pour une série de points d'inspection distribués sur une région d'inspection d'une part de manière superposée selon une hauteur déterminée du récipient prise selon l'axe central, et d'autre part selon la circonférence du récipient :
- à envoyer au moins un faisceau lumineux sur la paroi du récipient suivant un angle tel qu'une partie du faisceau lumineux est réfléchie par la face extérieure de la paroi et qu'une partie du faisceau est réfractée dans la paroi puis réfléchie par la face intérieure de la paroi, - à récupérer sur un capteur de lumière, les faisceaux réfléchis par les faces intérieure et extérieure,
- à mesurer en chaque point d'inspection, l'épaisseur de la paroi en fonction de la séparation au niveau du capteur de lumière, entre les faisceaux réfléchis par les faces intérieure et extérieure.
Selon l'invention, le procédé consiste :
- à traiter les mesures d'épaisseur en analysant leur distribution sur la région d'inspection pour en extraire des caractéristiques géométriques, et à comparer ces caractéristiques géométriques à des valeurs de référence pour déterminer si le récipient présente un défaut de répartition de matière.
Un autre objet de l'invention est de proposer un procédé permettant de déterminer le type de défauts de répartion de matière que présentent les récipients.
Pour atteindre un tel objectif, le procédé consiste à comparer les caractéristiques géométriques extraites des mesures d'épaisseur avec des valeurs de référence correspondant à différents types de défaut de répartition de matière afin de déterminer le type de défaut de répartition de matière que présente le récipient.
De plus, le procédé selon l'invention peut présenter en outre en combinaison au moins l'une et/ou l'autre des caractéristiques additionnelles suivantes :
- prendre en compte comme caractéristiques géométriques de distribution des mesures d'épaisseur, la surface, la longueur, la largeur, l'orientation, la rectitude, l'amplitude et/ou la pente,
- prendre en compte les caractéristiques géométriques des mesures d'épaisseur inférieures à une valeur critique d'épaisseur, pour caractériser la présence d'un défaut de type mince.
- prendre en compte l'orientation et/ou la rectitude de la distribution des mesures d'épaisseur pour caractériser la présence d'un défaut de type joint de moule décalé. - prendre en compte l'orientation de la distribution des mesures d'épaisseur pour caractériser un défaut de type bouillon par une variation localisée et rapide de ladite distribution des mesures d'épaisseur.
- réaliser l'inspection pour une série de points d'inspection :
· en envoyant un faisceau lumineux sous la forme d'une ligne lumineuse ayant une longueur déterminée selon la hauteur du récipient prise selon l'axe vertical,
• en choisissant une série de points d'inspection selon la hauteur du récipient prise selon l'axe vertical, de manière pour chacun d'eux, à récupérer les faisceaux réfléchis par les faces intérieure et extérieure et à mesurer l'épaisseur de la paroi,
• en déplaçant relativement par rapport au capteur de lumière, le récipient sur un tour,
• et en choisissant un pas d'incrémentation de déplacement du récipient, de manière que pour chaque pas d'incrémentation de déplacement, à renouveler les opérations visant à déterminer l'épaisseur de la paroi en différents points d'inspection selon la hauteur du récipient,
- choisir entre 3 et 50 points d'inspection selon la hauteur du récipient et de préférence autour de 20 points d'inspection, selon un pas d'inspection compris entre 0,02 et 5 mm et de préférence autour de 1 mm selon la hauteur du récipient, avec un pas d'incrémentation en déplacement compris entre 0,5 et 5 mm et de préférence de l'ordre de 1 mm selon la circonférence du récipient,
- choisir les points d'inspection selon la hauteur du récipient correspondant à une zone d'inspection afin de couvrir au moins une zone de raccordement de la paroi présentant des rayons de courbure différents tels que l'épaule ou le jable du récipient,
- récupérer les faisceaux réfléchis par les faces extérieure et intérieure, à l'aide d'un capteur de lumière adapté pour acquérir une image bidimensionnelle à partir de laquelle les mesures d'épaisseurs en différents points sont réalisées, - envoyer un faisceau lumineux présentant un codage chromatique, à récupérer les faisceaux réfléchis par les faces intérieure et extérieur, sur un capteur permettant d'analyser la longueur d'ondes desdits faisceaux réfléchis, et à déterminer l'épaisseur en fonction des longueurs d'ondes desdits faisceaux réfléchis,
- filtrer, interpoler ou corriger les signaux délivrés par le capteur de lumière selon la direction verticale et/ou horizontale du capteur de lumière et/ou dans le temps.
Un autre objet de l'invention est de proposer une installation permettant de déceler à coup sûr des défauts de répartition de matière.
Pour atteindre un tel objectif, l'installation d'inspection pour déceler des défauts de répartition de matière dans des récipients transparents ayant un axe central et une paroi délimitée entre une face extérieure et une face intérieure, pour la mise en œuvre du procédé comporte :
- une source lumineuse pour envoyer un faisceau lumineux sur la paroi du récipient, sous la forme d'une ligne lumineuse ayant une longueur déterminée selon la hauteur du récipient prise selon l'axe central, le faisceau lumineux étant envoyé suivant un angle tel qu'une partie du faisceau lumineux est réfléchie par la face extérieure de la paroi et qu'une partie du faisceau est réfractée dans la paroi puis réfléchie par la face intérieure de la paroi,
- un capteur de lumière apte à récupérer les faisceaux réfléchis par les faces intérieure et extérieure,
- un système de mise en déplacement relatif par rapport au capteur de lumière des récipients selon l'axe central,
- une unité d'acquisition et de traitement reliée au capteur de lumière comportant des moyens :
• pour choisir une série de points d'inspection distribués d'une part de manière superposée selon une hauteur déterminée du récipient prise selon l'axe central, et d'autre part selon la circonférence du récipient, • pour mesurer en chaque point d'inspection, l'épaisseur de la paroi en fonction de la séparation au niveau du capteur de lumière, entre les faisceaux réfléchis par les faces intérieure et extérieure,
• pour traiter les mesures d'épaisseur en analysant leur distribution sur la région d'inspection pour en extraire des caractéristiques géométriques,
• pour comparer ces caractéristiques géométriques à des valeurs de référence pour déterminer si le récipient présente un défaut de répartition de matière.
De plus, l'installation selon l'invention peut présenter en outre en combinaison au moins l'une et/ou l'autre des caractéristiques additionnelles suivantes :
- le capteur de lumière est une caméra matricielle reliée à l'unité d'acquisition et de traitement qui assure l'acquisition d'images bidimensionnelles,
- le capteur de lumière est un spectromètre permettant d'analyser les longueurs d'ondes des faisceaux réfléchis sur les faces intérieure et extérieure et provenant d'un faisceau lumineux présentant un codage chromatique.
Diverses autres caractéristiques ressortent de la description faite ci-dessous en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des formes de réalisation de l'objet de l'invention.
La Figure 1 est une vue schématique d'une première variante de réalisation d'une installation d'inspection conforme à l'invention.
La Figure 2 est une vue schématique montrant en coupe l'inspection d'un récipient par l'installation illustrée à la Fig. 1.
La Figure 3 est un exemple d'image obtenue par l'installation d'inspection illustrée aux Fig. 1 et 2.
La Figure 4 est une vue schématique montrant un autre exemple de réalisation d'une installation d'inspection conforme à l'invention. Les Figures 5 à 8 sont des figures illustrant différentes répartitions d'épaisseur correspondant à un défaut respectivement de type mince, un joint de moule décalé, à un bouillon et une ailette.
La Figure 9 est une représentation de la distribution d'épaisseurs sur une hauteur déterminée et sur 360° d'un récipient.
Les Fig. 1 à 3 illustrent un premier exemple de réalisation d'une installation 1 permettant de déceler des défauts de répartition de matière sur des récipients transparents ou translucides 2 présentant un axe central A. Tel que cela ressort plus précisément de la Fig. 2, chaque récipient 2 présente une paroi de révolution 3 délimitée entre une face extérieure 5 et une face intérieure 6.
Conformément à l'invention, l'installation 1 est adaptée pour détecter des défauts de répartition de matière dans la paroi 3 des récipients 2. Dans le cas d'un récipient en verre, l'installation 1 vise à détecter les défauts de mauvaise répartition du verre. A titre principal, l'installation 1 permet de détecter en tant que défaut de répartition de matière, un défaut de type mince. L'installation 1 permet également de détecter en tant que défaut de répartition de matière, les joints de moule décalés jusqu'à ailette, les bouillons de formage et bouillons d'affinage (ou puce), picots, plis, arrachés, peau de verre granité, collé au poinçon.
De manière avantageuse, l'installation 1 est adaptée pour observer une zone ou une région d'inspection 7 s'étendant sur toute la circonférence du récipient et présentant une hauteur prise selon l'axe central A englobant toute la zone dans laquelle sont susceptibles d'apparaître en tant que défaut de répartition de matière, les minces. La région d'inspection 7 s'étend ainsi selon une surface bidimensionnelle. Par exemple, la région d'inspection 7 correspondant au jable ou à l'épaule du récipient. La région d'inspection 7 s'étend sur toute la circonférence du récipient, selon une hauteur comprise entre 0,5 et 50 mm et de préférence de l'ordre de 20 mm.
L'installation 1 comporte une source lumineuse 8 adaptée pour envoyer un faisceau lumineux 9 sur la paroi 3 du récipient sous la forme d'une ligne lumineuse L ayant une longueur déterminée selon la hauteur du récipient prise selon l'axe central A. Par exemple, la source lumineuse 8 est un laser. Selon une caractéristique avantageuse de l'invention, la longueur de la ligne lumineuse L prise selon l'axe central A correspond au moins à la hauteur de la région d'inspection 7.
Le faisceau lumineux 9 est envoyé suivant un angle tel qu'une partie 11 du faisceau lumineux 9 est réfléchie par la face extérieure 5 et qu'une partie 12 du faisceau 9 est réfractée dans la paroi 3 puis réfléchie par la face intérieure 6 de la paroi. Tel que cela ressort plus précisément de la Fig. 2, l'envoi du faisceau lumineux 9 conduit à l'obtention d'un faisceau réfléchi 11 par la face extérieure 5 et un faisceau réfléchi 12 par la face intérieure 6.
L'installation comporte également un capteur de lumière 16 apte à récupérer les faisceaux réfléchis 11, 12 par les faces respectivement extérieure 5 et intérieure 6. Le capteur de lumière 16 est avantageusement une caméra matricielle permettant d'acquérir une image bidimensionnelle de la région d'inspection 7. La caméra 16 est reliée à une unité 17 d'acquisition et de traitement permettant d'acquérir et de traiter les images prises par la caméra. La caméra 16 et l'unité d'acquisition et de traitement 17 ne sont pas décrits plus précisément car ils sont bien connus de l'homme du métier.
L'installation d'inspection 1 comporte également un système 18 de déplacement relatif des récipients 2, par rapport au capteur de lumière 16 de manière à permettre l'inspection des récipients selon toute sa circonférence, par la prise d'images successives lors du déplacement relatif des récipients. Selon une variante avantageuse de réalisation, le système de déplacement 18 assure la mise en rotation des récipients autour de son axe central A sur un tour. Dans le cas d'un récipient de forme, c'est-à-dire ne présentant pas une forme générale cylindrique, l'inspection est réalisée sur tout le pourtour ou le périmètre du récipient.
La Fig. 3 illustre un exemple d'une image Ii prise par la caméra 16 pour une position angulaire déterminée du récipient par rapport à la caméra. L'image Ii fait apparaître d'une part l'image du faisceau réfléchi 11 par la face extérieure 5 de la paroi 3 et d'autre part, l'image du faisceau réfléchi 12 par la face intérieure 6 de la paroi 3. Les images des faisceaux réfléchis 11, 12 apparaissent sur l'image Ii selon deux lignes lumineuses présentant une longueur selon l'axe central A correspondant à la hauteur de la région d'inspection 7 et écartées l'une de l'autre, selon une direction perpendiculaire à l'axe central A, d'une distance correspondant à l'épaisseur de la paroi 3. L'unité d'acquisition et de traitement 17 est adaptée pour prendre des images successives de la paroi 3 du récipient 2 lors de la rotation du récipient 2 sur un tour. En d'autres termes, l'unité d'acquisition et de traitement 17 prend deux images successives pour un pas de rotation déterminé du récipient par exemple compris entre 0,5 et 5 mm et de préférence de l'ordre de 1 mm selon la circonférence du récipient.
Pour chaque image prise, l'unité d'acquisition et de traitement 17 choisit une série de niveaux ou de de points d'inspection hi, h 2 , ... h, distribués de manière superposée selon la hauteur déterminée du récipient prise selon l'axe central A.
Par exemple, il est prévu de choisir pour la région d'inspection 7, entre 3 et 50 points d'inspection hj selon la hauteur du récipient et de préférence autour de 20 points d'inspection, selon un pas d'inspection compris entre 0,02 et 5 mm et de préférence autour de 1 mm. Dans l'exemple illustré à la Fig. 3, 11 points d'inspection h ( sont pris selon la hauteur du récipient dans la région d'inspection 7 égale à 20 mm. Pour chaque point d'inspection hi, l'unité d'acquisition et de traitement 17 détermine l'épaisseur de la paroi 3 en fonction de la séparation au niveau de l'image Ii, entre les faisceaux réfléchis 11, 12 par les faces intérieure 6 et extérieure 5. En d'autres termes, pour chaque niveau hj l'épaisseur de la paroi 3 est déterminée. Dans l'exemple illustré à la Fig. 3, 11 épaisseurs sont ainsi déterminées dans l'image Ii correspondant à chaque hauteur ou niveau hj. Cette opération de détermination des épaisseurs de la paroi 3 dans une image est répétée sur les différentes images prises selon toute la circonférence du récipient 2. A cet effet, le récipient 2 est mis en rotation autour de son axe central A sur un tour. A chaque pas d'incrémentation de déplacement, à savoir de rotation dans l'exemple illustré, du récipient 2, l'unité d'acquisition et de traitement 17 prend une image et détermine les épaisseurs de la paroi 3 selon les différents points ou niveau d'inspection hi choisis. Avantageusement, le nombre et la position des points d'inspection restent identiques d'une image à l'autre. Dans l'exemple illustré, pour chaque décalage angulaire par exemple de 1 mm, l'unité d'acquisition et de traitement 17 procède à la mesure de l'épaisseur de la région d'inspection 7, selon les 11 niveaux hi déterminés.
La Fig. 4 illustre une autre variante de réalisation dans laquelle le faisceau lumineux 9 envoyé sur le récipient 2 présente un codage chromatique généré par au moins une sonde chromatique 8i, c'est-à-dire que le faisceau lumineux 9 possède différentes longueurs d'ondes de valeurs connues et sélectionnées, pour permettre une détection d'épaisseur de la paroi 3.
Le faisceau lumineux 9 qui est formé par un ou plusieurs faisceaux élémentaires provenant d'une ou de plusieurs sondes chromatiques présente également une hauteur déterminée pour couvrir la surface du récipient dans la zone d'inspection 7 comme expliqué en relation des Fig. 1 à 3. Le faisceau lumineux 9 est focalisé sur la paroi 3 de sorte que des faisceaux sont réfléchis sur les faces intérieure 6 et extérieure 5. Les faisceaux réfléchis par les faces intérieure 6 et extérieure 5 sont récupérés par la sonde chromatique 8i et dirigés sur un capteur de lumière 16 tel un spectromètre permettant d'analyser les longueurs d'ondes des faisceaux réfléchis par les faces extérieure 5 et intérieure 6. En fonction des longueurs d'ondes des faisceaux réfléchis, l'unité d'acquisition et de traitement 17 détermine l'épaisseur de la paroi 3 aux différents points d'inspection hj, comme expliqué ci-dessus. L'unité d'acquisition et de traitement 17 traite les mesures d'épaisseurs en recherchant si au moins l'une des mesures d'épaisseur déterminées aux divers points d'inspection h, est inférieure à une valeur critique d'épaisseur minimale. Cette valeur critique d'épaisseur minimale correspond à la présence d'un mince. Dans le cas où au moins une mesure d'épaisseur est inférieure à la valeur critique d'épaisseur minimale, l'unité d'acquisition et de traitement 17 délivre un signal de défaut permettant de signaler le récipient comme défectueux.
Selon une caractéristique avantageuse de réalisation, l'unité d'acquisition et de traitement 17 traite les mesures d'épaisseur en analysant la distribution des mesures d'épaisseur inférieures à une valeur critique d'épaisseur, pour déterminer si le récipient présente un mince comme défaut de répartition de matière. La prise en compte des mesures d'épaisseurs selon les deux directions de la surface de la paroi 3 donne une indication supplémentaire sur la forme du défaut constaté.
Selon une caractéristique de l'invention, les mesures d'épaisseur sont traitées en analysant leur distribution sur la région d'inspection 7 pour en extraire des caractéristiques géométriques telles que par exemple, la surface, la longueur, la largeur, l'orientation, la rectitude, l'amplitude et/ou la pente. En effet, chaque type de défauts de répartition de matière, outre le mince, et tel que le bouillon de formage, le joint de moule décalé, le picot (...) possède une « signature géométrique ».
Les Fig. 5 à 7 illustrent trois exemples de distribution de mesures d'épaisseur E dans la région d'inspection 7 possédant chacune une signature géométrique caractéristique d'un type de défaut de répartition de matière.
La Fig. 5 illustre un défaut de mauvaise répartition d'épaisseur, lié à un problème de formage du récipient. La prise en compte des caractéristiques géométriques des mesures d'épaisseur E en particulier, celles inférieures à une valeur critique d'épaisseur, permet de caractériser la présence d'un défaut de type mince. La Fig. 6 illustre un défaut de type joint de moule décalé dont la signature géométrique apparaît dans l'orientation et/ou la rectitude de la distribution des mesures d'épaisseur E.
La Fig. 7 illustre un défaut de type bouillon dont la signature géométrique est caractérisée par une variation localisée et rapide de la distribution des mesures d'épaisseur E.
La Fig. 8 illustre un défaut de type ailette dont la signature géométrique est caractérisée par une variation localisée rapide et continue de la distribution des mesures d'épaisseur E.
La Fig. 9 illustre un exemple de distribution de mesures d'épaisseurs E
(mm) sur une hauteur H (mm) déterminée et selon toute la périphérie A (°) du récipient.
Les caractéristiques géométriques extraites de la distribution des mesures d'épaisseur sont comparées avec des valeurs de référence correspondant à différents types de défauts de répartition de matière connus ou répertoriés. Une telle comparaison permet de déterminer si le récipient présente de manière fiable un défaut de répartition de matière. Selon une variante de réalisation, une telle comparaison permet d'identifier le type de défaut de répartition de matière que présente le récipient. Une telle identification du type de défaut de répartition de matière permet de remonter aux causes ayant engendré ce défaut en vue d'y remédier.
Pour améliorer la détection du type de défaut, l'unité d'acquisition et de traitement 17 peut prendre en compte également les profils relatifs des faces extérieure 5 et intérieure 6 à partir des images des faisceaux réfléchis 11, 12 apparaissant sur les images prises par la caméra 16.
L'objet de l'invention permet ainsi de détecter à coup sûr, l'existence d'un mince en le distinguant des autres défauts de répartition de matière. Avantageusement, cette détection est réalisée dans une région localisée s'étendant sur une surface du récipient englobant toute la zone dans laquelle un mince est susceptible de se former. Bien entendu, il peut être envisagé d'inspecter simultanément plusieurs zones d'un même récipient. Un autre avantage de l'invention est de permettre lors de l'analyse des signaux délivrés par les capteurs de lumière 16, de les filtrer selon les deux directions et d'appliquer des algorithmes et des filtres de traitement d'images deux dimensions afin de détecter les images des faisceaux réfléchis 11, 12 (Fig. 3). Une telle opération de filtrage permet par exemple de corriger les aléas du signal dus à des imperfections de la surface du récipient.
Ainsi, selon une variante avantageuse de réalisation, l'opération de filtrage peut être réalisée selon la direction de mesure de l'épaisseur.
A cet égard, il est à noter que l'abscisse de l'image illustrée à la Fig. 3 correspond dans le cas d'un procédé de mesure reposant sur la triangulation, à l'abscisse du capteur de lumière linéaire ou matriciel. Cette abscisse dépend de la déviation des rayons réfléchis sur les faces intérieure et extérieure. La distance entre les rayons réfléchis sur les deux faces et donc leur écart d'abscisse permet de déterminer l'épaisseur. La Fig. 3 peut être considérée comme une image matricielle même lorsque le capteur de lumière est un ensemble de capteurs d'images linéaires superposés.
Dans le cas d'un procédé de mesure basé sur le codage chromatique (Fig. 4), l'abscisse de l'image illustrée à la Fig. 3 correspond à une longueur d'onde. Le principe de la mesure est en effet un codage chromatique obtenu en focalisant une multitude de sources ponctuelles polychromatiques (ou une fente) au moyen d'un objectif fortement chromatique. Les faisceaux réfléchis sur les faces intérieure et extérieure ne sont pas de la même couleur dominante. Après un filtrage de type trou d'épingle ou fente, un monochromateur répartit horizontalement les faisceaux sur une série de capteurs linéaires superposés ou bien un capteur matriciel. La Fig. 3 représente donc un aspect très similaire avec le système en triangulation, considérant que les abscisses sont des longueurs d'onde.
Bien entendu, à toutes les étapes de l'analyse, il apparaît possible de filtrer, interpoler ou corriger les signaux délivrés par le capteur de lumière 16 selon la direction verticale et/ou horizontale du capteur de lumière, et/ou dans le temps. L'acquisition des signaux délivrés par le capteur de lumière étant effectuée pour chaque incrément de rotation du récipient, le filtrage selon le temps revient à un filtrage selon l'angle de rotation, c'est-à-dire selon la circonférence du récipient.
L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre.
