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Title:
METHOD AND DEVICE FOR DIAGNOSING MALFUNCTIONS OF SENSORS FOR DETERMINING THE ANGULAR POSITION OF A ROTOR OF A POLYPHASE ROTATING ELECTRIC MACHINE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2010/112720
Kind Code:
A2
Abstract:
The invention relates to a method and device (4) for diagnosing malfunctions of sensors (10) for measuring the angular position of an alternator-starter rotor, the sensors (10) outputting polyphase signals (100-103). Two sinusoidal signals (200-201) are generated from linear combinations of signals (100-103) output by the sensors (10), which are non-trivially phase-shifted. According to the method, two composite correspondences of inequations are calculated from said two signals (200-201) and threshold values calculated during an initial phase, a first threshold being calculated by applying the Monte Carlo method to a mathematical model of the system (1) for measuring the angular position of the rotor, the other two being calculated in particular from offset values (30-32) applied to the two sinusoidal signals (100-103). A "TRUE" logic state of one and/or the other of said correspondences indicates that at least one sensor has a malfunction of a predetermined nature.

Inventors:
LABISTE, Laurent (5 rue des Remises, Saint Maur des Fosses, F-94100, FR)
Application Number:
FR2010/050392
Publication Date:
October 07, 2010
Filing Date:
March 08, 2010
Export Citation:
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Assignee:
VALEO EQUIPEMENTS ELECTRIQUES MOTEUR (2 rue André Boulle, Creteil Cedex, F-94046, FR)
LABISTE, Laurent (5 rue des Remises, Saint Maur des Fosses, F-94100, FR)
International Classes:
G01D3/08; G01D5/12; G01D21/00
Attorney, Agent or Firm:
MARTIN, Joaquim (Valeo Equipements Electriques Moteur, 2 rue André Boulle, Creteil Cedex, F-94046, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Procédé de diagnostic de défauts de fonctionnement présentés par des sondes mises en œuvre dans un système de mesure de la position angulaire d'un rotor d'une machine électrique tournante polyphasée comprenant un stator, les sondes étant fixes par rapport au stator et aptes à détecter un champ magnétique et à délivrer des premiers signaux représentatifs de ce champ magnétique, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une étape de génération, à partir de combinaisons linéaires desdits premiers signaux (101 -103), d'au moins une paire de premier (200) et second (201 ) signaux sinusoïdaux, déphasés d'une valeur déterminée différente de zéro et de

180°, représentant une position angulaire du rotor, une étape de détermination d'un premier paramètre dit d'état de vitesse Evt du rotor, prenant deux valeurs Evt > 0 ou Evt ≥ 0, une étape de calcul (40) des première et seconde relations suivantes :

- [{Spp < TRIG_PP) OU {Cpp < TRIG_PP)]

- [(Vref - A < S < Vref + A) ET (Vref- Δ < C < Vref + Δ)], dans lesquelles « OU » est l'opérateur logique de disjonction non exclusive et "ET" l'opérateur logique de conjonction, Spp l'amplitude maximale crête à crête et S la valeur instantanée dudit premier signal sinusoïdal (200), Cpp l'amplitude maximale crête à crête et C la valeur instantanée dudit second signal sinusoïdal (201 ), TRIG_PP, Vref et Δ trois valeurs de seuil déterminées,

une étape, lorsque ledit paramètre état de vitesse Evt est supérieur à zéro, de détermination de l'état logique "VRAI" ou "FAUX" de ladite première relation, de génération d'un signal (400) indiquant un fonctionnement sans défaut desdites sondes lorsque cette première relation n'est pas vérifiée et un défaut de fonctionnement d'au moins une de ces sondes lorsqu'elle est vérifiée, et une étape, lorsque ledit paramètre état de vitesse Evt est égal ou supérieur à zéro, de détermination de l'état logique "VRAI" ou "FAUX" de ladite deuxième relation, de génération d'un signal (400) indiquant un fonctionnement sans défaut desdites sondes lorsque cette seconde relation n'est pas vérifiée et un défaut de fonctionnement d'au moins une de ces sondes lorsqu'elle est vérifiée.

2. Procédé selon la revendication 1 , caractérisé en ce qu'il comprend une première phase préliminaire réalisée lors de la conception dudit système (1 ) de mesure de position angulaire comprenant une étape de construction d'un modèle mathématique dudit système, une étape d'application à ce modèle d'une pluralité de modifications aléatoires conformément à une méthode statistique dite de Monte-Carlo, de façon à obtenir une distribution d'états dite de Boltzman lorsqu'un état stationnaire est atteint et de déterminer à partir de ladite distribution ladite valeur de seuil prédéterminée TRIG_PP.

3. Procédé selon la revendication 1 , caractérisé en ce que ledit système (1 ) de mesure de la position comprend une chaîne (7) de calcul de position angulaire comportant un convertisseur analogique-numérique et des circuits

(32-33) appliquant des valeurs de décalage dites d'offset aux dits premier (200) et second (201 ) signaux sinusoïdaux, il comprend une deuxième phase préliminaire réalisée lors de la conception dudit système (1 ) de mesure de position angulaire comprenant une étape de détermination desdites valeurs de seuil prédéterminées, Vref et Δ, à partir desdites valeurs de décalage d'offset et des caractéristiques électriques dudit convertisseur analogique-numérique.

4. Procédé selon la revendication 1 , caractérisé en ce qu'il comprend une étape d'acquisition d'un paramètre dit de profil de vitesse dudit système (1 ) de mesure de position angulaire de rotor et une étape de calcul à partir dudit profil de vitesse d'un délai minimum permettant d'effectuer des mesures crête à crête significatives desdits premier et second signaux sinusoïdaux en dehors d'une période transitoire.

5. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite machine électrique tournante polyphasée comportant un matériau magnétique insensible à des variations de température dans une gamme de fonctionnement prédéterminée dudit système (1 ) de mesure de la position angulaire de rotor, ledit seuil TRIG_PP est fixé à une valeur minimale constante (C2) de manière à délimiter deux régions, une première région pour des valeurs supérieures au dit seuil caractéristique d'un fonctionnement sans défaut desdites sondes (10) et une seconde région pour des valeurs inférieures au dit seuil caractéristique de défauts de fonctionnement desdites sondes (10).

6. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite machine électrique tournante polyphasée comportant un matériau magnétique sensible à des variation de température dans une gamme de fonctionnement prédéterminée dudit système (1 ) de mesure de la position angulaire de rotor, il comprend une étape de mesure ou estimation de la température (42) dudit matériau magnétique et une étape consistant à rendre ledit seuil TRIG_PP dépendant de la température, de manière à avoir une fonction linéaire de la forme TRIG_PP = pT + K5, avec p pente de la droite (C3) représentant ladite fonction linéaire, T la température et Ks une constante, de manière à délimiter deux régions, un première région pour des valeurs située au-dessus de ladite droite (C3) caractéristique d'un fonctionnement sans défaut desdites sondes (10) et une seconde région pour des valeurs situées au-dessous de ladite droite (C3) caractéristique de défauts de fonctionnement desdites sondes (10).

7. Dispositif pour la mise en œuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens (41 ) pour mesurer la vitesse dudit rotor et générer un signal représentant ledit état de vitesse Evt, un module électronique de diagnostic (40) recevant au moins lesdits premier (200) et second (201 ) signaux sinusoïdaux sur des première (e-i) et seconde (e3) entrées et un signal représentant ledit état de vitesse Evt sur une troisième entrée (e3), ledit module de diagnostic (40) comprenant des moyens pour élaborer à partir de ces signaux et desdits seuils prédéterminés lesdites première et seconde relation, pour vérifier les états logiques "VRAI" ou "FAUX" de ces relations et pour générer en sortie (400) un signal représentatif d'un fonctionnement sans défaut desdites sondes (10) ou de défauts de fonctionnement d'au moins une desdites sondes (10) selon lesdits états logiques.

8. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que ladite machine électrique tournante polyphasée comportant un matériau magnétique sensible à des variation de température dans une gamme de fonctionnement prédéterminée dudit système (1 ) de mesure de la position angulaire de rotor, il comprend en outre des moyens (42) de mesure ou estimation de la température de ce matériau délivrant un signal représentatif (T) de cette température transmise à une quatrième entrée (e4) dudit module de diagnostic (40) et en ce que ce module de diagnostic (40) génère une valeur de seuil TRIG_PP obéissant à une fonction linéaire de la forme TRIG_PP = pT + K5, avec p pente de la droite représentant ladite fonction linéaire, T la température et Ks une constante.

9. Dispositif selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que ladite machine électrique tournante polyphasée étant un machine triphasée, ledit système (1 ) de mesure de position angulaire du rotor comprend trois sondes (10), dites Si à S3, respectivement, en ce qu'il comprend en outre des moyens (100) d'alimentation en énergie électrique desdites sondes (10) délivrant une tension d'amplitude déterminée Vcc, en ce que ledit dispositif, lorsque ladite première relation est vérifiée, génère en sortie (400) un signal de diagnostic indiquant une nature de défaut comprise parmi les catégories suivantes : la sonde Si est court-circuitée en étant reliée à un potentiel déterminée (0V ou Vcc), la sonde Si est déconnectée, les sondes S2 ou S3 sont court-circuitées en étant reliées à un potentiel déterminée (0V ou Vcc), ou entre elles, les sondes Si et (S2 ou S3) sont déconnectées, les sondes Si et S2 et S3 sont court-circuitées en étant reliées à un potentiel déterminée (OV ou Vcc), ou entre elles, les sondes Si et S2 et S3 sont déconnectées ou lesdits moyens (100) d'alimentation en énergie électrique sont défectueux.

10. Dispositif selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que ladite machine électrique tournante polyphasée étant un machine triphasée, ledit système de mesure de position angulaire du rotor comprend trois sondes (10), dites Si à S3, respectivement, en ce qu'il comprend en outre des moyens (100) d'alimentation en énergie électrique desdites sondes (10) délivrant une tension d'amplitude déterminée Vcc, en ce que ledit dispositif, lorsque ladite seconde relation est vérifiée, génère en sortie (400) un signal de diagnostic indiquant une nature de défaut comprise parmi les catégories suivantes : les sondes Si et S2 et S3 sont déconnectées, les sondes Si et S2 et S3 sont court-circuitées en étant reliées un potentiel déterminée (0V ou Vcc), les sondes Si et S2 et S3 court-circuitées en étant reliées à un potentiel déterminée (0V ou Vcc), ou entre elles ou lesdits moyens (100) d'alimentation en énergie électrique sont défectueux.

11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisé en ce que lesdites sondes (10) sont constituées par des capteurs à effet Hall.

12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 11 , caractérisé en ce que ladite machine tournante polyphasée est un alterno-démarreur.

13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 12, caractérisé en ce que ledit module de diagnostic (40) est constitué par un calculateur numérique embarqué à programme enregistré.

Description:
PROCÉDÉ ET DISPOSITIF DE DIAGNOSTIC DE DÉFAUTS DE

FONCTIONNEMENT DES SONDES DE DÉTERMINATION DE LA POSITION

ANGULAIRE D'UN ROTOR D'UNE MACHINE ÉLECTRIQUE TOURNANTE

POLYPHASÉE

L'invention concerne un procédé de diagnostic de défauts de fonctionnement des sondes de détermination de la position angulaire d'un rotor d'une machine électrique tournante polyphasée comprenant un stator.

L'invention concerne également un dispositif pour la mise en œuvre d'un tel procédé.

Elle s'applique plus particulièrement à des machines réversibles, dites alterno-démarreurs, utilisées dans l'industrie automobile, aussi bien en mode alternateur qu'en mode moteur.

Dans le cadre de l'invention, le terme "polyphasé" concerne plus particulièrement des machines électriques tournantes triphasées ou hexaphasées, mais peut aussi concerner des machines électriques tournantes biphasées ou fonctionnant sur un nombre de phases plus élevé.

Pour fixer les idées, on se placera dans ce qui suit dans le cas de l'application préférée de l'invention, à savoir le cas d'une machine électrique tournante réversible triphasée du type alterno-démarreur, sans que cela limite en quoi que ce soit la portée de l'invention.

Comme il est bien connu, une machine électrique tournante réversible comporte un alternateur comprenant :

- un rotor constituant un inducteur associé classiquement à deux bagues collectrices et deux balais par lesquels est amené un courant d'excitation; et

- un stator polyphasé portant plusieurs bobines ou enroulements, trois dans l'exemple de réalisation considéré, constituant un induit, qui sont connectés en étoile, ou le plus souvent en triangle dans le cas d'une structure triphasée, et qui délivrent vers un pont redresseur, en fonctionnement alternateur, une puissance électrique convertie. L'alternateur peut aussi être réversible et constituer un moteur électrique, ou machine électrique tournante, permettant d'entraîner en rotation, via l'arbre de rotor, le moteur thermique du véhicule. Cet alternateur réversible est appelé alternateur-démarreur ou encore alternodémarreur. Il permet de transformer l'énergie mécanique en énergie électrique et vice versa.

Ainsi, en mode alternateur, l'alterno-démarreur charge notamment la batterie du véhicule tandis qu'en en mode démarreur l'alterno-démarreur entraîne le moteur thermique appelé également moteur à combustion interne, du véhicule automobile pour son démarrage. Dans les machines réversibles de l'industrie automobile, par exemple, fonctionnant selon les modes moteur ou démarreur, le stator doit être piloté en courant de manière à appliquer à tout moment au rotor le couple nécessaire aussi bien pour le mettre en mouvement que pour lui imprimer la rotation requise pour le fonctionnement du moteur. Le couple à appliquer au rotor, et donc le courant à fournir aux phases du stator, est une fonction sinusoïdale de la position angulaire, repérée par un angle θ, du rotor par rapport au stator.

Un système complet de détermination de la position angulaire instantanée θ(t) du rotor d'un alterno-démarreur triphasé et de commande de cet organe, soit en mode alternateur, soit en mode moteur (démarreur), comprend typiquement quatre sous-systèmes principaux : un alternodémarreur, un convertisseur de courant électrique alternatif-continu réversible, un module de commande de ce convertisseur et un module de détermination de position angulaire θ du rotor.

Le convertisseur est généralement constitué d'un pont de redresseurs électronique, comprenant autant de branches de transistors MOS-FET de puissance que de phases, par exemple trois dans l'exemple décrit.

En mode alternateur, l'alterno-démarreur alimente en courant alternatif triphasé le convertisseur et en mode moteur, c'est l'alterno-démarreur qui est alimenté en énergie électrique triphasée par le convertisseur réversible, qui fonctionne en mode générateur de courant triphasé.

En mode moteur, les transistors MOS-FET sont commandés selon une séquence appropriée de six signaux de commandes générés par le module de commande . Comme il est bien connu également, ces signaux doivent être générés en fonction de la position angulaire θ du rotor.

Il est donc nécessaire de ce fait de déterminer cette position angulaire θ avec une grande précision pour obtenir un fonctionnement correct des ponts redresseurs, notamment pour éviter tout risque de détérioration des composants semi-conducteurs, mais aussi et surtout, en mode moteur ou démarreur, un couple optimisé fourni par l'alterno-démarreur.

C'est la fonction qui est dévolue au module de détermination de la position angulaire du rotor, de façon à générer un signal θ(t) représentant la variation instantanée de la position angulaire mesurée et à le transmettre en entrée du module de commande.

Dans l'Art Connu, diverses méthodes ont été proposées à cette fin. A titre d'exemple non limitatif, la Demanderesse a proposé, dans la demande de brevet international WO 2006/010864 A2, un dispositif de détermination de la position d'un rotor d'une machine électrique tournante comprenant un stator, qui permet d'obtenir la position angulaire précise recherchée tout en étant bon marché, simple à mettre en oeuvre et peu sensible aux perturbations magnétiques.

Le dispositif enseigné dans cette demande de brevet comprend une pluralité de sondes de mesure de champ magnétique fixes par rapport au stator de la machine électrique tournante et aptes à délivrer des premiers signaux représentatifs d'un champ magnétique tournant détecté par ces capteurs, et des moyens de traitement de ces premiers signaux par un opérateur apte à fournir des deuxièmes signaux dépendant de la position angulaire atteinte par le rotor.

Les sondes sont généralement constituées par des capteurs à effet Hall linéaires, par exemple trois que l'on dénommera ci-après Si à S 3 , placés à 120° électrique sur une machine électrique tournante triphasée, en l'occurrence un alterno-démarreur, en vis-à-vis d'une cible solidaire du rotor et magnétisée alternativement Nord/Sud pour chaque pôle de la machine. Ces capteurs, Si à S 3 , délivrent des signaux de types sinusoïdaux, VSi à VS 3 , respectivement. Pour une plus ample description, on se reportera avec profit à la description de la demande de brevet international WO 2006/010864 A2 précitée.

On constate expérimentalement que les signaux, VS 1 à VS 3 , générés par les trois sondes de mesure, S 1 à S 3 , que l'on qualifiera de "bruts", comportent généralement un fort taux d'harmoniques, notamment un taux important d'harmonique d'ordre 3 et 5 et que leurs amplitudes relatives sont différentes. Il est donc difficile de construire à partir de ces trois signaux bruts très imparfaits, deux signaux se rapprochant d'une fonction sinusoïdale idéale (c'est-à-dire exempts d'harmoniques), d'amplitudes identiques, d'offsets nuls et déphasés de façon non triviale (déphasage non multiple de 180°).

Pour pallier cette difficulté, le principe de base est de trouver deux combinaisons linéaires distinctes qui permettent, d'obtenir les deux sinusoïdes désirées, tout en s'affranchissant le mieux possible des problèmes rappelés ci- dessus. En première approximation, il est possible d'admettre que les capteurs ont des caractéristiques identiques ou pour le moins très proches, qu'il sont placés dans un même environnement thermique et électromagnétique et donc que les signaux délivrés par ces capteurs gardent des caractéristiques communes. Ces hypothèses conduisent à considérer que : - leurs offsets évoluent en même temps en fonction d'un champ perturbateur éventuel (comme, par exemple, la magnétisation du rotor) ;

- leurs taux d'harmonique d'ordre 3 sont très semblables et en phase avec leurs harmoniques fondamentaux ; et

- les signaux électriques générés par ces capteurs sont déphasés d'environ 120°.

Ces hypothèses rendent possible le choix de deux combinaisons linéaires qui annulent en partie l'harmonique d'ordre 3 et les offsets. De façon simple, en choisissant pour combinaisons linéaires les différences entre deux signaux de sortie de capteurs on obtient deux signaux sinusoïdaux déphasés de 60° et qui répondent aux critères de choix exprimés plus haut. Les signaux ainsi obtenus sont recentrés et contiennent moins d'harmoniques que les signaux bruts. Une fois les deux sinusoïdes obtenues, il devient possible d'extraire directement la valeur θ de la position angulaire du rotor. Pour ce faire, en divisant les deux signaux précités, on s'affranchit de l'amplitude, puis, à l'aide d'une fonction mathématique ou d'un tableau, on peut inverser la fonction et déterminer le quadrant angulaire grâce aux signes des signaux. Pour fixer les idées, à titre d'exemple non limitatif, si le déphasage entre signaux est de φ = 90° par exemple (signaux sinus - cosinus), il s'agit d'une fonction

ArcTangente. De nouveau, pour une plus ample description du procédé, on se reportera avec profit à la description de la demande de brevet international WO 2006/010864 A2 précitée.

Dans la pratique, ces conditions de fonctionnement, que l'on peut qualifier "d'idéal", sont rarement réunies.

Il s'ensuit que, toujours dans la pratique, le procédé qui vient d'être rappelé s'avère souvent peu satisfaisant. Aussi la Demanderesse a proposé dans sa demande de brevet français

N°0853359 déposée le 23 mai 2008 un procédé et un dispositif de détermination de la position angulaire palliant les inconvénients de l'Art Connu.

Pour ce faire, selon une caractéristique essentielle de ce procédé, on détermine la position angulaire réelle du rotor de la machine électrique tournante en utilisant un asservissement entre une position angulaire réelle et une position angulaire estimée. Le dispositif enseigné par cette demande de brevet comporte une boucle de rétroaction, que l'on appellera ci-après

« boucle de tracking », dont le comportement est semblable à celui d'une boucle à verrouillage de phase ou "PLL" selon la terminologie anglo-saxonne couramment utilisée (pour "Phase Lock Loop").

Les circuits composant le dispositif de détermination de la position angulaire du stator sont agencés de telle sorte que la relation (1 ) suivante soit satisfaite :

sinfôreai+φj.sinfôest+φ∑) - sin(Q reai +y 2 ).sin(Ç) rea i+y 1 ) = A 1 sin(φ 2 - ψi).sin(θ rea ι- Q est ) relation dans laquelle : θ rea ι représente la position angulaire réelle du rotor ; θ esf représente la position angulaire estimée du rotor ; et φ-i et φ 2 représentent les déphasages des signaux correspondant à des décalages angulaires des capteurs par rapport à un repère angulaire de référence lié au stator de la machine électrique tournante. II s'ensuit que φ = (φ-i - φ 2 ) est une constante (ces deux déphasages étant déterminés à partir d'un même repère angulaire de référence) et représente le déphasage entre les signaux θ rea , et θ esf .

Cette relation permet d'obtenir un signal d'erreur entre la position angulaire réelle et la position angulaire estimée. La boucle dite de "tracking" permet de minimiser l'erreur entre θ rea/ et θ esf . Si cette erreur devient faible, il est bien connu que sin(θ rea , - θ esf ) est sensiblement égal à (θ rea , - θ esf/ ). Le deuxième terme de la relation rappelée ci- dessus devient alors sensiblement égal à K(Cp 1 - φ 2 ), avec K constante égale à Y 2 sin(φ). Dans ce qui suit, pour fixer les idées, on se placera dans le cadre d'un tel dispositif, sans que cela limite en quoi que ce soit la portée de l'invention.

On réalise aisément que la détermination de la position angulaire θ du rotor par rapport au stator dépend de la fiabilité des informations fournies par les sondes de mesure, ce d'ailleurs quel que soit le procédé exact mis en oeuvre puisque, dans tous les cas, cette position angulaire est obtenue à partir d'une combinaison des signaux polyphasés délivrés par ces sondes.

Aussi il est nécessaire de s'assurer de leur bon fonctionnement et de mettre en œuvre un procédé de diagnostic des défauts de fonctionnement de ces sondes. Dans le cadre de l'invention, on doit bien comprendre que par "défauts de sonde de mesure" on entend également les défauts des circuits électroniques et électriques périphériques (connexions électriques, circuits d'alimentation en énergie électrique des sondes, etc.).

Dans l'art connu, il a été proposé différents procédés de diagnostic. Le diagnostic des sondes de mesure de position angulaire peut être obtenu par une comparaison entre une évaluation de la vitesse du véhicule effectuée par la boucle de tracking précitée et une mesure de cette vitesse effectuée par une unité de calcul par exemple. Cependant la boucle de tracking permettant l'estimation de la position électrique peut renvoyer une valeur moyenne précise de vitesse même lorsqu'une ou plusieurs sondes présentent des défauts (tel qu'un circuit ouvert ou un court-circuit). La figure 1 placée en fin de la présente description illustre un exemple d'évolution de la vitesse de rotation du rotor V t en fonction du temps t. Sur cette figure 1 , plusieurs défauts successifs de sondes ont été simulés (circuits ouverts, courts-circuits, etc.), comme le montre l'évolution de la vitesse instantanée V ιnst . On constate néanmoins que la boucle de tracking reste verrouillée et fournit une vitesse moyenne V moy tout à fait correcte.

Il s'ensuit qu'une mesure externe de vitesse est nécessaire pour obtenir une valeur de référence.

Un autre procédé consiste à seulement utiliser le signal d'erreur de la boucle tracking. Cependant celle-ci est très sensible à de petites saturations et ne peut détecter aucune erreur en présence de signaux de très faible d'amplitude (incluant les erreurs dues aux courts-circuits de sonde ou à des connecteurs débranchés). En outre, dans certains modes de réalisation pratiques, le signal d'erreur de boucle de tracking est entaché d'un bruit important en raison d'une absence de calibrage et d'une faible précision dus à la simplification des circuits électroniques utilisés. On doit donc admettre une marge importante en ce qui concerne les seuils de détection. Il s'ensuit qu'un certain nombre de défauts ne peut être diagnostiqué. Par exemple, la déconnexion simultanée des trois sondes de mesure de position angulaire ou la déconnexion de la source d'alimentation en énergie électrique n'est pas détectée.

Un autre procédé consiste à effectuer la somme des signaux générés en sortie des trois sondes de mesure, Si à S 3 , soit :

Σ= VS-ι+VS 2 +VS 3 ≈ 0 Mais ce procédé exige de recourir à des circuits électroniques additionnels de façon à, soit mesurer le signal soit mesurer la somme complète de signaux, ce qui augmente la complexité du dispositif de diagnostic et le rend plus onéreux. En outre, pour la raison rappelée précédemment (faible précision due à l'absence de calibrage), on doit admettre une marge importante en ce qui concerne les seuils de détection. Il s'ensuit qu'un certain nombre de défauts ne peut être diagnostiqué. Par exemple, comme précédemment rappelé, la déconnexion des trois sondes ou de la source d'alimentation en énergie électrique n'est pas détectée.

L'invention se fixe pour but un procédé de diagnostic de défauts de fonctionnement dus aux sondes de mesure de position angulaire du rotor d'une machine électrique tournante polyphasée comprenant un stator, notamment du type alterno-démarreur, palliant les inconvénients des procédés de l'art connu, dont certains ont été rappelés, ce sans augmentation significative ni de la complexité des circuits électroniques mis en œuvre, ni du coût global.

Selon une caractéristique principale du procédé selon l'invention, le diagnostic des sondes de mesure de position angulaire du rotor est obtenu en effectuant les mesures directes de paires de signaux sinus et cosinus déterminés à partir de combinaisons linéaires des signaux polyphasés délivrés par ces sondes, l'acquisition d'un paramètre que l'on appellera "état de vitesse", en l'occurrence typiquement les états "vitesse > 0" et « vitesse = 0 » (ou encore « vitesse ≥ 0 "), et d'un profil de vitesse minimum.

Cette mesure ne nécessite donc pas de connaître la valeur précise de la vitesse.

Selon le procédé de l'invention, un diagnostic des principales erreurs dues aux sondes de mesure de position angulaire est obtenu simplement en déterminant les états logiques « VRAI » ou « FAUX » des deux relations indiquées ci-dessous: (A) lorsque E vt >0 t/mn : [{S pp < TRIG_PP) OU (C pp < TRIG_PP)] ;

(B) lorsque E vt >0 t/mn : [{V ref - A < S < V ref + A) ET {V ref - A < C < V ref + Δ)]. Avec :

- E vt état de la vitesse atteint par le rotor de l'alterno-démarreur exprimé en tours/minute (t/mn) - « OU » et « ET » les opérateurs logiques de disjonction non exclusive et de conjonction, respectivement ;

- S la valeur instantanée du signal sinus ; - C la valeur instantanée du signal cosinus ;

- S pp l'amplitude maximale crête à crête du signal sinus ;

- Cp P l'amplitude maximale crête à crête du signal cosinus ;

- Vref une valeur de décalage (ou « offset » selon la terminologie anglo- saxonne couramment utilisée) pour un alignement de conversion analogique-numérique mise en œuvre dans la chaîne de rétroaction ;

- TRIG_PP et Δ deux valeurs de seuils.

Si les relations (A) et/ou (B) sont vérifiées, c'est-à-dire à l'état logique "VRAI", cet état est caractéristique d'au moins un état défectueux des sondes de mesure de position angulaire ou, pour le moins, des circuits électriques/électroniques périphériques de ces sondes (connexions électriques, alimentation en énergie électrique, etc.) et de la cible magnétique elle-même.

La valeur de seuil TRIG_PP est obtenue par la méthode statistique dite de « Monte-Carlo ». Pour ce faire, dans une phase préliminaire du procédé, un modèle mathématique global du système « alterno-démareur - boucle de tracking» est créé et des modifications aléatoires sont appliquées à ce modèle. Un traitement mathématique permet de calculer la valeur de seuil TRIG_PP précitée à partir de cette distribution d'états. Ces différents paramètres seront décrits et précisés de façon plus détaillée ci-après.

L'invention présente donc de nombreux avantages et parmi lesquels : Le diagnostic des défauts de fonctionnement dus aux sondes de mesure de position angulaire nécessite seulement l'exécution d'opérations logiques élémentaires, à savoir la détermination des états logiques « vrai » ou « faux » de deux inéquations.

Les paramètres figurant dans les inéquations sont, pour l'essentiel, déjà acquis pour les besoins propres à la boucle de tracking. Notamment, les deux signaux sinus et cosinus sont nécessaires pour déterminer la valeur θ de la position angulaire du rotor. La détermination des états logiques précités peut être obtenue simplement, dans un mode de réalisation préféré, en faisant appel à l'un des calculateurs embarqués présents sur tout véhicule de conception moderne.

Le calcul des valeurs de seuils TRIG_PP, Δ et V ref précités est réalisé lors d'une phase préliminaire unique, typiquement lors de la conception du système, et ne nécessite aucun circuit additionnel embarqué dans le véhicule, ni même de modifications des pièces de logiciels implémentés dans les mémoires de programmes des calculateurs numériques embarqués.

L'invention a donc pour objet principal un procédé de diagnostic de défauts de fonctionnement présentés par des sondes mises en œuvre dans un système de mesure de la position angulaire d'un rotor d'une machine électrique tournante polyphasée comprenant un stator, les sondes étant fixes par rapport au stator et aptes à détecter un champ magnétique et à délivrer des premiers signaux représentatifs de ce champ magnétique, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une étape de génération, à partir de combinaisons linéaires desdits premiers signaux, d'au moins une paire de premier et second signaux sinusoïdaux, déphasés d'une valeur déterminée différente de zéro et de 180°, représentant une position angulaire du rotor, une étape de détermination d'un premier paramètre dit d'état de vitesse E vt du rotor, prenant deux valeurs E vt > 0 ou E vt ≥ 0, une étape de calcul des première et seconde relations suivantes :

- [(S pp < TRIG_PP) OU (C pp < TRIG_PP)]

- [(V rΘf - Δ < S < V rΘf + Δ) ET (V rΘf - Δ < C < V rΘf + Δ)], dans lesquelles « OU » est l'opérateur logique de disjonction non exclusive et "ET" l'opérateur logique de conjonction, S pp l'amplitude maximale crête à crête et S la valeur instantanée dudit premier signal sinusoïdal, C pp l'amplitude maximale crête à crête et C la valeur instantanée dudit second signal sinusoïdal, TRIG_PP, V rΘf et Δ trois valeurs de seuil déterminées, une étape, lorsque ledit paramètre état de vitesse E vt est supérieur à zéro, de détermination de l'état logique "VRAI" ou "FAUX" de ladite première relation, de génération d'un signal indiquant un fonctionnement sans défaut desdites sondes lorsque cette première relation n'est pas vérifiée et un défaut de fonctionnement d'au moins une de ces sondes lorsqu'elle est vérifiée, et une étape, lorsque ledit paramètre état de vitesse E vt est égal ou supérieur à zéro, de détermination de l'état logique "VRAI" ou "FAUX" de ladite deuxième relation, de génération d'un signal indiquant un fonctionnement sans défaut desdites sondes lorsque cette seconde relation n'est pas vérifiée et un défaut de fonctionnement d'au moins une de ces sondes lorsqu'elle est vérifiée

.L'invention a encore pour objet un dispositif pour la mise en œuvre de ce procédé.

L'invention va maintenant être décrite de façon plus détaillée en se référant aux dessins annexés, parmi lesquels : - la figure 1 est un diagramme illustrant schématiquement un exemple de courbe montrant l'évolution de la vitesse de rotation du rotor d'une machine tournante polyphasée en fonction du temps et simulant divers défauts des sondes de mesure de position angulaire de ce rotor ; - la figure 2 illustre schématiquement un exemple de réalisation d'un système de détermination de la position angulaire d'un rotor d'un alterno-démarreur incorporant un dispositif de diagnostic des défauts de fonctionnement des sondes de mesure de position angulaire selon un mode de réalisation préféré de l'invention ; et - La figure 3 est un diagramme montrant l'évolution en fonction du temps d'une paire de signaux obtenus par des combinaisons linéaires des signaux générés par les sondes de mesure de position angulaire du système de la figure 1 ;

La figure 4 est un diagramme illustrant une distribution de valeurs de seuils obtenues par la méthode de Monte-Carlo en fonction de la température de façon à déterminer des plages de seuils pour obtenir un diagnostic d'erreur lorsque la vitesse de rotation du rotor n'est pas nulle.

Dans ce qui suit, sans en limiter en quoi que ce soit sa portée, on se placera ci-après dans le cadre de l'application préférée de l'invention, sauf mention contraire, c'est-à-dire dans le cas d'un système de détermination de la position angulaire d'un rotor d'un alterno-démarreur mettant en œuvre un asservissement entre une position angulaire mesurée et une position angulaire estimée.

La figure 2 illustre un exemple de système 1 de détermination de la position angulaire d'un rotor d'un alterno-démarreur conforme à l'architecture décrite dans la demande de brevet français N° 0853359 précitée. Elle incorpore en outre un dispositif 4 de diagnostic des défauts de fonctionnement des sondes de mesure de position angulaire selon un mode de réalisation préféré de l'invention.

L'alterno-démarreur (non illustré sur cette figure) peut être d'un type tout à fait similaire à l'art connu, voire identique. Les sondes du bloc 10 sont constituées, par exemple, par trois capteurs à effet Hall disposés à 120° électrique pour une machine tournante triphasée. On a symbolisé l'alimentation en énergie électrique de ces sondes 10 par une batterie 100 délivrant une tension V cc , par exemple +5V. Les sondes 10 délivrent, sur les liaisons de sortie, 101 à 103, trois signaux « bruts », que l'on dénommera VSi à VS 3 , et qui sont transmis à un module 20 de combinaisons linéaires et de correction d'amplitude générant sur ses sorties, liaisons 200 et 201 , deux signaux transmis à des modules supplémentaires 30 et 31 . Les modules, 30 et 31 , appliquent à ces signaux des valeurs d'offsets, délivrés par les modules 32 et 33, respectivement. Les modules, 32 et 33, peuvent être constitués par des circuits de mémoire contenant des valeurs d'offset prédéterminées.

Sur les sorties, 300 et 310, des modules 30 et 31 , on dispose donc de deux signaux sinusoïdaux, centrés sur un axe (c'est-à-dire sans offset) et de même amplitude, déphasés d'une valeur φ déterminée non triviale, c'est-à-dire différente de 0° ou 180°, avantageusement 90°, signaux que l'on appellera ci- après Ssin et Ccos-

Ces deux composantes, dérivées des signaux mesurés par les capteurs 10 et mises en forme pour s'approcher au mieux de fonctions sinusoïdales, sont transmises, chacune, à des premières entrées de multiplicateurs 50 et 51 , respectivement, via les liaisons 300 et 310. Elles représentent donc deux instances de la valeur instantanée de la position angulaire mesurée du rotor. Ces multiplicateurs, 50 et 51 , reçoivent sur des secondes entrées, deux composantes dérivées de la valeur instantanée d'une valeur de position angulaire estimée θ(f) par deux branches de rétroaction 8 et 9 (liaisons 80 et 90), que l'on dénommera "Rétroaction sinus" et "Rétroaction cosinus", respectivement. Les signaux en sortie des multiplicateurs, 50 et 51 , sont transmis, par les liaisons 500 et 510, aux entrées d'un soustracteurs 6 dont les signaux de sortie (liaison 60) sont transmis à une chaîne 7 de calcul de position angulaire. Les signaux de sortie sur la liaison 70 représentent la valeur instantanée de la position angulaire estimée θ(f) et sont réinjectés vers les secondes entrées des multiplicateurs, 50 et 51 , via les circuits de rétroaction, 8 et 9 précités.

Les circuits constitutifs de cette architecture dotée d'une boucle de tracking sont agencés de telle sorte que la relation (1 ) rappelée dans le préambule de la présente description soit satisfaite.

Jusqu'à ce point, l'architecture du système 1 de détermination de la position angulaire d'un rotor d'un alterno-démarreur qui vient d'être décrite est commune à un exemple de réalisation de l'Art Connu.

On va maintenant décrire un mode de réalisation préféré de dispositif 4 de diagnostic de défauts de fonctionnement des sondes 10 de détermination de la position angulaire du rotor qui s'incorpore dans ce système 1 et, de façon plus générale, dans de nombreux autres systèmes mettant en œuvre des sondes de détermination de la position angulaire d'un rotor d'une machine polyphasée. Il est seulement nécessaire, comme il va l'être montré, que l'on dispose d'au moins une paire de signaux obtenus à partir de combinaisons linéaires des signaux polyphasés générés par les sondes, ce qui est connu en soi et n'est pas spécifique à l'invention.

Le dispositif 4 de diagnostic de défauts de fonctionnement des sondes 10 de détermination de la position angulaire du rotor propre à l'invention comprend un module de diagnostic 40 proprement dit et des moyens 41 indiquant la vitesse du rotor, plus précisément un état de vitesse EV t . En effet, comme il a été rappelé, conformément à une caractéristique avantageuse du procédé de l'invention, il n'est pas nécessaire de connaître la valeur précise de la vitesse, mais seulement discriminer des états distincts.

Le module de diagnostic 40 reçoit sur des première et deuxième entrées, et e 2 , les signaux présents sur les sorties 300 et 301 , que l'on a dénommés S s/n et C cos . Le signal représentant l'état de vitesse EV t est transmis sur une troisième entrée e 3 du module 40.

Le module 40 génère en sortie un signal 400 indiquant la présence ou non de défauts de fonctionnement de sondes, dont la nature va être précisée ci-après.

Ces trois séries de signaux constituent l'essentiel des informations qu'il est nécessaire de connaître en régime de croisière pour obtenir un diagnostic des principaux défauts de fonctionnement des sondes de détermination de la position angulaire d'un rotor. Comme il a été rappelé, ce diagnostic est obtenu en déterminant les états logiques « VRAI » ou « FAUX » des relations (A) et (B) ci-dessous :

(A) Lorsque E vt >0 t/mn : [{S pp < TRIG_PP) OU (C pp < TRIG_PP)]

(B) Lorsque E vt >0 t/mn : [{V ref - A < S < V ref + A) ET (V^- Δ < C < V ref + A)]

Les différents paramètres figurant dans ces relations ont été précisés dans le préambule de la présente description et il est inutile de les détailler de nouveau.

Un état logique des relations (A) et/ou (B) à l'état «VRAI » indique au moins un état défectueux des sondes à effet Hall 10 ou de leurs circuits électriques/électroniques périphériques (connexions électrique, circuits d'alimentation électrique 100, etc.).

Lorsque la relation (A) est vérifiée, c'est-à-dire lorsque E vt ≠0 t/mn, les principaux états défectueux diagnostiqués obtenus sont les suivants (ce pour une plage de vitesse de rotation E vt allant d'un nombre de tours par minute très faible à un nombre de tour par minute élevé, une seule période de rotation étant suffisante pour effectuer le diagnostic) : Si court-circuitée, c'est-à-dire par exemple connectée à un potentiel à OV ou 5V, en supposant que ces sondes sont alimentées par la source d'alimentation électrique 100 : V cc = +5V ;

5 1 déconnectée ; - S 2 Ou S 3 court-circuitées par exemple à 0V, +5V ou bien entre elles ;

5 2 ou S3 déconnectées ;

Si et S 2 court-circuités par exemple à 0V, +5V ou bien entre elles ; Si et (S 2 ou S 3 ) déconnectées ;

Si et S 2 et S 3 court-circuités par exemple à 0V, +5V ou bien entre elles ; - Si et S 2 et S 3 déconnectées ; source d'alimentation en énergie électrique 100 défectueuse, ce qui inclut notamment une déconnexion de la source, un court-circuit à la terre (masse du dispositif) ou un court-circuit à la tension V cc (+5V dans l'exemple décrit) ; - une détection d'impédance de court-circuit, typiquement inférieure à

5KΩ, ce naturellement en fonction de différents paramètres liés à un mode de réalisations pratique du dispositif.

Lorsque la relation (B) est vérifiée, y compris à vitesse nulle, les principaux états défectueux diagnostiqués obtenus sont les suivants: - Si et S 2 et S 3 déconnectées ;

Si et S 2 et S 3 court-circuités par exemple à 0V ou +5V; Si et S 2 et S 3 court-circuités par exemple à 0V, +5V ou bien entre elles; source d'alimentation en énergie électrique 100 défectueuse. Une autre information qu'il est nécessaire de connaître est le délai minimum qui doit s'écouler après démarrage avant que l'on puisse effectuer une mesure crête à crête significative des signaux S s/n et C cos . Cette information dépend du profil de vitesse présenté par le système.

Pour fixer les idées, on va supposer que S 81n et S cos =Fsin .l| θθ - —5 . |, de façon à obtenir une période complète pour les deux

6 signaux S 31n et C cos avec θ mn =π +— . Toujours pour fixer les idées, on suppose

6 qu'une rampe minimum de vitesse permet de passer d'une vitesse de rotation du rotor de 0 à 300 t/mn en 0,6 secondes. Dans ces conditions, le calcul montre qu'on atteint un régime de croisière de 500 t/mn en 180 ms environ. La figure 3 est un diagramme montrant l'évolution des signaux S s/n et

Ccos en fonction du temps. L'axe des ordonnées (tensions V) est gradué en volts et l'axe des abscisses (temps t) est gradué en secondes. Dans l'exemple décrit, après une période transitoire, on atteint un régime de croisière f=0,1802 secondes. II s'ensuit que pour le cas E vt > 0 (relation (A)), un diagnostic significatif peut être obtenu après un délai minimum d'environ 180 ms.

A priori, ce paramètre est connu une fois pour toute pour un alterno- démarreur de caractéristiques physiques et électriques données. Il n'est donc pas nécessaire de prévoir de moyens de mesures particuliers embarqués sur le véhicule.

Il en est de même pour la valeur de seuil, TRIG_PP figurant dans la relation (A), comme il a été rappelé dans le préambule de la présente description.

La détermination de ce paramètre est effectuée lors une phase préliminaire du procédé, a priori une fois pour toute lors de la conception d'un système de caractéristiques physiques et électriques données.

Pour ce faire, pour obtenir la valeur de seuil TRIG_PP, on peut faire appel à une méthode statistique, par exemple avantageusement à l'algorithme dit de "Monte-Carlo". Cet algorithme est très général et peut s'appliquer à tout modèle pour lequel il est possible d'effectuer des modifications aléatoires de ce modèle et d'associer une variable dite d'énergie à chacune des modifications.

La théorie montre qu'une fois qu'un l'état stationnaire est atteint, la distribution des états correspond à une distribution de Boltzman.

Dans le cadre du procédé de l'invention, lors d'une phase initiale, un modèle mathématique global du système « partie cible magnétique de l'alterno- démareur - boucle de tracking» est créé et des modifications aléatoires sont appliquées à ce modèle de façon à obtenir la distribution d'états de Boltzman précitée lorsqu'un état stationnaire est atteint. Un traitement mathématique permet de calculer la valeur de seuil TRIG_PP à partir de cette distribution d'états. Deux cas principaux se présentent :

- Le matériau magnétique cible est insensible ou peu sensible aux variations de température, pour le moins dans un domaine de fonctionnement normal du système : on peut alors adopter une valeur constante pour la valeur de seuil TRIG_PP. C'est le cas par exemple d'un matériau cible magnétique à base de terre rare.

- Le matériau magnétique cible est sensible aux variations de température. Il est alors nécessaire de tenir compte de la température et la fonction décrivant le seuil est une fonction linéaire de la forme :

TRIG_PP = pT + K s (2) Avec p constante de proportionnalité (pente), T en 0 C et K s une valeur constante de seuil. C'est le cas, par exemple, d'un matériau cible magnétique magnétique à base de ferrite.

Dans le premier cas, pour connaître la température instantanée du matériau magnétique, on prévoit une sonde de mesure ou estimateur de température 42 comme illustré schématiquement sur la figure 2. le signal de sortie de cette sonde de mesure de température 42 est transmis à une quatrième entrée e 4 du module de diagnostic 40.

Bien que l'on ait représenté ce module de diagnostic sous la forme de circuits de calcul autonomes, c'est-à-dire d'une logique câblée, effectuant la résolution des deux inéquations (A) et délivrant en sortie un signal de diagnostic V dιag , on doit bien comprendre que les calculs nécessaires à l'élaboration du diagnostic de bon fonctionnement ou de dysfonctionnement peuvent être effectués par d'autres moyens. De façon avantageuse, il est possible, notamment, de recourir à l'un des calculateurs embarqués présents sur tout véhicule de conception moderne, ce simplement en adaptant les programmes (microprogrammes, etc.) implémentés dans ce calculateur et en prévoyant des circuits d'interface adaptés. Ce mode de réalisation ne nécessite que peu de modifications et s'avère ni complexe, ni onéreux. Il présente en outre une grande souplesse, car il est bien connu de l'Homme du Métier que les programmes peuvent être mis à jour en tant que de besoin (corrections de bogues, ajout de fonctions, etc.). La figure 4 est un diagramme illustrant une distribution de valeurs de seuils obtenues par la méthode de Monte-Carlo précitée en fonction de la température. L'axe des coordonnées est gradué en valeurs seuil, de 0 à 900, et l'axe des abscisses est gradué en 0 C, de -50 à +175 0 C, dans l'exemple décrit, 3000 mesures crêtes à crête ayant été réalisées. Le diagramme de la figure 4 présente plusieurs zones distinctes, caractéristiques de défauts particuliers de fonctionnement des sondes ou des circuits périphériques à ces sondes :

- zone Z 1 : les points de mesure sont distribués autour d'une droite à pente négative d. Dans cette zone Z 1 , les sondes 10 et/ou leurs circuits périphériques (connexions électriques, circuit d'alimentation 100, etc.) ne présentent aucun défaut.

- Zone Z 3 : les points de mesures sont distribués autour d'une droite C 4 à pente négative. Dans cette zone, la sonde S 1 présente un défaut, elle est déconnectée (circuit ouvert). - Zone Z 4 : dans cette zone, la sonde S 1 est connectée en permanence au potentiel V cc de la source d'alimentation 100 (+5V dans l'exemple décrit).

- Zone Z 5 : cette zone représente plusieurs distributions de points de mesure qui s'interpénétrent fortement et qui caractérisent divers défauts de fonctionnement de sondes ou de circuits périphériques de ces sondes : sonde S 1 ou sonde S 2 court-circuitée au potentiel zéro, sonde S 2 connectée en permanence au potentiel V cc de la source d'alimentation 100 (+5V dans l'exemple décrit), sondes S 1 et S 2 déconnectées (circuits ouverts), sondes S 2 et S 3 court-circuitées au potentiel zéro, sondes S 1 et S 2 court-circuitées, ou sondes S 1 et S 2 déconnectées (circuits ouverts). - Zone Z 6 : dans cette zone, la sonde S 2 est déconnectée (circuit ouvert). On doit noter que les frontières entre zones ne sont pas franches. Il s'ensuit que des nuages de points de mesures sont communs à deux zones contiguës, notamment en ce qui concerne les zones Z 4 et Z 5 .

De ces diverses mesures, on en déduit ce qui suit : Dans le cas d'un matériau magnétique sensible à la température, de façon à obtenir une marge maximale pour la valeur de seuil, on rend cette valeur de seuil dépendante de la température. Pour fixer les idées, dans le cas de l'exemple retenu, la fonction linéaire (2) précitée représentant la valeur de seuil peut être la suivante : TRIG_PP = -0,6407x7 + 494,38 (3)

Cette courbe est représentée sur le diagramme de la figure 4 par une droite C 3 à pente négative k = -0,6407 coupant l'axe des ordonnées à la valeur de seuil K = 494,38.

Dans le cas d'un matériau magnétique insensible ou peu sensible aux variations de température, on adopte une valeur constante pour la valeur de seuil TRIG_PP. Pour fixer les idées, dans l'exemple décrit, si on désire diagnostiquer à 100% tous les défauts de sondes, on peut retenir la valeur suivante : TRIG_PP = 449. A titre de compromis, on peut retenir une valeur un peu plus faible, quitte à ne pas détecter quelques cas de déconnexion de Si par exemple. Dans cette hypothèse, dans l'exemple décrit, on peut retenir la valeur suivante : TRIG_PP = 403. Ce dernier cas correspond à la droite horizontale C 2 illustrée sur la figure 4 qui coupe l'axe des ordonnées à la valeur de seuil TRIG_PP = 403.

Le tableau I placé en fin de description illustre ces deux hypothèses et les résultats obtenus en ce qui concerne la probabilité de détection des divers défauts de sondes. Il en ressort que pour TRIG_PP = 403 moins de 1 % des cas de défauts dus à la déconnection de Si n'est pas détecté.

Sur la figure 4, on a représenté une zone Z 2 délimitée par deux droites, C31 et C 32 , de pentes négatives situées de par et d'autre de la droite C 3 correspondant à la fonction (3) précitée. Cette zone Z 2 représente une zone de sécurité pour des marges de seuils assurant une détection à 100 % des défauts dus aux sondes. De façon plus précise, la droite C 32 assure un seuil minimum en fonction de la température T permettant d'assurer cette détection à 100 %. La droite C31 permet de borner les valeurs maximales de seuil à des valeurs acceptables, les plus faibles possibles. On constate que la droite C 2 sort de la marge de sécurité définie par la zone Z 2 pour les basses températures (gamme comprise entre -50 0 C et +50 0 C environ), ce qui explique que certains défauts ne sont pas détectés (moins de 1 %) comme rappelés précédemment.

Lorsque l'état vitesse de rotation E vt ≥ 0, il est nécessaire de déterminer si la relation (B) est vérifiée (état logique "VRAI"). La relation (B) est vérifiée si les deux inéquations qui la composent sont simultanément vérifiées

(fonction logique "ET"). Dans cette relation, le paramètre de seuil TRIG_PP n'intervient plus et il est inutile de disposer d'une information de température.

Par contre il est nécessaire de connaître deux autres valeurs de seuils, à savoir V ref et Δ. Les valeurs de seuils précités dépendent notamment des valeurs d'offset utilisées (figure 2 : circuits 332 et 33) pour générer les signaux S s/n et Scos (figure 2 : sorties 300 et 310).

Pour fixer les idées, dans un mode de réalisation du système 1 de la figure 2, avec des valeurs numériques sur 10 bits, on peut adopter les valeurs typiques suivantes : Δ = 43 et V^ = 512. En adoptant de tels seuils, l'expérience montre que l'on détecte à 100% les déconnexions des trois sondes Si à S 3 .

Dans un mode de réalisation supplémentaire non expressément illustré, il est possible d'affiner encore plus le diagnostic de défauts de fonctionnement des sondes de mesures de position angulaire du rotor. Ce but peut être atteint en augmentant le nombre de paires de signaux dérivés, par combinaisons linéaires, des signaux générés par ces sondes.

A la lecture de ce qui précède, on constate aisément que l'invention atteint bien les buts qu'elle s'est fixée, et qu'il est inutile de rappeler entièrement.

Le procédé conforme à l'invention permet notamment, comme il a été rappelé, de réaliser simplement un diagnostic des principaux défauts de fonctionnement des sondes de mesures de position angulaire du rotor, avec une grande fiabilité, sans nécessiter une augmentation significative de la complexité des circuits nécessaires à la mise en œuvre de ce procédé. En effet, il s'intègre parfaitement dans des architectures de système de mesures de position angulaire du rotor de l'art connu en ne nécessitant que de légères modifications matérielles et/ou logicielles, ce qui ne conduit pas à un surcoût significatif.

Toutefois, l'invention n'est pas limitée aux seuls procédé et dispositif conforme à la réalisation explicitement décrite en regard au regard des figures 2 à 4, ni seulement à l'application préférée relative à la détermination de la position angulaire de la position du rotor d'un alterno-démarreur triphasé.

Sans sortir du cadre de l'invention, le dispositif s'applique à toute machine tournante polyphasée, par exemple biphasée, triphasée, hexaphasée, etc., en mode moteur et/ou alternateur comportant des sondes de mesure de la position angulaire du rotor par rapport au stator et pour laquelle on dispose d'au moins une paire de signaux déphasés de façon non triviale et obtenus par combinaisons linéaires des signaux polyphasés générés par ces sondes.

TABLEAU I