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Title:
METHOD AND DEVICE FOR PROTECTING A PRODUCT AGAINST COUNTERFEITING
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2011/027080
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a method for protecting a product housed in a container (105) that is opened by moving two parts thereof relative to one another, comprising: a step consisting in generating an image; and a step consisting in forming a mark which represents the image and straddles said two parts of the container, whereby the mark is provided with sporadic errors at a rate greater than a pre-determined value owing to the unforeseeable sporadic physical phenomena that occur during said mark-forming step.

Inventors:
SAGAN, Zbigniew (99 avenue de la châtaigneraie, Rueil-Malmaison, F-92500, FR)
FOUCOU, Alain (99 avenue de la châtaigneraie, Rueil-Malmaison, F-92500, FR)
MASSICOT, Jean Pierre (99 avenue de la châtaigneraie, Rueil-Malmaison, F-92500, FR)
PICARD, Justin (99 avenue de la Châtaigneraie, Rueil-Malmaison, F-92500, FR)
Application Number:
FR2010/051832
Publication Date:
March 10, 2011
Filing Date:
September 03, 2010
Export Citation:
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Assignee:
SAGAN, Zbigniew (99 avenue de la châtaigneraie, Rueil-Malmaison, F-92500, FR)
FOUCOU, Alain (99 avenue de la châtaigneraie, Rueil-Malmaison, F-92500, FR)
MASSICOT, Jean Pierre (99 avenue de la châtaigneraie, Rueil-Malmaison, F-92500, FR)
ADVANCED TRACK AND TRACE (99 Avenue de la Châtaigneraie, Rueil-Malmaison, Rueil-Malmaison, F-92500, FR)
PICARD, Justin (99 avenue de la Châtaigneraie, Rueil-Malmaison, F-92500, FR)
International Classes:
B65D27/30; G06K9/00
Attorney, Agent or Firm:
SCHMIT - CHRETIEN (650 avenue Henri Becquerel, Le Bruyère 2000 - Bât. 1, Montpellier, F-34000, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 - Procédé de protection d'un produit contenu dans un contenant dont l'ouverture implique de mettre en mouvement relatif deux parties dudit contenant, caractérisé en ce qu'il comporte :

- une étape de génération d'une image,

- une étape de formation d'une marque représentative de ladite image à cheval sur lesdites deux parties du contenant, en provoquant, dans ladite marque, du fait de phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles survenant au cours de l'étape de formation de ladite marque, un taux d'erreurs ponctuelles supérieur à une valeur prédéterminée.

2 - Procédé selon la revendication 1 , dans lequel l'étape de formation d'une marque comporte une étape d'impression de ladite image à cheval sur lesdites deux parties du contenant.

3 - Procédé selon la revendication 1 , dans lequel l'étape de formation d'une marque comporte une étape d'apposition de ladite image sur un sceau et une étape de positionnement dudit sceau à cheval sur lesdites deux parties du contenant.

4 - Procédé selon la revendication 3, dans lequel, au cours de l'étape de formation de ladite marque, on forme ladite marque sur la surface du sceau au contact du contenant.

5 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, dans lequel, au cours de l'étape de formation de la marque, le sceau mis en œuvre est, au moins partiellement et au moins pour une longueur d'onde, transparent.

6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel, au cours de l'étape de formation, ladite marque présente, du fait desdits phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles, un taux d'erreur inférieur à une seconde valeur prédéterminée.

7 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel, au cours de l'étape de génération d'une image, ladite image représente un code numérique authentifiant.

8 - Procédé de détection d'ouverture d'un contenant dont l'ouverture implique de mettre en mouvement relatif deux parties dudit contenant, caractérisé en ce qu'il comporte :

- une étape de capture d'une image d'une marque à cheval sur lesdites deux parties du contenant,

- une étape de détermination d'au moins un taux d'erreurs ponctuelles dans ladite marque et - une étape de détermination si ledit taux d'erreurs ponctuelles est supérieur à une deuxième valeur prédéterminée supérieure à une première valeur prédéterminée correspondant à des erreurs dues à des phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles survenant au cours de l'étape de formation de ladite marque.

9 - Procédé selon la revendication 8, dans lequel, au cours de l'étape de détermination d'un taux d'erreurs ponctuelles, on détermine un déplacement relatif de différentes zones de la marque.

10 - Procédé selon la revendication 9, dans lequel, au cours de l'étape de détermination d'un taux d'erreurs ponctuelles, on détermine des points représentatifs de différentes zones dans l'image captée et la position relative desdits points.

11 - Procédé selon la revendication 10, dans lequel, pour déterminer des points représentatifs de différentes zones, on repère, dans l'image captée, la meilleure corrélation avec une zone de la marque numérique originale.

12 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 8 à 11 , dans lequel, au cours de l'étape de détermination d'un taux d'erreurs, on détermine le taux d'erreur dans une zone se trouvant en regard de la frontières des dites deux parties.

13 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 8 à 12, dans lequel, au cours de l'étape de détermination d'un taux d'erreurs, on détermine un taux d'erreurs pour différentes zones de la marque et, au cours de l'étape de détermination si au moins un taux d'erreurs est supérieur à ladite deuxième valeur prédéterminée.

14 - Dispositif de protection d'un produit contenu dans un contenant dont l'ouverture implique de mettre en mouvement relatif deux parties dudit contenant, caractérisé en ce qu'il comporte :

- un moyen de génération d'une image,

- un moyen de formation d'une marque représentative de ladite image à cheval sur lesdites deux parties du contenant, adapté à provoquer, dans ladite marque, du fait de phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles survenant au cours de l'étape de formation de ladite marque, un taux d'erreurs ponctuelles supérieur à une valeur prédéterminée.

15 - Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce que le moyen de formation est adapté à ce que ladite marque présente, du fait desdits phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles, un taux d'erreur inférieur à une seconde valeur prédéterminée.

16 - Dispositif de détection d'ouverture d'un contenant dont l'ouverture implique de mettre en mouvement relatif deux parties dudit contenant, caractérisé en ce qu'il comporte :

- un moyen de capture d'une image d'une marque à cheval sur lesdites deux parties du contenant, - un moyen de détermination d'au moins un taux d'erreurs ponctuelles dans ladite marque et

- un moyen de détermination si ledit taux d'erreurs ponctuelles est supérieur à une deuxième valeur prédéterminée supérieure à une première valeur prédéterminée correspondant à des erreurs dues à des phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles survenant au cours de l'étape de formation de ladite marque.

17 - Contenant de produit, caractérisé en ce qu'il comporte une marque représentative d'une image positionné à cheval sur deux parties du contenant qui sont nécessairement désolidarisées lors de l'ouverture du contenant et comportant, du fait de phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles, un taux d'erreurs ponctuelles supérieur à une valeur prédéterminée.

Description:
PROCEDE ET DISPOSITIF DE PROTECTION D'UN PRODUIT CONTRE LA

CONTREFAÇON

La présente invention concerne un procédé et un dispositif de protection d'un produit contre la contrefaçon. Elle s'applique, en particulier, à la protection d'un produit contenu dans un contenant, par exemple un emballage, une enveloppe, une poche, une bouteille, un flacon, une boîte ou un boîtier.

Pour des raisons pratiques, techniques et financières, la protection d'un produit contre la contrefaçon se limite généralement à l'insertion d'éléments authentifiants sur son emballage extérieur. Cependant, dans de nombreux cas, les contrefacteurs ne visent pas à copier l'emballage d'un produit, mais ils parviennent à se procurer un emballage original par un moyen détourné, qu'ils utilisent pour y insérer une copie du produit, qui est beaucoup plus difficile à identifier. Par exemple, on a observé des cas de bouteilles de vin authentiques réutilisées en y insérant un vin de moindre qualité que l'original, et des cas similaires pour les parfums. De nombreuses contrefaçons de médicaments sont également faites en réutilisant l'emballage extérieur, ou le flacon.

Un des moyens les plus utilisés de protection contre les altérations consiste à coller un sceau au niveau de l'ouverture (par exemple une étiquette sécurisée) qui doit être déchiré au moment de l'ouverture de l'emballage. Les sceaux sont conçus de façon à être, en principe, très difficile à décoller sans provoquer leur destruction. Une autre approche consiste à entraîner des modifications irréversibles de l'emballage lors de son ouverture.

Malheureusement, les moyens techniques pour rendre les sceaux impossibles à réutiliser -sans endommagement- d'un emballage à un autre peuvent être coûteux, et sont en tous les cas d'une sécurité limitée. La sécurité est limitée car il existe, la plupart du temps, des moyens techniques pour décoller et réutiliser un sceau sans l'endommager. De plus, et ceci est un problème fondamental, il est généralement très facile de se procurer un sceau authentique chez un autre fournisseur que celui autorisé à en produire, voire chez ce dernier. Ainsi, le sceau n'est plus un gage de l'inviolabilité du produit, puisque le produit peut très bien avoir été altéré et/ou le sceau initial remplacé par un autre sceau.

La présente invention vise à remédier à ces inconvénients.

A cet effet, selon un premier aspect, la présente invention vise un procédé de protection d'un produit contenu dans un contenant dont l'ouverture implique de mettre en mouvement relatif deux parties dudit contenant, caractérisé en ce qu'il comporte :

- une étape de génération d'une image,

- une étape de formation d'une marque représentative de ladite image à cheval sur lesdites deux parties du contenant, en provoquant, dans ladite marque, du fait de phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles survenant au cours de l'étape de formation de ladite marque, un taux d'erreurs ponctuelles supérieur à une valeur prédéterminée.

Ainsi, lors de l'ouverture du contenant ladite marque est détériorée. Or, du fait de son taux d'erreurs ponctuellement imprévisibles originel, une tentative de reproduction de la marque avec des moyens de formation de marque identiques à ceux utilisés originellement implique l'ajout d'une quantité d'erreurs ponctuellement imprévisibles, qui augmente considérablement le taux d'erreur original et rend détectable la copie.

De plus, en exploitant des moyens numériques, la présente invention permet d'utiliser des méthodes mathématiques pour garantir la sécurité, et de se baser sur des vérifications d'authenticité par machine de lecture de taux d'erreurs ponctuelles sur les marques, machines qui sont moins susceptibles d'erreur et n'exigent pas de connaissances spécifiques de l'opérateur.

Du fait de ses caractéristiques, toute ouverture du contenant suivie d'une tentative de fermeture pour restaurer ladite marque impose l'ajout d'erreurs sur la ligne d'ouverture et/ou le décalage, l'une par rapport à l'autre, des portions de la marque se trouvant de part et d'autre de cette ligne d'ouverture.

On rappelle ici qu'une marque anti-copie est une marque dont la reproduction avec des moyens d'impression identiques à ceux utilisés pour son impression originale provoque nécessairement la génération d'erreurs dont le taux est mesurable et devient supérieur à une valeur limite. De manière équivalente, une marque anti-copie se définit comme une marque qui, dès son impression originale, du fait de phénomènes physiques ponctuellement imprévisible, comporte un taux d'erreur supérieur à une valeur prédéterminé, par exemple de 5, 10, 15 ou 20 pour cent.

Selon des caractéristiques particulières, l'étape de formation d'une marque comporte une étape d'impression de ladite image à cheval sur lesdites deux parties du contenant.

Grâce à ces dispositions, c'est la matière même du contenant qui est marquées par impression. On note ici qu le terme d'impression couvre non seulement le dépôt d'une encre, visible ou invisible, mais aussi le changement d'état de surface, par exemple par chauffage ou frappe avec des micro-poinçons.

Selon des caractéristiques particulières, l'étape de formation d'une marque comporte une étape d'apposition de ladite image sur un sceau et une étape de positionnement dudit sceau à cheval sur lesdites deux parties du contenant.

Grâce à ces dispositions, des sceaux, par exemple des étiquettes autocollantes sécables (pré-fragilisées par des découpages de sa surface, peuvent être mises en œuvres. Selon des caractéristiques particulières, au cours de l'étape de formation de ladite marque, on forme ladite marque sur la surface du sceau au contact du contenant.

Grâce à ces dispositions, atteindre ladite marque impose de séparer ledit sceau du contenant, ce qui implique des risques de détérioration additionnels de la marque.

Selon des caractéristiques particulières, au cours de l'étape de formation de la marque, le sceau mis en œuvre est, au moins partiellement et au moins pour une longueur d'onde, transparent.

Selon des caractéristiques particulières, au cours de l'étape de formation, ladite marque présente, du fait desdits phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles, un taux d'erreur inférieur à une seconde valeur prédéterminée.

Ainsi, on optimise la capacité de détection de la copie.

Selon des caractéristiques particulières, au cours de l'étape de génération d'une image, ladite image représente un code numérique authentifiant.

On note que les CNA (acronyme de « codes numériques authentifiants ») sont des moyens numériques pour la protection contre la copie et pour la traçabilité sécurisée des produits. Les propriétés des CNA sont exploitées, soit en les imprimant sur le sceau, soit en les imprimant au niveau des zones d'ouvertures de l'emballage (que nous désignerons également sous le terme générique de « sceau »). Ceci permet notamment de résoudre le problème du remplacement d'un sceau endommagé par copie d'un sceau. De plus, le CNA est conçu et marqué de sorte que l'accès au produit entraîne des modifications irréversibles, qui sont détectables et mesurables. Ceci permet des détections automatiques d'endommagement de sceau, même dans des cas où un contrefacteur ou faussaire mettrait un soin particulier à ne pas endommager le sceau.

En insérant un CNA sur un sceau, toute tentative de copie de sceau peut être détectée. De plus, les manipulations du sceau nécessaires pour accéder au contenu de l'emballage entraîne des destructions, au moins partielles et/ou locales, irrémédiables du CNA, qui peuvent également être détectées. Ainsi, pour un CNA sur un sceau au niveau du point de rupture de la collerette d'une bouteille de vin, ou de l'ouverture d'une boîte de médicament, on peut détecter une détérioration du CNA même si un sceau est habilement récupéré et ré-assemblé de façon à donner l'illusion qu'il s'agit d'un sceau originel.

Selon un deuxième aspect, la présente invention vise un procédé de détection d'ouverture d'un contenant dont l'ouverture implique de mettre en mouvement relatif deux parties dudit contenant, qui comporte :

- une étape de capture d'une image d'une marque à cheval sur lesdites deux parties du contenant,

- une étape de détermination d'au moins un taux d'erreurs ponctuelles dans ladite marque et - une étape de détermination si ledit taux d'erreurs ponctuelles est supérieur à une deuxième valeur prédéterminée supérieure à une première valeur prédéterminée correspondant à des erreurs dues à des phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles survenant au cours de l'étape de formation de ladite marque.

Selon des caractéristiques particulières, au cours de l'étape de détermination d'un taux d'erreurs ponctuelles, on détermine un déplacement relatif de différentes zones de la marque.

Selon des caractéristiques particulières, au cours de l'étape de détermination d'un taux d'erreurs ponctuelles, on détermine des points représentatifs de différentes zones dans l'image captée et la position relative desdits points.

Selon des caractéristiques particulières, pour déterminer des points représentatifs de différentes zones, on repère, dans l'image captée, la meilleure corrélation avec une zone de la marque numérique originale.

Grâce à chacune de ces dispositions, on peut détecter une manipulation de la marque ayant provoqué un déplacement relatif de deux zones de la marque, notamment de part et d'autre d'une ligne de rupture.

Selon des caractéristiques particulières, au cours de l'étape de détermination d'un taux d'erreurs, on détermine le taux d'erreur dans une zone se trouvant en regard de la frontières des dites deux parties.

Selon des caractéristiques particulières, au cours de l'étape de détermination d'un taux d'erreurs, on détermine un taux d'erreurs pour différentes zones de la marque et, au cours de l'étape de détermination si au moins un taux d'erreurs est supérieur à ladite deuxième valeur prédéterminée.

Selon un troisième aspect, la présente invention vise un dispositif de protection d'un produit contenu dans un contenant dont l'ouverture implique de mettre en mouvement relatif deux parties dudit contenant, caractérisé en ce qu'il comporte :

- un moyen de génération d'une image,

- un moyen de formation d'une marque représentative de ladite image à cheval sur lesdites deux parties du contenant, adapté à provoquer, dans ladite marque, du fait de phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles survenant au cours de l'étape de formation de ladite marque, un taux d'erreurs ponctuelles supérieur à une valeur prédéterminée.

Selon un quatrième aspect, la présente invention vise un dispositif de détection d'ouverture d'un contenant dont l'ouverture implique de mettre en mouvement relatif deux parties dudit contenant, caractérisé en ce qu'il comporte :

- un moyen de capture d'une image d'une marque à cheval sur lesdites deux parties du contenant, - un moyen de détermination d'au moins un taux d'erreurs ponctuelles dans ladite marque et

- un moyen de détermination si ledit taux d'erreurs ponctuelles est supérieur à une deuxième valeur prédéterminée supérieure à une première valeur prédéterminée correspondant à des erreurs dues à des phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles survenant au cours de l'étape de formation de ladite marque.

Selon un cinquième aspect, la présente invention vise un contenant d'un produit, caractérisé en ce qu'il comporte une marque représentative d'une image positionné à cheval sur deux parties du contenant qui sont nécessairement désolidarisées lors de l'ouverture du contenant et comportant, du fait de phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles, un taux d'erreurs ponctuelles supérieur à une valeur prédéterminée.

Les avantages, buts et caractéristiques particulières de ce procédé de détection, de ces dispositifs et de ce contenant étant similaires à ceux du procédé de protection objet de la présente invention, ils ne sont pas rappelés ici.

D'autres avantages, buts et caractéristiques de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite, dans un but explicatif et nullement limitatif en regard des dessins annexés, dans lesquels :

- la figure 1 représente, schématiquement, un premier mode de réalisation particulier du contenant objet de la présente invention,

- la figure 2 représente, schématiquement, un deuxième mode de réalisation particulier du contenant objet de la présente invention,

- la figure 3 représente, schématiquement, un troisième mode de réalisation particulier du contenant objet de la présente invention,

- la figure 4 représente, schématiquement, un quatrième mode de réalisation particulier du contenant objet de la présente invention,

- la figure 5 représente, schématiquement, un cinquième mode de réalisation particulier du contenant objet de la présente invention,

- les figures 6A et 6B représentent, schématiquement, des effets d'une déchirure ou d'une découpe d'une étiquette suivie d'une restauration,

- les figures 7A et 7B représentent, schématiquement, d'autres effets d'une déchirure ou d'une découpe d'une étiquette suivie d'une restauration,

- les figures 8A et 8B représentent, schématiquement, des effets d'une copie d'une marque anti-copie,

- la figure 9 représente, sous forme d'un logigramme, des étapes mises en œuvre dans un mode de réalisation particulier du procédé objet de la présente invention,

- la figure 10 représente, sous forme d'un logigramme, des étapes mises en œuvre dans un mode de réalisation particulier du procédé objet de la présente invention et - la figure 1 1 représente, schématiquement, un mode de réalisation particulier d'un dispositif objet de la présente invention, appliqué à la protection de bouteilles.

Dans les figures 1 à 5, l'emballage protégé prend, à des fins purement illustratives, la forme d'une enveloppe. Cependant, comme exposé plus haut, la présente invention s'applique à tout contenant d'un produit.

On observe que les figures 1 à 8B ne sont pas à l'échelle. En particulier, les cellules d'un CNA sont généralement de très petites dimensions, de l'ordre de quelques microns, par rapport aux dimensions des contenants.

La figure 1 représente l'emballage 105 d'un produit (non représenté) avec une zone d'ouverture 1 10 représentée sous forme de traits hachurés, et un sceau 1 15 adhérant à l'emballage, de sorte que cet emballage soit endommagé de manière irréversible lors de toute ouverture, ladite ouverture impliquant de mettre en mouvement relatif deux parties de l'emballage. Par exemple, les hachures représentant la zone d'ouverture 1 10 correspondent à une pré-découpe du carton d'emballage qui permet d'ouvrir l'emballage. Le carton est endommagé de façon, en principe, irréversible lors de l'ouverture.

En figure 2, le sceau n'est pas représenté, car la marque de protection 120 est intégrée à l'emballage 105 du produit.

Dans les deux cas, le sceau ou l'emballage peuvent être copiés ou obtenus par un autre fabricant voire par le même. De plus, il existe des techniques connues des contrefacteurs pour décoller des sceaux sans les endommager, ou masquer l'endommagement ou les zones de rupture. Le livre « Security Engineering: A Guide to Building Dependable Distributed Systems de Ross Anderson, 2ème édition» relève, en section 14.4.2 (« The problem of glue »), page 444, que, dans la plupart des cas, il est relativement facile d'ouvrir le produit sans endommager le sceau.

Conformément à la présente invention, on insère au moins une marque anti-copie dans l'étiquette ou sur l'emballage, à cheval sur les deux zones séparées par la ligne d'ouverture.

Par exemple, on insère un code numérique authentifiant (« CNA »), visible ou invisible, sur un sceau, ou au niveau de l'ouverture de l'emballage. Des méthodes permettent d'exploiter ces CNA pour détecter de manière automatique un endommagement du sceau indiquant un accès au produit.

On rappelle ici que les codes numériques authentifiant sont des images numériques qui, une fois marquées sur un support, par exemple par impression ou modification locale du support, présentent des propriétés, en général mesurables automatiquement à partir d'une image captée, qui sont modifiées lors de leur copie. Les codes numériques authentifiant se basent généralement sur la dégradation d'un ou plusieurs signaux sensibles à la copie, un tel signal étant porté par des éléments d'image aux caractéristiques mesurables sensibles à la copie. Certains types de codes numériques authentifiant peuvent également contenir de l'information permettant d'identifier ou tracer le document qui le contient. Les CNA sont extrêmement avantageux pour la détection de copie. En effet, ils sont extrêmement peu coûteux à produire, très faciles à intégrer, et peuvent être lus par machine avec la plupart des moyens de capture d'image, tout en pouvant offrir une grande sécurité contre la copie.

De manière générale, les CNA sont générés et lus en mettant en œuvre au moins une clé cryptographique. La détection de copie s'effectue à partir d'une mesure reflétant le niveau général de dégradation des éléments du CNA, par exemple un degré de corrélation entre l'image d'origine du CNA et l'image lue, un taux d'erreur dans le cas d'une lecture d'un message ... Nous noterons « score » cette mesure. Dans la suite de la description, on suppose que le score est maximal pour une image non dégradée et décroît quand la dégradation augmente. Le CNA original aura donc un score supérieur à sa copie.

En figure 3, un CNA 125 est imprimé sur le sceau. Le CNA est visible sur la figure 3, mais peut également être invisible, ce qui a pour effet de compliquer la tâche du contrefacteur. En accédant au produit, le sceau est rompu et le CNA endommagé. Si le contrefacteur cherche à masquer la rupture de sorte que celle-ci ne soit pas remarquée par le consommateur, il subsiste une zone, même imperceptible à l'œil nu, où le CNA est endommagé localement, comme exposé en regard des figures 6A à 7B. On verra plus loin des méthodes pour détecter de telles détériorations locales du CNA.

En figure 4, un CNA 130 est imprimé sur le côté adhésif d'un sceau, de sorte que l'impression est endommagée lors du décollage. De même, le CNA peut être visible ou invisible. Si le sceau est rompu puis la rupture masquée, de même que pour le mode de réalisation exposé en figure 3, la zone de rupture peut être détectée grâce aux détériorations locales du CNA et grâce à des déplacements relatifs des zones du CNA situées de part et d'autre de la ligne de rupture. De plus, si le sceau est décollé sans être rompu puis recollé, la lecture du CNA permet de le détecter : soit le décollage a totalement détruit le CNA et celui- ci ne peut être lu, soit le CNA a été en partie détruit, par exemple une partie de l'encre a été retirée, et on peut identifier des détériorations locales ou un affaiblissement général du signal du CNA. On note qu'il est avantageux d'imprimer le CNA sur la zone adhésive d'un sceau qui est transparent : ceci permet de capter, à travers le sceau, une image inversée du CNA, image dont on peut faire l'analyse. Il n'est donc pas alors, nécessaire de décoller le sceau pour vérifier son état. En figure 5, un CNA 135 est imprimé sur un emballage, puis dans un second temps des marques de découpes sont appliquées. Si l'emballage est ouvert au niveau des zones de découpe, puis refermé et la rupture masquée, encore une fois, la rupture peut être détectée grâce aux détériorations locales du CNA et grâce à des déplacements relatifs des zones du CNA situées sur des parties différentes lors de la rupture.

La figure 6A montre un CNA 205 sur un emballage ou un sceau, avant l'ouverture. Le CNA est représenté sous forme de petits cercles noir pleins. La figure 6B montre le même CNA après « manipulation » de l'emballage ou du sceau, comportant une ouverture suivie d'une tentative de masquer l'ouverture ou de reconstruire le sceau d'origine. Dans le CNA 210 résultant de cette manipulation, les cercles vides (blancs) indiquent des éléments du CNA situés sur la zone de découpe qui ont été endommagés par l'ouverture. On décrit, en regard de la figure 9, des étapes pour détecter de tels endommagements.

La figure 7A montre un CNA 215 sur un emballage ou un sceau, avant l'ouverture. Le CNA est représenté sous forme de petits cercles noir pleins. La figure 7B montre le même CNA après « manipulation » de l'emballage ou du sceau, comportant une ouverture suivie d'une tentative de masquer l'ouverture ou de reconstruire le sceau d'origine. Ici, il n'y a pas d'élément du CNA situé sur la zone de rupture, qui aurait été endommagé lors de l'ouverture. Par contre, il est très difficile voire impossible pour le faussaire de refermer l'emballage de façon à éviter un déplacement relatif des deux parties à une échelle non-significative pour l'œil humain mais très significative pour la lecture du CNA (par exemple, un déplacement relatif de 100 microns). Un tel déplacement est illustre en figure 7B, dans laquelle on voit les éléments de la zone inférieure 225 du CNA décalés vers la droite par rapport aux éléments de la zone supérieure 220. On décrit, en regard de la figure 10, des étapes d'un procédé pour détecter de tels déplacements relatifs indiquant une manipulation du produit.

La figure 8A montre un CNA 230 sur la face interne (adhésive) d'un sceau. La figure 8B montre le même CNA après le décollement du sceau. On voit que, dans le CNA 235 résultant de cette manipulation, certains éléments du CNA, indiqués par des cercles vides (blancs), ont été détruits par le décollement du sceau. On décrit, en regard de la figure 9, des étapes pour détecter de telles destructions du CNA.

Comme illustré en figure 9, pour constituer un contenant de produit objet de la présente invention, on prend un contenant dont l'ouverture implique de mettre en mouvement relatif deux parties dudit contenant.

On effectue une étape 305 de génération d'une image, préférentiellement avec un ordinateur. Cette image numérique représente, préférentiellement, un CNA.

Puis, on effectue une étape 310 de formation d'une marque représentative de ladite image à cheval sur lesdites deux parties du contenant, en provoquant, dans ladite marque, du fait de phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles survenant au cours de l'étape de formation de ladite marque, un taux d'erreurs ponctuelles supérieur à une valeur prédéterminée. A cet effet, connaissant le contenant, on fait varier des valeurs de paramètres de marquage, par exemple une résolution et/ou une dimension de la marque de l'image, on détermine le taux d'erreurs ponctuelles imprévisibles et on choisit des valeurs de paramètres assurant un taux d'erreurs ponctuelle supérieur à la valeur prédéterminée, valeur préférentiellement supérieur à 5% , encore plus préférentiellement supérieure à 10 % et, encore plus préférentiellement, supérieure à 15 %. Les inventeurs ont, effet, déterminé que, avec ces valeurs prédéterminées respectives, les différences de taux d'erreurs entre les originaux et les copies vont croissant. Préférentiellement, le taux d'erreurs ponctuelles des marques originales sont inférieurs à une deuxième valeur prédéterminée, valeur préférentiellement inférieure à 30 %.

En ce qui concerne la détection d'une falsification en se basant sur le score global et/ou les scores locaux du CNA, comme illustré en figure 9, au cours d'une étape 315, on reçoit une clé de lecture du CNA et deux valeurs seuils, ou limites, prédéterminées. Au cours d'une étape 320, on capte une image du CNA, par exemple avec un appareil photo numérique ou un scanner.

Au cours d'une étape 325, on lit le CNA en mettant en œuvre la clé. Si la lecture échoue, on émet un signal signifiant «Copie, falsification ou endommagement du sceau ».

Si la lecture est possible, au cours d'une étape 330, on calcule le score global du CNA.

Puis, au cours d'une étape 335, on détermine si le score global du CNA est supérieur au premier seuil prédéterminé. Sinon, on émet un signal signifiant «Copie, falsification ou endommagement du sceau » au cours d'une étape 340. Si le résultat de l'étape 335 est positif, au cours d'une étape 345, on divise le CNA en zones et, au cours d'une étape 350, on mesure un score pour chaque zone. Par exemple, on divise la partie supérieure du CNA en trois zones et la partie inférieure du CNA en trois zones.

Puis, au cours d'une étape 355, on détermine si le score du CNA de chaque zone est supérieur au deuxième seuil prédéterminé. Si oui, on émet un signal signifiant que le sceau est authentique, c'est-à-dire que c'est le sceau original, et que le contenant n'a pas été ouvert, au cours d'une étape 365. Sinon, on émet un signal signifiant «Copie, falsification ou endommagement du sceau » au cours d'une étape 360.

En variante, si le résultat de l'étape 355 est négatif, c'est-à-dire si le score global est supérieur à un premier seuil prédéterminé et si au moins un des scores d'une zone est inférieur au deuxième seuil prédéterminé, on émet un signal signifiant « Original endommagé ». Si le résultat de l'étape 355 est négatif, on émet un signal signifiant « Copie, falsification ou endommagement du sceau ». En variante, connaissant la zone de rupture attendue sur le CNA, par exemple si c'est le long d'une ligne pré-découpée, on calcule le score du CNA dans une zone située sur cette zone de rupture. Par exemple, on mesure le score dans une zone située à l'intérieur d'une bande de 100 microns autour de la zone de rupture.

En variante, le score mesuré dans chaque zone du CNA est comparé non pas à un deuxième seuil prédéterminé, mais au score moyen obtenu pour le CNA auquel on applique une valeur de tolérance prédéterminée. Cette variante présente l'avantage que l'on a un indicateur de dégradation local indépendant de la qualité d'impression du CNA.

En variante, si le score global est inférieur à la première valeur prédéterminée, on calcule le score par zone et si au moins un des scores locaux est supérieur à une troisième valeur prédéterminée, on conclut que l'on a affaire à un original endommagé.

Pour prédéterminer chaque valeur de seuil à appliquer, on estime le score attendu pour des marques originales d'images de CNA. En effet, ce score dépend des phénomènes physiques ponctuellement imprévisibles qui on provoqué des erreurs de marquage au cours de l'étape 310 de formation de la marque.

Puis, on détermine une valeur de seuil permettant de différencier les originaux des copies, selon des méthodes connues de l'art antérieur, par exemple en déterminant le score des CNA avant toute dégradation des sceaux qui les portent sur des emballages et en appliquant une tolérance en fonction de la variance des scores.

En ce qui concerne la détection d'une falsification en se basant sur le déplacement relatif de différentes zones du CNA, comme illustré en figure 10, à la suite des étapes 305 et 310, au cours d'une étape 415, on capte une image du CNA, par exemple avec un appareil photo numérique ou un scanner.

Au cours d'une étape 420, on détermine une représentation numérique du CNA d'origine. Par exemple, après lecture du CNA dans l'image captée on corrige ses erreurs ponctuelles pour reconstituer le CNA d'origine. En variante, on identifie le CNA ou l'emballage et on émet une requête à destination d'une base de données de CNA centralisée et distante, par exemple par le biais d'un réseau de télécommunication. Cette base de données retourne le CNA identifié.

Au cours d'une étape 425, on divise le CNA d'origine en zones avec un point représentatif de chaque zone, par exemple son centre. Par exemple, on détermine le barycentre des points du CNA numérique et on le positionne dans l'image numérique.

En variante, on divise le CNA de l'image captée en zones approximativement correspondantes, après avoir éliminé les effets de rotation et de différence de facteur d'échelle entre les deux représentations de CNA.

Au cours d'une étape 430, on détermine la position dans l'image captée de chacun des points représentatifs des différentes zones. A cet effet, on repère, dans l'image captée, la meilleure corrélation avec la zone du CNA numérique recherchée puis on repère le point de l'image captée qui correspond au barycentre de la zone de l'image numérique.

Au cours d'une étape 435, pour chaque point représentatif d'une zone, on détermine un vecteur, en deux dimensions, représentant la distance avec chacun des points représentatifs des zones adjacentes.

Au cours d'une étape 440, on détermine si ces vecteurs sont égaux aux vecteurs attendus affectés d'une tolérance (par exemple égale dans toutes les directions), vecteurs qui peuvent être estimés à partir de l'ensemble de l'image du CNA d'origine.

Si le vecteur de distance mesuré n'est pas égal au vecteur attendu affecté d'une tolérance, au cours d'une étape 445, on ajoute « 1 » à une somme des paires de zones adjacentes dites « non-conformes ». Sinon, au cours d'une étape 450, on ne modifie pas cette somme.

Une fois toutes les zones analysées selon le critère de l'étape 440, au cours d'une étape 455, on détermine si la somme considérée est supérieure à une valeur prédéterminée. Si oui, au cours d'une étape 460, on émet on signal signifiant « sceau falsifié ». Sinon, au cours d'une étape 465, on émet un signal signifiant « sceau original »

En option, au cours d'une, au moins, des étapes 460 et 465, on affiche une image indiquant les zones adjacentes non-conformes, sur l'image du CNA captée.

Pour prédéterminer la valeur de seuil à appliquer au cours de l'étape 455, on estime les vecteurs attendus pour les différentes zones adjacentes du CNA avec des CNA originaux, puis une valeur de seuil permettant de différencier les originaux des copies, selon des méthodes connues de l'art antérieur. En effet, la rupture du sceau, ou son décollage, engendre une destruction d'une partie du CNA. Pour fixer la valeur de seuil, on estime la distribution statistique de cette destruction. Par exemple, on effectue la destruction à un endroit fixe sur plusieurs sceaux, par exemple au niveau de la zone de découpe, et on mesure la dégradation moyenne du CNA ainsi que la variance de cette dégradation en cet endroit. On peut également faire varier les positions de destruction du sceau.

Ainsi, en exploitant des moyens numériques, la présente invention permet d'utiliser des méthodes mathématiques pour déterminer l'intégrité d'un sceau, et donc d'une emballage et de son contenu, et de se baser sur des vérifications par machine qui sont moins susceptibles d'erreur, et n'exigent pas de connaissances spécifiques de l'opérateur.

En particulier, l'invention exploite les CNA (acronyme de « codes numériques authentifiants »), qui sont des moyens numériques connus de l'art antérieur pour la protection contre la copie et la traçabilité sécurisée des documents. Les propriétés des CNA sont exploitées, soit en les imprimant sur le sceau, soit en les imprimant au niveau des zones d'ouvertures de l'emballage (que nous désignerons également sous le terme générique de « sceau »). Ceci permet notamment de résoudre le problème du remplacement d'un sceau endommagé par une de la copie d'un sceau. De plus, le CNA est conçu et marqué de sorte que l'accès au produit entraîne des modifications irréversibles, qui sont détectables et mesurables. Ceci permet des détections automatiques d'endommagement de sceau, même dans des cas où un contrefacteur ou faussaire mettrait un soin particulier à ne pas endommager le sceau. On note que l'art antérieur n'a pas anticipé que les CNA puissent être utilisés comme moyen « tamper proof » lorsqu'ils sont sur le sceau.

En insérant un CNA sur un sceau, de nombreuses tentatives de copie de sceau peuvent être détectées. De plus, les manipulations du sceau nécessaires pour accéder au contenu de l'emballage entraîne des destructions, au moins partielle et/ou locales, irrémédiables du CNA, qui peuvent également être détectées.

Ainsi, pour un CNA sur un sceau au niveau du point de rupture de la collerette de la bouteille de vin, ou de l'ouverture d'une boîte de médicament, on peut, grâce à la mise en œuvre de la présente invention, détecter une détérioration du CNA même si un sceau est habilement récupéré et ré-assemblé de façon à donner l'illusion qu'il s'agit d'un sceau d'origine.

Grâce à la mise en œuvre de la présente invention, d'une part, on ne peut retirer la pièce, par exemple une coiffe de bouteille, sans détériorer l'étiquette, ce qui interdit la réutilisation du récipient et, d'autre part, une copie de l'étiquette est détectable, grâce à la marque anti-copie. Ainsi, lors du premier accès normal au contenu du récipient, par exemple lors de l'ouverture normale d'une bouteille, la pièce entourant l'embouchure, par exemple une collerette entourant un goulot de bouteille, et/ou l'étiquette associée, sont altérées de manière visible et il est impossible de les restaurer.

On observe, en figure 1 1 , des emballages 550, ici des bouteilles, dotés chacun d'une étiquette 545, se déplaçant sur une ligne de conditionnement (non représentée mais suggérée par une flèche de gauche à droite) pour être mises en caisse 555. Une imprimante 530 fournit une étiquette 575 pour chacune des caisses 555. Dans le mode de réalisation particulier illustré en figure 1 1 , le dispositif de marquage objet de la présente invention comporte un superviseur 505, un ordinateur 510, dédié aux traitements d'images provenant d'une tête de pose 520 comportant un appareil photo numérique 515, et une base de données 540 hébergée par un ordinateur 580. Le superviseur 505 communique avec l'ordinateur 580 par l'intermédiaire d'un réseau informatique 535, par exemple Internet.

Préliminairement à l'entrée de chaque bouteille dans le dispositif illustré en figure 11 , l'étiquette principale 545 a été apposée sur chaque bouteille.

Dans un premier mode de réalisation, lors de l'arrivée d'une bouteille 550 en regard de la tête de pose 520, celle-ci pose, sur le goulot de la bouteille 550, une collerette 560 associée à une étiquette 565 posée à cheval sur le bord de la collerette. Dans un deuxième mode de réalisation, lors de l'arrivée d'une bouteille 550 en regard de la tête de pose 520, celle-ci pose une étiquette 565 à cheval sur le bord de la collerette 560 de la bouteille 550.

Dans les deux cas, l'appareil photo 515 prend ensuite une photographie numérique des éléments de sécurité portés par l'étiquette 565. L'ordinateur 510 effectue un traitement de cette image pour déterminer le score d'une marque anti-copie. En fonction de la comparaison de ce score et d'une valeur limite, l'ordinateur 510 fournit une information représentant la qualité de pose de l'étiquette 565 afin d'émettre un signal d'alarme en cas de pose ou d'étiquette défectueuse. En option, l'ordinateur 510 détermine une empreinte unique de l'étiquette et donc de la bouteille 550, sur la base de la position des erreurs ponctuelles d'impression de la marque anti-copie.

Selon la présente invention, l'ouverture de la bouteille 550 nécessite la détérioration de la collerette 560. Si un contrefacteur tente de récupérer cette collerette 560 ou l'étiquette 565 collée sur le verre de la bouteille à cheval sur le bord de la collerette 560, l'étiquette 565 est détériorée. De plus, l'étiquette 565 porte des données numériques infalsifiables. L'étiquette 565 offre ainsi une protection contre la destruction totale de la collerette et son remplacement et contre sa copie.

Pour chacune des étiquettes 565, un codage primaire sérialisé, c'est-à-dire provenant d'une même image numérique pour une pluralité de bouteilles, intègre :

- une marque authentifiante anti-copie, c'est-à-dire dont la copie peut être décelée en fonction de la dégradation du taux d'erreurs ponctuelles sur la marque que cette copie provoque,

un élément formé d'une première chaîne de caractères alphanumériques aléatoire,

- dans le mode de réalisation illustré par l'étiquette 565, une deuxième chaîne de caractères alphanumériques, qui est une image cryptée de la première chaîne de caractères, écrite en micro-texte et

un élément de traçabilité de type Datamatrix (marque déposée), ou code à barres en deux dimensions.

L'adhésif qui permet le collage de l'étiquette 565 sur toute sa surface est un adhésif permanent à colle renforcée spécialement étudiée pour fournir un très fort pouvoir d'adhésion sur le verre de la bouteille 550 et sur la collerette 560.

La découpe de l'étiquette 565 est sécurisée. En effet, lors de la fabrication de l'étiquette 565, des filets spécifiques de destruction sont répartis de façon précise sur la surface de l'étiquette 565. Ces filets sont des lignes de faiblesse, de fragilité ou, préférentiellement, des pré-découpes linéaires qui ont pour effet de provoquer la destruction de l'étiquette 565, c'est-à-dire sa dégradation visible et irréversible, lors d'une tentative de décollage de l'étiquette 565. On interdit ainsi le repositionnement de l'étiquette 565, après l'accès au contenu de la bouteille 550.

Pour chacune des étiquettes 565, les zones de codage où se trouve le triptyque des éléments numériques de protection (marque anti-copie, chaînes de caractères et Datamatrix particuliers) sont de couleur argent ou or.

Toutes les valeurs numériques des éléments de sécurité visibles (marque anticopie, chaînes de caractères et Datamatrix particuliers) sont liées et sérialisées. Leurs valeurs sont liées entre elles dans la base de données client sécurisée 540.