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Title:
METHOD FOR MAKING A COLOUR SCREEN FOR A MOTOR VEHICLE LIGHTING AND/OR SIGNALLING DEVICE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/048792
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a method for making a colour screen for a motor vehicle lighting and/or signalling device. The method according to the invention comprises a step of compressing a first film (2) against a second film (10) having a greater surface area, such that the first film (2) perforates the second film (10) and thus makes a space (22) having the dimensions of the first film (2). The first and second films are made of plastic material and are of different colours. Subsequently, a step of positioning the first film (2) in the space (22) is carried out such that said space (22) is plugged and a colour screen (24A) made of plastic material according to the invention is formed.

Inventors:
BUISSON, Alain (C/O Automotive Lighting Rear Lamps, 5-7 rue Albert Einstein, Trappes, 78190, FR)
LAFFETA, Christophe (C/O Automotive Lighting Rear Lamps, 5-7 rue Albert Einstein, Trappes, 78190, FR)
Application Number:
FR2018/052185
Publication Date:
March 14, 2019
Filing Date:
September 06, 2018
Export Citation:
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Assignee:
AUTOMOTIVE LIGHTING REAR LAMPS FRANCE (9 Rue Albert Berner, Saint-Julien-du-Sault, 89330, FR)
International Classes:
F21S41/20; B26D7/08; B26D7/27; B26F1/44; F21S43/20; F21V9/30
Foreign References:
US9500333B12016-11-22
US20120080613A12012-04-05
US20050132861A12005-06-23
Other References:
None
Attorney, Agent or Firm:
LE CACHEUX, Samuel et al. (Jacobacci Coralis Harle, 32 rue de l'Arcade, Paris, 75008, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 . Procédé de réalisation d'un écran de couleurs (24A, 24B) pour un dispositif d'éclairage et/ou de signalisation pour un véhicule automobile mettant en œuvre les étapes suivantes :

- une étape de compression d'un premier film (2) contre un deuxième film

(10) de plus grande surface, de manière à ce que le premier film (2) perfore le deuxième film (10) et réalise ainsi un passage (22) aux dimensions du premier film (2), le premier et le deuxième film étant en matière plastique et de couleurs différentes ; puis

- une étape de positionnement du premier film (2) dans le passage (22) de manière à obturer ledit passage (22).

2. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le premier film (2) a une épaisseur comprise entre 0,3 mm et 0,8 mm, de préférence de l'ordre de 0,5 mm. 3. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le premier film (2) est moins épais que le deuxième film (10).

4. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le premier film (2) est positionné dans le deuxième film (10) de sorte à affleurer et/ou être en retrait d'une grande face (9) du deuxième film (10). 5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le premier film (2) se déforme moins aisément que le deuxième film (10), sous une même contrainte mécanique appliquée normalement à leurs plus grandes faces (8, 9).

6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le premier film (2) et/ou le deuxième film (10) est au moins partiellement courbé.

7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le premier film (2) et/ou le deuxième film (10) est composé d'un empilement de couches.

8. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le procédé est reproduit de manière à réaliser un écran de couleurs comprenant plusieurs premiers films (10).

9. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que préalablement à l'étape de compression, le deuxième film (10) est positionné contre une face supérieure (16) d'une matrice (12), la face supérieure (16) comprenant au moins une ouverture (14) de forme complémentaire aux contours du premier film (2) de manière à recevoir la partie (1 1 ) du deuxième film (10) qui est détachée par le premier film (2) lors de l'étape de compression.

10. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que préalablement à l'étape de compression, le contour du premier film (2) est découpé de sorte à avoir une forme complémentaire de l'ouverture (18) de la matrice (12). 1 1 . Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la valeur du jeu de coupe entre le premier film (2) et l'ouverture (18) de la matrice (12) est comprise entre 0,01 et 0,1 mm.

12. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plus grandes faces (8) opposées du premier film (2) sont reliées par au moins un passage (40).

13. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'au moins un passage (40) est réalisé à l'aide d'un poinçon auxiliaire (28), et en ce que le poinçon auxiliaire (28) est inséré dans le premier film (2) préalablement à l'étape de compression du premier film contre le deuxième film (10), et en ce que le poinçon auxiliaire (28) est retiré du premier film (2) après l'étape de positionnement du premier film (2) dans le deuxième film (10).

14. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le poinçon auxiliaire (28) est monté sur un poinçon (4) de sorte que le poinçon auxiliaire (28) est en saillie d'une face d'appui (6) du poinçon (4) et en ce que ladite face d'appui (6) se superpose sensiblement ou de préférence parfaitement au premier film (2) lors de son poinçonnage par le poinçon auxiliaire (28).

15. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la face d'appui (6) est de forme identique au premier film (2) de sorte que le premier film (2) est en contact avec toute la face d'appui (6) lors de son poinçonnage par le poinçon auxiliaire (28).

Description:
Procédé de réalisation d'un écran de couleurs pour un dispositif d'éclairage et/ou de signalisation pour véhicule automobile

Domaine technique de l'invention

[01] La présente invention concerne un procédé de réalisation d'un écran de couleurs en matière plastique comprenant au moins un film inséré dans un autre film de couleur différente. Elle concerne plus particulièrement la fabrication d'un écran de couleurs pour un dispositif d'éclairage et/ou de signalisation pour un véhicule automobile, de type lanterne ou projecteur. État de la technique

[02] La réglementation en vigueur impose l'utilisation de feux d'éclairage et de signalisation sur les véhicules automobiles : indicateurs de direction ou feux clignotants, feux antibrouillards, feux de position, feux de stationnement, feux de recul, feux de détresse, feux diurnes... La tendance est de regrouper ces feux autant que possible dans un même dispositif d'éclairage afin de réduire leur encombrement.

[03] La solution la plus fréquente consiste à placer à l'avant du dispositif d'éclairage un seul écran comprenant des zones de différentes couleurs plus ou moins transparentes. À chaque couleur est associée une fonction d'éclairage ou de signalisation mentionnées ci-dessus. Le dispositif d'éclairage comporte alors une source de lumière distincte pour éclairer chaque zone de couleur, ce qui permet d'utiliser un seul écran intégrant toutes les fonctions imposées par la réglementation. L'utilisation d'un seul écran de couleurs permet de diminuer de façon significative l'encombrement du dispositif d'éclairage par rapport aux dispositifs utilisant plusieurs écrans de différentes couleurs.

[04] Généralement, l'écran de couleurs est réalisé à partir d'un support transparent sur lequel sont superposés des films de différentes couleurs. Or, le support transparent et/ou la superposition des films de couleur altère les propriétés optiques de chaque film, notamment leur couleur et leurs propriétés de transmission de la lumière. De plus, la superposition des films de couleur sur le support transparent augmente l'épaisseur de l'écran, ce qui peut s'avérer problématique lorsqu'on souhaite limiter l'encombrement du dispositif d'éclairage.

[05] Selon un autre inconvénient, les films de couleur sont maintenus sur le support transparent par l'intermédiaire de colles qui altèrent les propriétés optiques des films de couleur au cours du temps.

[06] L'invention vise à proposer une alternative à la réalisation d'un écran de couleurs pour un dispositif d'éclairage et/ou de signalisation pour véhicule automobile. Plus précisément, l'invention souhaite proposer un procédé de réalisation d'un écran comprenant des zones de différentes couleurs, dont les propriétés de transmission de la lumière sont préservées lors de fabrication de l'écran et au cours du temps.

Description de l'invention

[07] Pour cela, la présente demande propose un procédé de réalisation d'un écran de couleurs pour un dispositif d'éclairage et/ou de signalisation pour un véhicule automobile, mettant en œuvre les étapes suivantes :

- une étape de compression d'un premier film contre un deuxième film de plus grande surface, de manière à ce que le premier film perfore le deuxième film et réalise ainsi un passage aux dimensions du premier film, le premier et le deuxième film étant en matière plastique et de couleurs différentes ; puis

- une étape de positionnement du premier film dans le passage de manière à obturer ledit passage.

[08] En d'autres termes, le premier film est compressé contre le deuxième film afin de détacher une partie du deuxième film et se substituer à cette partie. Le premier film joue ainsi le rôle d'un poinçon pour perforer le deuxième film, mais à la différence d'un procédé de poinçonnage classique, le poinçon joué par le premier film est laissé dans le deuxième film.

[09] L'invention permet ainsi la réalisation d'un écran de couleurs comprenant deux zones de couleurs différentes sans utiliser un support transparent comme mentionné ci-dessus. De ce fait, les propriétés optiques de chaque film sont préservées lors de la fabrication de l'écran de couleurs et son épaisseur est limitée à celle du film le plus épais.

[10] Selon un autre avantage, le premier film est inséré de force dans le deuxième film de manière à être maintenu par ce dernier. Aucune colle ou agent chimique n'est donc utilisé pour assurer le maintien des films, ce qui permet de préserver leurs propriétés de transmission de la lumière au cours du temps.

[il] Selon un autre avantage, le premier et le deuxième film ne se superposent pas. L'insertion du premier film dans le deuxième film peut ainsi être réalisée indépendamment de leurs propriétés optiques, offrant une plus grande variété d'utilisation de films de couleur.

[12] Selon un autre mode de réalisation , le premier film et/ou le deuxième film est transparent ou translucide. Au moins un film a une couleur associée à une fonction d'éclairage ou de signalisation mentionnée ci- dessus.

[13] Selon un autre mode de réalisation, le premier film a une épaisseur comprise entre 0,375 mm et 0,8 mm, de préférence de l'ordre de 0,5 mm. Par le terme « épaisseur », on entend ici la distance séparant les plus grandes faces opposées d'un film.

[14] Selon un autre mode de réalisation, le premier film est moins épais que le deuxième film. En d'autres termes, on limite l'épaisseur du premier film à l'épaisseur du deuxième film. L'épaisseur du deuxième film est supérieure à 0,4 mm, de préférence égale ou supérieure à 0,5 mm. Selon une variante de réalisation préférée, l'épaisseur du deuxième film est choisie de manière à ce que le deuxième film ait une rigidité suffisante pour conserver sa forme. À ce titre, le premier et/ou le deuxième film peut être préalablement fabriqué par une technique de thermoformage.

[15] Selon une variante de réalisation, le premier film est positionné dans le deuxième film de sorte à affleurer et/ou être en retrait d'une grande face du deuxième film. De préférence, le premier film est agencé de sorte à affleurer une plus grande face du deuxième film, afin qu'au niveau de ladite face, l'écran de couleur soit lisse ou sensiblement lisse. Ce mode de réalisation permet avantageusement de recouvrir ultérieurement ladite face par un dépôt de matière plus homogène.

[16] Selon un autre mode de réalisation, le premier film se déforme moins aisément que le deuxième film, sous une même contrainte mécanique appliquée normalement à leurs plus grandes faces. Autrement dit, la plasticité et/ou l'élasticité du premier film est inférieure à celle du deuxième film, afin de faciliter l'insertion du premier film dans le deuxième film, tout en préservant la forme du premier film. Selon un autre avantage, ce mode de réalisation permet un meilleur maintien mécanique du premier film dans le deuxième film.

[17] Selon un autre mode de réalisation, le premier film a une surface comprise entre 1 mm 2 et 20 mm 2 , de préférence de l'ordre de 10 mm 2 .

[18] Selon un autre mode de réalisation, la surface du premier film à un rapport de forme compris entre 1 :1 et 1 :20. Le contour du premier film peut ainsi délimiter une forme ovale, circulaire, rectangulaire, carrée, triangulaire ou autres. Autrement dit, le premier film peut être de formes variées et diverses.

[19] Selon un autre mode de réalisation, le premier film et/ou le deuxième film est au moins partiellement courbé. En d'autres termes, le premier et/ou le deuxième film ne sont pas plans et peuvent comprendre un ou plusieurs points d'inflexion au niveau d'une de leurs grandes faces. De préférence, le premier film et le deuxième film ont la même forme, ou sensiblement le ou les mêmes rayons de courbure.

[20] Selon un autre mode de réalisation, le premier film et/ou le deuxième film est composé d'un empilement de couches. Le premier et/ou le deuxième film peut comprendre au moins une couche métallisée. De préférence , la couche métallisée est d'aspect chromé, et/ou de couleur bleue. Selon une variante de réalisation , la couche métallisée est intercalée entre deux couches en matière plastique à base de polymères, en polyméthacrylate de méthyle (PMMA) ou en polycarbonate (PC).

[21] Selon un autre mode de réalisation, le procédé décrit ci-dessus est reproduit de manière à réaliser un film de couleurs comprenant plusieurs premiers films. En d'autres termes, le procédé selon l'invention peut être mis en œuvre plusieurs fois afin que le premier film forme dans le deuxième film des motifs géométriques de couleur et de formes différentes ou identiques.

[22] Selon un autre mode de réalisation, préalablement ou avant à l'étape de compression décrite ci-dessus, le deuxième film est positionné contre une face supérieure d'une matrice, la face supérieure comprenant au moins une ouverture de forme complémentaire aux contours du premier film de manière à recevoir la partie du deuxième film qui est détachée par le premier film lors de l'étape de compression. De façon avantageuse, la partie du deuxième film détachée par le premier film, communément appelée débouchure, est ainsi expulsée dans l'ouverture présente au niveau de la face supérieure de la matrice lors de l'étape de compression. Il est à noter que le terme « supérieur » est ici employé de façon arbitraire, de sorte qu'il ne vise pas à limiter un agencement particulier de la matrice par rapport à l'écran de couleurs. [23] Selon un autre mode de réalisation, préalablement à l'étape de compression, le contour du premier film est découpé de sorte à avoir une forme complémentaire de l'ouverture de la matrice. Selon un mode de réalisation préféré, la valeur du jeu de coupe entre le premier film et l'ouverture de la matrice est comprise entre 0,01 et 0,1 mm, de préférence de valeur nulle. Autrement dit, le premier film est mis en forme avant l'étape de compression de sorte que le contour du premier film et le contour de l'ouverture de la matrice sont sensiblement les mêmes, de préférence identiques.

[24] Selon un autre mode de réalisation, les plus grandes faces opposées du premier film sont reliées par au moins un passage. De préférence , le ou les passages s'étendent selon une direction normale aux plus grandes faces. Selon un mode de réalisation préféré, au moins un passage est réalisé à l'aide d'un poinçon auxiliaire, le poinçon auxiliaire est inséré dans le premier film préalablement à l'étape de compression du premier film contre le deuxième film, et le poinçon auxiliaire est retiré du premier film après l'étape de positionnement du premier film dans le deuxième film. Ainsi, de façon avantageuse, le poinçon auxiliaire peut être utilisé pour déplacer le premier film lors du procédé de réalisation de l'écran de couleurs selon l'invention. Selon un autre avantage, le poinçon auxiliaire permet de ménager un passage dans le premier film qui peut être comblé par un troisième film selon un procédé décrit ci-dessus.

[25] Selon un autre mode de réalisation, le poinçon auxiliaire est monté sur un poinçon de sorte que le poinçon auxiliaire est en saillie d'une face d'appui du poinçon, et ladite face d'appui se superpose sensiblement ou de préférence parfaitement au premier film lors de son poinçonnage par le poinçon auxiliaire. Selon un mode de réalisation préféré, la face d'appui est de forme identique au premier film de sorte que le premier film est en contact avec toute la face d'appui lors de son poinçonnage par le poinçon auxiliaire.

[26] La présente invention concerne également un dispositif d'éclairage et/ou de signalisation pour un véhicule automobile comprenant un écran de couleurs réalisé selon l'un des procédés décrits ci-dessus.

Description des figures

[27] Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivantes des exemples de réalisation ci-dessous, en se référant aux dessins annexés sur lesquels :

- les figures 1 à 3 illustrent les étapes d'un premier exemple d'un procédé de réalisation d'un écran de couleurs selon l'invention ;

- la figure 4 illustre une vue de face d'un écran de couleurs obtenu selon le procédé illustré par les figures 1 à 3 ;

- les figures 5 et 6 illustrent une étape de mise en forme d'un premier film préalablement au procédé illustré par les figures 1 à 3. - les figures 7 à 1 1 illustrent les étapes d'un deuxième exemple d'un procédé de réalisation d'un écran de couleurs selon l'invention ;

- la figure 12 illustre une vue de face d'un écran de couleurs obtenu selon le procédé illustré par les figures 7 à 1 1 ;

- les figures 13 et 16 illustrent une étape de mise en forme d'un premier film préalablement au procédé illustré par les figures 7 à 1 1 .

Description détaillée de l'invention

[28] Pour rappel, l'invention propose un procédé de réalisation d'un écran de couleurs pour un dispositif d'éclairage et/ou de signalisation pour un véhicule automobile, comprenant des zones de différentes couleurs, dont les propriétés de transmission de la lumière sont préservées lors de fabrication de l'écran et au cours du temps.

[29] Les figures 1 à 4 décrivent un premier exemple de fabrication d'un écran de couleurs selon l'invention. Comme illustré à la figure 1 , une première étape du procédé consiste à maintenir un premier film 2 contre un poinçon 4. Plus précisément, le premier film 2 est maintenu contre une face d'appui 6 du poinçon par des moyens de maintien réversibles. À titre d'exemple, les moyens de maintien peuvent désigner un adhésif double face interposé entre le poinçon 4 et le premier film 2, ou bien des moyens de succion débouchant sur la face d'appui 6, de type ventouse. Le premier film

2 est configuré pour recouvrir toute la face d'appui 6 sans dépasser de celle- ci.

[30] Le premier film 2 est en matière plastique, notamment en polyméthacrylate de méthyle (PMMA) ou en polycarbonate (PC). Il peut être incolore ou coloré, transparent ou translucide. Le premier film 2 peut également comporter des inclusions ou des irrégularités présentes à dessein à l'intérieur et/ou sur l'extérieur du film, afin de modifier l'incidence d'un faisceau lumineux le traversant. À titre d'exemple, le premier film 2 peut comporter des prismes de structure et d'angle prédéfinis, pour satisfaire aux exigences de la réglementation en la matière, connues de l'homme du métier. Le premier film 2 peut être composé d'un empilement de couches. L'empilement de couches peut comprendre une couche métallisée. La couche métallisée peut être recouverte de chaque côté par une couche adhésive, elle-même recouverte d'un côté par une couche d'ABS et, d'un autre côté par une couche de PMMA puis une couche de protection.

[31] L'épaisseur du premier film, définie comme la distance séparant ses plus grandes faces 8, est comprise entre 0,375 mm et 0,5 mm. Selon le présent exemple, son épaisseur est de 0,5 mm.

[32] Selon une autre étape du procédé, un deuxième film 10 est disposé sur une matrice 12 de sorte à recouvrir complètement une cavité 14 débouchant sur une face supérieure 16 de la matrice 12. La cavité 14 délimite une ouverture 18 au niveau de la face supérieure 16, dont le contour est de forme complémentaire au contour de la face d'appui 6. Plus précisément, le contour de l'ouverture 18 est légèrement supérieur au contour de la face d'appui afin de permettre l'insertion d'une partie du poinçon 4 dans la cavité 14. Autrement dit, la valeur du jeu de coupe entre le poinçon 4 et la matrice 12 est inférieure 0,5 mm, de préférence cette valeur tend vers zéro.

[33] Le deuxième film 10 est aussi en matière plastique, notamment en polyméthacrylate de méthyle (PMMA) ou en polycarbonate (PC). Il peut être incolore ou coloré, transparent ou translucide. Le deuxième film 10 peut également comporter des inclusions ou des irrégularités présentes à dessein à l'intérieur et/ou sur l'extérieur du film, afin de modifier l'incidence d'un faisceau lumineux le traversant. L'épaisseur du deuxième film, définie comme la distance séparant ses plus grandes faces 9, peut être est égale au premier film 2. Comme illustré à la figure 1 , l'épaisseur du deuxième film est de préférence supérieure à l'épaisseur du premier film 2 pour les raisons indiquées ci-après. Selon le présent exemple, l'épaisseur du deuxième film 10 est de 1 mm. Il est à noter que le premier film 2 et le deuxième film 10 sont d'aspect visuel et/ou de couleurs différentes afin de délimiter des zones distinctives visuellement. Le deuxième film 10 se distingue du premier film 2 en ce qu'il se déforme plus aisément que le premier film afin de permettre une insertion plus aisée et un meilleur maintien du premier film par le deuxième film.

[34] Selon une autre étape dite de compression illustrée à la figure 2, le poinçon 4 et la matrice 12 sont alignés et rapprochés de manière à ce que le premier film 2 comprime le deuxième film 10 jusqu'à détacher et faire chuter une partie 1 1 du deuxième film dans le fond 20 de la cavité 14. Bien entendu, la cavité 14 est suffisamment profonde pour accueillir la partie 1 1 ou débouchure du deuxième film. En d'autres termes, le premier film 2 poinçonne le deuxième film 10 de manière à former un passage 22 à travers le deuxième film. De préférence, le passage 22 s'étend normalement aux plus grandes faces 9 de la deuxième couche 10.

[35] Selon une autre étape dite de positionnement illustrée à la figure 3, le poinçon 4 et la matrice 12 sont ensuite écartés de manière à positionner le premier film 2 dans le passage 22. De préférence, le premier film 2 est positionné de sorte à affleurer une grande face 9 du deuxième film 10. Selon une variante non représentée, le premier film 2 est positionné de manière à être en retrait des grandes faces 9 du deuxième film 10.

[36] Le procédé ici décrit permet ainsi d'obtenir un écran de couleurs 24A tel qu'illustré à la figure 4, comprenant un premier film 2 inséré dans un deuxième film 10 afin de délimiter au niveau d'une même surface des zones distinctes visuellement. Par exemple, le premier film et le deuxième film peuvent respectivement être d'apparence chromée et de couleur rouge ou inversement. De façon avantageuse, le premier film 2 ne dépasse pas du deuxième film 10 ce qui permet d'une part de former un écran de couleurs 24A dont l'épaisseur est limitée au film le plus épais, dans le cas présent le deuxième film 10, et d'autre part de permettre un recouvrement plus homogène de l'écran de couleurs 24A par une autre couche si besoin, par exemple une couche de protection. En effet, le premier film 2 peut être positionné de manière à affleurer une grande face 9 du deuxième film afin de former une surface lisse, favorable au dépôt d'une couche régulière. Selon un autre avantage, le premier et le deuxième film ne se superposent pas ce qui permet de préserver les propriétés de transmission de la lumière de chaque film.

[37] Dans l'exemple décrit ci-dessus, il est à noter que le premier film 2 est de forme et de dimensions adaptées afin de se superposer parfaitement à la face d'appui 6 du poinçon 4 (voir figure 1 ). Toutefois, il peut s'avérer que cela ne soit pas le cas et qu'il soit nécessaire de mettre en forme préalablement le premier film. Les figures 5 et 6 illustrent un procédé de mise en forme du premier film 2 consistant à poinçonner le premier film contre la matrice 12 de sorte à retirer les parties 26 du premier film 2 dépassant de la face d'appui 6. Bien entendu, les étapes illustrées par les figures 5 et 6 s'effectuent préalablement aux étapes illustrées aux figures 1 à 3.

[38] Les figures 7 à 12 illustrent à présent un deuxième exemple de réalisation d'un procédé d'un écran de couleurs 24B selon l'invention. Cet exemple se distingue du premier exemple en ce que le premier film 2 est à présent maintenu au poinçon 4 par l'intermédiaire de poinçons auxiliaires 28.

Pour cela, le premier film est placé sur une matrice auxiliaire 30 de sorte à recouvrir complètement deux cavités 32 distinctes et débouchant sur une face supérieure 34 de la matrice auxiliaire 30. Chaque cavité 32 délimite ainsi une ouverture 36 au niveau de la face supérieure 34. Chaque poinçon auxiliaire 28 est de forme complémentaire aux ouvertures 34 de la matrice auxiliaire 30, de sorte que la valeur du jeu de coupe entre les poinçons auxiliaires 28 et la matrice auxiliaire 30 est inférieure 0,5 mm, de préférence cette valeur tend vers zéro. Le poinçon 4 est positionné au-dessus du premier film 2 de sorte que chaque poinçon auxiliaire 28 est en vis-à-vis avec une cavité 32.

[39] Le poinçon 4 et la matrice auxiliaire 30 sont ensuite rapprochés de sorte que chaque poinçon auxiliaire 28 traverse complètement le premier film 2 comme illustré par la figure 8. Ainsi, de façon avantageuse, les poinçons auxiliaires 28 maintiennent le premier film 2 contre la surface d'appui 6 du poinçon, jouant ainsi le rôle de moyens de maintien décrit ci-dessus. Comme illustré aux figures 9 et 10, les poinçons auxiliaires 28 sont configurés pour maintenir le premier film 2 au poinçon 4 lors du procédé de réalisation d'un écran de couleurs décrit ci-dessus. Plus précisément, les parois latérales 38 des poinçons auxiliaires 28 sont configurées pour maintenir le premier film 2 par un phénomène de frottement mécanique. À cet effet, les parois latérales 38 peuvent comporter un grainage ou des rainures (non représentées sur les figures) afin de favoriser ce phénomène. Les figures 9 et 1 1 représentent des étapes similaires à celles représentées aux figures 1 à 3.

[40] Ce deuxième exemple de réalisation permet d'obtenir un écran de couleurs 24B tel qu'illustré à la figure 12, comprenant un premier film 2 inséré dans un deuxième film 10 afin de délimiter visuellement des zones distinctes au niveau d'une même surface. À la différence du premier exemple décrit ci-dessus, le premier film 2 comporte à présent deux passages 40 formés par les poinçons auxiliaires 28. Ce mode de réalisation est particulièrement avantageux pour ménager des ouvertures dans le premier film qui peuvent éventuellement être obturées par un troisième film non représenté, selon l'un des procédés décrits ci-dessus. En d'autres termes, ce deuxième exemple de réalisation de l'invention peut permettre de former des films comprenant un premier film inséré dans un deuxième film et un troisième film inséré dans le premier film. Les trois films peuvent être identiques ou différents afin de former un motif imbriqué complexe. [41] Dans ce deuxième exemple, il est à noter que le premier film 2 est de forme et de dimensions adaptées afin de se superposer parfaitement à la face d'appui du poinçon 4 (voir figure 8). Toutefois, il peut s'avérer que cela ne soit pas le cas et qu'il soit nécessaire de mettre préalablement en forme le premier film. Les figures 13 à 16 illustrent un procédé de mise en forme du premier film 2 consistant à poinçonner le premier film contre la matrice auxiliaire 30 de sorte à retirer les parties 40 du premier film 2 dépassant de la face d'appui 6. Naturellement, les étapes illustrées par les figures 13 à 16 s'effectuent préalablement aux étapes illustrées aux figures 7 à 1 1 .

[42] Il est à noter que dans les exemples décrits ci-dessus les films sont plans. Toutefois, comme mentionné précédemment, l'invention ne se limite pas à l'utilisation de films plans. L'homme du métier peut donc aisément adapter les exemples ci-dessus pour réaliser des écrans bombés à partir de premier(s) et deuxième(s) films courbés.

[43] Bien entendu, diverses autres modifications au dispositif selon l'invention peuvent être envisagées dans le cadre des revendications annexées.