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Title:
METHOD FOR PREPARING ALDEHYDES BY FORMYLATION
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/1987/000167
Kind Code:
A1
Abstract:
Process for the preparation of aromatic or heteroaromatic aldehydes by the formylation reaction of REIMER-TIEMANN. The process is characterized in that an alcalin hydroxide in solid form is used to allow the reaction to take place in solid slush liquid medium, and in that the initial hydration rate of the medium is so adjusted that it is higher than 0,05 mole of water per mole of the starting compound, and lower than 1,5 mole of water per mole of alcalin hydroxide initially present in the medium. Such a process makes it possible to considerably increase the yield of the REIMER-TIEMANN reaction and to avoid totally or to a large extent the formation of tar.

Inventors:
Thoer
Annick, Denis
Ghislain, Delmas
Michel, Gaset
Antoine
Application Number:
PCT/FR1986/000216
Publication Date:
January 15, 1987
Filing Date:
June 20, 1986
Export Citation:
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Assignee:
INSTITUT NATIONAL POLYTECHNIQUE THOER
Annick, Denis
Ghislain, Delmas
Michel, Gaset
Antoine
International Classes:
C07C45/00; C07D207/333; C07D207/32; (IPC1-7): C07C45/00; C07C47/56; C07D207/333
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Procédé de préparation d'aldéhydes aromatiques ou hété oaromatiques par formylation de cycles aromatiques ou hétéroaromatiques de composés de départ, du type consistant à utiliser des composés de départ comprenant au moins un cycle aromatique fonctionnalisé par au moins une fonction hydroxyle et/ou au moins un cycle hétéroaromatique azoté, et à les mettre en présence de chloroforme et d'un hydroxyde alcalin en excès, disposé sous forme solide, en vue de réaliser une réaction de formylation dite de ReimerTiemann en milieu solide/liquide, ledit procédé étant caractérisé en ce que l'on ajuste le taux d'hydratation initial dudit milieu dans une plage telle que : ledit taux d'hydratation soit infé ieur à 1,5 mole d'eau par mole d'hydr oxyde alcalin disposé initialement dans le milieu, de façon à conserver de l'hydroxyde sous forme solide dans le milieu, * ledit taux d'hydratation soit supérieur à 0,05 mole d'eau par mole de composé de départ, de façon à disposer d'une quantité d'eau suffisante à l'interface solide/liquide pour assurer une solvatation, des espèces réactives en présence.
2. Procédé de préparation selon la re endication 1, dans lequel l'hydroxyde alcalin est mis en oeuvre dans le milieu réactionnel sous forme sol*;,*J: ?\ l'état de poudre ou de granulés.
3. Procédé de prépaxation selon . l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel de l'hydroxyde alcalin sous fo me solide est disposé initialement en excès dans le milieu réactionnel, caractérisé en ce que de l'hydroxyde alcalin sous forme solide est ensuite ajouté au M il i eu réactionnel en cours de réaction jusqu'à épuisement des composés de départ.
4. Procédé de préparation selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, dans lequel initialement : l'hydroxyde alcalin sous forme solide est prévu en excès dans un rapport molaire supérieur à 3 par rapport aux composés de départ, le chloroforme est prévu en excès dans un rapport molaire supérieur à 3 par rapport aux composés de départ.
5. Procédé de préparation selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que l'on dispose l'hydroxyde alcalin sous forme solide deshydratée o peu hydratée dans un réacteur avec un mélange liquide de chloroforme et de composés de départ et l'on ajoute de l'ea en quantité appropriée pour ajuster le taux d'hydratation du milieu dans la plage précitée.
6. Procédé de préparation selon l'un des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5, dans lequel le milie réactionnel est refroidi pendant le mélange des réactif jusqu'à une température comprise entre 10° C et +10° C, pui chauffé progressivement jusqu'à la porter à une températur comprise entre 40° C et 65° C.
7. Procédé de préparation selon l'u des re endications 1, 2, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que l milieu réactionnel est refroidi pendant le mélange de réactifs jusqu'à une température comprise entre 10° C e +10° C, puis maintenu à une température comprise entre 20° et 40°. C et soumis à l'action d'ultrasons.
8. Procédé de préparation selon l'un des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, caractérisé en c que l'on ajuste initialement le taux d'hydratation du milie réactionnel entre 1 et 2 moles d'eau par mole de composés d départ.
9. Procédé de préparation selon l'un des revendications précédentes, dans lequel les composés d départ utilisés sont des composés phénoliques ou des composé p rroliques.
10. 10 / Procé dé selon l'une de revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8, en vue de préparer, partir d'un phénol, un aldéhyde dans lequel le radica aldéhyde est majoritairement situé en para de la fonctio phénol, consistant à ajouter un alcool au milieu réactionnel.
11. Procé dé selon l' une de re endications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 ou 9, dans lequel u solvant aprotique inerte est ajouté au milieu réactionnel.
12. / P r o c é d é s e l o n l ' u n e d e revendications précédentes, dans lequel l'hydroxyde alcalin utilisé est de la soude ou de la potasse.
Description:
2 défaut majeur de cette réaction dans sa mise en oeuvre industrielle actuelle, est de générer des goudrons en quantité notable qui compliquent l'extraction des aldéhydes. On pourra notamment se reporte aux publications suivantes qui détaillent l'évolution de cette réaction depuis son origine jusqu'à nos jours :

(1) K. RE I MER and F. TIEMANN, Berichte 1876, vol. 9, p. 824, 1268, 1285, fournissant les données de base de la réaction,

(2) brevet US 3 365 500 de 1964 (Donald F. Pontz) préconisant l'addition de méthanol ou éthanol pour améliorer le rendement et orienter la réaction vers la forme para, (3) brevet GB 1 490 350 de 1974

(I.C.I.), préconisant l'utilisation d'un catalyseur de transfert de phase (sel d'ammonium quaternaire),

(4) Article de Sasson Y. et Yonovitch M. Tetrahedron lett. 1979, vol. 39, p. 3753, contestant l'influence de certains catalyseurs de transfert de phase,

(5) brevet US 4 324 922 de 1980 (William E. Smith), décrivant une mise en oeuvre sous pression à haute température ,

(6) demande de brevet européen 0 074 272 del982 (Sumitomo chemical C my L ), préconisant l'utilisation d'un catalyseur de transfert de phase combiné à un solvant inerte,

(7) "The Reimer Tiemann reaction" Organic Réactions 1982, vol. 28, p. 1 à 33, faisant le point de cette réaction en 1982.

(8) article de SMITH et al, Journal of Organic Chemistry, 1985, 5_0_, p 790, qui constate l'extrême difficulté qu'il y a à réaliser la formylation du pyrrole et de ses dérivés. L'ensemble de ces publications vise une réaction se déroulan t en milieu aqueux biphasique liquide/liquide ; l'hydroxyde alcalin est toujours ajouté en solution aqueuse plus ou moins concentrée.

En outre, les publications suivantes visent un processus de déroulement de la réaction en milieu

PROCEDE DE PREPARATION D'ALDEHYDES PAR FORMYLATION

L'invention concerne un procédé de préparation d'aldéhydes aromatiques ou hétéroaromatiques par formylation de composés de départ comprenant un ou des cycles aromatiques ou hétéroa omatiques ; elle s'applique à des composés de départ dont le cycle aromatique est fonctionnalisé par au moins une fonction hydroxyle (notamment composés phénoliques) ou dont le cycle hé t r oaro m at ique est azoté (notamment composés pyrroliques) .

La réaction de formylation dite de Reimer-Tie ann est connue depuis 1876 et vise à fabriquer des aldéhydes phénoliques à partir de phénols. L'intérêt de cette réaction est considérable puisque les aldéhydes obtenus ( p a r ah y d r o x y b en za ldé hy d e ou s a 1 i c y 1 a 1 dé h y d e ) sont des intermédiaires industriels de synthèse utilisés dans un grand nombre de secteurs (chimie fine, pharmacie » ...) _ en particulier le s a 1 i c y 1 al dé h y de est le précurseur de 1' aspirine.

Cette réaction consiste à mettre en présence d'une solution aqueuse d'hydroxyde alcalin, le composé phénolique de départ et du chloroforme. Cette réaction a subi quelques modifications depuis sa découverte, mais ses performances n'ont pas été améliorées de façon conséquente depuis l'origine. Ainsi, le rendement de cette réaction est en l'absence de catalyseur spécifique de l'ordre de 30 % en poids d'aldéhyde formé par rapport au phénol initial ; les mêilleu_?s rendements actuels, de l'ordre de 50 %, ont été obtenus en présence de catalyseurs spécifiques très onéreux tels que sels d'ammonium ou cyclodextrines ; (il est à noter que certains auteurs fournissent le rendement en rapportant l'aldéhyde formé au phénol consommé et non au phénol initial, ce qui donne une valeur plus élevée mais ne tient pas compte des importantes quantités de phénol restantes et donc fausse la réalité). Le défaut provenant des faibles rendements obtenus jusqu'à présent dans la réaction de Reimer-Tiemann est accentué par le fait que le phénol restant est difficilement extractible et recyclable et représente un facteur de pollution très gênant des effluents aqueux. De plus, un autre

anhydre solide/liquide :

(9) brevet US 3 972 945 (CF. ALBRIGHT),

(10) brevet EP 0 068 725 (SUMITOMO CHEMICAL) .

Les auteurs ajoutent l'hydroxyde alcalin sous forme solide et recherchent le caractère strictement anhydre du milieu comme condition impé rative de fonctionnement. Pour rendre les performances de la réaction acceptables, ils prévoient l'addition de catalyseurs spécifiques tels que le N-N diméthy lf όr mamide pour le brevet (9) ou un surfactant ("Tween 80", "Span 85") pour le brevet (10). Toutefois, ces procédés présentent trois défauts graves : d'une part, une pollution du produit obtenu par le catalyseur, d'autre part, un rendement relativement faible, enfin un reliquat de composés de départ dans les corps produits .

En fait, les progrès faits depuis 1876 sur cette réaction de Reimer-Tiemann sont peu significatifs, ce qui amène les auteurs de la publication (7) à constater dans celle-ci (p. 14) :

"Even 105 years after its discovery, conditions for the Reimer-Tiemann reaction cannot be said to hâve been optimized. This is not too surprising for a reaction in which a quantitative yield has never been reported, and in which useful yields (of abnormal products) of 3-10 % a e not unusual."

La présente invention se propose d'indiquer une nouvelle mise en oeu e de la réaction de formylation de Reimer-Tiemann, qui permette, à la fois : d'accroître dans des proportions considérables et très surprenantes le rendement de la réaction défini comme le nombre de moles d'aldéhyde formé- rapporté au nombre de moles de composés de départ initialement mis en jeu (dans toute la suite, les rendements indiqués seront définis par ce rapport) ,

. de réduire, voire éliminer totalement la formation de goudrons.

Un autre objectif est de permettre d'épuiser totalement ou dans leur majeure partie les composés

aromatiques ou hétéroaromatiques de départ.

Un autre objectif de l'invention est de permettre, dans le cas des phénols, d'orienter la formylation vers la forme para de l'aldéhyde phénolique obtenu.

A cet effet, le procédé visé par l'invention pour pr parer des aldéhydes aromatiques ou hé éroaromatiques par formylation de cycles aromatiques ou hétéroa omatiques de composés de départ, est du type consistant à utiliser des composés de départ comprenant au moins un cycle aromatique fonctionnalisé par au moins une fonction hydroxyle et/ou au moins un cycle hét roaromatique azoté, et à les mettre en présence de chloroforme et d'un hydroxyde alcalin en excès, disposé sous forme solide, en vue de réaliser une réaction de formylation dite de Reimer-Tiemann en milieu solide/liquide ; selon la présente invention, l'on ajuste le taux d'hydratation initial dudit milieu dans une plage telle que : ledit taux d'hydratation soit inférieur à 1,5 mole d'eau par mole d'hydroxyde alcalin disposé initialement dans le milieu, de façon à conserver de 1' hydroxyde sous forme solide dans le milieu, ledit taux d'hydratation soit supérieur à 0,05 mole d'eau par mole de composé de départ, de façon à disposer d'une quan-tité d'eau suffisante à l'interface solide/liquide pour assurer une solvatation des espèces r c ives en présence.

(Le terme "en excès" se réfère à la quantité de composés de départ mise en oeuvre initialement). Les expérimentations ont permis de constater qu'une telle réaction mise en oeuvre en milieu hétérogène liquide/solide faiblement hydraté, fournissait des rendements tout à fait remarquables supérieurs à 70 % et atteignant des valeurs de l'ordre de 95 % dans certaines conditions optimales de mise en oeuvre précisées plus loin, un épuisement total des composés de départ pouvant être obtenu. Il semble possible d'expliquer ce résultat par les phénomènes ci-après décrits, qui résultent de la mise en oeuvre en milieu hété ogène solide/liquide, faiblement hydraté. L'hydroxyde alcalin se trouve à l'état solide dans le milieu et les

molécules d'eau solvatent superficiellement celui-ci, fragilisant la liaison ionique entre le cation alcalin et l'ion hydroxyde. Ce dernier peut ainsi réagir avec le chloroforme pour former le dichlorocarbène, corps intermédiaire très réactif qui réagit avec les composés de départ pour donner les aldéhydes correspondants après hydrolyse des formes natives intermédiaires. Il semble que le rendement et la sélectivité observés résultent du rôle de l'eau comme élément de transfert de phase et de la localisation de la réaction à l'interface solide/liquide : la solvatation engendrée par l'eau à cette interface donne les espèces intermédiaires à l'état natif, lesquelles conduisent ensuite aux aldéhydes aromatiques ou hé té r o- ar o at iques recherchés.

Les observations ont montré qu'au dessous de 0,05 mole d'eau par mole de composés de départ, la quantité d'eau devient insuffisante pour solvater correctement les cations alcalins et libérer des hydroxydes en proportion suffisante par rapport aux composés de départ pour amorcer la réaction ; au dessus de 1,5 moles d'eau par mole d'hydroxyde alcalin, le caractère hétérogène solide/liquide du milieu risque d'être masqué par une trop forte mise en solution de l'hydroxyde alcalin, d'autant que la réaction est génératrice d'eau.

En pra que, les meilleurs résultats sont obtenus en ajustant initialeτnent le taux d'hydratation du milieu réactionnel entre 1 e t. 2 moles d'eau par moles de composés de départ (cette p ' -age se trouve bien en dessous du seuil de solubilité de l'hydroxyde alcalin compte-tenu du fait que celui-ci est prévu en excès) .

De préférence, l'hydroxyde alcalin est mis en oeuvre dans le milieu réactionnel sous forme solide à l'état de poudres ou de granulés, afin d'augmenter la surface de contact solide/liquide.

5elon un mode de mise en oeuvre préféré permettant de porter le rendement à des valeurs proches d 95 % et d'épuiser la totalité ou la majeure partie de composés de départ, . de l'hydroxyde alcalin sous form

solide est disposé initialement en excès dans le milieu réactionnel ,

. et de l'hydroxyde alcalin sous forme solide est ensuite a outé au milieu réactionnel en cours de réaction jusqu'à épuisement des composés de départ.

L'étude de la cinétique de la réaction montré que le rendement atteint un palie au terme d'un période déterminée de réaction ; la présence d'un tel palier s'explique par une inactivation progressive de l'interfac solide/liquide par formations d'anions dans le milieu (chlorure, etc.). L'a out d'hydroxyde alcalin, de préférenc au point d'inflexion de la courbe cinétique, fournit une nouvelle interface active solide/liquide qui permet à l réaction de se poursuivre à une vitesse satisfaisante ; cet ajout peut être renouvelé à chaque inflexion de la courb jusqu'à épuisement des composés de départ.

Les concentrations initiales son préférentiellement ajustées de la façon suivante : . l'hydroxyde alcalin sous forme solid est prévu en excès dans un rapport molaire supérieur à 3 par rapport aux composés de départ, et notamment de l'ordre de 4,

. le chloroforme est prévu en excès dan un rapport molaire supérieur à 3 par rapport aux composés d départ, et notamment de l'ordre de 10.

Par ailleurs, il est connu que l réaction de Reimer-Tiemann est exothermique mais demande un apport énergétique au milieu réactionnel. Dans le procédé d l'invention, il est dans certains cas intéressant de refroidir le milieu réactionnel pendant le mélange des réactifs jusqu' une température comprise entre -10° C et +10° C, puis de l réchauffer par un apport énergétique. Ce dernier peut êtr effectué :

- soit de façon classique, pa chauffage, de façon à porter la température du milieu entr 40° C et 60° C,

- soit en associant à un léger appor thermique, l'action d'ultrasons, ce qui permet d'opérer température plus basse, entre 20° C et 40° C. De façon classique, les composés d

départ peuvent être constitués par des composés phénoliques (phénol, guaïcol, syringol, naphtol...) ou des composés pyrroliques (pyrrole, indole...). Dans le cas d'un phénol, l'addition

(connue en elle-même) d'un alcool au milieu réactionnel permet d'obtenir un aldéhyde dans lequel le radical aldéhyde est majoritairement situé en para de la fonction phénol.

L'hydroxyde alcalin utilisé est notamment de la soude ou de la potasse ; on a pu observer que, comme dans la réaction classique, l'utilisation de potasse oriente pré f érentiellemen t vers la forme para de l'aldéhyde.

Les expé imentations ont montré que l'addition (connue en soi) d'un solvant aprotique inerte (dioxanne, toluène...) peut augmenter légèrement le rendement dans certains cas.

Le procédé de l'invention est illustré par les exemples 1 à 9 qui suivent ; la courbe de endement obtenue à l' exemple 1 est représentée sur le dessin annexe. EXEMPLE __

On Introduit dans un réacteur de 250 cm *5 muni d'un réfrigérant, d'un agitateur mécanique et d'un thermomètre 100 cm 5 de chiùî-of orme, 9,4 g de phénol, 20 g de soude déshydratée et 3,6 cm d'eau en maintenant par un système thermostaté la température du milieu réactionnel à 50° C. Ces conditions de mélange initial correspondent à un taux d'hydratation de 0,4 mole d'eau par mole de soude (2 moles d'eau par mole de composé de départ) et à 12,6 fois plus de chloroforme que de composé de départ (exprimé en mole). Puis la température dudit milieu réactionnel est portée à 58° C pendant une heure. On ajoute ensuite 12 g de soude en poudre progressivement sur une durée de 2 heu es, la température étant maintenue constante à 58° C. La réaction est poursuivie pendant 1 heure. En fin de réaction, le phénol initial a totalement disparu. Le chloroforme résiduel est récupéré et recyclé.

La courbe A représentée à la figure 1 fournit l'évolution du rendement R de la réaction en fonction du temps exprimé en heures, dans le cas d'une seule addition de soude à l'instant t = 0 . La courbe B illustre le rendement

obtenu dans l'exemple lorsque, en plus de l'addition initiale, l'on ajoute une nouvelle quantité de soude au temps t = 1 heure : la cinétique de la réaction redevient voisine de la cinétique initiale jusqu'à un rendement de l'ordre de 85% (t = 1,5 heure) ; bien entendu de la soude en poudre peut à nouveau être ajoutée pour attendre plus rapidement un rendement très voisin de 100 %.

Le mélange d'aldéhydes obtenu est sous forme sodée. Il est neutralisé jusqu'à l'obtention d'une saumure neutre.

Le salicylaldéhyde peut être récupéré selon les techniques classiques avec un rendement voisin de 77 % (9,4 g) par rapport au phénol initial par entraînement à la vapeur ou par extraction par l'éther.

Le phydroxybenzaldéhyde est récupéré avec un rendement de 17 % (2 g) par extraction à l'éther de la saumure résiduelle acidifiée à pH = 1.

L'effluent aqueux peut être neutralisé et ne contient pas de produits phénoliques toxiques résiduels.

EXEMPLE 2.

On introduit dans un réacteur de 250 cm *5 muni d'un réfrigérant, d'un agitateur mécanique et d'un thermomètre 10 cm- 5 de méthanol, 90 cm- 5 de chloroforme et 9,4 g de phénol.

On ajoute alors 20 g de soude en poudre déshydratée et 3,6 cm d'eau en maintenant la température du mélange réactionnel refroidit préalablement à 0° C.

Ces conditions de mélange initial correspondent à un taux d'hydratation de 0,4 mole d'eau par mole de soude (2 moles d'eau par mole de composé de départ) et à 11,3 fois plus de chloroforme que de composé de départ

(exprimé en mole).

Puis le mélange est ramené lentement à température ambiante et très progressivement porté à 58° C.

Après 1 heure de réaction, on ajoute

12 g de soude en poudre progressivement sur une durée de

2 heu es. La température est maintenue constante à 58° C. La réaction est poursuivie pendant 1 heure. A la fin de la réaction, le phénol

initial a totalement disparu. Mais le chloroforme résiduel n'est pas pur. Il contient des produits secondaires ( triphé noxyméthanes identifiés par résonance, magnétique nucléaire et spectroscopie infra-rouge).

Le mélange d'aldéhyde phénolique est sous forme sodée. Il est neutralisé et acidifié à pH = 5. Le s ali cy 1 a 1 dé h yd e est alors récupéré selon la technique classique d'entraînement à la vapeur des phases aqueuses (après récupération du méthanol). On obtient un rendement d 32 % (3,9 g) en s a 1 i cy 1 a 1dé hy d e et 27 % (3,2 g) en p hydroxybenzaldéhyde par rapport au phénol initial.

EXEMPLE 1 On introduit dans un réacteur de 250 cm *5 muni d'un réfrigérant, d'un agitateur mécanique et d'u thermomètre 5 cm 5 de dioxanne, 95 cm de chloroforme et 9,4 de phénol.

On ajoute alors 15 g de soude en poudr et 3 cm *5 d'eau en maintenant la température du mélang réactionnel, refroidit préalablement, à 0° C. Ces condition de mélange initial correspondent à un taux d'h dratation d 0,42 mole d'eau par mole de soude. (2 moles d'eau par mole d composé de déps-rt) et à 11,9 fois plus de chloroforme que d composé de départ (exprimé en moles) . Puis le mélange est ramené lentement température ambiante et très progressivemen à 58° C. Aprè 1 heure de réaction, on ajoute 12 g de soude en poudr progressivement sur une durée de 2 heures. La température es maintenue constante à 58° C. La réaction est poursuivi pendant 1 heure.

A la fin de la réaction, le phéno initial a totalement disparu. Mais le chloroforme résidue n'est pas pur. Il contient comme dans l'exemple précédent de triphénoxymé thanes. Le mélange d'aldéhyde est sous form sodée. Il est neutralisé et acidif ié à pH = 5. L s a 1 i c y 1 a 1 d é h y d e est alors récupéré selon la techniqu classique d'entraînement à la vapeur des phases aqueuses. O obtient un rendement de 46 % (5,6 g) de sal icy laldé hy de et d 37 % (4,5 g) de p. hy droxybenzaldéhyde .

10 EXEMPLE __

On introduit dans un réacteur de 250 cm * ^ muni d'un réfrigérant, d'un agitateur mécanique et d'un thermomètre, 100 cm *5 de chloroforme et 9,4 g de phénol.

On ajoute alors 16,8 g de potasse commerciale (contenant 15 ' % d'eau) et 1,7 g d'eau en maintenant la température du mélange réactionnel préalablement refroidi à 0° C. Ces conditions * de mélange initial correspondent à un taux d'hydratation de 0,31 mole d'eau par mole de potasse commerciale (0,94 mole d'eau par mole de composé de départ) et à 12,6 fois plus de chloroforme que de composé de départ (exprimé en mole). Puis le mélange est ramené lentement à température ambiante et très progressivement porté à 56° C.

Après 1 heure de réaction, on ajoute 28 g de potasse en poudre progressivemen sur une durée de

2 heures. La température est maintenue constante à 58° C. La réaction est poursuivie pendant 1 heure.

A la fin de la réaction, le phénol initial a totalement disparu. Mais le chloroforme résiduel n'est pas pur et contient des t r i p h n o x y m é t h a n e s . Le sa 1 icy lai dé hy de et le p. h y dr ox y benzal dé y de sont récupérés par les techniques précédemment mentionnées. Orr ob tien t ' •_.. * • rendement, en salicylaldéhyde 38 % (4,6 g)* - et en p. hydroxybenzaldéhyde 17 % (2 g).

EXEMPLE 5.

On introduit dans un réacteur de 250 cm^ muni d'un réfrigérant, d'un agitateur mécanique et d'un thermomèt e, 100 cm- 5 de chloroforme, 2 g de soude, 1,8 g de β naphtol et 0,3 c d'eau, en maintenant par un système thermostaté la température du milieu réactionnel à 50° C. Ces conditions de mélange initial correspondent à un taux d'hydratation de 0,33 mole d'eau par mole de soude (1,33 mole d'eau par mole de composé de départ) et à 100,8 fois plus de chloroforme que de composé de départ (exprimé en mole).

Puis la temp ratu e dudit milieu réactionnel est portée à 60° C pendant 1 heure. On ajoute ensuite 1 g de soude en poudre. La réaction continue pendant

3 heures. Après neutralisation, la phase chloro for ique es séparée. La saumure aqueuse est extraite à l'éther. Les phases organiques sont rassemblées et l'hydroxy-2 naph t aidé h de-1 obtenu avec un rendement de 30 %.

EXEMPLE §_

On introduit dans un réacteur de 250 cm *5 muni d'un réfrigérant, d'un agitateur mécanique et d'u thermomètre 50 cm 5 de méthanol, 50 cm de chloroforme et 0,8 de pyrrole. On ajoute alors 7 g de potasse commerciale et 0,5 g d'eau. Ces conditions de mélange initial correspondent à u taux d'hydratation de 0,216 mole d'eau par mole de soude (2,25 moles d'eau par mole de composé de départ (pyrrole)) et à 52, fois plus de chloroforme que de composé de départ. La réaction est soumise aux ultra-son dans la cuve "BRANS0NIC" pendant 15 heures.

A l'issue de la réaction, le mélang réactionnel est additionné d'eau. La phase chloroformique es alors séparée et évaporée-déshydratée sur du sulfate de sodiu anhydre. Le rendement obtenu en pyrrole carboxaldéhyde contenus dans le chloroforme est de 15 % avec une quantit notable de chloropyridine.

EXEMPLE ∑

On introduit dans un réacteur de 250 CΠ muni d'un réfrigérant, d'un agitateur mécanique et d'u thermomètre 10 cm de méthanol et 90 cm de chloroforme ains σje 6,2 g de guaiacol. On ajoute alors 16 g de soude en poudr et 6 g d'eau en maintenant la température du mélang réactionnel à 0° C. Ces conditions de mélange initia correspondent à un taux d'hydratation de 0,825 mole d'eau pa mole de soude (6,6 moles d'eau par mole de composé de dépar (guaiacol)) et à 22,7 fois plus de chloroforme que de compos de départ. Puis le mélange est lentement ramené à températur ambiante et très progressivement porté à 58° C. Après réaction, on ajoute 16 g de soud en poud e progressivement sur une durée de 2 heures. L température est maintenue constante pendant 1 heure. L mélange réactionnel est alors refroidi à 40° C et le pH ramen à 2 par ajout progressif d'acide sulfurique. La phas chloro f ormique est alors séparée de la phase aqueuse et séché

sur sulfate de sodium. La phase aqueuse est réextraite par l'éther. Les phases organiques sont alo s évaporées. Elles contiennent les aldéhydes et le guaiacol résiduel. Le rendement est de 32 S en vanilline

(2,4 g) et de 38 % en isovanilline (2,8 g).

EXEMPLE 8.

On introduit dans un réacteur de 250 cm 5 muni d'un réfrigé ant, d'un agitateur mécanique et d'un the momètre 10 c 5 de méthanol et 190 cm- 5 de chloroforme, ainsi que 7,7 g de syringol. Le mélange est soumis aux ultra¬ sons pendant 6 heures dans une cuve de nettoyage "BRANS0NIC" (47 kHz 180W 3 céramiques). Au terme . de ce pré- traitement, on ajoute 8 g de soude en poudre et 0,9 g d'eau. Ces conditions de mélange initial correspondent à un taux d'hydratation limite de 0,25 mole d'eau par mole de soude (0,05 mole d'eau par mole de composé de départ) et à 25,2 fois plus de chloroforme que de composé de départ exprimé en mole. Le rendement chute considérablement pour une hydratation plus faible.

La réaction est poursuivie dans la cuve à ultra-sons à 30° pendant 2 h 30 mn .

Le syringaldéhyde (mis en éviαencr-par la 2-4 dinitrophénylhydrazine (point de fusion ? 13 α ) est obtenu avec un rendement de 12 % (1,1 g).

EXEMPLE 9.

On introduit dans un réacteur d r ..250 cm 3 muni d'un réfrigérant, d'un agitateur mécanique et d'un thermomètre 100 cm- 5 de chloroforme 9,4 g de phénol, 20 g_ . e soude en poudre et 13,5 g d'eau en maintenant par un système thermostaté la température du milieu réactioαnel à 50° C. Ces conditions de mélange initial correspondent à un taux d'hydratation limite supérieure de 1,5 mole d'eau par mole de soude (15 moles d'eau par mole de substrat) et à 12,6 fois plus de chloroforme que de composé de départ exprimé en mole.

La température dudit milieu réactionnel est ensuite portée à 58° C pendant 1 heure. On ajoute ensuite

12 g de soude en poudre progressivement sur une durée de

2 heures, la température étant maintenue constante à 58° C. La réaction est poursuivie pendant 1 heure.

A la fin de la éaction, le phénol initial n'a pas totalement disparu.

Le mélange d'aldéhyde est sous for e sodée. Il est neutralisé jusqu'à l'obtention d'une saumure neutre. Le sali cy laldéhy de peut être récupéré selon les techniques classiques avec un rendement voisin de 30 % (3,6 g) par rapport au phénol initial par entraînement à la vapeur ou par extraction par l'éther. Le p. H y dr ox y benzal dé hy de est récupéré avec un rendement de 10,7 % (1,3 g) par extraction à l'éther de la saumure résiduelle acidifiée à PH = 1.