NIASS, Tidjani (45 rue de l'Abondance, Lyon, Lyon, F-69003, FR)
GIROUDIERE, Fabrice (197 Che du Creux, Orlienas, Orlienas, F-69530, FR)
NASTOLL, Willi (12 chemin de Matras, Les Roches de Condrieu, Les Roches de Condrieu, F-38370, FR)
JAMET, Patrick (282 Av. Napoleon Bonaparte, Rueil-Malmaison, F-92500, FR)
NIASS, Tidjani (45 rue de l'Abondance, Lyon, Lyon, F-69003, FR)
GIROUDIERE, Fabrice (197 Che du Creux, Orlienas, Orlienas, F-69530, FR)
NASTOLL, Willi (12 chemin de Matras, Les Roches de Condrieu, Les Roches de Condrieu, F-38370, FR)
| REVENDICATIONS
1. Procédé de préparation d'une charge de déchets pour traitement par thermolyse dans lequel: - on déchiquette les déchets, avec un broyeur/déchiqueteur primaire (3), pour qu'ils puissent être libérés individuellement pour la suite du procédé,
- on détecte à l'aide d'un détecteur de métaux (31 ) puis on élimine avec des moyens d'élimination (32", 32") les éléments métalliques de grande taille,
- on tamise les déchets avec des moyens de tamisage (5) pour séparer les déchets dont la taille est supérieure à une taille L1 ,
- on broie une deuxième fois avec un broyeur secondaire (8) les déchets obtenus à l'étape précédente dont la taille est supérieure à L1 ,
- on envoie les déchets de taille inférieure à L1 , vers un sécheur (200).
- on sèche dans un sécheur (200) à l'aide d'un courant d'air chaud. - on sépare avec des moyens de séparation/ventilation (202), à la sortie du sécheur (200), l'air chaud et humide (204) du flux de déchets solides (203) dans un récipient de séparation (201).
2. .Procédé de préparation d'une charge de déchets selon la revendication 1 dans lequel la taille L1 est comprise entre 50 mm et 120mm. 3. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon une des revendications 1 à 2 dans lequel l'étape de tamisage avec les moyens de tamisage (5) est suivie d'une élimination secondaire des éléments ferreux avec un deuxième électro-aimant (51).
4. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon une des revendications 1 à 3 dans lequel les déchets dont la taille est inférieure à L1 sont envoyés vers une fosse/réceptacle secondaire (6) puis alimentent au moins un sécheur (200) disposé avant une unité de thermolyse.
5. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon une des revendications 1 à 4 dans lequel les déchets sont broyés une troisième fois avec un broyeur tertiaire pour qu'ils atteignent une taille inférieure à L3.
6. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon la revendication 5 dans lequel la taille L3 est comprise entre 40 mm et 100 mm.
7. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon une des revendications 1 à 6 dans lequel l'étape de broyage avec un broyeur/déchiqueteur primaire (3) est précédée d'une étape de pesée de la charge de déchets. 8. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon une des revendications 1 à 7, dans lequel on effectue une deuxième étape de tamisage avant l'étape de séchage pour éliminer une partie des inertes fins dont la taille est inférieure à une taille L2.
9. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon la revendication 8, dans lequel la taille L2 est comprise entre 15 et 40 mm.
10. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon une des revendications 1 à 9, dans lequel le séchage des déchets avec le sécheur (200) permet de réduire la teneur en eau des déchets à moins de 8% en utilisant de l'air réchauffé dont la température dans le sécheur, en sortie, ne doit pas être supérieure à 120 0 C pour ne pas risquer d'enflammer les déchets.
11. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon une des revendications 1 à 10 dans lequel l'élimination des éléments métalliques est suivie par une détection des éléments ferreux avec un électro-aimant (33).
12. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon une des revendications 1 à 11 dans lequel l'air chaud utilisé dans le sécheur est obtenu en faisant circuler de l'air dans un échangeur de chaleur disposé sur le circuit des gaz brûlés après une chambre de combustion et avant un four de thermolyse.
13. Procédé de préparation d'une charge de déchets selon une des revendications 1 à 12 dans lequel l'étape de séparation de l'air chaud et des solides est réalisée avec un récipient de séparation (201 ) dont la surface de section est égale à au moins 3 fois la surface de section de sortie du sécheur et est équipé en interne d'une ou plusieurs grilles et/ou déflecteurs empêchant le bouchage des moyens de ventilation/aspiration par des éléments légers volants. |
PROCEDE DE PREPARATION D'UNE CHARGE DE DECHETS POUR TRAITEMENT PAR THERMOLYSE
La présente invention concerne le domaine de la thermolyse, et plus particulièrement un procédé de préparation d'une charge de déchets bruts, ménagers et/ou industriels banaux, pour traitement postérieur par thermolyse.
Devant la quantité de plus en plus importante de déchets, il devient important de trouver des solutions pour les détruire afin d'éviter leur stockage et l'augmentation de la pollution qui en découle.
Une solution actuelle au traitement des déchets bruts, ménagers et industriels banaux est la thermolyse. La thermolyse des déchets est un procédé thermique de transformation d'une charge hétérogène contenant une fraction organique, des métaux et des inertes en combustibles et en matériaux recyclables. La charge hétérogène peut être : des ordures ménagères, des déchets industriels banaux, des résidus divers de composition organique, des pneumatiques usagés, de la biomasse au sens large du terme ou un mélange de ces différents substrats. Dans le procédé de thermolyse, la charge se décompose en absence d'air et sous l'effet de la température en un gaz combustible (appelé gaz de thermolyse) et en un résidu solide contenant une fraction combustible (appelé Carbor), des métaux et des inertes. Les combustibles ainsi produits peuvent être valorisés sous forme de chaleur ou d'énergie électrique. Les gaz de thermolyse eux-mêmes sont recyclés dans le procédé et les émissions polluantes sont 5 à 10 fois inférieures au procédé classique d'incinération.
Cependant le traitement des déchets par ce système implique que la charge à traiter ait une taille adaptée. Hors, les déchets bruts ménagers et les déchets industriels banaux sont de nature et de taille très hétérogène: matières organiques (plastiques, papiers, bois etc.), matières organiques putrescibles, tissus, métaux ferreux et non ferreux, inertes (débris de verre, porcelaine, sables, cailloux, plâtre, terre etc.). L'ensemble des déchets déversés par les bennes de ramassage a des tailles variant de quelques centièmes de millimètre à 50 cm en majorité et pouvant aller jusqu'à plusieurs m de long en ce qui concerne les plastiques, vêtements, cartons.
Lors d'un traitement par thermolyse de ces déchets de taille hétérogène, les échanges thermiques sont mauvais quand ces débris gardent leur taille initiale et, de plus, les gros éléments métalliques, les fils métalliques et les bois et chiffons entraînent des casses de matériel et bouchages dans la suite du procédé. La thermolyse de déchets ménagers est une technologie assez nouvelle et il n'existe pas à notre connaissance d'art antérieur proposant une solution aux problèmes énoncés plus haut. On peut toutefois citer le brevet FR2678850, relatif au procédé de thermolyse, qui mentionne un séchage préalable, mais sans spécifications, et qui utilise directement les gaz de combustion. Cependant l'utilisation directe des gaz issus de la chambre de combustion, qui peuvent être trop chauds, peut avoir comme inconvénient de créer des incendies, et d'autre part peut poser des problèmes d'étanchéité très importants pour le dispositif.
La présente invention a donc pour objet de palier aux problèmes décrits ci-dessus en proposant un procédé permettant d'obtenir une charge constituée de déchets de nature et de taille plus homogènes, par réduction de la taille des composants les plus gros, et débarrassés d'une grande partie de leur teneur en eau, pour que le traitement postérieur par thermolyse puisse être complet.
Pour cela la présente invention propose un procédé de préparation d'une charge de déchets pour traitement par thermolyse dans lequel: - on déchiquette les déchets, avec un broyeur/déchiqueteur primaire, pour qu'ils puissent être libérés individuellement pour la suite du procédé,
- on détecte à l'aide d'un détecteur de métaux puis on élimine avec des moyens d'élimination les éléments métalliques de grande taille (ainsi ils ne créent pas d'obstacle pour la suite du procédé), - on tamise les déchets avec des moyens de tamisage pour séparer les déchets dont la taille est supérieure à une taille L1 ,
- on broie une deuxième fois avec un broyeur secondaire les déchets obtenus à l'étape précédente dont la taille est supérieure à L1 ,
- on envoie les déchets de taille inférieure à L1 , vers un sécheur.
- on sèche dans un sécheur à l'aide d'un courant d'air chaud.
- à la sortie du sécheur, on sépare l'air chaud et humide du flux de déchets solides dans un récipient de séparation dont les caractéristiques sont destinées à favoriser cette séparation et à éviter le bouchage du système de ventilation/aspiration associé.
Selon un mode de réalisation de l'invention, la taille L1 est comprise entre 50 mm et 120mm.
Le procédé selon l'invention peut comprendre une étape de tamisage avec les moyens de tamisage, qui est suivie d'une élimination secondaire des éléments ferreux avec un deuxième électro-aimant.
Selon un mode de réalisation de l'invention, les déchets dont la taille est inférieure à L1 sont envoyés vers une fosse/réceptacle secondaire puis alimentent au moins un sécheur disposé avant une unité de thermolyse.
Selon un autre mode de réalisation de l'invention, les déchets sont broyés une troisième fois avec un broyeur tertiaire pour qu'ils atteignent une taille inférieure à L3.
Selon un mode de réalisation de l'invention, la taille L3 est comprise entre 40 mm et 100 mm.
Selon une variante de l'invention, l'étape de broyage avec un broyeur/déchiqueteur primaire est précédée d'une étape de pesée de la charge de déchets. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, on effectue une deuxième étape de tamisage avant l'étape de séchage pour éliminer une partie des inertes fins dont la taille est inférieure à une taille L2.
Selon un mode de réalisation de l'invention, la taille L2 est comprise entre 15 et 40 mm.
Selon un mode de réalisation de l'invention, le séchage des déchets avec le sécheur permet de réduire la teneur en eau des déchets à moins de 8% en utilisant de l'air réchauffé dont la température dans le sécheur, en sortie, ne doit pas être supérieure à 120 0 C pour ne pas risquer d'enflammer les déchets.
Selon une variante de l'invention, l'élimination des éléments métalliques est suivie par
une détection des éléments ferreux avec un électro-aimant.
Selon un mode de réalisation de l'invention, l'air chaud utilisé dans le sécheur est obtenu en faisant circuler de l'air dans un échangeur de chaleur disposé sur le circuit des gaz brûlés après une chambre de combustion et avant un four de thermolyse. Selon un mode de réalisation de l'invention, l'étape de séparation de l'air chaud et des solides est réalisée avec un récipient de séparation dont la surface de section est égale à au moins 3 fois la surface de section de sortie du sécheur et est équipé en interne d'une ou plusieurs grilles et/ou déflecteurs empêchant le bouchage des moyens de ventilation/aspiration par des éléments légers volants. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris et apparaîtront plus clairement à la lecture de la description faite, ci-après, en se référant aux figures annexées et données à titre d'exemple: la figure 1 représente un premier mode de réalisation du dispositif mis en oeuvre dans le procédé selon l'invention, - la figure 2 représente une partie d'un deuxième mode de réalisation du dispositif mis en oeuvre dans le procédé selon l'invention.
Le dispositif utilisé dans le procédé selon l'invention et illustré sur les figures 1 et 2 est constitué de différents moyens de réception des déchets bruts ménagers ou industriels, de broyage, de tamisage, de transport et de séchage. En début du dispositif sont disposés des moyens de réception (1). Ces moyens de réception (1 ) sont en général formés par une fosse (1 ) primaire de réception. C'est dans cette fosse (1) primaire que sont déversés les différents déchets qui vont ensuite subir le traitement de thermolyse. A la suite des moyens de réception (1 ) sont disposés des moyens de broyage/déchiquetage (3) que l'on appelle également broyeur primaire (3), dont le rôle est d'ouvrir les sacs de déchets et réduire les emballages. Le broyeur primaire (3) peut être de type déchiqueteur avec couteaux, pouvant inverser son sens de rotation dès qu'un blocage est détecté. Sa vitesse de rotation est relativement lente pour éviter les problèmes notamment avec de gros éléments et permettre l'inversion de la rotation lors de la détection d'un blocage. Les moyens de broyage primaire (3)
permettent de déchiqueter, ou broyer partiellement, et ainsi libérer tous les déchets de façon à faciliter la suite du procédé (éviter les bourrages possibles).
Le chargement de la fosse primaire (1 ) vers la trémie (101 ) du broyeur primaire se fait en général par un grappin (2) de chargement monté sur des ponts roulant. On utilise ici un grappin (2), mais tout autres moyens équivalents connus de l'homme du métier peuvent être utilisés. Selon une variante du dispositif utilisé dans le cadre de l'invention le pont roulant est équipé de moyen de pesage. Ces moyens de pesage permettent de connaître et de contrôler la quantité de déchets passés et ainsi de contrôler la charge du four de thermolyse. Ce procédé de levage par le grappin (2) n'est pratiquement jamais sujet aux enroulements qui pourraient être causés par les plastiques et tissus, lesquels enroulements pourraient se produire avec d'autres moyens de levage et chargement.
A la sortie du broyeur primaire (3), la charge est véhiculée par des moyens de transport (301 ) de type bande roulante ou tapis roulant horizontal. La position horizontale empêche que des éléments ronds ne repartent en arrière et est essentielle pour le bon fonctionnement de moyens de détection de métaux (31 ) disposés au niveau de ces moyens de transport (301 ).
Ces moyens de détection (31 ) de métaux ferreux et éventuellement non ferreux sont disposés au dessus de ces moyens de transport (301 ). La sensibilité de ce détecteur (31 ) de métaux est variable et réglable pour s'adapter au mieux à la composition des déchets et à la taille des éléments métalliques que l'on veut éliminer du circuit. Ces moyens de détection (31 ) de métaux sont en relation avec un automate qui va ensuite commander des moyens d'élimination (32'), (32", illustrés sur la figure 2) des métaux qui sont disposés à la suite de ces moyens de détection (31 ) des métaux.
Dans une première variante de l'invention, illustrée sur la figure 1 , ces moyens d'élimination (32 1 ) sont formés par une trappe (32") orientable disposée au bout de la bande ou du tapis roulant. Lorsque le détecteur (31 ) de métaux détecte des métaux, un ordre est envoyé via l'automate à la trappe (32') qui s'oriente de façon à laisser passer les métaux, accompagnés de quelques éléments putrescibles et organiques, vers d'autres moyens de transport (321 ), et vers par exemple une benne et/ou un électro- aimant (33).
Dans une autre variante de l'invention illustrée sur la figure 2, les moyens d'élimination (32") sont formés par un poussoir latéral (32"). De la même façon que pour la trappe, lorsque le détecteur de métaux (31) détecte des métaux, un ordre est envoyé via l'automate au poussoir latéral (32"). La solution par poussoir latéral est préférable, car elle évite de recycler une trop grande partie du flux.
Ces moyens d'élimination (32", 32") permettent de diviser les déchets en deux parties. Une partie formée par des éléments métalliques de grandes tailles accompagnés de quelques éléments organiques, et une autre partie, en majorité organique et inerte, débarrassée des éléments métalliques de grande taille. Avantageusement, la partie contenant les métaux de grande taille est dirigée vers un tapis roulant (321 ) permettant son transport. De préférence, ce tapis roulant (321 ) est équipé d'un électro-aimant (33) de type « overband ». Cet électro-aimant (33) permet un tri secondaire des déchets contenant des métaux en éliminant les éléments ferreux par des moyens de transport (331 ) vers par exemple une fosse (4) ou benne à ferreux, tandis que la majorité du flux organique et putrescible qui l'accompagne retourne grâce à d'autres moyens de transport (332) dans la fosse primaire (1 ). Dans une autre variante de l'invention, illustrée sur la figure 2, le dispositif ne comporte pas d'électro-aimant à la suite du poussoir latéral. Les métaux sont donc dirigés à l'aide de moyens de transport (323) directement dans une benne (4), ou récipient du même type à métaux (4), et le reste de la charge est soit dirigée avec des moyens de transport (322) vers des moyens de tamisage (5), soit renvoyée vers la fosse primaire (1 ) (non illustré).
En sortie des moyens d'élimination (32 1 , 32") sont disposés des moyens de tamisage (5) dans lesquels est envoyé, avec des moyens de transport (322), la partie des déchets débarrassée des métaux de grande taille. Ces moyens de tamisage (5) sont du type trommel ou tamis vibrant, ou grille de rails, ou tout autres moyens équivalents connus de l'homme du métier, et permettent d'envoyer (501 ) directement la fraction de taille inférieure à L1 vers une fosse secondaire (6) ou réceptacle de fonction équivalente. La partie restante des déchets de taille supérieure à L1 est envoyée par des moyens de transport (511 ) vers un broyeur secondaire (8). Ainsi, le broyeur secondaire (8) est déchargé d'une bonne partie du flux, ce qui lui permet d'être de plus petite capacité (gain d'investissement) et d'être plus efficace. On a pu constater que bien qu'une partie
des métaux ait été séparée auparavant, il reste des déchets métalliques de taille moyenne ou petite, qui ont pu ne pas être détectés par le premier détecteur de métaux (31 ). Ce broyeur secondaire (8) est donc d'un type permettant de broyer/couper les métaux qui se présentent de façon assez abondante et avec une forme qui n'entraîne pas d'enroulement puis blocage avec les fils de fer et de cuivre, ainsi qu'avec les plastiques longs. Là aussi, la possibilité d'inverser la rotation automatiquement en cas de bourrage sera privilégiée. Les déchets broyés issus du broyeur secondaire (8) sont envoyés par exemple sur un tapis roulant (801 ) ou en chute directe par gravité dans la fosse/réceptacle secondaire (6) de récupération des déchets de taille inférieure à L1. Le déposant a constaté que, pour que la thermolyse soit complète en aval, cette taille L1 pourra être comprise entre 50 et 120 mm, et idéalement inférieure à 100 mm. Toute taille supérieure à 120 mm entraînerait une quantité d'incuits importante dans la suite du procédé de thermolyse.
Après les moyens de tamisage (5), si les éléments métalliques entraînent trop de casse dans le broyeur secondaire, on peut disposer sur le circuit de transport, et avant le broyeur secondaire (8), d'autres moyens d'élimination (51 ) des métaux. Ces moyens d'élimination des métaux sont de type électro-aimant/overband (51 ). Après capture et élimination, ces métaux sont envoyés par des moyens de transport (512) vers une fosse ou benne à métaux (7). Le contenu de cette benne pourra être mélangé à celui de la première benne (4) pour être envoyé dans un moyen d'incinération (900) permettant la valorisation.
Par ailleurs, le déposant a constaté que les fines inférieures à 40 mm, et plus particulièrement inférieures à 30 mm ont une proportion beaucoup plus importante d'inertes (terre, sables et débris de verre et porcelaine) qui sont difficilement valorisâmes et entraînent une perte de pouvoir calorifique dans le carbor issu de la thermolyse. Comme variante, il peut être envisagé d'éliminer ces fines et les envoyer en décharge (à condition que ce flux soit inférieur à 15% du poids total pour ne pas être pénalisé économiquement). Pour cela, on peut prévoir que le tamisage (5) soit à plusieurs étages/coupures, et par exemple soit à deux coupures: L1 et L2. La maille de tamisage L2 sera comprise entre 15 et 40 mm. Elle peut être réalisée soit par deux tamis vibrants
superposés, soit par deux sections différentes sur un trommel ou une grille de rails, ou tout autre moyen que l'homme du métier peut mettre en œuvre. De plus, si on choisi l'option d'un broyeur tertiaire (voir ci-dessous), broyant à une taille L3, un étage supplémentaire correspondant à cette coupure L3 sera ajoutée à ce moyen général de tamisage (5).
Dans une autre variante de l'invention (non illustrée) si la taille L1 est choisie supérieure à 100 mm, le dispositif peut posséder un troisième broyeur pour réduire ensuite les éléments à une taille permettant la thermolyse complète des organiques et putrescibles. Ce broyeur tertiaire est disposé à la suite du broyeur secondaire et permet de broyer les déchets de façon à obtenir des composant dont la taille est inférieure à L3, L3 étant comprise entre 40 et 100 mm. Dans ce cas, les composants, dont la taille est inférieure à L1 mais supérieure à L3, issus du broyeur secondaire, ne sont pas envoyés directement vers la fosse secondaire (6) mais passent obligatoirement par le broyeur tertiaire. Dans cette variante le dispositif comporte une unité de tamisage qui permet de filtrer les déchets issus du broyeur secondaire et de n'envoyer dans le broyeur tertiaire que ceux de taille supérieure à L3. L'ensemble des déchets de taille inférieure à L3 est ensuite envoyé vers la fosse secondaire (6) de récupération.
Un by-pass entre ces broyeurs secondaires et tertiaires sera prévu en cas de panne de l'un d'entre eux, pour aller ensuite directement dans la fosse/réceptacle (6) et continuer à alimenter les lignes de thermolyse sans arrêt.
Un autre grappin (9) similaire au précédent, et aussi équipé d'un moyen de pesage, prend la charge dans la fosse/réceptacle secondaire (6) pour la décharger (601) dans la trémie (10) d'alimentation du sécheur (200) du système de thermolyse. Les produits passent de cette trémie au sécheur par l'intermédiaire de vis (100) ou d'un tapis à raclettes (100), entièrement fermé/capoté, pour empêcher les odeurs nauséabondes de diffuser. Mais, avantageusement, selon l'option de construction, il sera préféré une chute gravitaire des déchets de la trémie (10) vers le sécheur (200). Ce dernier grappin (9) est lui aussi monté sur un pont roulant en connexion avec le premier grappin, ce qui permettra en cas de panne de l'un ou de l'autre, de pouvoir se servir alternativement du grappin restant en service, pour les deux fonctions.
Après la réduction de taille, les déchets sont envoyés dans au moins un sécheur (200) permettant l'avancé des déchets pour réduire leur teneur en eau, qui est en général située entre 25% et 45%, à moins de 8%, avant l'entrée dans le four de thermolyse. Ce séchage est indispensable pour que la thermolyse se fasse correctement, c'est à dire pour éviter que les calories utilisées à vaporiser l'eau ne soient pas consacrées à la thermolyse elle-même et que la température dans le four n'atteigne pas le niveau nécessaire. Ce séchage sera effectué par une circulation d'air chaud, chauffé dans un échangeur de chaleur par les gaz issus de la chambre de combustion du four. L'échangeur de chaleur est disposé sur le circuit des gaz brûlés après la chambre de combustion et avant le four de thermolyse. La température de cet air chaud ne doit pas dépasser 120 0 C dans la zone de sortie du sécheur, pour ne pas risquer d'enflammer les déchets. Le contrôle de cette température est donc important.
A la sortie du sécheur, il est nécessaire de séparer le flux d'air chaud (204) chargé d'humidité, du flux des déchets (203) qui partent ensuite dans le four de thermolyse. Cela sera fait dans un récipient de séparation (201 ) fermé placé à la sortie du sécheur. L'aspiration de l'air se fait par des moyens de ventilation/aspiration (202) placés après ce récipient (201 ) sur le circuit d'air. Un problème important peut être rencontré du au fait que certains éléments légers tels que papiers, feuilles plastiques et poussières risquent d'être entraînés par les moyens de ventilation/aspiration (202) et ainsi boucher les moyens de ventilation/aspiration (202). Cela peut créer des problèmes électriques et déclencher les arrêts de sécurité de toute l'unité. Pour éviter ce problème, la solution proposée consiste à ralentir significativement la vitesse du flux d'air après la sortie du sécheur, pour ne pas entraîner ces éléments légers. Pour cela il est nécessaire que la surface de section du récipient de séparation (201 ) soit au moins 3 fois supérieure à celle de la sortie du sécheur (200). La forme géométrique de ce récipient peut être variée. Il peut être cylindrique ou conique, orienté verticalement, horizontalement, ou incliné; de préférence on choisira une forme verticale. Dans une variante de l'invention on peut installer à l'intérieur du récipient et/ou sur le circuit d'air, des déflecteurs et/ou grilles, fixes ou mobile, avec un système de balayage ou raclage fixe ou mobile pour retenir et finalement faire tomber les derniers éléments légers qui ne seraient pas retombés auparavant (non illustré).
Par ailleurs, les éléments métalliques de grande taille, qui ont été éliminés par le détecteur de métaux et/ou l'électro-aimant peuvent subir un traitement postérieur pour les rendre valorisables, de type incinération pour brûler les putrescibles. En effet les récupérateurs ne prennent pas, ou ne paient pas à leur juste valeur, ces métaux souillés. Les fumées issues de cette incinération, en volume assez faible, iront rejoindre le traitement des fumées originaires de la thermolyse.
Le procédé de préparation d'une charge de déchets pour traitement par thermolyse selon l'invention et mettant en œuvre le dispositif précédemment décrit peut donc se résumer de la façon suivante : - transporter les déchets, destinés à subir le traitement par thermolyse, d'une fosse primaire de réception (1 ) vers un broyeur/déchiqueteur primaire (3) à l'aide par exemple d'un grappin (2).
- déchiqueter une première fois, avec un broyeur/déchiqueteur primaire (3), les déchets pour les libérer et faciliter la suite du procédé. - trier, avec des moyens de détection (31 ) et d'élimination des métaux (32', 32"), les déchets déchiquetés de façon à en éliminer les éléments métalliques de grandes tailles, tels que cadres de bicyclettes, morceaux de tuyaux, parties de moteur, bouteilles vides d'oxygène, obus des guerres passées, ancres de petits bateaux, gros paquets de fil de fer, etc . . - tamiser avec des moyens de tamisage (5) la partie des déchets ne comportant plus ces métaux de grande taille. Cette étape permet de séparer les déchets dont la taille est inférieure à L1 de ceux dont la taille est supérieure à L1. En effet, suite au premier déchiquetage, certains déchets n'ont pas la taille désirée pour une bonne thermolyse. Les déchets dont la taille est inférieure à L1 (pouvant passer directement en thermolyse) sont envoyés vers une fosse/trémie secondaire (6).
Les déchets dont la taille est supérieure à L1 sont envoyés vers un broyeur secondaire (8).
- broyer avec le broyeur secondaire (8) les déchets dont la taille est supérieure à L1 , de façon à obtenir des déchets avec une taille inférieure à L1 .
- En fin de préparation, les déchets dont la taille est inférieure à L1 et/ou L3 (si on choisi une option de double tamisage) sont envoyés vers un ou plusieurs sécheurs (200) pour en réduire la teneur en eau à moins de 8 %, avant d'entrer dans un four de thermolyse. - A la sortie du sécheur, un récipient de séparation (201 ) permettra de séparer le flux d'air chaud humide, des déchets qui partent vers la thermolyse, en empêchant le bouchage du système d'aspiration.
- Eventuellement éliminer par un tamisage plus fin une partie des inertes (sable, verre, porcelaine etc..) - Récupérer une partie des métaux ferreux et non ferreux avec par exemple un détecteur de métaux (31 ) et un électro-aimant (33). Les métaux détectés sont dirigés vers une benne à métaux (4) pour ensuite les valoriser après traitement par incinération.
Ce procédé peut comporter d'autres étapes qui sont: - broyage une troisième fois des déchets pour qu'il atteignent une taille inférieure à
L3, pour un fonctionnement optimum de la thermolyse.
- pesée de la charge lors du transport avec par exemple un grappin de la fosse primaire vers le broyeur primaire,
- Elimination secondaire avec un deuxième électro-aimant (51 ) des éléments ferreux de taille moyenne avant l'entrée dans le broyeur secondaire (8).
Il doit être évident pour l'homme du métier que la présente invention n'est pas limitée aux détails de structure donnés ci-dessus et permet des modes de réalisation sous de nombreuses autres formes équivalentes sans s'éloigner du domaine d'application de l'invention. Par conséquent, les présents modes de réalisation doivent être considérés à titre d'illustration, et peuvent être modifiés sans toutefois sortir de la portée définie par les revendications jointes.
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