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Title:
METHOD OF PRODUCING AND JOINING SUPERALLOY BALLS BY MEANS OF BRAZING AND OBJECTS PRODUCED WITH SUCH JOINTS
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2007/006945
Kind Code:
A2
Abstract:
The invention relates to a method of producing and joining superalloy balls by means of brazing and to objects produced with such joints. According to the invention, an alloy powder covered with a brazing solder is bonded to a spherical core and subsequently transformed into a continuous alloy layer by means of brazing.

Inventors:
DOUIN, Myriam (1 rue Mercier, St. Ciers de Canesse, F-33710, FR)
BACOS, Marie-Pierre (19bis, rue Pasteur, Antony, F-92160, FR)
BOYER, Alexandra (Résidence Les Chataigniers, 16 rue J.P. Laurens, Fontenay aux Roses, F-92160, FR)
GREGOIRE, Aurélie (1 rue de Tournon, Paris, F-75006, FR)
JOSSO, Pierre (44 rue d'Erevan, Issy Les Moulineaux, F-92130, FR)
MERCIER, Sébastien (42 avenue Jean-Jaurès, Clamart, F-92140, FR)
MOREL, Ariel (62bis Chemin de la Forge, Athis Mons, F-91200, FR)
NADLER, Jason (33 rue Berger, Paris, F-75001, FR)
NAVEOS, Serge (29 rue de Chateaubriand, Chatenay Malabry, F-92290, FR)
RIO, Catherine (16 rue du Héron, Limours, F-91470, FR)
Application Number:
FR2006/001643
Publication Date:
January 18, 2007
Filing Date:
July 07, 2006
Export Citation:
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Assignee:
ONERA (OFFICE NATIONAL D'ETUDES ET DE RECHERCHES AEROSPATIALES) (29 Avenue de la Division Leclerc, Chatillon, Chatillon, F-92320, FR)
DOUIN, Myriam (1 rue Mercier, St. Ciers de Canesse, F-33710, FR)
BACOS, Marie-Pierre (19bis, rue Pasteur, Antony, F-92160, FR)
BOYER, Alexandra (Résidence Les Chataigniers, 16 rue J.P. Laurens, Fontenay aux Roses, F-92160, FR)
GREGOIRE, Aurélie (1 rue de Tournon, Paris, F-75006, FR)
JOSSO, Pierre (44 rue d'Erevan, Issy Les Moulineaux, F-92130, FR)
MERCIER, Sébastien (42 avenue Jean-Jaurès, Clamart, F-92140, FR)
MOREL, Ariel (62bis Chemin de la Forge, Athis Mons, F-91200, FR)
NADLER, Jason (33 rue Berger, Paris, F-75001, FR)
NAVEOS, Serge (29 rue de Chateaubriand, Chatenay Malabry, F-92290, FR)
RIO, Catherine (16 rue du Héron, Limours, F-91470, FR)
International Classes:
B22F3/11; B22F1/00; B22F1/02; B23K35/02; G10K11/00; G10K11/162; B22F3/11; B22F1/00; B22F1/02; B23K35/02; G10K11/00
Attorney, Agent or Firm:
BEZAULT, Jean (Cabinet Netter, 36 Avenue Hoche, Paris, F-75008, FR)
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Claims:

Revendications

1. Procédé pour réaliser simultanément une multiplicité de corps creux métalliques à partir d'une multiplicité de corps de base comprenant chacun une coque en un premier matériau métallique entourant de tous côtés un espace central exempt de matériau métallique, et des particules à base d'un second matériau métallique différent du premier recouvrant la face intérieure et/ou la face extérieure de ladite coque, caractérisé en ce que lesdites particules de chaque corps ont reçu préalablement un dépôt de brasure et sont liées entre elles par brasage.

2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le premier matériau métallique est constitué de nickel et/ou de cobalt.

3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2 , dans lequel le second matériau métallique est constitué d'un superalliage à base de nickel et/ou de cobalt.

4. Procédé selon la revendication 3 , dans lequel le brasage est réalisé en utilisant comme brasure un alliage à base de nickel et/ou de cobalt contenant du bore ou du phosphore.

5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel la brasure est obtenue par dépôt chimique à partir d'un bain contenant au moins un sel de nickel et/ou de cobalt et un composé de bore ou de phosphore.

6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la brasure est sous la forme d'un revêtement desdites particules .

7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel les particules sont mises en oeuvre par collage au moyen d'une colle qui est éliminée par pyrolyse lors du brasage .

8. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ledit espace central des corps de base est vide, lesdites particules recouvrant la face extérieure de la coque .

9. Procédé selon la revendication 8, dans lequel on dispose les corps de base en contact mutuel de manière à obtenir une structure métallique alvéolaire unitaire par le brasage des particules recouvrant l'ensemble des corps de base.

10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, dans lequel ledit espace central des corps de base est occupé par un noyau en matière organique, les corps de base étant obtenus en appliquant lesdites particules sur le noyau et en recouvrant le tout d'un dépôt chimique du premier matériau métallique et le noyau étant éliminé par pyrolyse lors du brasage .

11. Procédé selon la revendication 10, dans lequel le premier matériau métallique est éliminé par attaque chimique sélective après brasage.

12. Procédé selon la revendication 10, dans lequel le premier matériau métallique est converti par un traitement d'aluminisation après brasage.

13. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel lesdites coques ont sensiblement une forme sphérique.

14. Ensemble de corps creux métalliques tel qu'on peut l'obtenir par le procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel chaque corps creux comprend une couche de superalliage à base de nickel et/ou de cobalt entourant de tous côtés un espace central vide.

Description:

Procédé de fabrication et d'assemblage par brasure de billes en superalliage et objets fabriqués avec de tels assemblages

L'invention concerne un procédé pour réaliser simultanément une multiplicité de corps creux métalliques.

L'émission sonore d'un avion à usage commercial peut at- teindre 155 dB au décollage, valeur supérieure au seuil de douleur auditive évalué à 130 dB. Il est donc souhaitable de diminuer ce niveau d'émission sonore. Une voie pour tenter de résoudre ce problème consiste à absorber le bruit à l'un de ses points d'émission, c'est-à-dire au niveau des moteurs. Des solutions ont déjà été mises en oeuvre dans les parties

"froides" des moteurs, mais les parties "chaudes" ne font actuellement l'objet d'aucun traitement acoustique. Il est donc souhaitable de développer un matériau ayant une fonction d'absorption acoustique destiné aux parties chaudes des moteurs d'avions. Pour ce faire, une voie envisagée est d'élaborer une tuyère capable d'absorber en partie le bruit produit à l'intérieur du moteur.

Par ailleurs, pour remplir une fonction de protection des biens et des personnes, la fabrication de systèmes capables d'absorber beaucoup d'énergie cinétique tout en présentant un poids très faible est d'un indéniable intérêt.

Un système peut répondre à ces différents cahiers des charges: l'utilisation de matériaux cellulaires à base de billes .

Cependant, il n'existe actuellement sur le marché que des sphères à base de nickel et des sphères céramiques ou organiques. L'assemblage par frittage de ces éléments ne permet pas de varier à l ' infini les combinaisons souhaitables pour la réalisation des objectifs ci-dessus et en outre les capacités en températures sont extrêmement limitées tant au niveau de la résistance mécanique qu'à celui de la résistance

à l'environnement oxydant et corrosif rencontré dans les moteurs d ' avions .

Pour résoudre ces difficultés il a été décidé d'étudier un nouveau matériau qui présenterait les avantages suivants :

Possibilité d'avoir des performances prédites dans un cahier des charges issu de la modélisation.

- Possibilité d'être constitué du matériau le plus adapté à 1 'utilisation. - Possibilité d'avoir des parois denses en une seule opération.

- Possibilité d'être multifonctionnel .

L'invention vise notamment un procédé du genre défini en introduction, et prévoit qu'on part d'une multiplicité de corps de base comprenant chacun une coque en un premier matériau métallique entourant de tous côtés un espace central exempt de matériau métallique, et des particules à base d'un second matériau métallique différent du premier recouvrant la face intérieure et/ou la face extérieure de ladite coque, lesdites particules de chaque corps de base ayant reçu préalablement un dépôt de brasure et étant liées entre elles par brasage.

Des caractéristiques optionnelles de l'invention, complémentaires ou de substitution, sont énoncées ci-après:

- Le premier matériau métallique est constitué de nickel et/ou de cobalt.

- Le second matériau métallique est constitué d'un superalliage à base de nickel et/ou de cobalt.

- Le brasage est réalisé en utilisant comme brasure un alliage à base de nickel et/ou de cobalt contenant du bore ou du phosphore .

- La brasure est obtenue par dépôt chimique à partir d'un bain contenant au moins un sel de nickel et/ou de cobalt et un composé de bore ou de phosphore.

- La brasure est sous la forme d'un revêtement desdites particules .

- Les particules sont mises en oeuvre par collage au moyen d'une colle qui est éliminée par pyrolyse lors du brasage.

- Ledit espace central des corps de base est vide, lesdites particules recouvrant la face extérieure de la coque.

- On dispose les corps de base en contact mutuel de manière à obtenir une structure métallique alvéolaire unitaire par le brasage des particules recouvrant l ' ensemble des corps de base.

- Ledit espace central des corps de base est occupé par un noyau en matière organique, les corps de base étant obtenus en appliquant lesdites particules sur le noyau et en recouvrant le tout d'un dépôt chimique du premier matériau métallique et le noyau étant éliminé par pyrolyse lors du brasage .

- Le premier matériau métallique est éliminé par attaque chimique sélective après brasage.

- Le premier matériau métallique est converti par un traite- ment d'aluminisation après brasage.

- Lesdites coques ont sensiblement une forme sphérique.

L'invention a également pour objet un ensemble de corps creux métalliques tel qu'on peut l'obtenir par le procédé défini ci-dessus, dans lequel chaque corps creux comprend une couche de superalliage à base de nickel et/ou de cobalt entourant de tous côtés un espace central vide.

Selon un aspect de l'invention, on part d'une multiplicité de billes ou sphères et on dépose de la poudre de superalliage à la surface de chacune d'elles; pour ce faire on colle la poudre de l'alliage désiré pour la coque sur la surface des sphères servant de mandrin. Pour assurer un bon maintien des poudres pendant les opérations de brasage des grains de poudre entre eux, une coque rigide est nécessaire. Elle peut être déposée, si elle n'est pas présente à l'origine, soit par dessus les poudres de superalliage soit par dessous .

Pour constituer le matériau, les billes seront assemblées par brasage. Pour ce faire, les billes élémentaires (en nickel pur, en nickel composite, en nickel revêtu par mécanosynthèse et en nickel revêtu par un superalliage collé) sont traitées chimiquement pour recevoir un dépôt de brasure (alliage nickel-bore déposé par le procédé décrit dans FR 2 531 103) qui sera suivi d'un traitement thermique pour le brasage proprement dit.

Aux fins d'améliorer les propriétés en oxydation et en corrosion à chaud des objets ainsi obtenus, on peut faire subir au matériau un traitement d'aluminisation modifiée ou non tel que décrit par exemple dans FR 1 490 744 A, FR 2 094 258 A, FR 2 276 794 A, FR 2 638 174 A et FR 2 853 329 A. En effet, la composition d'un superalliage est choisie pour assurer la charge thermomécanique au cours de l'application haute température; mais sa résistance aux conditions thermochimiques de la veine gazeuse doit être assurée par un revêtement protecteur.

L'invention est illustrée ci-après par des exemples non limitatifs .

Exemple I

Les dépôts électrolytiques ne permettent pas d'obtenir la composition chimique d'un superalliage. Pour pallier cette difficulté on peut fritter directement de la poudre de superalliage pour obtenir l'alliage désiré. Si on moule cette

poudre on peut, après les traitements thermiques adéquats, obtenir la forme désirée. Mais cette opération ne permet pas d'obtenir des sphères creuses car la coque de la sphère s'effondre bien avant qu'un début de frittage puisse avoir lieu. Aussi, l'idée de départ est de coller des poudres de superalliage directement à la surface de mandrins en forme de billes et d'appliquer un traitement thermique destiné à fritter les grains de poudre de superalliage entre eux. Cette opération ne peut avoir lieu qu'à très haute température.

Pour contourner cette nouvelle difficulté, les inventeurs ont décidé d'utiliser une technique de brasage. Ce traitement, inspiré de celui décrit dans le brevet du demandeur n° 2 777 215, consiste à déposer une fine couche de brasure à base de nickel-bore à la surface de chaque grain de poudre de superalliage, ici l'alliage commercialisé sous la dénomination IN738 dont la composition est la suivante en % massiques: Ni: base; Co: 8,5; Cr: 16,0; Ti: 3,4; Al: 3,4; W: 2,6; Mo: 1,75; Ta: 1,75; C: 0,17.

Ainsi un simple traitement thermique permet de braser les grains de poudre ensemble et de reconstituer le superalliage. Lorsque la poudre superalliage est prétraitée par un dépôt chimique de Ni-B, la couche de poudre devient, après un recuit, un alliage dense et homogène car les grains de poudre sont brasés entre eux. Dans le cas de cette invention, la couche de brasure Ni-B déposée est d'environ 0,1 μm. Cette couche est facile à obtenir de la manière suivante: on calcule la surface du lot de poudre à traiter. On en déduit la masse d'une couche de 0,1 μm de nickel-bore (masse volumique 8,25 g/cm 3 pour une teneur en bore d'environ 4 % en masse) . Sachant que le bain doit contenir environ 8 g/1 de nickel pour fonctionner et que l'on désire travailler jusqu'à épuisement (c'est-à-dire jusqu'à ce que la concentration en nickel devienne nulle), il faut et il suffit d'ajuster la quantité de bain à la quantité de poudre à traiter. De cette manière on obtient très facilement une couche de brasure d'épaisseur prédéterminée et reproductible.

La poudre ainsi traitée doit être appliquée sur un mandrin sphérique dans le but d'obtenir des sphères creuses. Les poudres sont directement collées à la surface de billes en polystyrène expansé. Pour réaliser ce collage on procède comme suit:

- On mélange dans un verre de montre environ 90 cm 3 de poudre d'IN738 (D 50 ≈ 40 μm) revêtue de 0,1 μm de nickel bore et 10 cm 3 de colle époxy de marque ARALDITE 2011 à l'aide d'un pistolet applicateur qui permet de doser les différentes quantités de colle et de durcisseur pour obtenir le mélange optimal conseillé par le fabricant.

- Dans un deuxième temps on y ajoute une centaine de billes en polystyrène.

- Puis à l'aide d'un second verre de montre on roule les billes dans le mélange poudre + colle époxy.

- Dès que toute la surface des mandrins est recouverte, les billes ainsi revêtues sont disposées sur un plateau perforé et mis au séchage à l ' étuve à 60 0 C.

L'épaisseur de poudre + colle obtenue est d'environ 0,1 mm.

Pour garder une tenue mécanique minimale des sphères devenant creuses à l'élimination du mandrin, une coque encore rigide à la température de fusion du nickel-bore est nécessaire. Pour ce faire un mince dépôt de nickel d'environ 40 μm est déposé à la surface de la couche composite poudre + nickel- bore + colle époxy.

à ce stade le mandrin de polystyrène peut être dissous après le dépôt de nickel à l'aide d'acétone ou de préférence de benzène, avec, cependant, le risque d'obtenir un effondrement de la bille par dissolution du mandrin et de la colle. Il est donc préférable d'éliminer par pyrolyse le mandrin en même temps que la colle au cours du traitement thermique.

Dans ce cas le traitement thermique choisi favorise une élimination douce du polystyrène par carbonatation. Pour ce faire les billes sont placées en vrac dans un pot en alumine muni d'un couvercle ajouré destiné à conserver les billes en

place durant les opérations de pompage. Une fois un vide meilleur que 10 "3 Pa obtenu, on applique le traitement thermique suivant:

- rampe 0,5 0 C par minute jusqu'à la température de 450 0 C, - palier de 45 minutes,

- rampe 5 0 C par minute jusqu'à la température de 1150 0 C,

- palier de 20 minutes,

- refroidissement rapide (de 1150 0 C jusqu'à 600 0 C en environ 15 minutes) .

à l'issue de ce traitement on obtient des billes en IN738 revêtues de nickel. Ce dernier peut être éliminé par un simple lavage dans une solution d'acide nitrique à 20 % en volume. Mais, dans le cas d'une protection contre l'oxydation et la corrosion à chaud, cette couche de nickel peut avantageusement être utilisée pour construire le revêtement de bêta NiAl par un traitement d'aluminisation bien connu de l'homme du métier. Dans cet exemple, les billes ainsi fabriquées ne sont pas assemblées entre elles et peuvent subir un traite- ment de surfaçage visant à les polir comme il est pratiqué dans le cas de la fabrication des billes de roulement à billes, à la seule différence que, dans notre cas, les sphères obtenues seront creuses . Elles peuvent ensuite être liées entre elles pour obtenir une structure métallique alvéolaire unitaire, par exemple par le procédé décrit dans FR 2 585 445 A.

Exemple II

à la différence de l'exemple I, on utilise ici en tant que mandrin des sphères creuses en nickel approvisionnées auprès de la société ATECA. Ces sphères creuses sont exemptes de polystyrène, un noyau initial de polystyrène ayant été éliminé par traitement thermique au cours du processus de fabrication du fournisseur.

Après dépôt d'un mélange de poudre d'IN738 et de colle comme décrit dans l'exemple I, les sphères sont disposées sur un plateau perforé et mises à sécher à 1 ' étuve à 60 0 C. Contrai-

rement à l'exemple I, les billes peuvent alors subir directement le traitement thermique. Pour ce faire, les billes sont mises en place sur un support de forme approprié selon la structure finale à obtenir, par exemple un support en forme de dièdre pour obtenir un empilement compact, puis disposées dans un four sous vide. Pour éviter une destruction du montage on peut soit recouvrir l'ensemble d'un couvercle ajouré (pour permettre l'élimination de l'air) soit coller les billes entre elles avec une colle à prise rapide cette fois-ci (de type cyanoacrylate) .

Dans tous les cas le traitement thermique à appliquer pourra être celui destiné à une opération de brasage quelconque car, hors la pyrolyse des colles (époxy et le cas échéant cyanoa- crylate) il n'y a pas de polystyrène à éliminer. Une fois un vide meilleur que 10-3 Pa obtenu, on applique le traitement thermique suivant:

- rampe 5 0 C par minute jusqu'à la température de 450 0 C,

- palier de 45 minutes, - rampe 5 0 C par minute jusqu'à la température de 1150 0 C,

- palier de 20 minutes,

- refroidissement rapide (de 1150 0 C jusqu'à 600 0 C en environ 15 minutes) .

Dans ce cas l'objet final est obtenu en une seule opération: les grains de poudre sont brasés entre eux et les sphères creuses entre elles. Par contre, dans ce cas, il n'est pas possible de roder la partie externe de la coque pour obtenir une sphère parfaite.

Comme dans l'exemple précédent, après les opérations d'assemblage, il est possible d'effectuer une aluminisation bien connue de l'homme du métier aux fins de protéger les objets obtenus contre l'oxydation et la corrosion à chaud.

Exemole III

On procède comme dans l ' exemple II en remplaçant la poudre d'IN738 par de l'Astroloy dont la composition est la suivante en % massiques:

Ni : base; Co : 17,0; Cr : 15,0; Ti : 3,5; Al : 4,0; Mo : 5,0; C : 0,04; B: 0,025.

On obtient un résultat analogue, à savoir un objet en superalliage Astroloy aluminisé.

L'invention n'est pas limitée au nickel et aux superalliages à base de nickel en tant que premier et second matériaux métalliques, mais elle est applicable à tous couples formés par un premier matériau métallique apte à former directement une coque continue, notamment par dépôt chimique, et un second matériau métallique n'ayant pas cette aptitude mais pouvant subir un brasage à l'état de poudre. On peut citer en tant que second matériau métallique, sans que cette liste soit exhaustive, les poudres d'alliages ferreux (aciers courants et réfractaires) , d'alliages à base de nickel, de cobalt, de chrome, de cuivre, d'argent ou d'or. Cette technique est aussi applicable à des formes d'objets autres que des sphères: cubes creux, tubes de petites ou de grandes dimensions. Cette technique permet aussi de réaliser un matériau à la demande: l'objet est calculé, le mandrin est réalisé et le matériau final est réalisé (approche dite "material by design"). De ce fait, il est possible d'appliquer cette technique à des objets creux non plus sphériques mais de forme quelconque, dépendant du mandrin