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Patent Searching and Data


Title:
METHOD FOR SETTING THE MOVEMENT OF A TIMEPIECE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2018/015071
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a method for setting the movement of a timepiece after casing, in order to guarantee improved timepiece movement.

Inventors:
CONUS, Thierry (Rebweg 12, 2543 Lengnau, 2543, CH)
WINKLER, Pascal (Grand'Rue 29, 2072 St-Blaise, 2072, CH)
Application Number:
EP2017/064426
Publication Date:
January 25, 2018
Filing Date:
June 13, 2017
Export Citation:
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Assignee:
ETA SA MANUFACTURE HORLOGÈRE SUISSE (Schild-Rust-Strasse 17, 2540 Grenchen, 2540, CH)
International Classes:
G04D7/12
Foreign References:
EP1172714A12002-01-16
CH691992A52001-12-14
US2454983A1948-11-30
CH704693A22012-09-28
EP1172714A12002-01-16
Attorney, Agent or Firm:
ICB SA (Faubourg de l'Hôpital 3, 2001 Neuchâtel, 2001, CH)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 . Procédé (1 ) de réglage d'une pièce d'horlogerie comportant les étapes suivantes :

- monter (3) un mouvement muni d'un résonateur balancier - spiral dans une boîte de la pièce d'horlogerie ;

- mesurer (5) la marche de la pièce d'horlogerie ;

- déterminer (7) la valeur de correction à appliquer à l'inertie du balancier (1 1 , 21 ) pour obtenir une marche souhaitée ;

- modifier (9), par ajout d'une matière (15i , 152, 153, 154, 252, 254) sur le balancier (1 1 , 21 ), l'inertie du balancier (1 1 , 21 ) selon ladite valeur de correction.

2. Procédé (1 ) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la mesure de la marche est réalisée sans contact avec le résonateur balancier - spiral.

3. Procédé (1 ) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la mesure de la marche est réalisée sous forme optique ou acoustique.

4. Procédé (1 ) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la valeur de correction est déterminée en comparant la marche mesurée et la fréquence souhaitée pour le résonateur.

5. Procédé (1 ) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la valeur de correction correspond à la distribution symétrique d'au moins deux masses de la matière (15i, 152, 153, 154, 252, 254) sur le balancier afin de modifier l'inertie du balancier (1 1 , 21 ) sans modifier son centre de masse.

6. Procédé (1 ) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la valeur de correction est déterminée en comparant, d'une part, la marche mesurée et, d'autre part, le balourd et la fréquence souhaités pour le résonateur.

7. Procédé (1 ) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la valeur de correction correspond à la distribution asymétrique d'au moins une masse de la matière (15i, 152, 153, 154, 252, 254) sur le balancier (1 1 , 21 ) afin de modifier l'inertie du balancier (1 1 , 21 ) et son centre de masse. 8. Procédé (1 ) selon la revendication précédentes, caractérisé en ce que l'ajout de matière (15i, 152, 153, 154, 252, 254) est effectuée par une phase de projection de la matière (15i, 152, 153, 154, 252, 254) sur le balancier (1 1 , 21 ).

9. Procédé (1 ) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la matière (15i , 152, 153, 154, 252, 254) comporte une colle, une peinture ou une suspension de métal.

10. Procédé (1 ) selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que la phase de projection de matière (15i , 152, 153, 154, 252, 254) est suivie d'une phase de solidification de la matière (15i, 152, 153, 154, 252, 254) projetée.

Description:
PROCE DE DE REG LAG E DE LA MARCH E D' U N E P I ECE

D' HORLOG E R I E

Domaine de l'invention L'invention se rapporte à un procédé de réglage de la marche d'une pièce d'horlogerie et, plus particulièrement, un réglage d'un mouvement horloger muni d'un résonateur du type balancier - spiral afin de garantir une meilleure marche à la pièce d'horlogerie.

Arrière-plan de l'invention II est connu d'ajuster la marche d'un mouvement horloger, avant son emboîtage, dans différentes positions, afin de resserrer au maximum les courbes d'anisochronisme de la future pièce d'horlogerie. Un tel procédé d'ajustement et par exemple décrit dans le document EP 1 172 714.

Toutefois, il a été constaté que la marche d'un mouvement bien réglé en dehors de sa boîte avait tendance à dériver au porter.

Résumé de l'invention

Le but de la présente invention est de pallier tout ou partie les inconvénients cités précédemment en proposant un nouveau procédé de réglage de la marche d'une pièce d'horlogerie. A cet effet, l'invention se rapporte à un procédé de réglage d'une pièce d'horlogerie comportant les étapes suivantes :

- monter un mouvement muni d'un résonateur balancier - spiral dans une boîte de la pièce d'horlogerie ;

- mesurer la marche de la pièce d'horlogerie ;

- déterminer la valeur de correction à appliquer à l'inertie du balancier pour obtenir une marche souhaitée ;

- modifier, par ajout d'une matière sur le balancier, l'inertie du balancier selon ladite valeur de correction. On comprend donc que le réglage n'est pas effectué uniquement sur le mouvement nu, c'est-à-dire lorsqu'il n'est pas encore emboîté, mais qu'un réglage additionnel avantageusement selon l'invention est effectué en fin de fabrication de la pièce d'horlogerie permettant un réglage fin de la pièce d'horlogerie qui prend en compte les variations de marche induites au moment de l'emboîtage comme, par exemple, des contraintes générées sur le mouvement par l'emboîtage et/ou des modifications aérodynamiques induites par l'environnement fermé de la boîte.

Conformément à d'autres variantes avantageuses de l'invention :

- la mesure de la marche est réalisée sans contact avec le résonateur balancier - spiral ;

- la mesure de la marche est réalisée sous forme optique ou acoustique ;

- la valeur de correction est déterminée en comparant la marche mesurée et la fréquence souhaitée pour le résonateur ;

- la valeur de correction correspond à la distribution symétrique d'au moins deux masses de la matière sur le balancier afin de modifier l'inertie du balancier sans modifier son centre de masse ;

- la valeur de correction est déterminée en comparant, d'une part, la marche mesurée et, d'autre part, le balourd et la fréquence souhaités pour le résonateur ;

- la valeur de correction correspond à la distribution asymétrique d'au moins une masse de la matière sur le balancier afin de modifier l'inertie du balancier et son centre de masse ;

- l'ajout de matière est effectuée par une phase de projection de la matière sur le balancier ;

- la matière comporte une colle, une peinture ou une suspension de métal ;

- la phase de projection de matière est suivie d'une phase de solidification de la matière projetée. Description sommaire des dessins

D'autres particularités et avantages ressortiront clairement de la description qui en est faite ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels :

- la figure 1 est un schéma fonctionnel du procédé de réglage selon l'invention ;

- la figure 2 est une vue de dessus d'un balancier après réglage ;

- la figure 3 est une vue de la figure 2 selon la coupe A-A ;

- la figure 4 est une vue en coupe d'une alternative de la figure 3. Description détaillée des modes de réalisation préférés

L'invention se rapporte à un procédé de réglage de la marche d'une pièce d'horlogerie. L'invention concerne plus particulièrement le réglage d'un mouvement horloger muni d'un résonateur du type balancier - spiral.

Un tel résonateur du type balancier - spiral comporte généralement un balancier formant une inertie et un spiral formant une élasticité, lesquels sont montés sur un même axe. Dans un tel résonateur, le moment d'inertie / du balancier répond, de manière connue, à la formule :

7 = mr 2 (1 ) dans laquelle m représente sa masse et r son rayon de giration qui dépend également de la température par l'intermédiaire du coefficient de dilatation o¾ du balancier.

De plus, le couple élastique C du spiral à section constante répond, de manière connue, à la formule : dans laquelle E est le module d'Young du matériau utilisé, h sa hauteur, e son épaisseur et L sa longueur développée. Enfin, la fréquence / du résonateur balancier - spiral répond à la formule :

A partir de ces trois formules générales et de la construction du mouvement, il est connu d'ajuster la marche d'un mouvement horloger, avant son emboîtage, dans différentes positions, afin de resserrer au maximum les courbes d'anisochronisme de la future pièce d'horlogerie. Un tel ajustage peut consister à notamment adapter le balourd du balancier, le développement excentrique du spiral ou le retard créé par l'échappement. Toutefois, il a été constaté que la marche d'un mouvement bien réglé avait tendance à dériver au porter. Après analyse, il a été trouvé que la marche change sensiblement au moment de l'emboîtage à cause des contraintes générées sur le mouvement par l'emboîtage et des modifications aérodynamiques induites par l'environnement fermé de la boîte. II est donc apparu essentiel que le procédé 1 selon l'invention comporte une première étape 3 destinée à monter le mouvement à régler dans sa future boîte de pièce d'horlogerie. En d'autres termes, le procédé commence par l'emboîtage du mouvement muni d'un résonateur balancier - spiral. Une deuxième étape 5 est destinée à mesurer la marche de la pièce d'horlogerie, c'est-à-dire le mouvement emboîté. Préférentiellement, la mesure de la marche est réalisée sans contact avec le résonateur balancier - spiral. En effet, le mouvement étant déjà emboîté l'accès au résonateur est particulièrement étroit. De manière connue, la mesure de la marche de la pièce d'horlogerie peut ainsi être réalisée, par exemple, sous forme optique ou acoustique.

Cette deuxième étape 5 est importante à double titre. Ainsi, d'une part, elle permet de comparer la marche mesurée avec une marche souhaitée. D'autre part, elle permet également de connaître le battement du balancier afin de pouvoir le synchroniser avec la projection de matière pour déposer précisément la matière sur le balancier.

Le procédé 1 se poursuit avec une troisième étape 7 destinée à déterminer la valeur de correction à appliquer à l'inertie du balancier pour obtenir une marche souhaitée.

Selon un premier mode de réalisation, lors de l'étape 7, la valeur de correction est déterminée en comparant la marche mesurée et la fréquence souhaitée pour le résonateur notamment à partir des équations (1 ) à (3) ci- dessus.

Comme expliqué ci-dessus, la dernière étape 9 étant destinée à ajouter de la matière sur le balancier, le réglage selon l'invention ne permet que l'augmentation du moment d'inertie / du balancier. On comprend donc que le mouvement emboîté est préférentiellement prévu pour qu'il possède une avance de marche qui sera corrigée lors de la dernière étape 9.

Selon le premier mode de réalisation, la valeur de correction correspond donc à une distribution symétrique d'au moins deux masses de la matière sur le balancier afin de modifier l'inertie du balancier sans modifier son centre de masse. On comprend que la valeur de correction sera répartie, de manière équilibrée, en fonction du nombre de dépôts souhaités. A titre d'exemple nullement limitatif, si le dépôt est effectué sur la serge du balancier, la valeur de correction sera divisée par le nombre de dépôts souhaités et chaque dépôt sera distribué sur la serge à un angle δ égale à 360° divisé par le nombre de dépôts souhaités. Selon un deuxième mode de réalisation, lors de l'étape 7, la valeur de correction est déterminée en comparant, d'une part, la marche mesurée et, d'autre part, le balourd et la fréquence souhaités pour le résonateur notamment à partir des équations (1 ) à (3) ci-dessus. On comprend donc que le deuxième mode de réalisation prend en compte plus de paramètres que le premier mode de réalisation. Il est également immédiat que la deuxième étape 5 peut alors prendre en compte, en plus, l'amplitude du balancier dans au moins le 4 positions verticales de contrôle habituelles afin de pouvoir équilibrer le balancier. En effet, le balourd, via la gravité, provoque un couple qui s'ajoute au couple de rappel du spiral et provoque par conséquent une erreur de marche.

Comme expliqué ci-dessus, la dernière étape 9 étant destinée à ajouter de la matière sur le balancier, le réglage selon l'invention ne permet que l'augmentation du moment d'inertie / du balancier. On comprend donc que le mouvement emboîté est préférentiellement prévu pour qu'il possède une avance de marche qui sera corrigée lors de la dernière étape 9.

Selon le deuxième mode de réalisation, la valeur de correction correspond à la distribution asymétrique d'au moins une masse de la matière sur le balancier afin de modifier l'inertie du balancier et son centre de masse. On comprend que la valeur de correction sera répartie de manière à équilibrer le balancier ou former un balourd sur le balancier en fonction du nombre de dépôts souhaités. A titre d'exemple nullement limitatif, si le dépôt est effectué sur la serge du balancier, la valeur de correction sera divisée par le nombre de dépôts souhaités. Ensuite, une pondération est effectuée en fonction de la correction du balourd souhaité. On comprend donc que la pondération pourra consister à déposer de manière asymétrique la matière, c'est-à-dire une répartition du nombre de dépôt plus important dans un secteur déterminé du balancier et/ou au moins un dépôt avec une masse plus important dans un secteur déterminé du balancier.

Quelle que soit le mode de réalisation, le procédé 1 se termine avec la quatrième étape 9 destinée à modifier, par ajout d'une matière sur le balancier, l'inertie du balancier selon ladite valeur de correction.

Une telle étape 9 est de manière préférée réalisée par l'ajout de matière au moyen d'une phase de projection de la matière sur le balancier. Cette étape 9 peut être, par exemple, effectuée en posant le mouvement emboîté sans le fond de boîte ou sans la totalité du fond de boîte. Cette phase de projection peut être avantageusement réalisée en utilisant une imprimante Aérosol Jet de la société Optomec qui autorise une projection très précise avec un très faible volume de matière. Toutefois, toute autre technologie de projection ou d'impression sans masque est également possible. De manière non limitative, la matière déposée sur le balancier peut comporter une colle, une peinture ou une suspension de métal.

Préférentiellement, la phase de projection de matière est suivie d'une phase de solidification de la matière projetée. Cette deuxième phase peut suivant la matière utilisée consister à évaporer le solvant, thermo-durcir la matière ou réticuler ma matière. Préférentiellement selon l'invention, un polymère est déposé sur le balancier lors de la première phase puis est réticulé lors de la deuxième phase au moyen d'un rayonnement ultra-violet ce qui permet d'éviter au maximum que des pollutions soient accidentellement introduites dans le mouvement. L'étape 9 peut être effectuée de manière statique (balancier immobile) ou dynamique (mouvement en fonctionnement). Dans le cas de cette dernière, comme expliqué ci-dessus suivant le mode de réalisation, la deuxième étape 5 est importante afin de connaître le battement du balancier et, éventuellement, suivant les positions de contrôle, afin de pouvoir synchroniser la projection de matière pour déposer précisément la matière sur le balancier.

Les figures 2 à 3 présentent un exemple de balancier 1 1 modifié après un réglage selon le procédé 1 . Comme visible dans l'exemple des figures 2 et 3, l'étape 9 selon le premier mode de réalisation a consisté à diviser la valeur de correction selon quatre masses de matière 15i, 152, 153, 154 identiques et réparties tous les 90° sur la serge 13 du balancier 1 1 afin de régler finement la pièce d'horlogerie.

Selon une alternative destinée à d'avantage limiter les pollutions accidentellement introduites dans le mouvement, le balancier 21 pourrait comprendre des évidements destinés à recevoir la matière projetée lors de l'étape 9 et ainsi bloquer les éclaboussures éventuelles. Comme visible dans l'exemple de la figure 4, l'étape 9 a consisté à diviser la valeur de correction selon au moins deux masses de matière 252, 254 identiques et reçues dans les évidements 242, 24 4 de la serge 23 du balancier 21 afin de régler finement la pièce d'horlogerie.

Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à l'exemple illustré mais est susceptible de diverses variantes et modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. En particulier, le mouvement emboîté s'il comporte un mécanisme de remontage automatique pourrait être incliné de façon à ce que la masse oscillante ne masque pas le balancier.

De plus, il est également envisageable de déposer de la matière à d'autres endroits que la serge 13, 23 comme, par exemple, les bras 17, 27 ou le moyeu 19, 29.