PUJOL, Olivier (26 balcons de la Save, Montaigut sur Save, Montaigut sur Save, F-31530, FR)
REVENDICATIONS
1- Procédé de surveillance de personnes autorisées (602A) et de personnes non autorisées (602B) présentes dans un périmètre de sécurité (401) déterminé autour d'un appareil, ledit procédé comportant notamment une étape de détection, au moyen d'un système de détection, d'une personne entrant dans le périmètre de sécurité, caractérisé en ce qu'il comporte une étape supplémentaire de contrôle, sur une personne détectée, de la présence d'une radio-étiquette (603) d'un système de radio- identification comprenant un dispositif d'émission-réception (503) dans ou sur l'appareil.
2- Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce qu'il comporte une étape supplémentaire consistant à déclencher, en l'absence de radio-étiquette sur la personne détecté, une procédure d'alerte (405). 3- Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce que l'étape de contrôle comporte les étapes supplémentaires consistant à :
- vérifier la validité des informations communiquées par la radio- étiquette ; - déclencher la procédure d'alerte si les informations ne sont pas valides.
4- Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce que l'opération de vérification de la validité de la radio- étiquette comporte les différentes opérations consistant à comparer des données mémorisées dans la radio-étiquette à des données mémorisées dans une base de données du système de radio-identification, lesdites données étant relatives à une identité et/ou à une plage horaire de présence autorisée et/ou à une durée de présence autorisée, et/ou à une sous-zone autorisée du périmètre de sécurité. 5- Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce que le système de détection comporte au moins un radar (502), ledit radar et le dispositif d'émission-réception fonctionnant à des fréquences différentes.
6- Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce que le dispositif d'émission-réception et le système de détection sont disposés dans un même conteneur.
7- Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce qu'il comporte l'étape supplémentaire consistant à coupler bijectivement chaque radio-étiquette à un badge d'accès, comportant différents droits, de toute personne autorisée à pénétrer dans le périmètre de sécurité.
8- Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce que la procédure d'alerte comporte l'opération consistant à déclencher un enregistrement vidéo de la personne détectée. 9- Procédé selon la revendication précédente caractérisé en ce que l'enregistrement vidéo est enregistré sur un disque dur embarqué dans l'aéronef.
10- Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce que la procédure d'alerte comporte l'opération consistant à transmettre automatiquement la vidéo vers des moyens de surveillance (406) extérieurs au périmètre de sécurité.
11- Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce que la procédure d'alerte comporte l'opération consistant à communiquer un message d'alerte aux moyens de surveillance. 12- Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce que la procédure d'alerte comporte l'opération consistant à déclencher une alarme sonore.
13- Conteneur (500) pour la surveillance de personnes autorisées (602A) et de personnes non autorisées (602B) à être présentes dans un périmètre de sécurité (401) déterminé autour d'un appareil de type aéronef, comportant au moins un dispositif de détection (502) de personnes présentes dans le périmètre de sécurité, caractérisé en ce qu'il comporte également :
- un dispositif d'émission-réception (503) d'un système de radio- identification de type RFID apte à détecter la présence de radio-étiquettes (603) dans une zone de sécurité (400).
14- Conteneur selon la revendication précédente caractérisé en ce que le conteneur est disposé sur le ventre mou (103) de l'aéronef.
15- Conteneur selon l'une au moins des revendications précédentes caractérisé en ce que le dispositif de détection et le dispositif d'émission- réception fonctionnent avec des fréquences différentes. |
Procédé de surveillance de personnes autorisées et non autorisées dans un périmètre de sécurité autour d'un appareil.
DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION La présente invention a pour objet un procédé de surveillance de personnes autorisées et de personnes non autorisées à être présentes dans un périmètre de sécurité déterminé autour d'un appareil de type aéronef. Elle a également pour objet un dispositif apte à mettre en oeuvre un tel procédé.
L'invention a pour but général d'autoriser du personnel, destiné à intervenir sur un avion lors des escales de celui-ci, à pénétrer et à travailler sans déclenchement d'une procédure d'alerte dans une zone de sécurité ; pour le personnel non autorisé, une procédure d'alerte est déclenchée, par exemple en enregistrant, au moyen de caméras de vidéo-surveillance une scène montrant l'intrusion du personnel non autorisé. Le domaine de l'invention est, d'une façon générale, celui de la sécurité des aéronefs, et plus particulièrement celui du contrôle de leur intégrité lorsqu'ils sont dans des phases d'escales hors de leur base.
Depuis toujours, la sûreté fait partie intégrante du milieu aéronautique. Les avionneurs et les compagnies aériennes ont progressivement développé et intégré un certain nombre de fonctions visant à améliorer la sûreté à bord des aéronefs.
Du côté des avionneurs, on peut notamment citer des portes de cockpit blindées, la vidéo-surveillance à l'intérieur de l'avion ou encore la protection des systèmes d'information embarqués contre d'éventuelles opérations de piratage informatique.
Les compagnies aériennes ont pris un certain nombre de mesures telles que, par exemple, la présence d'un garde armé à bord, la formation de l'équipage consistant à apprendre à gérer un détournement aérien ou encore des dispositions pour la sécurité de l'avion à terre. Ces dispositions consistent notamment à s'assurer que l'avion est intègre après avoir passé une nuit hors de sa base : les trappes extérieures, les portes, les panneaux de maintenance doivent être contrôlés afin de savoir si quelqu'un est entré dans l'avion pendant la nuit ou s'il y a déposé une bombe. Il existe de nombreux procédés qui permettent la vérification de l'intégrité de l'avion, notamment :
- le pastillage, qui consiste à déposer des scellés sur toutes les ouvertures extérieures, le soir, après le départ des passagers et des équipages ; le lendemain, une personne en charge de la sécurité au sol vient vérifier l'état des scellés, mais ce procédé est fastidieux et surtout peu fiable car il est assez facile de remplacer ces scellés sans que cela ne soit visible ;
- la vidéo-surveillance embarquée, adaptée à des situations particulières et utilisant un ensemble de caméras ainsi qu'un dispositif de détection par radar et/ou capteurs infrarouges ; ce procédé étant plus précisément décrit dans les paragraphes suivants. ARRIERE PLAN TECHNOLOGIQUE DE L'INVENTION
Les avions sont, dans certains cas, parqués dans des zones où la surveillance est délicate voire difficile ; il peut même arriver que le gardiennage, très coûteux, soit totalement inefficace. Dans ce dernier cas, la meilleure solution reste la vidéo-surveillance. La meilleure solution pour qu'une vidéo-surveillance soit présente dans tous les aéroports où s'arrête un avion, est de disposer au moins une caméra sur la surface extérieure du fuselage de l'avion.
Dans l'état de la technique, il existe un conteneur de type POD qui remplit une fonction de vidéo-surveillance d'un avion. Le POD est un conteneur rajouté sous un appareil, afin d'y placer différents dispositifs tels que, par exemple, des caméras.
Les figures 1 et 2 représentent un tel dispositif ; la figure 3 montre les différentes prises de vues effectuées par un tel POD ; la figure 4 représente une vue d'ensemble aérienne de l'avion considéré. La figure 1 montre une vue d'ensemble rapprochée d'un POD 100 installé sur le ventre mou 103 de l'avion aussi appelé "belly fairing", en anglais. Le POD 100 comporte notamment :
- un ensemble de quatre caméras 101A, 101B, 101C et 101 D, de type infrarouges, disposées de façon à ce que leurs axes centraux soient perpendiculaires les uns par rapport aux autres et parallèles au plan défini par le sol dans le but d'avoir une vision horizontale à 360 degrés autour de l'avion ; de ce fait les caméras 101 C et 101 D ne sont pas visibles sur cette vue en perspective du POD100.
- un radar 102, placé en son centre, apte à détecter des mouvements à proximité de l'avion 102.
Dans d'autres modes de réalisation de ce dispositif, ce sont des capteurs infrarouges qui détectent des mouvements dans l'obscurité. Le radar et/ou les capteurs ordonnent aux caméras 101A, 101B, 101C et 101 D un déclenchement d'un enregistrement vidéo, lorsqu'ils détectent des mouvements à proximité de l'avion 102.
La figure 2 montre une vue d'ensemble éloignée du POD 100 installé sur le ventre mou 103 de l'avion.
La figure 3 montre les quatre prises de vues 300A, 300B, 300C et 300D effectuées respectivement par les caméras 101 A, 101 B, 101 C et 101 D. L'axe central de la caméra 101 A est orienté vers la partie avant de l'avion. L'axe central de la caméra 101 B est orienté vers l'aile gauche de l'avion. L'axe central de la caméra 101 C, non représentée sur la figure 1 mais représentée sur la figure 4, est orienté vers la partie arrière de l'avion. L'axe central de la caméra 101 D, non représentée sur la figure 1 mais représentée sur la figure 4, est orienté vers l'aile droite de l'avion.
La figure 4 représente une vue aérienne d'ensemble de l'avion équipé du POD 100. L'avion considéré est au centre d'un périmètre de sécurité 401 de forme circulaire. Lorsqu'un individu 402 effectue une intrusion 403 dans la zone de sécurité 401, le radar 102 détecte un mouvement 404, ce qui déclenche l'enregistrement vidéo des caméras 101 A, 101 B, 101 C et 101 D et, simultanément, provoque un envoi d'un message d'alerte 405 à un poste de sécurité 406.
Ce type de vidéosurveillance est adapté à des situations où il y a peu de circulation autour de l'avion. Un problème majeur se pose donc lorsque l'avion est arrêté dans un grand aéroport où circulent de nombreuses personnes : la totalité des personnes pénétrant dans le périmètre de sécurité 401 déclenche une alerte, alors que la plupart en a l'autorisation, ce qui génère une grande quantité d'informations difficile à analyser. DESCRIPTION GENERALE DE L'INVENTION L'objet de l'invention propose une solution aux problèmes qui viennent d'être exposés. Notamment, on propose dans l'invention, de ne déclencher automatiquement une procédure d'alerte qu'en cas de présence de personnes non autorisées à proximité de l'aéronef. A cet effet, on propose, dans l'invention, d'équiper des personnes de radio-émetteurs permettant de les identifier comme personnel autorisé. On prévoit ainsi d'équiper les
avions, avantageusement au niveau des PODs existant, d'un dispositif d'émission - réception d'un système de radio - identification de type RFID permettant de reconnaître les personnes porteuses des radio-émetteurs. Seules les personnes non autorisées à évoluer à proximité de l'aéronef déclenchent alors une procédure d'alerte.
L'invention concerne donc essentiellement un procédé de surveillance de personnes autorisées et de personnes non autorisées présentes dans un périmètre de sécurité déterminé autour d'un appareil, ledit procédé comportant notamment une étape de détection, au moyen d'un système de détection, d'une personne entrant dans le périmètre de sécurité, caractérisé en ce qu'il comporte une étape supplémentaire de contrôle, sur une personne détectée, de la présence d'une radio-étiquette d'un système de radio-identification comprenant un dispositif d'émission-réception dans ou sur l'appareil. Outre les caractéristiques principales qui viennent d'être mentionnées dans le paragraphe précédent, le procédé selon l'invention peut présenter une ou plusieurs caractéristiques supplémentaires parmi les suivantes :
- le procédé comporte une étape supplémentaire consistant à déclencher, en l'absence de radio-étiquette sur la personne détecté, une procédure d'alerte.
- l'étape de contrôle comporte les étapes supplémentaires consistant à :
- vérifier la validité des informations communiquées par la radio-étiquette ;
- déclencher la procédure d'alerte si les informations ne sont pas valides. - l'opération de vérification de la validité de la radio-étiquette comporte les différentes opérations consistant à comparer des données mémorisées dans la radio-étiquette à des données mémorisées dans une base de données du système de radio-identification, lesdites données étant relatives à une identité et/ou à une plage horaire de présence autorisée et/ou à une durée de présence autorisée, et/ou à une sous-zone autorisée du périmètre de sécurité.
- le système de détection comporte au moins un radar, ledit radar et le dispositif d'émission-réception fonctionnant à des fréquences différentes.
- le dispositif d'émission-réception et le système de détection sont disposés dans un même conteneur.
- le procédé comporte l'étape supplémentaire consistant à coupler bijectivement chaque radio-étiquette à un badge d'accès, comportant différents droits, de toute personne autorisée à pénétrer dans le périmètre de sécurité. - la procédure d'alerte comporte l'opération consistant à déclencher un enregistrement vidéo de la personne détectée.
- l'enregistrement vidéo est enregistré sur un disque dur embarqué dans l'aéronef.
- la procédure d'alerte comporte l'opération consistant à transmettre automatiquement la vidéo vers des moyens de surveillance extérieurs au périmètre de sécurité.
- la procédure d'alerte comporte l'opération consistant à communiquer un message d'alerte aux moyens de surveillance.
- la procédure d'alerte comporte l'opération consistant à déclencher une alarme sonore.
Toute combinaison des caractéristiques supplémentaires qui viennent d'être mentionnées, dans la mesure où elles ne s'excluent pas mutuellement, constitue un mode de mise en œuvre possible de l'invention.
La présente invention se rapporte également à un conteneur pour la surveillance de personnes autorisées et de personnes non autorisées à être présentes dans un périmètre de sécurité déterminé autour d'un appareil de type aéronef, comportant au moins un dispositif de détection de personnes présentes dans le périmètre de sécurité, caractérisé en ce qu'il comporte également : - un dispositif d'émission-réception d'un système de radio-identification de type RFID apte à détecter la présence de radio-étiquettes dans une zone de sécurité.
Outre les caractéristiques principales qui viennent d'être mentionnées dans le paragraphe précédent, le conteneur selon l'invention peut présenter une ou plusieurs caractéristiques supplémentaires parmi les suivantes :
- le conteneur est disposé sur le ventre mou de l'aéronef.
- le dispositif de détection et le dispositif d'émission-réception fonctionnent avec des fréquences différentes.
BREVE DESCRIPTION DES FIGURES Celles-ci ne sont présentées qu'à titre indicatif et nullement limitatif de
l'invention. Les figures montrent :
- à la figure 1 , déjà décrite, une vue d'ensemble rapprochée d'un conteneur de type POD de l'état de la technique,
- à la figure 2, déjà décrite, une vue d'ensemble éloignée du même POD,
- à la figure 3, déjà décrite, les différentes prises de vues effectuées par un tel POD,
- à la figure 4, déjà décrite, une vue aérienne d'ensemble de l'avion considéré, - à la figure 5, une vue d'ensemble rapprochée d'un conteneur de type
POD selon l'invention,
- à la figure 6, une vue d'ensemble aérienne de l'avion équipé d'un conteneur de type POD selon l'invention.
DESCRIPTION DETAILLEE DES FORMES DE REALISATION PREFEREES DE L'INVENTION
Avant d'entrer dans les détails des formes de réalisation préférées de l'invention, on rappelle ici les principes généraux des systèmes de radio- identification de type RFID.
La radio-identification, venant de l'anglais Radio Frequency Identification (usuellement abrégée RFID), est une méthode pour stocker et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés "radio- étiquettes" ; ce sont de petits objets qui peuvent être collés ou incorporés dans des produits. Les radio-étiquettes comprennent une antenne associée à une puce électronique qui leur permettent de recevoir et de répondre aux requêtes radio émises depuis l'émetteur/récepteur. Ces puces électroniques contiennent un identifiant de type EPC (Electronic Product Code).
Le lecteur envoie un signal d'interrogation particulier auquel répond l'étiquette. L'une des réponses les plus simples possibles est le renvoi d'une identification numérique, par exemple celle du standard EPC-96 qui utilise 96 bits. Une table ou une base de données, avantageusement placée à bord du véhicule surveillé, peut alors être consultée pour assurer, par exemple, un contrôle d'accès ou un comptage. Le marqueur est extrêmement discret par sa finesse, sa taille réduite de quelques millimètres et sa masse négligeable. Son coût étant devenu minime, on peut envisager de le rendre jetable, bien que la réutilisation soit plus correcte d'un point de vue écologique.
II est notamment constitué d'une antenne, d'une puce de silicium et d'un substrat et/ou d'une encapsulation. On distingue trois types de radio- étiquettes :
- Les radio-étiquettes passives, ne nécessitant aucune source d'énergie en dehors de celle fournie par les lecteurs au moment de leur interrogation, ne comportent, par principe, pas de batterie.
- Les radio-étiquettes actives sont équipées d'une batterie leur permettant d'émettre un signal. De ce fait, elles peuvent être lus depuis de longues distances, contrairement aux étiquettes passives. Mais, une émission active d'informations signale à tous la présence des radio- étiquettes et pose des questions quant à la sécurité des marchandises.
- Les radio-étiquettes semi-actives n'utilisent pas leur batterie pour émettre des signaux. Elles agissent comme des étiquettes passives au niveau de la communication. Mais leur batterie leur permet, par exemple, d'enregistrer des données lors du transport.
Les différents éléments apparaissant sur plusieurs figures auront gardé, sauf précision contraire, la même référence.
La figure 5 représente une vue d'ensemble rapprochée d'un conteneur de type POD 500 selon l'invention installé sur le ventre mou 103 de l'avion aussi appelé "belly fairing" en anglais, i.e. la partie inférieure du fuselage de l'avion. Le POD 500 comporte notamment :
- un ensemble de quatre caméras 501 A, 501 B, 501 C et 501 D de type infrarouges, disposées de façon à ce que leurs axes centraux soient perpendiculaires les uns par rapport aux autres et parallèles au plan défini par le sol dans le but d'avoir une vision horizontale à 360 degrés autour de l'avion ; de ce fait les caméras 501 C et 501 D ne sont pas visibles sur cette vue en perspective du POD 500 ;
- un radar 502, placé en son centre, apte à détecter des mouvements à proximité de l'avion 102 ; - un émetteur/récepteur RFID tel que décrit précédemment, et apte à communiquer avec des radio-étiquettes, chacune d'entre elles étant couplée bijectivement avec un badge d'accès, comportant différents droits, de toute personne autorisée à pénétrer dans le périmètre de sécurité.
Dans d'autres exemples de réalisation du procédé selon l'invention, plusieurs émetteurs/récepteurs RFID peuvent être positionnés à différents
endroits de l'avion afin d'élargir la portée de la surveillance selon le procédé et/ou de distinguer, dans le périmètre de sécurité 401, différentes zones de sécurité, par exemple la zone de bagages, la zone de turboréacteurs... Dans un tel exemple, une radio-étiquette peut alors autoriser l'accès uniquement à certaines zones de sécurité.
Dans un autre mode de réalisation du POD 500, ce sont des capteurs infrarouges qui détectent des mouvements dans l'obscurité. Le radar et/ou les capteurs ordonnent aux caméras 503A, 503B, 503C et 503D un déclenchement d'un enregistrement vidéo, lorsqu'ils détectent des mouvements de personnes non autorisées à proximité de l'avion 102
La figure 6 représente une vue d'ensemble aérienne de l'avion équipé du même POD 500. L'avion considéré est au centre d'une zone de sécurité 401 de forme circulaire. Le procédé selon l'invention distingue deux catégories d'individus : - les techniciens 602A portant un badge muni d'une radio-étiquette
603, autorisés à pénétrer dans la zone 401 sans surveillance ;
- les individus 602B ne portant pas de radio-étiquette 603, interdits d'accès à ladite zone.
Lorsque le radar 502 détecte une intrusion d'un technicien 602A dans le périmètre 401 de la zone de sécurité 400, l'émetteur/récepteur RFID 503 transmet une requête radio à la radio-étiquette 603 qui lui renvoie un message d'identification dudit technicien afin de ne pas déclencher d'enregistrement vidéo.
Lorsque le radar 502 détecte une intrusion d'un individu 602B non autorisé dans le périmètre 401 de la zone de sécurité 400, l'émetteur/récepteur RFID 503 émet une requête radio qui reste sans réponse en l'absence de radio-étiquette 603. Une procédure d'alerte est alors déclenchée. Dans un exemple, cette procédure comprend un enregistrement vidéo et un envoi d'un message d'alerte 405 à un moyen de surveillance extérieur au périmètre de sécurité 401 tel qu'un poste de sécurité 406.
Dans un exemple, lorsque le radar 502 détecte une intrusion d'un individu, le procédé peut comporter une étape complémentaire consistant à comparer des données d'identité mémorisées dans la radio-étiquette à des données d'identité mémorisées dans une base de données du système de
radio-identification. Ladite base de données est avantageusement placée à bord de l'avion pour des raisons de sécurité.
Dans d'autres exemples de réalisation du procédé selon l'invention, les données comparées sont relatives à une plage horaire de présence autorisée et/ou une durée de présence autorisée, et/ou une sous-zone autorisée du périmètre de sécurité.
Le radar 502 et l'émetteur/récepteur 503 fonctionnent selon des fréquences différentes afin d'éviter toute interférence électromagnétique. Typiquement, la plage de fréquences, utilisée par les radars, pour des applications de courte portée, telle que la surveillance au sol des aéroports, est comprise entre 27 et 40 GHz ; la fréquence utilisée pour la radio- identification étant généralement inférieure à 27 GHz.
Dans certains modes de réalisation du procédé selon l'invention, la procédure d'alerte peut prendre la forme d'un appel téléphonique à des agents de sécurité ou d'un signal sonore ou lumineux de type alarme. D'autre part, le moyen de surveillance 406 extérieur au périmètre de sécurité peut être matérialisé par un ensemble d'écrans de contrôle ou un ensemble de voyants lumineux renseignant sur la circulation à proximité des avions surveillés.
Next Patent: METHOD FOR CONTROLLING AN ELECTRIC FENCE
