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Title:
MOBILE CLASS MANAGEMENT
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2013/150214
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention essentially relates to a teaching electronic-management system. The system comprises a teaching computer, a plurality of wireless tablets, a docking station adapted for receiving the plurality of wireless tablets, a circuit for configuring a class, a circuit for determining educational contents, a circuit for generating an educational session, and a circuit for managing an educational session. The invention also relates to a method implemented by said system, to a computer program for implementing the above method, and to a storage medium that includes such a computer program.

Inventors:
BALLESTRA, Valérie (69 Chemin de la côté à Farot, Orgeval, F-78630, FR)
MATTIUZZO, Mathias (18 Rue Defrance, Vincennes, F-94300, FR)
GIROUDON, Sylvain (25 Rue des Carves, Montrouge, F-92120, FR)
MARZE, Frédéric (2 Les Choucas, La Celle Saint Cloud, La Celle Saint Cloud, F-78170, FR)
Application Number:
FR2013/050639
Publication Date:
October 10, 2013
Filing Date:
March 26, 2013
Export Citation:
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Assignee:
SOCIÉTÉ BIC (14 rue Jeanne d'Asnières, Clichy, Clichy, F-92110, FR)
International Classes:
G09B5/08; G09B5/10; G09B5/12; G09B5/14; G09B7/07
Foreign References:
US20100216107A12010-08-26
US5437555A1995-08-01
Other References:
SIANG-JHIH LIAO: "Design and Implementation of a Transportable Digital Learning Center", 29 July 2008 (2008-07-29), pages 1 - 69, XP055047651, Retrieved from the Internet [retrieved on 20121212]
YI-CHAN DENG ET AL: "EduCart: A hardware management system for supporting devices in a classroom learning environment", WIRELESS AND MOBILE TECHNOLOGIES IN EDUCATION, 2004. PROCEEDINGS. THE 2ND IEEE INTERNATIONAL WORKSHOP ON JUNGLI, TAIWAN 23-25 MARCH 2004, LOS ALAMITOS, CA, USA,IEEE COMPUT. SOC, US, 23 March 2004 (2004-03-23), pages 177 - 181, XP010692750, ISBN: 978-0-7695-1989-0, DOI: 10.1109/WMTE.2004.1281379
NEDIM MASIC: "Computer classroom management with new equipment and software", MIPRO, 2010 PROCEEDINGS OF THE 33RD INTERNATIONAL CONVENTION, IEEE, PISCATAWAY, NJ, USA, 24 May 2010 (2010-05-24), pages 964 - 969, XP031721469, ISBN: 978-1-4244-7763-0
Attorney, Agent or Firm:
WLODARCZYK, Lukasz et al. (Cabinet PLASSERAUD, 52 Rue de la Victoire, Paris Cedex 09, F-75440, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 . Système d'assistance électronique à l'enseignement, comprenant :

- un ordinateur d'enseignement (PC, SRV),

- une pluralité de tablettes sans fil (T1 , T2, TN), comprenant chacune un écran et un circuit d'identification d'utilisateur,

- une station d'accueil (STAT) agencée pour accueillir la pluralité de tablettes sans fil, et pour assurer le chargement en parallèle de batteries de la pluralité de tablettes sans fil,

- un circuit de configuration de classe (CONF) agencé pour définir une liste d'élèves et au moins un groupe d'élèves sélectionnés parmi les élèves de ladite liste d'élèves, et pour enregistrer sur l'ordinateur d'enseignement d'une part ladite liste d'élèves et d'autre part ledit ou lesdits groupe(s) d'élèves,

- un circuit de définition de contenus éducatifs (DEF) agencé pour définir des fichiers multimédia représentant chacun une session éducative, pour associer à chacun de ces fichiers multimédia au moins une métadonnée permettant de trier les fichiers multimédia ainsi définis, et pour enregistrer sur l'ordinateur d'enseignement lesdits fichiers multimédia et métadonnées associées,

- un circuit de création de séance éducative (CREATE) agencé pour définir, à partir des fichiers multimédia définis par le circuit de définition de contenus éducatifs, un sous ensemble de fichiers multimédia susceptibles d'être utilisés pendant une séance éducative donnée, pour sélectionner au moins un groupe d'élèves parmi le ou les groupe(s) définis par le circuit de configuration de classe, pour associer à chaque groupe d'élèves ainsi sélectionné un ou plusieurs fichiers multimédia choisi(s) parmi le sous ensemble de fichiers multimédia, pour créer un fichier de séance indiquant lesdits groupes sélectionnés et le(s) fichier(s) multimédia associé(s) à chacun desdits groupes sélectionnés, et pour enregistrer ledit fichier de séance sur l'ordinateur d'enseignement, - un circuit de gestion de séance éducative (MNG) agencé pour faire exécuter un fichier de séance, ladite exécution du fichier de séance comprenant, pour chaque groupe indiqué dans le fichier de séance, l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s), et la supervision, par l'ordinateur d'enseignement, de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s), l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s) comprenant l'envoi, depuis l'ordinateur d'enseignement, vers toutes les tablettes sans fil ayant identifié, avec leur circuit d'identification, leur utilisateur comme étant l'un des élèves du groupe, d'un contenu éducatif correspondant audit ou auxdits fichier(s) multimédia associé(s) et la gestion dudit contenu éducatif par chacune des tablettes sans fil.

2. Système selon la revendication 1 , dans lequel l'ordinateur d'enseignement (PC, SRV) est agencé pour superviser l'exécution d'un ou plusieurs fichiers multimédia, pour une tablette sans fil (T1 , T2, TN) donnée, en affichant sur un écran de l'ordinateur d'enseignement une copie de l'affichage de cette tablette sans fil, et en affichant sur l'écran de cette tablette sans fil des informations saisies, en fonction de cet affichage, par un enseignant utilisateur de l'ordinateur d'enseignement.

3. Système selon l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel l'ordinateur d'enseignement (PC, SRV) est agencé pour virtualiser l'environnement de chaque tablette sans fil (T1 , T2, TN) et ainsi exécuter ledit ou lesdits fichiers multimédia pour le compte de chaque tablette sans fil, chaque tablette sans fil recevant de l'ordinateur d'enseignement les informations d'affichage du contenu éducatif à faire apparaître à l'écran de cette tablette sans fil, la gestion du contenu éducatif par cette tablette sans fil comprenant la transmission d'informations tactiles saisies par l'élève sur cette tablette sans fil à l'ordinateur d'enseignement.

4. Système selon la revendication 1 ou 2, dans lequel l'envoi, depuis l'ordinateur d'enseignement (PC, SRV) vers toutes les tablettes sans fil (T1 , T2, TN) ayant identifié leur utilisateur comme étant l'un des élèves du groupe grâce au circuit d'identification, d'un contenu éducatif correspondant audit ou auxdits fichier(s) multimédia associé(s), comprend l'envoi dudit ou desdits fichier(s) multimédia à chacune de ces tablettes sans fil, dans lequel la gestion dudit contenu éducatif par chacune de ces tablettes sans fil comprend l'exécution dudit ou desdits fichier(s) multimédia par chacune de ces tablettes sans fil, et dans lequel l'ordinateur d'enseignement est agencé pour superviser l'exécution d'un ou plusieurs fichiers multimédia, pour une tablette sans fil donnée, en exécutant lui-même le même ou les mêmes fichier(s) multimédia et en obtenant de la part de la tablette sans fil une copie des saisies tactiles de l'élève au niveau de la tablette sans fil.

5. Système selon l'une des revendications précédentes, dans lequel l'ordinateur d'enseignement (PC, SRV) est agencé pour superviser l'exécution d'un ou plusieurs fichiers multimédia, en interrompant l'exécution d'au moins un des fichiers multimédia sur au moins une des tablettes sans fil (T1 , T2, TN).

6. Système selon la revendication 5, dans lequel le circuit de création de séance éducative (CREATE) agencé pour créer le sous ensemble de fichiers multimédia et le fichier de séance est agencé pour que ledit fichier de séance indique également ledit sous ensemble, et dans lequel l'ordinateur d'enseignement (PC, SRV) est agencé pour superviser l'exécution d'un ou plusieurs fichiers multimédia interrompu(s) en sélectionnant un des fichiers multimédias dudit sous ensemble défini dans le fichier de séance, et en faisant exécuter ce fichier par au moins une des tablettes sans fil (T1 , T2, TN).

7. Système selon l'une des revendications précédentes, comprenant un tableau blanc interactif ou un vidéo projecteur, le circuit de gestion étant agencé pour faire afficher, par le tableau blanc interactif ou par le vidéo projecteur, le contenu multimédia résultant de l'exécution d'un fichier multimédia.

8. Procédé d'assistance électronique à l'enseignement, mis en œuvre par un système comprenant : - un ordinateur d'enseignement,

- une pluralité de tablettes sans fil, comprenant chacune un écran et un circuit d'identification d'utilisateur,

- une station d'accueil agencée pour accueillir la pluralité de tablettes sans fil et pour assurer le chargement en parallèle de batteries de la pluralité de tablettes sans fil,

- un circuit de configuration de classe,

- un circuit de définition de contenus éducatifs,

- un circuit de création de séance éducative et

- un circuit de gestion de séance éducative,

le procédé comprenant :

/a/ la définition, par le circuit de configuration de classe, d'une liste d'élèves et d'au moins un groupe d'élèves sélectionnés parmi les élèves de ladite liste d'élèves, et l'enregistrement sur l'ordinateur d'enseignement d'une part de ladite liste d'élèves et d'autre part dudit ou desdits groupe(s) d'élèves,

/b/ la définition, par le circuit de définition de contenus éducatifs, de fichiers multimédia représentant chacun une session éducative, l'association à chacun de ces fichiers multimédia d'au moins une métadonnée permettant de trier les fichiers multimédia ainsi définis, et l'enregistrement sur l'ordinateur d'enseignement desdits fichiers multimédia et métadonnées associées,

Ici la définition, par le circuit de création de séance éducative, à partir des fichiers multimédia définis par le circuit de définition de contenus éducatifs, d'un sous ensemble de fichiers multimédia susceptibles d'être utilisés pendant une séance éducative donnée, la sélection d'au moins un groupe d'élèves parmi le ou les groupe(s) définis par le circuit de configuration de classe, l'association à chaque groupe d'élèves ainsi sélectionné d'un ou plusieurs fichiers multimédia choisi(s) parmi le sous ensemble de fichiers multimédia, la création d'un fichier de séance indiquant lesdits groupes sélectionnés et le(s) fichier(s) multimédia associé(s) à chacun desdits groupes sélectionnés, et l'enregistrement dudit fichier de séance sur l'ordinateur d'enseignement, lôl l'exécution, par le circuit de gestion de séance éducative d'un fichier de séance, ladite exécution du fichier de séance comprenant, pour chaque groupe indiqué dans le fichier de séance, le déclenchement de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s) et la supervision, par l'ordinateur d'enseignement, de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s), l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s) comprenant l'envoi, depuis l'ordinateur d'enseignement vers toutes les tablettes sans fil ayant identifié, avec leur circuit d'identification, leur utilisateur comme étant l'un des élèves du groupe, d'un contenu éducatif correspondant audit ou auxdits fichier(s) multimédia associé(s) et la gestion dudit contenu éducatif par chacune des tablettes sans fil. 9. Programme d'ordinateur comprenant une série d'instructions mettant en œuvre le procédé selon la revendication 8 lorsque ces instructions sont exécutées par un ou plusieurs processeur(s).

10. Support de stockage non transitoire lisible par ordinateur, comprenant un programme d'ordinateur selon la revendication 9.

Description:
GESTION D'UNE CLASSE MOBILE

L'invention concerne le domaine de l'assistance électronique à l'enseignement, en particulier l'enseignement à de jeunes enfants (élèves d'école maternelle ou primaire).

Il est connu d'équiper une salle de classe d'ordinateurs fixes. Chaque élève peut ainsi disposer d'un ordinateur sur son bureau. Il est également connu (par exemple du brevet expiré US5437555 de la société Discourse Technologies, Inc, intitulé « remote teaching System ») de permettre à des étudiants équipés de terminaux particuliers d'interagir avec un enseignant éventuellement situé sur un site distinct du leur. Ces approches ne sont pas très adaptées à l'environnement d'une classe de jeunes enfants, et posent des problèmes de gestion d'espace et d'organisation.

Il a été proposé de remplacer les ordinateurs fixes par des tablettes, qui sont des ordinateurs portables très plats dont l'essentiel de la surface de l'une des deux faces principales est constitué d'un écran. Il peut s'agir notamment de tablettes conventionnelles conçues pour un usage générique (et non pas spécifiquement pour l'enseignement aux jeunes enfants). De nombreuses classes ont ainsi, à travers le monde, été équipées de tablettes. Pour certaines de ces tablettes, il existe une application qui permet à un enseignant de créer ses propres cours, et une autre application qui permet de télécharger de tels cours (ou diverses sortes de manuels interactifs) sur la tablette. Cependant, cette gestion des tablettes reste individualisée (il n'y a pas de moyen d'automatiser le chargement des cours, qui est effectué par les parents ou manuellement par l'enseignant), et la supervision des élèves lorsqu'ils utilisent les tablettes est minimale, se limitant généralement à une correction automatique d'exercices.

L'invention vise à améliorer la situation.

Un aspect de l'invention concerne un système d'assistance électronique à l'enseignement, comprenant :

- un ordinateur d'enseignement,

- une pluralité de tablettes sans fil, comprenant chacune un écran et un circuit d'identification d'utilisateur, - une station d'accueil agencée pour accueillir la pluralité de tablettes sans fil, et pour assurer le chargement en parallèle de batteries de la pluralité de tablettes sans fil,

- un circuit de configuration de classe agencé pour définir une liste d'élèves et au moins un groupe d'élèves sélectionnés parmi les élèves de ladite liste d'élèves, et pour enregistrer sur l'ordinateur d'enseignement d'une part ladite liste d'élèves et d'autre part ledit ou lesdits groupe(s) d'élèves,

- un circuit de définition de contenus éducatifs agencé pour définir des fichiers multimédia représentant chacun une session éducative, pour associer à chacun de ces fichiers multimédia au moins une métadonnée permettant de trier les fichiers multimédia ainsi définis, et pour enregistrer sur l'ordinateur d'enseignement lesdits fichiers multimédia et métadonnées associées,

- un circuit de création de séance éducative agencé pour définir, à partir des fichiers multimédia définis par le circuit de définition de contenus éducatifs, un sous ensemble de fichiers multimédia susceptibles d'être utilisés pendant une séance éducative donnée, pour sélectionner au moins un groupe d'élèves parmi le ou les groupe(s) définis par le circuit de configuration de classe, pour associer à chaque groupe d'élèves ainsi sélectionné un ou plusieurs fichiers multimédia choisi(s) parmi le sous ensemble de fichiers multimédia, pour créer un fichier de séance indiquant lesdits groupes sélectionnés et le(s) fichier(s) multimédia associé(s) à chacun desdits groupes sélectionnés, et pour enregistrer ledit fichier de séance sur l'ordinateur d'enseignement,

- un circuit de gestion de séance éducative agencé pour faire exécuter un fichier de séance, ladite exécution du fichier de séance comprenant, pour chaque groupe indiqué dans le fichier de séance, l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s), et la supervision, par l'ordinateur d'enseignement, de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s), l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s) comprenant l'envoi, depuis l'ordinateur d'enseignement, vers toutes les tablettes sans fil ayant identifié, avec leur circuit d'identification, leur utilisateur comme étant l'un des élèves du groupe, d'un contenu éducatif correspondant audit ou auxdits fichier(s) multimédia associé(s) et la gestion dudit contenu éducatif par chacune des tablettes sans fil.

Un tel système est avantageux notamment en ce qu'il permet une gestion centralisée et efficace d'une classe de jeunes enfants équipés de tablettes.

Un autre aspect de l'invention concerne un procédé d'assistance électronique à l'enseignement, mis en œuvre par un système comprenant :

- un ordinateur d'enseignement,

- une pluralité de tablettes sans fil, comprenant chacune un écran et un circuit d'identification d'utilisateur,

- une station d'accueil agencée pour accueillir la pluralité de tablettes sans fil et pour assurer le chargement en parallèle de batteries de la pluralité de tablettes sans fil,

- un circuit de configuration de classe, - un circuit de définition de contenus éducatifs,

- un circuit de création de séance éducative et

- un circuit de gestion de séance éducative, le procédé comprenant :

/a/ la définition, par le circuit de configuration de classe, d'une liste d'élèves et d'au moins un groupe d'élèves sélectionnés parmi les élèves de ladite liste d'élèves, et l'enregistrement sur l'ordinateur d'enseignement d'une part de ladite liste d'élèves et d'autre part dudit ou desdits groupe(s) d'élèves,

Ibl la définition, par le circuit de définition de contenus éducatifs, de fichiers multimédia représentant chacun une session éducative, l'association à chacun de ces fichiers multimédia d'au moins une métadonnée permettant de trier les fichiers multimédia ainsi définis, et l'enregistrement sur l'ordinateur d'enseignement desdits fichiers multimédia et métadonnées associées,

Ici la définition, par le circuit de création de séance éducative, à partir des fichiers multimédia définis par le circuit de définition de contenus éducatifs, d'un sous ensemble de fichiers multimédia susceptibles d'être utilisés pendant une séance éducative donnée, la sélection d'au moins un groupe d'élèves parmi le ou les groupe(s) définis par le circuit de configuration de classe, l'association à chaque groupe d'élèves ainsi sélectionné d'un ou plusieurs fichiers multimédia choisi(s) parmi le sous ensemble de fichiers multimédia, la création d'un fichier de séance indiquant lesdits groupes sélectionnés et le(s) fichier(s) multimédia associé(s) à chacun desdits groupes sélectionnés, et l'enregistrement dudit fichier de séance sur l'ordinateur d'enseignement, lôl l'exécution, par le circuit de gestion de séance éducative d'un fichier de séance, ladite exécution du fichier de séance comprenant, pour chaque groupe indiqué dans le fichier de séance, le déclenchement de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s) et la supervision, par l'ordinateur d'enseignement, de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s), l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s) comprenant l'envoi, depuis l'ordinateur d'enseignement vers toutes les tablettes sans fil ayant identifié, avec leur circuit d'identification, leur utilisateur comme étant l'un des élèves du groupe, d'un contenu éducatif correspondant audit ou auxdits fichier(s) multimédia associé(s) et la gestion dudit contenu éducatif par chacune des tablettes sans fil. Un tel procédé est avantageux notamment en ce qu'il permet une gestion centralisée et efficace d'une classe de jeunes enfants équipés de tablettes.

Un aspect de l'invention concerne un programme d'ordinateur comprenant une série d'instructions mettant en œuvre un procédé selon l'invention lorsque ces instructions sont exécutées par un ou plusieurs processeur(s). Un autre aspect de l'invention concerne un support de stockage non transitoire lisible par ordinateur, comprenant un programme d'ordinateur selon l'invention.

Ces programmes et supports de stockage procurent les avantages du procédé mis en œuvre, ainsi qu'une flexibilité accrue par rapport à une mise en œuvre purement matérielle du procédé (en particulier, les modifications ou mises à jour du système peuvent être facilitées).

D'autres aspects, buts et avantages de l'invention apparaîtront de manière non limitative à la lecture de la description de quelques uns de ses modes de réalisation.

L'invention sera également mieux comprise à l'aide des dessins, sur lesquels :

la Figure 1 illustre un système selon un mode de réalisation ;

- la Figure 2 illustre différentes étapes d'un procédé selon un mode de réalisation.

La Figure 1 illustre un système comprenant une station d'accueil STAT comprenant un serveur physique SRV équipé d'un circuit de configuration de classe CONF (constitué du processeur principal du serveur et d'une mémoire stockant un programme adapté), d'un circuit de définition de contenus éducatifs DEF (constitué du même processeur principal du serveur et d'une mémoire stockant un programme adapté), d'un circuit de création de séance éducative CREATE (constitué du même processeur principal du serveur et d'une mémoire stockant un programme adapté) et d'un circuit de gestion de séance éducative MNG (constitué du même processeur principal du serveur et d'une mémoire stockant un programme adapté). La station d'accueil STAT comprend également 32 ports (PORT1 à PORT32) répartis en quatre colonnes, chaque port étant agencé pour recevoir une tablette parmi les tablettes T1 , T2 ... TN. Le serveur SRV combiné à un ordinateur portable PC constitue un ordinateur d'enseignement utilisable pour gérer une classe mobile équipée des tablettes T1 à TN. Un mode de réalisation concerne un système d'assistance électronique à l'enseignement.

Le système comprend un ordinateur d'enseignement. L'ordinateur d'enseignement peut être un ordinateur personnel portable conventionnel équipé d'un logiciel approprié. Plutôt que d'un ordinateur portable, il peut également s'agir d'un ordinateur de bureau (équipé d'une tour, d'un écran séparé et d'un clavier séparé) comprenant un logiciel approprié, ou d'une console de commande quelconque équipée d'un logiciel approprié. L'ordinateur d'enseignement peut également être constitué de plusieurs éléments. Par exemple, l'ordinateur d'enseignement peut être un serveur physique (stockant la liste d'élèves et les paramètres de latéralité) associé à un ordinateur portable ou de bureau offrant une interface utilisateur à un enseignant (le serveur n'étant pas nécessairement équipé d'un écran ni d'un clavier). Le serveur physique peut se trouver dans la salle de classe, par exemple dans une station d'accueil, et communiquer avec l'ordinateur de bureau ou portable (qui peut se trouver par exemple sur le bureau de l'enseignant, dans la classe) par une communication filaire (Ethernet ou autre) ou sans fil (par exemple WiFi).

Le système comprend une pluralité de tablettes sans fil, comprenant chacune un écran et un circuit d'identification d'utilisateur. Ces tablettes peuvent communiquer avec l'ordinateur d'enseignement via une communication sans fil. Le circuit d'identification d'utilisateur peut être un processeur (il peut même s'agir d'un processeur existant de la tablette, tel que son processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre de l'identification. Le circuit d'identification peut être agencé pour vérifier auprès de l'ordinateur d'enseignement que l'identifiant saisi correspond à un élève de la classe. Le circuit d'identification peut également être un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire un circuit électronique préparé entièrement sur mesure, ou un microcontrôleur dédié. Il peut également s'agir d'une combinaison d'un composant de la tablette et d'un composant de l'ordinateur d'enseignement. Le circuit d'identification peut ainsi obtenir de la part d'un composant de l'ordinateur d'enseignement une liste d'élèves enregistrée dans l'ordinateur d'enseignement, présenter cette liste sur l'écran de la tablette tactile et demander à l'utilisateur de cliquer sur son nom. Le circuit peut également demander à l'utilisateur d'écrire son nom (en cliquant sur des lettres affichées, ou à l'aide d'un clavier). Selon un mode de réalisation possible, le circuit d'identification se contente d'afficher des informations transmises par l'ordinateur d'enseignement (par exemple une liste d'élèves sous forme d'une image JPEG transmise), et de renvoyer à l'ordinateur d'enseignement la sélection de l'utilisateur (un index dans une liste, ou les coordonnées d'un point sélectionné à l'écran, etc.). L'ordinateur d'enseignement déduit alors lui- même de quel élève il s'agit (et renvoie éventuellement l'identification de l'élève à un composant du circuit d'identification situé dans la tablette). Les tablettes peuvent être banalisées (et non pas liées à un élève particulier), ainsi, chaque fois que les élèves vont chercher une tablette pour un exercice nécessitant une tablette, ils peuvent être amenés à utiliser une tablette différente.

Le système comprend une station d'accueil agencée pour accueillir la pluralité de tablettes sans fil, et pour assurer le chargement en parallèle de batteries de la pluralité de tablettes sans fil. Cette station peut accueillir d'autres éléments, tels qu'un serveur de l'ordinateur d'enseignement, un point d'accès sans fil WiFi permettant aux tablettes de se connecter à ce serveur (ou plus généralement à l'ordinateur d'enseignement), un onduleur, un système de gestion d'indicateurs (tels que des diodes électroluminescentes indiquant pour chaque port de la station recevant une tablette, si la tablette est chargée, en charge, ou en panne), etc.

Le système comprend un circuit de configuration de classe agencé pour définir une liste d'élèves et au moins un groupe d'élèves sélectionnés parmi les élèves de ladite liste d'élèves, et pour enregistrer sur l'ordinateur d'enseignement d'une part ladite liste d'élèves et d'autre part ledit ou lesdits groupe(s) d'élèves. Le circuit de configuration de classe peut être intégré à la station d'accueil (par exemple sur une carte mère de la station d'accueil), ou encore être intégré à l'ordinateur d'enseignement. Dans ce dernier cas, le circuit peut faire partie d'un ordinateur fixe ou portable utilisé par l'enseignant (et constituant tout ou partie de l'ordinateur d'enseignement), ou encore faire partie d'un serveur physique constituant tout ou partie de l'ordinateur d'enseignement et pouvant être logé dans la station d'accueil. Le circuit de configuration de classe peut être un processeur (il peut même s'agir d'un processeur existant de l'ordinateur d'enseignement, tel que son processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre de la configuration de classe. Le circuit de configuration de classe peut également être un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire un circuit électronique préparé entièrement sur mesure, ou un microcontrôleur dédié. Il peut également s'agir d'une combinaison d'un composant d'un serveur physique (par exemple un serveur physique de l'ordinateur d'enseignement, ou un serveur distinct de l'ordinateur d'enseignement) qui peut être logé dans la station et d'un composant de l'ordinateur d'enseignement (tel qu'un écran et un processeur d'un ordinateur portable associé à un logiciel, offrant une interface graphique permettant d'accéder à la fonction de configuration de classe mise en œuvre par le serveur physique). Le circuit de configuration de classe peut comprendre (ou être associé à) un serveur web et rendre ainsi ses fonctions accessibles depuis tout ordinateur (par exemple un ordinateur appartenant à l'enseignant et situé à son domicile) via un navigateur web. Il est possible de protéger l'accès à ce serveur web (par exemple via un mot de passe ou toute autre technique appropriée). Le circuit de configuration de classe peut permettre la saisie et l'enregistrement des noms et prénoms des élèves d'une classe, ainsi que d'autres informations associées à chaque élève (par exemple sa photographie, sa date de naissance, le fait qu'il est droitier ou gaucher, son sexe, ses allergies alimentaires éventuelles, les coordonnées de ses parents, etc.). Le circuit de configuration de classe peut permettre la création de plus d'un groupe. Par exemple: un groupe constitué des filles et un autre constitué des garçons, un groupe constitué de tous les élèves nés durant un année civile donnée (les dates de naissance des élèves d'une classe sont en général répartis entre au moins deux années civiles distinctes), des groupes de niveaux (par exemple un groupe de bons élèves, un groupe d'élèves moyens et un groupe de mauvais élèves), des groupes résultants de choix d'options, des groupes résultant de la séparation de la classe en demi groupes (par exemple un premier demi groupe arts plastiques semaine paires et musique semaines impaires, et un deuxième demi groupe arts plastiques semaine impaires et musique semaines paires), etc. Il n'y a pas de limite quant à la taille des groupes. Il peut notamment y avoir un groupe d'un seul élève (par exemple un élève arrivé en retard, ou ayant raté la matinée ou quelques jours précédents, ou encore un élève handicapé mental et/ou moteur). Le circuit de configuration de classe peut être utilisé à tout moment. Il est utilisable en particulier lors d'une phase préliminaire, par exemple durant les quelques jours de pré-rentrée qui précèdent habituellement la rentrée scolaire des élèves (souvent au mois de septembre), mais également en cours d'année, en cas de déménagements d'élèves (qui changent alors d'école et quittent la classe), d'arrivées de nouveaux élèves, d'accueil temporaire d'élèves (correspondants étrangers, ou élèves d'une autre classe de l'école, etc.). Les groupes peuvent également être créés ou modifiés à tout moment. Ce circuit est avantageux notamment en ce qu'il permet de créer les groupes avant une séance d'enseignement, de façon à pouvoir très rapidement (par exemple d'un simple clic de souris) démarrer cette séance, tout en permettant si nécessaire des réajustements (modifications de groupes, création de groupes supplémentaires, etc.) en cours de séance.

Le système comprend un circuit de définition de contenus éducatifs agencé pour définir des fichiers multimédia représentant chacun une session éducative, pour associer à chacun de ces fichiers multimédia au moins une métadonnée permettant de trier les fichiers multimédia ainsi définis, et pour enregistrer sur l'ordinateur d'enseignement lesdits fichiers multimédia et métadonnées associées. La définition de fichiers multimédia peut consister à créer des contenus éducatifs de toute pièce, par exemple à l'aide d'un éditeur de texte ou de diapositives, d'un appareil photo, d'une caméra, d'un microphone, de logiciels d'édition vidéo ou d'édition de fichiers audio, etc. La définition de fichiers multimédia peut également consister à modifier des contenus éducatifs existants, ou à modifier des modèles (par exemple un modèle d'exercice d'écriture dans lequel les lignes d'écriture et les consignes de l'exercice sont pré-imprimées, l'enseignant n'ayant qu'à compléter le modèle avec les mots ou lettres ou symboles que l'élève doit recopier). La définition de fichiers multimédia peut également consister en un simple choix de fichiers multimédia existants parmi des fichiers multimédia disponibles au sein par exemple d'une bibliothèque (voire en l'import de la totalité d'une telle bibliothèque). Une telle bibliothèque de fichiers multimédia peut par exemple être intégrée à l'ordinateur d'enseignement, ou peut être disponible sur un serveur de contenus éducatifs accessible depuis l'ordinateur d'enseignement.

Le fichier multimédia contenant le contenu éducatif peut être un fichier directement exécutable. Le terme "directement" signifie qu'il n'est pas nécessaire de faire ouvrir le fichier par un logiciel adapté afin de l'exécuter, mais qu'au contraire ce fichier peut être exécuté par un processeur (d'une tablette, d'un ordinateur d'enseignement, etc.) sans faire appel à aucun logiciel spécifique, le fichier faisant en revanche, le cas échéant (et à sa discrétion) appel, lors de son exécution, à un système d'exploitation (d'une tablette, d'un ordinateur d'enseignement, etc.) ou à des logiciels spécifiques. Afin de déclencher l'exécution du fichier, il est néanmoins possible de passer par une interface graphique d'un logiciel dédié ou d'un système d'exploitation. Ce fichier multimédia peut donc être, par exemple, un fichier au format PE (de l'anglais "Portable Exécutable"), ayant souvent une extension .EXE (l'extension d'un fichier désigne les caractères suivant le dernier point compris dans le nom du fichier), adapté pour une tablette équipée d'un système d'exploitation Microsoft Windows CE. Il peut également s'agir, notamment, d'un fichier au format ELF (de l'anglais "Exécutable and Linkable Format"), dont le nom est souvent dénué d'extension (le nom du fichier multimédia est souvent dénué de point), adapté pour une tablette équipée d'un système d'exploitation Linux, ou de tout autre format approprié selon le type de tablette.

La (ou les) métadonnée(s) peut comprendre notamment un indicateur du niveau pour lequel le contenu est prévu (par exemple, en France, l'un des niveaux PS, MS, GS, CP, CE1 , CE2, CM1 ou CM2, qui correspondent aux différentes classes d'école maternelle et élémentaire). Elle(s) peu(ven)t également comprendre un indicateur de difficulté (par exemple facile, moyen ou difficile), un indicateur précisant la matière concernée (mathématiques, orthographe, grammaire, langue vivante, histoire, géographie, arts plastiques, etc.), ainsi que des indicateurs plus spécifiques (liés par exemple à un domaine particulier d'une matière donnée, tel que le coloriage des cours d'eau sur une carte de géographie). Les indicateurs peuvent se cumuler, même lorsqu'ils appartiennent à la même catégorie. Un même exercice peut par exemple avoir une valeur pédagogique dans plusieurs domaines simultanément (par exemple calcul mental et écriture) et être donc associé à ces différents domaines. Une association de métadonnée(s) par défaut peut être proposée (par exemple par la bibliothèque de fichiers multimédia), et le circuit de définition de contenus éducatifs peut alors entériner cette association par défaut ou la modifier selon le choix de l'enseignant. Les fichiers multimédia peuvent être notamment structurés selon le format PDF ou encore sous le format HTML (en particulier HTML5). D'autres formats sont bien entendu possibles (par exemple les formats communément utilisés dans des fichiers .DOC, .RTF, .AVI, .MP3, .OGG, .XLS, .PPT, XT, etc.), y compris des formats propriétaires. Les fichiers multimédia peuvent comprendre des photos, des séquences vidéo, des séquences sonores, et des éléments interactifs tels que des boutons permettant de choisir une réponse parmi plusieurs réponses possibles proposées, de dessiner des flèches reliant divers éléments, d'écrire (à l'aide d'un doigt, d'un stylet, ou d'un clavier éventuellement virtuel c'est-à- dire affiché sur l'écran) par dessus les zones du contenu éducatif prévues à cet effet, etc. Un contenu éducatif représente une session éducative, par exemple une session de 15 minutes consacrées à du calcul mental, ou encore une session d'une demi heure d'écriture. Le circuit de définition de contenus éducatifs peut être intégré à la station d'accueil (par exemple sur une carte mère de la station d'accueil), ou encore être intégré à l'ordinateur d'enseignement. Dans ce dernier cas, le circuit peut faire partie d'un ordinateur fixe ou portable utilisé par l'enseignant (et constituant tout ou partie de l'ordinateur d'enseignement), ou encore faire partie d'un serveur physique constituant tout ou partie de l'ordinateur d'enseignement et pouvant être logé dans la station d'accueil. Le circuit de définition de contenus éducatifs peut être un processeur (il peut même s'agir d'un processeur existant de l'ordinateur d'enseignement, tel que son processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre de la définition de contenus éducatifs. Le circuit de définition de contenus éducatifs peut également être un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire un circuit électronique préparé entièrement sur mesure, ou un microcontrôleur dédié. Il peut également s'agir d'une combinaison d'un composant d'un serveur physique (par exemple un serveur physique de l'ordinateur d'enseignement, ou un serveur distinct de l'ordinateur d'enseignement) qui peut être logé dans la station et d'un composant de l'ordinateur d'enseignement (tel qu'un écran et un processeur d'un ordinateur portable associé à un logiciel, offrant une interface graphique permettant d'accéder à la fonction de définition de contenus éducatifs mise en œuvre par le serveur physique). Le circuit de définition de contenus éducatifs peut comprendre (ou être associé à) un serveur web et rendre ainsi ses fonctions accessibles depuis tout ordinateur (par exemple un ordinateur appartenant à l'enseignant et situé à son domicile) via un navigateur web. Il est possible de protéger l'accès à ce serveur web (par exemple via un mot de passe ou toute autre technique appropriée).

Le système comprend un circuit de création de séance éducative agencé pour définir, à partir des fichiers multimédia définis par le circuit de définition des contenus éducatifs, un sous ensemble de fichiers multimédia susceptibles d'être utilisés pendant une séance éducative donnée. Cette étape de définition d'un sous ensemble de fichiers multimédia est distincte de l'étape préalable de définition des fichiers multimédia. Elle permet ultérieurement de sélectionner des fichiers multimédia plus simplement qu'à travers par exemple une recherche dans une bibliothèque complète comprenant beaucoup plus de fichiers multimédia. Le circuit de création de séance éducative est agencé pour sélectionner au moins un groupe d'élèves parmi le ou les groupe(s) définis par le circuit de configuration de classe, pour associer à chaque groupe d'élèves ainsi sélectionné un ou plusieurs fichiers multimédia choisi(s) parmi le sous ensemble de fichiers multimédia, pour créer un fichier de séance indiquant lesdits groupes sélectionnés et le(s) fichier(s) multimédia associé(s) à chacun desdits groupes sélectionnés, et pour enregistrer ledit fichier de séance sur l'ordinateur d'enseignement. Le fichier de séance peut indiquer les différents éléments précités à l'aide d'un identifiant de chacun de ces éléments (nom et chemin d'accès à un fichier, etc.) à l'aide d'un pointeur vers chacun de ces éléments (adresse mémoire, adresse sur un disque dur, etc.), ou même en reproduisant l'intégralité de ces éléments (les fichiers multimédia peuvent ainsi être recopiés dans le fichier de séance). Un enseignant peut ainsi, par l'intermédiaire du circuit de création de séance éducative, choisir la manière dont il organisera une séance. Il peut en particulier choisir la manière dont la classe sera subdivisée en groupes et sous groupes (le cas échéant, il peut n'y avoir qu'un groupe comprenant par exemple tous les élèves de la classe), et le contenu éducatif qui sera présenté aux élèves de chaque groupe. Chaque groupe peut ainsi recevoir un contenu éducatif adapté (le ou les fichier(s) multimédia associé(s) à chaque groupe pouvant être distinct(s) de celui ou ceux associé(s) aux autres groupes). Il peut également définir un sous ensemble de fichiers multimédia pertinent pour la séance, qui permet d'alléger la sa tâche de préparation (en particulier dans les cas où il est nécessaire de configurer plusieurs groupes) en éliminant les fichiers multimédia non pertinents. Le sous ensemble peut donc être un sous ensemble strict (c'est-à- dire qu'il peut comprendre moins de fichiers multimédia que le circuit de définition de contenus éducatifs n'en a définis). Ce sous ensemble peut être le résultat d'une sélection manuelle par un enseignant via le circuit de création de séance éducative (qui peut par exemple permettre de sélectionner parmi tous les fichiers multimédia listés les fichiers multimédia désirés à l'aide d'un clic de souris), ou d'une sélection via des critères de sélection pouvant être mis en œuvre par exemple par le circuit de création de séance éducative. Par exemple, l'enseignant peut choisir tous les fichiers multimédia utilisables au niveau CP dans le domaine des exercices d'écriture et ayant un niveau de complexité intermédiaire, en sélectionnant à partir d'une interface graphique proposée par le circuit de création de séance éducative les métadonnées « niveau CP », « exercice d'écriture » et « niveau intermédiaire ». Le circuit de création de séance éducative peut alors identifier les fichiers multimédia à l'aide des métadonnées associées. Selon un mode de réalisation possible, le sous ensemble peut également correspondre à l'ensemble des fichiers multimédia que le circuit de définition de contenus éducatifs a définis. Ainsi, l'enseignant peut éviter l'étape de saisie des paramètres de sélection du sous ensemble (par exemple en cliquant sur un bouton « suivant » sans renseigner de critères de sélection, ou encore en cliquant sur un bouton « sélectionner tout »), entraînant une sélection (comme sous ensemble) de l'ensemble complet. Ceci peut être pertinent notamment lorsqu'il n'y a qu'un groupe d'élèves pendant la séance (le tri intermédiaire concrétisé par la sélection du sous ensemble ne se justifiant pas nécessairement s'il est à usage potentiellement unique), ou lorsque peu de fichiers multimédia ont été définis (et lorsque l'isolation d'un sous ensemble plus restreint n'apporterait pas véritablement de gain de temps). Le circuit de création de séance éducative peut être intégré à la station d'accueil (par exemple sur une carte mère de la station d'accueil), ou encore être intégré à l'ordinateur d'enseignement. Dans ce dernier cas, le circuit peut faire partie d'un ordinateur fixe ou portable utilisé par l'enseignant (et constituant tout ou partie de l'ordinateur d'enseignement), ou encore faire partie d'un serveur physique constituant tout ou partie de l'ordinateur d'enseignement et pouvant être logé dans la station d'accueil. Le circuit de création de séance éducative peut être un processeur (il peut même s'agir d'un processeur existant de l'ordinateur d'enseignement, tel que son processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre de la création de séances éducatives. Le circuit de création de séance éducative peut également être un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire un circuit électronique préparé entièrement sur mesure, ou un microcontrôleur dédié. Il peut également s'agir d'une combinaison d'un composant d'un serveur physique (par exemple un serveur physique de l'ordinateur d'enseignement, ou un serveur distinct de l'ordinateur d'enseignement) qui peut être logé dans la station et d'un composant de l'ordinateur d'enseignement (tel qu'un écran et un processeur d'un ordinateur portable associé à un logiciel, offrant une interface graphique permettant d'accéder à la fonction de création de séance éducative mise en œuvre par le serveur physique). Le circuit de création de séance éducative peut comprendre (ou être associé à) un serveur web et rendre ainsi ses fonctions accessibles depuis tout ordinateur (par exemple un ordinateur appartenant à l'enseignant et situé à son domicile) via un navigateur web. Il est possible de protéger l'accès à ce serveur web (par exemple via un mot de passe ou toute autre technique appropriée). Le circuit de création de séance éducative peut être agencé pour associer un fichier multimédia par défaut (par exemple une image bitmap vide) aux tablettes qui seraient reconnues par l'ordinateur d'enseignement mais dont l'utilisateur courant ne serait pas identifié. Ainsi, ces tablettes peuvent par défaut ouvrir un logiciel de gestion d'image (permettant de dessiner à l'aide d'un stylet). Selon un autre mode de réalisation, les tablettes affichent une fenêtre d'identification d'utilisateur tant qu'aucun utilisateur légitime (ce qui peut correspondre à un élève d'une liste d'élève enregistrée) n'a été identifié.

Le système comprend un circuit de gestion de séance éducative agencé pour faire exécuter un fichier de séance. Ladite exécution du fichier de séance comprend, pour chaque groupe indiqué dans le fichier de séance, l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s), et la supervision, par l'ordinateur d'enseignement, de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s). L'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s) comprend l'envoi, depuis l'ordinateur d'enseignement, vers toutes les tablettes sans fil ayant identifié, avec leur circuit d'identification, leur utilisateur comme étant l'un des élèves du groupe, d'un contenu éducatif correspondant audit ou auxdits fichier(s) multimédia associé(s) et la gestion dudit contenu éducatif par chacune des tablettes sans fil. Le même fichier multimédia (contenant un même contenu éducatif) peut être exécuté à un rythme différent par différentes tablettes utilisées par les élèves d'un même groupe. Par exemple, un élève travaillant vite peut terminer un exercice avant d'autres élèves du même groupe. Chaque fichier multimédia peut être transmis à la tablette et exécuté par elle. Un fichier multimédia de type PDF (respectivement HTML) peut ainsi être exécuté par un lecteur de fichiers PDF (respectivement un navigateur web) installé sur la tablette. Le contenu éducatif est un contenu interactif. Il peut comprendre notamment des exercices, auquel l'élève est censé répondre, par exemple en cliquant sur de bonnes réponses parmi toutes celles qui lui sont proposées, ou en coloriant un dessin, ou encore en recopiant des lignes d'écriture selon une consigne à l'aide du stylet. Le fichier multimédia (par exemple un fichier HTML ou PDF) peut comprendre du code exécutable tel que du code JavaScript traité par un navigateur web ou un lecteur PDF afin de mettre en œuvre cette interactivité. Selon un autre mode de réalisation, chaque fichier multimédia peut être exécuté pour le compte d'une tablette par une autre entité (telle qu'un serveur de l'ordinateur d'enseignement) qui peut transmettre à cette tablette le résultat de cette exécution (à savoir le contenu éducatif, sous la forme par exemple d'une image à afficher à l'écran à un instant donné, en fonction, le cas échéant, des saisies de l'élève). Le circuit gestion de séance éducative peut être intégré à la station d'accueil (par exemple sur une carte mère de la station d'accueil), ou encore être intégré à l'ordinateur d'enseignement. Dans ce dernier cas, le circuit peut faire partie d'un ordinateur fixe ou portable utilisé par l'enseignant (et constituant tout ou partie de l'ordinateur d'enseignement), ou encore faire partie d'un serveur physique constituant tout ou partie de l'ordinateur d'enseignement et pouvant être logé dans la station d'accueil. Le circuit de gestion de séance éducative peut être un processeur (il peut même s'agir d'un processeur existant de l'ordinateur d'enseignement, tel que son processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre de la gestion de séances éducatives. Le circuit de gestion de séance éducative peut également être un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire un circuit électronique préparé entièrement sur mesure, ou un microcontrôleur dédié. Il peut également s'agir d'une combinaison d'un composant d'un serveur physique (par exemple un serveur physique de l'ordinateur d'enseignement, ou un serveur distinct de l'ordinateur d'enseignement) qui peut être logé dans la station et d'un composant de l'ordinateur d'enseignement (tel qu'un écran et un processeur d'un ordinateur portable associé à un logiciel, offrant une interface graphique permettant d'accéder à la fonction de gestion de séance éducative mise en œuvre par le serveur physique). Le circuit de gestion de séance éducative peut comprendre (ou être associé à) un serveur web et rendre ainsi ses fonctions accessibles depuis tout ordinateur (par exemple un ordinateur appartenant à l'enseignant et situé à son domicile) via un navigateur web. Il est possible de protéger l'accès à ce serveur web (par exemple via un mot de passe ou toute autre technique appropriée). Le circuit de configuration de classe, le circuit de définition de contenus éducatifs, le circuit de création de séance éducative et le circuit de gestion de séance éducative peuvent partager les mêmes ressources matérielles (ils peuvent par exemple tous s'appuyer sur un seul et unique processeur commun). Ces circuits peuvent être agencés pour exporter les fichiers qu'ils génèrent vers une clé USB (sorte de cartable numérique) et permettre le transport de ces fichiers vers l'ordinateur d'enseignement sans nécessairement passer par l'intermédiaire d'une communication réseau avec l'ordinateur d'enseignement. L'enseignant peut ainsi, selon un mode de réalisation, préparer ses cours à domicile, enregistrer les fichiers sur la clé USB et les transférer sur le serveur physique de son ordinateur d'enseignement (dans la classe) par simple insertion de la clé USB dans un port USB du serveur (qui peut être agencé pour reconnaître la clé automatiquement et copier son contenu dans le répertoire approprié sans intervention de l'enseignant).

Selon un mode de réalisation, l'ordinateur d'enseignement est agencé pour superviser l'exécution d'un ou plusieurs fichiers multimédia, pour une tablette sans fil donnée, en affichant sur un écran de l'ordinateur d'enseignement une copie de l'affichage de cette tablette sans fil, et en affichant sur l'écran de cette tablette sans fil des informations saisies, en fonction de cet affichage, par un enseignant utilisateur de l'ordinateur d'enseignement. A cette fin, chaque tablette peut comprendre un outil de prise de contrôle à distance, tel qu'un serveur VNC, un serveur Citrix, ou tout système utilisant un protocole tel que RDP, ICA, RFB ou X1 1 . L'ordinateur d'enseignement peut comprendre un client correspondant au serveur installé sur les tablettes (client VNC, Citrix etc.). Le contenu de l'écran peut être transmis en tant qu'image (éventuellement compressée), ou à l'aide d'un protocole plus élaboré. L'enseignant peut ainsi interagir avec une tablette quelconque dont il prend le contrôle (par exemple en utilisant la souris de l'ordinateur d'enseignement sur une fenêtre reproduisant le contenu de l'écran de la tablette), comme s'il s'était déplacé jusqu'à la table de l'élève concerné et avait saisi des informations sur la tablette tactile avec le stylet de cette tablette. Bien que les tables des élèves ne soient généralement pas très éloignées du bureau de l'enseignant, pouvoir tout contrôler depuis le bureau de l'enseignant peut représenter un gain de temps substantiel. Selon un mode de réalisation, l'ordinateur d'enseignement est agencé pour virtualiser l'environnement de chaque tablette sans fil (par exemple à l'aide d'un hyperviseur de type 1 ou 2) et ainsi exécuter ledit ou lesdits fichiers multimédia pour le compte de chaque tablette sans fil. Chaque tablette sans fil reçoit de l'ordinateur d'enseignement les informations d'affichage du contenu éducatif à faire apparaître à l'écran de cette tablette sans fil. La gestion du contenu éducatif par cette tablette sans fil comprend la transmission d'informations tactiles saisies par l'élève sur cette tablette sans fil à l'ordinateur d'enseignement. Chaque tablette peut accéder à l'environnement virtualisé via VNC (de l'anglais Virtual Network Computing), via Citrix, ou via des technologies similaires, qui permettent le déport de l'écran et l'envoi des saisies souris (un stylet pouvant être selon certains modes de réalisation assimilé à une souris). Il est également possible d'utiliser des logiciels ad hoc, pouvant s'appuyer sur des protocoles, tels que RFB, ICA, RDP ou X1 1 , ou sur des protocoles propriétaires. L'ordinateur d'enseignement peut ainsi comprendre un serveur logique (par exemple un serveur VNC), et la tablette un client (par exemple un client VNC) permettant à cette tablette d'accéder à son environnement virtualisé dans l'ordinateur d'enseignement. Selon un mode de réalisation, les tablettes sans fil peuvent être dotées de capacités limitées (essentiellement recevoir des informations à afficher, et envoyer les saisies tactiles pour qu'elles soient traitées par l'ordinateur d'enseignement, grâce à un client de type client VNC). Toutes les informations saisies par les tablettes peuvent ainsi être enregistrées sur l'ordinateur d'enseignement (et notamment sur son serveur s'il en a un). Ce serveur peut comprendre des mécanismes de redondance de données tels que des disques RAID afin de s'assurer de leur intégrité, ou encore une alimentation secourue par un onduleur, l'intégrité étant ainsi supérieure à celle assurée par une tablette conventionnelle. La puissance de calcul d'un tel serveur peut également être nettement supérieure à la puissance cumulée des tablettes de la classe et offrir un meilleur confort d'utilisation. Les tablettes peuvent être complètement banalisées, c'est-à-dire complètement interchangeables. A tout moment un élève peut ainsi reposer une tablette défectueuse ou déchargée, en prendre une autre, se faire reconnaître par le circuit d'identification de la tablette, et poursuivre son travail là où il s'était arrêté dans la mesure où le travail est virtualisé dans le serveur.

Lorsque l'environnement des tablettes est virtualisé par l'ordinateur d'enseignement, et lorsque ce dernier est agencé pour superviser l'exécution d'un ou plusieurs fichiers multimédia, pour une tablette sans fil donnée, en affichant sur un écran de l'ordinateur d'enseignement une copie de l'affichage de cette tablette sans fil, et en affichant sur l'écran de cette tablette sans fil des informations saisies, en fonction de cet affichage, par un enseignant utilisateur de l'ordinateur d'enseignement, les tablettes n'ont pas besoin de comprendre un outil de prise de contrôle à distance (tel qu'un serveur VNC, un serveur Citrix, ou tout système similaire utilisant un protocole tel que RDP, ICA, RFB ou X1 1 ), mais seulement un client (tel qu'un client VNC précité). L'ordinateur d'enseignement peut en effet comprendre un client (par exemple un client VNC) correspondant au serveur (par exemple un serveur VNC) déjà installé sur l'ordinateur d'enseignement pour permettre l'accès d'une tablette à son environnement virtualisé. L'ordinateur d'enseignement déterminant lui-même le contenu à afficher sur l'écran des tablettes (dans le cadre de la virtualisation), il est ainsi capable d'obtenir ce contenu dans le cadre d'une supervision de la tablette sans avoir à passer par la tablette concernée.

Selon un mode de réalisation, l'envoi, depuis l'ordinateur d'enseignement vers toutes les tablettes sans fil ayant identifié leur utilisateur comme étant l'un des élèves du groupe grâce au circuit d'identification, d'un contenu éducatif correspondant audit ou auxdits fichier(s) multimédia associé(s), comprend l'envoi dudit ou desdits fichier(s) multimédia (par exemple au format HMTL ou PDF, mais également n'importe quel autre format approprié, tel que XML, RTF, AVI, MP3, MP4, OGG, etc.) à chacune de ces tablettes sans fil. La gestion dudit contenu éducatif par chacune de ces tablettes sans fil comprend l'exécution dudit ou desdits fichier(s) multimédia par chacune de ces tablettes sans fil (par un navigateur web de cette tablette ou par toute entité de cette tablette appropriée pour traiter de tels fichiers). L'ordinateur d'enseignement est agencé pour superviser l'exécution d'un ou plusieurs fichiers multimédia, pour une tablette sans fil donnée, en exécutant lui-même le même ou les mêmes fichier(s) multimédia (par exemple à l'aide du même navigateur web ou de la même entité que celui/celle de la tablette) et en obtenant de la part de la tablette sans fil une copie des saisies tactiles de l'élève au niveau de la tablette sans fil (afin de les émuler et reproduire ainsi un environnement équivalent à celui de la tablette). Ainsi, l'ordinateur d'enseignement ainsi que la tablette peuvent tous deux afficher la première page d'un document PDF, et lorsque l'élève clique sur un bouton de cette page, le clic peut être pris en compte directement au niveau de la tablette, mais également être transmis en parallèle à l'ordinateur d'enseignement afin que ce dernier simule ce clic et obtienne un affichage équivalent à celui présent sur la tablette.

Selon un mode de réalisation, l'ordinateur d'enseignement est agencé pour superviser l'exécution d'un ou plusieurs fichiers multimédia, en interrompant l'exécution d'au moins un des fichiers multimédia sur au moins une des tablettes sans fil. L'enseignant constatant qu'un élève en train de résoudre un problème est en train de partir sur une mauvaise voie peut ainsi geler l'écran de cet élève, et lui transmettre des indications, éventuellement par écrit (directement sur l'écran de sa tablette) de façon à ne pas perturber la classe par une intervention orale qui pourrait n'être pertinente que pour l'élève concerné. L'ordinateur d'enseignement peut être agencé pour permettre ensuite à l'enseignant d'ordonner à la tablette de reprendre l'exécution du fichier multimédia.

Selon un mode de réalisation, le circuit de création de séance éducative agencé pour créer le sous ensemble de fichiers multimédia et le fichier de séance est agencé pour que ledit fichier de séance indique également ledit sous ensemble. Ceci est avantageux car cela permet, en cours de séance (et non plus seulement au stade de la préparation de la séance), de prévoir la diffusion d'un autre fichier multimédia (par exemple lorsqu'un ou plusieurs élèves ne réagissent pas de la manière attendue, ou lorsqu'un exercice d'un fichier multimédia s'avère trop complexe), et ce sans avoir à chercher parmi tous les fichiers multimédia possibles. Selon un mode de réalisation, l'ordinateur d'enseignement est agencé pour superviser l'exécution d'un ou plusieurs fichiers multimédia interrompu(s) en sélectionnant un des fichiers multimédias dudit sous ensemble défini dans le fichier de séance, et en faisant exécuter ce fichier par au moins une des tablettes sans fil (ou par une entité autre, pour le compte de cette ou ces tablette(s)). L'ordinateur d'enseignement peut être agencé pour permettre cette opération à l'aide d'un simple drag&drop (en français glisser-déposer) d'un fichier multimédia du sous ensemble vers le groupe (pour une diffusion à un groupe entier) ou la tablette (si l'enseignant ne vise qu'une tablette particulière).

Selon un mode de réalisation, un système d'assistance électronique à l'enseignement comprend un tableau blanc interactif (TBI) et/ou un vidéo projecteur, le circuit de gestion étant agencé pour faire afficher, par le tableau blanc interactif ou par le vidéo projecteur, le contenu multimédia résultant de l'exécution d'un fichier multimédia. Par exemple, lorsqu'un élève répond parfaitement à un exercice (ou a contrario lorsqu'il effectue une erreur importante commise par de nombreux élèves ou méritant d'être discutée par la classe entière), l'enseignant peut projeter le contenu de la tablette de cet élève sur le TBI ou le vidéo projecteur. A cette fin, la tablette peut comprendre un serveur VNC (ou équivalent), ou l'environnement de la tablette peut être virtualisé dans un ordinateur comprenant un serveur VNC (ou équivalent). Le TBI (respectivement le vidéo projecteur) peut alors être connecté à un ordinateur (tel que l'ordinateur d'enseignement) disposant d'un client VNC (ou équivalent) à même de procéder à l'affichage de l'écran de la tablette (ou être équipé lui-même d'un ordinateur disposant d'un tel client VNC ou équivalent).

Le circuit de gestion peut également être agencé pour permettre la sélection d'un fichier multimédia du sous ensemble indiqué dans le fichier de séance, pour faire exécuter ce fichier multimédia par l'ordinateur d'enseignement, et pour faire afficher le contenu multimédia résultant de l'exécution du fichier multimédia par le TBI ou le vidéo projecteur. L'enseignant peut ainsi afficher le contenu éducatif d'un fichier multimédia qui n'a été auparavant transmis à aucune des tablettes, par exemple un fichier multimédia comprenant une correction illustrée d'un exercice qui vient d'être réalisé, ou encore tout contenu éducatif approprié.

Selon un mode de réalisation, un groupe d'élèves (défini par le circuit de configuration de classe) peut comprendre un indicateur précisant que le (ou les) fichier(s) multimédia associé(s) à ce groupe doivent être affichés sur le TBI (ou le vidéo projecteur) plutôt que sur (ou en complément) des tablettes. Cet indicateur peut être enregistré en association avec ce groupe dans le fichier de séance. Un autre groupe peut correspondre à un ensemble d'élèves disposés dans la classe de façon à ne pas voir (et donc ne pas être déconcentrés par) le TBI (ou l'écran recevant la projection du vidéo projecteur), les tablettes des élèves de cet autre groupe étant agencées pour recevoir des contenus éducatifs différents de ceux qui sont affichés sur le TBI (ou l'écran).

Selon un mode de réalisation, le système comprend un circuit de supervision agencé pour enregistrer les saisies tactiles effectuées au niveau de l'ensemble des tablettes tactiles sans fil dont l'utilisateur identifié est un élève de la liste d'élèves.

Le circuit de supervision enregistre ces saisies tactiles dans un fichier lié audit élève et comprenant les coordonnées spatiales de la saisie tactile considérée (par exemple l'abscisse et l'ordonnée du point de la saisie sur l'écran, ou encore les coordonnées polaires de ce point). Le fichier lié audit élève comprend également un marqueur temporel indiquant l'instant de la saisie tactile (par exemple sous la forme du temps écoulé depuis le début de l'exercice, qui peut être exprimé par exemple en centièmes de secondes). Le marqueur temporel peut également s'appuyer sur un référentiel temporel du circuit de supervision, de la tablette, ou de l'ordinateur d'enseignement (ces trois entités peuvent d'ailleurs disposer d'un référentiel temporel commun, synchronisé par exemple à l'aide d'une entité extérieure telle qu'un serveur connecté à une horloge atomique). Ainsi, le marqueur temporel peut-il correspondre à l'heure précise (par exemple au centième de seconde près) dans le fuseau horaire sur la base duquel une de ces entités serait configurée. Les saisies tactiles peuvent résulter de saisies sur un écran tactile à l'aide d'un stylet (il peut alternativement s'agir d'une saisie directement à l'aide d'un doigt, moins précise qu'avec un stylet). Les saisies tactiles sont consécutives à l'affichage du contenu éducatif par la tablette. Elles correspondent à une interaction de l'élève avec ce contenu éducatif. Le contenu éducatif (par exemple au format HTML ou encore suivant un format propriétaire) peut être affiché à l'aide d'un logiciel installé sur la tablette (par exemple un navigateur web ou un logiciel dédié, éventuellement propriétaire) ou être contenu dans un fichier exécutable exécuté par la tablette.

L'enregistrement de coordonnées spatiales et de marqueurs temporels est avantageux notamment en ce qu'il permet la mise en œuvre d'un mécanisme de rejeu indépendant des moyens mis en œuvre pour afficher le contenu éducatif. Ainsi, il n'est pas nécessaire d'être en mesure de déterminer la signification de la saisie de l'élève (par exemple il n'est pas nécessaire de déterminer que l'élève est en train d'écrire, ou de cliquer sur un élément affiché parmi une liste d'éléments, ou encore d'effectuer toute autre tâche). Il suffit de rejouer le contenu éducatif en simulant (sans que le système ne les comprenne nécessairement) les interactions de l'élève (grâce à la mémorisation de ses saisies). Ainsi, si un nouveau type de contenus éducatifs est développé et nécessite un nouveau logiciel spécifique, il n'est pas nécessaire de modifier le procédé d'enregistrement des coordonnées spatiales et temporelle de chaque saisie, qui reste opérationnel. Il suffit d'installer ce nouveau logiciel spécifique, ce qui minimise les problèmes d'intégration.

II est possible d'enregistrer d'autres paramètres, tels que la force avec laquelle l'élève appuie sur le stylet (ou avec son doigt), ou l'inclinaison du stylet, si la technologie d'écran tactile et de stylet le permet. L'enregistrement de chaque saisie peut comprendre des informations supplémentaires, telles qu'un éventuel changement de palette (« couleur » du stylet, c'est-à-dire couleur représentée lorsque l'élève dessine avec le stylet). Les informations supplémentaires sont plus particulièrement pertinentes lorsqu'elles ne résultent pas directement ou indirectement de la saisie tactile de l'élève, et qu'elles ne sont donc pas déterminables en fonction de cette saisie et du contenu éducatif affiché. Ainsi, un changement d'épaisseur de trait d'écriture, initié par l'élève en cliquant sur une icône prévue à cet effet, peut être déterminé a posteriori sur la seule base des saisies de l'élève et du contenu éducatif. Par exemple, au moment de la saisie pertinente, le contenu affiché pouvait comprendre une icône de changement d'épaisseur de trait à l'endroit où l'élève a cliqué. Cependant, certains paramètres peuvent être des paramètres extérieurs. Par exemple, l'ordinateur d'enseignement peut être agencé pour intervenir sur les tablettes des élèves. Il peut notamment intervenir pour changer un paramètre d'épaisseur du stylet sur l'écran. Les points peuvent être plus ou moins gros et les traits dessinés sur l'écran plus ou moins épais, selon ce paramètre d'épaisseur. L'enseignant peut ainsi, s'il se rend compte qu'un élève qui a une mauvais vue écrit avec un trait trop fin, changer l'épaisseur de ses traits sans se déplacer (depuis l'ordinateur d'enseignement) et sans même faire intervenir l'élève. L'ordinateur d'enseignement peut également être agencé, par exemple, pour changer la couleur courante (parmi les couleurs d'une palette proposée) utilisée par l'élève, sans que l'élève n'intervienne ni ne soit interrompu dans son travail. L'ordinateur d'enseignement peut également être agencé pour permettre une telle modification de façon globale (pour un groupe d'élèves prédéterminé ou pour la classe entière). Ainsi, plutôt que de dire « prenez votre stylo bleu » et attendre (éventuellement longtemps, avec de jeunes enfants) que tous les élèves aient configuré leur stylet (par exemple en cliquant sur une icône bleue), l'enseignant peut simplement configurer toutes les tablettes, depuis son ordinateur d'enseignement, pour que les saisies tactiles du stylet se traduisent par des marques bleues. Dans ce cas, la saisie tactile ultérieure effectuée par chaque élève peut enregistrer le changement de palette ou d'épaisseur de trait (ou de tout autre paramètre) effectué sur la tablette depuis l'ordinateur d'enseignement, dans chaque fichier lié à chacun de ces élèves. Il est également possible d'enregistrer, en même temps que les coordonnées de la saisie et un marqueur temporel (horodatage de chaque saisie), des paramètres déterminables mais qui sont longs et/ou complexes à déterminer. Ainsi, plutôt que d'effectuer des calculs longs à partir du contenu éducatif transmis et des saisies tactiles pour déterminer ces paramètres, ces paramètres sont directement enregistrés. Mais il convient généralement de ne décider d'inclure de tels paramètres dans les fichiers qu'après avoir considéré l'augmentation de la taille des fichiers et les besoins en bande passante qu'ils génèrent (lorsque ces fichiers sont échangés). Il est souvent plus opportun d'optimiser la taille des fichiers et la bande passante en évitant ces paramètres superflus, bien que cela puisse ralentir le traitement du rejeu des fichiers. Dans certains cas cependant, le rejeu des fichiers étant prévu pour être effectué à la même échelle de temps que l'échelle de temps d'enregistrement, la puissance de calcul de l'ordinateur d'enseignement pourrait s'avérer insuffisante. Plutôt que d'imposer un ordinateur d'enseignement plus puissant, une option peut alors consister à transmettre ces paramètres précalculés afin d'éviter d'avoir à les faire calculer par l'ordinateur d'enseignement.

Selon un mode de réalisation, les saisies tactiles de l'élève sont obtenues par un échantillonnage à une fréquence comprise en 5 Hz et 100 Hz. Ainsi, lorsque le stylet (ou tout autre élément tel qu'un doigt) n'est pas en contact avec l'écran, aucune saisie n'est mémorisée. Mais lorsque le stylet (ou tout autre objet) est en contact continu avec l'écran (par exemple lorsque l'élève est en train de dessiner et maintient le stylet en position appuyée), jusqu'à 100 saisies par seconde (pour une fréquence d'échantillonnage de 100 Hz) sont obtenues. Selon un mode de réalisation, une fréquence d'échantillonnage élevée (telle que 100 Hertz) est utilisée afin de pouvoir mesurer des mouvements rapides de l'élève avec une très bonne résolution. Selon un mode de réalisation, une décimation ou une interpolation est mise en œuvre sur la base des saisies obtenues avant de les enregistrer. Ainsi, si les saisies reflètent un mouvement régulier, le circuit de supervision peut procéder à une interpolation (par exemple une interpolation polynomiale). Il peut ainsi choisir le minimum de saisies parmi toutes les saisies obtenues compte tenu de la fréquence d'échantillonnage, tel que par la méthode des moindres carrés (ou une méthode similaire) l'écart entre la courbe interpolée sur la base de ces saisies minimales et la courbe correspondant à l'ensemble des saisies réellement obtenues soit aussi faible que possible (différence inférieure à un seuil prédéterminé). Ainsi, on évite d'enregistrer une très grande quantité de saisies (telle que, pour un exemple spécifique, 700 saisies). Si la régularité des saisies tactiles s'y prête (et notamment si les saisies correspondent à une écriture très lente ou très régulière telle qu'une ligne quasiment droite), le circuit de supervision n'enregistre ainsi qu'un faible nombre de saisies (tel que, pour un exemple spécifique, 12 saisies). Ces saisies enregistrées sont éventuellement associées à une information d'interpolation, permettant (lors d'un rejeu) de déterminer de façon optimale une approximation de l'ensemble des saisies effectivement obtenues (mais dont la majorité n'a pas été enregistrée), sur la base des quelques saisies (par exemple les 12 saisies du précédent exemple) effectivement enregistrées. L'approximation par interpolation peut, selon le seuil prédéterminé, ne pas être distinguable par un œil humain de la véritable saisie. On réduit ainsi de façon potentiellement très importante le volume de saisies enregistrées, et donc la taille du fichier.

Le circuit de supervision est agencé pour rejouer, sur requête de l'ordinateur d'enseignement, le contenu éducatif transmis à la tablette tactile utilisée par un élève donné de la liste d'élèves, et, simultanément, le résultat des saisies tactiles effectuées sur cette tablette tactile. Ce rejeu peut s'effectuer sur l'ordinateur d'enseignement, émulant ainsi la tablette. Il peut s'effectuer après les cours, lorsque l'enseignant évalue le travail des élèves ou cherche à comprendre les difficultés d'un élève. L'enseignant voit ainsi ce qu'a vu l'élève lorsqu'il a été confronté au contenu éducatif, et la façon dont il a interagit avec ce contenu, exactement comme s'il avait filmé la tablette de l'élève au moment où il effectuait cet exercice.

Le circuit de supervision peut faire partie de l'ordinateur d'enseignement ou être un entité distincte (telle qu'un serveur séparé). Le circuit de supervision peut être un DSP (acronyme issu de l'anglais Digital Signal Processor). Il peut également s'agir d'un processeur conventionnel (il peut même s'agir d'un processeur existant de l'ordinateur d'enseignement, tel que son processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre de la supervision. Il peut également s'agir d'un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire d'un circuit électronique préparé entièrement sur mesure, ou d'un microcontrôleur dédié. Il peut également s'agir d'une combinaison d'un composant de la tablette et d'un composant de l'ordinateur d'enseignement ou d'un serveur distinct. Selon un autre mode de réalisation, le circuit de supervision peut comprendre des composants dans chacune des tablettes, ces composants étant en charge de mettre en œuvre la supervision de la tablette à laquelle ils sont intégrés, et offrant une interface de supervision à l'ordinateur d'enseignement (il peut s'agir par exemple d'une interface web accessible par un navigateur web de l'ordinateur d'enseignement).

Le contenu éducatif est un contenu interactif. Il peut comprendre notamment des exercices, auquel l'élève est censé répondre, par exemple en cliquant sur de bonnes réponses parmi toutes celles qui lui sont proposées, ou en coloriant un dessin, ou encore en recopiant des lignes d'écriture selon une consigne à l'aide du stylet. Le circuit de supervision peut être agencé pour transmettre à l'ordinateur d'enseignement le contenu éducatif précédemment transmis à la tablette, sous forme de fichier exécutable. Le contenu éducatif peut être un contenu exécuté par la tablette elle-même, par exemple sous la forme d'un fichier HTML contenant du code JavaScript traité par un navigateur web de la tablette, ou encore d'un fichier PDF contenant du code JavaScript. Le même contenu (plutôt que des copies d'écran du contenu) peut être retransmis à l'ordinateur d'enseignement.

Le contenu peut également être enregistré au sein d'un fichier directement exécutable par la tablette. Le terme "directement" signifie qu'il n'est pas nécessaire de faire ouvrir le fichier par un logiciel adapté afin de l'exécuter, mais qu'au contraire ce fichier peut être exécuté par le processeur de la tablette sans faire appel à aucun logiciel spécifique, le fichier faisant en revanche, le cas échéant (et à sa discrétion) appel, lors de son exécution, à un système d'exploitation de la tablette ou à des logiciels spécifiques. Afin de déclencher l'exécution du fichier, il est néanmoins possible de passer par une interface graphique d'un logiciel dédié ou d'un système d'exploitation de la tablette. Ce fichier peut donc être, par exemple, un fichier au format PE (de l'anglais "Portable Exécutable"), ayant souvent une extension .EXE (l'extension d'un fichier désigne les caractères suivant le dernier point compris dans le nom du fichier), adapté pour une tablette équipée d'un système d'exploitation Microsoft Windows CE. Il peut également s'agir, notamment, d'un fichier au format ELF (de l'anglais "Exécutable and Linkable Format"), dont le nom est souvent dénué d'extension (le nom de fichier est souvent dénué de point), adapté pour une tablette équipée d'un système d'exploitation Linux, ou de tout autre format approprié selon le type de tablette. Le contenu peut plus généralement être enregistré au sein de tout fichier multimédia selon l'objet de la revendication 1 .

L'ordinateur d'enseignement peut alors exécuter ce contenu et simuler les actions de l'élève à partir de l'enregistrement des saisies. Ainsi, un logiciel de l'ordinateur d'enseignement peut ouvrir un fichier (HTML, PDF ou autre) contenant le contenu éducatif (que l'on peut qualifier de "fichier de contenu", et qui peut être un fichier multimédia selon la revendication 1 ), originellement ouvert par la tablette à l'aide d'un navigateur ou d'un quelconque logiciel adapté pour ouvrir un tel fichier de contenu (le fichier de contenu peut être par exemple un simple fichier texte ne comprenant pas de code exécutable, que l'élève a visualisé sur la tablette avec un éditeur de texte et qu'il a complété selon les instructions de l'enseignant à l'aide de cet éditeur de texte, grâce par exemple à un clavier virtuel affiché à l'écran, en cliquant sur les lettres de son choix). Alternativement l'ordinateur d'enseignement peut exécuter directement ce fichier de contenu s'il s'agit d'un fichier directement exécutable. L'ordinateur d'enseignement peut alors transmettre à ce navigateur (ou autre logiciel, ou au programme résultant de l'exécution du fichier de contenu lorsque ce fichier de contenu est un fichier directement exécutable) des événements simulant des saisies tactiles mais qui en fait sont artificiellement recréés à partir du fichier lié à l'élève considéré.

Le fichier de contenu et le fichier lié à l'élève peuvent être deux fichiers distincts. Le fichier lié à l'élève peut être dupliqué (par exemple sur la tablette et/ou sur d'autres entités telles que l'ordinateur d'enseignement) et mis à jour en parallèle (chaque instance du fichier étant mise à jour par exemple de façon synchronisée, en temps réel, ou au contraire de façon ponctuelle, par exemple en fin de séance). Selon un autre mode de réalisation, le fichier lié à l'élève est en fait un fichier de contenu, qui est modifié par adjonction des saisies de l'élève (les saisies étant représentées au moins par leurs coordonnées spatiales et temporelle). Dans ce cas, un fichier de contenu peut être par exemple initialement présent dans l'ordinateur d'enseignement (ou ailleurs), puis transmis à la tablette pour affichage (le fichier de contenu est alors dupliqué sur deux ordinateurs distincts que sont par exemple la tablette et l'ordinateur d'enseignement), puis mis à jour, au fur et à mesure des saisies de l'élève (le système peut mettre à jour les deux versions de fichier de contenu ou seulement l'une des deux).

L'enseignant peut ainsi observer la manière dont l'élève concerné a appréhendé l'exercice. Il peut notamment juger non seulement du résultat final (par exemple l'écriture de lettres et de chiffres) mais également la méthode utilisée pour parvenir à ce résultat. Il peut ainsi se rendre compte, par exemple, que l'élève ne forme pas les lettres ou les chiffres (ou certains d'entre eux seulement) selon l'ordre demandé par l'enseignant. Par exemple, il peut se rendre compte que l'élève forme le chiffre 8 en commençant par dessiner un grand cercle en bas puis un plus petit cercle au dessus, ce qui n'est pas conforme à la méthode enseignée, quand bien même le résultat final serait satisfaisant. L'enseignant peut également comprendre, par exemple, pourquoi un élève est lent, ou identifier les aspects d'un exercice sur lesquels l'élève a été amené à passer beaucoup de temps ou à modifier de nombreuses fois sa réponse initiale avant de fixer sa réponse finale (juste ou fausse).

Selon un mode de réalisation, le circuit de supervision est également agencé pour superviser une tablette en temps réel (en plus ou en alternative à l'enregistrement de la session de l'élève pour une visualisation différée par l'enseignant). Le circuit de supervision peut ainsi transmettre les informations saisies à l'ordinateur d'enseignement. Ainsi, l'enseignant peut à tout moment contrôler ce qu'un élève est en train de faire à partir de l'ordinateur d'enseignement sans avoir à se rendre jusqu'à la table de l'élève.

Selon un mode de réalisation le circuit de supervision comprend un convertisseur permettant de transformer le fichier lié à un élève donné (en combinaison avec le contenu éducatif considéré) en une vidéo selon un format d'enregistrement courant, tel qu'un format MPEG4, DIVX, H264, WMV, ou RealVideo. Ainsi, l'ordinateur d'enseignement peut permettre de transmettre aux parents d'élèves les travaux de leurs enfants, sans que les parents n'aient besoin d'un logiciel ou d'un système particulier apte à décoder le fichier lié à un élève. Évidemment, l'enregistrement vidéo, bien que plus facilement utilisable par des parents d'élèves, subit le cas échéant une perte de qualité liée à la compression vidéo, et prend une place très importante comparé à l'enregistrement selon l'invention. Ces vidéos peuvent être enregistrées sur un serveur de fichier intégré à l'ordinateur d'enseignement (il peut également s'agir d'un matériel séparé du matériel de l'ordinateur d'enseignement comprenant l'interface utilisateur utilisée par l'enseignant, par exemple l'enseignant peut disposer d'un ordinateur portable et le serveur de fichier peut être un serveur physique distinct connecté à cet ordinateur portable, et formant en combinaison avec lui « l'ordinateur d'enseignement »).

Selon un mode de réalisation, le circuit de supervision est agencé, lorsqu'il enregistre un nombre insuffisant de saisies tactiles pertinentes pour une tablette tactile sans fil donnée pendant une durée supérieure à un seuil prédéterminé, pour notifier cet événement d'insuffisance de saisies tactiles pertinentes à l'ordinateur d'enseignement.

Il est possible de prévoir plusieurs seuils, susceptibles chacun de déclencher une notification d'événement, en fonction d'un nombre de saisies tactiles pendant une durée associée à chaque seuil.

Selon un mode de réalisation, toute saisie tactile est considérée comme pertinente.

Selon un mode de réalisation, le circuit de supervision notifie un événement d'insuffisance en cas d'absence totale d'interaction de l'élève avec la tablette (absence de saisie tactile) lorsque cette absence excède une durée prédéterminée (par exemple deux minutes).

Selon un mode de réalisation, le circuit de supervision notifie un événement d'insuffisance lorsque le nombre de saisies tactiles (quelles qu'elles soient, c'est-à-dire que toute saisie tactile est considérée comme a priori pertinente) de l'élève avec la tablette est inférieur à une valeur donnée et lorsque ce nombre reste inférieur à cette valeur pendant une durée excédant une durée prédéterminée (par exemple exemple moins de trois saisies tactiles pendant cinq minutes). Selon un autre mode de réalisation, le circuit de supervision est agencé pour identifier un certain nombre de saisies tactiles comme étant non pertinentes (ne devant pas être prises en compte lors de la décision de notifier un événement d'insuffisance). Par exemple, des saisies sur des zones d'écran non actives peuvent être considérées comme non pertinentes. Une zone non active est une zone à laquelle aucune action n'est associée (à l'exception de la détection de la saisie et de la constatation qu'aucune action ne lui est associée), la saisie tactile étant équivalente du point de vue du résultat produit à une absence de saisie. Éventuellement, des saisies visant à effectuer des réglages (réglage de luminosité de la tablette, réglage du volume sonore si la tablette diffuse un son, éventuellement via un casque, etc.) peuvent être considérées comme non pertinentes. Certaines saisies visant par exemple à faire défiler un texte, effectuer un zoom, ou modifier l'orientation d'une image, peuvent être considérées comme non pertinentes. Chaque contenu éducatif peut être associé à un ensemble particulier de types de saisies considérées comme non pertinentes dans le contexte de ce contenu éducatif.

Ainsi, selon un mode de réalisation, le circuit de supervision notifie une absence de saisies pertinentes de l'élève (c'est-à-dire que les seules saisies éventuellement identifiées sont exclues comme étant non pertinentes) lorsque cette absence excède une durée prédéterminée (par exemple cinq minutes).

Selon un autre mode de réalisation, le circuit de supervision notifie le fait que le nombre de saisies pertinentes de l'élève (c'est-à-dire une fois exclues les saisies considérées comme étant non pertinentes) pendant une durée prédéterminée est inférieur à une valeur prédéterminée (par exemple moins de quinze saisies tactiles pertinentes en dix minutes). Cette valeur prédéterminée peut par exemple correspondre au nombre de saisies moyens nécessaire pour effectuer un exercice moyen pendant une période de temps, éventuellement minoré d'un certain pourcentage. Cette minoration éventuelle permet de ne pas signaler les élèves un peu lents, qui sont éventuellement connus, mais de se concentrer plutôt sur ceux ne travaillent vraiment pas assez, et permettre de remédier à ce défaut de travail. Ce mode de réalisation s'applique particulièrement bien aux exercices pour lesquels le nombre d'interactions de l'élève avec la tablette (nombre de saisies tactiles) est censé être réparti d'une manière sensiblement linéaire (par exemple pour les séries de questions courtes et de complexité homogène).

Ainsi, l'enseignant peut se rendre compte qu'un élève ne travaille pas ou nettement trop lentement, alors que, occupé peut-être par d'autres élèves (par exemple des élèves turbulents) ce fait aurait pu lui échapper.

La notification par le circuit de supervision peut déclencher l'affichage, sur un écran de l'ordinateur d'enseignement, d'une liste de tablettes actives (si cette liste n'est pas déjà affichée par défaut). Chaque tablette active peut être associée à une icône. Par exemple une icône verte peut indiquer que l'élève interagit régulièrement avec sa tablette. Une icône jaune peut indiquer que l'élève n'a saisi aucune information (ou aucune information pertinente, ou nettement trop peu d'information ou nettement trop peu d'information pertinente, selon la configuration choisie) depuis un temps supérieur à un seuil déterminé (par exemple une minute). Une icône rouge peut indiquer qu'un autre seuil (par exemple cinq minutes) est dépassé alors que l'élève n'a saisi aucune information (ou aucune information pertinente, ou nettement trop peu d'information ou nettement trop peu d'information pertinente, selon la configuration choisie). Le circuit de supervision peut envoyer un message à l'ordinateur d'enseignement (ou déclencher une interruption logicielle, ou utiliser tout mode de notification approprié) afin de l'informer de tout dépassement de seuil sur l'une quelconque des tablettes, et mettre à jour l'affichage. Il peut déclencher l'émission d'un son particulier attirant l'attention de l'enseignant et de l'élève à chaque fois qu'un seuil est franchi. Ce son peut notamment être émis sur la tablette de l'élève concerné, sur l'ordinateur d'enseignement, ou sur les deux à la fois. Cette option peut être désactivée pour éviter par exemple de stigmatiser un élève.

Afin de rendre l'affichage des tablettes sur l'ordinateur d'enseignement plus convivial, les dispositions suivantes peuvent être prises. Les tablettes peuvent être équipées d'accéléromètres afin de connaître leur position dans la classe. Il faut au minimum deux accéléromètres (un selon un axe horizontal et un selon un autre axe horizontal). Il peut être avantageux d'ajouter un accéléromètre selon un axe vertical pour mesurer également la hauteur de la tablette (mais ce n'est pas indispensable en général). La connaissance de la hauteur peut aider à localiser une tablette temporairement égarée (rangée par exemple par une personne autre que l'enseignant, telle qu'un élève ou une personne chargée du ménage de la classe, voire par l'enseignant lui-même mais dans une armoire mal rangée par exemple). Il est possible d'utiliser plus d'accéléromètres, il est ainsi possible d'utiliser six accéléromètres afin de connaître la position avec plus de précision. Il est également possible de prévoir des gyroscopes afin de connaître l'orientation de chaque tablette, mais ce n'est pas indispensable dans ce contexte (en général).

Le circuit de supervision peut ainsi afficher une liste d'élèves (triée alphabétiquement, ou selon un autre critère, ou non triée), mais aussi afficher un plan de classe correspondant à la position réelle des élèves (telle que communiquée par les accéléromètres de leur tablette) dans la classe, ce qui peut être très pratique pour l'enseignant. Ceci peut lui éviter d'avoir à créer son plan de classe manuellement dans le système. De plus, ceci reflète la situation réelle, avec par exemple des changements de positions inopinés de certains élèves, par exemple pour éloigner deux élèves qui se disputent ou bavardent trop souvent. Ceci permet également une prise en compte automatique de la création de sous groupes (pédagogie différenciée, ou sous groupes définis arbitrairement dans le cadre d'un exercice particulier). Il se peut également que les enfants soient assis par terre (par exemple dans un coin bibliothèque de la classe), selon une disposition imprévisible à l'avance. Le système peut également être utilisé pour des cours de musique ou d'arts plastiques (ou de familiarisation à la littérature, dans la bibliothèque de l'école), ou plus généralement des cours animés non par l'enseignant habituel de la classe mais par un enseignant spécialisé (ou un bibliothécaire, etc.), qui peuvent ne pas connaître tous les élèves (surtout lorsqu'ils sont en charge d'un très grand nombre d'élèves), en particulier les plus timides. De plus ces cours peuvent avoir lieu dans un environnement différent de la classe habituelle (salle de musique, salle d'arts plastiques, etc.), qui peut être équipé de son propre système d'assistance électronique à l'enseignement. Le système peut également être utilisé par un enseignant remplaçant, ne connaissant pas bien les élèves de la classe de l'enseignant absent. Ainsi, obtenir un plan de classe automatique et dynamique peut être extrêmement avantageux, les informations affichées sur l'ordinateur d'enseignement étant immédiatement exploitables.

Selon un mode de réalisation, la station d'accueil peut être agencée pour réinitialiser les accéléromètres des tablettes (et éventuellement réinitialiser leurs gyroscopes si elles en ont). En effet, la mesure angulaire donnée par un gyroscope, ainsi que la position donnée par un accéléromètre, sont obtenus par intégration, ce qui signifie que les erreurs se cumulent et que l'imprécision des mesures données (angle ou position estimée selon un axe donné) croît avec le temps. Les gyroscopes et accéléromètres sont en effet initialisés avec leur attitude et position courantes, puis ils mettent à jour leur position et leur attitude par double intégration de l'accélération qu'ils mesurent. L'attitude (ou orientation) désigne, en trois dimensions, la direction de trois axes de référence d'un objet par rapport à un trièdre de référence. Cette mise à jour diverge au bout d'un certain temps (à cause des petites erreurs accumulées) et il peut être nécessaire de redonner aux accéléromètres (respectivement aux gyroscopes) leur véritable position (respectivement attitude). Selon un mode de réalisation, on considère en première approximation que lorsque les tablettes sont dans leur station d'accueil, elles sont situées à la même position et attitude, et l'on réinitialise tous les accéléromètres (et gyroscopes, si elles en ont) à une seule et unique position (par exemple la position (0,0,0)) et une seule et unique attitude (par exemple (0,0,0)). Ceci signifie que l'imprécision sur la mesure de la position des tablettes est d'un ordre de grandeur similaire à la distance maximale entre les deux ports d'accueil de tablette les plus éloignés l'un de l'autre (au sein de la station d'accueil), soit généralement une distance qui peut être de l'ordre d'un mètre. Dans le cas où les tablettes comportent des gyroscopes, et où ces gyroscopes sont réinitialisés de la façon indiquée, il est nécessaire que la station d'accueil soit agencée de telle façon que les attitudes des tablettes qui y sont insérées soient sensiblement identiques (tout écart introduisant une imprécision dans la détermination des attitudes des tablettes).

Selon un mode de réalisation, la réinitialisation de chaque accéléromètre de chaque tablette tient compte du port dans lequel chaque tablette est insérée, ce qui supprime l'imprécision due à l'approximation selon le paragraphe précédent. La position de chaque port, lorsqu'une tablette y est insérée et est en charge, est réputée fixe par rapport à la station d'accueil. La station d'accueil est agencée pour connaître la position et l'attitude de chaque tablette en charge dans un port donné (identifié par exemple par un numéro de port ou tout autre identifiant) par rapport à la station d'accueil. Ces position et attitude sont définis lors de la conception de la station d'accueil et sont indépendants de la position et de l'attitude de la station d'accueil elle-même.

Ainsi, lorsque la position et l'attitude d'une tablette chargée par un port sont connus, il est possible de déduire immédiatement la position et l'attitude des tablettes en charge dans tous les autres ports. Les positions relatives des tablettes constituent une information suffisante (leur positions absolues seraient potentiellement utiles, mais ne sont pas indispensables en général). Ainsi, le fait de ne pas nécessairement connaître la position et l'attitude de la station d'accueil elle-même n'est pas un problème selon ce mode de réalisation. La position d'une tablette chargée par un port est entièrement déterminée par l'abscisse, l'ordonnée et la hauteur d'un point de référence de la tablette, et l'orientation spatiale de la tablette est entièrement déterminée par l'angle de lacet, de roulis et de tangage de la tablette. Selon un mode de réalisation, seuls importent l'abscisse et l'ordonnée de la tablette. Les différents ports de la station d'accueil peuvent être espacés verticalement et dans un plan horizontal. Par exemple, il peut y avoir dans la station d'accueil trente deux ports fixes, ayant tous la même attitude, répartis sur quatre colonnes, deux colonnes consécutives étant chacune espacées horizontalement de 25cm l'une de l'autre, deux ports consécutifs d'une même colonne étant espacés verticalement de 12cm. Ceci est équivalent à dire que la station d'accueil comprend huit lignes de quatre ports, espacées verticalement l'une de l'autre de 12cm. Ainsi, la réinitialisation des accéléromètres des tablettes peut comprendre la fixation de l'abscisse courante des accéléromètres indiquant l'abscisse des tablettes à zéro, la fixation de l'ordonnée courante des accéléromètres indiquant l'ordonnée des tablettes de la première colonne à zéro, la fixation de l'ordonnée courante des accéléromètres indiquant l'ordonnée des tablettes de la deuxième colonne à 25cm, la fixation de l'ordonnée courante des accéléromètres indiquant l'ordonnée des tablettes de la troisième colonne à 50cm et la fixation de l'ordonnée courante des accéléromètres indiquant l'ordonnée des tablettes de la quatrième colonne à 75cm. Si l'on repère également les tablettes par leur hauteur, la station d'accueil peut réinitialiser les accéléromètres des trente deux tablettes de la manière indiquée précédemment, en fixant de surcroît la hauteur courante des accéléromètres indiquant la hauteur des tablettes de la première ligne à zéro, celle des tablettes de la deuxième ligne à 12cm, et celle des tablettes de la ligne numéro n, n étant compris entre 3 et 8, à (n-1 ) * 12cm.

Ainsi, il est possible de représenter l'ensemble des tablettes à l'écran dans un référentiel lié à la station d'accueil, et de permettre à l'enseignant d'appliquer une rotation de son choix à l'affichage si les tablettes ne sont pas orientées selon la direction qui lui semble la plus intuitive. Selon un mode de réalisation, l'ordinateur d'enseignement comprend un ordinateur portable d'enseignant, qui peut lui même être chargé par la station d'accueil et comprendre des accéléromètres (et éventuellement des gyroscopes). Cet ordinateur portable peut être affiché sur le plan de classe d'une façon différente des tablettes (par exemple d'une couleur différente et d'une taille plus importante), et aider l'enseignant à se repérer immédiatement sur le plan de classe.

Selon un mode de réalisation, les tablettes comprennent des gyroscopes, par exemple un gyroscope selon chacun des trois axes de rotations. Lorsque les tablettes sont dans la station d'accueil, et lorsque tous les ports ont la même attitude et un angle de tangage et de roulis nuls dans un référentiel dont l'axe vertical coïncide avec la verticale de la classe, il est possible de réinitialiser les trois gyroscopes (en plus des accéléromètres) de chaque tablette en fixant à zéro les angles fournis par chacun des trois gyroscopes. Si en revanche les ports sont inclinés vers le bas afin de permettre aux tablettes de glisser vers une position stable au fond du port par gravité (pour leur charge), il est possible de fixer la valeur de l'angle de tangage à la valeur de cet angle d'inclinaison des ports (fixé par construction de la station d'accueil), et de laisser les angles de roulis et de lacet à zéro.

Selon un autre mode de réalisation, la station d'accueil est organisée autrement, mais la position et l'attitude de chacune des tablettes insérées sont comme précédemment fixes par rapport à celles de la station d'accueil. Par exemple, la station d'accueil peut comprendre des ports disposés le long d'arcs de cercle superposés. Il est possible d'enregistrer pour chaque port les six paramètres que constituent les angles de lacet, de roulis et de tangage, ainsi que les trois coordonnées (pouvant correspondre à celles du centre de gravité de la tablette), pour une tablette en charge dans ce port, dans le référentiel de la station d'accueil. La réinitialisation des accéléromètres et gyroscopes de chaque tablette est ainsi réalisée en fixant leurs valeurs comme étant égale aux six paramètres (trois coordonnées et trois angles) associés au port dans lequel cette tablette est chargée.

Selon un mode de réalisation, la station d'accueil est mobile (par exemple montée sur roulettes). Dans ce cas, faute de dispositions supplémentaires (telles que celles proposées ci-après), l'enseignant doit être informé que toutes les tablettes doivent être rangées en même temps dans la station aux fins de réinitialisation de leurs accéléromètres et/ou gyroscopes (et éventuellement de rangement et/ou de rechargement des batteries), ou du moins que la station d'accueil ne doit pas être déplacée tant que les accéléromètres et gyroscopes de toutes les tablettes n'ont pas été réinitialisés (à moins de les réinitialiser à nouveau dans la nouvelle position de la station d'accueil). En pratique on peut supposer que la réinitialisation est effectué au moins une fois par jour (en fin de journée, les tablettes sont typiquement toutes rangées et chargées). La réinitialisation peut être automatique. Il est avantageux qu'elle soit effectuée au moment où la tablette sort de la station d'accueil (ou du moins le plus tard possible avant de sortir), pour qu'elle soit le plus à jour possible (et ait une dérive minimale). Pour ce faire, dès qu'une tablette est insérée dans la station d'accueil, la réinitialisation peut être continue tant que la tablette n'est pas sortie. Alternativement, la réinitialisation peut s'effectuer toutes les minutes (ou selon tout délai spécifié) dès que la tablette est insérée dans la station d'accueil et jusqu'à ce qu'elle en soit sortie. La réinitialisation peut également être manuelle, sur ordre de l'enseignant à l'aide de l'ordinateur d'enseignement.

Selon un autre mode de réalisation, la station d'accueil peut elle même être équipée d'un ensemble d'accéléromètres et de gyroscopes lui permettant de connaître sa propre position. Il est utile pour la station d'accueil de disposer d'au moins deux accéléromètres et d'au moins un gyroscope. Un accéléromètre selon l'axe vertical est généralement superflu car la station d'accueil n'a généralement pas vocation à changer d'altitude (être soulevée ou abaissée) lorsqu'elle est dans la classe (à moins que la classe comprenne une partie plus basse ou plus haute accessible à cette station d'accueil). En revanche, il est possible d'utiliser plus de deux accéléromètres dans le plan horizontal, afin d'améliorer la qualité de la mesure, par exemple la station peut contenir quatre accéléromètres. Il est également possible de prévoir des accéléromètres redondants (par exemple chacun des quatre accéléromètres peut être dupliqué) afin d'assurer une fiabilité élevée (en cas de panne d'un des accéléromètres par exemple). Selon ce mode de réalisation, la station comporte au moins un gyroscope selon l'axe vertical. Des gyroscopes selon les deux autres axes représentant le tangage et le roulis ne sont généralement pas pertinents car le sol des salles de classe est généralement plat et l'on peut en général exclure tout tangage ou roulis. Cependant certaines centrales inertielles peuvent proposer par défaut des gyroscopes selon tous les axes possibles et leur utilisation peut être opportune, même dans les cas où les mesures de deux des gyroscopes ne sont pas nécessairement très pertinentes. Selon un mode de réalisation possible, il est possible d'utiliser plusieurs gyroscopes à des fins de redondance et/ou pour améliorer la qualité de la mesure de l'angle indiquant l'orientation de la station d'accueil selon un axe vertical (angle de lacet). La mesure de cette angle est avantageuse, car la position relative de tablettes est affectée non seulement par une translation du référentiel de la station d'accueil, mais également par une rotation de ce référentiel selon l'angle de lacet.

Une telle station d'accueil, au lieu de (ou en plus de) réinitialiser les accéléromètres (et éventuellement les gyroscopes) des tablettes, les synchronise. C'est-à-dire qu'au lieu de recopier les six paramètres fixes associés à chaque port dans les registres respectifs des trois accéléromètres et trois gyroscopes de la tablette insérée dans ce port, elle utilise ces six paramètres, mais les corrige en tenant compte de la position et de l'attitude de la station. Elle procède ainsi à un changement de référentiel, passant d'un référentiel de la station à un référentiel de la classe. Comme indiqué précédemment, il est possible d'utiliser moins de six paramètres, par exemple on peut n'utiliser que deux paramètres (abscisse et ordonnée) dans la tablette, et les mettre à jour en n'utilisant que trois paramètres de la station d'accueil (son abscisse, son ordonnée, et son angle de lacet). La station peut simultanément synchroniser et réinitialiser les accéléromètres et les gyroscopes de chaque tablette, en prévoyant deux registres pour chaque accéléromètre et chaque gyroscope de chaque tablette. Une série de registres permet ainsi de connaître sa position et son attitude dans un référentiel de la station d'accueil et une autre série de les connaître dans un référentiel de la classe.

Grâce à ces dispositions, l'enseignant peut ne mettre les tablettes à charger dans la station d'accueil que de manière non simultanée et déplacer régulièrement la station d'accueil, sans que cela ne gêne le mécanisme de synchronisation des accéléromètres et gyroscopes des tablettes, puisque le déplacement de la station d'accueil est pris en compte grâce au changement de référentiel. Il convient néanmoins de demander aux enseignants de ne pas retirer une tablette de la station d'accueil lorsqu'elle est en mouvement, ou à défaut de synchroniser les tablettes en continu ou avec un délai de rafraîchissement très bref. Le délai d'une minute proposé dans un mode de réalisation précédent pour la réinitialisation est trop long pour être transposé à la synchronisation dans de telles circonstances, puisqu'en quelques secondes la station d'accueil peut s'être déplacée substantiellement.

En principe, la dérive des accéléromètres et du ou des gyroscopes de la station d'accueil importe peu, dans la mesure où la dérive est suffisamment lente pour qu'elle ne soit pas significatives sur une période de temps nécessaire pour synchroniser toutes les tablettes. Par exemple on peut supposer que les tablettes sont souvent utilisées juste après avoir été sorties de la station d'accueil, et sont en tout état de cause rangées et rechargées et donc synchronisées une fois par jour. La dérive sur la durée d'une journée de classe (soit environ huit heures en général - de 8h30 à 16h30), peut être considérée comme peu importante, et serait infligée dans le cas où une tablette aurait été sortie de la station à 8h30, et une autre à 16h29, les deux étant utilisées durant la dernière minute de cours. Dans ce cas les positions relatives de ces deux tablettes (telles qu'indiquées par leurs accéléromètres et gyroscopes respectifs) seraient faussées par la somme des dérives, entre 8h30 et 16h29, des accéléromètres et gyroscopes de la tablette sortie à 8h30 et des accéléromètres et gyroscopes de la station d'accueil.

Le mode de réalisation ci-dessus dans lequel la station met en œuvre une synchronisation en continu ou à intervalle très bref (lorsque les tablettes sont dans la station) permet de gérer les problèmes de dérives sans même que l'enseignant ne soit au courant de l'existence de tels problèmes. L'enseignant peut ainsi librement déplacer la station d'accueil à tout moment, et charger les tablettes de façon non simultanée, étant entendu que l'autonomie de chaque tablette lui impose en tout état de cause d'être rechargée périodiquement, ce qui permet donc une synchronisation périodique.

Cependant, un système de réinitialisation des accéléromètres et gyroscopes de la station d'accueil peut néanmoins être prévu pour éviter que leur dérive ne devienne tellement importante qu'elle crée par exemple des effets de bords indésirables. Par exemple, un accéléromètre peut dériver plus rapidement qu'un autre, et au bout d'un certain temps, indiquer une valeur pouvant provoquer des dépassements de taille de registre, ou des erreurs d'arrondis introduisant des imprécisions sur les estimations de positions. Par exemple si un accéléromètre initialisé à zéro a dérivé au bout de quelques années à dix kilomètres, les mesures renvoyées par cet accéléromètre seront comprises dans un intervalle de quelques mètres autour de dix kilomètres. Dans un cas d'usage possible, la salle de classe mesure quinze mètres, et l'on cherche à obtenir des mesures précises à environ dix centimètres près. L'accéléromètre renverra alors une position comprise entre environ 10000,0m et 10015,0m, c'est-à-dire que la précision de la mesure qui nous intéresse (une précision à 10cm) représente environ un cent millième de la mesure renvoyée. Si l'on cherche à calculer une distance, on peut être amené à élever la mesure au carré, et la précision de la mesure qui nous intéresse représente alors un dix milliardième du carré de la mesure renvoyée, ce qui peut introduire des erreurs d'arrondis ayant un effet important sur la précision. Afin de remédier à ce risque, il est possible de travailler sur des registres de très grande taille permettant une immunité contre les erreurs d'arrondis, mais cela peut s'avérer très contraignant et réduire les performances, tout en compliquant la portabilité du logiciel et ses mises à jour (dans le cas d'une implémentation logicielle). Alternativement, la station d'accueil peut, dès qu'elle détecte que toutes les tablettes ont été simultanément insérées, réinitialiser ses propres accéléromètres et gyroscopes à zéro, et réinitialiser les accéléromètres et éventuels gyroscopes des tablettes en utilisant les six valeurs associées à chaque port (ou selon tout autre mode de réalisation de réinitialisation précédemment décrit). Cette situation (présence simultanée de toutes les tablettes) n'est pas nécessairement fréquente, car une tablette peut souvent être oubliée dans un casier ou sous une table. Cependant, on peut supposer qu'elle se produit au moins une fois par mois environ, ce qui peut être suffisant. A défaut, la station d'accueil peut, lorsqu'elle constate une dérive importante d'au moins l'un de ses accéléromètres, ou lorsqu'aucune réinitialisation n'a été effectuée depuis une durée supérieure à un seuil donné (par exemple un mois, ou toute valeur appropriée), envoyer un message à l'ordinateur d'enseignement. Une dérive importante peut être considérée comme constatée lorsque la position donnée par un accéléromètre donne une valeur manifestement en dehors de la salle de classe, par exemple une valeur supérieure à cent mètres alors que l'accéléromètre a été initialisé à zéro lorsqu'il a été installé dans la classe. Le message envoyé à l'ordinateur d'enseignement peut afficher une fenêtre demandant à l'enseignant, dès qu'il le peut (par exemple après la classe) de mettre toutes les tablettes dans la station d'accueil afin de procéder à une réinitialisation complète des accéléromètres et gyroscopes de la station, et de ceux des tablettes. Selon un autre mode de réalisation, plutôt que d'envoyer un message pour demander à l'enseignant de mettre toutes les tablettes dans la station d'accueil, la station attend qu'un nombre de tablettes excédant un certain seuil soit présent simultanément dans la station (par exemple 85% des tablettes). Ceci se produit généralement assez souvent (généralement une fois par jour, lorsque les tablettes sont rangées après la classe). La station procède alors à la réinitialisation des accéléromètres et gyroscopes de toutes ces tablettes en même temps qu'elle réinitialise les accéléromètres et gyroscopes de la station d'accueil. Cette manipulation peut avoir pour effet de désynchroniser complètement les tablettes qui ne sont pas dans la station d'accueil (ce n'est pas certain dans le cas où c'est juste le délai d'un mois ou autre qui a déclenché la manipulation, car il se peut théoriquement qu'il n'y ait pas eu de dérive importante, même si c'est peu probable). Cette désynchronisation concerne au plus 15% de tablette si le seuil est fixé à 85%. Ces tablettes désynchronisées peuvent tout d'un coup se trouver virtuellement à une distance absurde des autres tablettes (selon les indications de leurs accéléromètres et gyroscopes). Selon un mode de réalisation, la station d'accueil marque ces tablettes comme étant des tablettes désynchronisées, et le notifie à l'ordinateur d'enseignement. Selon un mode de réalisation, la station d'accueil est gérée par l'ordinateur d'enseignement, qui ne sont qu'un seul et même ordinateur (aucune notification n'est alors nécessaire). Selon une variante, l'ordinateur d'enseignement comprend un ordinateur pour l'enseignant et un serveur physique, et ce serveur physique gère complètement la station d'accueil. Quoi qu'il en soit, l'ordinateur d'enseignement peut alors grouper ces tablettes désynchronisées (ou potentiellement désynchronisées). Ce groupe de tablettes, du moins le sous groupe de celles qui sont en cours d'utilisation par un élève de la classe, peut être affiché à part sur l'écran. Ce sous groupe peut être affiché selon un ordre arbitraire, ou selon un ordre alphabétique du nom des élèves concernés. Les tablettes désynchronisées peuvent également être affichées à part selon leurs positions relatives. Leurs positions relatives peuvent être déterminées sur la base des informations de position désynchronisée (ou potentiellement désynchronisée) de leurs accéléromètres et gyroscopes respectifs. En effet, elles ne sont désynchronisées ou potentiellement désynchronisées que vis-à- vis des tablettes réinitialisées, mais entre elles, elles sont encore en principe sensiblement synchronisées. L'ordinateur d'enseignement peut préciser à l'enseignant, à l'aide d'une indication sur l'écran, que la position de ces quelques tablettes est incertaine et qu'il serait souhaitable de les resynchroniser en les insérant au moins quelques secondes dans la station d'accueil pour qu'elles puissent être affichées avec les autres. Elles ont en tout état de cause vocation à être resynchronisées dès que leur batterie sera vide (puisqu'il faudra alors les insérer dans la station d'accueil pour les charger) ou dès qu'elles seront rangées dans la station d'accueil (par exemple en fin de journée après les cours, indépendamment d'un impératif de charge de batterie).

Selon un mode de réalisation, le système d'assistance électronique à l'enseignement est agencé pour que le contenu éducatif comprenne une partie (au moins) associée à une balise indiquant une fréquence d'interaction tactile attendue. Le seuil prédéterminé à partir duquel une alerte est envoyée à l'ordinateur d'enseignement en cas d'inaction est alors fonction de cette balise.

Ainsi, certains exercices peuvent nécessiter plus de réflexion que de saisies, par exemple une lecture d'un long texte, avant de répondre à des questions, alors que d'autres peuvent être des exercices impliquant une réaction immédiate, comme dans le cas d'exercices de calcul mental. Un contenu éducatif peut correspondre à une session durant laquelle le niveau d'interactivité avec l'élève fluctue. Ainsi, une première partie peut être associée à une première fréquence d'interaction attendue, une deuxième partie à une deuxième fréquence d'interaction attendue, et l'on peut prévoir ainsi autant de parties que nécessaire. Pour une exercice de calcul mental, il est possible que la fréquence d'interaction attendue soit de l'ordre de 0,33Hz, c'est-à-dire que l'élève soit censé répondre à une question toutes les trois secondes en moyenne (évidemment d'autres valeurs sont possibles, notamment selon l'âge des élèves). Cependant, le fait qu'une tablette reste inactive pendant trois secondes n'est pas nécessairement suffisant pour déclencher l'envoi d'une alerte. Un premier seuil (correspondant par exemple à l'affichage d'une icône jaune) peut par exemple être fixé à une première durée (par exemple une minute) pendant laquelle la fréquence d'interaction moyenne reste X fois (par exemple cinq fois) inférieure à la fréquence attendue. Un deuxième seuil (correspondant par exemple à une icône rouge) peut par exemple être fixé à une deuxième durée (par exemple cinq minutes) pendant laquelle la fréquence d'interaction moyenne reste Y fois (par exemple cinq fois également ou éventuellement plus, par exemple dix fois) inférieure à la fréquence attendue. Tous ces seuils peuvent être fixés par défaut et être révisables par l'enseignant à l'aide de l'ordinateur d'enseignement.

Selon un mode de réalisation, les tablettes du système comprennent chacune un élément asymétrique.

Compte tenu de cet élément asymétrique, l'ergonomie de la tablette n'est pas nécessairement la même selon l'orientation de la tablette par rapport à l'utilisateur (et donc selon la position de cet élément asymétrique), et cette ergonomie peut varier selon que l'utilisateur est droitier ou gaucher. Selon un mode de réalisation, l'élément asymétrique est un élément physique de la tablette, constituant ainsi une caractéristique intrinsèque de la tablette (à l'exclusion d'un élément affiché sur l'écran qui dépend des instructions d'affichage reçues par la tablette).

L'élément asymétrique considéré peut être situé sur une surface à la périphérie extérieure de l'écran (au dessus, en dessous, à droit ou à gauche de l'écran), et du même côté (sur la même face de la tablette) que l'écran. Selon un mode de réalisation, l'élément asymétrique est un élément fixe par rapport à la tablette. Est considéré comme fixe un élément asymétrique fixé à un endroit particulier de la tablette et qui ne peut être fixé à d'autres endroits de la tablette que par une personne autre qu'un jeune enfant (cela peut par exemple nécessiter l'utilisation d'un tournevis). Selon un mode de réalisation, l'élément asymétrique peut être mobile dans des limites fixées (par exemple une boule de trackball ou un interrupteur), mais peut être considéré comme fixe au sens de l'invention si ses possibilités de mouvements restent confinées à une zone étroite de la tablette (de l'ordre d'une dimension de l'élément asymétrique).

L'élément asymétrique peut être une webcam, un microphone, un haut parleur (bien qu'il puisse y avoir également deux hauts parleurs éventuellement symétriques l'un de l'autre par rapport à l'écran, produisant un son stéréophonique), un trackball, un touchpad, un clavier, un ou plusieurs bouton(s), etc. Selon un mode de réalisation, l'écran de la tablette est tactile. L'élément asymétrique peut-être un support pour stylet (le stylet étant utilisable pour saisir des informations sur un écran tactile de la tablette). La tablette peut comprendre plusieurs éléments asymétriques (par exemple un support pour stylet et une webcam). Dans ce cas, selon un mode de réalisation, l'ordinateur d'enseignement peut être configuré pour définir un élément asymétrique prioritaire (celui qui doit être pris en compte pour définir l'orientation de la tablette). En effet, il se peut que selon l'âge des élèves, ou le profil de la classe (plus ou moins agitée, etc.), ou encore les préférences de l'enseignant, un élément asymétrique différent soit jugé plus important que les autres pour le choix de l'orientation de la tablette (par exemple il se peut que la webcam ne soit pas utilisée avant six ans, ou simplement que l'enseignant n'envisage pas de l'utiliser, et que le fait que le champ de vision de la webcam puisse être obstrué ne soit pas gênant pour une classe donnée). Cette sélection peut se faire à l'aide d'une interface graphique. Selon un mode de réalisation, le choix de l'élément asymétrique est remplacé par le choix d'une orientation privilégiée pour une configuration donnée (l'orientation étant implicitement due à l'élément asymétrique, fixe par rapport à la tablette, ou à plusieurs éléments asymétriques, mais sans nécessité d'identifier ce ou ces éléments asymétriques).

L'ordinateur d'enseignement du système (stockant une liste d'élèves) enregistre pour chaque élève de la liste un paramètre de latéralité pouvant prendre deux valeurs dont une indique que l'élève est droitier et l'autre qu'il est gaucher. Selon un mode de réalisation, ce paramètre de latéralité est défini par un tiers (par exemple par un enseignant), c'est-à-dire par une personne autre que l'élève (cette opération pouvant être trop complexe pour l'élève).

Le paramètre de latéralité peut prendre plus de deux valeurs, par exemple il peut utiliser une valeur particulière pour indiquer que l'élève est parfaitement ambidextre, ou une autre valeur particulière pour indiquer que la latéralité de l'élève n'est pas déterminable, ou encore une autre valeur pour indiquer que cette latéralité n'est pas connue (qu'elle soit déterminable ou non), cette dernière pouvant être la valeur par défaut.

Le système comprend un circuit d'affichage agencé pour afficher un contenu éducatif sur l'écran d'une des tablettes selon une première orientation si le paramètre de latéralité correspondant à l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de ladite tablette, prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, et selon une deuxième orientation si ce paramètre prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité.

L'affichage d'un contenu éducatif peut ainsi être orienté différemment selon que l'élève utilisant la tablette sur laquelle le contenu éducatif est affiché est identifié comme un élève droitier ou un élève gaucher.

Si l'élève utilisant une tablette n'est pas identifié par le circuit d'identification d'utilisateur de la tablette, ou n'est identifié ni comme un élève droitier ni comme un élève gaucher il est possible de choisir une orientation par défaut, par exemple l'orientation qui serait choisie pour un élève droitier (la plus probablement pertinente). Ce cas de figure peut se produire par exemple si l'élève est ambidextre ou si sa latéralité n'est pas connue, ou n'est pas enregistrée, ce qui peut être le cas lorsqu'un nouvel élève arrive dans la classe en cours d'année ou est envoyé pour la première fois dans cette classe, temporairement, depuis une autre classe.

Le circuit d'affichage peut être un processeur (il peut même s'agir d'un processeur existant de la tablette, tel que son processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre du procédé. Il peut également s'agir d'un processeur graphique, d'un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire d'un circuit électronique préparé entièrement sur mesure, ou d'un microcontrôleur dédié.

La première (de même que la deuxième) orientation est définie par un angle de rotation quelconque (compris 0° et 359,9°) d'une rotation appliquée au contenu éducatif avant de l'afficher sur l'écran.

Cette première et deuxième orientations peuvent donc être chacune représentée par un angle compris entre 0° et 359,9° (il est évidemment possible de l'exprimer dans une autre unité de mesure d'angle) entre un vecteur de référence (pouvant être choisi arbitrairement, une fois pour toutes) de l'écran de la tablette (à savoir un vecteur fixe par rapport à l'écran et généralement fixe par rapport à la tablette, à moins que l'écran soit mobile par rapport à la tablette) et un vecteur de référence (pouvant lui aussi être choisi arbitrairement, une fois pour toutes) du contenu (à savoir un vecteur fixe par rapport à ce contenu). Le vecteur de référence de l'écran de la tablette peut être par exemple, dans le cas où l'écran est rectangulaire, un vecteur reliant un sommet du rectangle délimité par l'écran à l'autre sommet du même côté du rectangle. Le vecteur de référence du contenu est par exemple, pour chaque contenu, un vecteur dirigé verticalement du bas du contenu vers le haut du contenu (évidemment il serait possible de décider une fois pour toutes que ce vecteur doit être un vecteur dirigé horizontalement de la gauche vers la droite, ou encore selon toute direction et tout sens défini arbitrairement une fois pour toutes - mais dans la suite on parlera de verticale, de bas et de haut à titre d'exemple). Le contenu peut être bidimensionnel, et le bas, le haut et la verticale du contenu peuvent être définis par l'auteur du contenu. Le bas, le haut et la verticale du contenu peuvent être déterminés grâce au format de stockage des données représentant ce contenu. Par exemple, le contenu peut être représenté par une matrice de points (par exemple sous forme d'une image dite image bitmap au format BMP). Selon le format BMP, les pixels de l'image sont codés ligne par ligne en partant de la ligne inférieure de l'image. Le format BMP commence donc par spécifier le point en bas à gauche de l'image, puis poursuit par le point suivant juste à droite, et ainsi de suite jusqu'au bout de la ligne du bas. Vient alors le point le plus à gauche de la deuxième ligne en partant du bas, et ainsi de suite jusqu'au point le plus à droite de la ligne tout en haut de l'image. Le contenu peut également être un texte dont les caractères sont codés selon un format ASCII en commençant par le caractère situé en haut à gauche, puis le caractère immédiatement à sa droite, et ainsi de suite, des caractères de saut de ligne permettant de passer à la ligne suivante. La largeur du texte ASCII peut alors correspondre à sa ligne la plus longue, et sa hauteur au nombre de ligne multiplié par la hauteur d'une ligne. Une majorité des formats de contenus comprend une orientation explicite ou implicite. Il est alors possible à partir du seul format du contenu de définir un vecteur vertical dirigé du bas vers le haut du contenu. Par exemple, pour une image bitmap de type BMP, le vecteur peut être le vecteur reliant le point inférieur gauche au point supérieur gauche de cette image. De même, pour un texte ASCII, le vecteur peut être un vecteur perpendiculaire aux lignes de texte et dirigé des lignes du bas vers les lignes du haut (ou s'il n'y a qu'une ligne, dirigé du bas des caractères vers le haut des caractères). Selon une variante possible, il est possible de corriger une erreur humaine dans le codage du contenu. Par exemple, un enseignant peut numériser une photo papier en la plaçant par inadvertance à l'envers dans un scanner (le mot scanner est parfois francisé en scanneur ou en numériseur de document). En suivant le format de l'image numérique produite par le scanner (par exemple une image JPEG) on affiche alors l'image à l'envers. Il est possible de procéder à une analyse de l'image à l'aide d'un logiciel de reconnaissance bien connu de l'état de l'art, et en fonction du résultat, de modifier l'orientation par rapport à l'orientation présumée (issue du seul format). Ainsi, un logiciel de reconnaissance de visages peut-il reconnaître l'orientation d'un visage et réorienter automatiquement l'image afin que le visage soit à l'endroit, de même pour des paysages, etc. Il est possible de modifier le fichier enregistrant l'image numérique de façon à ce que son seul format reflète, après modification, l'orientation réelle du contenu. Ceci est également possible pour des contenus autres que des images (par exemple du texte, en particulier du texte enrichi tel que du texte au format RTF ou HTML, etc.). Selon une variante, il est possible de s'en tenir à l'orientation intrinsèque au format de stockage du contenu même si une analyse du contenu révèle qu'il se peut qu'il ne soit pas à l'endroit (en effet, il se peut que l'enseignant ait en réalité délibérément choisi d'afficher une image à l'envers). L'enseignant peut ainsi activer ou désactiver une option de correction automatique d'orientation du contenu, par exemple à l'aide d'un bouton (ou une case à cocher, etc.) associé à un logiciel adapté.

Le contenu éducatif est ainsi prévu pour être regardé selon une direction et un sens privilégiés (permettant une position optimale du corps et notamment du dos et du cou). Par exemple, une image de paysage est typiquement prévue pour être regardée avec le ciel en haut et le sol en bas. De même, un texte est généralement prévu pour être lu à l'endroit, de gauche à droite (et non incliné ou à l'envers). Cette direction et ce sens privilégiés peuvent être intrinsèques au format de données utilisé pour représenter le contenu éducatif, ainsi que cela a été précisé précédemment. Ainsi, en reliant par des segments et dans l'ordre indiqué: l'œil gauche de l'élève, l'œil droit de l'élève, l'extrémité droite d'une ligne horizontale de texte affichée sur l'écran de la tablette dont l'élève est l'utilisateur identifié, l'extrémité gauche de la même ligne horizontale de texte, et à nouveau l'œil gauche de l'élève, on est censé former une figure plane, plus précisément un trapèze isocèle convexe, lorsque l'élève est en position de confort (qui implique que le tronc de l'élève soit en configuration symétrique et que le plan de symétrie du tronc soit confondu avec le plan de symétrie du crâne).

Cependant, la première et la deuxième orientation sont relatives à la position de la tablette, or la position de l'élève par rapport à la position de la tablette est a priori inconnue. Si la tablette n'est pas convenablement placée par rapport à l'élève, alors la figure formée selon le paragraphe précédent (lorsque le contenu éducatif est un texte présenté de façon habituelle) n'est pas un trapèze isocèle convexe, mais par exemple un trapèze convexe non isocèle (si l'élève est décalé sur la droite ou la gauche de la tablette), un quadrilatère croisé (si la tablette est à l'envers par rapport à l'élève), un quadrilatère non trapézoïdal voire une figure tridimensionnelle. L'élève est alors sans doute spontanément amené à déplacer et/ou faire tourner sa tablette de façon à voir le contenu éducatif de la façon la plus confortable pour lui. Le fait de devoir orienter la tablette en fonction d'une image affichée peut en lui même constituer un exercice d'orientation intéressant d'un point de vue pédagogique (au même titre que le fait de s'identifier avant d'utiliser la tablette en cliquant sur son nom constitue un exercice intéressant de reconnaissance de son nom). La première image affichée peut être un image requise pour l'identification de l'élève. Cette première image peut être une liste de noms parmi lesquels l'élève doit reconnaître le sien (pour se connecter). Selon la configuration de la tablette, la liste peut être dupliquée (une à l'endroit, une à l'envers), pour que la liste soit lisible de façon optimale par un droitier comme par un gaucher. Alternativement, la liste de noms peut être affichée une seule fois mais selon une orientation qui convient indifféremment à un droitier ou à un gaucher. Par exemple, pour une tablette dont le seul élément asymétrique est le support pour stylet, une orientation dans laquelle le support pour stylet se trouve en haut ou en bas de l'écran est également ergonomique pour les droitiers et les gauchers. Selon un mode de réalisation, un enseignant peut effectuer l'opération d'orientation initiale de la tablette pour l'élève (s'il n'y parvient pas). Le fait que les élèves soient le cas échéant amenés à réorienter la tablette ne constitue pas un inconvénient par rapport à l'état de l'art (indépendamment du fait que cela puisse constituer un exercice utile, mais pas nécessairement désiré à ce stade de la séance). En effet, le même problème de l'orientation de la tablette se pose indépendamment de l'invention.

L'élève (ou l'enseignant, pour le compte de l'élève) est ainsi conduit à choisir une orientation de la tablette par rapport à l'élève (orientation qui est déterminée par la première ou la deuxième orientation imposée au contenu éducatif par rapport à la tablette) définie comme étant ergonomique pour l'élève, en fonction de sa latéralité.

Selon un mode de réalisation, le système d'assistance électronique à l'enseignement comprend un circuit d'affichage agencé pour sélectionner la première orientation de façon à ce que l'élément asymétrique se trouve ailleurs qu'à gauche de l'écran lorsque la tablette est orientée selon cette première orientation, et pour sélectionner la deuxième orientation de façon à ce que l'élément asymétrique se trouve ailleurs qu'à droite de l'écran lorsque la tablette est orientée selon cette deuxième orientation.

Ceci est avantageux en particulier lorsque l'écran ne présente pas de symétrie de révolution (il ne s'agit pas d'un disque). Dans ce cas, selon la forme de l'écran, et selon la nature du contenu éducatif à afficher, et il peut ne pas être possible de choisir la position de l'élément asymétrique en toute liberté (c'est-à-dire qu'il peut n'exister qu'un nombre limité de choix), mais seulement d'exclure les positions les plus gênantes.

Par exemple, il n'existe que deux possibilités pour afficher une image de forme elliptique sur un écran de forme elliptique de mêmes dimensions. Il n'existe que trois possibilités pour afficher une image inscrite dans un triangle équilatéral sur un écran de forme correspondant au même triangle équilatéral, quatre possibilités dans le cas d'un carré, deux dans le cas d'un rectangle, etc.

Dans le cas d'un écran de forme rectangulaire, et dans un référentiel ayant pour axes un axe passant par un petit côté du rectangle entourant l'écran et un axe passant par un grand côté du rectangle entourant l'écran, un élément asymétrique peut occuper notamment l'une des huit positions suivantes:

HD: au dessus et à droite de l'écran,

HG: au dessus et à gauche de l'écran,

BD: en dessous et à droite de l'écran,

BG: en dessous et à gauche de l'écran,

SB: en dessous de l'écran à l'exclusion des positions précitées (« strictement en dessous »),

SH: au dessus de l'écran à l'exclusion des positions précitées (« strictement au dessus »),

SG: à gauche de l'écran à l'exclusion des positions précitées (« strictement à gauche »),

SD: à droite de l'écran à l'exclusion des positions précitées (« strictement à droite »).

La position « à droite » signifie donc: « strictement à droite », « au dessus et à droite », ou « en dessous et à droite ».

La position « à gauche » signifie donc: « strictement à gauche », « au dessus et à gauche », ou « en dessous et à gauche ».

La position « au dessus » signifie donc: « strictement au dessus », « au dessus et à gauche », ou « au dessus et à droite ».

La position « en dessous » signifie donc: « strictement en dessous », « en dessous et à gauche », ou « en dessous et à droite ».

De plus, pour un écran rectangulaire, il a été rappelé qu'il n'existait que deux possibilités pour afficher une image rectangulaire de même taille que l'écran.

Ainsi, il n'existe que deux positions possibles pour l'élément asymétrique, que l'on peut choisir en changeant d'orientation.

S'il est en position HD, il peut passer en position BG (et réciproquement).

S'il est en position HG, il peut passer en position BD (et réciproquement).

S'il est en position SH, il peut passer en position SB (et réciproquement). S'il est en position SG, il peut passer en position SD (et réciproquement).

Il convient de décider, pour chaque position possible, laquelle est la moins gênante (la plus ergonomique).

En général, les positions à droite (que ce soit HD, SD ou BD) ou à gauche (que ce soit HG, SG ou BG) sont susceptibles d'être discriminantes, c'est-à-dire qu'elle peuvent être gênantes pour un élève selon qu'il est droitier ou gaucher, et qu'il peut être avantageux de les éviter.

Selon certains modes de réalisation, seules les positions SD et BD d'une part, et SG, BG d'autre part, sont discriminantes (les positions hautes n'étant pas gênantes car elles ne sont typiquement pas atteintes par la main ni le bras lorsque l'élève place sa main directrice au dessus de l'écran pour écrire).

Selon un mode de réalisation, un élève droitier ne doit pas avoir d'élément asymétrique (potentiellement gênant) sur sa droite, et de même un élève gaucher ne doit pas avoir d'élément asymétrique (potentiellement gênant) sur sa gauche. Par exemple, il se peut qu'un enseignant décide de ne pas utiliser de stylet pour les classes dont les élèves ont moins de quatre ans (car ils ne sont pas assez habiles avec un stylet pour un type d'exercice donné), et les fasse écrire avec leurs doigts directement. Dans ce cas, le porte stylet peut être une gêne (même si le stylet a été retiré) s'il se trouve du côté de la main directrice de l'élève.

Mais inversement, dans le cas où l'enseignant fait écrire ses élèves avec le stylet (par exemple s'ils ont plus de quatre ans, ou si l'enseignant effectue avec des enfants de moins de quatre ans des exercices faciles avec stylet, pour les habituer à cet outil), c'est au contraire le fait que l'élève soit obligé d'aller chercher le stylet du côté gauche alors qu'il est droitier (et réciproquement pour les gauchers) qui peut s'avérer gênant. Ainsi, selon un mode de réalisation, le système privilégie un affichage dans lequel l'élément asymétrique est à droite pour un élève droitier et à gauche pour un élève gaucher.

Selon d'autres modes de réalisation, il se peut que les positions SB ou SH soient discriminantes (mais le sont souvent de manière indépendantes du caractère droitier ou gaucher de l'élève). En effet, il peut par exemple être gênant que l'élève accroche un élément asymétrique de grande taille en position SB lorsqu'il écrit sur l'écran, ou a contrario qu'il soit obligé d'étendre sa main jusqu'au dessus de l'écran pour aller actionner un élément asymétrique en position SH.

Pour certaines configurations, les deux possibilités d'orientation (par exemple SB et SH) peuvent être également ergonomiques (elles ne sont alors pas discriminantes). Dans ce cas, il est possible de choisir arbitrairement l'une des deux positions (ou, comme il sera détaillé plus loin, choisir l'une des positions en faisant intervenir des paramètres supplémentaires propres à la tablette).

Selon un mode de réalisation, le système comprend un module de configuration (qui peut être intégré à l'ordinateur d'enseignement, et dans le cas ou cet ordinateur d'enseignement est associé à un serveur, dans ce serveur). Le module de configuration contient le cas échéant un ensemble de configurations par défaut (privilégiant une orientation plutôt qu'une autre selon l'âge des élèves, le type d'exercice, selon une liste de priorité entre différents éléments asymétriques, etc.). Le module de configuration permet également à un enseignant de définir lui-même ses propres profils (privilégiant, de façon similaire aux configurations par défaut, une orientation plutôt qu'une autre selon l'âge des élèves, le type d'exercice, selon une liste de priorité entre différents éléments asymétriques, etc.). Les profils personnalisés peuvent faire intervenir des types d'exercice personnalisés, ou encore prendre des choix opposés au choix par défaut dans des circonstances identiques.

Ainsi, une fois un profil sélectionné, l'orientation des tablettes des élèves est conditionnée (selon qu'ils sont droitiers ou gauchers) par ce profil.

La gauche et la droite de l'écran peuvent être définis, en fonction du contenu affiché (qui implique une orientation de la tablette permettant de voir correctement ce contenu), pour des écrans autres que des écrans rectangulaires. Ces définitions se comprennent intuitivement, mais il est également possible de la définir mathématiquement.

Par exemple, la surface de la tablette étant plane et comprenant un écran plan de forme quelconque, la partie gauche de l'écran peut être définie de la façon suivante. On définit d'abord un vecteur V_G (vecteur gauche) comme étant le vecteur résultant de l'application, au vecteur de référence de l'écran, d'une rotation vectorielle d'un angle égal à l'orientation choisie (première ou deuxième orientation) plus 90°. On définit ensuite la périphérie gauche de l'écran comme l'ensemble des points PT PER_G de l'écran tels que quel que soit le scalaire strictement positif k, PT_PER_G+k * V_G ne soit pas un point de l'écran. On définit enfin la gauche de l'écran comme étant la zone de la tablette définie par l'ensemble des points PT_ZONE_G de la tablette tels qu'il existe un scalaire strictement positif k tel que PT_ZONE_G = PT_PER_G+k * V_G. La zone ailleurs qu'à gauche de l'écran désigne alors la zone autre que l'écran et la gauche de l'écran.

De même, la partie droite de l'écran peut être définie de la façon suivante. On définit d'abord un vecteur V_D (vecteur droite) comme étant le vecteur résultant de l'application, au vecteur de référence de l'écran, d'une rotation vectorielle d'un angle égal à l'orientation choisie (première ou deuxième orientation) moins 90°. On définit ensuite la périphérie droite de l'écran comme l'ensemble des points PT PER_D de l'écran tels que quel que soit le scalaire strictement positif k, PT_PER_D+k * V_D ne soit pas un point de l'écran. On définit enfin la droite de l'écran comme étant la zone de la tablette définie par l'ensemble des points PT_ZONE_D de la tablette tels qu'il existe un scalaire strictement positif k tel que PT_ZONE_D = PT_PER_D+k * V_D. La zone ailleurs qu'à droite de l'écran désigne alors la zone autre que l'écran et la droite de l'écran.

Les définitions ci-dessus de la gauche et de la droite sont des définitions de gauche stricte et de droite stricte au sens des exemples donnés précédemment pour des écrans rectangulaires (SD et SG).

Selon un mode de réalisation, un système d'assistance électronique à l'enseignement comprend une tablette dont l'écran est sensiblement rectangulaire et dont l'élément asymétrique se trouve dans un demiplan délimité par un axe passant par l'un des petits côtés du rectangle correspondant à l'écran et ne comprenant pas ce rectangle. Le circuit d'affichage est agencé, lorsque l'affichage est configuré en mode paysage, pour sélectionner, si le paramètre de latéralité de l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de la tablette, prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, comme première orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à droite de l'écran (pour un élève placé devant l'écran de façon à visualiser le contenu éducatif de façon convenablement orientée). Le caractère convenablement orienté peut s'apprécier notamment avec un contenu éducatif textuel et le test du trapèze isocèle convexe précédemment exposé. Cette première orientation peut correspondre à une absence de rotation du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve déjà à droite de l'écran pour un affichage conventionnel (c'est-à-dire à une première orientation ne modifiant pas l'affichage par défaut), et à une rotation de 180° du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve à gauche de l'écran.

A contrario, si ce paramètre de latéralité prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité, le circuit d'affichage est agencé pour sélectionner, comme deuxième orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à gauche de l'écran (pour un élève placé devant l'écran de façon à visualiser le contenu éducatif de façon convenablement orientée). Cette deuxième orientation peut correspondre à une absence de rotation du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve déjà à gauche de l'écran pour un affichage conventionnel (c'est-à-dire à une deuxième orientation ne modifiant pas l'affichage par défaut), et à une rotation de 180° du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve à droite de l'écran.

Selon un mode de réalisation, le circuit d'affichage est lui-même agencé pour configurer l'écran en mode paysage (c'est-à-dire pour que la largeur de la surface d'affichage soit supérieure à sa hauteur), soit sur commande (par exemple d'un enseignant), soit en fonction du contenu éducatif transmis. Selon un mode de réalisation, le système identifie le contenu éducatif comme un contenu en mode paysage en utilisant le format des données utilisées pour représenter le contenu. Ce format peut ainsi indiquer que le contenu est plus large que haut (cas par exemple d'une image bitmap comprenant plus de pixels par ligne que de lignes). Selon un mode de réalisation, le contenu éducatif est identifié comme un contenu en mode paysage par analyse du type de contenu ou de ce que le contenu représente. Par exemple un texte ASCII peut ne comprendre qu'une ligne (éventuellement très longue) par paragraphe (et n'utiliser des sauts de lignes que pour passer d'un paragraphe au paragraphe suivant) et le circuit d'affichage peut adapter ce texte aux dimensions de l'écran en procédant à l'ajout automatique d'un saut de ligne à chaque fois qu'une fin de ligne de l'écran est atteinte (ce qui revient à redimensionner le texte). Un texte ASCII peut alors être prévu pour être affiché selon un mode par défaut (par exemple en mode paysage). Alternativement, le système peut tenir compte du nombre de mots du texte ASCII pour choisir une présentation en mode paysage. Ainsi, un texte ASCII très court (par exemple une phrase de moins de dix mots) peut être affiché par défaut en mode paysage en gros caractères.

Selon un mode de réalisation, le contenu éducatif est identifié comme un contenu en mode paysage à l'aide d'un paramètre intégré (ou associé) au contenu éducatif et indiquant que le mode paysage est requis ou du moins plus adapté. Le paramètre peut consister en une ou plusieurs métadonnées associées au contenu et précisant le mode d'affichage désiré (par exemple le mode paysage). Le système est alors agencé pour configurer automatiquement l'affichage en mode paysage.

Evidemment, lorsque les dimensions du contenu ne correspondent pas exactement à celles de l'écran, il est possible de procéder, selon une technique connue, soit à une mise à l'échelle (zoom arrière ou zoom avant jusqu'à ce que le contenu soit affiché en totalité et remplisse une surface maximale de l'écran), ou encore à une troncature du contenu (exclusion de parties non essentielles qui dépassent, comme cela se fait par exemple avec la troncature de films de cinéma au format 16/9).

En revanche, lorsque ce système est configuré, le cas échéant, en mode portrait, il n'est pas garanti que l'on puisse choisir que l'élément asymétrique soit à gauche ou à droite. Dans le cas où il n'est pas possible que cet élément soit placé à droite ou à gauche (c'est-à-dire lorsque l'élément asymétrique est en position SH ou SB), il convient de choisir entre la position SH et la solution SB. Dans le cas où le profil personnalisé (ou la configuration par défaut) applicable du module de configuration (ou tout autre mode de fixation des règles à appliquer pour choisir l'orientation) prévoit que l'une des positions SB ou SH est préférable dans le contexte considéré, le système peut être agencé pour choisir cette position (le cas échéant en imposant une rotation de 180°).

Dans le cas contraire, une des deux positions peut être choisie par défaut (par exemple la position SH).

Il est également possible de prévoir les dispositions suivantes pour choisir entre SB et SH. Les tablettes peuvent être équipées d'un gyroscope (tel qu'un gyroscope de type MEMS). Le gyroscope peut mesurer l'angle de lacet (rotation selon un angle vertical de la classe). Selon un mode de réalisation, les tablettes sont rangées toutes avec la même attitude dans une station d'accueil fixe (qui permet également de recharger leur batterie) lorsqu'elles ne sont pas utilisées. L'attitude désigne, en trois dimensions, la direction de trois axes de référence d'un objet par rapport à un trièdre de référence. A chaque fois qu'un tablette est rangée dans la station d'accueil, son gyroscope est réinitialisé à zéro (pour corriger la dérive du gyroscope dans le temps). Ce rangement se produit généralement au moins une fois par jour car il est difficilement concevable que les tablettes soient entreposées de manière désordonnée pendant plus d'une journée. Les tablettes sont rangées ne serait- ce que pour être rechargées par la station. Les plans de classe habituels contiennent souvent des rangées d'élèves tous tournés vers l'enseignant. Toutes les tables des élèves sont alors parallèles et les élèves orientés de la même façon. Le module de configuration peut être agencé pour permettre un enregistrement de cette orientation. L'enseignant peut par exemple s'identifier sur une tablette (dont le gyroscope vient de préférence d'être réinitialisé dans la station d'accueil), avec un identifiant de configuration (au lieu d'un identifiant d'élève). Il peut alors placer cette tablette sur une table d'écolier en l'orientant selon la direction (et dans le sens) élèves vers enseignant. La tablette peut afficher sur son écran une grosse flèche, avec à sa pointe une représentation symbolique de l'enseignant et à sa base une représentation symbolique des élèves, pour rendre la manipulation plus intuitive. L'enseignant peut alors cliquer sur un lien pour transmettre l'information gyroscopique de référence à l'ordinateur d'enseignement. Le gyroscope d'une tablette peut ainsi identifier l'angle de lacet correspondant à une orientation vers le tableau (de l'élève vers vers l'enseignant). Il est alors possible de déterminer si, compte tenu de l'orientation courante de la tablette, il est possible de minimiser la rotation de la tablette par l'élève en choisissant, parmi les deux positions SB et SH (indifférentes) celle qui permet la moindre rotation de la tablette.

En particulier, si l'une des positions SB ou SH permet d'éviter toute rotation, elle est sélectionnée. Ce cas de figure est assez probable avec un écran rectangulaire qui ne permet que quatre orientations potentiellement correctes pour des applications conventionnelles (deux en portrait et deux en paysage). Il est en effet probable qu'un élève n'oriente pas sa tablette autrement qu'à 0°, 90°, 180° ou 270°, qui sont les orientations les plus naturelles. L'utilisation du gyroscope permet donc dans certains cas de choisir la bonne orientation sans avoir à faire tourner la tablette par l'élève (en choisissant entre une absence de rotation et une rotation à 180°). Une rotation de 90° peut être nécessaire si la tablette est placée en orientation portrait alors qu'elle doit afficher un contenu en mode paysage, ou réciproquement.

Selon un mode de réalisation, les tablettes comprennent, en plus du gyroscope, des accéléromètres pour mesurer (par double intégration) une position au moins dans un plan horizontal de la classe. Selon ce mode de réalisation, l'ordinateur d'enseignement est (ou comprend) un ordinateur portable utilisé par l'enseignant (cet ordinateur portable peut être une tablette du type de celles utilisées par les élèves). Cet ordinateur portable comprend lui aussi des accéléromètres pour mesurer une position au moins dans un plan horizontal de la classe, et ces accéléromètres (ainsi que ceux des tablettes) sont régulièrement réinitialisés dans la station d'accueil fixe. Le module de configuration peut être agencé pour fonctionner dans le cadre d'un plan de classe non conventionnel (selon une répartition arbitraire des tables, les différentes tables pouvant par exemple entourer l'enseignant, ou se regrouper par groupes de tailles éventuellement différentes). Chaque tablette, connaissant sa position, peut déterminer l'orientation théorique de l'élève (vecteur dirigé de la position de la tablette vers la position théorique de l'enseignant, correspondant à la position de l'ordinateur portable) et donc choisir entre les positions SB et SH celle qui nécessite le moins de rotation (ou comme indiqué précédemment, celle qui, parfois, ne nécessite aucune rotation de la tablette plutôt que celle qui nécessite une rotation de 180°).

De plus, le fait d'intégrer des gyroscopes et des accéléromètres dans les tablettes permet d'autres fonctions, notamment la création d'un plan de classe facilitant la supervision de la classe (par exemple, un circuit de supervision de classe peut, plutôt que d'afficher une liste d'élèves triée alphabétiquement, afficher un plan de classe correspondant à la position réelle des élèves dans la classe).

Au lieu d'utiliser des gyroscopes et/ou des accéléromètres, ou en complément, le module de contrôle peut comprendre une interface permettant de forcer l'orientation d'une tablette depuis l'ordinateur d'enseignement lorsque plusieurs orientations sont possibles (SB et SH).

L'enseignant peut ainsi voir comment la tablette d'un (ou plusieurs) élève(s) est orientée, et plutôt que d'aller jusqu'à sa (leur) table(s), changer l'orientation de l'affichage d'un simple clic si elle est en SB au lieu de SH (ou réciproquement) alors que les deux positions sont possibles.

Selon un mode de réalisation, un système d'assistance électronique à l'enseignement comprend une tablette dont l'écran est sensiblement rectangulaire et l'élément asymétrique se trouve dans un demi-plan délimité par un axe passant par l'un des grands côtés du rectangle correspondant à l'écran et ne comprenant pas ce rectangle.

Le circuit d'affichage étant agencé, lorsque l'affichage est configuré en mode portrait, pour sélectionner, si le paramètre de latéralité de l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de la tablette, prend une première des deux valeurs de paramètre de latéralité, comme première orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à droite de l'écran (pour un élève placé devant l'écran de façon à visualiser le contenu éducatif de façon convenablement orientée). Cette première orientation peut correspondre à une absence de rotation du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve déjà à droite de l'écran pour un affichage conventionnel (c'est-à-dire à une première orientation ne modifiant pas l'affichage par défaut), et à une rotation de 180° du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve à gauche de l'écran.

A contrario, si ce paramètre de latéralité prend la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité, le circuit d'affichage est agencé pour sélectionner, comme deuxième orientation, une orientation telle que l'élément asymétrique se trouve à gauche de l'écran (pour un élève placé devant l'écran de façon à visualiser le contenu éducatif de façon convenablement orientée). Cette deuxième orientation peut correspondre à une absence de rotation du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve déjà à gauche de l'écran pour un affichage conventionnel (c'est-à-dire à une deuxième orientation ne modifiant pas l'affichage par défaut), et à une rotation de 180° du contenu éducatif si l'élément asymétrique se trouve à droite de l'écran.

Selon un mode de réalisation, le circuit d'affichage est lui-même agencé pour configurer l'écran en mode portrait (c'est-à-dire pour que la hauteur de la surface d'affichage soit supérieure à sa largeur), soit sur commande (par exemple d'un enseignant), soit en fonction du contenu éducatif transmis. Selon un mode de réalisation, le système identifie le contenu éducatif comme un contenu en mode portrait en utilisant le format des données utilisées pour représenter le contenu. Ce format peut ainsi indiquer que le contenu est plus haut que large (cas par exemple d'une image bitmap comprenant plus de lignes que de pixels par ligne). Selon un mode de réalisation, le contenu éducatif est identifié comme un contenu en mode portrait par analyse du type de contenu ou de ce que le contenu représente. Par exemple un texte ASCII peut ne comprendre qu'une ligne (éventuellement très longue) par paragraphe (et n'utiliser des sauts de lignes que pour passer d'un paragraphe au paragraphe suivant) et le circuit d'affichage peut adapter ce texte aux dimensions de l'écran en procédant à l'ajout automatique d'un saut de ligne à chaque fois qu'une fin de ligne de l'écran est atteinte (ce qui revient à redimensionner le texte). Un texte ASCII peut alors être prévu pour être affiché selon un mode par défaut (par exemple en mode portrait). Alternativement, le système peut tenir compte du nombre de mots du texte ASCII pour choisir une présentation en mode portrait. Ainsi, un texte ASCII très long (par exemple comprenant plus de mille caractères) peut être affiché par défaut en mode portrait Selon un mode de réalisation, le contenu éducatif est identifié comme un contenu en mode portrait à l'aide d'un paramètre indiquant que le mode portrait est requis ou du moins plus adapté. Le paramètre peut consister en une ou plusieurs métadonnées associées au contenu et précisant le mode d'affichage désiré (par exemple le mode portrait). Le système est alors agencé pour configurer l'affichage en mode portrait.

En revanche, lorsque ce système est configuré, le cas échéant, en mode paysage, il n'est pas garanti que l'on puisse choisir que l'élément asymétrique soit à gauche ou à droite. Dans le cas où il n'est pas possible que cet élément soit placé à droite ou à gauche (c'est-à-dire lorsque l'élément asymétrique est en position SH ou SB), il convient de choisir entre la position SH et la solution SB. Dans le cas où le profil personnalisé (ou la configuration par défaut) applicable du module de configuration (ou tout autre mode de fixation des règles à appliquer pour choisir l'orientation) prévoit que l'une des positions SB ou SH est préférable dans le contexte considéré, le système peut être agencé pour choisir cette position (le cas échéant en imposant une rotation de 180°).

Dans le cas contraire, une des deux positions peut être choisie par défaut (par exemple la position SH).

II est également possible de prévoir les dispositions envisagées dans le précédent mode de réalisation, et faisant appel à un gyroscope, et/ou à des accéléromètres. Le système peut ainsi choisir entre les positions SB et SH celle qui nécessite le moins de rotation (ou comme indiqué précédemment, celle qui, parfois, ne nécessite aucune rotation plutôt que celle qui nécessite une rotation de 180°).

Dans le cas où les deux rotations (pour atteindre SB ou pour atteindre SH) seraient équivalentes (c'est-à-dire si la tablette est en mode paysage alors qu'un mode portrait est demandé), il est possible d'en choisir une aléatoirement, puis, si l'élève se trompe de sens de rotation, de corriger automatiquement en sélectionnant l'autre position. Ceci est évidemment possible également dans le cas d'une tablette orientée en mode portrait alors qu'elle a vocation à être orientée en mode paysage. Selon un mode de réalisation, le circuit d'affichage est agencé pour afficher un contenu éducatif comprenant différents éléments. Le système comprend un circuit d'interface graphique agencé pour répartir les différents éléments du contenu éducatif sur l'écran d'une des tablettes de façon différente selon que le paramètre de latéralité de l'utilisateur courant de ladite tablette, tel que déterminé par le circuit d'identification d'utilisateur de ladite tablette, prend une première ou la deuxième des deux valeurs de paramètre de latéralité. Par exemple, la tablette peut afficher un clavier virtuel à l'écran, l'élève pouvant cliquer sur les lettres affichées afin de les écrire. Ce clavier peut être placé soit d'un côté de l'écran, soit de l'autre, selon que l'élève est droitier ou gaucher. Ainsi, non seulement les tablettes d'un droitier et d'un gaucher ne sont-elles pas nécessairement orientées de la même façon, mais de plus, le contenu affiché peut être différent. Il est possible de hiérarchiser les différents éléments du contenu à afficher. Ceux qui sont les plus importants (par exemple une consigne d'exercice) peuvent être affichés dans une zone d'écran qui est la moins susceptible d'être cachée par la main de l'élève (compte tenu de sa latéralité), alors que les moins importants peuvent être placés dans les zones qui ont le plus de chance de ne pas être aussi bien vues par l'élève (par exemple en bas à droite de l'écran pour un élève droitier).

Le circuit d'interface graphique peut être un processeur (il peut même s'agir d'un processeur existant d'une tablette ou de l'ordinateur d'enseignement, tel que leur processeur principal), associé à une mémoire stockant un programme adapté pour la mise en œuvre de la procédure d'affichage du contenu éducatif. Il peut également s'agir d'un circuit électronique dédié, tel qu'un ASIC ou un FPGA, voire d'un circuit électronique préparé entièrement sur mesure, ou d'un microcontrôleur dédié. Il peut également s'agir d'une combinaison d'un composant de la tablette et d'un composant de l'ordinateur d'enseignement. La figure 2 illustre un procédé effectuant les étapes suivantes.

Lors d'une étape CONF1 , un circuit de configuration de classe définit une liste d'élèves. Lors d'une étape CONF2, il définit un groupe d'élèves sélectionnés parmi les élèves de la liste. Lors d'une étape CONF3, il enregistre sur un ordinateur d'enseignement la liste d'élèves et le ou les groupe(s) d'élèves.

Lors d'une étape DEF1 , un circuit de définition de contenus éducatifs définit des fichiers multimédia représentant chacun une session éducative. Lors d'une étape DEF2, il associe à chacun de ces fichiers multimédia au moins une métadonnée permettant de trier ces fichiers multimédia. Lors d'une étape DEF3, il enregistre sur l'ordinateur d'enseignement les fichiers multimédia et métadonnées associées.

Lors d'une étape CREATE1 , un circuit de création de séance éducative sélectionne, à partir des fichiers multimédia définis par le circuit de définition de contenus éducatifs, un sous ensemble de fichiers multimédia susceptibles d'être utilisés pendant une séance éducative donnée. Lors d'une étape CREATE2 il sélectionne au moins un groupe d'élèves parmi le ou les groupe(s) définis par le circuit de configuration de classe. Lors d'une étape CREATE3, il associe à chaque groupe d'élèves ainsi sélectionné un ou plusieurs fichiers multimédia choisi(s) parmi le sous ensemble de fichiers multimédia. Lors d'une étape CREATE4, il crée un fichier de séance indiquant lesdits groupes sélectionnés et le(s) fichier(s) multimédia associé(s) à chacun desdits groupes sélectionnés. Lors d'une étape CREATE5, il enregistre le fichier de séance sur l'ordinateur d'enseignement.

Lors d'une étape MNG1 , un circuit de gestion de séance éducative d'un fichier de séance lance l'exécution du fichier de séance, comprenant, pour chaque groupe indiqué dans le fichier de séance, le déclenchement de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s). Lors d'une étape MNG2 il poursuit cette exécution, qui comprend la supervision, par l'ordinateur d'enseignement, de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s).

Selon un mode de réalisation, un procédé d'assistance électronique à l'enseignement est mis en œuvre par un système (tel qu'un système selon l'un des modes de réalisation précédemment décrits). Le système comprend :

- un ordinateur d'enseignement,

- une pluralité de tablettes sans fil, comprenant chacune un écran et un circuit d'identification d'utilisateur, - une station d'accueil agencée pour accueillir la pluralité de tablettes sans fil et pour assurer le chargement en parallèle de batteries de la pluralité de tablettes sans fil,

- un circuit de configuration de classe,

- un circuit de définition de contenus éducatifs,

- un circuit de création de séance éducative et

- un circuit de gestion de séance éducative.

Le procédé comprend (en fonction des saisies effectuées sur le système par un enseignant utilisateur du système) la définition, par le circuit de configuration de classe, d'une liste d'élèves et d'au moins un groupe d'élèves sélectionnés parmi les élèves de ladite liste d'élèves, et l'enregistrement sur l'ordinateur d'enseignement d'une part de ladite liste d'élèves et d'autre part dudit ou desdits groupe(s) d'élèves.

Le procédé comprend (en fonction des saisies effectuées sur le système par un enseignant utilisateur du système) la définition, par le circuit de définition de contenus éducatifs, de fichiers multimédia représentant chacun une session éducative, l'association à chacun de ces fichiers multimédia d'au moins une métadonnée permettant de trier les fichiers multimédia ainsi définis, et l'enregistrement sur l'ordinateur d'enseignement desdits fichiers multimédia et métadonnées associées.

Le procédé comprend (en fonction des saisies effectuées sur le système par un enseignant utilisateur du système) la définition, par le circuit de création de séance éducative, à partir des fichiers multimédia définis par le circuit de définition de contenus éducatifs, d'un sous ensemble de fichiers multimédia susceptibles d'être utilisés pendant une séance éducative donnée, la sélection d'au moins un groupe d'élèves parmi le ou les groupe(s) définis par le circuit de configuration de classe, l'association à chaque groupe d'élèves ainsi sélectionné d'un ou plusieurs fichiers multimédia choisi(s) parmi le sous ensemble de fichiers multimédia, la création d'un fichier de séance indiquant lesdits groupes sélectionnés et le(s) fichier(s) multimédia associé(s) à chacun desdits groupes sélectionnés, et l'enregistrement dudit fichier de séance sur l'ordinateur d'enseignement. Le procédé comprend (en fonction des saisies effectuées sur le système par un enseignant utilisateur du système) l'exécution, par le circuit de gestion de séance éducative d'un fichier de séance, ladite exécution du fichier de séance comprenant, pour chaque groupe indiqué dans le fichier de séance, le déclenchement de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s) et la supervision, par l'ordinateur d'enseignement, de l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s), l'exécution dudit ou desdits fichiers multimédia associé(s) comprenant l'envoi, depuis l'ordinateur d'enseignement vers toutes les tablettes sans fil ayant identifié, avec leur circuit d'identification, leur utilisateur comme étant l'un des élèves du groupe, d'un contenu éducatif correspondant audit ou auxdits fichier(s) multimédia associé(s) et la gestion dudit contenu éducatif par chacune des tablettes sans fil.

Selon un mode de réalisation, un programme d'ordinateur comprend une série d'instructions mettant en œuvre le procédé selon l'une des modes de réalisation lorsque ces instructions sont exécutées par un ou plusieurs processeur(s). Ce programme peut être écrit notamment en langage assembleur, en langage C, ou langage Java, en langage C#, ou en tout autre langage adapté. Le langage peut être différent pour une partie de programme située dans une tablette et pour une partie de programme située dans l'ordinateur d'enseignement ou dans les différents circuits selon des modes de réalisation de l'invention.

Selon un mode de réalisation, un support de stockage non transitoire lisible par ordinateur stocke un programme selon le paragraphe précédent. Le support de stockage peut être une mémoire réinscriptible (par exemple de type EEPROM ou Flash, ou encore RAM sauvegardée par batterie) ou non (par exemple de type ROM). Cette mémoire peut être intégrée à une tablette, soit sur sa carte mère directement, soit sous forme de carte mémoire (telle qu'une carte microSD ou autre). Le support de stockage peut également être un support magnétique de type disque dur (éventuellement intégré au sein d'un ordinateur d'enseignement). L'invention ne se limite pas aux formes de réalisation décrites ci-avant à titre d'exemple ; elle s'étend à d'autres variantes.

Certains perfectionnements sont indépendants les uns des autres, par exemple la station d'accueil comprenant des moyens de synchronisation des accéléromètres (et gyroscopes éventuels) des tablettes peut être mise en œuvre indépendamment des autres aspects de l'invention. Des solutions alternatives aux accéléromètres sont concevables (par exemple une triangulation à l'aide d'émetteurs disposés dans la classe et de récepteurs installés dans les tablettes, cette solution étant moins souple d'utilisation et plus complexe à installer, mais pouvant être plus précise et ne dérivant pas substantiellement).

Les modes de réalisation concernant les procédés peuvent être transposés aux systèmes, et réciproquement.