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Title:
MODULE FOR PRODUCING A BARRIER FOR PROTECTION AGAINST SURFACE RUNOFF AND BARRIER INCLUDING AT LEAST ONE SUCH MODULE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2018/024969
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a module for producing a barrier for protection against surface runoff, said module including: a liquid holding tank (9); a wall (2) extending substantially vertically between an upper edge and a base capable of resting on a substantially planar surface, said wall (2) having at least one opening (16) arranged near said base, so as to allow said liquid to flow through the wall (2) towards the holding tank (9). The module according to the invention is characterised in that said at least one opening (16) is provided with a butterfly valve (14) with two flaps (14a, 14b) substantially in the same plane and on either side of a substantially horizontal axis, via which the valve is mounted so as to pivot in the opening, in the same way as the butterfly valve between two positions, including one closed position in which the valve seals the opening, and a maximum opening position, in which a lower flap (14a) is pivoted towards the inside of the tank (9) and tilted towards the bottom, resting against an abutment (11) rigidly connected to the tank (9), and an upper flap (14b) is pivoted towards the outside of the tank (9) and tilted towards the top, the butterfly valve thus being capable of being opened by said liquid arriving against the front surface of the wall (2) which is facing the opposite side of the tank (9), and capable of being closed by the liquid when the level of liquid provided against said front surface of the wall (2) is above the valve (14).

Inventors:
NGUYEN VAN, Luc (38 rue Faidherbe, Paris, 75011, FR)
Application Number:
FR2017/052114
Publication Date:
February 08, 2018
Filing Date:
July 27, 2017
Export Citation:
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Assignee:
CUIRASSIER (38 Rue Faidherbe, Paris, 75011, FR)
International Classes:
E02B3/10
Domestic Patent References:
WO2008076049A12008-06-26
WO2008094673A12008-08-07
WO2008076049A12008-06-26
Foreign References:
US20150110558A12015-04-23
EP1907631A12008-04-09
Attorney, Agent or Firm:
BEROGIN, Francis et al. (Cabinet Plasseraud, 66 rue de la Chaussée d'Antin, Paris Cedex 09, 75440, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Module (1) pour la réalisation d'une barrière de protection contre les écoulements de surface, ledit module comportant :

- un bac (9) de rétention d'un liquide,

- une paroi (2) s 'étendant sensiblement verticalement entre un bord supérieur (21) et une embase (3) apte à reposer sur une surface sensiblement plane et horizontale, ladite paroi (2) présentant au moins une ouverture (16) ménagée à proximité de ladite embase, pour laisser ledit liquide (E) s'écouler à travers la paroi (2) vers le bac (9) de rétention, ladite au moins une ouverture (16) étant équipée d'un clapet (14) qui est apte à être ouvert par ledit liquide arrivant contre la face dite "avant" de ladite paroi (2) qui est tournée du côté opposé audit bac (9), et apte à être fermé par ledit liquide lorsque le niveau de liquide présent contre ladite face avant de ladite paroi (2) est au-dessus dudit clapet (14),

caractérisé en ce que ledit clapet (14) est un clapet papillon à deux volets (14a, 14b) s 'étendant sensiblement dans un même plan et de part et d'autre d'un axe (15) sensiblement horizontal, par lequel ledit clapet papillon (14) est monté pivotant dans ladite ouverture (16), sensiblement de même forme que ledit clapet papillon (14), entre deux positions dont une position fermée, dans laquelle ledit clapet papillon (14) obture sensiblement ladite ouverture (16), et une position d'ouverture maximale, dans laquelle un volet (14a) dit "inférieur" est pivoté vers l'intérieur dudit bac (9) et incliné vers le bas, en appui contre au moins une butée (11) solidaire dudit bac (9), pour limiter le pivotement du clapet papillon (14), et l'autre volet (14b) dit "supérieur" est pivoté vers l'extérieur dudit bac (9) et incliné vers le haut .

2. Module selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite au moins une ouverture (16) et ledit clapet papillon (14) ont une forme générale rectangulaire, dont la longueur est sensiblement horizontale.

3. Module selon la revendication 2, caractérisé en ce que le volet inférieur (14a) et le volet supérieur (14b) ont respectivement un bord inférieur (14c) et un bord supérieur (14d) qui sont chacun en biseau venant en appui, en position fermée du clapet (14), respectivement contre un bord inférieur (16a) et un bord supérieur (16b), chacun en biseau, de l'ouverture (16) correspondante, et formant un siège d'appui du clapet (14), empêchant les pivotements du volet inférieur (14a) vers l'extérieur du bac (9) et du volet supérieur (14b) vers l'intérieur du bac (9) .

4. Module selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la paroi (2) est montée pivotante par rapport audit bac (9) entre une position déployée et une position rabattue, autour d'un axe (X) sensiblement horizontal, grâce à une charnière (10 ; 12) agencée au voisinage d'une extrémité dite "avant" dudit bac (9), et un dispositif de blocage (13) est apte à bloquer ladite paroi (2) en position déployée, dans laquelle ladite paroi (2) s'étend sensiblement verticalement .

5. Module selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit bac (9) est un récipient à fond plat (3) comportant une jupe périphérique saillante (4, 5), et en ce que, en position rabattue, la paroi (2) ferme ledit récipient .

6. Module selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bac (9) est réalisé sous la forme d'un récipient de section carrée ou rectangulaire .

7. Module selon l'une quelconque des revendications

4 à 6, caractérisé en ce que ladite paroi (2) est solidaire, le long de son bord inférieur, d'une face (6) qui lui est perpendiculaire et qui, en position déployée de la paroi (2), prolonge vers l'avant le fond plat (3) du bac (9), et, en position rabattue de la paroi (2), constitue une face transversale avant dudit récipient.

8. Module selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que son embase (3) est agencée en semelle rugueuse dudit bac (9) .

9. Module selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est apte à être équipé d'au moins un dispositif latéral de fixation (19) pour permettre la fixation dudit module (1) à au moins un autre module (1) contigu.

10. Module selon la revendication 9, caractérisé en ce que le dispositif latéral de fixation (19) comprend un élément de liaison, pouvant être souple ou rigide ou articulé, de forme générale rectangulaire dont la longueur correspond à la hauteur de la paroi (2) en position sensiblement verticale et dont les grands côtés sont équipés chacun d'une tige de fixation (20) comportant un profilé apte à être inséré dans une glissière latérale (18) de ladite paroi (2), ledit élément de liaison (19) étant de préférence lié de plus par des moyens de fixation au bord supérieur (21) de ladite paroi (2) .

11. Module selon l'une quelconque des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que ledit bac (9) est de forme et de dimensions telles qu'il constitue un espace de rangement de composants du module comprenant au moins un dispositif latéral de fixation (19) et/ou au moins une goupille (13) de blocage de ladite paroi (2) en position déployée, et /ou au moins une vis d'ancrage du module (1) au sol.

12. Module selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend également au moins un dispositif d'ancrage (11) dudit bac (9) sur le sol, ledit dispositif d'ancrage étant agencé en puits solidaire dudit bac (9) et apte à recevoir une vis d ' ancrage .

13. Module selon la revendication 12, telle que rattachée à la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif d'ancrage comporte deux puits, en saillie à l'intérieur dudit bac (9), et qui constituent lesdites butées (11) limitant le pivotement du clapet papillon (14) en position d'ouverture maximale.

14. Barrière (30, 31, 32) contre les écoulements de surface, comportant au moins un module (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes.

15. Barrière selon la revendication 14, caractérisée en ce qu'elle est apte à être implantée dans un périmètre de protection défini, de préférence avec ancrage sur un support dédié.

Description:
MODULE POUR LA REALISATION D UNE BARRIERE DE

PROTECTION CONTRE LES ECOULEMENTS DE SURFACE ET BARRIERE COMPORTANT AU MOINS UN TEL MODULE

L'invention a trait à un module qui, assemblé à au moins un autre module, si besoin, permet notamment de réaliser une barrière de protection contre les écoulements de surface de fluides non gazeux, essentiellement liquides, plus ou moins visqueux, appelés liquides ci- après.

Il existe de nombreux systèmes pour créer des barrières de protection des lieux d'habitations (ou autres bâtiments ou terrains) contre le risque d'inondations, ou d'écoulements de surfaces, en particulier d'eau ou de boues, ou encore de liquides ou boues industriels. Les systèmes existants sont souvent longs à mettre en place : une à plusieurs heures sont généralement nécessaires pour mettre en place 100 m de barrières constituées d'éléments lestés, par exemple avec de l'eau (on utilise l'eau courante), des agrégats etc.

Souvent également, les barrières de protection que l'on construit nécessitent d'utiliser des outils particuliers pour les manipuler (certaines font plusieurs centaines de kilogrammes), pour les monter ou pour les fixer. Par ailleurs, quand ces barrières ne sont pas montées, les éléments utilisés pour les réaliser doivent être stockés.

Or, il est important de pouvoir monter rapidement de telles barrières car on ne dispose généralement que de peu de temps pour réagir lorsqu'une alerte s'annonce (fortes précipitations, crues de rivières ou fleuves, inondations, grandes marées par exemple) . Il est donc nécessaire de disposer de matériels qui puissent être rapidement et facilement mis en œuvre.

Le document de brevet EP 1 907 631 décrit des barrières de protection réalisées à partir de modules qui sont assemblés les uns aux autres au moyen de liaisons par clavettes. Un module comporte un élément creux présentant une base, apte à reposer sur une surface sensiblement plane, et une paroi s 'étendant sensiblement verticalement entre un bord supérieur et la base. Pour lester un tel module, la paroi sensiblement verticale présente une ou plusieurs petites ouvertures aménagées à proximité de la base, afin de laisser entrer dans l'élément un liquide d'un flux incident (par exemple de l'eau de ruissellement), le liquide remplissant ainsi au moins partiellement voir totalement l'intérieur de l'élément qui est ainsi lesté (l'élément forme un bac de rétention recevant le liquide) . La paroi sensiblement verticale comporte également des rainures latérales sensiblement verticales. Une liaison à double lobes rétrécissant vers le bas vient s'insérer dans les glissières de deux modules adjacents pour les assembler côte à côte. En assemblant ainsi plusieurs éléments, ces derniers forment une barrière pour lutter contre les écoulements de surface.

L'avantage d'un tel système est qu'il est aisé et rapide à mettre en place car l'assemblage des éléments réside en un simple emboîtement. De plus, une telle barrière est lestée avec les liquides dont on souhaite arrêter le cheminement .

En revanche, un tel système présente un inconvénient majeur, qui est que chaque module est une coque creuse remplie par de petites ouvertures dans la base de la paroi avant, de sorte que son remplissage, et donc son lestage par le liquide, peuvent prendre du temps, même si des évents sont ménagés dans la partie supérieure de la coque creuse, le remplissage et le lestage pouvant être insuffisamment rapides pour empêcher l'entraînement du module par l'écoulement de surface. En outre, les petites ouvertures peuvent facilement être obturées par des débris ou déchets entraînés par le liquide, et le nettoyage des modules est mal commode, ainsi que leur vidange.

De plus, le stockage des modules, dont l'encombrement est important, nécessite de disposer de volumes et de moyens de manutention importants.

Le problème à la base de l'invention est de proposer un module qui procure les mêmes avantages que ceux de l'état de la technique, sans en avoir les inconvénients précités. En particulier, le module de l'invention doit pouvoir se lester rapidement. Par ailleurs, il doit aussi pouvoir se nettoyer et se vidanger rapidement. Enfin, il doit pouvoir se stocker et se transporter aisément.

L'invention vise donc à offrir une alternative avantageuse aux réalisations de tels modules de l'état de la technique.

L'invention propose à cet effet un module pour la réalisation d'une barrière de protection contre les écoulements de surface, ledit module comportant :

- un bac de rétention d'un liquide,

- une paroi s 'étendant sensiblement verticalement entre un bord supérieur et une embase apte à reposer sur une surface sensiblement plane et horizontale, ladite paroi présentant au moins une ouverture ménagée à proximité de ladite embase, pour laisser ledit liquide s'écouler à travers la paroi vers le bac de rétention, ladite au moins une ouverture étant équipée d'un clapet qui est apte à être ouvert par ledit liquide arrivant contre la face dite "avant" de ladite paroi qui est tournée du côté opposé audit bac, et apte à être fermé par ledit liquide lorsque le niveau de liquide présent contre ladite face avant de ladite paroi est au-dessus dudit clapet, comme connu par WO 2008/076049, et qui se caractérise en ce que le clapet est un clapet papillon à deux volets s 'étendant sensiblement dans un même plan et de part et d'autre d'un axe sensiblement horizontal, par lequel le clapet papillon est monté pivotant dans ladite ouverture, sensiblement de même forme que ledit clapet papillon, entre deux positions, dont une position fermée, dans laquelle ledit clapet papillon obture sensiblement ladite ouverture, et une position d'ouverture maximale, dans laquelle un volet dit "inférieur" est pivoté vers l'intérieur dudit bac et incliné vers le bas, en appui contre au moins une butée solidaire dudit bac, pour limiter le pivotement du clapet papillon, et l'autre volet dit "supérieur" est pivoté vers l'extérieur dudit bac et incliné vers le haut.

Ainsi, lorsqu'un liquide arrive contre la base de la paroi, le ou les clapet (s) équipant la ou les ouverture (s) dans cette paroi s' ouvre (nt) et le liquide pénètre dans le bac, et dès que la hauteur de la colonne de liquide retenu par la paroi est suffisante pour que son niveau soit au- dessus du ou des clapet (s), ces derniers se ferment, sans qu'aucune manipulation humaine ou résultant d'un actionneur ne soit nécessaire, pour rendre la paroi pratiquement étanche aux liquides, et donc empêcher le débordement du bac, qui, cependant, est suffisamment lesté par le liquide qu'il contient pour stabiliser la barrière ainsi constituée contre l'écoulement de surface considéré. Avantageusement, l'axe sensiblement horizontal du clapet papillon est sensiblement au même niveau que le bord supérieur du bac de rétention, pour procurer le lest le plus important possible, compte tenu des dimensions du bac et de son volume interne.

A l'effet de faciliter encore le remplissage du bac, il est avantageux que ladite au moins une ouverture et le clapet papillon ont une forme générale rectangulaire dont la longueur est sensiblement horizontale, de sorte que le ou les clapet (s) papillon s'étend ou s'étendent sur une partie majoritaire de la longueur de la paroi, considérée horizontalement, c'est-à-dire parallèlement à la surface du sol sur laquelle le module repose et la barrière est formée .

Afin de procurer une bonne étanchéité en position fermée du ou des clapet (s), il est avantageux que le volet inférieur et le volet supérieur aient respectivement un bord inférieur et un bord supérieur qui soient chacun en biseau venant en appui, en position fermée du clapet, respectivement contre un bord inférieur et un bord supérieur, chacun en biseau, de l'ouverture correspondante, et formant un siège d'appui du clapet, empêchant les pivotements du volet inférieur vers l'extérieur du bac et du volet supérieur vers l'intérieur du bac.

Avantageusement, en outre, la paroi est montée pivotante par rapport au bac, entre une position déployée et une position rabattue, autour d'un axe sensiblement horizontal, grâce à une charnière agencée au voisinage d'une extrémité dite "avant" dudit bac, et un dispositif de blocage est apte à bloquer la paroi en position déployée, dans laquelle ladite paroi s'étend sensiblement verticalement . Le module ainsi réalisé est de structure gerbable, et est donc facilement empilable pour favoriser son transport et sa manutention.

Dans cette réalisation, si le bac est un récipient à fond plat comportant une jupe périphérique saillante, la paroi, en position rabattue, peut fermer ce récipient, après qu'il aura été, si besoin, nettoyé, ce qui ne pose aucune difficulté en position déployée de la paroi. Le gerbage du module est facilité si le bac est réalisé sous la forme d'un récipient de section carrée ou rectangulaire .

Pour faciliter encore le nettoyage du bac, il est avantageux que la paroi soit solidaire, le long de son bord inférieur, d'une face qui lui est perpendiculaire et qui, en position déployée de la paroi, prolonge vers l'avant le fond plat du bac, et, en position rabattue de la paroi, constitue une face transversale avant du récipient. Ainsi, le rabattement de la paroi de la position déployée vers la position rabattue permet de dégager la partie avant du fond du bac, ce qui en facilite encore le nettoyage et la vidange, en particulier pour l'évacuation des boues résiduelles ainsi que des débris ayant pu pénétrer dans le bac par une ouverture de la paroi .

De manière connue, l'embase du module peut être agencée en semelle rugueuse du bac, pour améliorer son ancrage au sol. Mais le module peut également comprendre au moins un dispositif d'ancrage du bac au sol, ce dispositif d'ancrage étant agencé en au moins un puits solidaire du bac et apte à recevoir une vis d'ancrage.

Dans ce cas, et lorsque le clapet est un clapet papillon, comme proposé ci-dessus, il est avantageux que le dispositif d'ancrage comporte deux puits, en saillie à l'intérieur du bac, et qui constituent les butées limitant le pivotement du clapet papillon en position d'ouverture maximale .

En outre, pour constituer une barrière d'une longueur suffisante, et, éventuellement, de forme appropriée, le module de l'invention est apte à être équipé d'au moins un dispositif latéral de fixation, pour permettre la fixation du module à au moins un autre module contigu .

Ce dispositif latéral de fixation peut comprendre un élément de liaison, pouvant être souple ou rigide ou articulé, de forme générale rectangulaire dont la longueur correspond à la hauteur de la paroi en position sensiblement verticale, et dont les grands côtés sont équipés chacun d'une tige de fixation comportant un profilé apte à être inséré dans une glissière latérale de ladite paroi, l'élément de liaison étant de préférence lié de plus par des moyens de fixation au bord supérieur de ladite paroi.

Dans cette réalisation, le bac est de forme et de dimensions telles qu'il constitue un espace de rangement de composants du module comprenant au moins un dispositif latéral de fixation et/ou au moins une vis ou tige d'ancrage au sol, et/ou au moins une goupille de blocage de la paroi en position déployée, lorsque le dispositif de blocage comprend une ou plusieurs goupilles, par exemple sous la forme de tiges cylindriques s 'engageant dans des trous en regard dans un côté du bac, d'une part, et, d'autre part, dans une joue rotative solidaire de la paroi au niveau d'un pivot d'articulation de la paroi sur le bac . L'invention a également pour objet une barrière contre les écoulements de surface, comportant au moins un module selon l'invention, tel que présenté ci-dessus.

Une telle barrière est apte à être implantée dans un périmètre de protection défini, de préférence avec ancrage sur un support dédié, sans que cela constitue une nécessité .

En effet, selon l'implantation d'une telle barrière de protection, ses fonctions peuvent varier ; une implantation en ligne permet la protection contre un liquide et la déviation d'un liquide, tandis qu'une implantation en boucle permet la canalisation, le stockage temporaire d'un écoulement de surface.

Ce système peut être implanté dans un périmètre de protection défini. La zone à protéger est alors préparée sur un site dédié par des tubes de fixation implantés à demeure dans le sol, qui servent à recevoir les tiges ou vis d'ancrage de chaque module.

Ce système est aussi érigeable pour répondre à une situation d'urgence en un endroit où l'implantation n'a pas été prévue à l'avance. Les modules sont alors ancrés dans le sol (type terre végétale) par le biais de vis (type vis de fondation) .

Ce système peut être aussi utilisé sans ancrage, pour répondre à des situations d'urgence intermédiaires. En cumulant les propriétés que sont le poids du bac de rétention plein de liquide et la semelle du module en contact avec le sol et façonnée de manière à augmenter le coefficient de frottement du système, le module peut contenir au minimum un écoulement ayant une hauteur égale à la hauteur du bac de rétention recevant le liquide.

Cependant, de tels modules ne sont pas uniquement mis en place en cas d'alerte aux inondations ou écoulements de surface, car ces modules servent à contenir tout type d'écoulement de liquide sur une surface. Par exemple, les matériaux constituant le module peuvent être différents et adaptés à des liquides spécifiques rencontrés dans des utilisations industrielles particulières .

D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description donnée ci- dessous, à titre non limitatif, d'un mode particulier de réalisation décrit en référence aux dessins annexés dans lesquels :

- la figure 1 est une vue en perspective d'un module conforme à l'invention en position déployée, le module étant totalement assemblé afin de montrer l'ensemble des éléments qu'il comporte ;

- la figure 2 est une vue en perspective du module montré en figure 1, partiellement désassemblé, dont la paroi est en position rabattue, et indiquant en pointillés les emplacements de rangement d'éléments désassemblés ;

- la figure 3 est une vue de côté du module avec la paroi en position rabattue ;

la figure 4 est une vue de côté du même module dans une position intermédiaire entre les positions déployée et rabattue ;

- la figure 5 est une vue de côté du même module en position déployée ;

la figure 6 est une vue de côté du même module en position déployée de la paroi et en début de mise en œuvre dans une situation de montée des eaux lors d'une crue, par exemple ;

la figure 7 est une vue de côté du même module en position déployée de la paroi retenant l'eau ; la figure 8 montre schématiquement , en vue de dessus, un exemple de mise en œuvre de plusieurs modules conformes à l'invention assemblés latéralement ;

la figure 9 montre schématiquement , en vue de dessus, un second exemple de mise en œuvre de plusieurs modules conformes à l'invention assemblés latéralement ; et

la figure 10 montre schématiquement , en vue de dessus, un troisième exemple de mise en œuvre de plusieurs modules conformes à l'invention assemblés latéralement.

Dans la description qui suit, les termes « inférieur », « supérieur », « haut », « bas », etc.. sont utilisés en référence aux dessins représentant un ou plusieurs module (s) posé (s) sur le sol, et dont l'avant de chacun est constitué par sa partie dirigée vers l'écoulement de surface à contenir et/ou à guider, c'est- à-dire la paroi en position déployée, le terme "horizontal" étant compris, comme déjà présenté ci-dessus, comme généralement parallèle à la surface du sol sur laquelle le ou les module (s) repose (nt), pour une plus grande facilité de compréhension. Ces termes ne doivent donc pas être compris comme étant des limitations de la portée de l'invention. Sur les dessins annexés, les mêmes références désignent des éléments identiques ou analogues, remplissant les mêmes fonctions.

Les figures 1 et 2 illustrent schématiquement un module conforme à l'invention selon un mode de réalisation avantageux .

Le module 1 montré en figure 1 est assemblé et en position déployée, en configuration d'utilisation, alors qu'en figure 2, il est partiellement désassemblé, et un élément du module 1 se trouve en position rabattue, le module 1 étant alors en configuration de transport et de stockage, et est facilement gerbable.

En effet, dans la configuration de la figure 2, le module 1 se présente sous la forme d'une boîte creuse de section sensiblement rectangulaire comportant une plaque supérieure 2 plane, qui constitue un couvercle pivotant de la boîte creuse, une embase inférieure 3 plane, qui constitue le fond de cette boîte, et quatre faces planes contiguës, perpendiculaires au fond 3, dont deux faces latérales 4 qui peuvent être pourvues de poignées (non représentées) pour faciliter le transport du module, et deux faces planes transversales, dont une face 5 arrière, qui peut être pourvue d'un mécanisme de fermeture du module 1 en liant la plaque supérieure 2 rabattue au reste du module 1.

Ces forme et structure du module 1 en position rabattue de la plaque 2 permettent de ranger facilement plusieurs modules les uns sur les autres, de sorte qu'ils sont peu encombrants.

Par ailleurs, ce module 1 en forme de boîte creuse permet de stocker des accessoires, tels que des goupilles de blocage 13 et dispositif latéral de fixation 19 décrits ci-après, à l'intérieur du module 1, de sorte que chaque module 1 comporte ses propres accessoires, qui sont ainsi moins susceptibles d'être égarés, et qui n'encombrent pas d'espace supplémentaire de stockage.

Les deux faces latérales 4, parallèles entre elles, et la face transversale arrière 5, qui leur est perpendiculaire, sont perpendiculaires au fond 3, dont elles sont solidaires par leur bord inférieur, les extrémités latérales de la paroi transversale arrière 5 étant solidaires chacune de l'une respectivement des extrémités arrière des parois latérales 4. Comme représenté sur la figure 2, vers l'avant, c'est-à-dire du côté opposé à la face transversale arrière 5, le module 1 est fermé, en position rabattue de la plaque 2, par une face transversale avant 6 rectangulaire et plane, perpendiculaire à la plaque 2, dont la face avant 6 est solidaire par un grand côté le long du bord avant de la plaque 2, qui constitue son bord inférieur 22 quand la plaque 2 est pivotée en position sensiblement verticale (voir figure 1), dans laquelle son bord arrière devient son bord supérieur 21. Dans cette position déployée de la plaque 2 (figure 1), la face transversale avant 6, solidaire en pivotement de cette plaque 2, s'étend horizontalement et prolonge vers l'avant le fond plat 3, la boîte creuse étant alors fermée vers l'avant par la base de la plaque 2.

La plaque 2, mobile entre une position déployée (figure 1) et une position rabattue (figure 2), est montée pivotante de 90° autour d'un axe X perpendiculaire aux faces latérales 4, dans une partie d'extrémité avant arrondie de ces faces 4. En position déployée du module 1, la plaque 2 fait un angle droit avec le fond 3, de sorte que si ce dernier repose sur un support plat horizontal, la plaque 2 en position déployée est orientée selon un plan vertical.

Sur la figure 1, on a représenté le module 1 entièrement assemblé et constitué :

d'une partie 7, à gauche de la figure 1, comportant le fond 3 du module 1 et trois faces verticales qui sont les deux faces latérales 4 et la face transversale arrière 5, ces trois faces verticales 4 et 5 étant perpendiculaires au fond 3 et le bordant, et

d'une partie 8, à droite de la figure 1, comportant la plaque 2 du module 1 et la face transversale avant 6 qui est solidaire et perpendiculaire à la plaque 2 le long de son bord.

La partie 7 forme partiellement un récipient à fond plat 3 comportant une jupe périphérique saillante formée par les faces verticales 4 et 5. Ce récipient constitue un bac de rétention 9, pouvant recevoir et stocker une certaine quantité d'un liquide tel que de l'eau, par exemple. Le bac 9 est complet et étanche quand il est fermé à l'avant par la face transversale avant 6 solidaire du bas de la plaque 2 en position déployée du module 1. Dans cette position, la plaque 2 est perpendiculaire au fond 3 et la base de la plaque 2 prend la place de la face transversale avant 6 qui, comme déjà dit, se place horizontalement en prolongement du fond 3.

Ainsi, la partie 8 forme une barrière au passage de liquides quand la plaque 2 est en position déployée, dans laquelle elle constitue une paroi sensiblement verticale.

L'articulation pivotante de la plaque 2 sur le bac 9 autour de l'axe X comprend deux joues 10, arrondies et parallèles entre elles, solidaires de la base de la plaque 2 et de la face transversale avant 6 en leur étant perpendiculaires, et en saillie vers l'intérieur du bac 9, entre les extrémités avant des faces latérales 4, sur chacune desquelles l'une respectivement des joues 10 pivote par un pivot central 12 monté dans un trou de la face 4 correspondante formant palier.

Chacune des joues 10 et la face transversale avant 6 sont aussi solidaires de l'un respectivement de deux puits 11 ou manchons d'ancrage du module 1, qui sont orientés sensiblement verticalement (voir figure 1) dans le bac 9 quand la plaque 2 est sensiblement verticale, et qui peuvent recevoir des vis d'ancrage, qui les traversent et dont les tiges sont engagées dans le sol, aménagé ou non pour les recevoir.

Ainsi réalisée, la plaque 2 constitue une paroi s 'entendant sensiblement verticalement en position déployée entre son bord supérieur 21 et le bord inférieur 22 de sa base, articulée par une charnière constituée par l'articulation pivotante des joues 10 et des pivots 12 sur l'avant du bac de rétention 9, qui peut maintenir la plaque/paroi 2 dans cette position grâce à un mécanisme de blocage de l'articulation, qui comprend, pour chacune des deux faces latérales 4, deux goupilles cylindriques de blocage 13 aptes à s'engager chacune dans deux perçages amenés en regard, l'un au travers de la face latérale 4 considérée et l'autre dans la joue 10 correspondante. Le retrait de ces goupilles 13 permet de rabattre la plaque/paroi 2 en position de fermeture du bac 9, comme représenté sur la figure 2. Eventuellement, des trous supplémentaires ménagés dans chaque face latérale 4 permettent également de bloquer, à l'aide des goupilles de verrouillage, la plaque/paroi 2 en position de fermeture du bac 9, comme représenté sur la figure 3, alors que la figure 5 représente la position de verrouillage de la plaque/paroi 2 en position verticale, et que la figure 4 représente une position intermédiaire entre les positions des figures 3 et 5.

La paroi 2 est équipée d'un clapet 14 mobile, qui est un clapet papillon plat et rectangulaire, à deux volets rectangulaires de même longueur, de part et d'autre d'un axe 15 par lequel le clapet 14 est monté pivotant dans une ouverture 16 de même forme rectangulaire ménagée au travers de la base de la paroi 2, la longueur du clapet 14 et de l'ouverture 16 étant orientée sensiblement parallèlement à l'axe X de pivot de la cloison 2 par rapport au bac 9, donc sensiblement horizontalement en configuration d'utilisation du module 1. Le clapet papillon 14 présente ainsi un volet inférieur 14a, dont le bord inférieur 14c est en biseau (voir figures 6 et 7) et un volet supérieur 14b, dont le bord supérieur 14d est également en biseau parallèle au biseau 14c. Les bords inférieur 16a et supérieur 16b de l'ouverture 16 sont aussi en biseaux parallèles l'un à l'autre, et orientés de sorte qu'en position de fermeture de l'ouverture 16 par le clapet 14, les bords biseautés 16a et 16b de l'ouverture 16 forment un siège d'appui des bords biseautés respectivement 14c et 14d du clapet 14, pour assurer une fermeture sensiblement étanche de l'ouverture 16, et empêcher que le volet inférieur 14a puisse pivoter vers l'extérieur du bac 9, et que le volet supérieur 14b puisse pivoter vers l'intérieur du bac 9 (voir figure 7) .

Ainsi, à partir de la position fermée de la figure 7, le clapet 14 ne peut pivoter que de sorte que le volet inférieur 14a se déplace vers l'intérieur du bac 9, et le volet supérieur 14b vers l'extérieur du bac 9, c'est-à- dire vers l'avant de la paroi frontale 2 (voir figure 6), jusqu'à une position d'ouverture maximale (voir figure 1), dans laquelle le volet inférieur 14a vient en butée par son bord inférieur 14c contre les puits ou manchons 11 d'ancrage au sol du module, et reste orienté vers le bas, tandis que le volet supérieur 14b est incliné vers l'extérieur du bac 9 et orienté vers le haut.

A la place d'un unique clapet papillon 14, qui s'étend sur une grande partie (par exemple de 70 % à 80 %) de la dimension de la cloison 2 dans la direction des axes X et 15, il est possible de monter deux clapets ou plus, identiques ou non en forme et dimensions, montés pivotants de la même manière que décrit ci-dessus, dans une ouverture correspondante de la paroi, mais la fabrication du module en est plus complexe et coûteuse.

De plus, les bords latéraux 17 de la cloison 2 sont pourvus chacun d'une rainure 18 s 'étendant sur toute la hauteur de ces bords 17, et permettant d'accueillir une tige de fixation 20 d'un bord latéral de même hauteur d'un élément de liaison 19, dont la tige de fixation 20 le long de son autre bord vertical permet, par insertion dans une rainure 18 d'un module 1 contigu, de réaliser une liaison cote à cote de plusieurs modules 1 afin de former une barrière d'une longueur appropriée, en fonction des besoins .

L'élément de liaison 19 peut être réalisé en un matériau étanche pouvant être rigide, ou souple, ou articulé, par exemple en soufflet, et chacune de ses deux tiges de fixation 20 peut avoir une section transversale en T, dont la barre supérieure du T est insérée dans la rainure 18 d'un bord latéral 17 d'un module 1, cette rainure 18 ayant une section transversale rectangulaire et constante en forme et dimensions pour recevoir à glissement la barre supérieure du T de la section transversale de la tige de fixation 20 correspondante, laquelle est un tronçon de profilé de forme et dimensions constantes .

L'élément de liaison 19 avec ses deux tiges de fixation 20 constitue un accessoire qui peut être stocké dans le module 1, lorsque la paroi 2 est rabattue en couvercle du bac 9.

Un mode de montage d'une barrière conforme à l'invention à partir de plusieurs modules 1 également conformes à l'invention est à présent décrit, en référence aux figures 3 à 10. Pour réaliser une barrière, il convient d'utiliser un ou plusieurs modules 1 selon la longueur de barrière nécessaire .

Un utilisateur prépare la barrière en transportant un ou plusieurs module (s) 1 à l'endroit désiré, chaque module 1 faisant un poids lui permettant d'être manipulé par un homme ou une femme, par exemple de l'ordre de 20 kg. Dans le cadre du présent exemple, plusieurs modules 1 sont utilisés.

Les modules 1 sont déployés manuellement par l'utilisateur, en faisant passer la paroi 2 de sa position rabattue à sa position déployée, et, pour ce faire, l'utilisateur tire la paroi 2 par son bord supérieur 21 pour la faire pivoter autour de l'axe X par rapport au bac 9 et, au niveau de chaque pivot 12 de la paroi 2, cette dernière est bloquée en position déployée (figure 5) par l'insertion des goupilles 13 dans leurs emplacements.

L'utilisateur dispose ensuite les modules 1 sur le sol de manière que la paroi 2 de chacun se trouve orientée face au sens d'arrivée du liquide, par exemple des eaux de pluie ou de ruissellement. Dans cette position, le bac 9 se trouve du côté de la zone à protéger.

Les modules 1 sont ensuite reliés les uns aux autres par des éléments de liaison 19 dont les tiges de fixation 20 sont insérées dans les glissières latérales 18 des parois 2 de modules 1 adjacents ou contigus. Chaque élément de liaison peut de plus être sécurisé par des moyens de fixation, telles que de vis, le liant au bord supérieur 21 de la paroi 2 à laquelle cet élément de liaison est relié.

Lors de l'arrivée d'un flux incident d'un liquide, par exemple des eaux de pluie ou de ruissellement (voir figure 6), l'eau E exerce une pression hydrodynamique sur le volet inférieur 14a du clapet 14 et pivote ce dernier dans le sens qui dégage la partie inférieure de l'ouverture 16 par le pivotement de ce volet inférieur 14a vers l'intérieur du bac 9 jusqu'en butée contre les éléments 11, ce qui permet à l'eau E d'entrer dans le bac 9. L'eau E continue à entrer dans le bac 9 jusqu'à ce que le niveau de l'eau atteigne le bord supérieur du bac au niveau de l'axe 15 du clapet 14, et, à ce stade, l'eau exerce une pression équilibrée sur les deux faces du volet inférieur 14a du clapet 14, puis, lorsque le niveau de la colonne d'eau continue à monter au-dessus du niveau de l'axe 15, contre la face frontale de la cloison 2, la pression hydrostatique de cette colonne d'eau sollicite également le volet supérieur 14b du clapet 14 et referme ce clapet 14 par appui des bords inférieur 14c et supérieur 14d des volets inférieur 14a et supérieur 14b contre les bords biseautés 16a et 16b de l'ouverture 16.

L'eau E est alors arrêtée par la cloison 2 orientée verticalement au bac 9 (voir figure 7), rempli d'eau E et constituant un lest contribuant à maintenir la barrière en place .

Pour améliorer la retenue de la barrière, le fond 3 du bac 9 peut être aménagé en semelle traitée pour présenter un coefficient de frottement amélioré, par exemple par des rainures ou des bossages en saillie, de même que la surface externe du bac 9 de la face transversale avant 6.

Suivant le relief de la zone géographique à protéger, ou de la forme de la zone envahie par le liquide E, la barrière peut prendre différentes formes. En effet, les éléments de liaison 19 entre les modules 1 peuvent être suffisamment souples pour permettre de réaliser des barrières 30 en forme d'arc de cercle (figure 8), des barrières 31 en forme de U (figure 9), ou encore des barrières 32 en forme de U évasé (figure 10) par exemple. (Les éléments de liaison 19 n'étant pas représentés sur les figures 8, 9 et 10 pour plus de simplicité) .

Bien entendu, les matériaux constitutifs du module, et en particulier du bac 9 et de la paroi 2, sont des matériaux étanches et rigides, par exemple métalliques, en matière plastique, ou en matériaux composites, par exemple de structure en nid d'abeilles, à partir de matrices thermodurcissables ou thermoplastiques renforcées par des armatures de fibres minérales, organiques ou même métalliques. Ainsi, il est possible de choisir des matériaux constitutifs qui sont adaptés à la nature chimique des liquides à contenir ou à dévier et guider par des barrières appropriées. A titre d'exemple, un bac 9 d'un module 1 peut contenir jusqu'à 135 1 d'eau, ce qui équivaut à un lest de 155 kg du module rempli, si sa structure pèse 20 kg. Cette capacité étant variable selon les formats du module 1.

De la description qui précède, on comprend comment l'invention permet de créer facilement et rapidement une barrière pour protéger un site contre un flux incident d'un liquide, notamment d'eau. Avantageusement, le module se leste rapidement avec le liquide du flux incident, par un auto-remplissage du bac, le clapet étant piloté par le liquide de l'écoulement de surface à retenir, contenir ou canaliser et guider. Il n'est donc pas nécessaire de lester le module par l'ajout de blocs de béton ou de masses métalliques, de sorte que le module peut être léger et facilement manipulable. De plus, sa forme de boîte ou valise de section rectangulaire ou carrée permet de le ranger et de le stocker aisément. Il doit être compris que l'invention n'est pas limitée à la seule réalisation de l'exemple illustré et décrit ci-dessus, mais que l'invention s'étend à la mise en œuvre de tout moyen équivalent.