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Title:
MOTOR VEHICLE WINDSCREEN WIPER COMPRISING A LIGNEOUS PLANT MATERIAL
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2017/036669
Kind Code:
A1
Abstract:
The present invention relates to a motor vehicle windscreen wiper (1), characterised in that it comprises a wiper blade (10) having at least one element made of a ligneous plant material, and/or an actuating arm (22) having at least one element made of a ligneous plant material.

Inventors:
NEGRE, Pierre-Emmanuel (18 rue Remy Dumoncel, Paris, 75014, FR)
Application Number:
EP2016/067529
Publication Date:
March 09, 2017
Filing Date:
July 22, 2016
Export Citation:
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Assignee:
VALEO SYSTÈMES D'ESSUYAGE (8 rue Louis Lormand, La Verrière, Le Mesnil Saint Denis, 78320, FR)
International Classes:
B60S1/32; B60S1/34; B60S1/38
Domestic Patent References:
WO1991006451A11991-05-16
WO2009016204A12009-02-05
Foreign References:
US5676868A1997-10-14
DE102010039527A12012-02-23
Attorney, Agent or Firm:
CALLU-DANSEUX, Violaine (8 Rue Louis Lormand, La Verrière, Le Mesnil Saint Denis, 78321, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Essuie-glace (1 ; 2) de véhicule automobile caractérisé en ce qu'il comporte au moins un balai d'essuie-glace (10 ; 1 1 ) ayant au moins un élément en matériau végétal ligneux et/ou au moins un bras d'actionnement (22) ayant au moins un élément en matériau végétal ligneux.

2. Essuie-glace (1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que l'élément en matériau végétal ligneux comporte au moins une tige ligneuse creuse.

3. Essuie-glace (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément en matériau végétal ligneux comporte au moins du bambou, du roseau et/ou du sureau.

4. Essuie-glace (1 ) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément en matériau végétal ligneux est une monture de support (14) du balai d'essuie-glace (1) destinée à porter au moins une lame d'essuyage (18) et/ou au moins un dispositif déflecteur d'air (15).

5. Essuie-glace (1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la monture de support (14) est cintrée dans sa longueur.

6. Essuie-glace (1) selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que la monture de support (14) comporte talon à talon une première rainure longitudinale (24) destinée à recevoir un talon de la lame d'essuyage (18) et une deuxième rainure longitudinale (25) destinée à recevoir une embase du dispositif déflecteur d'air (15).

7. Essuie-glace (1) selon l'une des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que la monture de support (14) et/ou la lame d'essuyage (18) du balai d'essuie-glace (10) et/ou au moins un dispositif déflecteur d'air (15) du balai d'essuie-glace (10) comporte des renflements et creux complémentaires pour le blocage longitudinal de la lame d'essuyage (18) et/ou du dispositif déflecteur d'air (15) dans la monture de support (14).

8. Essuie-glace (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément en matériau végétal ligneux est une partie centrale (19) du bras d'actionnement (22) dont une première extrémité s'assemble avec un entraîneur (27) du bras d'actionnement (22). 9. Essuie-glace (1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comporte un ressort de rappel (34) dont une première extrémité est fixée à une première partie d'entraineur (27) et une deuxième extrémité est fixée à la première extrémité de la partie centrale (19), une deuxième partie d'entraineur (27b) étant articulée avec la première partie d'entraineur (27a) et fixée à la première extrémité de la partie centrale (19).

10. Essuie-glace (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément en matériau végétal ligneux est une partie centrale (19) du bras d'actionnement (22) dont une extrémité comporte une empreinte femelle (16) coopérant avec un insert mâle (17) d'un embout (40) du bras d'actionnement (22), l'insert mâle (17) étant de section externe complémentaire à une section interne de l'empreinte femelle (16).

11. Essuie-glace (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément en matériau végétal ligneux est une partie centrale (19) du bras d'actionnement (22) dont une extrémité comporte un insert mâle (17) coopérant avec une empreinte femelle (16) d'un embout (40) du bras d'actionnement (22), l'insert mâle (17) étant de section externe complémentaire à une section interne de l'empreinte femelle (16).

12. Essuie-glace (1) selon les revendications 10 ou 1 1 , caractérisé en ce que la section interne et la section externe présente une forme multi-pans ou multi-lobes ou une empreinte « Torx » ® ou carrée ou double-carrée ou triple carrée.

13. Essuie-glace (1) selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que la partie centrale (19) comporte une tige ligneuse creuse comprenant un renflement de croissance (38) au niveau de l'extrémité dans laquelle une empreinte femelle (16) est ménagée.

14. Essuie-glace (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un manchon (35) déformable agencé autour d'un assemblage de l'élément en matériau végétal ligneux avec un embout (40) et/ou un entraîneur (27) du bras d'actionnement (22) et au moins un collier de serrage (29a, 29b) serrant le manchon (35).

15. Essuie-glace (1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comporte une tige anti-rotation (36), traversant transversalement le manchon (35) et l'élément réalisé en matériau végétal ligneux.

16. Essuie-glace (1) selon les revendications 9 et 15, caractérisé en ce que la partie centrale (19) est creuse, la deuxième extrémité du ressort de rappel (34) étant insérée dans le creux de la partie centrale (19) pour coopérer avec la tige anti-rotation (36).

17. Essuie-glace (1) selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'élément du bras d'actionnement (22) réalisé en matériau végétal ligneux présente une extrémité (32) préformée pour coopérer avec un adaptateur ou un connecteur d'un balai d'essuie-glace (11).

18. Essuie-glace (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément en matériau végétal ligneux est au moins partiellement traité chimiquement.

Description:
Essuie-glace de véhicule automobile comprenant un matériau végétal ligneux

L'invention concerne un essuie-glace de véhicule automobile.

Les matériaux principalement utilisés en industrie sont les matériaux métalliques et les polymères, notamment dans l'industrie automobile.

Les matériaux polymères présentent de nombreux avantages : absence de corrosion, résistance aux petits chocs, grande liberté de style, faibles investissements. Cependant, aux critères techniques des matériaux liés à leurs propriétés mécaniques ou aux techniques industrielles de leur mise en œuvre, coexistent d'autres critères, d'ordres socio-économiques. Ces autres critères couvrent notamment le souci des consommateurs de faire des économies d'énergie et le respect de l'environnement. Ces critères prennent une importance de plus en plus grande. Le paramètre environnement se rattache à une baisse de la consommation du véhicule et à la notion de recyclage des matériaux.

La diminution de la consommation nécessite l'allégement des véhicules.

Bien que les matériaux plastiques offrent d'énormes possibilités d'innovations et d'allégement, ils sont néanmoins encore aujourd'hui difficiles à recycler. En plus de ces critères, les matériaux doivent répondre aux besoins des clients en termes de confort et d'esthétique (aspect et couleur), de sécurité, de qualité, de confort vibratoire et acoustique par un usage adéquat de leurs propriétés mécaniques. La sécurité passe notamment par des matériaux ayant de hautes capacités de résistance, fiables et durables. Un but de la présente invention est de proposer un essuie-glace de véhicule automobile qui réponde au moins en partie à ces différents critères. A cet effet, la présente invention a pour objet un essuie-glace de véhicule automobile caractérisé en ce qu'il comporte un balai d'essuie-glace ayant au moins un élément en matériau végétal ligneux et/ou un bras d'actionnement ayant au moins un élément en matériau végétal ligneux. Du fait des propriétés de souplesse et de robustesse des matériaux végétaux ligneux, on peut remplacer des éléments en plastique ou métallique des essuie-glaces de l'art antérieur. En outre, le matériau végétal ligneux est plus écologique, plus léger et aussi flexible et résistant que le plastique ou acier. De plus, le matériau végétal ligneux est facilement recyclable puisqu'il est naturel. Selon une ou plusieurs caractéristiques de l'essuie-glace, prise seule ou en combinaison,

- l'élément en matériau végétal ligneux comporte une tige ligneuse creuse,

- l'élément en matériau végétal ligneux comporte au moins du bambou, du roseau et/ou du sureau,

- l'élément en matériau végétal ligneux est un support, autrement appelé monture de support du balai d'essuie-glace et destinée à porter une lame d'essuyage et/ou au moins un dispositif déflecteur d'air,

- la monture de support est cintrée verticalement, c'est-à-dire sur sa longueur selon une courbe formée autour d'un axe transversal à la longueur de la monture de support,

- la monture de support comporte une première rainure longitudinale destinée à recevoir un talon d'une lame d'essuyage et une deuxième rainure longitudinale destinée à recevoir une embase d'au moins un dispositif déflecteur d'air,

- la monture de support et/ou la lame d'essuyage du balai d'essuie-glace et/ou au moins le dispositif déflecteur d'air du balai d'essuie-glace comporte des renflements et creux complémentaires pour le blocage longitudinal de la lame d'essuyage et/ou du dispositif déflecteur d'air dans la monture de support, l'élément en matériau végétal ligneux est une partie centrale du bras d'actionnement dont une première extrémité s'assemble avec un entraîneur du bras d'actionnement, l'essuie-glace comporte un ressort de rappel dont une première extrémité est fixée à une première partie d'entraineur et une deuxième extrémité est fixée à la première extrémité de la partie centrale, la deuxième partie d'entraineur étant articulée avec la première partie d'entraineur et fixée à la première extrémité de la partie centrale, l'élément en matériau végétal ligneux est une partie centrale du bras d'actionnement dont une extrémité, dite deuxième extrémité, comporte une empreinte femelle coopérant avec un insert mâle d'un embout du bras d'actionnement de forme complémentaire ou comporte un insert mâle coopérant avec une empreinte femelle de l'embout présentant une forme complémentaire, et vice-et-versa, l'empreinte femelle, ou plus précisément la section interne de celle-ci présente une forme multi-pans ou multi-lobes, une empreinte « Torx » ®, carrée, double-carrée, triple carrée. Il en va de même pour la section externe de l'insert mâle, la partie centrale comporte une tige ligneuse creuse comprenant un renflement de croissance au niveau de la deuxième extrémité dans laquelle une empreinte femelle est ménagée. On renforce ainsi naturellement la zone de la partie centrale qui est par ailleurs évidée, l'essuie-glace comporte au moins un manchon déformable agencé autour d'un assemblage de l'élément en matériau végétal ligneux avec un embout et/ou un entraîneur du bras d'actionnement et au moins un collier de serrage, notamment de fixation, serrant le manchon, l'essuie-glace comporte une tige anti-rotation traversant transversalement le manchon et l'élément réalisé en matériau végétal ligneux, la partie centrale est creuse, la deuxième extrémité du ressort de rappel étant insérée dans le creux de la partie centrale pour coopérer avec la tige anti-rotation, l'élément du bras d'actionnement réalisé en matériau végétal ligneux présente une extrémité préformée pour coopérer avec un adaptateur ou un connecteur d'un balai d'essuie-glace, l'élément en matériau végétal ligneux est au moins partiellement traité chimiquement.

D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description suivante, donnée à titre d'exemple, sans caractère limitatif, en regard des figures annexées sur lesquelles :

- La figure 1 est une représentation schématique en perspective d'un essuie-glace de véhicule automobile,

- La figure 2 est une vue d'une extrémité d'un balai d'essuie-glace de véhicule automobile, - La figure 3 est une représentation d'un autre exemple d'essuie-glace de véhicule automobile,

- La figure 4 représente différentes formes d'empreinte femelle,

- La figure 5 montre un exemple de partie d'élément réalisé en matériau végétal ligneux dont une extrémité présente une empreinte femelle,

La figure 6a représente un exemple de réalisation d'un embout de bras d'actionnement, - la figure 6b représente une extrémité de partie centrale de bras d'actionnement s'assemblant avec l'embout du bras d'actionnement de la figure 6a,

- la figure 6c représente la partie centrale et l'embout des figures 6a et 6b assemblés,

- la figure 6d montre une vue schématique et en perspective d'un manchon déformable,

- La figure 7 A montre un exemple d'insert mâle,

- La figure 7B montre un autre exemple d'insert mâle,

- La figure 8A est une vue en perspective d'un premier exemple de collier de serrage,

- La figure 8B est une vue en perspective d'un deuxième exemple de collier de serrage,

- La figure 9 est une vue schématique et partielle d'un bras d'actionnement,

- La figure 10 représente une vue schématique et partielle d'un entraîneur et d'un manchon assemblés à une extrémité de partie centrale de bras d'actionnement,

- La figure 1 1 est une vue schématique et partielle d'un autre exemple d'entraineur et de manchon assemblés à une extrémité de partie centrale de bras d'actionnement, et

- La figure 12 est une vue schématique et partielle d'un autre exemple d'entraineur et de manchon assemblés à une extrémité de partie centrale de bras d'actionnement.

Dans la suite de la description, on adoptera à titre non limitatif des directions longitudinale, verticale et transversale indiquées sur la figure 1 par le trièdre (L, V, T) fixe par rapport à la lame d'essuyage 18. La direction longitudinale L correspond à la direction principale de la lame d'essuyage. Dans la description qui va suivre, des éléments identiques ou similaires seront désignés par les mêmes chiffres de référence.

Les réalisations suivantes sont des exemples. Bien que la description se réfère à un ou plusieurs modes de réalisation, ceci ne signifie pas nécessairement que chaque référence concerne le même mode de réalisation, ou que les caractéristiques s'appliquent seulement à un seul mode de réalisation. De simples caractéristiques de différents modes de réalisation peuvent également être combinées pour fournir d'autres réalisations.

On a représenté sur les figures 1 et 3 un essuie-glace 1 ; 2 de véhicule automobile qui comporte un bras d'entraînement 22 à l'extrémité libre duquel est monté un balai d'essuie-glace 10 ; 1 1.

Un élément du balai d'essuie-glace 10 et/ou un élément du bras d'actionnement 22 est réalisé en matériau végétal ligneux.

Le matériau végétal ligneux est par exemple issu d'une plante à tige ligneuse creuse issue d'une roselière tel que du bambou, du roseau, telle que de la Canne de Provence. Selon un autre exemple, le matériau végétal ligneux est du sureau. L'élément comprend donc une tige ligneuse creuse. L'élément en matériau végétal ligneux est par exemple réalisé par un assemblage de plusieurs fines lamelles longitudinales du matériau végétal ligneux assemblées entre elles par collage et pressées entre elles selon une forme spécifique, tel qu'un lamellé/collé.

Selon un autre exemple de réalisation, l'élément en matériau végétal ligneux est obtenu par un procédé d'extrusion dans lequel une pâte en matériau végétal ligneux est contrainte de traverser une filière ayant la section de la pièce à obtenir. L'élément en matériau végétal ligneux acquiert sa flexibilité une fois séché et refroidi.

Selon un autre exemple, l'élément en matériau végétal ligneux obtient sa forme par découpage dans la longueur. Il est également possible de mélanger les essences de bois, par exemple en utilisant une âme en un premier matériau végétal ligneux entourée d'un deuxième matériau végétal distinct du premier. On peut ainsi par exemple optimiser les propriétés de l'élément en matériau végétal ligneux pour qu'il soit plus souple et plus robuste.

L'élément en matériau végétal ligneux peut en outre être traité par traitement chimique, tel que par application d'une couche de protection ou par imprégnation dans un bain, par exemple pour imperméabiliser le bois, le durcir et/ou le rendre imputrescible. La couche est par exemple une solution anti-oxydante utilisée sur le bois pour limiter la putréfaction du matériau ligneux. Ce traitement peut être réalisé sur tout ou partie de l'élément du balai d'essuie-glace 10 et/ou de l'élément du bras d'actionnement 22.

On a représenté sur la figure 2, un balai d'essuie-glace 10 comportant un élément en matériau végétal ligneux. Le balai d'essuie-glace 10 est un balai plat, il est ici d'orientation principale longitudinale L. Un balai plat est dépourvu de palonniers et présente une structure linéaire et longitudinale qui répartie l'effort d'appui du bras d'actionnement tout le long du balai d'essuie-glace 10.

Le balai d'essuie-glace 10 comporte une monture de support, ou support 14 longitudinale qui forme ladite structure du balai 10 proprement dit.

La monture de support 14 porte un connecteur 20 de montage et d'articulation du balai 10 sur l'extrémité libre 32 du bras d'entraînement 22 et une lame d'essuyage 18 qui est réalisée en un matériau souple, et qui est apte à venir en contact avec le panneau vitré à essuyer. La monture de support 14 porte aussi un dispositif déflecteur d'air 15 (formant ce qui est appelé un « spoiler » en anglais), autrement appelé aileron, qui est conformé aérodynamiquement pour que le vent relatif, qui est produit par le déplacement du véhicule, produise un effort tendant à plaquer le balai d'essuie-glace 10 sur le panneau vitré. Le dispositif déflecteur d'air 15 est par exemple formé en deux parties s'assemblant à la monture de support 14 de part et d'autre du connecteur 20. Dans cet exemple, on a réalisé la monture de support 14 en matériau végétal ligneux, tel qu'en matériau à base de bambou.

La monture de support 14 en matériau végétal ligneux peut être cintrée le long de sa direction longitudinale L, de manière que lorsque le balai d'essuie-glace 10 est en appui sur le panneau vitré, les efforts d'appui exercés par le bras d'entraînement 22 soient répartis sur toute la longueur de la lame d'essuyage 18.

On préforme par exemple la monture de support 14 de sorte qu'elle soit légèrement incurvée en arc par exemple au moyen d'un procédé utilisant les propriétés de déformation des matériaux végétaux par élévation de température et/ou d'humidité. La monture de support 14 comporte dos à dos, une première rainure longitudinale 24 ou rainure longitudinale inférieure, délimitant deux crochets en vis-à- vis, dans lequel un talon supérieur de la lame d'essuyage 18 est reçu selon un mouvement de coulissement longitudinal et une deuxième rainure longitudinale 25 ou rainure longitudinale supérieure, délimitant deux crochets en vis-à-vis, dans lequel une embase inférieure de du dispositif déflecteur d'air 15 est reçue selon un mouvement de coulissement longitudinal.

Le blocage du coulissement longitudinal de la lame d'essuyage 18 et du dispositif déflecteur d'air 15 peut être réalisé par frottement, par exemple par des renflements et creux complémentaires réalisés dans la monture de support 14 et/ou la lame d'essuyage 18 et/ou l'dispositif déflecteur d'air 15. Ainsi, la lame d'essuyage 18 et les dispositifs déflecteur d'air 15 ne glissent pas dans la monture de support 14 à l'usage.

Du fait des propriétés de souplesse et de robustesse, la monture de support 14 en matériau ligneux reproduit la forme et la fonction de la vertèbre métallique insérée dans les supports plastiques des balais plats de l'art antérieur. On peut ainsi remplacer une monture de l'art antérieur en matériau plastique recevant une vertèbre de rigidification métallique.

La monture de support 14 en matériau végétal ligneux est plus écologique, plus légère et aussi flexible et résistante que les montures en plastique et acier de l'art antérieur. De plus, le matériau végétal ligneux est facilement recyclable. En outre, on facilite la fabrication et le montage du balai d'essuie-glace 1 car il n'y a plus de vertèbre métallique à introduire dans la monture de support, la rigidité étant assurée par le matériau végétal ligneux.

On peut également prévoir qu'au moins un élément du bras d'actionnement 22, tel que l'intégralité du bras balai 22, soit réalisé en matériau végétal ligneux (figure 1).

L'extrémité 32 du bras d'actionnement 22 à laquelle le balai d'essuie-glace 10 est monté peut être préformée pour coopérer avec un adaptateur ou le connecteur 20 du balai d'essuie-glace 10, par exemple. L'extrémité ainsi conformée peut présenter par exemple des crochets, des trous ou axes pour pivoter, des moyens de clipsage etc .. Selon un autre exemple représenté sur les figures 3 et 9, l'élément en matériau végétal ligneux est une partie du bras d'actionnement 22.

L'extrémité 32 de la partie du bras d'actionnement 22 sur laquelle le balai d'essuie-glace 1 1 est monté est par exemple préformée en crochet (figure 3) pour coopérer avec un adaptateur ou un connecteur du balai d'essuie-glace 1 1. Selon un autre exemple de réalisation, l'élément en matériau ligneux est une partie centrale 19 du bras d'actionnement 22 dont une première extrémité est assemblée avec un entraîneur 27 du bras d'actionnement 22 et/ou une deuxième extrémité est assemblée avec un embout 40 du bras d'actionnement 22.

L'entraineur 27 s'assemblant avec la première extrémité de la partie centrale 19 du bras d'actionnement 22 porte une cavité formant la tête 28 de l'entraineur 27. La tête 28 est située au niveau du pivot du bras d'actionnement 22 pour relier ce dernier à un mécanisme d'entraînement, tel qu'entre un cône strié d'axe et un écrou (non représenté).

On peut ainsi conserver un entraîneur 27 métallique pour la tête 28 du bras d'actionnement 22.

L'embout 40 s'assemblant avec la deuxième extrémité de la partie centrale 19 du bras d'actionnement 22 porte par exemple un crochet ou un adaptateur universel ou un connecteur pour relier le bras d'actionnement 22 au balai d'essuie-glace 11. En outre, la deuxième extrémité de la partie centrale 19 du bras d'actionnement 22 réalisé en matériau végétal ligneux peut comporter une empreinte femelle 16 coopérant avec un embout 40 présentant un insert mâle 17 de forme complémentaire ou comporte un insert mâle 17 coopérant avec une empreinte femelle 16 d'un embout 40 présentant une forme complémentaire (figures 5, 6a, 6b, 6c, 6d, 7a, 7b).

Les formes complémentaires d'assemblage, de type « tenon-mortaise », permettent ainsi de renforcer l'assemblage de la partie centrale 19 réalisée en matériau végétal ligneux avec l'embout 40, par exemple métallique.

On peut utiliser une plante « naturellement » à tige ligneuse creuse pour la partie centrale 19, ce qui facilite l'aménagement de l'empreinte femelle 16 dans le creux de la tige ligneuse.

Plus précisément, on prévoit de réaliser une empreinte femelle 16 au niveau d'un renflement circulaire de croissance 38 du matériau végétal ligneux (figures 5, 6b, 6c). Le renflement de croissance 38 de la tige creuse est par exemple situé à une distance correspondante au 1/3 de la longueur longitudinale l 2 de l'empreinte femelle 16 (figure 6b).

Les renflements de croissance 38, régulièrement espacés sur la longueur au cours de la croissance des végétaux, présentent l'avantage de comporter plus de matériau à l'intérieur du canal naturel que le reste de la tige, celui-ci étant presque obturé au niveau du renflement 38, ce qui facilite la réalisation de l'empreinte femelle 16. En outre, on utilise les propriétés naturelles du matériau végétal ligneux localement plus rigide et plus solide au niveau des renflements de croissance 38, pour assurer une liaison avec l'embout 40 robuste face aux sollicitations et contraintes dynamiques de l'essuyage. Par exemple et comme représenté sur la figure 5 et la figure 4 de gauche à droite, l'empreinte femelle 16 peut présenter une forme multi-pans, telle qu'une douille hexagonale 16a (ou « clé six pans ») ou double-hexagonale 16b ou multi-lobes 16c, ou peut présenter une forme carrée 16d, double-carrée 16e, triple carrée 16f coopérant avec un insert mâle 17 de forme complémentaire. Selon encore un autre exemple, l'empreinte femelle 16 présente une forme dite « Clutch » 16g, « Torx » ® 16h ou fendue 16i.

La figure 7a illustre un autre exemple d'insert mâle 17i dont la section présente une forme rectangulaire adaptée pour coopérer avec l'empreinte femelle fendue 16i. La figure 7b illustre un autre exemple d'insert mâle 17a dont la section présente une forme hexagonale adaptée pour coopérer avec l'empreinte femelle hexagonale 16a.

On peut également prévoir que l'empreinte femelle 16 et l'insert mâle 17 complémentaire présentent des surfaces de collage 21 complémentaires qui viennent en vis-à-vis lorsque l'insert mâle 17 est reçu dans l'empreinte femelle 16 et sur lesquelles on peut appliquer une substance adhésive.

L'essuie-glace 1 peut comporter en outre au moins un manchon déformable 35, visible à la figure 6d, agencé autour d'un assemblage de l'élément en matériau végétal ligneux avec un embout 40 et/ou un entraîneur 27. L'assemblage peut également comprendre au moins un collier de serrage 29a, 29b serrant le manchon 35, en vue d'assurer une fixation pérenne entre l'insert mâle et l'empreinte femelle.

Le collier de serrage 29a, 29b est par exemple métallique. C'est par exemple un clip élastique, tel qu'un double fil à ressort (figure 8A) ou un collier à vis (figure 8B).

Le manchon 35 déformable est par exemple un manchon 35 cylindrique fendu longitudinalement (figures 6d, 10, 11 , 12).

L'essuie-glace 1 comporte par exemple un premier manchon 35 agencé autour d'un assemblage mâle-femelle de la deuxième extrémité de la partie centrale 19 avec l'embout 40 et un deuxième manchon 35 agencé autour de l'assemblage de la première extrémité de la partie centrale 19 avec l'entraineur 27 (figures 10, 1 1 , 12). Le manchon 35 peut être un élément distinct de l'entraineur 27, il est par exemple reçu dans l'entraineur 27 (figures 10, 12) ou il peut être réalisé d'une seule pièce avec l'entraineur 27 (figure 1 1 ). On peut aussi prévoir que le traitement chimique de l'élément en matériau végétal ligneux soit localisé seulement au niveau de la première extrémité de la partie centrale 19 réalisée en matériau végétal ligneux et insérée dans le manchon 35. On a schématisé la localisation du traitement chimique par des formes étoilées sur la figure 9.

L'essuie-glace 1 peut également comporter une tige anti-rotation 36, traversant transversalement le manchon 35 et l'élément réalisé en matériau végétal ligneux, c'est- à-dire la première et/ou la deuxième extrémité de la partie centrale 19 dans l'exemple, pour éviter la rotation de la partie centrale 19 par rapport à l'entraineur 27 et/ou l'embout 40.

La tige anti-rotation 36 est par exemple une vis ou une goupille.

De manière alternative au manchon 35, l'invention couvre le cas d'une liaison de l'insert mâle dans l'empreinte femelle par un moyen de collage, spécialement adapté au matériau végétal ligneux. Selon un exemple de réalisation, l'entraineur 27 porte une articulation 33 permettant au bras d'actionnement 22 de pivoter autour d'un axe de rotation transversal afin de relever une partie du bras d'actionnement 22 à l'écart de la surface vitrée du véhicule automobile lorsque l'on souhaite par exemple remplacer le balai d'essuie-glace 1 1 ou la lame d'essuyage. Pour cela et comme illustré aux figures 10 à 12, l'entraineur 27 comporte deux parties 27a, 27b articulées en rotation autour d'un axe transversal.

La deuxième partie d'entraineur 27b articulée avec la première partie d'entraineur 27a, est fixée à la première extrémité de la partie centrale 19.

La deuxième partie d'entraineur 27b présente par exemple une forme de cavalier dont la section transversale présente une forme en U.

L'essuie-glace 1 comporte également un ressort de rappel 34 ; 39 hélicoïdal, dont une première extrémité est fixée à la première partie d'entraineur 27a et une deuxième extrémité est fixée à la première extrémité de la partie centrale 19 en matériau végétal ligneux. La force de rappel du ressort de rappel 34 ; 39 permet de plaquer le bras d'actionnement 22 sur la surface vitrée du véhicule automobile. Il permet également d'assurer une position stable du bras d'actionnement 22 en position relevée lors du changement du balai d'essuie-glace 11 .

Le ressort de rappel 34 ; 39 peut travailler en traction (figures 10 ,1 1 ) ou en compression (figure 12).

Selon un exemple de réalisation, la partie centrale 19 est creuse et la deuxième extrémité du ressort de rappel 34 ; 39 est insérée dans le creux de la partie centrale 19 pour coopérer avec la tige anti-rotation 36. Le ressort de rappel 34 ; 39 permet ainsi de renforcer la tenue mécanique de l'assemblage mâle-femelle. Dans le cas où le ressort de rappel 34 travaille en traction, il est agencé pour s'étendre de part et d'autre de l'articulation 33. Les extrémités du ressort de rappel 34 peuvent coopérer par accrochage d'une part, avec la première partie d'entraineur 27a et d'autre part, avec la tige anti-rotation 36.

Par exemple, la première extrémité du ressort de rappel 34 coopère par accrochage avec une boucle ouverte métallique 37 retenue par une cavité ménagée dans le corps de la première partie d'entraineur 27a. Egalement, la deuxième extrémité du ressort de rappel 34 peut coopérer par accrochage avec une boucle ouverte métallique 37 retenue par la tige anti-rotation 36, ou éventuellement directement en prise sur la tige anti-rotation 36. Dans le cas où le ressort de rappel 39 travaille en compression, les extrémités du ressort de rappel 39 peuvent venir en butée d'une part contre la première partie d'entraineur 27a et d'autre part, contre la tige anti-rotation 36.

Par exemple, la première extrémité du ressort de rappel 39 est reçue autour ou sur un ergot du corps de la première partie d'entraineur 27a, l'ergot état saillant dans la direction longitudinale du bras d'actionnement 22, dans un sens vers la deuxième partie d'entraineur 27b. Egalement, la deuxième extrémité du ressort de rappel 39 peut comporter un disque venant en appui contre la tige anti-rotation 36. Le ressort de rappel 39 est plus sollicité lorsque le bras d'actionnement 22 est plaqué sur la surface vitrée, la sollicitation élastique étant moindre lorsque le bras d'actionnement 22 est en position relevée.