MALAVOLTA, Christophe (43 Rue des Graviers, Valentigney, Valentigney, F-25700, FR)
HANSZ, Bernard (3 rue du Mont Gargot, Nommay, Nommay, F-25600, FR)
MALAVOLTA, Christophe (43 Rue des Graviers, Valentigney, Valentigney, F-25700, FR)
| REVENDICATIONS 1. Réservoir de distribution (10) destiné à stocker des particules de s glace pour alimenter une installation de projection desdites particules de glace, ledit réservoir de distribution comprenant une trémie (12) présentant d'une part une ouverture supérieure (18) de chargement pour charger lesdites particules de glace à l'intérieur de ladite trémie, et d'autre part une ouverture inférieure d'écoulement (22) apte à être reliée à ladite installation de projection, ledito réservoir de distribution (10) comprenant en outre des premiers moyens d'entraînement (30, 52) montés à l'intérieur de ladite trémie (12), lesdits premiers moyens d'entraînement comprenant un arbre de transmission (52) orienté de ladite ouverture inférieure d'écoulement (22) vers ladite ouverture supérieure de chargement (18) et des organes mécaniques (30) montés sur5 ledit arbre de transmission (52), ledit réservoir de distribution comprenant en outre des seconds moyens d'entraînement (54, 60) pour entraîner en rotation ledit arbre de transmission de manière à provoquer le mouvement lesdits organes mécaniques (30) contre lesdites particules de glace; caractérisé en ce que lesdits organes mécaniques (30) sont installés en hélice autour dudit arbre de transmission ; et en ce que lesdits seconds moyens d'entraînement (54, 60) sont aptes à entraîner ledit arbre de transmission (52) alternativement en rotation sur une fraction de tour, dans un premier sens pour entraîner au moins une partie desdites particules de glace chargées en mouvement à l'opposé de ladite ouverture inférieure d'écoulement (22), de manière à autoriser l'écoulement d'une autre partie desdites particules vers ladite ouverture inférieure d'écoulement (22), et dans un second sens inverse audit premier sens sur ladite fraction de tour. 2. Réservoir de distribution selon la revendication 1 , caractérisé en ce que lesdits seconds moyens d'entraînement (54, 60) sont aptes à donner une impulsion mécanique en rotation audit arbre de transmission (52), pour provoquer l'oscillation desdits organes mécaniques (30). 3. Réservoir de distribution selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdits organes mécaniques (30) comportent des grilles. 4. Réservoir de distribution selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un organe d'obturation inférieur (51) pour obturer ladite ouverture inférieure d'écoulement (22), et en ce que ledit organe d'obturation est commandable au moyen d'une tige (53) qui s'étend à l'intérieur dudit arbre de transmission (52). 5. Réservoir de distribution selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ladite trémie (12) comprend un conduit intermédiaire (55) installé dans le prolongement de ladite ouverture inférieure d'écoulement (22), et en ce que ledit conduit intermédiaire est équipé d'une vanne d'arrêt commandable (57). 6. Réservoir de distribution selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un châssis (66) pour supporter ladite trémie (12). 7. Réservoir de distribution selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit châssis (66) est équipé de roues (58) pour entraîner ledit réservoir (10) en roulement sur une surface donnée. 8. Réservoir de distribution selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que ladite trémie (12) est montée mobile sur ledit châssis (66) et en ce que ledit châssis et ladite trémie sont reliés ensemble par un dispositif d'entraînement à impulsion pour faire osciller ladite trémie par rapport audit châssis. 9. Ensemble de traitement cryogénique comprenant une installation de production (70) de particules de glace et une installation de projection (72) de particules de glace située à distance de ladite installation de production, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un réservoir de distribution (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, pour transporter lesdites particules de glace entre ladite installation de production (70) et ladite installation de projection (72). 10. Ensemble de traitement cryogénique selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite installation de production de particules de glace comporte des moyens de stockage (74) de dioxyde de carbone pour produire des particules de glace carbonique. 11. Ensemble de traitement cryogénique selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que ladite installation de projection (72) comporte des moyens de réception dudit réservoir de distribution (10), lesdits moyens de réception comprenant une balance de pesage dudit réservoir de distribution. |
La présente invention se rapporte à un réservoir de distribution de particules de glace sèche pour alimenter une installation de projection de ces 5 particules contre des surfaces à traiter.
La projection de particules de glace sèche, et notamment de particules de glace carbonique, contre des surfaces à traiter s'apparente par exemple à un sablage et permet de nettoyer et dégraisser ces surfaces, notamment en vue d'un traitement ultérieur. L'avantage de la glace carbonique vis-à-vis des î o techniques de sablage usuelles, est qu'elle se sublime après l'impact sous l'effet de l'énergie thermique produite précisément par cet impact. Par conséquent, à la différence du sablage classique où il faut récupérer le sable projeté avec des installations spécifiques complexes, avec la glace carbonique, il suffit de capter puis de canaliser le dioxyde de carbone gazeux produit pour
15 éventuellement le filtrer avant de le rejeter dans l'atmosphère. Les équipements à mettre en oeuvre sont plus simples et moins coûteux. En outre, par nature cette technique génère beaucoup moins de particules que le sablage.
Cependant, la mise en œuvre de particules de glace carbonique, faites de bâtonnets d'une longueur de 10 à 20 mm et d'un diamètre d'environ 3 mm, ou0 « pellet » en langue anglaise, en vue d'un traitement de surface, requiert une installation relativement importante incluant une réserve de dioxyde de carbone liquide, située près du lieu où on les projette. Car en effet, la glace carbonique présente une température de sublimation de -78,2° C. à la pression atmosphérique de telle sorte qu'elle ne peut être stockée sur de longues 5 périodes. Par ailleurs, il est inconcevable de porter une installation de production de particules de glace carbonique près du lieu, par exemple des chaînes de traitement, où l'on traite les surfaces. Aussi, il a été imaginé de concevoir des réservoirs mobiles de distribution de particules de glace carbonique, afin de les transporter entre l'installation de production et des0 installations de projection d'un encombrement modeste, situés près de la chaîne de traitement.
On pourra se référer notamment au document EP 0 521 794, lequel divulgue un tel réservoir de distribution mobile. Il comprend d'une part une trémie présentant une ouverture supérieure de chargement des particules de glace et une ouverture inférieure d'écoulement et d'autre part des moyens d'entraînement des particules montés à l'intérieur de ladite trémie, comportant un arbre de transmission et des organes mécaniques montés sur ledit arbre de transmission. L'arbre de transmission est orienté de ladite ouverture inférieure d'écoulement vers ladite ouverture supérieure de chargement et lesdits organes mécaniques comprennent à la fois des pales et une vis sans fin qui s'étend à travers l'ouverture inférieure. Le réservoir de distribution comprend en outre un moteur destiné à entraîner en rotation ledit arbre de transmission pour d'une part entraîner les particules de glace en mouvement à l'intérieur de ladite trémie et d'autre part, forcer les particules de glace à travers l'ouverture inférieure.
Si l'écoulement des particules vers l'ouverture d'écoulement est relativement régulier, en revanche, la rotation des pales et de la vis sans fin en contact avec les particules de glace, provoque leur tassement pouvant conduire à un blocage. Aussi, un tel réservoir occasionne des impossibilités de fonctionnement avec arrêt et reprise.
Aussi, un problème qui se pose et que vise à résoudre la présente invention est de fournir un réservoir de distribution qui permette non seulement de favoriser un écoulement régulier des particules de glace à travers l'ouverture inférieure d'écoulement, mais aussi qui puisse s'arrêter et reprendre la distribution sans blocage.
Dans ce but, la présente invention propose, selon un premier aspect, un réservoir de distribution destiné à stocker des particules de glace pour alimenter une installation de projection desdites particules de glace, ledit réservoir de distribution comprenant une trémie présentant d'une part une ouverture supérieure de chargement pour charger lesdites particules de glace à l'intérieur de ladite trémie, et d'autre part une ouverture inférieure d'écoulement apte à être reliée à ladite installation de projection, ledit réservoir de distribution comprenant en outre des premiers moyens d'entraînement montés à l'intérieur de ladite trémie, lesdits premiers moyens d'entraînement comprenant un arbre de transmission orienté de ladite ouverture inférieure d'écoulement vers ladite ouverture supérieure de chargement et des organes mécaniques montés sur ledit arbre de transmission, ledit réservoir de distribution comprend en outre des seconds moyens d'entraînement pour entraîner en rotation ledit arbre de transmission de manière à provoquer le mouvement lesdits organes mécaniques contre lesdites particules de glace. Selon l'invention lesdits organes mécaniques sont installés en hélice autour dudit arbre de transmission ; et lesdits seconds moyens d'entraînement sont aptes à entraîner ledit arbre de transmission alternativement en rotation sur une fraction de tour, dans un premier sens pour entraîner au moins une partie desdites particules de glace chargées en mouvement à l'opposé de ladite ouverture inférieure d'écoulement, de manière à autoriser l'écoulement d'une autre partie desdites particules vers ladite ouverture inférieure d'écoulement, et dans un second sens inverse audit premier sens sur ladite fraction de tour.
Ainsi, une caractéristique de l'invention réside dans la mise en oeuvre des organes mécaniques en hélice autour de l'arbre de transmission de manière à ce qu'ils s'étendent radialement, et dans la mise en rotation de l'arbre de transmission sur une fraction de tour, alternativement dans un sens puis dans le sens inverse, de manière à tout d'abord soulever et à entraîner au moins une partie des particules de glace vers l'ouverture supérieure de chargement et à l'opposé de l'ouverture inférieure d'écoulement, pour autoriser l'écoulement d'une autre partie des particules vers l'ouverture inférieure, et ensuite à revenir à une position initiale. En effet, les particules de glace tendent non seulement à se coller les unes aux autres à cause de l'eau sous forme de vapeur contenu dans l'air et à s'agréger en bloc, mais aussi à exercer des efforts vers l'ouverture inférieure d'écoulement et à maintenir les blocs devant l'ouverture en obturant l'écoulement des particules de glace. Aussi, en entraînant en rotation l'arbre de transmission on écarte non seulement les blocs de l'ouverture inférieure, mais au surplus on vient disloquer les blocs qui se désagrègent en particules de glace libres. De la sorte, l'écoulement continu de particules de glace se poursuit sans discontinuer.
Selon un mode de mise en oeuvre de l'invention particulièrement avantageux, lesdits seconds moyens d'entraînement sont aptes à donner une impulsion mécanique en rotation audit arbre de transmission lorsqu'il est entraîné en rotation, pour provoquer l'oscillation desdits organes mécaniques. Ainsi, les organes mécaniques qui sont reliés de manière élastiquement déformable à l'arbre de transmission, oscillent lorsque l'arbre de transmission est soumis à une impulsion mécanique de relativement faible amplitude et de forte accélération. Le mouvement d'oscillation est bien évidemment rapidement amorti, mais son amplitude et son temps d'amortissement permettent néanmoins de désagréger les blocs de particules de glace formés. Au surplus, l'amplitude de rotation de l'arbre de transmission est de l'ordre de la dizaine de degrés, par exemple 20°, et elle est suffisante pour entraîner en mouvement vertical et soulever une partie substantielle des particules de glace et les écartés de l'ouverture d'écoulement. De la sorte, la trémie, vers l'ouverture d'écoulement, est décongestionnée et les particules de glace libres s'écoulent alors de manière continue à travers cette ouverture. Par ailleurs, préférentiellement, l'arbre de transmission est entraîné en rotation alternativement dans deux sens opposés, comme on l'expliquera ci-après.
Avantageusement, lesdits organes mécaniques comportent des grilles.
Ces grilles présentent des mailles autorisant l'écoulement des particules de glace libre à travers, et permettant également d'entraîner les particules de glace plus ou moins agréger en bloc, en mouvement vertical lorsque l'arbre de transmission est entraîné en rotation.
Selon une caractéristique particulièrement avantageuse, le réservoir de distribution comprend en outre un organe d'obturation inférieur pour obturer ladite ouverture inférieure d'écoulement, et ledit organe d'obturation est commandable au moyen d'une tige qui s'étend à l'intérieur dudit arbre de transmission. La tige se prolonge à l'extérieur de la trémie au-dessus de l'ouverture supérieure et en dehors de l'arbre de manière à pouvoir être entraînée en translation pour commander précisément l'organe d'obturation.
Selon un mode de réalisation particulier, ladite trémie comprend un conduit intermédiaire installé dans le prolongement de ladite ouverture inférieure d'écoulement, et ledit conduit intermédiaire est équipé d'une vanne d'arrêt commandable. Grâce au conduit intermédiaire, on isole thermiquement la trémie lors des interruptions momentanées d'utilisation des particules de glace. En effet, dans ce cas on obture tout d'abord l'ouverture inférieure d'écoulement en appliquant l'organe d'obturation en travers, puis ensuite, lorsque les particules de glace ne s'écoulent plus, on commande la vanne d'arrêt pour constituer un espace libre isolant en regard de l'ouverture inférieure d'écoulement.
Préférentiellement, le réservoir de distribution comprend en outre un châssis pour supporter ladite trémie. Le châssis est équipé de roues pour entraîner ledit réservoir en roulement sur une surface donnée, et plus précisément pour le véhiculer entre l'installation de production des particules de glace carbonique et l'installation de projection.
Au surplus, ladite trémie est montée mobile sur ledit châssis et ledit châssis et ladite trémie sont reliés ensemble par un dispositif d'entraînement à impulsion pour faire osciller ladite trémie par rapport audit châssis. Ainsi, lorsque les mouvements angulaires de l'arbre de transmission ne suffisent pas désagréger les blocs de particules de glace, en complément on actionne le dispositif d'entraînement à impulsion. Ce dernier comporte par exemple une manche à air déformable, que l'on gonfle puis dont on libère brutalement l'air, ce qui donne une impulsion de basculement à la trémie. Ce mouvement brusque suffit à désagréger les blocs de particules de glace.
Selon un autre aspect, la présente invention propose un ensemble de traitement cryogénique comprenant une installation de production de particules de glace et une installation de projection de particules de glace située à distance de ladite installation de production, l'installation comprend au moins un réservoir de distribution tel que décrit ci-dessus, pour transporter lesdites particules de glace entre ladite installation de production et ladite installation de projection. Ainsi, malgré le temps qui s'écoule entre la production des particules de glace et le moment de leur projection, leur écoulement à l'intérieur de la trémie et à travers l'ouverture inférieure, se produit de manière régulière. En effet, inévitablement de l'air chargé en eau s'infiltre à l'intérieur de la trémie durant le chargement de la glace et ainsi, les particules tendent à se coller les unes avec les autres. Grâce au réservoir de distribution précité, au moment de la projection, qui peut intervenir plus de 24 heures après la production de la glace, les particules sont désolidarisées les unes des autres grâce à la mise en œuvre des organes mécaniques. Selon un mode préféré de mise en œuvre de l'invention, ladite installation de production de particules de glace comporte des moyens de stockage de dioxyde de carbone pour produire des particules de glace carbonique, dont la sublimation intervient immédiatement après l'impact sur la surface à traiter et
5 ne génère aucun effluent liquide. Avantageusement, ladite installation de projection comporte des moyens de réception dudit réservoir de distribution, lesdits moyens de réception comprenant une balance de pesage dudit réservoir de distribution. De la sorte, la consommation de glace est contrôlée en temps réel par la mesure du poids du réservoir de distribution, lequel peut contenir î o initialement 100 kg de particules de glace carbonique par exemple.
D'autres particularités et avantages de l'invention rassortiront à la lecture de la description faite ci-après d'un mode de réalisation particulier de l'invention, donné à titre indicatif mais non limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels :
15 - la Figure 1 est une vue schématique d'un réservoir de distribution conforme à l'invention;
- la Figure 2A est une vue schématique de dessus du réservoir de distribution représenté sur la figure 1 équipé d'éléments complémentaires
- la Figure 2 B est une vue schématique de dessous du réservoir de 0 distribution représenté sur la figure 2A ; et,
- la Figure 3 est une vue schématique d'un ensemble de traitement conforme à l'invention.
La Figure 1 illustre schématiquement un réservoir de distribution 10 conforme à l'invention. Il comprend une trémie 12 présentant une partie5 supérieure 14 de symétrie cylindrique et une partie inférieure 16 de symétrie tronconique. La trémie 12 délimite un volume compris entre 0,05 m 3 et 1 m 3 , par exemple de 0,5 m 3 . La partie supérieure 14 présente une paroi supérieure 17 dans laquelle est ménagée une ouverture supérieure 18 refermée hermétiquement par un couvercle 20, tandis que la partie inférieure 160 présente à la pointe du cône, une ouverture inférieure 22 axiale. La trémie 12 présente une paroi isolante 24 à double enveloppe, une enveloppe interne 26 et une enveloppe externe 28 entre lesquelles est logé un isolant. L'isolant présente une épaisseur comprise entre 50 % et 90 % de la distance qui sépare les deux enveloppes et il est plaqué contre la paroi interne. Au surplus, l'enveloppe interne 26 est recouverte d'une couche d'un revêtement plastique, par exemple en polyéthylène.
En outre, le réservoir de distribution 10 comporte des premiers moyens d'entraînement montés à l'intérieur de ladite trémie, et comprenant un arbre de transmission longitudinal 52 et des organes mécaniques 30 en hélice montés sur ledit arbre de transmission 52. L'arbre de transmission longitudinal 52 s'étend verticalement et axialement à l'intérieur de la trémie 12 en traversant de manière étanche la paroi supérieure 17 et en s'étendant jusqu'à l'ouverture inférieure d'écoulement 22, Il est monté libre en rotation à travers la paroi supérieure 17 et il est surmonté d'un bras d'entraînement 54 lié en rotation avec l'arbre 52 à l'extérieur de la trémie 12. En outre, le bras d'entraînement 54 présente un téton excentré 56 relié à l'extrémité d'une tige 58 d'un vérin 60 pour former manivelle. Ainsi, comme on l'expliquera ci-après, l'arbre de transmission longitudinal 52 est susceptible d'être entraîné en rotation alternativement dans un sens puis en sens inverse, avec un angle sensiblement voisin de 30°.
Les organes mécaniques en contact avec les particules de glace, comprennent des grilles 62 agencées en hélice sur et autour de l'arbre de transmission longitudinale 52, en formant une vis sans fin 64, de la paroi supérieure 17 jusqu'à l'ouverture inférieure 22. Les grilles comprennent alors une pluralité de tiges radiales qui s'étendent radialement en hélice de l'arbre de transmission 52, et ces tiges radiales sont reliées entre elles par des fils parallèles régulièrement espacés entre l'arbre de transmission 52 et extrémité libre des tiges radiales. Ces fils parallèles s'étendent hélicoïdalement autour de l'arbre de transmission 52 et sont solidaires des tiges radiales qu'ils croisent perpendiculairement. L'agencement des grilles en hélice s'étend ainsi radialement de l'arbre de transmission 52 jusqu'à l'enveloppe interne 26 sans venir en contact avec elle. Par ailleurs, dans la partie inférieure 16 de symétrie tronconique, les tiges radiales sont moins longues que la partie supérieure 14 et les grilles 62 présentent une largeur qui se réduit au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'ouverture inférieure 22 afin de respecter la géométrie tronconique. Les grilles 62 définissent des orifices trapézoïdaux, dont les dimensions varient en fonction de leur position radiale notamment. Leurs dimensions sont comprises, selon une variante de réalisation, entre 10 * 6 cm et 3 * 4 cm. On observera que les grilles 62, réalisées avec des fils d'inox par exemple, sont élastiquement déformables, dans une certaine mesure, par rapport à l'arbre de transmission longitudinale 52 lui-même est réalisé en inox. Les fils et les tiges en inox sont reliés ensemble par soudure.
Le réservoir de distribution 10 comprend au surplus un organe d'obturation inférieur 51 formée d'un organe tronconique pour obturer l'ouverture inférieure d'écoulement 22. L'organe d'obturation inférieure 51 est commandable au moyen d'une tige de commande 53 qui s'étend à l'intérieur de l'arbre de transmission longitudinale 52. La tige de commande 53 se prolonge à l'extérieur de la trémie 12 et en dehors de l'arbre en traversant le bras d'entraînement 54 pour s'étendre au-dessus de l'ouverture supérieure 18. De la sorte, la tige de commande 53 peut être entraînée en translation pour commander précisément l'organe d'obturation inférieure 51. Ce dernier est maintenu axialement, la pointe en regard de l'ouverture inférieure 22, et son diamètre externe maximal est supérieur au diamètre interne de cette ouverture 22. De la sorte, lorsque la tige de commande 53 est entraînée en translation vers l'ouverture 22, l'organe d'obturation inférieur 51 vient s'appliquer contre les bords pour l'obturer.
En outre, la partie inférieure 6 de la trémie 12 est prolongée au-delà de l'ouverture inférieure 22 par un conduit intermédiaire 55 équipé d'une vanne d'arrêt à guillotine 57 commandable, par exemple au moyen d'un vérin, ici non représenté. Ainsi, cet agencement permet de former un espace libre isolant à l'intérieur du conduit intermédiaire 55 entre l'organe d'obturation inférieure 51 et la vanne d'arrêt 57.
Ainsi, des particules de glace carbonique sous forme de bâtonné de 10 à 20 mm et d'un diamètre de 3 mm environ sont tout d'abord chargées à l'intérieur de la trémie 12 à travers l'ouverture 18, tandis que l'organe d'obturation inférieure 51 obture l'ouverture inférieure d'écoulement 22. Les particules de glace carbonique s'écoulent à l'intérieur de la trémie et à travers les grilles 62 afin de remplir entièrement la trémie 12 d'une quantité de 100 kg de glace par exemple. Dès lors que la trémie 12 est chargée en particules de glace carbonique, et que l'organe d'obturation inférieure 51 est écarté de l'ouverture inférieure 22, les particules de glace carbonique s'écoulent par gravité à travers l'ouverture inférieure 22. Grâce à la forme des grilles 62 agencées en hélice, les particules de glace sont progressivement entraînées en rotation autour de l'arbre de transmission longitudinale 52 et en translation vers l'ouverture inférieure 22. Ce guidage des particules de glace carbonique permet d'améliorer la régularité de l'écoulement.
Cependant, sous l'effet du réchauffement et à cause de l'eau contenue dans l'air, les particules de glaces carboniques ont tendance à se coller les unes aux autres, et à former des clés de voûte dans la partie inférieure 16 de la trémie 12. Aussi, pour éviter que l'écoulement continu des particules de glace carbonique ne soit interrompu, par l'agrégation de ces particules de glace, on commande la rotation de l'arbre de transmission 52 par l'intermédiaire du vérin 60.
Ainsi, à une fréquence donnée, par exemple de 1/30 hertz, on commande le vérin 60 qui provoque alors la rotation du bras d'entraînement 54 selon un secteur angulaire, par exemple inférieure à 30°. Le vérin 60 est par exemple un vérin pneumatique, et il est de nature à fournir une impulsion au bras d'entraînement 54, lequel transmet un mouvement de rotation à l'arbre de transmission 52 avec une forte accélération suivie d'un arrêt brutal. Ce mouvement de rotation étant imprimé aux grilles 62 en hélice dans un sens visant à remonter les particules de glace de la trémie 12 sur une faible course vers l'ouverture 18 de manière à décongestionner la partie inférieure 16 de la trémie 12 au niveau de laquelle les clés de voûte se sont formées durant l'écoulement des particules à travers l'ouverture inférieure 22. Au surplus, outre le mouvement de rotation qui a permis de désagréger par cisaillement notamment, les particules de glace agglomérées en bloc, un mouvement vibratoire amorti est imprimé aux grilles 62 élastiquement déformables sous l'effet de l'impulsion. Ce mouvement vibratoire désagrège plus encore les particules de glace agglomérées. On observera, qu'entre deux impulsions, la tige 58 du vérin 60 est rétractée, tandis que l'arbre de transmission 52 et les grilles 62 en hélice sont entraînées en sens inverse pour pouvoir être à nouveau mis en œuvre toutes les 30 secondes selon l'exemple de mise en oeuvre précité.
On se référera à présent aux figures 2A, 2B sur lesquelles est illustré le réservoir de distribution 10 décrit ci-dessus en écorché et installé verticalement sur un châssis 66 muni de quatre roues indépendantes 68. Dans la partie inférieure du châssis 66 et au centre on retrouve, l'ouverture inférieure d'écoulement 22 prolongée par le conduit intermédiaire 55, ce dernier étant équipé de la vanne d'arrêt 57 commandé par un vérin pneumatique. Sur la figure 2A en vue de dessus on retrouve plus précisément le bras d'entraînement 54 et le vérin 60 permettant de l'actionner, tandis que sur la figure 2B on retrouve l'arbre de transmission 52 démuni des grilles en hélice, et l'organe d'obturation inférieure 51 à l'extrémité de la tige de commande 53.
Grâce aux quatre roues indépendantes 68, le réservoir de distribution 10 est susceptible d'être entraîné manuellement sur le sol, entre une installation de production 70 de particules de glace carbonique illustrée sur la figure 3, et une installation de projection 72 des particules de glace carbonique.
Ainsi, l'ensemble de traitement cryogénique illustré sur la figure 3 peut être installé au sein d'un même bâtiment dans deux espaces éloignés l'un de l'autre. En effet, l'installation de production 70 de glace carbonique comporte une réserve de dioxyde de carbone liquide 74 et un dispositif de production de particules de glace 76, qu'il convient de maintenir dans un espace confiné pour préserver la sécurité des personnes. Le dispositif de production 76 permet d'alimenter en particules de glace carbonique le réservoir de distribution 10 à travers son ouverture de remplissage et à l'abri de l'air. Ensuite, le réservoir de distribution 10 est refermé au moyen du couvercle 20 précité, pour être entraîné près de l'installation de projection 72. Il est alors engagé sur des rails pour le guider dans une position déterminée, où l'ouverture inférieure d'écoulement 22 est ajustée en regard d'une couronne de réception tronconique non représentée. Cette couronne de réception tronconique est susceptible d'être entraînée verticalement pour venir s'ajuster autour de l'ouverture inférieure d'écoulement 22 et pour supporter entièrement le réservoir de distribution 10. La couronne de réception tronconique, outre ses moyens de guidage des particules de glace comprenant une tubulure flexible qui la prolonge, est supportée par des moyens de pesée non représentés afin de mesurer en temps réel le poids du réservoir de distribution 10. L'installation de projection 72 comporte par exemple un robot 78 dont le dernier bras est équipé d'un pistolet de projection 80, et la tubulure flexible y est raccordée. Ainsi, le robot 78 est susceptible de guider le pistolet de projection 80 en regard d'une pièce à traiter 82, tandis que les particules de glace sont projetées contre cette pièce 82, dès lors que l'ouverture inférieure d'écoulement 22 est libérée et que le dispositif vibreur 32 est mis en œuvre.
Par ailleurs, cet ensemble de traitement cryogénique est avantageusement associé à un dispositif de traitement à chaud des surfaces à l'aide, notamment, d'une torche à plasma. Aussi, il inclut une cabine de protection, non représentée, au niveau de l'installation de projection 72. Or, le processus de traitement génère une quantité non négligeable de poussières qui se dépose notamment sur les parois de la cabine de protection. Cependant, la projection de glace carbonique tend à dépolariser l'environnement de traitement, et notamment la cabine de protection, de sorte que l'adhérence des poussières sur ses parois en est parallèlement atténuée.
En outre, les moyens de pesée contrôlent la perte de poids du réservoir de distribution 10 et partant, la quantité de particules de glace carbonique consommée.
Grâce aux mouvements alternatifs des organes mécaniques, les particules de glace carbonique s'écoulent selon un flux régulier à travers l'ouverture inférieure d'écoulement 22 de la trémie 12 et par conséquent, alimentent régulièrement le pistolet de projection 80 sans interruption avec un débit compris par exemple entre 20 kg par heure et 60 kg par heure. En outre, dans la mesure où le délai entre le moment de production des particules de glace et le remplissage du réservoir de distribution d'une part, et le moment de l'application de ces particules de glace projetées d'autre part, est relativement long, par exemple d'au moins 24 heures, grâce au réservoir objet de l'invention, les particules de glace carbonique sont entraînées en mouvement les unes par rapport aux autres et tendent à se désolidariser les unes des autres. Cela favorise leur écoulement à travers l'ouverture inférieure 22. Avantageusement, le réservoir de distribution est équipé d'une étiquette RFID, permettant d'inscrire le moment du remplissage de la trémie du réservoir de distribution, correspondant au moment de production des particules de glace, tandis que l'installation de production est équipée d'un lecteur d'étiquette 5 RFID de manière à vérifier si les particules de glace carbonique sont encore utilisables pour la projection. En effet, on peut estimer qu'au-delà de 48 heures, la glace carbonique n'est plus utilisable.
On prévoit une pluralité de réservoir de distribution pour l'ensemble de traitement cryogénique afin de pouvoir alimenter l'installation de projection en î o continu sans interruption. Celle-ci est généralement située près d'une chaîne de traitement en continu.
