MORAND, Nicolas (16 rue des Morteaux, Antony, Antony, F-92160, FR)
| REVENDICATIONS 1 . Dispositif (D) de diagnostic de situation(s) de fonctionnement dans au moins un réseau de communication (RC) disposant d'un bus (BU) à N fil(s), avec N > 1 , caractérisé en ce qu'il comprend i) P moyens de connexion (MCp), avec P > N, propres à être connectés en dérivation respectivement au moins auxdits N fils du bus (BU) pour accéder aux P tensions présentes, ii) des moyens de conversion (MVp) agencés pour convertir lesdites P tensions en P premiers signaux numériques (S1 (p,t)), iii) des moyens de traitement (MT) agencés pour constituer un vecteur de mesure (V(t)) associé à un instant de mesure de tensions (t) et comportant K éléments choisis parmi au moins lesdits P premiers signaux numériques (S1 (p,t)), puis pour comparer au moins ledit vecteur de mesure (V(t)) à au moins I paires, avec I > 1 , de premier (VM(i,t)) et second (Vr2(i,t)) vecteurs de référence comportant K éléments et représentatifs de K valeurs minimales et maximales pouvant être prises par les K éléments dudit vecteur de mesure (V(t)), afin de délivrer I seconds signaux (S2(i)) représentatifs chacun du résultat d'une comparaison, chaque résultat étant représentatif d'une situation de fonctionnement sur ledit bus (BU), et iv) I moyens d'affichage (MAi) agencés chacun pour signaler une situation de fonctionnement représentée par un second signal (S2(i)) délivré. 2. Dispositif selon la revendication 1 , caractérisé en ce que lesdits moyens de traitement (MT) sont agencés pour comparer Q vecteurs de mesure (V(t)), avec Q > 2, associés respectivement à Q instants de mesure de tensions différents, à I paires de premier (Vr (i,t)) et second (Vr2(i,t)) vecteurs de référence, afin de délivrer I seconds signaux (S2(i)) représentatifs chacun soit d'un situation de fonctionnement sur ledit bus (BU) lorsque le nombre de vecteurs de mesure (V(t)), présentant au moins un élément qui n'est pas compris entre les éléments correspondants d'une paire, est supérieur ou égal à un seuil choisi, soit d'une situation de fonctionnement opposée sur ledit bus (BU) lorsque le nombre de vecteurs de mesure (V(t)), présentant au moins un élément qui n'est pas compris entre les éléments correspondants d'une paire, est inférieur audit seuil choisi. 3. Dispositif selon la revendication 1 , caractérisé en ce que lesdits moyens de traitement (MT) sont agencés pour comparer Q vecteurs de mesure (V(t)), avec Q > 2, associés respectivement à Q instants de mesure de tensions différents, à I paires de Q premiers vecteurs de référence (Vn(i,t)), associés respectivement à Q instants, et Q seconds vecteurs de référence (Vr2(i,t)), associés respectivement auxdits Q instants, afin de délivrer I seconds signaux (S2(i)) représentatifs chacun soit d'une situation de fonctionnement sur ledit bus (BU) lorsque le nombre de vecteurs de mesure (V(t)), présentant au moins un élément qui n'est pas compris entre les éléments correspondants de Q premiers vecteurs de référence (Vr1 (i,t)) et Q seconds vecteurs de référence (Vr2(i,t)) d'une même paire, est supérieur ou égal à un seuil choisi, soit d'une situation de fonctionnement opposée sur ledit bus (BU) lorsque le nombre de vecteurs de mesure (V(t)), présentant au moins un élément qui n'est pas compris entre les éléments correspondants de Q premiers vecteurs de référence (Vr (i,t)) et Q seconds vecteurs de référence (Vr2(i,t)) d'une même paire, est inférieur audit seuil choisi. 4. Dispositif selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que ledit seuil choisi ne varie pas d'une paire à l'autre. 5. Dispositif selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que ledit seuil choisi varie selon la paire à laquelle il est associé. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que lesdits moyens de conversion (MVp) ont une période d'acquisition qui est inférieure à la durée d'acquisition d'un bit de tension sur ledit bus (BU). 7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'un au moins des K éléments d'un vecteur de mesure (V(t)) résulte d'une combinaison mathématique choisie d'au moins deux desdits P premiers signaux numériques (S1 (p,t)). 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend P moyens de conversion (MVp) agencés pour convertir respectivement lesdites P tensions en P premiers signaux numériques (S1 (p,t)). 9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que lesdits moyens d'affichage (MAi) comprennent au moins un voyant lumineux associé à un second signal (S2(i)) et agencé pour être placé dans un état allumé ou un état éteint en fonction de la valeur dudit second signal (S2(i)) associé. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens d'amplification (MF2i) montés en amont desdits moyens d'affichage (MAi) et agencés pour générer des courants propres à placer chaque voyant lumineux (MAi) dans son état allumé ou éteint selon la valeur prise par le second signal (S2(i)) associé. 1 1 . Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens de temporisation (MTPi) intercalés entre lesdits moyens de traitement (MT) et lesdits moyens d'affichage (MAi) et agencés pour maintenir chaque second signal (S2i) à sa valeur initiale pendant une durée de temporisation choisie, de sorte que chaque situation de fonctionnement soit signalée pendant au moins ladite durée de temporisation. 12. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 1 1 , caractérisé en ce que l'un desdits P moyens de connexion (MCp) est propre à être connecté en dérivation sur une source d'alimentation en tension (BA) pour alimenter ledit dispositif (D) en tension prélevée. 13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens de régulation (MR) propres à être couplés audit moyen de connexion (MCp) dédié à ladite source d'alimentation en tension (BA), de manière à réguler la tension d'alimentation prélevée pour délivrer une tension régulée. 14. Dispositif selon l'une des revendications 12 et 13, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens de filtrage (MG) propres à être connectés en aval dudit moyen de connexion (MCp) dédié à ladite source d'alimentation en tension (BA) et agencés au moins pour filtrer des variations de tension de cette dernière (BA). 15. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens d'amplification (MF1 p) montés en amont desdits moyens de conversion (MVp) et agencés pour amplifier au moins lesdites tensions prélevées sur lesdits fils du bus (BU). 16. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens de protection (MPp) montés en dérivation sur les moyens de connexion (MCp), qui sont connectés en dérivation des fils du bus (BU), en amont desdits moyens d'amplification (MVp), et propres à assurer une protection, notamment contre les décharges électrostatiques survenant 5 sur lesdits fils du bus (BU). 17. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 16, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens de blocage (MBp) montés en amont desdits moyens de conversion (MVp) et agencés pour stabiliser lesdites tensions prélevées sur lesdits fils du bus (BU) de sorte qu'elles ne changent î o pas de valeur pendant leur conversion. 18. Utilisation du dispositif de diagnostic (D) selon l'une des revendications 1 à 17 pour un réseau de communication de véhicule. |
L'invention concerne les dispositifs qui sont chargés d'effectuer des diagnostics dans des réseaux de communication qui sont équipés d'un bus comportant au moins un fil électrique sur lequel peut être mesurée une tension de façon non intrusive.
Les bus, de certains réseaux de communication du type précité, comportent un nombre limité de fils (au moins un) auxquels peuvent être connectés en parallèle des équipements communicants afin qu'ils puissent échanger des données entre eux au moyen de trames multiplexées. C'est par exemple le cas des réseaux de type CAN LS ("Controller Area Network Low Speed"), CAN HS ("Controller Area Network High Speed"), VAN ("Vehicle Area Network"), LIN ("Local Interconnect Network"), ARINC ("Aeronautical Radio Inc.") ou I2C (ou IIC "Inter-lntegrated Circuit"), qui sont utilisés dans des domaines tels que ceux des véhicules (éventuellement de type automobile), des installations industrielles, de l'aéronautique, de l'électronique grand public et du domaine ferroviaire, notamment.
Du fait du nombre important de connexions que comportent de tels réseaux, ils peuvent faire l'objet de nombreux défauts de fonctionnement (ou pannes) difficilement détectables. Ainsi, ils peuvent par exemple faire l'objet d'un court-circuit entre un fil électrique transportant des données et une masse, d'un court-circuit entre un fil électrique transportant des données et une tension d'un réseau de puissance (par exemple d'un véhicule), d'un court-circuit entre deux fils électriques transportant des données, ou d'une coupure d'un fil électrique transportant des données.
Or, plus un réseau est grand, plus il devient difficile de diagnostiquer l'origine d'un défaut de fonctionnement (ou panne) survenu en son sein. Il existe certes des dispositifs (ou outils) de diagnostic de pannes, comme par exemple ceux qui sont décrits dans les documents brevet US 5,491 ,418, US 4,975,847, US 4,796,206, FR 2666418 et EP 0231607. Mais, ils présentent tous au moins un inconvénient, comme par exemple la nécessité d'établir avec le réseau une communication bidirectionnelle conformément à un protocole prédéfini, et donc intrusif, et/ou la nécessité d'utiliser des calculateurs relativement puissants, et/ou la nécessité d'effectuer une programmation complexe, et/ou un fort encombrement, et/ou la nécessité d'être utilisés par des techniciens préalablement formés.
L'invention a donc pour but de proposer une solution alternative non intrusive, délivrant un diagnostic instantanément, utilisable dans n'importe quel réseau de communication comportant un bus à fil(s), et de surcroît peu encombrante et/ou particulièrement simple à utiliser.
Elle propose plus précisément à cet effet un dispositif, dédié au diagnostic de situation(s) de fonctionnement dans au moins un réseau de communication disposant d'un bus comportant N fil(s) (électrique(s), avec N > 1 , et comprenant :
- P moyens de connexion, avec P > N, propres à être connectés en dérivation respectivement au moins aux N fils du bus pour accéder aux P tensions présentes,
- des moyens de conversion agencés pour convertir les P tensions en P premiers signaux numériques (S1 (p,t)),
- des moyens de traitement agencés pour constituer un vecteur de mesure (V(t)) associé à un instant de mesure de tensions (t) et comportant K éléments choisis parmi au moins les P premiers signaux numériques (S1 (p,t)), puis pour comparer au moins ce vecteur de mesure (V(t)) à au moins I paires, avec I > 1 , de premier (Vn(i,t)) et second (V r2 (i,t)) vecteurs de référence comportant K éléments et représentatifs de K valeurs minimales et maximales pouvant être prises par les K éléments du vecteur de mesure (V(t)), afin de délivrer I deuxièmes signaux (S2(i)) représentatifs chacun du résultat d'une comparaison, chaque résultat étant représentatif d'une situation de fonctionnement sur le bus, et
- I moyens d'affichage agencés chacun pour signaler une situation de fonctionnement représentée par un second signal (S2(i)) délivré.
On entend ici par « situation de fonctionnement » tout type de situation pouvant apparaître en fonctionnement dans un réseau. Il pourra par exemple s'agir d'un défaut de fonctionnement ou bien d'une absence de défaut de fonctionnement. Ainsi, le dispositif peut permettre de détecter une absence de données sur le bus ou un fonctionnement (a)normal du réseau ou un problème ou dysfonctionnement d'un type particulier, ou encore une configuration particulière de signaux, représentative de l'état d'un système (comme par exemple des tensions élevées mais malgré tout conformes à des normes ou spécifications). Par ailleurs, on entend ici par « absence de défaut de fonctionnement » aussi bien la présence de données sur le bus que la détection d'un fonctionnement normal du réseau ou de l'absence d'un problème ou dysfonctionnement d'un type particulier.
Le dispositif de diagnostic selon l'invention peut comporter d'autres caractéristiques qui peuvent être prises séparément ou en combinaison, et notamment :
- ses moyens de traitement peuvent être agencés pour comparer Q vecteurs de mesure (V(t)), avec Q > 2, associés respectivement à Q instants de mesure de tensions différents, à I paires de premier (Vn(i,t)) et second (V r2 (i,t)) vecteurs de référence, afin de délivrer I seconds signaux (S2(i)) représentatifs chacun soit d'une situation de fonctionnement sur le bus lorsque le nombre de vecteurs de mesure (V(t)), présentant au moins un élément qui n'est pas compris entre les éléments correspondants d'une paire, est supérieur ou égal à un seuil choisi, soit d'une situation de fonctionnement opposée sur le bus lorsque le nombre de vecteurs de mesure (V(t)), présentant au moins un élément qui n'est pas compris entre les éléments correspondants d'une paire, est inférieur à ce seuil choisi;
- en variante, ses moyens de traitement peuvent être agencés pour comparer Q vecteurs de mesure (V(t)), avec Q > 2, associés respectivement à Q instants de mesure de tensions différents, à I paires de Q premiers vecteurs de référence (Vn(i,t)), associés respectivement à Q instants, et Q seconds vecteurs de référence (V r2 (i,t)), associés respectivement à ces Q instants, afin de délivrer I seconds signaux (S2(i)) représentatifs chacun soit d'une situation de fonctionnement sur le bus lorsque le nombre de vecteurs de mesure (V(t)), présentant au moins un élément qui n'est pas compris entre les éléments correspondants de Q premiers vecteurs de référence (Vn(i,t)) et Q seconds vecteurs de référence (V r2 (i,t)) d'une même paire, est supérieur ou égal à un seuil choisi, soit d'une situation de fonctionnement opposée sur le bus lorsque le nombre de vecteurs de mesure (V(t)), présentant au moins un élément qui n'est pas compris entre les éléments correspondants de Q premiers vecteurs de référence (V r (i,t)) et Q seconds vecteurs de référence (V r2 (i,t)) d'une même paire, est inférieur à ce seuil choisi;
dans cette variante, comme dans l'autre, le seuil choisi peut ne pas varier d'une paire à l'autre, ou bien il peut varier selon la paire à laquelle il est associé;
- ses moyens de conversion peuvent avoir une période d'acquisition qui est inférieure à la durée d'acquisition d'un bit de tension sur le bus;
- l'un au moins des K éléments d'un vecteur de mesure (V(t)) peut résulter d'une combinaison mathématique choisie d'au moins deux des P premiers signaux numériques (S1 (p,t));
- il peut comprendre P moyens de conversion agencés pour convertir respectivement les P tensions en P premiers signaux numériques (S1 (p,t));
- ses moyens d'affichage peuvent comprendre au moins un voyant lumineux associé à un second signal (S2(i)) et agencé pour être placé dans un état allumé ou un état éteint en fonction de la valeur de ce second signal (S2(i)) associé;
il peut en outre comprendre des moyens d'amplification, montés en amont de ses moyens d'affichage, et agencés pour générer des courants propres à placer chaque voyant lumineux dans son état allumé ou éteint selon la valeur prise par le second signal (S2(i)) associé;
- il peut en outre comprendre des moyens de temporisation, intercalés entre ses moyens de traitement et ses moyens d'affichage, et agencés pour maintenir chaque second signal (S2i) à sa valeur initiale pendant une durée de temporisation choisie, de sorte que chaque situation de fonctionnement soit signalée pendant au moins la durée de temporisation;
les moyens de temporisation peuvent comprendre au moins un circuit monostable redéclencheur, par exemple à condensateur(s);
- l'un de ses P moyens de connexion peut être propre à être connecté en dérivation sur une source d'alimentation en tension pour l'alimenter en tension prélevée;
il peut en outre comprendre des moyens de régulation propres à être couplés au moyen de connexion qui est dédié à la source d'alimentation en tension, de manière à réguler la tension d'alimentation prélevée pour délivrer une tension régulée;
il peut en outre comprendre des moyens de filtrage, propres à être connectés en aval du moyen de connexion qui est dédié à la source d'alimentation en tension, et agencés au moins pour filtrer des variations de tension de cette dernière;
- il peut en outre comprendre des moyens d'amplification, montés en amont de ses moyens de conversion, et agencés pour amplifier au moins les tensions prélevées sur les fils du bus;
- il peut en outre comprendre des moyens de blocage, montés en amont de ses moyens de conversion, et agencés pour stabiliser les tensions prélevées sur les fils du bus de sorte qu'elles ne changent pas de valeur pendant leur conversion;
- il peut en outre comprendre des moyens de protection montés en dérivation sur ses moyens de connexion, qui sont connectés en dérivation des fils du bus, en amont de ses moyens d'amplification, et propres à assurer une protection, notamment contre les décharges électrostatiques survenant sur les fils du bus.
L'invention est bien adaptée, bien que non limitativement, aux réseaux de communication qui sont implantés dans les véhicules, éventuellement de type automobile.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à l'examen de la description détaillée ci-après, et du dessin annexé, sur lequel l'unique figure illustre schématiquement et fonctionnellement un exemple de réalisation de dispositif de diagnostic selon l'invention, connecté à un réseau de communication de type CAN HS et à une batterie externe. Le dessin annexé pourra non seulement servir à compléter l'invention, mais aussi contribuer à sa définition, le cas échéant.
L'invention a pour but d'offrir un dispositif de diagnostic D destiné à être connecté à au moins un réseau de communication RC équipé d'un bus BU comportant N fil(s) électrique(s) CH, CL, avec N > 1 , auxquels peuvent être connectés en parallèle des équipements communicants, et sur lesquels peuvent être mesurées des tensions V1 , V2 de façon non intrusive.
Dans ce qui suit, on considère, à titre d'exemple non limitatif, que le réseau de communication RC est un réseau de type CAN HS ("Controller Area Network High Speed" - norme ISO 1 1898). Mais, l'invention n'est pas limitée à ce type de réseau de communication. Elle concerne en effet tout type de réseau de communication équipé d'un bus autorisant des mesures non intrusives de tensions sur ses (son) fil(s), et notamment les réseaux de type CAN LS ("Controller Area Network Low Speed" - norme ISO 1 1898), VAN ("Vehicle Area Network"), LIN ("Local Interconnect Network"), ARINC ("Aeronautical Radio Inc.") et I2C (ou IIC "Inter-lntegrated Circuit"). Par conséquent, l'invention concerne notamment les domaines tels que celui des véhicules (terrestres, maritimes (ou fluviaux) et aériens), celui des installations industrielles, et celui de l'électronique grand public.
Par ailleurs, on considère dans ce qui suit, à titre d'exemple non limitatif, que le réseau RC fait partie d'un véhicule, éventuellement de type automobile (comme par exemple une voiture). Mais, comme indiqué ci-avant, l'invention n'est pas limitée à cette application.
De plus, on considère dans ce qui suit, à titre d'exemple non limitatif, que le dispositif de diagnostic D n'est destiné à effectuer des diagnostics que pour un seul type de réseau (ici de type CAN HS). Mais, cela n'est pas obligatoire. Il pourrait en effet être agencé de manière à effectuer des diagnostics pour au moins deux types de réseau différents.
Comme illustré non limitativement sur l'unique figure, un réseau RC de type CAN HS comprend un bus BU muni de premier CL et second CH fils électriques qui sont dédiés au transport des trames de données et respectivement appelés « CAN_L » et « CAN_H ».
Comme illustré, un tel dispositif de diagnostic D comprend au moins P moyens de connexion MCp (p = 1 à P, avec P > N, N étant le nombre de fils du bus BU (ici égal à deux)), des moyens de conversion MVp, des moyens de traitement MT et des moyens d'affichage MAi (i = 1 à I) qui coopèrent entre eux.
Certains au moins des P moyens de connexion MCp sont agencés de manière à permettre le raccordement en dérivation de leur dispositif (de diagnostic) D au bus BU, en vue d'accéder aux (ou prélever les) tensions V1 , V2 qui sont présentes sur les fils de ce bus BU. Ici, les deux moyens de connexion MC1 et MC2 sont agencés pour prélever les tensions V1 et V2 respectivement sur les fils électriques CL et CH.
Ces moyens de connexion MC1 et MC2 comprennent par exemple deux câbles électriques de connexion, munis chacun, au niveau de l'une de leurs deux extrémités opposées, d'un connecteur, par exemple de type « pince crocodile » ou « pointe de touche » (insérable dans une alvéole de connecteur du bus BU).
On notera, comme illustré non limitativement, qu'il est avantageux que le dispositif D comporte des moyens de protection MP1 et MP2 montés en dérivation sur ses moyens de connexion MC1 et MC2, qui sont connectés respectivement en dérivation sur les fils CL et CH du bus BU, en amont de certains au moins de ses moyens de conversion (ici MV1 et MV2). Ces moyens de protection MPp sont agencés de manière à assurer la protection des moyens de conversion MV1 et MV2, notamment contre les décharges électrostatiques qui peuvent survenir sur les fils CL et CH du bus BU.
On notera également qu'il peut être avantageux, comme illustré non limitativement, que le dispositif D comprenne des ponts diviseurs PD1 et PD2 montés chacun en dérivation sur l'un des moyens de connexion MC1 , MC2 des fils CL, CH. Ces ponts diviseurs PDp (ou tout moyen équivalent permettant de diviser la tension) sont destinés à convertir, de façon analogique, les tensions qu'ils reçoivent en tensions adaptées à la gamme de tension d'entrée que peuvent supporter d'éventuels moyens de blocage MBp (sur lesquels on reviendra plus loin) et les moyens de conversion MVp, tout en présentant une impédance d'entrée élevée et en évitant un lien électrique direct entre les circuits électroniques du dispositif D et l'extérieur, de façon à les protéger. Par exemple, et comme illustré non limitativement, la tension basse de ces ponts diviseurs PD1 et PD2 est celle de la masse.
On notera également, comme illustré non limitativement, que le dispositif D peut également et éventuellement comporter un autre moyen de connexion MC3 destiné à être connecté en dérivation sur une source d'alimentation en tension BA pour alimenter en tension prélevée les éléments qui constituent le dispositif D. Dans le cas d'une voiture, la source d'alimentation en tension BA est par exemple la batterie 12 Volts embarquée.
Cet autre moyen de connexion MC3 comprend par exemple deux câbles électriques de connexion, munis chacun, au niveau de l'une de leurs deux extrémités opposées, d'un connecteur, par exemple de type pince crocodile ou pointe de touche, que l'on vient coupler à la borne plus (+) de la batterie BA ou à une vis de masse du véhicule.
Il est important de noter que dans une variante le dispositif D pourrait comporter une source d'alimentation interne, par exemple une batterie rechargeable, à condition qu'il conserve un fil connecté à une vis de masse du véhicule afin d'utiliser cette dernière comme référence des tensions V1 et V2 présentes sur les fils CL et CH.
On notera également que lorsque le dispositif D ne comprend pas de source d'alimentation interne, il est avantageux, comme illustré non limitativement, qu'il comprenne des moyens de régulation MR couplés aux extrémités des câbles électriques de connexion (du moyen de connexion MC3), qui sont opposées à celles munies des connecteurs. Ces moyens de régulation MR sont agencés de manière à réguler la tension d'alimentation qui est prélevée par le moyen de connexion MC3 sur la source d'alimentation externe BA, afin d'alimenter en tension régulée certains au moins des éléments qui constituent le dispositif D.
On notera également qu'il est avantageux, comme illustré non limitativement, que le dispositif D comprenne des moyens de filtrage MG destinés à être connectés en aval du moyen de connexion MC3 et agencés au moins pour filtrer les variations de tension de la source d'alimentation externe BA. Cela est plus particulièrement utile lorsque le dispositif D est alimenté par une source d'alimentation externe BA présentant d'importantes variations de tension (comme c'est le cas d'un réseau de puissance d'un véhicule). Par exemple, ces moyens de filtrage MG peuvent comporter une diode monté en série et un condensateur monté en dérivation entre le moyen de connexion MC3 et les moyens de régulation MR. La diode est destinée à assurer une protection contre les inversions de polarité de l'alimentation externe (BA). Le condensateur est de préférence polarisé et de capacité élevée afin d'assurer un effet "réservoir" important pour permettre le filtrage des variations de tension. On notera que de tels moyens de filtrage MG assurent également une protection contre les décharges électrostatiques.
On notera également qu'il peut être avantageux, comme illustré non limitativement, que le dispositif D comprenne un pont diviseur PD3 monté en dérivation entre la masse et le moyen de connexion MC3 (et plus précisément ici entre la diode et le condensateur des moyens de filtrage MG). Ce pont diviseur PD3 (ou tout moyen équivalent permettant de diviser la tension) est destiné à convertir, de façon analogique, la tension qu'il reçoit en une tension adaptée à la gamme de tension d'entrée que peuvent supporter d'éventuels moyens de blocage MBp (sur lesquels on reviendra plus loin) et les moyens de conversion MVp, tout en présentant une impédance d'entrée élevée pour les fils reliés au réseau et en évitant un lien électrique direct entre les circuits électroniques du dispositif D et l'extérieur, de façon à les protéger. Par exemple, et comme illustré non limitativement, la tension basse de ce pont diviseur PD3 est celle de la masse.
Les moyens de conversion MVp du dispositif D sont agencés pour convertir les P tensions prélevées en P premiers signaux numériques S1 (p,t). Le paramètre p désigne l'une des P tensions prélevées (p = 1 à P), et le paramètre t désigne un instant de mesure (ou prélèvement) de l'une des P tensions. On notera que dans l'exemple non limitatif illustré P est égal à 3, étant donné que l'on prélève les tensions V1 et V2 respectivement sur les fils CL et CH et la tension V3 sur la source d'alimentation externe BA, ici via le pont diviseur PD3.
Les moyens de conversion MVp peuvent, comme illustré non limitativement, être réalisés sous la forme de P convertisseurs analogique/numérique, discrets ou intégrés, chargés chacun de convertir une tension analogique Vp en un premier signal numérique S1 (p,t). Mais, cela n'est pas obligatoire. En effet, dans une variante, les moyens de conversion MVp peuvent être réalisés sous la forme d'un unique convertisseur analogique/ numérique, discret ou intégré, chargé de convertir séquentiellement chaque tension analogique Vp (alors présentée de façon multiplexée) en un premier signal numérique S1 (p,t).
Par exemple, les moyens de conversion MVp peuvent convertir les tensions analogiques prélevées Vp en premiers signaux numériques S1 (p,t) de 8 bits (ou un octet).
On notera qu'il est avantageux, comme illustré non limitativement, que le dispositif D comprenne des moyens de blocage MBp, discrets ou intégrés, et montés en amont de ses moyens de conversion MVp. Ces derniers (MVp) sont agencés pour stabiliser les tensions prélevées (ici sur les fils CH et CL du bus BU et sur la source d'alimentation externe BA, ici via le pont diviseur PD3) de sorte qu'elles soient aussi stable que possible pour faciliter leur conversion par les moyens de conversion MVp.
On notera également qu'il est avantageux, comme illustré non limitativement, que le dispositif D comprenne des premiers moyens d'amplification MF1 p montés en amont de ses moyens de conversion MVp (et plus précisément ici entre ses ponts diviseurs PDp et ses moyens de blocage MBp). Mais en l'absence de moyens de blocage MBp ils sont connectés directement aux moyens de conversion MVp (en amont de ces derniers). Ces premiers moyens d'amplification MF1 p sont agencés pour amplifier les tensions prélevées sur les fils du bus BU ainsi qu'ici sur la source d'alimentation externe BA afin que les éventuels moyens de blocage MBp et les moyens de conversion MVp disposent d'un courant et d'une tension bien adaptés à leurs capacités de traitement.
Les moyens de traitement MT sont alimentés en premiers signaux numériques S1 (p,t) par les moyens de conversion MVp.
On notera que ces moyens de traitement MT peuvent constituer un microcontrôleur MCT ou bien, comme illustré non limitativement, peuvent faire partie d'un microcontrôleur MCT qui est par exemple, comme illustré, alimenté en tension régulée par les moyens de régulation MR. On notera également, comme illustré non limitativement, que les moyens de blocage MBp et/ou les moyens de conversion MVp peuvent éventuellement faire partie du (c'est-à- dire être intégrés dans) le microcontrôleur MCT.
Dans une variante, le microcontrôleur MCT pourrait être remplacé par d'autres types de circuits logiques programmables, tels que des ASICs.
Ces moyens de traitement MT sont tout d'abord agencés pour constituer un vecteur de mesure V(t), associé à un instant de mesure de tensions t, à partir au moins de certains au moins des P premiers signaux numériques S1 (p,t) qu'ils reçoivent des moyens de conversion MVp. Plus précisément, chaque vecteur de mesure V(t) constitué comporte K éléments qui sont choisis parmi au moins les P premiers signaux numériques S1 (p,t).
On notera que l'un au moins des K éléments d'un vecteur de mesure V(t) peut être éventuellement "virtuel". On entend ici par "élément virtuel" un élément d'un vecteur de mesure V(t) qui résulte d'une combinaison mathématique choisie d'au moins deux des P premiers signaux numériques S1 (p,t). Par exemple, un élément virtuel peut être le résultat de la différence entre les tensions V1 et V2 prélevées respectivement sur les fils CL et CH. Cette différence constitue une tension différentielle qui peut être utile pour discriminer les états dits "récessifs" et les états dits "dominants". Il est rappelé que dans le cas d'un réseau CAN HS un état dominant correspond à une tension V2 d'environ 3,5 V sur le fil CH (CAN_H), une tension V1 d'environ 1 ,5 V sur le fil LH (CAN_L), et une tension différentielle V2 - V1 d'environ 2 V. Tout type de combinaison effectuée avec tout type d'opérateur mathématique peut être envisagé. On notera que pour d'autres types de réseaux que le CAN HS, une opération mathématique peut par exemple consister en une multiplication, par exemple pour valider un signal seulement quand un autre signal est non nul.
Les moyens de traitement MT sont également agencés, une fois qu'ils ont constitué un vecteur de mesure V(t), pour comparer au moins ce dernier (V(t)) à au moins I paires de premier Vn(i,t) et second V r2 (i,t) vecteurs de référence. Le nombre I est supérieur ou égal à un (1 ).
On entend ici par "premier vecteur de référence V r (i,t)" un vecteur qui est constitué à l'avance de K éléments représentatifs respectivement de K valeurs minimales qui peuvent être prises en fonctionnement normal par les K éléments correspondants d'un vecteur de mesure V(t) correspondant. Par ailleurs, on entend ici par "second vecteur de référence V r2 (i,t)" un vecteur qui est constitué à l'avance de K éléments représentatifs respectivement de K valeurs maximales qui peuvent être prises en fonctionnement normal par les K éléments correspondants d'un vecteur de mesure V(t) correspondant. Il est important de noter qu'un premier V r (i,t) ou second V r2 (i,t) vecteur de référence peut être, ou ne pas être, fonction d'un instant de mesure t par rapport à l'instant de mesure courant.
Par exemple, la comparaison d'un élément d'un vecteur de mesure V(t) est destinée à déterminer si sa valeur est comprise entre les éléments correspondants d'une paire (V r (i,t),V r2 (i,t)), c'est-à-dire entre une valeur minimale (éventuellement incluse) et une valeur maximale (éventuellement incluse). On comprendra en effet, que si la valeur d'au moins un élément d'un vecteur de mesure V(t) n'est pas comprise entre les éléments correspondants d'une paire (V r (i,t),V r2 (i,t)), c'est qu'il existe une situation de fonctionnement particulière sur le bus BU (éventuellement un défaut de fonctionnement). Par conséquent, le résultat d'une comparaison est représentatif d'une situation de fonctionnement sur le bus BU (éventuellement un défaut ou une absence de défaut de fonctionnement).
On entend ici par « situation de fonctionnement » tout type de situation pouvant apparaître en fonctionnement dans un réseau RC. Il pourra par exemple s'agir d'un défaut de fonctionnement ou bien d'une absence de défaut de fonctionnement. Ainsi, le dispositif D peut permettre de détecter une absence de données sur le bus BU ou un fonctionnement anormal du réseau RC ou un problème ou dysfonctionnement d'un type particulier, ou encore une configuration particulière de signaux, représentative de l'état d'un système (comme par exemple des tensions élevées mais malgré tout conformes à des normes ou spécifications). Par ailleurs, on entend ici par « absence de défaut de fonctionnement » aussi bien la présence de données sur le bus BU que la détection d'un fonctionnement normal du réseau RC ou de l'absence d'un problème ou dysfonctionnement d'un type particulier.
On notera que les moyens de traitement MT peuvent être éventuellement agencés de manière à effectuer un filtrage des vecteurs de mesure afin de ne pas tenir compte de certains d'entre eux qui pourraient s'avérer erronés. Deux types de filtrage peuvent être envisagés, l'un portant sur les états des tensions prélevées Vp, l'autre sur les transitions des tensions prélevées Vp.
Le premier type de filtrage est notamment adapté au cas où le dispositif D fait l'objet de perturbations électromagnétiques, au cas où le fonctionnement du réseau de communication RC est affecté par des tensions de brouillage, ou encore au cas où la conversion analogique/numérique est effectuée lorsque des tensions converties varient rapidement (par exemple dans le cas d'une transition). Ce premier type de filtrage consiste par exemple à comparer Q vecteurs de mesure V(t), associés respectivement à Q instants de mesure de tensions différents (de préférence successifs), à I paires de premier V r (i,t) et second V r2 (i,t) vecteurs de référence (ici indépendants du paramètre t). Ici, le nombre Q est supérieur ou égal à 2.
Ce type de filtrage nécessite que les moyens de traitement MT stockent les Q derniers vecteurs de mesure qu'ils ont constitués, à savoir V(t), V(t-1 ), V(t-2) V(t-Q+1 ).
Chacun des Q vecteurs de mesure considérés est alors comparé (élément par élément) à I premiers vecteurs de référence V r (i,t) différents mais qui lui correspondent et à I seconds vecteurs de référence V r2 (i,t) différents mais qui lui correspondent, selon la méthode décrite précédemment pour un unique vecteur de mesure. Puis, les moyens de traitement MT déterminent pour chaque comparaison de Q vecteurs de mesure V(t) à l'une des I paires de premier V M (i,t) et second V r2 (i,t) vecteurs de référence, si le nombre de vecteurs de mesure V(t), qui présentent au moins un élément qui n'est pas compris entre les éléments correspondants d'une paire, est supérieur ou égal à un seuil choisi. Ensuite, les moyens de traitement MT délivrent I seconds signaux S2(i) qui sont chacun représentatifs soit d'une situation de fonctionnement sur le bus BU (par exemple un défaut) lorsque le nombre de vecteurs de mesure V(t) déterminé est supérieur ou égal au seuil choisi, soit d'une situation de fonctionnement opposée sur le bus BU (par exemple une absence de défaut) lorsque le nombre de vecteurs de mesure V(t) déterminé est inférieur au seuil choisi.
On notera que dans un premier mode de réalisation le seuil choisi peut ne pas varier d'une paire à l'autre, tandis que dans un second mode de réalisation le seuil choisi peut varier selon la paire à laquelle il est associé.
On notera également que pour simplifier les comparaisons, les éléments des Q vecteurs de mesure V(t) et les éléments des premier Vn(i,t) et second V r2 (i,t) vecteurs de référence peuvent être codés sur un même nombre de bits (par exemple 8). Mais, cela n'est pas obligatoire.
On notera également que l'on peut éventuellement regrouper les Q vecteurs de mesure V(t) au sein d'une matrice de mesure dont chaque colonne (ou ligne) est un vecteur de mesure V(t). Cet agencement permet d'obtenir un algorithme de comparaison plus compact et donc moins coûteux à mettre en oeuvre. En effet, on peut par exemple ranger dans une mémoire, selon un ordre croissant du plus ancien vers le moins ancien, les colonnes (ou lignes) de la matrice de mesure courante, c'est-à-dire celle qui est formée par les Q derniers vecteurs de mesure V(t), puis on peut effectuer une boucle de comparaison sur le numéro du vecteur de mesure V(t), avec une incrémentation par Q de l'emplacement en mémoire des données de la matrice de mesure. Il est alors préférable d'utiliser une mémoire de type circulaire (plus précisément à adressage circulaire).
On notera que l'invention peut fonctionner avec une période d'acquisition des moyens de conversion MVp qui est inférieure à la durée d'un bit de tension sur un fil CH, CL du bus BU, notamment dans le but d'éviter de manquer d'analyser certains phénomènes de courte durée propres au réseau RC. On notera que dans le cas ou les moyens de conversion MVp ne comportent qu'un seul convertisseur combiné à un multiplexeur de tensions Vp permettant de présenter les signaux analogiques à convertir un à un successivement sur son entrée, l'algorithme de comparaison doit réaliser autant d'étapes de conversion que de tensions Vp à analyser. Dans ce cas, on peut utiliser une période, pour réaliser une fois la conversion de toutes les tensions Vp à analyser, qui est inférieure à la durée d'un bit de tension sur le bus BU, pour les mêmes raisons que précédemment.
Le second type de filtrage consiste par exemple à comparer Q vecteurs de mesure V(t), associés respectivement à Q instants de mesure de tensions (t) différents (et de préférence successifs), à I paires de Q premiers vecteurs de référence V r (i,t), associés respectivement à Q instants, et Q seconds vecteurs de référence V r2 (i,t), associés respectivement à ces mêmes Q instants. Les premiers V r (i,t) et seconds V r2 (i,t) vecteurs de référence sont donc ici dépendants du paramètre t, étant donné qu'un couple de vecteurs est associé à chaque instant compris entre t-Q-1 et t. Ici, le nombre Q est également supérieur ou égal à 2.
On notera que les Q vecteurs de mesure V(t) peuvent être placés au sein d'une matrice de mesure, qui est alors comparée à I premières matrices de référence minimale (qui comprennent chacune Q premiers vecteurs de référence V r (i,t)) et à I secondes matrices de référence maximale (qui comprennent chacune Q seconds vecteurs de référence V r2 (i,t)).
Ce second type de filtrage nécessite que les moyens de traitement MT stockent les Q derniers vecteurs de mesure qu'ils ont constitués, à savoir V(t), V(t-1 ), V(t-2),..., V(t-Q-1 ), ainsi que les première et seconde matrices de référence.
Chaque élément de la matrice de mesure est alors comparé à l'élément correspondant de chacune des I premières matrices de référence et à l'élément correspondant de chacune des I secondes matrices de référence, selon la méthode décrite précédemment pour un unique vecteur de mesure. Puis, les moyens de traitement MT déterminent pour chaque comparaison de la matrice de mesure à l'une des I paires de première et seconde matrices de référence, le nombre de vecteurs de mesure V(t), qui présentent au moins un élément qui n'est pas compris entre les éléments correspondants d'une paire, est supérieur ou égal à un seuil choisi. Ensuite, les moyens de traitement MT délivrent I seconds signaux S2(i) qui sont chacun représentatifs soit d'une situation de fonctionnement sur le bus BU lorsque le nombre de vecteurs de mesure V(t) déterminé est supérieur ou égal au seuil choisi, soit d'une situation de fonctionnement opposée sur le bus BU lorsque le nombre de vecteurs de mesure V(t) déterminé est inférieur au seuil choisi.
On comprendra que ce second type de filtrage permet de détecter des transitions de tension Vp. Mais, on notera qu'il nécessite la mise en œuvre d'une temporisation d'affichage (décrite plus loin), car le résultat d'une comparaison n'est vrai que pendant peu de conversions successives par les moyens de conversion MVp quand le seuil choisi est grand. On notera également que l'invention permet de détecter des transitions de tension sur le bus BU aussi bien synchrones que non synchrones.
On notera que dans un premier mode de réalisation le seuil choisi peut ne pas varier d'une paire à l'autre, tandis que dans un second mode de réalisation le seuil choisi peut varier selon la paire à laquelle il est associé.
Dans le cas d'un réseau de type CAN HS, le dispositif D peut par exemple diagnostiquer certaines au moins des situations de fonctionnement parmi celles qui sont listées ci-dessous :
- un fonctionnement normal du réseau RC,
- l'absence de trames de données sur le bus BU,
- un court-circuit entre le fil électrique CL et une masse,
- un court-circuit entre le fil électrique CH et une masse,
- un court-circuit entre le fil électrique CL et une tension du réseau de puissance du véhicule,
- un court-circuit entre le fil électrique CH et une tension du réseau de puissance du véhicule,
- un court-circuit entre les deux fils électriques CL et CH,
- la coupure du fil électrique CL,
- la coupure du fil électrique CH.
Une fois que les moyens de traitement MT disposent du résultat de chacune des I comparaisons, ils délivrent I deuxièmes signaux S2(i) représentatifs respectivement des résultats de ces I comparaisons.
Les I moyens d'affichage MAi (i = 1 à I) du dispositif D sont agencés chacun pour signaler à un utilisateur une situation de fonctionnement représenté par un second signal S2(i) délivré par les moyens de traitement MT.
Ces moyens d'affichage MAi peuvent par exemple être implantés dans une façade d'un boîtier BO du dispositif D, dans lequel se trouvent logés les moyens de conversion MVp et les moyens de traitement MT, ainsi que les éventuels moyens de régulation MR, premiers moyens d'amplification MF1 p, moyens de filtrage MG, ponts diviseurs PDp, moyens de protection MPp, moyens de blocage MBp, ainsi que d'autres éventuels moyens de temporisation MTPi et seconds moyens d'amplification MF2i sur lesquels on reviendra plus loin.
Par exemple, les moyens d'affichage MAi peuvent comprendre I voyants lumineux associés respectivement aux I seconds signaux S2(i), et donc à I situations de fonctionnement (ainsi qu'à leurs complémentaires (les situations de fonctionnement opposées)). Chaque voyant lumineux MAi peut par exemple être agencé sous la forme d'une diode électroluminescente (ou DEL) pouvant être placée dans un état allumé ou un état éteint en fonction de la valeur du second signal S2(i) associé.
Chaque voyant lumineux MAi peut saillir du côté d'une face externe (visible) de la façade du boîtier BO afin de pouvoir être facilement observé par son utilisateur.
Comme indiqué précédemment, le nombre de voyants lumineux MAi dépend du nombre de seconds signaux S2(i) qui sont délivrés par les moyens de traitement MT.
Par exemple le boîtier BO peut comporter six voyants lumineux MAi (i
= 1 à 6):
- un premier voyant lumineux MA1 peut signaler un fonctionnement normal du réseau RC lorsqu'il est allumé et un fonctionnement anormal du réseau RC lorsqu'il est éteint,
- un deuxième voyant lumineux MA2 peut signaler la présence de trames de données dans le bus BU lorsqu'il est allumé et l'absence de trames de données dans le bus BU lorsqu'il est éteint,
- un troisième voyant lumineux MA3 peut signaler un court-circuit entre le fil électrique CL et une tension du réseau de puissance du véhicule lorsqu'il est allumé et l'absence de court-circuit entre le fil électrique CL et une tension du réseau de puissance du véhicule lorsqu'il est éteint,
- un quatrième voyant lumineux MA4 peut signaler un court-circuit entre le fil électrique CH et une tension du réseau de puissance du véhicule lorsqu'il est allumé et l'absence de court-circuit entre le fil électrique CH et une tension du réseau de puissance du véhicule lorsqu'il est éteint,
- un cinquième voyant lumineux MA5 peut signaler un court-circuit entre le fil électrique CL et une masse lorsqu'il est allumé et l'absence de court-circuit entre le fil électrique CL et une masse lorsqu'il est éteint, et
- un sixième voyant lumineux MA2 peut signaler un court-circuit entre le fil électrique CH et une masse lorsqu'il est allumé et l'absence de court-circuit entre le fil électrique CH et une masse lorsqu'il est éteint.
Le dispositif D peut éventuellement comprendre au moins un voyant lumineux additionnel, pour signaler au moins une fonction additionnelle, comme par exemple le fait qu'il est branché (ou en fonctionnement, et donc utilisable) ou débranché (ou hors de fonctionnement, et donc inutilisable).
Il est important de noter que les moyens d'affichage MAi peuvent se présenter sous d'autres formes que celle présentée ci-avant (voyants lumineux). En effet, ils peuvent par exemple comprendre un écran d'affichage (par exemple à cristaux liquides (ou LCD)) permettant d'afficher des messages destinés à signaler chaque situation de fonctionnement associée à un second signal S2(i). Dans ce cas, les moyens d'affichage MAi doivent également comprendre des moyens de conversion chargés de convertir chaque valeur de second signal S2(i) en un message affiché. On notera qu'un message affiché peut être éventuellement accompagné d'un message sonore de synthèse équivalent ou identique.
On notera également que le dispositif D peut éventuellement comprendre des moyens de temporisation MTPi intercalés entre ses moyens de traitement MT et ses moyens d'affichage MAi et agencés de manière à maintenir chaque second signal S2(i) à sa valeur initiale pendant une durée de temporisation choisie. Plus précisément, ces moyens de temporisation MTPi, qui peuvent être discrets ou intégrés (et donc éventuellement intégrés dans le microcontrôleur MCT (ou équivalent), comme illustré non limitativement), sont chargés, lorsqu'ils reçoivent un second signal S2(i) d'une valeur donnée de délivrer sur leur(s) sortie(s) cette même valeur donnée pendant la durée de temporisation choisie. Ainsi, chaque situation de fonctionnement peut être signalée pendant au moins la durée de temporisation.
Cette durée de temporisation peut être choisie supérieure à la durée de la persistance rétinienne moyenne de l'œil humain. Cette option est destinée à permettre à un utilisateur de visualiser l'allumage ou l'extinction d'un voyant lumineux MAi, y compris lorsque les moyens de traitement MT génèrent le second signal S2(i) associé pendant une durée très brève en raison d'une situation de fonctionnement intermittente (par exemple liée à un faux contact et à une vibration passagère). Cette temporisation peut éventuellement ne concerner que l'affichage de la présence d'une situation particulière.
Par exemple, on pourra choisir une durée de temporisation au moins égale à environ 40 ms.
Ces moyens de temporisation MTPi peuvent par exemple comprendre au moins un circuit monostable redéclencheur, par exemple à condensateur(s), associé à au moins un second signal S2(i). Ce type de circuit charge rapidement un condensateur au début de la temporisation et décharge lentement ce condensateur ensuite, l'écart de vitesse entre la charge et la décharge pouvant être obtenu à l'aide d'une diode qui est passante pendant la charge.
On notera également, que le dispositif D peut éventuellement comprendre des seconds moyens d'amplification MF2i montés en amont des moyens d'affichage MAi, et de préférence entre les éventuels moyens de temporisation MTPi et les moyens d'affichage MAi. Ces seconds moyens d'amplification MF2i sont agencés de manière à générer des courants qui sont propres à (ou capables de) placer chaque voyant lumineux MAi dans son état allumé ou éteint selon la valeur prise par le second signal S2(i) associé.
Ces seconds moyens d'amplification MF2i peuvent par exemple comprendre au moins un amplificateur à transistor comportant une entrée propre à recevoir un second signal S2(i) via les éventuels moyens de temporisation MTPi et une sortie connectée à un voyant lumineux MAi pour l'alimenter en courant (et donc contrôler son fonctionnement).
L'utilisation du dispositif D est particulièrement simple. Une fois que son utilisateur l'a branché en dérivation sur le réseau RC (et plus précisément sur son bus BU), ainsi qu'éventuellement à la batterie externe BA, avec ses moyens de connexion MCp, il délivre immédiatement des résultats via ses moyens d'affichage MAL
Si une situation de fonctionnement est signalée par les moyens d'affichage MAi, alors l'usager peut déconnecter du réseau RC un organe afin de déterminer s'il est à l'origine de cette situation de fonctionnement. A chaque situation de fonctionnement peut également correspondre de façon prédéterminée (par exemple dans une table de correspondance) au moins un organe (éventuellement suspect). On notera que le traitement de types de défauts prédéterminés peut être un type de dépannage accessible avec le dispositif D selon l'invention.
Si tel est le cas et que le dispositif D non seulement ne signale pas d'autre situation de fonctionnement mais peut désormais signaler un fonctionnement normal, le diagnostic est terminé et l'organe suspect doit être examiné.
Si l'organe déconnecté n'est pas à l'origine d'une situation de fonctionnement, l'utilisateur le reconnecte au réseau RC et déconnecte de ce dernier (RC) un autre organe, jusqu'à ce qu'il détermine celui (ou ceux) qui est (sont) à l'origine de la (des) situation(s) de fonctionnement signalée(s).
On notera que si une (ou des) situation(s) se situe(nt) au niveau des fils du réseau RC (fils pincés ou coupés), la même méthode peut être appliquée (notamment dans le cas d'une méthode de dépannage dite « par délestage »). Ces opérations de connexion/déconnexion sont généralement appelées méthode de dépannage par délestage.
En présence de situations de fonctionnement multiples, le dispositif D signale un fonctionnement normal une fois que tous les organes à l'origine d'une situation de fonctionnement auront été déconnectés. Tant qu'un organe à l'origine de l'une des situations de fonctionnement reste connecté, le dispositif D peut continuer de signaler une situation de fonctionnement.
Le dispositif D, selon l'invention, est particulièrement avantageux, car il est non seulement non intrusif, mais également de type passif dans la mesure où il n'émet pas de données à destination du réseau RC et ne fait qu'observer les tensions Vp qui sont présentes sur son bus BU ainsi qu'éventuellement sur sa source d'alimentation externe BA.
L'invention ne se limite pas aux modes de réalisation de dispositif de diagnostic décrits ci-avant, seulement à titre d'exemple, mais elle englobe toutes les variantes que pourra envisager l'homme de l'art dans le cadre des revendications ci-après.
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