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Patent Searching and Data


Title:
NOVEL ANTIVIRAL COMPOUNDS, WHICH ARE ARYL 3-DEAZAURIDINE ANALOGUES AT C3 POSITION
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2011/070152
Kind Code:
A2
Abstract:
The present invention relates to novel antiviral compounds, which are aryl 3-deazauridine analogues at the C3 position, to a method for synthesizing said compounds, as well as to the antiviral uses thereof. The compounds are of the general formula (I), where: R1 is a hydrogen atom or a C2-C6 acyl, R2, R3, R4, R5 and R6 are independently selected from a hydrogen atom, a C1-C6 alkyl, a C1-C6 alkoxy, a halogen atom, a nitro grouping or a cyano grouping, provided that at least one of R2, R3, R4, R5 and R6 is not the hydrogen atom. The invention also relates to the pharmaceutically acceptable salts thereof, to the enantiomers or diastereomers thereof, or to the mixtures thereof.

Inventors:
FELPIN, François Xavier (40 Avenue Georges Clémenceau, Talence, F-33400, FR)
BOURGOUGNON, Nathalie (Mangorvenec, Saint Ave, F-56890, FR)
ZANESE, Marion (96 Avenue Paul Bert, Talence, Talence, F-33400, FR)
Application Number:
EP2010/069375
Publication Date:
June 16, 2011
Filing Date:
December 10, 2010
Export Citation:
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Assignee:
UNIVERSITE DE BORDEAUX 1 (Sciences et Technologies, 351 Cours de la Libération, Talence, F-33400, FR)
UNIVERSITE DE BRETAGNE SUD (27 rue Armand Guillemot, Lorient, F-56100, FR)
FELPIN, François Xavier (40 Avenue Georges Clémenceau, Talence, F-33400, FR)
BOURGOUGNON, Nathalie (Mangorvenec, Saint Ave, F-56890, FR)
ZANESE, Marion (96 Avenue Paul Bert, Talence, Talence, F-33400, FR)
International Classes:
C07H19/04; A61K31/443; A61K31/706; A61P31/22; C07D213/69; C07D307/20; C07D401/04
Foreign References:
US3836645A1974-09-17
Other References:
MCNAMARA, D. J.; COOK, P. D.; ALLEN, L. B.; KEHOE, M. J.; HOLLAND, C. S.; TEEPE, A. G. J. MED. CHEM. vol. 33, 1990, pages 2006 - 2011
LEGRAVEREND, M.; CHI HUNG, N.; ZERIAL, A.; BISAGNI, E. NUCLEOS. NUCLEOT. NUCL. vol. 5, 1986, pages 125 - 134
DEVADAS, B.; ROGERS, T. E.; GRAY, S. H. SYNTHETIC COMMUN. vol. 25, 1995, pages 3199 - 3210
BLOCH A; DUTSCHMAN G; CURRIE BL; ROBINS RK; ROBINS MJ J MED CHEM. vol. 16, no. 3, Mars 1973, pages 294 - 7
HRDLICKA, P. J.; JEPSEN, J. S.; NIELSEN, C.; WENGEL, J. BIOORG. MED. CHEM. vol. 13, 2005, pages 1249 - 1260
REED, L. J; MUENCH, H. A AM. J. HYG. vol. 27, 1938, pages 493 - 497
LANGLOIS, M.; ALLARD, J. P; NUGIER, F.; AYMARD, M. J. BIOL. STAND. vol. 14, 1986, pages 201 - 211
Attorney, Agent or Firm:
WARCOIN, Jacques (Cabinet Regimbeau, 20 rue de Chazelles, Paris Cedex 17, F-75847, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

Composé de formule générale (I) :

dans laquelle

RI représente un atome d'hydrogène ou un acyle en C2-C6,

R2, R3, R4, R5 et R6 sont indépendamment choisis parmi un atome d'hydrogène, un alkyle en Ci-C6, un alcoxy en Ci-C6, un atome d'halogène, un groupement nitro ou un groupement cyano, sous réserve qu'au moins un de R2, R3, R4, R5 et R6 n'est pas l'atome d'hydrogène,

ainsi que ses sels pharmaceutiquement acceptables, ses énantiomères ou diastéréoisomères ou des mélanges de ceux-ci.

2. Composé selon la revendication 1 , caractérisé en ce que R4 et R5 sont indépendamment choisis parmi un atome d'hydrogène, un alkyle en Ci-C6, et un alcoxy en Ci-C6.

3. Composé selon la revendication 2, caractérisé en ce que R2, R3 et R6 représentent chacun un atome d'hydrogène.

4. Composé selon la revendication 3, caractérisé en ce que R4 représente un alkyle en Ci-C6 ou un alcoxy en Ci-C6, et R5 représente un atome d'hydrogène ou un alcoxy en Ci-C6.

5. Composé selon l'une quelconque des revendications 1-4, caractérisé en ce que RI représente un atome d'hydrogène ou un groupement acétyl.

Composé selon l'une quelconque des revendications 1-5, caractérisé en ce que R4 représente un alcoxy en Ci-C6, de préférence un radical méthoxy.

7. Composé selon la revendication 6, choisi dans le groupe constitué des composés de formule :

ainsi que leurs sels pharmaceutiquement acceptables, leurs énantiomères ou diastéréoisomères ou des mélanges de ceux-ci.

8. Composé selon l'une quelconque des revendications 1-5, caractérisé en ce que R4 représente un alkyle en Ci-C6, de préférence un méthyle.

9. Composé selon la revendication 8, caractérisé en ce que R5 est un atome d'hydrogène.

Composé selon la revendication 9, choisi dans le groupe constitué des composés de formule :

8e s et 9e

ainsi que leurs sels pharmaceutiquement acceptables, leurs énantiomères ou diastéréoisomères ou des mélanges de ceux-ci.

Procédé de synthèse d'un composé selon l'une quelconque revendications 1-10, comprenant :

i) la réaction d'un composé de formule (II)

boronique de formule (III) en présence de Pd(0)/C pour obtenir un composé de formule

enzy e b) la déprotection du composé de formule (IV) pour obtenir un composé

de formule (V) c) la réaction du composé de formule (V) avec un composé de formule

, .

(VI) pour obtenir un comp mule (VII),

(acyl

(a et d) de manière optionnelle, la réaction du composé de formule (VII) avec du méthanol et du K2C03 pour obtenir un composé de formule

(VIII)

, R3, R4, R5 et R6 sont tels que définis dans l'une quelconque des revendications 1-10.

12. Composé selon l'une quelconque des revendications 1-10 pour son utilisation comme médicament.

13. Composé selon l'une quelconque des revendications 1-10 pour son utilisation comme médicament antiviral, notamment destiné au traitement de l'herpès, de préférence de l'herpès oral, oculaire ou cérébral.

14. Utilisation d'un composé selon l'une quelconque des revendications 1-10 pour la préparation d'un médicament antiviral, notamment destiné au traitement de l'herpès, de préférence de l'herpès oral, oculaire ou cérébral.

15. Composition pharmaceutique comprenant un composé selon l'une quelconque des revendications 1-10 et un support pharmaceutiquement acceptable.

Description:
NOUVEAUX COMPOSES ANTIVIRAUX, ANALOGUES DE LA 3- DEAZAURIDINE ARYLES EN POSITION C3

DOMAINE DE L'INVENTION

La présente invention concerne de nouveaux composés antiviraux, analogues de la 3-deazauridine arylés en position C3, un procédé de synthèse de ces composés, ainsi que leurs applications antivirales. Les composés sont de formule générale (I) :

, dans laquelle RI représente un atome d'hydrogène ou un acyle en C 2 -C 6 , R2, R3, R4, R5 et R6 sont indépendamment choisis parmi un atome d'hydrogène, un alkyle en Ci-C 6 , un alcoxy en Ci-C 6 , un atome d'halogène, un groupement nitro ou un groupement cyano, sous réserve qu'au moins un de R2, R3, R4, R5 et R6 n'est pas l'atome d'hydrogène, ainsi que leurs sels pharmaceutiquement acceptables, leurs énantiomères ou diastéréoisomères ou des mélanges de ceux-ci.

ART ANTERIEUR

Les infections par le virus de l'Herpès (Virus Herpès Simplex, VHS) sont responsables d'une grande variété d'affections chez les humains parmi lesquelles on compte l'herpès génital et labiale qui peuvent mettre enjeu la vie des femmes enceintes, des nouveaux nés et des malades immunodéfïcitaires. De plus, la récurrence des infections sous l'action de divers stimuli est très gênante pour les patients au quotidien. L'arsenal antiviral standard pour le traitement des infections par VSH est principalement basé sur des médicaments à structure nucléosidique tels que l'acyclovir 1, les famcyclovir 2, et le brivudin 3 (Schéma 1). Ces médicaments ont été introduits il y a plus de 15 ans et il existe toujours un besoin pour de nouveaux agents pharmaceutiques possédant de meilleures activités.

Acyclovir : 1 Famcyclovir : 2 Brivudin : 3 3-Deazauridine : 4

Schéma 1 II a été montré que la 3-déazauridine (3-DU) 4 (Schéma 1) inhibe la cytidine triphosphate synthétase, réduisant ainsi les teneurs intracellulaires de cytidine triphosphate et stoppant la synthèse de l'ADN et de l'ARN. La 3-DU a alors été proposée initialement comme agent anti-tumoral. Cependant, lorsque la 3-DU 4 a été utilisée comme unique agent thérapeutique, l'efficacité clinique antitumorale est restée faible, diminuant l'intérêt des médecins pour les investigations cliniques.

L'activité antivirale de la 3-DU ou de son dérivé acétylé a également été décrite (US 3,836,645). Néanmoins, ce composé présente une certaine toxicité et il serait donc souhaitable de disposer de composés présentant une activité antivirale au moins comparable et une plus faible toxicité.

Plusieurs types de dérivés de la 3-DU ont été synthétisés (McNamara et al, Legraverend et al., Devadas et al., Bloch et al., et Hrdlicka et al.).

Toutefois, seuls certains de ces dérivés (McNamara et al, Legraverend et al.) ont été testés pour leur activité antivirale. McNamara et al. décrivent la synthèse de 3 dérivés portant un substituant Cl, Br, ou N0 2 en position C3 de la base. Leur activité antivirale a été testée sur un rhino virus. Les résultats montrent que seul le dérivé substitué par un groupement N0 2 en position C3 possède une activité antivirale, les dérivés ayant un substituant Cl ou Br n'ayant aucun effet. Legraverend et al. décrivent la synthèse de 3 dérivés de la 3-DU, qui possèdent des substituants alkyles en position C5 ou C6 de la base. Leur activité antivirale in vitro sur les virus VHS-1 et RV31 a été testée. Aucun de ces composés ne possède d'activité antivirale.

Ainsi, lorsque l'activité antivirale de dérivés de la 3-DU a été testée, les résultats obtenus montrent qu'aussi bien la position que le type de substituant ajouté au niveau de la base peuvent résulter en une perte de l'activité antivirale. Ces résultats démontrent donc l'imprédictibilité de l'effet que pourra avoir un substituant particulier sur l'activité antivirale du composé dérivé.

De plus, McNamara et al. ont également testé la toxicité des composés en parallèle avec leur activité antivirale. Les résultats présentés dans le Tableau III de ce document montrent que le seul dérivé qui possède une activité antivirale (celui substitué par un groupe N0 2 en position C3) est aussi toxique que la 3-DU. Seuls les deux dérivés avec un substituant Cl ou Br en position C3 qui ne possèdent pas d'activité antivirale ont une toxicité réduite par rapport à la 3-DU.

Ces résultats démontrent également qu'une substitution au niveau de la base peut affecter à la fois l'activité antivirale et la toxicité du composé, et qu'il est difficile de prédire quel effet aura une substitution particulière.

Pourtant, les inventeurs ont montré que certains dérivés particuliers de 3-DU avec certains substituants aryles en position C3 de la base possèdent une activité antivirale tout en ayant une toxicité réduite par rapport à la 3-DU.

DESCRIPTION DE L'INVENTION

La présente invention concerne donc un composé de formule générale (I)

dans laquelle

RI représente un atome d'hydrogène ou un acyle en C 2 -C 6 ,

R2, R3, R4, R5 et R6 sont indépendamment choisis parmi un atome d'hydrogène, un alkyle en Ci-C 6 , un alcoxy en Ci-C 6 , un atome d'halogène, un groupement nitro ou un groupement cyano, sous réserve qu'au moins un de R2, R3, R4, R5 et R6 n'est pas l'atome d'hydrogène,,

ainsi que ses sels pharmaceutiquement acceptables, ses énantiomères ou diastéréoisomères ou des mélanges de ceux-ci.

Ces composés dérivés de la 3-DU par la présence d'un substituant aryle particulier en position 3 de la base ont pour avantage de présenter une activité antivirale tout en ayant une faible toxicité cellulaire.

Par « alkyle en Ci-C 6 » on entend un radical hydrocarboné saturé linéaire ou ramifié de formule -QH 2i+ i, où 1 < i < 6. Notamment, un alkyle en Ci-C 6 peut être un alkyle en Ci (méthyle), C 2 (éthyle), C 3 (n-propyle, ou isopropyle), C 4 (n-butyle, isobutyle, sec-butyle ou tert-butyle), C 5 (ex : n-pentyle, néopentyle, isopentyle, tert- pentyle) ou C 6 (ex : n-hexyle, isohexyle, sec-hexyle, ou 3,3-dimethylbutyle). Un radical alkyl avantageux dans la présente invention est le radical méthyle.

Par « alcoxy en Ci-C 6 » on entend un radical de formule -0(alkyle en Ci-Ce), où l'alkyle en Ci-C 6 est tel que définit précédemment. Ainsi, le terme comprend notamment les radicaux méthoxy, éthoxy, n-propyloxy, isopropyloxy, n-butyloxy, isobutyloxy, sec-butyloxy, tert-butyloxy, n-pentyloxy, néopentyloxy, isopentyloxy, tert- pentyloxy, n-hexyloxy, isohexyloxy, sec-hexyloxy, ou 3,3-dimethylbutyloxy. Un alcoxy avantageux dans l'invention est le radical méthoxy.

Par « acyle en C 2 -C6 » on entend un radical de formule -CO(alkyle en C 1 -C5), où l'alkyle en C 1 -C5 est un radical hydrocarboné saturé linéaire ou ramifié de formule - CiH 2 i + i, où 1 < i <5. Ainsi, ce terme comprend notamment les radicaux acétyle, n- propanoyle, isopropanoyle, n-butanoyle, isobutanoyle, sec-butanoyle, tert-butanoyle, n- pentanoyle, néopentanoyle, isopentanoyle, tert-pentanoyle, n-hexanoyle, isohexanoyle, sec-hexanoyle, ou 3,3-dimethylbutanoyle. Un acyle avantageux dans l'invention est le radical acétyle.

Les énantiomères et les diastéréoisomères sont des stéréoisomères. Par « stéréoisomères », on entend des isomères, c'est-à-dire des composés de même formule brute, ayant la même formule développée mais une disposition spatiale différente. Des « énantiomères » sont alors des composés stéréoisomères images l'un de l'autre dans un miroir plan mais non superposables, tandis que des « diastéréoisomères » sont des stéréosiomères qui ne sont pas des énantiomères, c'est-à-dire qui ne sont pas stéréoisomères images l'un de l'autre dans un miroir plan. La portée de l'invention s'étend aux différents énantiomères et diastéréoisomères de formule (I), ainsi qu'à leurs mélanges, notamment à un mélange racémique de stéréoisomères.

De manière avantageuse, RI représente un atome d'hydrogène ou un groupement acétyle.

Egalement, R4 et R5 sont avantageusement indépendamment choisis parmi un atome d'hydrogène, un alkyle en Ci-C 6 , et un alcoxy en Ci-C 6 . Plus préférentiellement, R4 représente un alkyle en Ci-C 6 ou un alcoxy en Ci-C 6 (de préférence un groupement méthyle ou méthoxy), et R5 représente un atome d'hydrogène ou un alcoxy en Ci- C 6 (de préférence un atome d'hydrogène ou un groupement méthoxy). Dans un mode de réalisation préféré, R2, R3 et R6 représentent chacun un atome d'hydrogène, et RI, R4 et R5 ont l'une des structures définies précédemment.

Notamment, un mode de réalisation particulièrement avantageux est celui où R2, R3 et R6 représentent chacun un atome d'hydrogène, et R4 représente un alkyle en Ci- C 6 ou un alcoxy en Ci-C 6 (de préférence un groupement méthyle ou méthoxy), et R5 représente un atome d'hydrogène ou un alcoxy en Ci-C 6 (de préférence un atome d'hydrogène ou un groupement méthoxy).

Dans ce cas, les composés sont alors de formule (Ib)

dans laquelle

R4 représente un alkyle en Ci-C 6 ou un alcoxy en Ci-C 6 (de préférence un groupement méthyle ou méthoxy), et

R5 représente un atome d'hydrogène ou un alcoxy en Ci-C 6 (de préférence un atome d'hydrogène ou un groupement méthoxy),

ainsi que leurs sels pharmaceutiquement acceptables, leurs énantiomères ou diastéréoisomères ou des mélanges de ceux-ci. Des composés particulièrement préférés sont les composés de formule (I) dans laquelle R2, R3 et R6 représentent chacun un atome d'hydrogène et R4 représente un alcoxy en Ci-C 6 , de préférence un radical méthoxy. Au sein de ces composés, ceux pour lesquels R5 est un atome d'hydrogène ou un groupement méthoxy sont particulièrement préférés, et plus encore ceux où R5 est un atome d'hydrogène. Ainsi, des composés particulièrement avantageux sont choisis dans le groupe constitué des composés de formule :

que leurs sels pharmaceutiquement acceptables, leurs énantiomères ou diastéréoisomères ou des mélanges de ceux-ci. Les composés 8b et 9b sont particulièrement avantageux. Dans les formules de la présente description, Me représente un groupement méthyle et Ac un groupement acétyle.

D'autres composés avantageux de formule (I) sont ceux où R2, R3 et R6 représentent chacun un atome d'hydrogène et R4 représente un alkyle en Ci-C 6 , de préférence un méthyle. Au sein de ces composés, R5 est de préférence un atome d'hydrogène. Les composés particulièrement avantageux sont choisis dans le groupe constitué des composés de formule :

8e s et 9e

ainsi que leurs sels pharmaceutiquement acceptables, leurs énantiomères ou diastéréoisomères ou des mélanges de ceux-ci.

Un autre objet de la présente invention est un procédé de synthèse d'un composé de formule (I) tel que décrit précédemment, comprenant :

a) la réaction d'un composé de formule (II) avec un acide

boronique de formule (III) en présence de Pd(0)/C

pour obtenir un composé de formule (IV) b) la déprotection du composé de formule (IV) pour obtenir un composé de

formule (V), c) la réaction du composé de formule (V) avec un composé de formule (VI) (a compose de

for mule (VII), et d) de manière optionnelle, la réaction du composé de formule (VII) avec du méthanol et du K 2 CO 3 pour obtenir un composé de formule (VIII)

où R2, R3, R4, R5 et R6 sont tels que définis précédemment.

L'étape a) d'obtention d'un composé de formule (IV) à partir de la 3-iodo-4- hydroxypyridone et d'un acide boronique substitué est une réaction de Suzuki-Miyaura catalysée par du Pd(0)/C. La conversion complète de la 3-iodopyridones de formule (II) en produit de couplage de formule (IV) est classiquement obtenue après 6 à 12 heures d'agitation, même si 6 à 8 heures suffisent généralement. L'utilisation du Pd(0)/C permet une séparation du catalyseur palladié et du produit brut par fïltration, simplifiant ainsi grandement le traitement de la réaction. Lorsque, pour le même couplage croisé, le Pd(0)/C est remplacé par le traditionnel catalyseur homogène [Pd(PPh 3 ) 4 ], il n'est pas aisé d'obtenir les produits de formule (IV) sous forme pure, du fait de difficultés pour séparer les résidus palladiés issus du Pd(PPh 3 ) 4 et le produit de la réaction. Cette étape peut notamment être réalisée selon le Schéma 2 suivant :

(II) (IV)

Schéma 2

Les étapes b) et c) peuvent notamment être réalisées selon le Schéma 3 suivant :

N

(VI I)

Schéma 3

Plus, précisément, pour l'étape b) d'hydrogénolyse, les composés de formule (IV) en solution dans de l'acide acétique en présence de Pd(OH) 2 supporté sur du charbon à 20% (10 mol%>) sont agités sous atmosphère d'hydrogène pendant 48 heures à température ambiante. Après fïltration et évaporation du solvant, le résidu est repris dans de l'éther diéthylique puis filtré à nouveau pour donner une poudre utilisée sans purification supplémentaire dans l'étape c). Pour l'étape c) de préparation des nucléosides acétylés, on peut suivre le protocole suivant : A une solution de composé de formule (VI) et des composés de formule (V) dans de l'acétonitrile est ajouté du N,0-bis(trimethylsilyl)acetamide à température ambiante. Le mélange est agité pendant 2 heures puis du TMSOTf est additionné lentement. Après agitation pendant 18 heures à température ambiante, la solution est diluée avec du dichlorométhane, lavée avec de l'eau (lx), puis par une solution aqueuse saturée en NaHC0 3 (2x). La phase aqueuse est extraite avec du dichlorométhane (3x). Les extraits organiques collectés sont séchés (MgSC^), filtrés puis concentrés sous pression réduite. Une purification par chromatographie sur gel de silice conduit aux composés de formule (VII).

Enfin, l'étape d), qui est optionnelle et permet d'obtenir les composés dans lesquels un atome d'hydrogène, peut être réalisée selon le Schéma 4 suivant :

(VI I)

Schéma 4

Plus précisément, pour cette étape d) de déprotection des nucléosides acétylés, une solution de composés de formule (VII) dans du méthanol est agitée avec du K 2 C0 3 à température ambiante pendant 5 heures. Après évaporation du solvant, le brut réactionnel est purifié par chromatographie sur gel de silice pour conduire aux composés de formule (VIII).

Les inventeurs ont montré que les composés selon l'invention ont une faible toxicité cellulaire et ont une activité antivirale. Un autre objet de la présente invention est donc un composé selon l'invention tel que décrit précédemment pour son utilisation comme médicament.

Plus particulièrement, l'invention concerne un composé selon l'invention tel que décrit précédemment pour son utilisation comme médicament antiviral.

L'invention concerne également l'utilisation d'un composé selon l'invention tel que décrit précédemment pour la préparation d'un médicament antiviral.

Un tel médicament antiviral est particulièrement destiné au traitement des infections de virus enveloppés, tels que le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), les virus de l'hépatite, les rhinovirus et les virus de l'herpès (VHS-1 et VHS-2). Avantageusement, le médicament antiviral est destiné au traitement de l'herpès induit par les virus VHS-1 (herpès oral, oculaire et atteintes cérébrales) et VHS-2 (herpès génital et herpès du nourrisson), de préférence de l'herpès induit par le virus VHS-1 (herpès oral, oculaire et atteintes cérébrales). En outre, le médicament antiviral selon la présente invention peut être particulièrement utilisé dans le traitement d'infections causées par des souches de virus résistantes à l'acyclovir, médicament antiviral de référence à l'heure actuelle. Alternativement, le médicament antiviral selon la présente invention peut être utilisé en combinaison avec un autre médicament antiviral tel que l'acyclovir.

Alternativement, le médicament selon l'invention peut également être utilisé en tant qu'agent de prévention des infections virales, et notamment des infections citées précédemment.

L'invention concerne aussi une composition pharmaceutique comprenant un composé selon l'invention tel que décrit précédemment et un support pharmaceutiquement acceptable.

Les composés décrits précédemment peuvent être utilisés directement ou en tant que sels pharmaceutiquement acceptables. Par « sel pharmaceutiquement acceptable » on entend notamment des sels d'addition d'acides inorganiques tels que chlorhydrate, sulfate, phosphate, diphosphate, bromhydrate et nitrate ou d'acides organiques tels que acétate, maléate, fumarate, tartrate, succinate, citrate, lactate, méthane sulfonate, p- toluènesulfonate, pamoate, oxalate et stéarate. Entrent également dans le champ de la présente invention, lorsqu'ils sont utilisables, les sels formés à partir de bases telles que l'hydroxyde de sodium ou de potassium.

Un médicament antiviral fabriqué à partir d'un composé décrit précédemment peut comprendre un support pharmaceutiquement acceptable connu de l'homme du métier. Un tel médicament peut également contenir tout type d'excipient pharmaceutiquement acceptable. Ces excipients peuvent notamment servir à améliorer la conservation des composés contenus dans le médicament, leur biodisponibilité, ou à permettre une libération prolongée des principes actifs dans l'organisme.

Un médicament antiviral fabriqué à partir d'un composé décrit précédemment peut être employé par différentes voies d'administration, en fonction de la pathologie virale visée. Les voies possibles incluent typiquement les voies orale, nasale, rectale, intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée, topique. En cas de traitement d'une infection à rhinovirus, un spray nasal est de préférence utilisé. En fonction du type d'infection virale traité, l'homme du métier est capable à partir de ses connaissances générales de déterminer la meilleure voie d'administration.

Par exemple, en cas de traitement de l'herpès oral, oculaire ou génital, une administration topique orale, oculaire ou vaginale peut être particulièrement appropriée. Pour la prévention de l'infection par le VIH, une administration sous forme de gel vaginal peut être utilisée.

La présente invention concerne également une méthode de traitement d'une infection virale chez un patient, comprenant l'administration à ce patient d'une quantité efficace d'un composé selon l'invention tel que décrit précédemment. L'infection virale est en particulier causée par un virus enveloppé tel que décrit précédemment. Notamment, l'infection peut être causée par le virus VHS-1.

EXEMPLES

EXEMPLE 1. Schémas généraux de synthèse des composés analysés

La synthèse des 3-aryl-4-hydroxypyridones comme nucléobases utilise une réaction de Suzuki-Miyaura catalysée par du Pd(0)/C entre des 3-iodo-4- hydroxypyridones et des acides boroniques selon le Schéma 5 suivant :

- Rdt = 87% 6b - Rdt = 94% 6c - Rdt =88%

Schéma 5

Les nucléobases 6a-f sont ensuite déprotégées puis misent en réaction avec le tetra-O-acétyl-D-Ribose pour conduire aux nucléosides acétylés 8a-f (Schéma 6). Le rendement modeste obtenu pour le nucléoside 8c s'explique en partie par l'instabilité partielle groupement methylènedioxy en présence d'un acide de Lewis puissant tel que TMSOTf. Il est intéressant de noter que les 4-hydroxy-2-pyridones 7a-f sont isolées avec une excellente pureté après l'étape d'hydrogénolyse et ne sont, par conséquent, pas purifiées en raison de leur très grande polarité.

8a - Rdt = 64% a 8b - Rdt = 65% a 8c - Rdt = 45% a

8d - Rdt = 60% a 8e - Rdt = 65 8f - Rdt = 54% a

Rendement calculé sur les deux étapes

Schéma 6

La fonction acétyle des composés 8a-f est ensuite clivée par méthanolyse pour conduire aux nucléosides 9a-f (Schéma 7).

8a-e 9a : Rdt = 80% 9d : Rdt =85%

9b : Rdt =90% y 9e : Rdt =71 %

9c : Rdt =82% y 9f : Rdt =77% Schéma 7

EXEMPLE 2. Synthèse précise des composés testés

Généralités: Les déplacements chimiques des spectres de Résonance Magnétique Nucléaire (RMN) du proton et du carbone sont exprimés en ppm et calibrés par rapport aux signaux du CDC1 3 (7.26 ppm pour le 1H et 77.0 ppm pour le 13 C) ou du DMSO deutéré (2.50 ppm pour le 1H ou 39.5 ppm pour le 13 C). Les spectres infrarouges (IR) ont été enregistrés à partir d'un échantillon pur entre deux faces de NaCl pour les liquides ou à l'aide d'une pastille KBr pour les solides. Les rendements sont exprimés pour des échantillons purs par RMN et Chromatographie sur Couche Mince (CCM).

A une solution de 2,4-dihydroxypyridine (600 mg, 5.41 mmol) dans du diméthylformamide (20 mL) est ajouté du K 2 CO 3 (3.73 g, 27.03 mmol) et du bromure de benzyle (2.52 mL, 21.62 mmol) à température ambiante. Après agitation du mélange pendant 24 heures de l'eau est ajoutée (60 mL). La poudre blanche obtenue est filtrée, lavée avec de l'éther diéthylique froid (3x). Le filtrat est concentré, dilué avec de l'éther diéthylique puis placé au congélateur (-20°C) pendant 5 heures pour donner un solide blanc. Les solides collectés sont séchés sous vide à 60°C pendant 12 heures pour donner le composé correspondant (1.05 g, 67%). mp 130 °C. IR (KBr) v 1603, 1659, 2974, 3032 cm 1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) 4.99 (s, 2H), 5.09 (s, 2H), 5.95 (dd, 1H, J = 2.7, 7.6 Hz), 6.04 (d, 1H, J = 2.8 Hz), 7.12 (d, 1H, J = 7.3 Hz), 7.26-7.41 (m, 10H). 13 C NMR (CDCI 3 , 75 MHz) £ 51.0, 70.2, 98.4, 101.4, 127.7, 127.9, 128.0, 128.5, 128.7, 128.8, 135.3, 136.7, 137.1, 164.1, 167.0. HRMS (LSISM) calculé pour Ci 9 Hi 8 N0 2 (M + ) 292.1332, trouvé 292.1341. (5). Une solution de pyridone benzylée (500 mg, 1.72 mmol) dans du CH 3 CN (15 mL) est agitée en présence de N-iodosuccinimide (425 mg, 1.89 mmol) et de acide trifluoroacétique (40 μί, 0.52 mmol) à température ambiante pendant 4 heures. Le mélange est dilué avec du dichlorométhane (50 mL) et lavé avec une solution aqueuse saturée en Na 2 S 2 0 3 (50 mL). La phase aqueuse est extraite avec du dichlorométhane (3x). Les extraits organiques collectés sont séchés (MgS0 4 ), filtrés et concentrés sous pression réduite. Une purification par chromatographie sur gel de silice (50% acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 5 (659 mg, 92%) sous la forme d'un solide blanc, mp 127 °C. IR (KBr) v 1599, 1639, 1654, 1700, 3031 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) £ 5.15 (s, 2H), 5.20 (s, 2H), 5.97 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.23 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.26-7.41 (m, 10H). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £ 53.0, 71.1 , 95.7, 126.7, 128.1 , 128.3, 128.4, 128.7, 128.9, 135.3, 136.0, 137.7, 161.1 , 166.4. HRMS (LSISM) calculé pour Ci 9 Hi 7 N0 2 I (M + ) 418.0298, trouvé 418.0312. Procédure générale pour le couplage de Suzuki-Miyaura. A une solution de la iodopyridone 5 (300 mg, 0.719 mmol) dans de l'isopropanol (2 mL) et de l'eau (2 mL) est ajouté du Na 2 C0 3 (229 mg, 2.16 mmol), l'acide boronique (1.08 mmol) et du Pd/C (38 mg, 5 mol%>). Le mélange est agité pendant 12 heures à 60°C puis filtré. Le catalyseur est lavé avec de l'eau (3 mL) et du dichlorométhane (5 mL). La phase aqueuse est extraite deux fois avec du dichlorométhane. Les extraits organiques collectés sont séchés (MgS0 4 ), filtrés et concentrés sous pression réduite. Le brut est purifié par chromatographie sur gel de silice pour donner les produits de couplage correspondants.

(6a). Une purification par chromatographie sur gel de silice (50%> acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 6a (87%) sous la forme d'un solide blanc. mp 161 °C. IR (KBr) v l593, 1643, 2920, 3021, 3062, 3085 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) £ 5.09 (s, 2H), 5.14 (s, 2H), 6.13 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.24 (d, 1H, J = 7.9 Hz), 7.29-7.43 (m, 13H), 7.51-7.55 (m, 2H). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) 52.0, 70.3, 96.6, 115.7, 126.5, 127.0, 127.6, 127.9, 128.4, 128.5, 128.8, 130.8, 133.1 136.1, 136.6, 136.6, 162.3, 162.6. HRMS (LSISM) calculé pour C25H22NO2 (M + ) 368.1645, trouvé 368.1658.

(6b). Une purification par chromatographie sur gel de silice

(50% acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 6b (94%>) sous la forme d'un solide blanc, mp 128 °C. IR (KBr) v 1591, 1645, 2922, 2946, 3028, 3060 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 200 MHz) £ 3.85 (s, 3H), 5.11 (s, 2H), 5.16 (s, 2H), 6.14 (d, 1H, J = 7.8 Hz), 6.97 (dm, 1H, J = 8.9 Hz), 7.24 (d, 1H, J = 7.8 Hz), 7.28-7.42 (m, 10H), 7.51 (dm, 1H, J = 8.9 Hz). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £ 52.0, 55.1, 70.3, 96.7, 113.1, 115.3, 125.3, 126.5, 127.8, 127.9, 128.3, 128.5, 128.7, 131.9, 136.2, 136.6, 158.4, 162.1, 162.8. HRMS (LSISM) calculé for C26H 24 N0 3 (M+H + ) 398.1756, trouvé 398.1755.

(6c) Une purification par chromatographie sur gel de silice

(50%o acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 6c (88%) sous la forme d'un solide blanc, mp 165 °C. IR (KBr) v 1591, 1646, 2923, 3028, 3063 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) £5.09 (s, 2H), 5.13 (s, 2H), 5.94 (s, 2H), 6.10 (d, 1H, J = 7.9 Hz), 6.86 (dd, 1H, J = 1.2, 7.6 Hz), 6.99 (dd, 1H, J = 1.8, 7.6 Hz), 7.00 (s, 1H), 7.22 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.24-7.39 (m, 10H). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £ 52.1, 70.4, 96.6, 100.7, 107.8, 111.4, 115.4, 124.4, 126.5, 127.9, 128.0, 128.4, 128.6, 128.8, 136.1, 136.4, 136.6, 146.4, 147.0, 162.3, 162.7. HRMS (LSISM) calculé pour C 26 H 2 2N0 4 (M + ) 412.1543, trouvé 412.1558. (6d) Une purification par chromatographie sur gel de silice (20% acétate d'éthyle-dichlorométhane) conduit à 6d (96%>) sous la forme d'un solide blanc, mp 60 °C. IR (KBr) v \64\, 2933, 3030 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) £3.81 (s, 3H), 3.89 (s, 3H), 5.08 (s, 2H), 5.15 (s, 2H), 6.14 (d, 1H, J = 7.9 Hz), 6.91 (d, 1H, J = 8.2 Hz), 7.07 (d, 1H, J = 1.9 Hz), 7.13 (dd, 1H, J = 2.2, 8.6 Hz), 7.24 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.24-7.37 (m, 10H). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £ 52.0, 55.7, 55.8, 70.5, 96.7, 110.7, 114.3, 115.4, 123.5, 125.5, 126.7, 127.9, 128.0, 128.4, 128.6, 128.8, 136.1, 136.3, 136.6, 148.0, 148.1, 162.2, 162.8. HRMS (LSISM) calculé pour C27H26NO4 (M + ) 428.1856, trouvé 428.1860.

(6e) Une purification par chromatographie sur gel de silice

(40%o acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 6e (93%>) sous la forme d'un solide blanc, mp 168 °C. IR (KBr) v 1642, 2919, 3029, 3061, 3083 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) £ 2.37 (s, 3H), 5.09 (s, 2H), 5.14 (s, 2H), 6.10 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.21 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.23-7.44 (m, 14H). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £ 21.3, 51.9, 70.3, 96.6, 115.6, 126.5, 127.9, 128.4, 128.4, 128.5, 128.7, 130.0, 130.6, 136.2, 136.3, 136.5, 136.6, 162.1, 162.7. HRMS (LSISM) calculé pour C26H24NO2 (M + ) 382.1801, trouvé 382.1815.

(gf) Une purification par chromatographie sur gel de silice

(40%o acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 6f (85%) sous la forme d'un solide blanc, mp 133 °C. IR (KBr) v 1593, 1640, 2942, 3026, 3053 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) £ 5.16 (s, 2H), 5.20 (s, 2H), 6.11 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.17 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.19-7.52 (m, 15H), 7.55 (d, 1H, J = 16.5 Hz), 8.10 (d, 1H, J = 16.5 Hz). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £ 51.8, 70.7, 96.0, 111.6, 119.5, 126.5, 126.9, 127.0, 127.9, 128.0, 128.3, 128.4, 128.7, 128.8, 131.8, 135.6, 135.8, 136.5, 139.2, 162.2, 162.8. HRMS (LSISM) calculé pour C27H24NO2 (M + ) 394.1801, trouvé 394.1796.

Procédure générale pour la réaction d'hydrogénolyse. Les composés 6a-f (0.6 mmol) en solution dans de l'acide acétique (6 mL) en présence de Pd(OH) 2 supporté sur du charbon à 20% (10 mol%) sont agités sous atmosphère d'hydrogène pendant 48 heures à température ambiante. Après filtration et évaporation du solvant, le résidu est repris dans de l'éther diéthylique puis filtré à nouveau pour donner une poudre utilisée sans purification supplémentaire dans l'étape suivante.

Procédure générale pour la préparation des nucléosides acétylés. A une solution de l,2,3,5-tetra-O-acetyl- -D-ribofuranose (207 mg, 0.65 mmol) et des composés 7a-f (0.5 mmol) dans de l'acétonitrile (3 mL) est ajouté du Ν,Ο- bis(trimethylsilyl)acetamide (245 μί, 1 mmol) à température ambiante. Le mélange est agité pendant 2 heures puis du TMSOTf (181 μί, 1 mmol) est additionné lentement. Après agitation pendant 18 heures à température ambiante, la solution est diluée avec du dichlorométhane (10 mL), lavée avec de l'eau (lx), puis par une solution aqueuse saturée en NaHC0 3 (2x). La phase aqueuse est extraite avec du dichlorométhane (3x). Les extraits organiques collectés sont séchés (MgSC^), filtrés puis concentrés sous pression réduite. Une purification par chromatographie sur gel de silice conduit aux nucléosides 8a-f.

(8a) Une purification par chromatographie sur gel de silice (70% acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 8a (64%>) sous la forme d'une mousse blanche. [a] 25 D = +94.0 (c 1, CHC1 3 ). IR (KBr) v 1654, 1750, 3086 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) £2.03 (s, 3H), 2.05 (s, 3H), 2.14 (s, 3H), 4.33-4.44 (m, 3H), 5.28-5.33 (m, 1H), 5.43 (dd, 1H, J = 3.1, 5.5 Hz), 6.06 (d, 1H, J = 7.9 Hz), 6.19 (d, 1H, J = 3.1 Hz), 6.96 (br s, 1H), 7.32-7.46 (m, 6H). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) 20.3, 20.3, 20.7, 62.6, 69.3, 74.0, 78.9, 88.7, 101.3, 112.4, 127.8, 128.7, 130.5, 131.4, 131.4, 162.4, 162.4, 169.5, 169.5, 170.3. HRMS (LSISM) calculé pour C 2 2H 23 N0 9 Na (M + ) 468.1265, trouvé 468.1252.

(8b) Une purification par chromatographie sur gel de silice (80% acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 8b (65%>) sous la forme d'une mousse blanche. [a] 25 D = +85.0 (c 0.9, CHC1 3 ). IR (KBr) v 1654, 1750, 2998 cm " 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) £2.06 (s, 3H), 2.07 (s, 3H), 2.15 (s, 3H), 3.82 (s, 3H), 4.33-4.45 (m, 3H), 5.29-5.36 (m, 1H), 5.45 (dd, 1H, J = 3.1, 5.5 Hz), 6.09 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 6.19 (d, 1H, J = 3.3 Hz), 6.34 (br s, 1H), 6.99 (dm, 2H, J = 8.6 Hz), 7.30 (dm, 2H, J = 8.8 Hz), 7.44 (d, 1H, J = 7.6 Hz). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £20.4, 20.7, 55.3, 62.7, 69.3, 74.1, 78.9, 89.0, 100.9, 112.2, 114.5, 123.0, 131.5, 131.7, 159.4, 161.8, 162.4, 169.5, 169.5, 170.3. HRMS (LSISM) calculé pour C 23 H 25 NOi 0 Na (M + ) 498.1370, trouvé 498.1362.

(8c) Une purification par chromatographie sur gel de silice (80%> acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 8c (45%) sous la forme d'une mousse blanche. [a] 25 D = +83.2 (c 0.98, CHC1 3 ). IR (KBr) v 1653, 1750, 3030 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) £2.06 (s, 3H), 2.08 (s, 3H), 2.15 (s, 3H), 4.33-4.45 (m, 3H), 5.30-5.35 (m, 1H), 5.44 (dd, 1H, J = 3.1, 5.5 Hz), 5.96 (s, 2H), 6.09 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 6.18 (d, 1H, J = 3.1 Hz), 6.51 (br s, 1H), 6.80 (dd, 1H, J = 1.5, 7.6 Hz), 6.87 (d, 1H, J = 2.1 Hz), 6.88 (d, 1H, J = 8.2), 7.46 (d, 1H, J = 7.6 Hz). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £ 20.4, 20.4, 20.8, 62.6, 69.3, 74.1, 78.9, 89.1, 100.7, 101.2, 108.9, 111.1, 112.2, 123.5, 124.2, 131.8, 147.6, 148.4, 161.8, 162.2, 169.5, 169.5, 170.3. HRMS (LSISM) calculé pour C 2 3H 23 NOiiNa (M + ) 512.1163, trouvé 512.1146.

(8d) Une purification par chromatographie sur gel de silice (90% acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 8d (60%>) sous la forme d'une mousse blanche. [a] 25 D = +86.7 (c 1.09, CHC1 3 ). IR (KBr) v 1654, 1751, 3030 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) 2.05 (s, 3H), 2.05 (s, 3H), 2.14 (s, 3H), 3.84 (s, 3H), 3.87 (s, 3H), 4.33-4.44 (m, 3H), 5.28-5.34 (m, 1H), 5.44 (dd, 1H, J = 3.4, 5.8 Hz), 6.09 (d, 1H, J = 7.9 Hz), 6.19 (d, 1H, J = 3.1 Hz), 6.70 (br s, 1H), 6.86-6.94 (m, 3H), 7.45 (d, 1H, J = 7.6 Hz). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £ 20.4, 20.4, 20.7, 55.9, 55.9, 62.6, 69.3, 74.1, 78.9, 89.1, 100.5, 111.8, 112.3, 113.6, 122.5, 123.1, 131.8, 149.0, 149.6, 161.6, 162.1, 169.4, 169.5, 170.2. HRMS (LSISM) calculé pour C 24 H 27 NOiiNa (M + ) 528.1476, trouvé 528.1501.

(8e) Une purification par chromatographie sur gel de silice (70%) acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 8e (65%>) sous la forme d'une mousse blanche. [a] 25 D = +91.5 (c 0.94, CHC1 3 ). IR (KBr) v 1654, 1751, 3029 cm "1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) £ 2.05 (s, 3H), 2.07 (s, 3H), 2.14 (s, 3H), 2.36 (s, 3H), 4.33- 4.45 (m, 3H), 5.29-5.36 (m, 1H), 5.44 (dd, 1H, J = 3.4, 5.8 Hz), 6.09 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 6.18 (d, 1H, J = 3.1 Hz), 6.30 (br s, 1H), 7.45 (d, 1H, J = 7.9 Hz). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £ 20.4, 20.4, 20.8, 21.3, 62.7, 69.3, 74.1, 78.9, 89.1, 100.6, 112.5, 127.7, 129.9, 130.2, 131.8, 138.1, 161.5, 162.1, 169.5, 169.5, 170.3. HRMS (LSISM) calculé pour C 23 H 25 N0 9 Na (M + ) 482.1421, trouvé 482.1425.

(8f) Une purification par chromatographie sur gel de silice (70% acétate d'éthyle-éther de pétrole) conduit à 8f (55%) sous la forme d'une mousse blanche. [a] 25 D = +51.7 (c 0.87, CHC1 3 ). IR (KBr) v 1655, 1751, 2930, 3022, 3087 cm 1 . 1H NMR (CDC1 3 , 250 MHz) 2.06 (s, 6H), 2.10 (s, 3H), 2.81 (m, 4H), 4.35- 4.43 (m, 3H), 5.28 (app t, 1H, J = 6.1 Hz), 5.42 (dd, 1H, J = 3.4, 5.2 Hz), 6.29 (d, 1H, J = 8.2 Hz), 6.31 (d, 1H, J = 3.6 Hz), 7.12-7.26 (m, 5H), 7.41 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 9.51 (br s, 1H). 13 C NMR (CDC1 3 , 75 MHz) £20.4, 20.5, 20.7, 34.0, 62.6, 69.3, 74.1, 78.8, 88.3, 102.1, 111.8, 125.8, 128.3, 128.4, 129.9, 142.3, 163.7, 163.8, 169.5, 169.6, 170.4.

Procédure générale pour la déprotection des nucléosides acétylés. Une solution de 8a-f (0.2 mmol) dans du méthanol (7 mL) est agitée avec du K 2 C0 3 (27.6 mg, 0.2 mmol) à température ambiante pendant 5 heures. Après évaporation du solvant, le brut réactionnel est purifié par chromatographie sur gel de silice pour conduire aux nucléosides 9a-f.

(9 a ) Une purification par chromatographie sur gel de silice (20%) méthanol-dichlorométhane) conduit à 9a (90%>) sous la forme d'une mousse blanche. IR (KBr) v 1647, 2926, 3364 cm "1 . 1H NMR (DMSO, 250 MHz) £ 3.55-3.74 (m, 2H), 3.88 (br s, 1H), 3.98 (m, 2H), 5.10 (br s, 2H), 5.37 (br s, 1H), 6.01 (d, 1H, J = 2.5 Hz), 6.15 (d, 1H, J = 7.9 Hz), 7.17-7.37 (m, 5H), 7.84 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 10.61 (br s, 1H). 13 C NMR (DMSO, 75 MHz) 60.5, 69.3, 74.6, 84.1, 88.8, 99.8, 110.5, 126.1, 127.2, 130.9, 133.3, 134.1, 162.1, 162.3.

(9b) Une purification par chromatographie sur gel de silice (20% méthanol-dichlorométhane) conduit à 9b (80%>) sous la forme d'une mousse blanche. IR (KBr) v 1636, 2929, 3198, 3405 cm "1 . 1H NMR (DMSO, 250 MHz) £ 3.47-3.63 (m, 2H), 3.72 (s, 3H), 3.80 (br s, 1H), 3.93-4.06 (m, 2H), 5.66 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 5.90 (d, 1H, J = 3.7 Hz), 6.75 (d, 2H, J = 7.0 Hz), 7.27 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.44 (d, 1H, J = 7.0 Hz). 13 C NMR (DMSO, 75 MHz) £ 54.8, 61.3, 70.1, 74.0, 84.2, 89.5, 106.6, 107.6, 111.8, 130.6, 131.2, 132.0, 155.8, 162.7.

(9 C ) Tj ne purification par chromatographie sur gel de silice (20%> méthanol-dichlorométhane) conduit à 9c (82%) sous la forme d'une mousse blanche. IR (KBr) v 1647, 2925, 3356 cm "1 . 1H NMR (DMSO, 250 MHz) £ 3.55-3.72 (m, 2H), 3.87 (br s, 1H), 3.97 (br s, 2H), 5.03 (br s, 1H), 5.09 (br s, 1H), 5.34 (br s, 1H), 5.98 (s, 2H), 6.12 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 6.80 (m, 3H), 7.80 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 10.50 (br s, 1H). 13 C NMR (DMSO, 75 MHz) £60.5, 69.3, 74.6, 84.1, 88.8, 99.7, 100.5, 107.3, 110.1, 111.3, 124.2, 127.4, 133.0, 145.4, 146.2, 162.1, 162.1. (9d) Une purification par chromatographie sur gel de silice (20% méthanol-dichlorométhane) conduit à 9d (85%) sous la forme d'une mousse blanche. IR (KBr) v 1648, 2931 , 3384 cm "1 . 1H NMR (DMSO, 250 MHz) δ 3.56-3.75 (m, 2H), 3.70 (s, 3H), 3.75 (s, 3H), 3.87 (br s, 1H), 3.97 (br s, 2H), 5.03 (br s, 1H), 5.1 1 (br s, 1H), 5.36 (br s, 1H), 6.01 (d, 1H, J = 2.7 Hz), 6.12 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 6.89-6.95 (m, 3H), 7.81 (d, 1H, J = 7.9 Hz), 10.43 (br s, 1H). 13 C NMR (DMSO, 75 MHz) 55.4, 60.4, 69.2, 74.5, 84.0, 88.7, 99.7, 1 10.3, 1 10.9, 1 14.9, 123.3, 126.4, 132.8, 147.2, 147.6, 161.9, 162.1.

(9e) Une purification par chromatographie sur gel de silice (20%) méthanol-dichlorométhane) conduit à 9e (71%) sous la forme d'une mousse blanche. IR (KBr) v 1647, 2923, 3362 cm "1 . 1H NMR (DMSO, 250 MHz) £ 2.30 (s, 3H), 3.56-3.73 (m, 2H), 3.88 (br s, 1H), 3.98 (br s, 2H), 5.02 (br s, 1H), 5.10 (br s, 1H), 5.35 (br s, 1H), 6.01 (d, 1H, J = 2.4 Hz), 6.1 1 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 7.1 1 (d, 2H, J = 8.2 Hz), 7.24 (d, 2H, J = 7.9 Hz), 7.82 (d, 1H, J = 7.6 Hz), 10.44 (br s, 1H). 13 C NMR (DMSO, 75 MHz) £20.9, 60.5, 69.3, 74.6, 84.1 , 88.8, 99.7, 1 10.4, 127.8, 130.7, 130.9, 133.0, 135.1 , 161.9, 162.1. (9f) Une purification par chromatographie sur gel de silice (20% méthanol-dichlorométhane) conduit à 9f (77%) sous la forme d'une mousse blanche. 1H NMR (DMSO, 300 MHz) 2.65 (s, 4H), 3.56-3.71 (m, 2H), 3.86 (br s, 1H), 3.95 (br s, 2H), 5.01 (br s, 1H), 5.08 (br s, 1H), 5.35 (br s, 1H), 6.01 (d, 1H, J = 7.5 Hz), 6.02 (s, 1H), 7.13-7.30 (m, 5H), 7.71 (d, 1H, J = 7.9 Hz), 10.37 (br s, 1H). 13 C NMR (DMSO, 75 MHz) £ 25.4, 33.6, 60.5, 69.3, 74.6, 84.0, 88.7, 99.5, 109.6, 125.6, 128.1, 128.2, 131.8, 142.5, 162.1, 162.9.

EXEMPLE 3. Activité antivirale et toxicité des composés selon l'invention

Les composés 8a-f et 9a-f ont été criblés pour leur activité anti-VSH-1 sur la ligné cellulaire Vero (Tableau 1). Comme il est connu que la 3 -DU 4 induit l'apoptose des cellules HL-60, nous avons donc également vérifié que nos composés ne soient pas cytotoxiques sur les lignés cellulaire HeLa et HL-60.

3.1. Matériels et méthodes

Les cellules : Les cellules utilisées au cours de cette étude sont des cellules Vero. Ces cellules sont des fïbroblastes de rein de singe vert {Cercopithecus aethiops), en culture continue (n°ATCC: CCL 81). Il s'agit d'une lignée adhérente, garantie bactériologiquement stérile. Les cellules sont cultivées dans 30 ml de milieu nutritif, puis incubées à 37°C en atmosphère contenant 5% de C0 2 , en monocouche cellulaire, dans des flacons de 80 cm 2 . Le C0 2 n'intervient pas seulement au niveau du pH mais également sur la prolifération cellulaire. L'atmosphère doit être saturée en vapeur d'eau afin de prévenir l'évaporation et l'augmentation de l'osmolarité du milieu. Les cellules sont multipliées deux fois par semaine lorsque le tapis est confluent et distribuées dans deux flacons de 80 cm 2 contenant en moyenne 350.000 cellules/ml. La souche virale : Le virus de Herpès simplex hominis de type 1 (VHS-1) souche 17 sauvage ACS S et PFA S a été fourni par le Professeur Billaudel, de l'Institut de Virologie de Nantes. Pour obtenir une suspension stock virale, les cellules Vero (350.000 cellules/ml) cultivées dans un flacon de 80 cm 2 sont inoculées par 500 μΐ d'une suspension virale dans 5 ml de milieu MEM 8% SVF. Après deux heures de contact à 37°C sous air/C0 2 , le milieu est éliminé et 30 ml de MEM 2% SVF sont ajoutés. Le tapis cellulaire est observé chaque jour, lorsque celui-ci est détruit, en général après trois ou quatre cycles de multiplication (deux à trois jours), le surnageant (virions extracellulaires) est prélevé et conservé au froid (4°C).

Le flacon subit alors deux cycles successifs de congélation et décongélation pour compléter l'éclatement des cellules et libérer les virions intracellulaires puis le surnageant est réintroduit dans le flacon. La suspension virale stock est clarifiée ½ heure à 5.000 g/min., puis répartie en aliquotes et congelée à -80°C jusqu'à utilisation. La détermination du titre infectieux d'une suspension virale consiste à dénombrer par unité de volume les particules virales, capables d'infecter des cellules permissives. Elle a été réalisée selon la méthode des dilutions limites, avec le calcul du point d'infection 50%, selon la méthode de REED & MUENCH (1938).

Lecture des plaques par coloration au rouge neutre: Le principe repose sur la coloration des cellules par un colorant vital le rouge neutre, extrait ensuite par un tampon citrate-éthanol. Le colorant va diffuser de façon homogène dans le solvant et la densité optique de la plaque sera lue au spectrophotomètre. Cette méthode s'avère plus fiable et plus reproductible qu'une simple lecture au microscope. Les résultats seront exprimés en densités optiques correspondant au nombre de cellules vivantes (Langlois et al., 1986). On ajoute alors 50 μΐ de rouge neutre (0,15g de rouge neutre (Sigma) dans 100 ml de sérum physiologique à pH 5,5) dans chaque cupule et les plaques sont placées 45 minutes à 37°C. Les plaques sont vidées et lavées en ajoutant 100 μΐ de P.B.S (Phosphate Buffered Saline pH 7,2 Eurobio). Deux lavages sont nécessaires car il ne doit pas rester de rouge neutre sur la paroi des cupules. L'élution du rouge neutre est effectuée en ajoutant 100 μΐ de tampon citrate-éthanol dans chaque cupule. Après agitation pendant 20 minutes, les absorbances de chaque cupules sont lues sur lecteur de Microplaques (Packard Spectra Count™ Bio-Rad) à 540 nm. Les absorbances sont directement reliées au pourcentage de cellules viables, qui est inversement proportionnel au ratio de l'effet cytopathique. La droite de régression est déterminée pour chaque essai et chaque plaque sur la base de contrôles cellulaires (0% CPE) et de contrôles viraux (100% CPE) (Langlois et al., 1986). La solution citrate-éthanol est préparée à partir d'un volume d'éthanol absolu et d'un volume de tampon Sorensen.

Ce tampon est préparé à partir de 60,8 ml d'acide citrique (21 g d'acide citrique dilué dans 200 ml de NaOH IN et amené à 1 litre avec de l'eau distillée) et 39,2 ml d'acide chlorhydrique 0,1N.

Evaluation de la cytotoxicité par viabilité cellulaire : La cytotoxicité par viabilité cellulaire est évaluée après incubation de la suspension cellulaire avec les solutions de concentrations décroissantes du composé à tester (200, 100 and 10μg/ml; 4 puits par concentration) sur microplaque à 96 puits pendant 72 heures à 37°C en atmosphère 5% C0 2 . La CC50 est évaluée après coloration par le rouge neutre de chaque cupule de la microplaque et lecture au spectrophotomètre. La CC50 concentration cytotoxique à 50% du produit à tester correspond à la concentration de produit capable d'inhiber 50%> la croissance cellulaire. Les résultats sont exprimés en % de destruction cellulaire:

(D.O. cellules - D.O. cellules + polysaccharide /D.O. cellules) x 100

- D.O. cellules correspond à la moyenne de la densité optique des cellules témoin

- D.O. cellules + polysaccharide correspond à la moyenne de la densité optique des cellules en présence d'une concentration donnée de drogues.

Les valeurs de destruction cellulaire sont reportées sur une échelle semi-log et la CC 50 est calculée pour 50%> de destruction cellulaire. Evaluation de l'activité antivirale des composés par viabilité cellulaire: ΙΟΟμΙ de la suspension cellulaire (3,5 x 10 5 cellules vero/ml) dans le Minimal Essential Médium (MEM) de Eagle modifié, additionné de 8% de sérum de veau foetal (MEM 8%> SVF), sont distribués dans les 96 cupules à l'aide d'une pipette multicanaux Titertek. Les dilutions de concentrations décroissantes du produit à tester (50μ1) sont préparées dans le milieu MEM 8% SVF et distribuées dans les cupules d'une microplaque à 96 puits (Nunclon, Intermed). Une série inclut 3 concentrations 200, 100 and 10μg/ml. Chaque essai est effectué 4 fois. 50μ1 de la suspension virale possédant un titre infectieux de 2 x 10 8'5 Dl 5 o/ml à une multiplicité d'infection de 0,001 DIso/cellules (MOI 0,01 DI 50 /cellules) est alors distribués dans les cupules. Des témoins de la croissance des cellules et du virus sont menés simultanément.

Le Zovirax IV 25 mg/ml utilisé comme drogue de référence a été fourni par le Laboratoire Wellcome Ltd. Après incubation pendant 4 jours à 37°C en atmosphère contenant 5%C0 2 , l'aspect du tapis cellulaire est comparé à celui des témoins par mesures de densité optique. La concentration effective antivirale 50% (CE 50 ) est exprimée comme la concentration qui diminue de 50% l'effet cytopathique du virus (50%) de protection cellulaire). Le pourcentage de protection est calculé selon la formule suivante:

[(ODt)VHS - (ODc)VHS] / [(ODc)mock - (ODc)VHS] x 100%

(ODt)VHS correspond à l'absorbance de l'essai (cellules + virus + produit). (ODc)VHS correspond à l'absorbance du contrôle infecté par le virus (cellules + virus).

(Odc)mock correspond à l'absorbance du contrôle (cellules + produit).

3.2. Résultats

Les résultats en termes d'activité antivirale et de toxicité sont présentés dans le

Tableau 1 ci-dessous :

Tableau 1 : Evaluation de l'activité anti-VSH-1 sur les Cellules Vero et de la cytotoxicité sur les cellules Vero, HeLa et HL-60. CE50 : concentration permettant d'obtenir moitié de l'efficacité maximale, CC50 : concentration générant la mort de

50% des cellules

Composés Vero Vero HeLa HL-60

CE 5 Q HM CC 50 HM CC 50 HM CC 50 HM

4 >200 200 >100 31,6

Acyclovir 0,76 >400 ND ND

8a >450 >400 >100 >100

8b 10,5 >400 >100 >100

8c 194,5 >400 >100 >100

8d 36,6 >400 >100 >100

8e 108,9 >400 >100 >100

8f 244 >400 >100 >100

9a 408,8 >400 >100 >100

9b 20 >400 >100 >100

9c >450 >400 >100 >100

9d 166,2 >400 >100 >100

9e 189,1 >400 >100 >100

9f >450 >400 >100 >100

Après 3 jours de traitement, une altération de la morphologie des cellules normales à été observée par microscopie et des essais de viabilité ont montré une destruction du tapis cellulaire. Aucun effet cytotoxique n'a été détecté sur les cellules Vero, HeLa et HL-60 dans le domaine de concentration utilisé lors des essais. Les composés 8a, 9c et 9f ne possèdent aucune activité anti-VSH-1. En revanche les nucléosides 8b et 9b possède une activité antiherpetique avec des CE 50 = 5 μg/mL (10,5 μΜ) et CE 50 = 7 μg/mL (20 μΜ) respectivement. Pour un MOI de 0.001 ID50/cellules, 85% de protection cellulaire a été obtenue avec 200 μg/mL de 8b, et 82% de protection cellulaire a été obtenue avec 200 μg/mL de 9b, 72 heures après infection. Pour 8d, 75% de protection cellulaire a été obtenue avec 200 μg/mL, 72 heures après infection. Les autres composés 8c, 8e, 8f, 9a, 9d, et 9e possède une activité anti-VSH-1 plus modeste avec une CE 50 comprise entre 50 et 130 μg/mL. Il est intéressant de noter que la 3-DU, le composé de référence pour nos modifications, est faiblement toxique sur les lignées cellulaires Vero et HL-60 et ne possède aucune activité antiherpétique (CE 50 > 200 μΜ) dans la gamme de concentrations testées. Cela met clairement en évidence l'intérêt des substituants aryliques en position C3, à la fois pour obtenir une activité anti-VSH-1 mais également pour diminuer la toxicité des composés.

3.3. Conclusions

Les résultats présentés ci-dessus confirment que, malgré l'imprédictibilité de l'effet de la nature et de la position d'un substituant sur l'activité antivirale et la toxicité cellulaire d'un dérivé de 3-DU, les inventeurs ont obtenus des composés arylés en position C3 de la base qui possèdent une activité antivirale et une faible toxicité.

Ces composés sont utiles en tant que médicaments antiviraux, en particulier pour le traitement de l'herpès génital ou labial.

REFERENCES

US 3,836,645

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