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Title:
ONE-PIECE CONNECTOR
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2011/024123
Kind Code:
A1
Abstract:
The present invention relates to a coaxial connector comprising: a body (2); a ground contact; a central contact (17); and an insulator (20) positioned between the central contact (17) and the ground contact, said insulator (20) being produced as a single piece with the body (2). The invention is characterized in that the body (2) comprises a metallized portion defining the ground contact and a recess (12) for receiving a coaxial cable.

Inventors:
MARTIN, Georges (298 rue Magnin, Saint-etienne De Crossey, F-38960, FR)
SAUTEL, Jérémy (89 rue du Rocher, Fontanil Cornillon, F-38120, FR)
PERROT, Serge (Résidence Le Clos de la Fure, 14 rue du 8 mai 1945, Tullins, F-38210, FR)
Application Number:
IB2010/053814
Publication Date:
March 03, 2011
Filing Date:
August 25, 2010
Export Citation:
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Assignee:
RADIALL (101 rue Philibert Hoffmann, Rosny Sous Bois, Rosny Sous Bois, F-93110, FR)
MARTIN, Georges (298 rue Magnin, Saint-etienne De Crossey, F-38960, FR)
SAUTEL, Jérémy (89 rue du Rocher, Fontanil Cornillon, F-38120, FR)
PERROT, Serge (Résidence Le Clos de la Fure, 14 rue du 8 mai 1945, Tullins, F-38210, FR)
International Classes:
H01R13/03; H01R13/658; H01R43/00
Attorney, Agent or Firm:
LESZCZYNSKI, André (Nony, 3 rue de Penthièvre, Paris, F-75008, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Connecteur coaxial (1), comportant :

- un corps (2),

- un contact de masse,

- un contact central (17), et

- un isolant (20) interposé entre le contact central (17) et le contact de masse, l'isolant (20) étant réalisé d'une seule pièce avec le corps (2),

caractérisé par le fait que ledit corps (2) comporte une portion métallisée définissant le contact de masse et un logement (12) pour recevoir un câble coaxial, et par le fait que le corps comporte au moins une portion s'étendant autour de l'axe longitudinal (X) du corps, et comportant des moyens d'appui (10) du connecteur sur un connecteur coaxial (4) de type complémentaire et/ou des moyens de guidage et de centrage du connecteur lors de l'accouplement au connecteur coaxial (4) de type complémentaire.

2. Connecteur coaxial (1), comportant :

- un corps (2),

- un contact de masse,

- un contact central (17), et

- un isolant (20) interposé entre le contact central (17) et le contact de masse, caractérisé par le fait que ledit corps (2) comporte des portions métallisées définissant le contact central et le contact de masse du connecteur, et par le fait que le corps comporte au moins une portion s'étendant autour de l'axe longitudinal (X) du corps, et comportant des moyens d'appui (10) du connecteur sur un connecteur coaxial (4) de type complémentaire et/ou des moyens de guidage et de centrage du connecteur lors de l'accouplement au connecteur coaxial (4) de type complémentaire.

3. Connecteur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que ladite portion du corps comporte des moyens d'appui étant des moyens de verrouillage (10) du connecteur sur un connecteur coaxial (4) de type complémentaire.

4. Connecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le corps (2) est réalisé par moulage de matière(s) plastique(s).

5. Connecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la ou les matières plastiques sont chargées de fibres avec ou sans additifs métalliques ou céramiques.

6. Connecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le corps (2) comporte un fût (6) dont au moins une partie forme ladite portion du corps, ledit fût (6) s'étendant autour d'un premier axe longitudinal (X) du corps et comportant au moins une paroi (7, 8) métallisée définissant le contact de masse.

7. Connecteur selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le fût (6) s'étend sur tout le pourtour du premier axe (X) du corps (2).

8. Connecteur selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le fût (6) est défini par une pluralité de poutres (40, 41) s'étendant en porte à faux le long du premier axe (X) du corps.

9. Connecteur selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la pluralité de poutres comporte des premières poutres (40) comportant lesdits moyens d'appui, notamment de verrouillage (10), du connecteur sur un connecteur coaxial (4) de type complémentaire et des deuxièmes poutres (41) comportant lesdits moyens de guidage et de centrage du connecteur lors de l'accouplement au connecteur coaxial (4) de type complémentaire .

10. Connecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il est coudé.

11. Connecteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le contact central (17) est une pièce distincte rapportée dans une cavité (14) du corps.

12. Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que le corps comporte une cavité (14) dont la paroi intérieure est métallisée, cette paroi métallisée définissant le contact central (17) du connecteur.

13. Procédé de fabrication d'un connecteur coaxial (1), comportant les étapes consistant à :

- réaliser par moulage de matière(s) thermoplastique(s) une même pièce définissant le corps (2) et l'isolant d'un connecteur coaxial et, - procéder à la métallisation sélective de ladite pièce selon la technique dite « en vrac » de façon à obtenir au moins une portion métallisée de ladite pièce, la ou lesdites portions métallisées définissant le contact de masse du connecteur (1).

14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé par le fait que l'on procède à la métallisation par la technique dite « au tonneau ».

15. Procédé selon la revendication 13 ou 14, l'étape de métallisation sélective étant mise en œuvre de façon soustractive, la surface de la pièce étant métallisée puis, seul le revêtement métallisé de certaines portions destinées à définir le contact de masse étant conservé en soumettant les autres portions de la surface de la pièce à une ablation thermique ou mécanique.

16. Procédé selon la revendication 13 ou 14, l'étape de métallisation sélective étant mise en œuvre par épargne, la pièce étant réalisée par bi- injection de deux matières thermoplastiques dont l'une d'entre elles ne peut être métallisée.

17. Procédé selon la revendication 16, l'étape de métallisation sélective étant dépourvue d'étape d'ablation thermique ou mécanique.

18. Procédé selon l'une quelconque des revendications 13 à 17, comportant une étape ultérieure à l'étape de métallisation sélective, selon laquelle on rapporte dans une cavité (14) ménagée dans la pièce (2) une pièce métallique jouant le rôle de contact central (17) du connecteur coaxial.

19. Procédé selon l'une quelconque des revendications 13 à 17, dans lequel au moins une portion de la pièce distincte de celle(s) définissant le contact de masse est métallisée, ladite portion définissant le contact central (17) du connecteur coaxial.

Description:
Connecteur monobloc

La présente invention a pour objet un connecteur coaxial.

Ce connecteur coaxial est par exemple de type QMA ou de type MCX, mais l'invention n'est pas limitée à un type particulier de connecteur coaxial.

L'invention s'applique par exemple pour des connecteurs coaxiaux dans le domaine médical, dans le domaine aéronautique ou du transport, dans le domaine spatial ou encore dans le domaine des télécommunications.

Les connecteurs coaxiaux comportent un corps, un contact de masse et un contact central reçu dans le corps avec interposition d'un isolant.

Il est connu, pour réaliser de tels connecteurs coaxiaux, d'utiliser des pièces distinctes et métalliques pour réaliser le corps, le contact central, le contact de masse et l'isolant.

De tels connecteurs peuvent être relativement complexes à assembler, d'un coût de production relativement élevé et d'un poids important.

On connait par le brevet US 5 860 812 un connecteur destiné à être monté sur un dispositif par exemple une carte de circuit imprimé ou un panneau, comportant un corps réalisé d'une seule pièce avec l'isolant et un contact de masse réalisé par métallisation de portions du corps.

On connaît de la demande FR 1 417 672 une fiche avec un corps ayant des propriétés électriquement isolantes, la surface extérieure de ce corps étant recouverte d'un revêtement conducteur formant le contact de masse de la fiche.

Il existe un besoin pour bénéficier de connecteurs coaxiaux, notamment destinés à être montés sur un câble coaxial, qui soient de conception relativement simple, peu coûteux à fabriquer et de poids réduit.

L'invention a pour but de répondre à ce besoin et elle y parvient selon un de ses aspects grâce à un connecteur coaxial comportant :

- un corps,

- un contact de masse,

- un contact central, et

- un isolant interposé entre le contact central et le contact de masse, l'isolant étant réalisé d'une seule pièce avec le corps, ledit corps comportant au moins une portion métallisée définissant le contact de masse et le corps comportant un logement pour recevoir un câble coaxial.

Un tel connecteur présente un faible nombre de pièces, réduisant ainsi le nombre d'étapes d'assemblage et le coût de fabrication.

Le corps est avantageusement réalisé par moulage d'au moins une matière plastique. La ou les matières plastiques sont par exemple choisies parmi les thermoplastiques techniques tels que les PEI, PPS, PBT, PEEK et LCP.

Un tel connecteur en matière(s) plastique(s) peut présenter un poids réduit. La diversité des matières plastiques pouvant être utilisées peut permettre de fabriquer relativement facilement un connecteur de dimensions réduites.

En effet, les performances électriques d'un connecteur étant fortement liées aux caractéristiques électriques des matériaux utilisés notamment pour l'isolant

(permittivité électrique, facteur de perte), le grand choix de matières plastiques, notamment thermoplastiques disponibles permet de déplacer le ou les plans de métallisation correspondant(s) à différentes interfaces de connecteur sans en changer le diamètre externe mais uniquement en choisissant la matière de manière judicieuse afin de conserver l'adaptation d'impédance. Cela permet également de changer aisément la fonction de verrouillage d'un connecteur sans avoir à effectuer de compromis vis à vis des performances électriques mais uniquement en modifiant la matière afin de réadapter l'impédance.

Il est également aisé d'adapter la ligne coaxiale par modification géométrique de la structure du corps (configurations géométriques complexes).

La fabrication du corps par moulage peut donc permettre de réaliser des formes complexes (intégrant de nombreux changements de diamètres externes du contact de masse) adaptée à la réalisation de certains composants hyperfréquences coaxiaux, par exemple des filtres ou des atténuateurs. Ces formes complexes sont relativement coûteuses et difficiles à réaliser par usinage (nombres d'opérations importantes).

L'emploi d'une matière plastique à la place de matières métalliques peut également conférer aux connecteurs coaxiaux obtenus une meilleure résistance à la corrosion, permettant de réduire le risque de dégradation des résistances de contact du connecteur, la ou les pièces du connecteur en matière plastique n'étant pas susceptible(s) d'aggraver la corrosion lorsque des points de corrosion apparaissent au niveau des portions métallisées du connecteur coaxial, contrairement au cas où l'on utilise des pièces métalliques (phénomène de propagation, piqûration, corrosion, corrosion galvanique ).

Une ligne coaxiale doit conserver une impédance constante. Or, l'impédance de la ligne étant, entre autre, dépendante de la distance d séparant le contact central et le contact de masse, l'adaptation d'impédance se trouve facilitée dans le cas d'un connecteur réalisé selon l'invention par moulage car il devient facile de modifier cette distance d en déplaçant le plan de métallisation représentant le contact de masse et / ou le plan de métallisation représentant le contact central sans introduire de problèmes liés à l'assemblage mécanique des pièces usinées. Cela permet également l'adaptation de la ligne sans augmenter les dimensions extérieures du connecteur.

Lorsque le connecteur coaxial est destiné à être monté sur un câble coaxial, l'emploi d'une ou plusieurs matières plastiques peut également permettre d'améliorer les performances en termes de rétention sur le câble du connecteur, la matière plastique possédant par exemple des propriétés élastiques après la fixation, par exemple par sertissage, du connecteur sur le câble coaxial.

En outre, le contact de masse étant défini par une portion métallisée du corps en matière(s) plastique(s), ce contact de masse peut présenter une élasticité satisfaisante, rendant le connecteur moins sujet aux risques de rupture. Ceci est particulièrement avantageux lorsque le contact de masse est constitué d'une extrémité souple et élastique nécessaire à la fonction d'encliquetage.

Un connecteur selon l'invention est avantageusement recyclable, étant composé d'une ou plusieurs matières plastiques elles-mêmes recyclables et d'un revêtement métallique sur au moins une portion qui peut être récupéré et éliminé. Le revêtement métallique est avantageusement conforme à la Directive RoHS.

La matière plastique est avantageusement chargée de fibres, par exemple de fibres choisies parmi les fibres de verres, les fibres de carbone et autres additifs métalliques ou céramiques. Les fibres de verres et de carbone permettent de renforcer la tenue mécanique et thermique de la matière plastique, les additifs métalliques la rendent métallisable, les charges céramiques améliorent leurs propriétés électriques.

Le corps peut comporter une portion s'étendant autour de l'axe longitudinal du corps qui comporte des moyens d'appui du connecteur sur un connecteur coaxial de type complémentaire et/ou qui comporte des moyens de guidage et de centrage du connecteur lors de l'accouplement à un connecteur coaxial de type complémentaire.

Les moyens d'appui peuvent être des moyens de verrouillage du connecteur sur un connecteur coaxial de type complémentaire.

Le corps s'étend par exemple selon un premier axe longitudinal et comporte avantageusement un fût (partie avant du connecteur venant en contact avec le connecteur complémentaire) s'étendant autour dudit premier axe, ledit fût comportant avantageusement au moins une paroi métallisée définissant le contact de masse.

Au moins une partie du fût peut former ladite portion du corps.

Le fût peut s'étendre sur tout le pourtour de l'axe du corps.

En variante, le fût est défini par une pluralité de poutres s'étendant en porte à faux le long du premier axe longitudinal du corps.

La pluralité de poutres peut comporter des premières poutres comportant lesdits moyens d'appui, notamment de verrouillage, du connecteur sur un connecteur coaxial de type complémentaire et des deuxièmes poutres comportant lesdits moyens de guidage et de centrage du connecteur lors de l'accouplement de ce dernier au connecteur coaxial de type complémentaire.

Le connecteur peut être coudé, auquel cas le premier axe longitudinal fait un angle, sensiblement égal à 90° par exemple, avec un deuxième axe longitudinal du connecteur.

En variante, le connecteur est droit, auquel cas le premier axe longitudinal est l'unique axe longitudinal du connecteur.

Le connecteur comporte avantageusement une cavité s'étendant le long du premier axe longitudinal dans une zone médiane du corps.

Selon un premier mode de mise en œuvre de l'invention, le contact central est une pièce distincte rapportée dans la cavité.

Selon un deuxième mode de mise en œuvre de l'invention, la paroi intérieure de la cavité est métallisée, cette paroi métallisée définissant le contact central du connecteur coaxial. La cavité peut présenter une largeur variable le long du premier axe longitudinal.

Selon un autre aspect de l'invention, ledit corps comporte des portions métallisées définissant le contact central et le contact de masse du connecteur. Un tel connecteur peut présenter un nombre de pièces réduit, le corps jouant le rôle d'isolant et, par l'intermédiaire de portions métallisées distinctes, de contact central et de contact de masse.

Un tel connecteur coaxial peut être destiné à être monté sur un câble coaxial. En variante, un tel connecteur coaxial est par exemple destiné à être monté sur une carte de circuit imprimé, un panneau ou fait office de boîtier de blindage pour la conception de composants hyperfréquences.

Le connecteur coaxial peut être droit ou coudé.

Le connecteur coaxial comporte avantageusement un bouchon destiné à être placé autour d'une extrémité longitudinale du corps.

Le connecteur coaxial est par exemple de type QMA ou MCX.

L'invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un procédé de fabrication d'un connecteur coaxial, comportant les étapes suivantes :

- réaliser par moulage de matière(s) plastique(s) une même pièce définissant le corps et l'isolant d'un connecteur coaxial et,

- procéder à la métallisation sélective de ladite pièce selon la technique dite « en vrac» :

Les pièces sont disposées en vrac par exemple dans un tonneau ajouré qui sera immergé dans un bain de métallisation et maintenu en rotation à une certaine vitesse ou encore dans un panier à immerger (brassage manuel des pièces) de façon à obtenir au moins une portion métallisée de ladite pièce, la ou lesdites portions métallisées définissant le contact de masse du connecteur.

Un procédé selon l'invention peut être moins coûteux que les procédés comportant les étapes d'usinage des composants métalliques du connecteur, de traitement de surface desdits composants métalliques et d'assemblage des composants ainsi traités.

Les procédés de métallisation des plastiques sont aujourd'hui bien connus notamment pour les marchés de la cosmétique, de l'automobile, de l'aéronautique. La réalisation de ces pièces plastiques généralement volumineuses se fait aujourd'hui par un procédé à l'attache : chaque pièce est disposée manuellement sur une branche d'un arbre métallique qui sera immergé dans le bain de métallisation. Contrairement à ce procédé connu pour métalliser des pièces plastiques, la métallisation du connecteur sera effectuée par une technique dite « en vrac » avantageusement « au tonneau », plus appropriée pour des pièces complexes de petite taille. Cette technique au tonneau, très utilisée et facile à mettre en œuvre pour le traitement de pièces métalliques, est cependant beaucoup plus complexe pour le traitement de pièces plastiques, le tonneau devant être constitué d'une matière non-métallisable.

L'étape de métallisation sélective peut être mise en œuvre de façon soustractive. La surface de la pièce peut être métallisée puis, seul le revêtement métallisé de certaines portions destinées à définir le contact de masse et, le cas échéant, le contact central, peut être conservé en soumettant les autres portions de la surface de la pièce à une ablation thermique, notamment par laser, ou mécanique.

En variante, l'étape de métallisation sélective est mise en œuvre par épargne, la pièce étant réalisée par bi-injection de deux matières plastiques dont l'une d'entre elles ne peut être métallisée. L'étape de métallisation sélective peut alors être dépourvue d'étape ultérieure d'ablation thermique ou mécanique.

Ultérieurement à l'étape de métallisation sélective, le procédé peut comporter l'étape selon laquelle on rapporte, dans une cavité ménagée dans ladite pièce, une pièce métallique jouant le rôle de contact central du connecteur coaxial.

En variante, à l'issue de l'étape de métallisation sélective, au moins une portion de la pièce définissant le corps et l'isolant du connecteur coaxial, distincte de celle(s) définissant le contact de masse, est métallisée, ladite portion définissant le contact central du connecteur coaxial.

Il est utile de choisir une finition électrolytique et / ou chimique adaptée afin de pouvoir métalliser des trous de diamètre très faibles, ce qui est notamment nécessaire lorsque le contact central du connecteur est défini par une portion métallisée de la pièce, un contact central ainsi réalisé assurant de façon satisfaisante la continuité électrique entre l'avant et l'arrière du connecteur.

Le procédé peut être réalisé à l'aide d'un ou deux tonneaux ou encore d'un panier.

L'étape de métallisation sélective de la pièce définissant le corps et l'isolant du connecteur coaxial peut comporter les sous-étapes suivantes :

- gravure chimique ou sablage,

activation de la surface de ladite pièce par exemple par une solution de palladium, - cuivrage chimique,

finition chimique et/ou électrolytique,

séchage,

ablation laser ou par usinage mécanique des portions de la surface de ladite pièce non destinées à être métallisées,

- nettoyage de la surface de ladite pièce, et

- séchage.

Selon un autre exemple de procédé selon l'invention, l'étape de métallisation sélective comprend les sous-étapes suivantes, une bi-injection de deux matières plastiques dont l'une n'est pas sujette à la métallisation ayant préalablement été effectuée pour former la pièce définissant le corps et l'isolant du connecteur coaxial :

gravure chimique,

sensibilisation de la surface de ladite pièce par un pré-cuivrage,

- cuivrage chimique,

- finition chimique et/ou électrolytique, et

- séchage.

Le procédé de métallisation respecte avantageusement la réglementation REACH.

D'autres propriétés avantageuses et caractéristiques de l'invention pourront être mieux comprises au vu de la description qui va suivre d'exemples non limitatifs de mise en œuvre de celle-ci et à l'examen du dessin annexé sur lequel :

la figure 1 représente de façon schématique en coupe axiale un connecteur selon un premier exemple de mise en œuvre de l'invention,

la figure 2 représente une variante du connecteur représenté à la figure 1, - la figure 3 représente un connecteur selon un deuxième exemple de mise en œuvre de l'invention,

la figure 4 représente un connecteur tel que représenté à la figure 1 ou à la figure 3, et

les figures 5 et 6 représentent de façon schématique des exemples de procédés de fabrication d'un connecteur selon l'invention.

On a représenté à la figure 1 un connecteur coaxial désigné globalement par 1 selon un premier exemple de mise en œuvre de l'invention. Ce connecteur 1 est dans l'exemple décrit un connecteur coudé, par exemple de type QMA, mais l'invention n'est pas limitée à un tel exemple, comme on le verra par la suite.

Ce connecteur 1 comporte un corps désigné globalement par 2. Le corps 2 est réalisé en une ou plusieurs matières plastiques, par exemple choisies parmi les thermoplastiques techniques tels que les PEI, PPS, PBT, PEEK et LCP. La ou les matières plastiques peuvent êtres chargées de fibres et peuvent être choisies de façon à allier les performances de forte résistance aux sollicitations mécaniques et aux sollicitations thermiques.

Le connecteur comporte également un isolant 20 qui est réalisé d'une seule pièce avec le corps 2.

Le corps 2 comporte dans l'exemple de la figure 1 une première portion tubulaire 3 comportant une extrémité 5 destinée à venir au contact d'un connecteur coaxial de type complémentaire désigné globalement par 4 lors de l'accouplement de ces deux connecteurs coaxiaux 1 et 4.

La première portion tubulaire 3 s'étend selon un premier axe longitudinal X.

Comme on peut le voir, la première portion tubulaire 3 peut comporter à son extrémité longitudinale 5 un fût 6 s 'étendant en porte-à-faux autour de l'axe X. Le fût 6 comporte une paroi intérieure 7 et une paroi extérieure 8, ces dernières pouvant ou non s'étendre de façon continue autour de l'axe X.

La première portion tubulaire 3 peut être dépourvue à son extrémité longitudinale opposée à l'extrémité 5 d'ouverture permettant l'accès à l'intérieur du corps.

Comme on peut le voir, des moyens d'appui 10, qui sont dans l'exemple considéré des moyens de verrouillage 10 tels qu'un épaulement, peuvent être ménagés sur la paroi intérieure 7 du fût 6 pour coopérer avec des moyens d'appui, et notamment de verrouillage, complémentaires, par exemple une gorge 80 et un épaulement 81, ménagés sur la surface extérieure 82 du connecteur de type complémentaire 4.

Dans l'exemple illustré, les parois intérieures 7 et extérieures 8 du fût sont métallisées, de façon à définir le contact de masse du connecteur coaxial 1.

Le corps 2 comporte une deuxième portion 11 s 'étendant selon un deuxième axe longitudinal Y, qui est dans l'exemple décrit perpendiculaire à l'axe X. Comme représenté, un logement 12 destiné à recevoir un câble coaxial peut être ménagé à l'intérieur de la deuxième portion 11, ce logement 12 étant prolongé selon l'axe Y par un conduit 13 communiquant avec une cavité 14 ménagée à l'intérieur de la première portion tubulaire 3, dans une région médiane de celle-ci, ladite cavité 14 s 'étendant selon l'axe X. Comme représenté, l'âme 15 du câble coaxial dénudé dont le rôle sera décrit plus loin est reçue dans le conduit 13.

Le câble coaxial est maintenu par soudure à l'intérieur du logement 12.

Le connecteur coaxial 1 comporte un contact central 17 destiné à coopérer avec le contact central du connecteur coaxial de type complémentaire 4.

Dans l'exemple de la figure 1, le contact central 17 est une pièce métallique, par exemple en CuBe 2 , rapportée dans la cavité 14. Ce contact central 17 comporte sur sa surface latérale des harpons 18 permettant d'assurer son maintien à l'intérieur de la cavité 14.

Le contact central vient en contact au niveau d'une de ses extrémités longitudinales 19 en forme de V avec l'âme 15 du câble coaxial, assurant ainsi une continuité électrique lorsque le câble coaxial est reçu dans le logement 12.

Le connecteur coaxial 1 peut encore comporter un bouchon 21 destiné à être monté sur le fût 6, ce bouchon présentant par exemple une ouverture permettant le passage du connecteur 4 de type complémentaire, comme représenté sur la figure 1.

Ce bouchon assure une fonction de verrouillage supplémentaire de l'interconnexion ainsi réalisée et améliore également la rétention du connecteur par rapport au connecteur complémentaire.

Dans l'exemple de la figure 2, le connecteur coaxial est un connecteur droit de type MCX s 'étendant selon un unique axe longitudinal X.

Le connecteur coaxial 1 comporte, comme décrit en référence à la figure 1 , un contact central rapporté 17 sur le corps 2, un isolant réalisé d'une seule pièce avec le corps 2 et un contact de masse défini par des portions métallisées du fût 6.

Dans l'exemple illustré, la partie arrière 24 du corps 2 définit le logement 12, cette partie arrière 24 étant destiné à être reçue dans un fourreau 25 (ferrule en anglais) pour la fixation au câble coaxial non représenté.

On a représenté à la figure 3 un deuxième exemple de mise en œuvre de l'invention. Dans cet exemple, le connecteur coaxial 1 est un connecteur coudé de type QMA mais pourrait en variante être un connecteur droit, par exemple un connecteur de type MCX ou tout autre type de connecteur.

Par rapport au connecteur représenté à la figure 1, le connecteur coaxial 1 représenté à la figure 3 comporte un contact central 17 défini par la paroi intérieure métallisée de la cavité 14 du corps 2 et non par une pièce métallique rapportée dans cette cavité 14. La cavité 14 présente dans cet exemple lorsque l'on se déplace le long de l'axe

X des parties d'extrémité 30 et 31 plus étroites que la partie intermédiaire 32.

La partie d'extrémité 31 débouche dans le conduit 13 dont l'accès vers l'extérieur est obturé par un couvercle amovible 35 placé à l'extrémité longitudinale de la première portion tubulaire 3 opposée à l'extrémité longitudinale 5. L'accès proposé par le conduit 13 permet l'insertion d'outils pour la soudure de l'âme du câble sur le contact central. Comme on peut le voir sur la figure 3, la paroi définissant la cavité 14 peut s'étendre jusqu'à l'intérieur du conduit 13.

On a représenté à la figure 4 un connecteur coaxial 1 tel que représenté sur la figure 1 ou sur la figure 3. Dans cet exemple le fût 6 ne s'étend pas de façon continue sur le pourtour de l'axe X. Dans cet exemple encore, le fût 6 comporte une pluralité de premières poutres 40 et de deuxièmes poutres 41 qui sont dans l'exemple décrit disposées de façon alternée tout autour de l'axe X du connecteur.

Les premières poutres 40 comportent, comme on peut le voir, sur leur face tournée vers l'intérieur du connecteur un relief de verrouillage 10 destiné à coopérer, par exemple par encliquetage, avec une gorge du connecteur de type complémentaire 4.

Les deuxièmes poutres 41 comportent par exemple une portion faisant saillie vers l'intérieur du connecteur et s 'étendant le long de l'axe X, la distance entre l'axe du connecteur et cette portion en saillie étant par exemple égale au rayon extérieur de la partie du connecteur de type complémentaire 4 destinée à être reçue à l'intérieur du fût 6 lors de l'accouplement des deux connecteurs.

Dans l'exemple représenté à la figure 4, le connecteur coaxial 1 est un connecteur coudé de type QMA mais dans une variante, un connecteur droit pourrait comporter des premières et des deuxièmes poutres comme représenté à la figure 4.

On va maintenant décrire en référence à la figure 5 un premier exemple de procédé de fabrication d'un connecteur selon l'invention. Le procédé représenté à la figure 5 peut être utilisé pour réaliser un connecteur tel que représenté aux figures 1, 2 ou 3, par exemple.

Lors d'une première étape 100, une matière plastique est injectée de façon à former la pièce définissant le corps 2 et l'isolant. Il est procédé à une étape 101 à la métallisation sélective de ladite pièce de façon à définir le contact de masse et, le cas échéant, le contact central du connecteur coaxial 1.

Cette étape 101 comporte les sous-étapes suivantes :

- à une sous-étape 102, une gravure chimique ou un sablage de la surface de la pièce est effectué,

- à une sous-étape 103, la surface du corps est activée, par exemple par une solution de palladium,

- à une sous-étape 104, il est procédé à un cuivrage chimique de la surface de la pièce,

- à une sous-étape 105, il est procédé à une finition chimique et/ ou électrolytique, par exemple du Nickel,

- à une sous-étape 106, il est procédé au séchage de la pièce,

- à une sous-étape 107, il est procédé à une ablation thermique, notamment au laser, ou à une ablation par usinage mécanique de portions de la surface de la pièce non destinées à être métallisées. Cette sous-étape 107 permet d'obtenir la sélectivité de la métallisation de la pièce, cette sélectivité étant notamment nécessaire au bon fonctionnement électrique et hyperfréquence du connecteur,

- à une sous-étape 108, il est procédé au nettoyage de la surface de la pièce et,

- à une sous-étape 109, il est procédé au séchage de la surface du connecteur. On va maintenant décrire en référence à la figure 6 un autre exemple de procédé, particulièrement adapté à la fabrication d'un connecteur selon les figures 1 2 3 ou 4.

A une étape 110, une bi- injection d'une matière plastique standard (non chargée d'additifs métalliques) et d'une matière plastique chargée d'additifs métalliques est effectuée. Lors d'une étape 111, il est procédé à la métallisation sélective de la pièce obtenue à l'issue de l'étape 110, de façon à définir le contact de masse et, le cas échéant, le contact central du connecteur coaxial 1.

Cette étape 111 comprend les sous-étapes suivantes : - à une sous-étape 112, il est procédé à la gravure chimique de la surface de la pièce,

à une sous-étape 113, la surface de la pièce est sensibilisée par un précuivrage pour faciliter l'adhérence des dépôts pour les étapes suivantes,

- à une sous-étape 114, il est procédé à un cuivrage chimique de la surface de la pièce,

- à une sous-étape 115, il est procédé à la finition chimique et / ou électrolytique et,

- à une sous-étape 116, il est procédé au séchage de la pièce définissant le corps et l'isolant du connecteur coaxial.

Selon le procédé qui vient d'être décrit, il n'est pas nécessaire, pour obtenir une métallisation sélective de la surface de la pièce définissant le corps 2 et l'isolant, d'avoir recours à une étape d'ablation thermique ou par usinage mécanique. La sélectivité de la métallisation est assurée par épargne, seules les portions de la surface réalisées par injection de la matière plastique chargée d'un additif métallique étant métallisées.

Les étapes 102, 103, 104 et 105 ou les étapes 112, 113, 114 et 115 peuvent être réalisées selon une technique dite « en vrac», avantageusement « au tonneau ».

Les procédés décrits en référence à la figure 5 et 6 peuvent être réalisés à l'aide d'un seul tonneau utilisé pour réaliser l'intégralité de la protection.

En variante, deux tonneaux distincts peuvent être utilisés pour mettre en œuvre le procédé selon la figure 5 ou le procédé selon la figure 6, un tonneau étant par exemple dédié à la préparation de la surface de la pièce selon les étapes 102 et 103 ou 112 et 113 et un autre tonneau étant dédié au dépôt chimique et à la finition électrolytique selon les étapes 104 et 105 ou 114 et 115.

Lors des étapes 102, 103 et 104 ou 112, 113 et 114, la vitesse de rotation du tonneau est par exemple très lente, cette vitesse pouvant être augmentée pour l'étape de finition électrolytique ou chimique selon les étapes 105 ou 115.

L'invention permet d'obtenir un connecteur coaxial présentant un nombre de pièces et un coût réduit et s'adresse par exemple au marché de la connectique dans le domaine médical, fournissant une solution au comportement amagnétique, du fait de la maîtrise complète de la matière et du revêtement en termes de pollution magnétique (pas de contamination issues de particules ferreuses provenant du procédé d'usinage). L'invention peut également être appliquée au marché de la connectique aéronautique ou pour le transport, notamment en raison du gain de poids qu'elle apporte et qui peut permettre de réduire la consommation.

L'invention peut encore s'appliquer au marché de la connectique pour le domaine spatial, permettant de compenser des effets multi-pactor et de réduire la charge utile des satellites.

L'invention peut encore s'appliquer au marché de la connectique dans le domaine de télécommunications, du fait du gain en termes de coût de fabrication, de transport et de montage.

Le connecteur selon l'invention peut également être présenté en version duplex, triplex ou encore quadriplex, par duplication de la structure interne au sein d'un même corps présentant ainsi différentes interfaces.

L'expression "comportant un" doit être comprise comme "comportant au moins un", sauf lorsque le contraire est spécifié.