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Title:
OVERLOCK MACHINE FOR ASSEMBLING MESH-LIKE LAPS WITH A TRANSVERSE THREAD
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2008/093014
Kind Code:
A2
Abstract:
In the machine of the invention, the means ensuring the relative lap-needle displacements, in the horizontal plane and upon each new stitching through the laps N1 and N2, include: belts 50a, 50b ensuring the displacement of the laps to be assembled N at least in one direction and along the sewing direction X only; and means 15, 16, 17 ensuring the displacements in both directions, and along the direction Y only which is perpendicular to the sewing direction X, of a carriage 11 bearing the sewing mechanism C, i.e. a needle 5 and a hook 20; wherein said displacement means are independent from each other but are controlled and commanded by the same processing and control unit so that the stitching position of each mesh to be stitched results from the displacement of the laps (N1, N2) in the sewing direction X only and from the displacement of the sewing mechanism (C) in the Y direction only.

Inventors:
DREESEN, Keltoum (549 route de Saint-Martin de Boissy, Pouilly Les Nonains, Pouilly Les Nonains, F-42155, FR)
Application Number:
FR2007/002109
Publication Date:
August 07, 2008
Filing Date:
December 19, 2007
Export Citation:
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Assignee:
ERBE (20 rue Etienne Dolet, Roanne, Roanne, F-42300, FR)
DREESEN, Keltoum (549 route de Saint-Martin de Boissy, Pouilly Les Nonains, Pouilly Les Nonains, F-42155, FR)
International Classes:
D05B7/00
Attorney, Agent or Firm:
PERRIER, Jean-Pierre (Cabinet Perrier, 55 rue B. Villemagne, Veauche, F-42340, FR)
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Claims:

REVENDICATIONS

1.) Machine à remailler assemblant des nappes lacunaires par un fil traversant, machine comprenant :

- un mécanisme de couture (C) avec une aiguille verticale supérieure (5) et un crochet inférieur (20),

- une structure support (4, 6), soutenant les nappes (N1 , N2) à assembler dans la zone d'assemblage par couture, cette structure étant combinée avec des moyens aptes à entraîner les nappes selon la direction de couture X,

- des moyens assurant les déplacements relatifs lacunes-aiguille dans le plan horizontal, respectivement, dans la direction X de la couture et dans la direction Y qui lui est perpendiculaire,

- une installation de visionique avec, d'une part, une caméra (37) observant une zone d'examen (A) entourant la zone de couture et, d'autre part, une unité de traitement (52) définissant, lors de chaque piquage, le positionnement de la prochaine lacune (L) et réagissant pour commander et contrôler les moyens assurant les déplacements relatifs, afin que, au moment du piquage, la trajectoire verticale de l'aiguille (5) coïncide avec la lacune, caractérisée en ce que, les moyens (42, 44, 46 à 47, 50a, 50b) assurant le déplacement selon la direction de couture X déplacent l'ensemble des nappes (N 1 , N2) à assembler et sont associés à des moyens (10, 11 , 15, 16) assurant les déplacements de l'ensemble du mécanisme de couture (C), dans les deux sens et selon la direction Y, et ces derniers moyens comprennent un chariot vertical (11) qui, monté coulissant par rapport au châssis (14) de la machine, porte les moyens de liaison et de transmission du mouvement entre le mécanisme de couture (C) et ses moyens moteurs (30), ces moyens moteurs (30) étant indépendants de ceux (42) actionnant les moyens d'entraînement des nappes et de ceux (15) assurant les déplacements du chariot (11), tous ces moteurs étant portés par le châssis (14) et étant tous sous le contrôle et la direction de la même unité (52) de traitement et de commande, et de manière que la position de piquage de chaque lacune à piquer résulte du déplacement des nappes (N1 , N2) selon la seule direction de couture X et du déplacement du mécanisme de couture (C) selon la seule direction Y.

2.) Machine à remailler selon la revendication 1 caractérisée en ce que le chariot (11) : - porte le mécanisme d'entrainement (24) de l'aiguille (5), les moyens

(26,19) d'entrainement en rotation du crochet (20), des moyens (25 à 29) de transmission de mouvements coopérant avec un même moteur électrique (30) et les différents moyens (18, 12) de guidage en rotation,

- et est relié, par un dispositif d'entrainement débrayable (17), à l'arbre de sortie d'un moteur électrique (15) distinct de celui (30) d'entrainement du mécanisme de couture (C).

3.) Machine à remailler selon la revendication 1 caractérisé en ce que. le chariot (11) est constitué par un cadre (10) en forme de U couché, présentant un bras horizontal supérieur (10a), un bras horizontal inférieur (10b) et une âme verticale (10d), le bras horizontal supérieur (10a) étant muni d'un retour vertical vers le bas (10c) portant le mécanisme (24) de l'aiguille (5), chacun des bras (10a, 10b) de ce chariot portant : - d'un même coté, des patins (12) par lesquels il coulisse dans une glissière horizontale (13) fixée contre le bras correspondant (14a et 14b) du châssis (14), ayant la même forme générale que celle de ce chariot,

- et de l'autre coté, les moyens de transmission du mouvement (18, 19, 22, 23) entre le moteur (30) et respectivement l'aiguille (5) et le crochet (20). 4.) Machine à remailler selon l'ensemble des revendications 1 à 3 caractérisée en ce que chacun des bras (10a, 10b) du chariot (11) porte des paliers (respectivement 18, 22) pour un arbre horizontal (respectivement 19, 23) d'actionnement, respectivement du crochet (20) ou de l'aiguille (5), chaque arbre (19, 23) étant relié par une transmission par poulies et courroie (25 à 27) à l'arbre porté par l'autre bras, et l'un de ces arbres (19, 23) est muni d'une roue dentée

(28) qui, engrenant avec un pignon (29) calé sur l'arbre de sortie du moteur (30) pour l'entraînement de l'aiguille (5) et du crochet (20), est moins large que le pignon (29) pour rester en prise avec lui malgré les déplacements du chariot (11).

5.) Machine à remailler selon la revendication 1 caractérisée en ce que les moyens assurant les mouvements de déplacements des nappes comprennent :

- un moteur électrique (42) porté par le châssis (14) de la machine et dont l'arbre de sortie est lié à un arbre horizontal de transmission (44), longeant ce châssis, - et deux courroies (50a, 50b) qui, agrippantes extérieurement et s'étendant parallèlement à la direction X de couture et sous l'aiguille (5), sont espacées l'une de l'autre et de part et d'autre d'un plan médian vertical MV et se déplacent entre, d'une part, des poulies motrices (46), liées en rotation à l'arbre (44), et, d'autre part, des poulies de renvoi (47), disposées en amont de la zone de couture.

6.) Machine à remailler selon la revendication 5 caractérisée en ce que les poulies de renvoi (47) disposées à l'extrémité amont ont un plus petit diamètre que des poulies de renvoi intermédiaire (48), disposées en aval d'elles et sont

abaissées par rapport à ces poulies pour former avec les brins supérieurs des courroies (50a et 50b) un aire d'entrée pentue favorisant le positionnement des nappes à assembler et leur pincement ultérieur par un pied presseur (40).

7.) Machine à remailler selon la revendication 5 caractérisée en ce que les courroies (50a et 50b) sont crantées extérieurment.

8.) Machine à remailler selon la revendication 1 caractérisée en ce que au moins les moteurs électriques (15 et 42) d'entraînement, respectivement, du chariot (11) et des courroies (50a, 50b) sont à sens de rotation réversible et à alimentation pas à pas. 9.) Machine à remailler selon la revendication 1 caractérisée en ce que l'unité de traitement (52) définissant le positionnement de la prochaine lacune (L) et réagissant pour commander et contrôler les moyens assurant les déplacements sur les axes X et Y est constituée par l'unité de traitement interne de la caméra (37).

Description:

Machine à remailler assemblant des nappes lacunaires par un fil traversant

L'invention est relative à une machine à remailler assurant l'assemblage de nappes lacunaires au moyen d'un fil passant au milieu de lacunes d'une nappe supérieure et se liant avec une nappe inférieure, que ces lacunes soit délimitées par des mailles, par un entrecroisement en trame et chaîne de fils ou par des espaces entre fils disposés de façon aléatoire dans des mats.

L'état de la technique fournit de nombreuses machines à remailler utilisables dans la confection pour lier à un tricot une autre pièce de tricot, telle qu'un col plié en U pour prendre en sandwich le bord d'une pièce tricotée. L'opération de remaillage nécessite de faire coïncider chacune des mailles d'un rang de bordure de' la pièce à rapporter avec la trajectoire verticale de l'aiguille portant le fil de liaison avec la nappe inférieure.

Cette mise en coïncidence des mailles est assurée, soit par des peignes sur les dents desquels les mailles doivent être mises en place manuellement, ce qui procure un faible rendement, soit par une installation de visionique ou d'imagerie comprenant d'une part, une caméra repérant la maille ou lacune de la prochaine zone de liaison sur la pièce à rapporter et, d'autre part, un ensemble de traitement des signaux recueillis. Pour chaque nouveau cycle de piquage, cet ensemble analyse la position de la maille suivante et définit la valeur des déplacements relatifs devant être communiqués, respectivement, aux pièces à assembler et/ou à l'aiguille, pour amener la maille de la prochaine zone de liaison dans la trajectoire verticale de l'aiguille de la machine.

L'invention concerne plus particulièrement les machines à remailler comprenant une installation de visionique, travaillant ou non par repérage d'un fil contrastant inclus dans la zone de bordure de l'élément devant être assemblé avec un autre.

Dans certaines machines, et par exemple dans celle décrite dans le document EP 0 971 061 , c'est l'ensemble des moyens portant l'aiguille qui est déplacé selon la direction de couture X et selon une direction Y perpendiculaire à celle-ci, au dessus d'un plan fixe supportant le tricot et la pièce à assembler. Les inerties des masses à déplacer avant réalisation de chaque point de liaison sont préjudiciables à la vitesse d'exécution, mais aussi à la précision des points réalisés et à la qualité du travail.

Le document WO 03/060219, au nom de la demanderesse, décrit une machine à remailler dans laquelle la structure portant l'aiguille occupe une position fixe dans le plan horizontal et ce sont les moyens de positionnement, de maintien et d'avancement, respectivement, du tricot et de la pièce à rapporter qui sont déplaçables dans deux directions perpendiculaires du plan horizontal et par

rapport à l'aiguille. Cela procure une réduction importante des masses et inerties, et améliore la vitesse et la qualité du travail, mais de manière insuffisante puisqu'il faut encore positionner les nappes à assembler sur un peigne rotatif. Cette opération empêche d'utiliser la machine pour assurer la liaison de nappes comportant des fils ou fibres fragiles aux coups et chocs, par exemple en carbone ou en verre, puisque la mise en place sur les peignes pourrait endommager ces fils ou fibres.

On connaît également par le document JP 09 103589 une machine à remailler dans laquelle le flan supérieur de la pièce rapportée, pliée en U autour du bord de la pièce réceptrice, est pincé entre deux cadres qui, avant chaque nouveau piquage, sont déplacées suivant les directions X et Y définies ci-dessus, pour amener une maille de ce flan, repérée par un équipement d'imagerie, en coïncidence avec une position de référence, correspondant à la projection dans le plan horizontal de la trajectoire verticale de l'aiguille. A l'inconvénient résultant du contrôle du seul déplacement du flan supérieur de la pièce de tricot rapportée, alors que l'autre flan et la pièce réceptive sont déplacés par d'autres moyens, ce qui crée un déséquilibre pouvant générer une couture non rectiligne et inesthétique, s'ajoutent d'autres inconvénients résultant de la nécessité de déplacer l'aiguille et ses moyens de support et d'entraînement pour dégager le champ visuel de l'équipement d'imagerie. Ce dégagement comprend un mouvement d'éloignement de la position de référence puis un mouvement de retour à cette position. Ces déplacements transversaux de l'aiguille, qui ne participent aucunement aux opérations de positionnement de la zone de piquage, nécessitent d'interrompre temporairement le cycle de piquage, qui est donc discontinu.

De plus, comme ils s'effectuent sans que le crochet coopérant avec l'aiguille ne soit aussi déplacé, ces mouvements de l'aiguille imposent de prévoir des moyens complémentaires pour ajuster en permanence la tension du fil de liaison qui doit être sous une faible tension, quand l'aiguille est éloignée de son crochet et de sa position de référence et, inversement, être sous une plus forte tension, dans la phase de retour, pour accumuler l'excès de fil de liaison dévidé pour permettre le déplacement de l'aiguille. Si ces moyens de réglage de tension sont mal réglés, ils sont à l'origine de coutures irrégulières et inesthétiques, présentant des flottés de longueurs variables. La présente invention à pour objet de remédier aux divers inconvénients ci-dessus et de fournir une machine à remailler automatisée, travaillant à grande vitesse et réalisant, par une couture rectiligne et régulière et de façon continue, la liaison de nappes lacunaires par un fil traversant les lacunes

et dont l'engagement dans une lacune s'effectue sans risque de venir en contact avec les fils ou fibres de la nappe rapportée.

Cette machine comprend, les moyens suivants décrits dans l'état de la technique : - un mécanisme de couture avec une aiguille verticale supérieure et un crochet inférieur,

- une structure support, soutenant les nappes à assembler dans la zone d'assemblage par couture, cette structure étant combinée avec des moyens aptes à entraîner les nappes selon la direction de couture X, - des moyens assurant les déplacements relatifs lacunes-aiguille dans le plan horizontal, respectivement, dans la direction X de la couture et dans la direction Y qui lui est perpendiculaire,

- et une installation de visionique avec, d'une part, une caméra observant une zone d'examen entourant la zone de couture et, d'autre part, une unité de traitement définissant, lors de chaque piquage, le positionnement de la prochaine lacune et réagissant pour commander et contrôler les moyens assurant les déplacements relatifs, afin que, au moment du piquage, la trajectoire verticale de l'aiguille coïncide avec la lacune.

Selon l'invention, les moyens assurant le déplacement selon la direction de couture X déplacent l'ensemble des nappes à assembler et sont associés à des moyens assurant les déplacements de l'ensemble du mécanisme de couture, aiguille et crochet, dans les deux sens et selon la direction Y, et ces derniers moyens comprennent un chariot vertical qui, monté coulissant par rapport au châssis de la machine, porte les moyens de liaison et de transmission du mouvement entre le mécanisme de couture et ses moyens moteurs, ces derniers moyens moteurs étant indépendants de ceux actionnant les moyens d'entraînement des nappes et de ceux assurant les déplacements du chariot, tous portés par le châssis mais tous sous le contrôle et la direction de la même unité de traitement et de commande, et de manière que la position de piquage de chaque lacune à piquer résulte du déplacement des nappes selon la seule direction de couture X et du déplacement de l'aiguille avec du mécanisme de couture selon la seule direction Y.

Avec cet agencement, le chariot qui assure le positionnement de l'aiguille sur l'axe des Y est débarrassé des éléments les plus lourds, à savoir les moteurs portés par le châssis de la machine, et ne porte lui-même que des éléments assurant la liaison entre le mécanisme de piquage et son moteur et entre ce chariot et le moteur lui communiquant ses déplacements. Grâce à cet allégement des moyens de déplacement sur l'axe des Y, le positionnement de

chaque nouvelle lacune, maille, trou ou entrecroisement de fils ou fibres, repéré par l'équipement de visionique, s'effectue par deux moyens indépendants, peu lourds, présentant moins d'inertie, et permettant d'améliorer la vitesse de couture et le rendement général de la machine La détection de la prochaine lacune participant à liaison des nappes s'effectue en même temps que le piquage de la lacune qui la précède, de sorte que la machine fonctionne sans temps mort, avec un suivi de cible permanent.

La réduction des inerties améliore la précision du positionnement et permet, par la certitude que l'aiguille passe à travers la lacune, sans toucher les fils ou fibres définissant cette lacune, d'appliquer ce mode de liaison à la fixation de pièces rapportables sur des structures lacunaires composites, de type fils textile-fibres diverses utilisables dans les textiles techniques. Les assemblages obtenus peuvent être employés dans les armatures de structures composites diverses, mais aussi dans les textiles pour vêtements dits intelligents et comportant des fibres de transmission de données ou des fibres assurant toute autre fonction technique, tant que ces fibres conservent leur intégrité.

L'entraînement, en même temps et par les même moyens, de l'ensemble des nappes à assembler garantit l'obtention de coutures régulières et rectilignes, tandis que les déplacements communiqués en même temps à l'aiguille et à son crochet, suppriment tous les problèmes liés aux variations de tension du fil et contribuent à l'obtention de points réguliers. Il en résulte que les coutures obtenues en continu et automatiquement sont d'excellente qualité.

Dans une forme d'exécution de cette machine à remailler, le chariot :

- porte le mécanisme d'entraînement de l'aiguille et les moyens d'entraînement en rotation du crochet, de même que les moyens de transmission de mouvements reliant ces moyens d'entraînement à un moteur électrique commun,

- et est relié, par dispositif d'entraînement débrayable à l'arbre de sortie d'un moteur électrique, distinct de celui du mécanisme de couture et porté par le châssis.

Cette énumération des composants du chariot met en évidence que sa masse totale est bien inférieure à celle de l'ensemble déplaçable d'une machine à coudre de l'état de la technique.

Dans une forme de réalisation, le chariot est constitué par un cadre en forme de U couché, présentant un bras horizontal supérieur et un bras horizontal inférieur reliés par une âme verticale, le bras horizontal supérieur étant muni d'un retour vertical vers le bas portant le mécanisme de l'aiguille, chacun des bras de ce chariot portant :

- d'un même coté, des patins par lesquels il coulisse dans une glissière horizontale fixée contre le bras correspondant d'un châssis, de même forme générale que ce chariot et,

- de l'autre coté, les moyens de guidage et de transmission des mouvements de l'aiguille et du crochet.

Avantageusement, chacun des bras du chariot porte des paliers pour un arbre horizontal d 'action nement du crochet ou du mécanisme d'aiguille, chaque arbre étant relié par une transmission de mouvements par poulies et courroie à l'arbre porté par l'autre bras, et l'un de ces arbres est muni d'une roue dentée qui, engrenant avec un pignon calé sur l'arbre de sortie du moteur d'entraînement de l'aiguille et du crochet, est moins large que le pignon pour rester en prise avec lui malgré les déplacements du chariot.

Par cette construction, la roue dentée reste en prise avec le pignon moteur, malgré les déplacements du chariot suivant une direction parallèle à l'axe longitudinal du pignon.

Dans une forme d'exécution, les moyens assurant les mouvements de déplacements des nappes comprennent :

- un moteur électrique porté par le châssis de la machine et dont l'arbre de sortie est lié à un arbre horizontal de transmission, longeant ce châssis, - et deux courroies qui, agrippantes extérieurement et s'étendant parallèlement à la direction X de couture et sous l'aiguille, sont espacées l'une de l'autre, et de part et d'autre du plan vertical transversal passant par ou près de l'aiguille, et s'étendent entre des poulies motrices, liées en rotation à l'arbre horizontal de transmission ci-dessus, et des poulies de renvoi, disposées en amont de la zone de couture.

Cet aménagement donne un faible encombrement à la structure de support et d'entrainement des nappes à assembler et permet donc, avec l'espace formé sous le col de cygne de la machine, d'assembler en continu des nappes de formes diverses. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant une forme d'exécution de cette machine à remailler :

Figures 1 et 2 sont des vues en perspective de la machine, respectivement, avec son capot et sans ; Figures 3 et 4 sont des vues en perspective du chariot portant l'équipement de couture, respectivement, d'un coté avec liaison à son moteur de déplacement et de l'autre coté, sans ce moteur et pour montrer les patins de guidage ;

Figure 5 est une vue en perspective de la partie postérieure du châssis de la machine montrant les glissières de guidage du chariot ;

Figure 6 est une vue en perspective extérieure des moyens assurant le déplacement des nappes ; Figure 7 est une vue en coupe verticale dans le plan médian longitudinal des moyens assurant le déplacement des nappes ;

Figure 8 est une vue en plan par-dessus de la zone de travail, à partir d'un plan horizontal disposé sous l'aiguille, schématisant les moyens de l'invention ; Figure 9 est une vue en coupe suivant IX-IX de figure7 montrant à échelle agrandie la disposition des nappes dans la zone de couture ;

Figures 10 et 11 sont, respectivement, des vues, respectivement, en coupe transversale et de coté en élévation suivant Xl-Xl de figure 10, montrant une forme d'exécution du dispositif d'entraînement débrayable du chariot. Comme montré à la figure 1, la machine à remailler à la forme générale d'une machine à coudre et comprend un corps 2 avec, en partie supérieure, un col de cygne 3 et, en partie inférieure, une platine 4. Le bec 3a du col de cygne contient une partie du mécanisme de l'aiguille 5 et supporte divers moyens qui seront décrit en référence aux figures 2 et 3. La platine 4 est prolongée par un boîtier 6 contenant les moyens d'avancement des nappes N1 et N2 à assembler. L'ensemble est protégé par des capots amovibles 7, 8 et 9, qui sont enlevés à la figure 2.

Avant de détailler les divers organes apparaissant sur cette figure 2, il faut se reporter à la figure 3 qui montre une forme d'exécution du chariot 11 portant le mécanisme de couture C, c'est-à-dire l'aiguille et son crochet avec leurs moyens d'entrainement.

Selon l'invention, ce chariot 11 est constitué par un cadre métallique

10, en forme de U couché, dont le bras supérieur 10a s'étend horizontalement et est muni, à son extrémité libre, d'un retour vertical vers le bas 10c. Le bras inférieur 10b s'étend horizontalement et est relié à celui supérieur par une âme verticale 10d.

Sur le coté montré à la figure 4, les bras 10a et 10b portent des patins 12 qui, saillant de leur face latérale, sont destinés à coulisser dans des glissières horizontales 13, représentées à la figure 5. Ces glissières sont portées par les bras 14a et 14b du châssis 14 de la machine, châssis comportant, comme montré à cette figure 5, une semelle horizontale 14s et, de part et d'autre de l'âme 14d reliant les bras 14a et 14b, des brides verticales 14f et 14g pour la fixation des moyens moteurs.

II ressort de cette description que le mécanisme de couture C est porté par un chariot 11 qui est déplaçable, dans les deux et sens suivant la direction Y du col de la machine, c'est à dire perpendiculairement à la direction de couture X.

Dans la forme d'exécution représentée, les déplacements du chariot 11 sont assurés par un moteur électrique 15 dont le corps est fixé sur la bride verticale 14f du châssis 14, comme montré figure 2. Son arbre horizontal de sortie est lié par un raccord 15a à l'arbre 16 d'un dispositif d'entraînement 17 débrayable en fin de course, décrit plus loin.

La figure 3 montre que le bras horizontal inférieur 10b du chariot 11 porte, contre sa face latérale opposée à celle portant les patins 12, deux paliers 18 pour un arbre d'entraînement 19 du crochet 20, coopérant avec l'aiguille 5, tandis que le bras supérieur 10a porte deux paliers 22 pour un arbre horizontal 23 d'entraînement du mécanisme d'actionnement 24 de l'aiguille 5. Ce mécanisme d'aiguille 24, qui n'est qu'un élément du mécanisme de couture C, n'est pas décrit en détails, car il est bien connu par les constructeurs de machine à coudre et ne fait pas partie de l'invention.

Les extrémités arrière des deux arbres 19 et 23, portés par le chariot 11 , sont liées en rotation, par exemple par des poulies, respectivement, motrice 25 et de renvoi 26, elles mêmes reliées par une courroie 27, assurant la synchronisation de leurs mouvements, donc celui de l'aiguille 5 avec celui du crochet 20. L'extrémité arrière de l'arbre 23 est aussi solidaire d'une roue dentée 28 qui, comme montré figure 2, s'engrène avec un pignon 29 calé à l'extrémité de l'arbre de sortie d'un moteur électrique 30. Le corps de ce moteur est également fixé sur la bride verticale 14f. On notera que le pignon 29 est bien plus long que la largeur de la roue dentée 28, afin que celle-ci reste en prise avec lui sur toute la course de déplacement du chariot 11.

Si le chariot 11 porte divers guide-fil 31 , 32, 33 et 34 et presseur 35, nécessaires à la tension du fil pendant les déplacements de ce chariot, tous les autres équipements de la machine sont portés par son châssis 14, comme le montre la figure 2 pour :

- la caméra 37 de l'équipement de visionique,

- l'émetteur de lumière bleu 38 servant au repérage d'un fil coloré 41 préalablement disposé dans la bordure de la nappe rapportée N2, - et le mécanisme 39 du pied presseur 40.

Cette répartition des équipements permet de limiter la masse du chariot et, en conséquence, de limiter l'inertie qu'il oppose à chaque changement d'état, tel que arrêt, déplacement d'avance vers la droite ou déplacement de recul

g vers la gauche, afin d'améliorer la précision du positionnement procuré par des moyens de commande réagissant à des moyens de traitement des données procurées par l'équipement de visionique 37.

Comme le montre la figure 6, les moyens d'entraînement des nappes N1 et N2, comprennent un moteur électrique 42, dont le corps est fixé sur la bride 14g du châssis de la machine, (figures 2 et 5). L'arbre de sortie 43 de ce moteur est lié en rotation à un arbre horizontal de transmission 44. La figure 2 montre que cet arbre longe le châssis 14, avant de pénétrer dans le boîtier 6. Ce dernier est fixé sur une nervure 45 qui, disposée transversalement au châssis 14, est vissée sur et contre la semelle 14s de ce châssis.

Le boîtier 6 contient des paliers, non représentés, pour deux poulies motrices 46, montrées figure 7, pour deux poulies de renvoi 47 et pour deux poulies intermédiaires 48. Les poulies de renvoi 47 sont disposées à l'extrémité amont de la zone de travail et ont un plus petit diamètre extérieur que celui des poulies intermédiaire 48, disposées en amont de l'aiguille 5.

Ces poulies sont reliées par des courroies 50a et 50b qui sont agrippantes extérieurement, et, par exemple sont réalisées en matériau à fort coefficient de frottement et/ou sont crantées extérieurement pour assurer un bon entraînement des nappes plaquées sur elles par un pied presseur 40. On notera que grâce au plus petit diamètre des poulies 47 et à leur position plus basse que celles des autres poulies, les brins supérieurs des courroies forment une aire d'entrée pentue K, facilitant l'engagement des nappes dans la zone de travail et permettant à l'opérateur de positionner les nappes à assembler, de manière que la nappe rapportée N2, pliée en U, puisse enserrer le bord de la nappe réceptive N1 , comme le montre la figure 9.

Les figures 8 et 9 montrent que ces deux courroies 50a et 50b sont espacées l'une de l'autre d'une valeur E et que cet écartement s'effectue de part et d'autre d'un plan médian vertical MV coupant le plan horizontal de travail P suivant une ligne parallèle à la direction de couture, représentée par l'axe X. Dans le plan horizontal P, cet axe X est perpendiculaire à l'axe Y 1 matérialisant la direction de déplacement du chariot 11 , et est orthogonal à l'axe Z de la trajectoire verticale idéale de l'aiguille 5, quand celle-ci est correctement positionnée.

Dans la forme d'exécution représentée à la figure 8, la machine comprend aussi une unité 52 de traitement des données et images provenant de la caméra 37, grâce à une liaison électrique 53. Par les circuits électriques 54, cette unité 52 commande le moteur électrique 30 d'entraînement de l'aiguille 5 et du crochet 20, et les moteurs 15 et 42 commandant les mouvements de déplacement, du chariot 11 sur l'axe Y et des nappes N1 et N2 sur l'axe X.

Dans une variante non représentée, le traitement des données et image est assuré par les moyens de traitement de la caméra, disposés à l'intérieur de celle-ci, ce qui allège la construction et réduit les câblages et les coûts.

Au moins les deux moteurs, 15 et 42, sont à mouvements réversibles et à alimentation pas à pas, de façon à contrôler parfaitement les mouvements qu'ils communiquent.

Dans la forme d'exécution montrée aux figures 10 et 11 du dispositif 17 d'entrainement du chariot 11 , le corps du dispositif est composé de deux éléments 60a et 60b qui entourent l'arbre 16 et délimitent deux chambres extrêmes 62a et 62b. Chacune d'elles comprend trois galets 63 montés libres en rotation sur des pivots 64, espacés angulairement à 120° autour de l'arbre cylindrique 16. La figure 11 montre que l'axe de chaque pivot 64 n'est pas parallèle à l'axe de l'arbre 16 mais forme avec lui un angle a. Enfin, ces pivots 64 sont disposés radialement de manière que chaque galet 63 vienne en contact avec l'arbre 16.

Les deux éléments 60a et 60b du corps du dispositif sont assemblés par au moins deux vis 65 qui se visse dans l'un d'eux, par exemple dans celui 60a et traverse librement celui 60b par un alésage 66. La tête 66a de chacune des vis s'appuie sur l'élément 60b par l'intermédiaire d'un ressort 67. Ainsi, le vissage ou dévissage des vis 65 détermine, par la compression ou décompression des ressorts 67, l'effort de placage des arêtes des galets 63 contre l'arbre 16.

Quand l'arbre 16 est entraîné en rotation par le moteur électrique 15, l'appui sur lui des galets 63 forme une sorte de filetage qui provoque le déplacement du corps 17 du dispositif et du chariot 11 sur lequel il est fixé. Ce dispositif est utilisé en combinaison avec des moyens de butée disposés sur les glissières 13 et délimitant les fins de course du chariot 11 , dans les deux sens. Ainsi, quand le chariot 11 rencontre une butée qui arrête son déplacement, cet arrêt s'effectue sans dommages puisqu'alors l'arbre 16 peut continuer à tourner sans que les galets 63 qui sont appliqués contre lui transmettent leur mouvement de réaction au corps du dispositif 17 et au chariot 11. Cela permet, lors de l'étalonnage de l'unité de traitement 52, de positionner le mécanisme de couture C au milieu de la course du chariot sur l'axe Y, par simple recul de ce chariot sur la moitié de sa course totale après qu'il soit venu en butée avant. Il s'agit là d'un moyen simple, peux onéreux et très fiable. La figure 9 montre que la course transversale T de l'aiguille 5 et du crochet 20 sur l'axe des Y est répartie de part et d'autre du plan médian vertical MV et a une valeur qui est inférieure, d'une part, à la valeur d'écartement E entre les deux courroies 50a et 50b d'entrainement des nappes N1 et N2, et, d'autre

part, à la largeur S du logement 40a ménagé dans le pied presseur 40. En pratique, la valeur de T est de l'ordre de 8 millimètres et celle de S est de l'ordre de 10 millimètres.

Au début de la phase d'assemblage de deux nappes N1 et N2, et dès que ces deux dernières ont été posées manuellement sur la surface de travail, les moyens d'avance automatique sont d'abord étalonnés. Dès que le mécanisme de couture a été amené dans sa position d'étalonnage, au milieu de sa course de positionnement, la caméra 37 prend, dans une zone d'examen A de la nappe N2 à assembler avec la nappe N1 , une image comprenant la représentation du fil de repérage 41 , (figure 8). Ce dernier, préalablement disposé dans la pièce à rapporter N2 et près de la rangée R de lacunes L devant être utilisée pour assurer la liaison des nappes, est d'autant plus visible qu'il contraste des autres fils par sa couleur ou pas sa réaction à l'éclairage UV diffusé par la lampe 38.

L'image apparaissant sur un écran, non représenté au dessin, montre également les mailles ou lacunes de la rangée R qui sont dans la zone d'examen A et proches de la position d'initialisation du mécanisme de couture C, ce qui permet à l'opérateur de sélectionner la maille ou lacune de départ LO et de faire coïncider manuellement cette lacune avec l'aiguille 5 en position d'initialisation.

A partir de là, le premier point de piquage est réalisé par le mécanisme de couture C, puis l'automatisme procuré par l'unité de traitement 52 entre en action, en commandant successivement, le repérage par la caméra 37 de la position de la lacune suivante L1 , le déplacement sur l'axe des X des nappes N1 et N2 simultanément au déplacement sur l'axe des Y du mécanisme de couture C, pour faire coïncider la lacune L1 avec la position de l'aiguille 5, puis la réalisation du point de piquage, avant de reprendre automatiquement un nouveau cycle.

Ainsi, pendant que les nappes N1 et N2 avancent d'une lacune, à une vitesse définie, et pendant le début du mouvement d'abaissement de l'aiguille 5, le chariot 11 portant cette aiguille se déplace sur l'axe Y de la course qui lui a été assignée par l'unité 52. La précision de cette course est d'autant plus grande que la masse du chariot 11 est peu importante et que pour chaque nouveau point de couture les coordonnées de celui-ci sont calculées à partir des coordonnées de la position précédente.

Grâce à la simultanéité de la détection et de la réalisation du point de liaison, la machine travaille en continu, sans aucun temps mort, et de manière automatique, l'opérateur n'ayant qu'à organiser manuellement le pliage des nappes en amont de la zone d'examen A et au fur et à mesure que les courroies 50a et 50b entraînant ces nappes.

II n'est pas nécessaire de développer la méthode de travail de l'unité de traitement 52, car elle est indépendante de la présente invention et est plus complètement décrite dans le document antérieur de la déposante WO 03/060219. La machine qui vient d'être décrite dans le cadre de son application à l'assemblage de nappes comportant des lacunes peut assurer également l'assemblage de pièces de tricot sur une nappe en tricot, ou en textile tissé, et de manière générale l'assemblage de toutes nappes présentant localement avec repérage et de manière aléatoire, des lacunes ou trous dont les dimensions permettent le passage d'une aiguille portant le fil de liaison ou de toute opération nécessitant une précision et un repérage aléatoire, non rigide, de détection et de sélection.