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Title:
PETALOID BASE WITH BROKEN VALLEY
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2018/065691
Kind Code:
A1
Abstract:
A container (1) provided with a petaloid base (3) having feet (8) that form protrusions towards the outside of the container (1), separated two by two by recessed valleys (10) that extend radially from a central dome (5) of the base (3) to a periphery (9) of same, each foot (8) having a median face (12) with concavity facing outwards and extending via an end face (13) forming a discontinuous seat ring (14), with a planar cross section, each valley (10) having an inner portion (15) extending from the central dome (5) and an outer portion (16) that meets the periphery (9), the inner portion (15) and the outer portion (16) being, in cross section in a central radial plane at the valley (10), straight and together forming an obtuse angle (P) protruding towards the outside of the container (1) and meeting at a vertex (17) situated in line with or very nearly in line with the seat ring (14).

Inventors:
PIERRE, Ivan (Avenue de la Patrouille de France, Octeville-Sur-Mer, 76930, FR)
NAVEAU, Laurent (Avenue de la Patrouille de France, Octeville-Sur-Mer, 76930, FR)
Application Number:
FR2017/052530
Publication Date:
April 12, 2018
Filing Date:
September 21, 2017
Export Citation:
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Assignee:
SIDEL PARTICIPATIONS (Avenue de la Patrouille de France, Octeville-Sur-Mer, 76930, FR)
International Classes:
B65D1/02
Domestic Patent References:
WO2012069759A12012-05-31
WO2014207331A12014-12-31
Foreign References:
US20140183156A12014-07-03
US20140175043A12014-06-26
FR2822804A12002-10-04
EP0671331A11995-09-13
Attorney, Agent or Firm:
SILORET, Patrick (Avenue de la Patrouille de France, Octeville-Sur-Mer, 76930, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Récipient (1) en matière plastique comprenant un corps (2) qui s'étend selon un axe (X) principal et un fond (3) pétaloïde qui prolonge le corps (2), ce fond (3) comprenant :

une paroi (4) de fond de forme générale convexe vers l'extérieur du récipient (1),

un dôme (5) central formé en creux vers l'intérieur du récipient (1) et qui s'étend depuis un sommet (6) central jusqu'à un bord (7) périphérique par lequel le dôme (5) se raccorde à la paroi (4) de fond, et

au moins quatre pieds (8) qui forment des excroissances à partir de la paroi (4) de fond vers l'extérieur du récipient (1), séparés deux à deux par des portions de la paroi (4) de fond formant au moins quatre vallées (10) en creux qui s'étendent radialement depuis un dôme (5) central du fond (3) jusqu'à une périphérie (9) de celui-ci,

chaque pied (8) ayant deux flancs (11) bordant chacun une vallée (10) et une face (12) médiane qui, dans un plan radial, présente un profil courbe à concavité tournée vers l'extérieur du récipient (1) et se prolonge par une face (13) d'extrémité, les faces d'extrémités formant conjointement un anneau (14) de pose, de section plane, interrompu au droit de chaque vallée (10),

ce récipient étant caractérisé en ce que :

- chaque vallée (10) présente une portion (15, 15A, 15B) interne qui s'étend à partir du dôme (5) centrale et une portion (16) externe qui rejoint la périphérie (9) dans le prolongement de la portion (15, 15A, 15B) interne, la portion (15, 15A, 15B) interne et la portion (16) externe étant, en section dans un plan radial médian à la vallée (10), droites et formant ensemble un angle (P) obtus saillant vers l'extérieur du récipient (1) et se rejoignant en un sommet (17) situé à l'aplomb ou à proximité immédiate de l'aplomb de l'anneau (14) de pose ;

le fond (3) comprend deux groupes de vallées (10) disposées en alternance : o des vallées (10A) primaires dont la portion (15A) interne se raccorde au dôme (5) à hauteur du bord (7) périphérique de celui- ci ;

o des vallées (10B) secondaires dont la portion (15B) interne se raccorde au dôme (5) entre le bord (7) périphérique et le sommet

(6) central du dôme à une distance (F') du bord (7) périphérique.

2. Récipient (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dôme présente une hauteur (F), mesurée axialement entre son bord (7) périphérique et son sommet (6) et, dans les vallées (10B) secondaires, la portion (15B) interne se raccorde au dôme (5) à une distance (F') du bord (7) périphérique comprise entre 20% et 70% de ladite hauteur (F) du dôme.

3. Récipient (1) selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que, dans les vallées (10B) secondaires, la portion (15B) interne est inclinée, par rapport à tout plan parallèle au plan de l'anneau (14) de pose, vers l'intérieur du récipient (1).

4. Récipient (1) selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'angle d'inclinaison de la portion (15B) interne des vallées (10B) secondaires est compris entre 5° et 30°.

5. Récipient (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, dans les vallées (10A) primaires, la portion (15A) interne est inclinée, par rapport à tout plan parallèle au plan de l'anneau (14) de pose, vers l'extérieur du récipient (1).

6. Récipient (1) selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'angle d'inclinaison de la portion (15A) interne des vallées (10A) primaires est compris entre 2° et 10°.

7. Récipient (1) selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, dans les vallées (10A) primaires, la portion (15A) interne est inclinée, par rapport à tout plan parallèle au plan de l'anneau (14) de pose, vers l'intérieur du récipient (1) d'un angle inférieur ou égal à 4°.

8. Récipient (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, dans le plan radial médian à chaque vallée (10), le sommet (17) de la vallée (10) est décalé par rapport à l'anneau (14) de pose.

9. Récipient (1) selon la revendication 8, caractérisé en ce que le sommet (17) est décalé par rapport à l'anneau (14) de pose d'une valeur (O) comprise entre 1,5 mm et 3 mm.

10. Récipient (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'angle (P) obtus formé, dans le plan radial médian à une vallée (10A) primaire, entre sa portion (15A) interne et sa portion (16) externe, est d'une valeur comprise entre 130° et175°.

11. Récipient (1) selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'angle (P) obtus formé, dans le plan radial médian à chaque vallée (10A), primaire entre la portion (15) interne et la portion (16) externe, est d'une valeur (P) de 160° environ.

12. Récipient (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'angle (Ρ') obtus formé, dans le plan radial médian à une vallée (10B) secondaire, entre sa portion (15B) interne et sa portion (16) externe, est d'une valeur comprise entre 130° et165°.

13. Récipient (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'angle (Ρ') obtus formé, dans le plan radial médian à une vallée (10B) secondaire, entre sa portion (15B) interne et sa portion (16) externe, est d'une valeur de 140° à 145° environ

14. Récipient (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, le fond (3) du récipient présentant un diamètre (D) hors tout, le sommet (17) de la vallée (10) est distant du plan de l'anneau (14) de pose d'une valeur (M) comprise entre 10% et 15% dudit diamètre.

15. Récipient (1) selon la revendication 14, caractérisé en ce que la distance (M) du sommet (17) de la vallée (10) au plan de l'anneau (14) de pose est de 12% environ du diamètre (D) hors tout du fond (3).

16. Récipient (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le fond (3) présente un diamètre (D) hors tout, toutes les portions (16) externes rejoignent la périphérie (9) sur un même plan de jonction, et les pieds présentent une hauteur (Q), mesurée axialement entre le plan de l'anneau (14) de pose et ledit plan de jonction, dont la valeur est comprise entre 15% et 25% dudit diamètre (D).

17. Récipient (1) selon la revendication 16, caractérisé en ce que la hauteur (Q) des pieds (8) est d'une valeur d'environ 20% du diamètre (D) hors tout du fond (3).

Description:
Fond pétaloïde à vallée brisée

L'invention a trait au domaine des récipients, notamment bouteilles ou pots, fabriqués par soufflage ou étirage soufflage à partir d'ébauches (préformes ou récipients intermédiaires) en matière plastique telle que du polyéthylène téréphtalate (PET).

Un récipient comprend généralement un col ouvert, par lequel on introduit le contenu (ordinairement un liquide), un corps, qui confère au récipient son volume, et un fond, qui ferme le corps à l'opposé du col et forme un socle destiné à assurer la tenue et le maintien du récipient lorsqu'il repose sur une surface.

Les récipients destinés aux boissons carbonatées, dans lesquels la pression du gaz dissous dans le liquide induit des contraintes mécaniques importantes, sont majoritairement pourvus de fonds de forme pétaloïde de grande hauteur, connus sous l'appellation de "fonds pétaloïdes". De tels fonds comprennent des pieds en saillie, en forme de pétales, séparés par des portions de paroi convexe, appelées creux ou vallées, qui s'étendent radialement depuis une zone centrale du fond. Les pieds, de grande hauteur (c'est-à-dire dans un rapport d'environ 1/2 avec le diamètre du récipient), sont destinés à assurer le maintien du récipient posé sur une surface ; les vallées sont destinées à absorber les efforts (thermiques, mécaniques) exercés par le contenu. On trouvera un exemple illustratif de ce type de fond dans la demande internationale WO 2012/069759 (Sidel Participations).

Les fonds pétaloïdes apparaissent comme une solution relativement aboutie permettant une bonne résistance aux fortes pressions internes des récipients (notamment grâce à la forme hémisphérique des vallées) qui en sont pourvus.

Cependant, un fond pétaloïde requiert une quantité de matière importante (un récipient de 0,5 I à fond pétaloïde classique, ayant un poids supérieur ou égal à 18 g environ), de même qu'une pression de soufflage relativement élevée (de l'ordre de 22 à 30 bars), pour assurer une prise d'empreinte correcte des pieds et vallées dans le moule de fabrication.

Ces contraintes tendent à disqualifier les fonds pétaloïdes pour les applications de type "liquides plats" (typiquement de l'eau de table ou des boissons non gazeuses), pour lesquelles on minimise tant la pression de soufflage que la quantité de matière employée (aujourd'hui de l'ordre de 10 g tout au plus pour un récipient de 0,5 I).

Il devient courant, pour certaines applications de liquides plats sensibles à l'oxydation (notamment les jus de fruit(s)), mais également certaines eaux plates, de remplacer l'air surmontant de tels liquides plats par un gaz inerte (typiquement de l'azote). En pratique, cette opération est réalisée par versement d'une goutte de gaz inerte liquéfié sur la surface des liquides plats, précédant immédiatement le bouchage du récipient. Cette opération induit une surpression dans les récipients auxquels ce traitement est appliqué. Même légère en apparence (de l'ordre de 0,5 à 1,3 bar), cette surpression suffit à accroître de manière importante les contraintes qui s'exercent sur les fonds, sans que ces contraintes justifient toutefois le recours à des fonds pétaloïdes classiques (c'est-à-dire de grande hauteur).

Or un fond pourvu d'une simple voûte concave, s'il répond a priori aux exigences d'économie de matière et permet une fabrication aisée des récipients par soufflage (on parle de récipients présentant une "souff labil ité" aisée), n'est cependant pas en mesure de supporter sans déformation notable les contraintes dues à la pression hydrostatique doublée de la pression du gaz inerte ajouté.

Il existe donc un besoin pour un récipient dont le fond offre une résistance accrue aux contraintes internes par rapport aux fonds voûtés ordinaires, tout en ne nécessitant pas autant de matière, ni une pression de soufflage aussi élevée, qu'un fond pétaloïde ordinaire.

II a donc été proposé, cf. la demande internationale WO2014207331

(Sidel Participations), un fond pétaloïde de faible hauteur, dont le rapport h/d entre la hauteur (h) des pieds et le diamètre (d) hors tout du fond est inférieur ou égal à 1/5, ce fond étant en outre pourvu d'un dôme central et de rainures à cheval sur les vallées et sur le dôme.

Ce fond présente des performances mécaniques intéressantes, qui le rendent adapté à l'adjonction d'un gaz inerte sous pression, à condition toutefois que la quantité de matière employée pour la fabrication du récipient soit suffisante.

Or les exploitants sont toujours plus exigeants sur les économies de matière, et le besoin renaît de proposer un nouveau récipient dont le fond puisse, à quantité de matière encore réduite, offrir sous pression une résistance mécanique suffisante tout en présentant une souff labilité aisée.

A cet effet, il est proposé un récipient en matière plastique comprenant un corps, qui s'étend selon un axe principal, et un fond pétaloïde, qui prolonge le corps, ce fond comprenant :

une paroi de fond de forme générale convexe vers l'extérieur du récipient,

un dôme central formé en creux vers l'intérieur du récipient et qui s'étend depuis un sommet central jusqu'à un bord périphérique par lequel le dôme se raccorde à la paroi de fond, et

au moins quatre pieds qui forment des excroissances à partir de la paroi de fond vers l'extérieur du récipient, séparés deux à deux par des portions de la paroi de fond formant au moins quatre vallées en creux qui s'étendent radialement depuis un dôme central du fond jusqu'à une périphérie de celui-ci,

chaque pied ayant deux flancs, bordant chacun une vallée, et une face médiane qui, dans un plan radial, présente un profil courbe à concavité tournée vers l'extérieur du récipient et se prolonge par une face d'extrémité, les faces d'extrémités formant conjointement un anneau de pose, de section plane, interrompu au droit de chaque vallée,

récipient dans lequel :

- chaque vallée présente une portion interne qui s'étend à partir du dôme central et une portion externe qui rejoint la périphérie dans le prolongement de la portion interne, la portion interne et la portion externe étant, en section dans un plan radial médian à la vallée, droites et formant ensemble un angle obtus saillant vers l'extérieur du récipient et se rejoignant en un sommet situé à l'aplomb ou à proximité immédiate de l'aplomb de l'anneau de pose ;

le fond comprend deux groupes de vallées disposées en alternance : o des vallées primaires dont la portion interne se raccorde au dôme à hauteur du bord périphérique de celui-ci ;

o des vallées secondaires dont la portion interne se raccorde au dôme entre le bord périphérique et le sommet central du dôme, à distance du bord périphérique. Cette architecture procure au fond une bonne rigidité mécanique y compris lorsque le récipient est mis sous pression, tout en présentant une bonne souff labilité.

Diverses caractéristiques supplémentaires peuvent être prévues, seules ou en combinaison.

Le dôme présente une hauteur, mesurée axialement entre son bord périphérique et son sommet et, dans les vallées secondaires, la portion interne se raccorde avantageusement au dôme à une distance du bord périphérique comprise entre 20% et 70% de ladite hauteur du dôme ;

Dans les vallées secondaires, la portion interne est de préférence inclinée, par rapport à tout plan parallèle au plan de l'anneau de pose, vers l'intérieur du récipient, d'un angle avantageusement compris entre 5° et 30° ;

Dans les vallées primaires, la portion interne est de préférence inclinée, par rapport à tout plan parallèle au plan de l'anneau de pose, vers l'extérieur du récipient, d'un angle avantageusement compris entre 2° et 10° ;

En variante, dans les vallées primaires, la portion interne est inclinée, par rapport à tout plan parallèle au plan de l'anneau de pose, vers l'intérieur du récipient d'un angle inférieur ou égal à 4°.

Dans le plan radial médian à chaque vallée, le sommet de la vallée peut être décalé par rapport à l'anneau de pose, par exemple d'une valeur comprise entre 1,5 mm et 3 mm.

L'angle obtus formé, dans le plan radial médian à une vallée primaire, entre la portion interne et la portion externe, est, quant à lui, d'une valeur de préférence comprise entre 130° et 175°, et par exemple d'une valeur de 160° environ.

L'angle obtus formé, dans le plan radial médian à une vallée secondaire, entre la portion interne et la portion externe, est d'une valeur comprise entre 130° et 165°, et avantageusement de140° à 145° environ.

Le sommet de chaque vallée est avantageusement distant du plan de l'anneau de pose d'une valeur comprise entre 10% et 15% - et par ex. de 12% environ - du diamètre hors tout du fond du récipient.

Le présente un diamètre hors tout, toutes les portions externes rejoignent la périphérie sur un même plan de jonction, et les pieds présentent une hauteur, mesurée axialement entre le plan de l'anneau de pose et ledit plan de jonction, dont la valeur est comprise entre 15% et 25%, et de préférence d'environ 20%, du diamètre hors tout du fond.

D'autres objets et avantages de l'invention apparaîtront à la lumière de la description d'un mode de réalisation, faite ci-après en référence aux dessins annexés dans lesquels :

la FIG.1 est une vue de dessous en perspective d'un récipient muni d'un fond pétaloïde de faible hauteur ;

la FIG.2 est une vue de dessous en perspective du fond de la FIG.1, à plus grande échelle ;

- la FIG.3 est une vue en plan de dessous du fond du récipient de la FIG.2 ;

la FIG.4 est une vue en plan de dessous de détail, à plus grande échelle, du fond de la FIG.3 prise dans le médaillon IV ;

la FIG.5 est une section du fond de la FIG.3, selon le plan de coupe V-V ;

la FIG.6 est une section du fond de la FIG.3, selon le plan de coupe VI-VI ;

la FIG.7 est une section partielle du fond de la FIG.3, selon le plan de coupe VII-VII ;

- la FIG.8 est une section partielle du fond de la FIG.3, selon le plan de coupe VIN-VIN ;

la FIG.9 est une section partielle du fond de la FIG.3, selon le plan de coupe IX- IX ;

la FIG.10 est une section partielle du fond de la FIG.3, selon le plan de coupe X-X.

Sur la FIG.1 est représenté, en perspective de dessous, un récipient 1 - en l'occurrence une bouteille - obtenu par soufflage ou étirage soufflage à partir d'une ébauche, telle qu'une préforme en matière thermoplastique, par exemple en polyéthylène téréphtalate (PET), préalablement chauffée.

Le récipient 1 s'étend selon un axe X principal et comprend une paroi latérale appelée corps 2, et un fond 3 qui prolonge et ferme le corps 2 à une extrémité inférieure de celui-ci.

Le fond 3 est pétaloïde, et comprend une paroi 4 de fond de forme générale convexe vers l'extérieur du récipient 1 (c'est-à-dire vers le bas lorsque le récipient 1 est posé à plat). Le fond 3 présente un dôme 5 central qui s'étend en creux vers l'intérieur du récipient 1 (c'est-à-dire que le dôme 5 présente une concavité tournée vers l'extérieur du récipient 1). En son centre, le dôme 5 présente un sommet 6. Dans l'exemple illustré, le sommet 6 porte, en saillie axiale, une pastille venue d'injection, dont la matière est demeurée sensiblement amorphe au cours du formage du récipient 1. Le dôme 5 a notamment pour fonction d'étirer la matière au centre du fond, de façon à en accroître la cristallinité et donc la résistance mécanique.

Le dôme 5 s'étend jusqu'à un bord 7 périphérique (ici de contour sensiblement circulaire lorsque vu par-dessous) par lequel il se raccorde à la paroi 4 de fond. Plus précisément, le bord 7 périphérique forme un congé de raccordement du dôme 5 à la paroi 4 de fond.

Le fond 3 comprend par ailleurs une série de pieds 8 qui forment des excroissances en saillie axiale à partir de la paroi 4 de fond vers l'extérieur du récipient 1.

Les pieds 8 s'étendent radialement à partir du dôme 5 central (et plus précisément à partir de son bord 7 périphérique), jusqu'à une périphérie 9 du fond 3 où celui-ci se raccorde au corps 2.

Comme cela est bien visible sur les FIG.2 et FIG.3, les pieds 8 sont séparés deux à deux par des portions de la paroi 4 de fond formant des vallées 10 qui s'étendent radialement en étoile depuis le dôme 5 jusqu'à la périphérie 9.

Les vallées 10 s'étendent en creux entre les pieds 8 qu'elles séparent deux à deux. Les vallées 10 sont sensiblement droites lorsque vues dans un plan perpendiculaire à l'axe X principal (c'est-à-dire dans le plan de la FIG.3).

Par ailleurs, comme cela est également visible la FIG.3, les vallées 10 sont avantageusement légèrement cintrées et présentent une largeur (mesurée perpendiculairement au rayon) qui, depuis le dôme 5 à la périphérie 9, va d'abord diminuant puis augmentant.

Comme on le voit bien sur les FIG.2 et FIG.3, les pieds 8 sont en nombre égal aux vallées 10. Dans l'exemple illustré, le fond 3 comprend six pieds 8 et six vallées 10, régulièrement alternés et répartis en étoile. Ce nombre constitue un bon compromis ; il pourrait toutefois être inférieur (mais supérieur ou égal à quatre), ou supérieur (mais de préférence inférieur ou égal à dix). Chaque pied 8 présente deux flancs 11 sensiblement plans qui bordent chacun latéralement une vallée 10. Comme cela est visible sur les FIG.7 à FIG.10, les flancs 11 ne sont pas verticaux (car le fond 3 serait alors difficile, voire impossible à souffler), mais inclinés en s'ouvrant depuis la vallée 10 vers l'extérieur.

Chaque pied 8 présente en outre une face 12 médiane qui fait la jonction entre les flancs 11. Comme illustré sur la FIG.3, vue dans un plan perpendiculaire à l'axe X principal, la face 12 médiane s'étend sensiblement radialement.

Par ailleurs, comme illustré sur la FIG.5, dans un plan radial, la face

12 médiane présente un profil courbe à concavité tournée vers l'extérieur du récipient 1.

La partie la plus saillante de chaque pied 8, prolongeant la face 12 médiane, forme une face 13 d'extrémité du pied 8. Les faces 13 d'extrémité des pieds 8 sont coplanaires et forment conjointement un anneau 14 de pose, interrompu et de section plane, par lequel le récipient

1 peut reposer sur une surface plane (par exemple une table).

L'anneau 14 de pose est relié au corps 2 par l'intermédiaire d'une structure présentant un congé de raccordement comportant deux parties 8A et 8B, reliées au niveau d'une jonction 8C. Ladite structure sera décrite plus en détail ultérieurement.

Comme cela est visible sur la FIG.3, l'anneau 14 de pose

(matérialisé sur cette figure par un cercle en trait mixte), est situé radialement en retrait par rapport à la périphérie 9.

Comme cela est bien visible sur les FIG.2 et FIG.3, les pieds 8 vont s'amincissant de l'intérieur vers l'extérieur du récipient 1 (c'est-à-dire vers le bas), et en s'élargissant depuis le dôme 5 central vers la périphérie 9.

Chaque vallée 10 présente une portion 15 interne qui s'étend à partir du dôme 5 central, et une portion 16 externe qui rejoint la périphérie 9.

Toutes les portions 16 externes rejoignent la périphérie 9 au même niveau, donc sur une même section ou un même plan dit plan de jonction. La hauteur hors tout du fond 3 est définie comme étant la distance, mesurée axialement, entre le plan de l'anneau 14 de pose (autrement dit la face 13 d'extrémité) et le plan de jonction entre les portions 16 externes et la périphérie 9. Comme il sera indiqué ultérieurement, cette hauteur est référencée Q. Comme illustré sur les FIG.5 et FIG.6, la portion 15 interne et la portion 16 externe sont, en section dans un plan radial médian à la vallée 10, droites et forment ensemble un angle obtus saillant vers l'extérieur du récipient 1.

La portion 15 interne et la portion 16 externe se rejoignent en un sommet 17 situé à l'aplomb ou à proximité immédiate de l'aplomb de l'anneau 14 de pose, c'est-à-dire que le sommet peut être décalé du plan de pose déterminé par l'anneau 14. Selon un mode préféré de réalisation, le sommet 17 est courbe dans tout plan radial, et présente une concavité tournée vers l'intérieur du récipient 1.

Il a été constaté que cette forme accroît la résistance mécanique du fond 3, en particulier lorsque le récipient 1 est mis sous pression.

Par ailleurs, comme illustré sur les dessins (et plus particulièrement sur la FIG.5 et sur la FIG.6), les vallées 10 sont subdivisées en deux groupes de vallées 10 disposées en alternance, à savoir :

o des vallées 10A primaires dont la portion interne, notée 15A, se raccorde au dôme 5 à hauteur du bord 7 périphérique de celui-ci ; o des vallées 10B secondaires dont la portion interne, notée 15B, se raccorde au dôme 5 à distance de son bord 7 périphérique.

En d'autres termes, la portion 15B interne des vallées 10B secondaires est plus profonde, lorsque mesurée axialement, que la portion 15A interne des vallées 10A primaires. Cette différence de profondeur apparaît clairement sur la FIG.2 et à gauche de la FIG.6, où les vallées 10A primaires sont tracées en traits fins mixtes tandis que les vallées 10B secondaires sont tracées en traits gras pleins.

On apporte à présent des précisions complémentaires sur le dimensionnement du fond 3. A cet effet, on note :

A l'angle, mesuré dans un plan radial médian à la vallée 10, entre la portion 16 externe de la vallée et tout plan perpendiculaire à l'axe X principal

B la largeur, mesurée radialement, de l'anneau 14 de pose

C le rayon de courbure, mesuré dans un plan radial, d'un congé de raccordement entre la face 12 médiane du pied 8 et l'anneau

14 de pose

D le diamètre hors tout du fond 3, mesuré à la périphérie 9 E le rayon de courbure, mesuré dans un plan radial, d'une première partie 8A du congé de raccordement entre l'anneau 14 de pose et le corps 2, ladite première partie 8A étant comprise entre l'anneau 14 de pose et la jonction 8C entre les parties 8A et 8b du congé de raccordement

E' le rayon de courbure du sommet 17

F la hauteur du dôme 5, mesurée axialement entre le bord 7 périphérique et le sommet 6

F' la distance, mesurée axialement, entre le bord 7 périphérique du dôme 5 et le bord intérieur de la portion 15B interne de chaque vallée 10B secondaire, à sa jonction avec le dôme 5 G l'angle, considéré dans un plan radial, entre l'axe X du corps 2 et la tangente à la première partie 8A du congé de raccordement, au niveau de la jonction 8C entre les parties 8A et 8b de ce congé de raccordement

H la distance, mesurée axialement, entre, d'une part, une limite externe du bord 7 périphérique du dôme 5 et le plan de l'anneau

14 de pose

J le diamètre de l'anneau 14 de pose, mesuré sur un bord interne de celui-ci

L la distance, mesurée axialement, entre une limite interne du bord 7 périphérique du dôme 5 et le plan de l'anneau 14 de pose

M la distance, mesurée axialement, entre le sommet 17 de chaque vallée 10 et le plan de l'anneau 14 de pose

O le décalage, mesuré radialement, entre le sommet 17 de chaque vallée 10 et l'anneau 14 de pose

P l'angle obtus formé, dans le plan radial médian à chaque vallée

10A primaire, entre la portion 15A interne et la portion 16 externe

P' l'angle obtus formé, dans le plan radial médian à chaque vallée

10B secondaire, entre la portion 15B interne et la portion 16 externe

Q la hauteur hors tout du fond 3, c'est-à-dire la distance, mesurée axialement, entre le plan de l'anneau 14 de pose et la jonction entre une portion 16 externe et la périphérie 9 R l'ouverture angulaire entre les flancs 11, mesurée dans un plan transversal relativement plus éloigné du dôme 5, confondu avec le plan de coupe VIII-VIII, tel qu'illustré sur la FIG.8

S l'ouverture angulaire entre les flancs 11, mesurée dans un plan transversal (c'est-à-dire perpendiculaire au rayon médian du pied 8) voisin du dôme 5, confondu avec le plan de coupe VII- VII, tel qu'illustré sur la FIG.7

T le rayon hors tout, mesuré radialement, du dôme 5

U l'ouverture angulaire entre les flancs 11, mesurée dans un plan transversal voisin de la périphérie, confondu avec le plan de coupe X-X, tel qu'illustré sur la FIG.10

V l'ouverture angulaire entre les flancs 11, mesurée dans un plan transversal encore plus éloigné du dôme 5, confondu avec le plan de coupe IX- IX, tel qu'illustré sur la FIG.9

W le rayon de courbure, mesuré dans un plan radial, de la face

12 médiane du pied 8

Le fond 3 peut être dénommé « fond pétaloïde » en raison de sa structure faite d'une alternance de pieds 8 en saillie et de vallées 10 en creux. Toutefois, son faible rapport hauteur Q / diamètre D le disqualifie pour les applications carbonatées (typiquement pour les boissons gazeuses). Ce rapport est en effet inférieur ou égal à 1/4.

Un fond pétaloïde classique aurait un tel rapport d'environ 1/2. Le présent fond 3, que l'on peut dénommer « mini pétaloïde » en raison de son faible rapport hauteur Q / diamètre D, se destine plutôt aux applications de type liquides plats associées à l'adjonction, immédiatement après le remplissage et avant le bouchage, d'une goutte d'azote liquide dont la vaporisation met le contenu du récipient 1 en surpression, cette surpression étant inférieure ou égale à 1,3 bar.

En l'espèce, le rapport hauteur Q / diamètre D est avantageusement compris entre 0,15 et 0,25, et de préférence de l'ordre de 0,2.

Selon un mode de réalisation illustré sur la FIG.5, dans les vallées 10A primaires, la portion 15A interne est inclinée, par rapport à tout plan parallèle au plan de l'anneau 14 de pose, vers l'extérieur du récipient 1. On nomme « déclive » cette inclinaison négative de la portion 15A interne, avantageusement comprise entre 2° et 10°. Selon un mode de réalisation illustré sur la FIG.6, dans les vallées 10B secondaires, la portion 15B interne est au contraire inclinée, par rapport à tout plan parallèle au plan de l'anneau 14 de pose, vers l'intérieur du récipient 1. On nomme « proclive » cette inclinaison positive de la portion 15B interne, avantageusement comprise entre 5° et 30°.

En variante cependant, la portion 15A interne des vallées 10A primaires pourrait, comme la portion 15B interne des vallées 10B secondaires, être inclinée, par rapport à tout plan parallèle au plan de l'anneau 14 de pose, vers l'intérieur du récipient 1, c'est-à-dire en proclive, d'un angle cependant inférieur ou égal à 4°.

Ainsi, et comme il ressort de la lecture conjointe des FIG.3, FIG.5 et FIG.6, le fond 3 présente, dans l'exemple illustré, des vallées 10A et 10B dont les portions 15A, 15B internes sont alternativement en déclive (FIG.5) et en proclive (FIG.6). Comme nous l'avons déjà évoqué, les portions 15A internes des vallées 10A primaires débouchent intérieurement sur le bord 7 périphérique du dôme 5 central, tandis que les portions 15B internes des vallées 10B secondaires débouchent intérieurement à distance du bord 7 périphérique. Cette configuration accroît la résistance mécanique du fond 3 lorsqu'il est sous pression.

Plus précisément, et comme évoqué dans le tableau ci-dessus, les portions 15B internes des vallées 10B secondaires débouchent sur le dôme 5 à une distance F' du bord 7 périphérique de celui-ci, entre ce bord 7 périphérique et le sommet 6 du dôme. Selon la profondeur (c'est- à-dire l'inclinaison) des portions 15B internes des vallées 10B secondaires, cette distance F' est avantageusement comprise entre 20% et 70% de la hauteur F totale du dôme 5 :

0,2 F≤ F'≤ 0,7 F

Dans l'exemple illustré, la distance F' est d'environ 60% de la hauteur F totale du dôme 5 :

F' = 0,6 F

Cette configuration permet d'obtenir un compromis entre la rigidité structurelle du fond 3 en raison notamment de la profondeur des portions 15B internes des vallées 10B secondaires, notamment au voisinage du centre du fond 3, et la bonne souff labilité de celui-ci (c'est-à-dire sa capacité à être correctement formé lors du soufflage du récipient 1), en raison notamment de la relativement faible profondeur des portions 15A internes au voisinage du centre du fond 3. En outre, comme on le voit également sur les FIG.5 et FIG.6, dans l'une au moins des vallées 10 (et de préférence dans toutes les vallées 10), la portion 16 externe est avantageusement inclinée, par rapport à tout plan parallèle au plan de l'anneau 14 de pose, vers l'intérieur du récipient 1, d'un angle A. En d'autres termes, la portion 16 externe est en déclive. L'angle A d'inclinaison de la portion 16 externe est de préférence compris entre 20° et 30°.

Les angles P et P' sont obtus ; ils sont par conséquent strictement supérieurs à 90° et strictement inférieurs à 180°.

Plus précisément, comme illustré sur la FIG.5, l'angle P est avantageusement compris entre 130° et 175°, et de préférence d'environ 160°.

Quant à l'angle P', illustré sur la FIG.6, il est avantageusement compris entre130° et 165°, et de préférence d'enviDn 140° à 145°.

La largeur B de l'anneau 14 de pose est avantageusement comprise entre 0,4 mm et 1 mm, et de préférence de l'ordre de 0,5 mm.

Le rayon C de courbure est avantageusement égal environ à la moitié du rayon E.

Le rayon E est avantageusement compris entre 5 mm et 11 mm. Dans ce cas, il en résulte que le rayon C est compris entre 2,5 mm et 5 mm. Le centre de courbure du rayon E est situé à la verticale de l'anneau 14 de pose.

Comme indiqué antérieurement, l'anneau 14 de pose est relié au corps 2 par l'intermédiaire d'une structure présentant un congé de raccordement comportant deux parties 8A et 8B. Le rayon E est celui de la première partie 8A, qui est comprise entre l'anneau 14 de pose et la jonction 8C entre les parties 8A et 8b du congé de raccordement. Ce rayon est constant ou peut varier de façon infime.

La seconde partie 8B du congé est comprise entre la jonction 8C et la périphérie 9 du fond 3 où celui-ci se raccorde au corps 2. Cette seconde partie 8B présente un rayon de courbure évolutif entre la jonction 8C et le bord 9 périphérique du fond 3.

Le diamètre D hors tout du fond 3 est fonction de la capacité du récipient 1. Pour un récipient 1 d'une capacité de 0,5 I, le diamètre D peut être de 65 mm environ (dans ce cas, le rayon E est avantageusement de 6 mm environ). Pour un récipient 1 d'une capacité de 1,5 I, le diamètre D peut être de 90 mm environ (dans ce cas, le rayon E est avantageusement de 9 mm environ).

Le rayon E' du sommet est avantageusement compris entre 5 mm et 11 mm. Il peut être égal au rayon E. En pratique, comme le rayon E, le rayon E' est fonction de la capacité du récipient 1. Pour un récipient 1 d'une capacité de 0,5 I, le rayon E' peut être de 6 mm environ. Pour un récipient 1 d'une capacité de 1 ,5 I, le rayon E' peut être de 9 mm environ.

La hauteur F du dôme 5 est avantageusement comprise entre 1 mm et 8 mm. En pratique, cette hauteur F est fonction de la capacité du récipient 1. Pour un récipient 1 d'une capacité de 0,5 I, la hauteur F peut être de 2 mm environ. Pour un récipient 1 d'une capacité de 1.5 I, la hauteur peut être de 7,5 mm environ. Dans ce cas, la distance F' est avantageusement de 4,5 mm environ.

L'angle G est avantageusement compris entre 20° et 40°. On rappelle qu'il s'agit de l'angle considéré dans un plan radial, entre l'axe X du corps 2 et la tangente à la première partie 8A du congé de raccordement, au niveau de la jonction 8C entre les parties 8A et 8b de ce congé de raccordement. En pratique, l'angle G est fonction de la capacité du récipient 1 et, notamment, de son diamètre D. La valeur de l'angle G, selon le diamètre D du récipient et le rayon E de courbure de la première partie 8A du congé, détermine la position de la jonction 8C entre les deux parties 8A et 8B du congé de raccordement de l'anneau 14 au corps 2. Pour un récipient 1 d'une capacité de 0,5 I, l'angle G peut être de 25° environ. Pour un récipient 1 d'une capacité de 1.5 I, l'angle G peut être de 35° environ.

La distance H est avantageusement liée au diamètre D hors tout du fond 3. Plus précisément, la distance H est de préférence comprise entre 10% et 15% (et par ex. de 12% environ) du diamètre D.

Le diamètre J est avantageusement compris entre 65% et 75% (et par ex. de 70% environ) du diamètre D.

La distance L est avantageusement comprise entre 50% et 85% (et par ex. de 70% environ) de la hauteur Q hors tout du fond 3.

La distance M est avantageusement fonction du diamètre D hors tout du fond 3. Plus précisément, la distance M est avantageusement comprise entre 10% et 15% (et par ex. d'environ 12%) du diamètre D.

Le décalage O peut être nul et, dans ce cas, le sommet 17 est situé à l'aplomb de l'anneau 14 de pose ; il peut également être positif (c'est- à-dire que le sommet 17 est décalé radialement, par rapport à l'anneau 14 de pose, vers l'extérieur du récipient 1), ou au contraire négatif (c'est- à-dire que le sommet 17 est décalé radialement, par rapport à l'anneau 14 de pose, vers l'intérieur du récipient 1). Dans les deux cas, la valeur du décalage O est faible par comparaison au diamètre D.

Le décalage O peut être indexé sur le rayon E, par ex. dans un rapport de 1 à 3, c'est-à-dire que le rapport O/E est de 1/3 environ.

Compte tenu des valeurs déjà fournies pour E, on comprend que le décalage O est compris entre 1,5 mm et 3 mm.

En outre, le rayon T hors tout du dôme 5 est avantageusement compris entre 5 mm et 15 mm. En pratique, ce rayon T est fonction de la capacité du récipient 1. Pour un récipient 1 d'une capacité de 0,5 I, le rayon T est ainsi, par ex., de 7 mm environ. Pour un récipient 1 d'une capacité de 1.5 I, le rayon T est par ex. de 13 mm environ.

Enfin, comme on peut le constater sur les FIG.7 à FIG.10, l'ouverture angulaire des flancs 11 est variable. Plus précisément, l'ouverture angulaire des flancs 11 va décroissant de l'intérieur vers l'extérieur du fond 3 (c'est-à-dire de l'axe X vers la périphérie 9), l'ouverture angulaire S étant supérieure à l'ouverture angulaire R, laquelle est à son tour supérieure à l'ouverture angulaire V, elle-même supérieure à l'ouverture angulaire U, ce qui signifie que les flancs 11 vont en se refermant depuis le dôme 5 vers la périphérie 9.

Cette variation d'ouverture angulaire permet d'élargir les pieds 8 vers la périphérie 9, au bénéfice de la stabilité du récipient 1, et de la résistance des pieds 8, notamment lors de la palettisation du récipient 1.

Sous l'effet d'une pression dans le récipient 1, l'angle P a tendance à se déformer en se refermant. Comme le sommet 17 est à l'aplomb ou à proximité immédiate de l'aplomb de l'anneau 14 de pose, les flancs 11, qui présentent à cet endroit leur plus grande hauteur (mesurée axialement, confondue avec la distance M), absorbent cette déformation sans trop se déformer à leur tour, de sorte que la déformation générale du fond 3 est de faible ampleur, et qu'il résiste donc bien à la pression. La forme concave de la face 12 médiane, ainsi que l'alternance de vallées 10A primaires, relativement peu profondes, et de vallées 10B secondaires, plus profondes, semblent contribuer à cette rigidité.

Des essais conduits sur le récipient 1 montrent que les déformations les plus importantes sont localisées sur le dôme 5, dont la forme bombée résiste particulièrement bien à la pression, tandis que les zones périphériques au dôme 5 (vallées 10, pieds 8) ne subissent que de faibles déformations.