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Title:
PHARMACEUTICAL COMPOSITIONS CONTAINING ASSOCIATIONS OF METALS AND TANNINS OR TANNIN MIXTURES
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/1994/006809
Kind Code:
A2
Abstract:
Novel pharmaceutical compositions contain as active principle an association of a tannin or tannin mixture and a metal derivative having a degree of oxidation of at least 3, said metal being selected from: V, Nb, Cr, Mo, W, Mn, Co, Ru, Pd, Pt, Au, Ga, Ge, Sn, Sb and Se, said active principle being incorporated in a pharmaceutically acceptable excipient vehicle or support. Specifically disclosed are compositions having hypoglycemic activity where the metal is vanadium. A method for increasing the bioavailability of the above metals is also disclosed.

Inventors:
Kiesgen, Richter DE.
Renaud, Maurel
Jean-claude
Application Number:
PCT/FR1993/000863
Publication Date:
March 31, 1994
Filing Date:
September 09, 1993
Export Citation:
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Assignee:
Kiesgen De, Richter Renaud Maurel Jean-claude
International Classes:
C07F9/00; C07F19/00; C07H13/08; (IPC1-7): C07F19/00; A61K35/78; A61K31/28; C07H13/00; C07H13/08
Foreign References:
FR2380299A11978-09-08
Other References:
CHEMICAL ABSTRACTS, vol. 107, no. 25, 1987, Columbus, Ohio, US; abstract no. 232919n, P.V. KHADIKAR ET AL & INDIAN J. MICROBIOL., vol.25, no.3-4, 1985 pages 175 - 176 cité dans la demande
CHEMICAL ABSTRACTS, vol. 85, no. 18, 1976, Columbus, Ohio, US; abstract no. 125812c, M.L. DERBAREMDIKER ET AL & KOZH.-OBUVN. PROM-ST., vol.18, no.7, 1976 pages 50 - 52 cité dans la demande
CHEMICAL ABSTRACTS, vol. 54, no. 16, 1960, Columbus, Ohio, US; abstract no. 16284e, M. KIBOKU ET AL & BUNSEKI KAGAKU, vol.7, 1958 pages 488 - 491 cité dans la demande
CHEMICAL ABSTRACTS, vol. 50, no. 2, 1956, Columbus, Ohio, US; abstract no. 2050g, L. KATO ET AL & CAN. MED. ASSOC. J., vol.73, 1955 page 31-34
CHEMICAL ABSTRACTS, vol. 99, no. 20, 1983, Columbus, Ohio, US; abstract no. 160274q, W.E. KALLENBERGER ET AL & J. AM. LEATHER CHEM. ASSOC., vol.78, no.8, 1983 pages 217 - 222 cité dans la demande
See also references of EP 0659189A1
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Composition pharmaceutique, caractérisée en ce qu'elle contient comme principe actif une association entre un tanin ou un mélange de tanins et un dérivé d'un métal au degré d'oxydation au moins égal à 3, ledit métal étant choisi parmi les métaux suivants : V, Nb, Cr, Mo, W, Mn, Co, Ru, Pd, Pt, Au, Ga, Ge, Sn, Sb et Se, ledit principe actif étant incoφoré dans un excipient, véhicule ou support pharmaceutiquement acceptable.
2. Composition pharmaceutique selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient de 10 moles de métal pour une mole de tanin à une mole de métal pour 100 moles de tanin.
3. Composition pharmaceutique selon la revendication 1 ou 2, caracté¬ risée en ce qu'elle contient de 0,5 à 10 moles de tanin par mole de métal.
4. Composition pharmaceutique selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite association est un mélange de complexes organométalliques de tanins dans lequel le rapport pondéral tanins/métal est compris entre 10 et 1 000.
5. Composition pharmaceutique selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le métal est le vanadium au degré d'oxydation 3, 4 ou 5.
6. Composition pharmaceutique selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le métal est l'or au degré d'oxydation 3.
7. Composition pharmaceutique selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le dérivé métallique, dans lequel le métal est à un degré d'oxydation supérieur ou égal à 3, est un halogenure, un oxyhalogenure, un sulfate, un métallate, par exemple un métallate de métal alcalin ou d'ammonium du métal considéré, un acétylacetonate ou un hydrate ou un complexe avec un solvant de ces dérivés métalliques.
8. Composition pharmaceutique selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le tanin est un tanin de type gallique, catéchique ou mixte ou en ce que le mélange de tanins est un mélange des tanins de type gallique et/ou catéchique et/ou mixte.
9. Composition pharmaceutique selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le tanin ou mélange de tanins est obtenu par extraction et séparation à partir d'un matériau végétal.
10. Composition pharmaceutique selon la revendication 9, caractérisée en ce que ledit matériau végétal est choisi parmi les plantes ou parties de plantes, feuilles, branches, fleurs, racines, écorccs, fruits, graines, excroissance due à une parasitose ou à une infection par un agent pathogène, du groupe constitué par les labiées, les orties (urtica dioica et urtica urens), la sauge, les bugles, la luzerne ou alfalfa (medicago sativa), les eucalyptus (globulus, delegatensis), l'angelica archangelica et l'angelica sinensis, les ombellifères, le gymnema sylvestre (asclepiadaceae), le marsdcnia condurango, le momordica charantia, le gingko biloba, le chardonmaric, le thé vert, le thé noir (camélia sinensis), la rhubarbe, le dioscorea dumetorum (dioscorcaceac), l'indigofera arrecta (papilionaceae), le pittosporaceae, l'agrimonia eupatoria, le curcuma xanthorrhiza (roxb.), l'uncaria gambier (roxb.), le swertia chirayita (roxb.), les résédacées (réséda, phyteuma, lutea, alba, luteola), l'haφagophytum, les rubiacécs, les gentianaceaes, l'asparagus racemosus, le dioscorea dumetorum (dioscoraceac), l'aubépine (crataegus oxyacantha), le gui (viscum album), les palétuviers (rhizophoracées), le kaki, les chênes, le chêne à galle (fagacées), les ronces, l'hamamélis (hamamélidacées), le ratanhia (kramériacées), le salicairc (lythracécs), le calophyllum (clusiacées), les acacias, l'acacia à cachou (légumineuses mimosoidées), le quebracho (anacardiacées), les raisins (vitis vinifera, ampelidacées), les cassis (saxifragacées dont ribes nigrum), les myrtilles (ericacées), les mûres (rubus fructicosus), le sureau, le chouxrouge, l'ail (allium sativum), le coriendre (coriandrum sativum), le Juniper (juniperus communis), les pins (abiétacées), le pin maritime, les cyprès (cupressasées), les hibiscus, les rhus (anacardiacac), les dicotylédones, les fougères, les gymnospermes, les melianthus, les rosasées, les roses, l'eriobotrya japonica (rosaceae), le boussingaultia baselloidcs, le malva verticillata (malvaceae), les fraisiers, les citrus (rutacées), la benoite, le blighia sapida (sapindaceae), l'aubépine, les châtaigniers (fragacées), les sumacs (anacardiacées), les myrabolans (combrétacées), la bistorte, les légumineuses césalpinioidées (dividivi, tara, algarobillc), les légumineuses papilioncées (derris, lonchcaφus, mundelea, tephrosia), le lespcdcza. le sophora, les polvgonacées, les légumineuses, le sarrasin.
11. Composition pharmaceutique selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisée en ce que le dérivé métallique est un dérivé du vanadium et le matériau végétal est l'ortie.
12. Composition pharmaceutique selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le tanin est obtenu par synthèse ou hémisynthèse chimique.
13. Composition pharmaceutique selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisée en ce qu'elle contient en outre une association du même tanin ou mélange de tanins avec un dérivé métallique d'un métal à un degré d'oxydation inférieur à 3, de préférence un dérivé de zinc, magnésium ou argent.
14. Composition pharmaceutique selon la revendication 13, caracté¬ risée en ce que le métal à un degré d'oxydation au moins égal à 3 est le vanadium et le métal à un degré d'oxydation inférieur à 3 est le zinc et en ce que le rapport molaire zinc/vanadium est compris entre 10 et 1 000, de préférence de l'ordre de 100.
15. Composition pharmaceutique, caractérisée en ce qu'elle contient comme principe actif un mélange d'un extrait de gymnema sylvestre avec un complexe de vanadium et de tanins de gymnema sylvestre, ledit principe actif étant incoφoré dans un excipient, véhicule ou support pharmaceutiquement acceptable.
16. Utilisation d'une association telle qu'elle est définie dans l'une des revendications précédentes entre un tanin ou un mélange de tanins et un dérivé d'un métal au degré d'oxydation au moins égal à 3 et dans laquelle le métal est le vanadium au degré d'oxydation 3, 4 ou 5 comme principe actif pour la préparation d'un médicament à activité hypoglyc^Hante et/ou utile pour le traitement du diabète, de l'insulinorésistance et pour les complications associées à ces pathologies.
17. Utilisation selon la revendication 16, caractérisée en ce que le tanin ou le mélange de tanins est extrait de l'ortie.
18. Utilisation d'une association telle que définie dans l'une des reven¬ dications 1 à 15 entre un tanin ou un mélange de tanins et un dérivé d'un métal au degré d'oxydation au moins égal à 3 dans laquelle ledit métal est l'or au degré d'oxydation 3 comme principe actif pour la préparation d'un médicament à activité antiinflammatoire.
19. Utilisation selon la revendication 18, caractérisée en ce que le tanin ou mélange de tanins est extrait du cassis.
20. Procédé pour augmenter la biodisponibilité d'un métal du groupe de V, Nb, Cr, Mo, W, Mn, Co, Ru, Pd, Pt, Au, Ga, Ge, Sn, Sb et Se, caractérisé en ce qu'il consiste à complexer un dérivé dudit métal où le métal est à un degré d'oxydation au moins égal à 3 avec au moins un tanin.
21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que le métal est le vanadium au degré d'oxydation 3, 4 ou 5, de préférence 4.
22. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que le métal est l'or au degré d'oxydation 3.
Description:
Compositions pharmaceutiques contenant des associations de métaux avec des tanins ou des mélanges de tanins.

La présente invention concerne des compositions pharmaceutiques contenant des associations de métaux avec des tanins ou des mélanges de tanins.

Les tanins sont des produits phénoliques d'origine végétale dont la littérature décrit de nombreux procédés d'extraction à partir de plantes.

Ces produits peuvent être également synthétisés par des méthodes chimiques de synthèse ou d'hémi-synthèse. Dans le présent document, on désignera par tanins tous les produits tels qu'ils sont notamment définis par Edwin Haslam dans "Chemistry of Vegetable Tannins" (1966, London, Académie Press) et dans "Plant Polyphenols : Vegetable tannins Revisted" (1989, Cambridge University Press). Plus précisément, il s'agit de dérivés polyphénoliques de poids moléculaires allant de 300 à 100 000, avantageusement 1000 à 3000, de structure complexe, classés selon E.HASLAM en 2 types :

- les tanins catéchiques ou tanins condensés de type procyanidine, prodelphinidine, proanthocyanidine, leucoanthocyanidine ; et

- les tanins hydrolysables ou tanins galliques ou ellagiques. Les tanins catéchiques sont généralement des oligomères ou des polymères de dérivés de flavanols comme la catéchine, la gallocatéchine, l'épicatéchine, l'épigallocatéchine, l'afzéléchine, l'épiafzéléchine, le fisétinidol, le robinétinidol et autres flavan-3-ols ou leurs C-glucosides.

Les tanins catéchiques peuvent également inclure d'autres structures aromatiques orthodihydroxy-, orthohydroxycétone, et orthodicétones (ortho- quinones et semi-quinones) comme la tropolone, la purpurogalline, la théaflavine et autres produits issus de l'oxydation de la chalcone ou de la dihydroflavone.

Une ou plusieurs fonctions hydroxy des tanins catéchiques peuvent éventuellement se trouver sous la forme d'éthers méthyliques, de glucosides ou de gallates.

A titre d'exemples des tanins condensés (ou catéchiques), citons sans être nullement limitatifs les procyanidines du groupe B, les proanthocyanidines du groupe A, le théaflavine, les théarubigines, les théasinésincs et autres tanins

condensés isolés par les auteurs que cite E.HASLAM dans "Plant polyphenols", en particulier au chapitre 2, pages 14 à 89.

Les tanins hydrosolubles (ou tanins galliques ou ellagiques) sont généralement des esters : - d'un acide catéchique naturel comme l'acide gallique, l'acide caféique, l'acide férulique ou d'un de ses oligomères ou polymères comme les acides pentagalloylgallique, déhydrodigallique, ellagique, chébulique, hexahydroxy- diphénique, nonahydroxytriphénique, valonéique, sanguisorbique, trilloique, gallagique , - avec un alcool naturel, généralement un polyol comme les sucres (glucose, rhamnose, rutinose, fructose, galactose, mannose), l'inositol, l'acide quinique, l'acide shikimique.

A titre d'exemples de tanins hydrolysables, sans être aucunement limitatifs, citons : - de simples monoesters comme la glucogalline, la théogalline ou l'acide chlorogénique ;

- des polysters comme le pentagalloylglucose, l'hexagalloylglucose, les géraniines, les géranatines, les "acides taniques" les tellimagrandines, la casuarictine, la pédunculagine ; - des oligomères de ces pol* ,rf ers comme les mobotanins, les géminés, les rugosines, les isorugosines, les cornusiines, les coriariines,les oenothéines, l'agrinoniine, les sanguines, la corilagine, les granantines et les autres tanins hydrolysables isolés par les auteurs que cite E.HASLAM dans "Plant polyphenols", en particulier chapitre 3, pages 90-153. II existe également des tanins constitués à la fois d'éléments structuraux des tanins condensés et des tanins hydrolysables, tels que par exemple, sans être nullement limitatifs, les gallates de la catechine, de l'épicatéchine, de la théaflavine ou les tanins dénommés sténophvnine A et acutissimine A. Ces produits "mixtes" sont également des tanins. On sait que différents dérivés polyphcnoliques, flavanoïdes ainsi que différents tanins présentant différentes activités thérapeutiques dues pour la plupart à des activités inhibitrices de systèmes enzymatiques, à leur propriété "Vitaminique P" ou au pouvoir anti-oxydant (effet scavenger contre les radicaux libres) de ces produits. Mais leurs propriétés ne sont pas toujours reconnues

(notamment par la FDA Américaine) et, par exemple, pour la maladie veineuse, les effets ne sont apparents qu'après un traitement prolongé à des doses élevées.

Les tanins sont également connus pour avoir des propriétés anti¬ infectieuses. On connaît l'existence d'un certain nombre de complexes particuliers de tanins avec des métaux. Ainsi :

- Derbaremdiker M.L. et al. ont en particulier décrit dans Kozh.-Obuvn. Prom-st, 1976, 18(7), 50-2, l'utilisation de sels de chrome ou d'aluminium pour modifier différents extraits végétaux en vue d'améliorer leurs capacités tannantes. - Par ailleurs, Mitsuo Kiboku et al., Bunseki Kagaku, 7, 488-91 (1958) décrit un procédé de détermination photométrique de différents métaux consistant à former un complexe de ces métaux avec l'acide tannique et à mesurer l'absorption photo¬ métrique.

- L'article de Kallenberger Waldo et al., J. Am. Leather Chem. Assoc, 1983, 78(8), 217-22 décrit, quant à lui, l'action tannante de différents mélanges de tanins végétaux avec différents sels métalliques.

- Khadikar P.V. et al. ont relaté dans Indian J. Microbiol, 1985, 25 (3-4), 175-6 les résultats d'une étude in vitro de l'activité antibactérienne d'un certain nombre de chélates de l'acide tannique. Les essais réalisés ^ la demanderesse ont maintenant montré que, par complexation des tanins avec un certain nombre de métaux au degré d'oxydation au moins égal à 3, il était possible soit d'accentuer considérablement une activité thérapeutique déjà connue, pour le tanin seul, soit de créer une nouvelle activité thérapeutique pour des tanins dont l'activité thérapeutique n'était pas connue à ce jour.

Ainsi, le brevet japonais JP-A-03 083 929 (Tsumura & Co.), concer¬ nant des agents hypoglycémiants extraits du thé de Shiratama (gallocatéchine et épigallocatéchine) et le brevet français FR-2 380 299 (G. Carraz) concernant le dérivé hypoglycemiant pentagalloylglucose, décrivent des composés utiles dans le traitement du diabète et/ou de ses complications. Les résultats obtenus par la demanderesse montrent que lorsque ces composés sont complexés avec du vanadium, les doses requises pour obtenir le même effet hypoglycemiant sont nettement plus basses que celles de leurs constituants pris séparément ou qu'à la même dose de dérivé organique, l'effet hypoglycemiant des complexes

organométalliques est plus important. De plus, on obtient des effets à long terme, même après arrêt du traitement, ce qui n'est pas observé avec les produits décrits dans les brevets précédents. Il en est de même pour les autres activités thérapeutiques, notamment les activités antivirales, anticancéreuses et inhibitrices d'enzymes, les essais effectués indiquant que les doses requises sont de 2 à 1 000 fois plus faibles que celles des constituants (métal seul ou ligand organique seul) pris séparément.

Certaines plantes sont déjà connues pour leurs propriétés hypo- glycémiantes. On citera par exemple les articles suivants : Diabetologia, 1990, 33, 462-464 ; Planta Medica 1990, 56, 168-170 ; Planta Medica 1991, 57, 102-104, mais les principes actifs ont rarement été identifiés. Lorsqu'ils l'ont été, il ne s'agissait pas de complexes organométalliques de tanins.

Le brevet EP 0474 358 révèle l'effet antidiabétique du conduritol A extrait de gymnema sylvestre. D'autres publications scientifiques (Journal of Ethnopharmacoiogy, 1990, 30, 265-279) sur des extraits de cette même plante font état d'un retour à la normoglycémie et d'une régénération des îlots de Langerhans après un traitement prolongé (20 à 60 jours). La demanderesse a maintenant découvert qu'en administrant simultanément des complexes organométalliques utiles selon l'invention et cet extrait à des rats rendus diabétiques par injection de streptozotocine, le retour à la no - oglycémie était beaucoup plus rapide (4 jours) et que si le traitement était stoppé au bout de 9 jours, la "correction" de la glycémie demeurait au moins pendant 3 mois (date de sacrifice des animaux) et qu'à l'autopsie, on constatait alors le même type de régénération des îlots de Langerhans que ceux décrits dans ces publications. Par ailleurs, pour certaines plantes pour lesquelles il n'est pas connu ni décrit à ce jour d'activité anti-diabétique, les inventeurs ont découvert que par iso¬ lation des tanins qui y étaient contenus et formation de complexes organométalliques avec le vanadium, il était possible de générer une nouvelle activité antidiabétique. Par conséquent, l'invention permet en complexant les tanins contenus dans un extrait végétal soit de créer une nouvelle activité thérapeutique de cet extrait, soit d'améliorer une activité thérapeutique préexistante.

L'invention concerne l'utilisation comme agents thérapeutiques de complexes organométalliques de tanins, lesdits tanins étant obtenus soit par

extraction à partir de végétaux, soit par des méthodes chimiques de synthèse ou d'hémisynthèses.

Par "complexe" on entend le produit de réaction du dérivé métallique avec le ligand constitué par le tannin ou le mélange de tanins. Il s'agit en fait d'un mélange de complexes correspondant à la fixation par des liaisons à 1 et/ou 2 élec¬ trons d'un nombre variable d'hétéroatomes suivant le ligand envisagé et dont la disposition spatiale autour du métal et le degré de coordination du métal peuvent varier.

L'invention concerne plus généralement des compositions pharmaceu- tiques contenant ces complexes comme principe actif ainsi que l'utilisation de ces complexes pour préparer différents médicaments.

Les complexes ci-dessus ayant la particularité de se former très facile¬ ment ainsi que cela ressort des exemples de la présente demande par contact soit en solution soit en suspension du dérivé métallique et du dérivé organique, l'invention couvre non seulement les compositions pharmaceutiques incluant lesdits complexes déjà formés mais aussi des compositions pharmaceutiques incluant le mélange des deux types de constituants dont la complexation sera réalisée in vivo lors de l'administration de la composition pharmaceutique.

On désignera par "association" aussi bien le mélange des deux types de constituants que le produit de la ( non de complexation.

La demanderesse s'est également aperçue que l'activité des complexes tanins/métaux se trouvait accrue lorsqu'ils étaient en mélange avec des complexes des mêmes tanins et de métaux de degré d'oxydation inférieur à 3, en particulier le zinc, le magnésium et l'argent. L'invention concerne donc également ces nouveaux mélanges synergiques ainsi que les compositions pharmaceutiques les renfermant comme principe actif.

Ainsi, selon un premier aspect, la présente invention concerne des compositions pharmaceutiques caractérisées en ce qu'elles contiennent comme principe actif l'association d'un tanin ou d'un mélange de tanins avec un dérivé d'un métal dans lequel le métal se trouve à un degré d'oxydation au moins égal à 3, ledit métal étant choisi parmi les métaux suivants : V, Nb, Cr, Mo, W, Mn, Co, Ru, Pd, Pt, Au, Ga, Ge, Sn, Sb et Se, ledit principe actif étant incorporé dans un excipient, véhicule ou support pharmaceutiquement acceptable.

Comme on l'a vu précédemment, les tanins peuvent être classés en deux grandes catégories de produits :

- tanins galliques,

- tanins catéchiques, auxquelles s'ajoutent les tanins mixtes.

L'invention concerne les compositions pharmaceutiques dans lesquelles les complexes ou mélanges constituant les associations sont obtenus indifféremment à partir de tous ces types de tanins ainsi que les mélanges de ces associations. Tous les tanins ou mélanges de tanins décrits précédemment sont sus¬ ceptibles de donner des complexes ou mélanges de complexes utiles selon l'inven¬ tion.

Selon une variante avantageuse de l'invention, les associations con¬ tiennent de 10 moles de métal pour une mole de tanin à une mole de métal pour 100 moles de tanins, de préférence de 0,5 à 10 moles de tanins par mole de métal.

Selon une autre variante avantageuse de l'invention, lorsqu'il s'agit d'un mélange de tanins, le rapport pondéral entre le mélange de tanins et le métal est compris entre 10 et 1 000.

Du fait du caractère réducteur des tanins, le métal pourra se trouver dans le complexe à un degré d'oxy ' :ion inférieur à celui du mόtal dans le dérivé métallique avant sa complexation.

Du fait de leur structure phénolique, les tanins et mélanges de tanins seront aisément complexés par des dérivés métalliques. La réaction de complexa¬ tion est réalisée selon une méthode connue de l'homme du métier pour réaliser la complexation des métaux par des dérivés phénoliques.

Cette réaction a lieu en solution. Elle peut en particulier, comme on l'a vu précédemment, avoir lieu in vivo lors de l'administration de la composition pharmaceutique contenant les deux types de constituants de l'association.

Pour préparer le complexe, les deux réactifs, tanins ou mélanges de tanins et dérivés métalliques, sont mis en solution dans un même solvant ou dans deux solvants miscibles.

Si le tanin ou le mélange de tanins ainsi que le dérivé métallique sont tous deux solubles dans l'eau, on choisira avantageusement de faire la réaction de complexation dans l'eau.

On pourra également choisir un mélange hydroalcoolique ou hydro- cétonique. L'alcool sera avantageusement un alcool contenant 1 à 4 atomes de carbone, avantageusement l'alcool éthylique. La cétone sera avantageusement en C3-C5, avantageusement l'acétone. La quantité requise de métal par rapport au tanin peut varier dans une large mesure en fonction de l'état d'oxydation du métal et des degrés de coordina¬ tion préférés du métal, mais aussi en fonction de la structure du tanin, ou plus précisément de son degré de polymérisation ou du nombre de fonctions phénol qu'il contient. Ainsi, une mole d'un tanin catéchique constitué d'une dizaine d'unités catechine peut théoriquement complexer entre 10 et 30 moles d'un métal, car il contient en sus des 10 groupements orthodiphénol où le métal se complexe préfé- rentiellement, 20 autres fonctions phénol, 10 fonctions alcool et 10 fonctions éther capables de coordiner un métal. Par ailleurs, la demanderesse a expérimentalement contasté qu'un excès de ligand par rapport au métal est préférable probablement du fait qu'il augmente la stabilité du complexe ou prolonge sa durée de vie in situ en milieu biologique.

Par conséquent, la quantité de métal par rapport au tanin variera géné- ralement de 10 moles de métal po 1 mole de tanin, à 1 mole de métal pour 100 moles de tanin, de préférence ces rapports tanin/métal vont de 0,5 à 10 lorsqu'il s'agit d'un tanin pur, et lorsqu'il s'agit d'un mélange de plusieurs tanins, ils varieront en masse de 10 à 1 000 (de lg de métal pour 10 g de tanins à 0,1 g de métal pour 100 g de tanins). La réaction de complexation pourra être suivie par spectroscopie UV selon la méthode décrite dans "Métal ions in biology and médecine", John Libbey Eurotext PARIS, vol. 1, 1990. Notons qu'un bon indice de la complexation est le changement de couleur du milieu réactionnel.

De même que cela est connu pour les dérivés phénoliques d'une façon générale, les complexes utiles selon l'invention se forment aisément à une température proche de la température ambiante et généralement inférieure à 50*C.

La réaction de complexation est avantageusement réalisée à un pH compris entre 4 et 9, de préférence en milieu neutre ou basique.

Le dérivé métallique, dans lequel le métal est à un degré d'oxydation supérieur ou égal à 3, est avantageusement un halogenure, un oxyhalogenure, un sulfate, un métallate, par exemple un métallate de métal alcalin ou d'ammonium du métal considéré, un acétylacétonate ou un hydrate ou un complexe avec un solvant de ces dérivés métalliques.

Afin d'accélérer la réaction de complexation et pour que le pH des complexes organométalliques obtenus soit entre 4 et 9, de préférence neutre ou légèrement basique, lorsqu'il s'agit d'halogénures, de sulfates ou d'acétates de métaux on ajoute autant d'équivalents de base que nécessaire pour la neutralisation de l'acide libéré, de préférence un léger excès. Lorsqu'il s'agit de dérivés métal¬ liques comme des alcoolates, des acétyl-acétonates ou des sels de sodium, de potassium, d'ammonium, l'ajout d'une base est facultatif.

A titre d'exemples de bases utilisables citons toutes celles compatibles avec des systèmes biologiques, comme des bases minérales (carbonates ou phos- phates d'alcalins ou d'alcalino-terreux) ou des bases organiques (tricthylamine, bases puriques ou pyrimidiques, dérivés de la pyridinc).

Les tanins entrant dans la préparation des associations selon l'invention sont soit des produits commerciaux, soit des produits résultant d'une synthèse ou d'une hémisynthèse chimique, soit des produits ou mélanges obtenus à partir d'un matériau végétal.

Ainsi, les complexes utiles selon l'invention, lorsqu'ils sont obtenus à partir d'un matériau végétal, résultent des étapes suivantes :

- 1/ extraction du végétal

- 2/ séparation des tanins des autres constituants de l'extrait - 3/ si nécessaire purification et séparation des divers tanins

- 4/ synthèse des complexes organométalliques

- 5/ si nécessaire purification des complexes organométalliques. Lorsque les tanins sont préparés par synthèse, l'obtention des com¬ plexes organométalliques de tanins avec des métaux au degré d'oxydation au moins égal à 3 résulte des étapes suivantes :

- a/ synthèse du tanin

- b/ si nécessaire purification du tanin

- c/ synthèse des complexes organométalliques

- d/ si nécessaire purification des complexes organométalliques.

On notera que les étapes 5/ et d/ ci-dessus peuvent s'avérer superflues puisqu'il résulte de la structure des tanins, que plusieurs complexes organo¬ métalliques de tanins présentant des formules très voisines (oligomères ou poly¬ mères surtout lorsqu'il s'agit de dérivés catéchiques), et peuvent avoir une activité et une biodisponibilité identiques, et que par conséquent leur mélange est possible d'autant plus que certains métaux comme le vanadium ont tendance à former en solution des équilibres entre plusieurs complexes et plusieurs sites de complexa¬ tion d'un même ligand.

Lorsque les tanins sont obtenus par extraction à partir d'un matériau végétal, on choisira avantageusement ce matériau végétal parmi les plantes ou parties de plantes, feuilles, branches, fleurs, racines, écorces, fruits, graines, excroissance due à une parasitosc ou à une infection par un agent pathogène, citées ci-dessous à titre non limitatif : les labiées, les orties (urtica dioica et urtica urens), la sauge, les bugles, la luzerne ou alfalfa (medicago sativa), les eucalyptus (globulus, delegatensis), l'angelica archangelica et l'angelica sinensis, les ombellifères, le gymnema sylvestre (asclcpiadaceae), le marsdenia condurango, le momordica charantia, le gingko biloba, le chardon-marie, le thé vert, le thé noir (camélia sinensis), la rhubarbe, le dioscorea dumetorum (dioscoreaceae), l'indigofera arrecta (papilionaceae), le pittosporaceae, l'agrimonia eupatoria, le curcuma xanthorrhiza (roxb.), l'uncaria gambier (roxb.), le swertia chirayita (roxb.), les résédacées (réséda, phyteuma, lutea, alba, luteola), rharpagophytum, les rubiacées, les gentianaceaes, l'asparagus racemosus, le dioscorea dumetorum (dioscoraceae), l'aubépine (crataegus oxyacantha), le gui (viscum album), les palétuviers (rhizophoracées), le kaki, les chênes, le chêne à galle (fagacées), les ronces, l'hamamélis (hamamélidacées), le ratanhia (kramériacées), le salicaire (lythracées), le calophyllum (clusiacées), les acacias, l'acacia à cachou (légumi¬ neuses mimosoidées), le quebracho (anacardiacées), les raisins (vitis vinifera, ampelidacées), les cassis (saxifragacées dont ribes nigrum), les myrtilles (ericacées), les mûres (rubus fructicosus), le sureau, le choux-rouge, l'ail (alliu sativum), le coriendre (coriandrum sativum), le Juniper (iuniperus communis), les pins (abiétacées), le pin maritime, les cyprès (cupressasées), les hibiscus, les rhus (anacardiacae), les dicotylédones, les fougères, les gymnospermes, les melianthus, les rosasées, les roses, l'eriobotrya japonica (rosaceae), le boussingaultia baselloidcs, le malva vcrticillata (malvaceac), les fraisiers, les citrus (rutacées), la

benoite, le blighia sapida (sapindaceae), l'aubépine, les châtaigniers (fragacées), les sumacs (anacardiacées), les myrabolans (combrctacées), la bistorte, les légumi¬ neuses césalpinioidées (dividivi, tara, algarobille), les légumineuses papilioncées (derris, lonchca us, mundelea, tephrosia), le lespedeza, le sophora, les poly- gonacées, les légumineuses, le sarrasin.

Lorsque les tanins ou mélanges de tanins sont obtenus par extraction à partir d'un matériau végétal, toutes les méthodes permettant d'extraire les tanins peuvent être utilisées, en particulier celles répertoriées par HASLAM dans "Plant

Polyphenols : Vegetable tanins Revisted" (1989, Cambridge University Press) et dans les références qui y sont citéées.

Initialement, la matière végétale fraîche ou desséchée par un procédé usuel est broyée le plus finement possible de manière à faciliter l'extraction. La matière végétale fraîche peut être congelée et/ou lyophilisée afin d'être conservée et plus aisément manipulée. L'extraction de la matière végétale est réalisée à l'aide de solvants appropriés et effectuée suivant un procédé à chaud ou à froid à l'aide d'un appareillage d'extraction de quelconque nature opérant en continu ou en dis¬ continu, et permettant d'obtenir une extraction quantitative.

Un premier trempage ou lavage de courte durée dans un solvant de polarité différente de celui de l'extraction est possible afin de faciliter l'extraction ou d'éliminer des substances banales gênant l'extraction, par exemple les résines, les poussières, les cires et les produits de traitement des plantes,comme les sulfates ou le soufre.

Parmi les solvants d'extraction, de trempage ou de lavage choisis, citons notamment l'eau, les alcools en C1-C5, le glycol, l'acétonitrile, les cétones en C3-C5, des solutions aqueuses de ces solvants à condition qu'ils soient miscibles et exceptionnellement des solutions salines acides ou basiques.

Le volume de solvant nécessaire par rapport au poids de la matière végétale peut varier selon, en particulier, le type et l'origine de celle-ci, sa consistance ou degré de division, sa teneur en eau. En fait, chaque type de matière première brute est un cas d'espèce. En général, un volume de solvant identique au volume occupé par la matière végétale est un bon compromis.

La température du mélange extractif varie également dans une large fourchette et doit être ajustée au cas par cas, pouvant aller depuis la simple macé¬ ration à froid, jusqu'à la température d'cbullition du mélange extractif sous pression

de plusieurs bars (percolation). En général, elle se situe entre 0 * C et la température d'ébullition de l'eau à pression atmosphérique (environ 100'C), on préférera toute¬ fois les infusions aux décoctions pour que les matières extraites ne séjournent pas trop longtemps à des températures élevées. Souvent, la température ambiante (environ 20 à 30*C) est le meilleur choix. La durée et le nombre d'extractions influent sur le rendement ce qui nécessite une mise au point. En général, plus le mélange extractif est constitué de solvants polaires et/ou plus la température est élevée, moins longue est la durée du traitement.

Le pH est également à contrôler. En général, celui que fixe la matière végétale est acceptable. Il faut toutefois veiller à ne pas avoir un milieu trop acide ou trop basique. Un pH entre 4 et 8 (de préférence entre 5 et 6) est conseillé. Pour ce faire, les solvants doivent être le plus purs et neutres possibles. L'eau doit être désionisée, les appareillages propres et de préférence en verre ou en émail.

L'adjonction de conservateurs est généralement inutile si on travaille sous un gaz inerte comme l'azote ou l'argon et qu'ensuite on congèle, traite ou purifie rapidement l'extrait. Sinon l'addition d'un anti-oxydant (ou d'un réducteur comme la vitamine C ou le sulfite de sodium) peut s'avérer utile.

Le choix des conditions idéales résulte d'essais préliminaires, ainsi que des résultats de tests pharmacologiqucs. Ainsi, par exemple, lorsque l'on désire plus particulièrement extraire des tanins condensés (ou catéchiques), on préférera ajouter un anti-oxydant, des pH voisins de 6 et le méthanol comme solvant d'extraction. Lorsque l'on désire plus particulièrement extraire des tanins hydroly¬ sables (galliques ou ellagiques), on préférera des pH voisins de 4 et le mélange eau-acétone comme solvant d'extraction et on proscrira le méthanol pour l'extraction mais également lors des traitements, séparations et purifications.

L'extraction (ou les extractions) terminée(s), les restes de matières végétales peuvent être séparées de l'extrait proprement dit à l'aide d'un appareillage adapté de filtration ou de centrifugation.

L'extrait obtenu peut être concentré ou évaporé sous vide à l'aide, par exemple, d'un évaporateur rotatif, à une température inférieure ou égale à la température d'extraction. On se contentera généralement d'éliminer complètement le solvant organique miscible à l'eau, mais on essaiera en général de ne pas parvenir à siccité, si besoin est en ajoutant de l'eau distillée ou désionisée, ceci afin

d'éviter d'éventuelles complexations-précipitations irréversibles in situ entre élé¬ ments constitutifs du mélange d'extraction.

Avantageusement, le procédé, pour l'obtention des complexes organométalliques de métaux de degré d'oxydation au moins égal à 3 avec des tanins végétaux, peut être réalisé par exemple en suivant les étapes suivantes :

- extraire une ou plusieurs parties d'une plante choisie, pendant 1 à 24 h, avec de l'eau ou avec un solvant organique, par exemple alcool en C1-C5, acétone, cétone en C4-C6, acétate d'éthyle, acétonitrile, ou avec une solution aqueuse d'un solvant organique, à une température allant de la température ambiante à la température d'ébullition du solvant (trempages simples, ou infusions, ou décoctions, ou percolation), par un procédé en continu de type soxhlet, ou en discontinu de type extraction en batch (généralement 1 à 5 fois) ;

- concentrer cet extrait sous pression réduite ;

- séparer les tanins de cet extrait des autres constituants (chlorophylles, acides organiques, acides aminés, peptides, teφènes, cires, acides gras), par extraction à contre-courant, par chromatographie, par filtration sur gel (comme décrit dans le brevet EP 0 216 936), ou par précipitation sélective des tanins (grâce à un peptide, une protéine, une gélatine, une base purique ou pyrimidique, un sel métallique, une base, un polysaccharide), ou par adsoφtion sélective sur polymère ou copolymere de polyamide (comme décrit dans le brevet EP 0 283 349), avec de l'eau, un mélange hydroalcooliquc, n alcool, une solution aqueuse de base faible, du DMF, de l'acétone, du DMSO ;

- purifier et/ou séparer les tanins obtenus et/ou désirés par filtration sur gel et/ou par HPLC sur phase inverse, et/ou par précipitation ou cristallisation sélective, et/ou par chromatographie, par exemple sur silice, silice greffée, alumine, polyamide, polyvinylpyrrolidone, nylon, papier, cellulose, poly- saccharides, cyclodextrines, et/ou par résine échangeuse d'ions, et/ou par adsoφtion puis désoφtion sélective sur un support polymérique, avec de l'eau, une solution basique, un mélange hydroalcoolique, un alcool, une solution aqueuse, l'acétonitrile, le diméthylformamidc, le formamide, ou un mélange de ces sol¬ vants ;

- complexer le ou les tanins par le ou les métaux souhaités (dans un solvant aqueux avec des sels de métaux, dans un solvant organique avec un acétate de métal ou un acétylacétonatc de métal, de préférence en milieu basique, ou

neutre si le sel de métal est lui-même basique, en neutralisant l'acide formé lorsque le métal est un sel d'halogénure ;

- si nécessaire purifier ces complexes organométalliques de tanins avec des métaux de degré d'oxydation au moins égal à 3 par chromatographie liquide sur phase inverse ou par cristallisation.

Il est à noter qu'une précipitation sélective des tanins peut parfois être obtenue par l'addition à l'extrait végétal de protéines, de gélatine, de peptides, de bases puriques, de bases pyrimidiqucs, de polysaccharidcs, ou tout simplement du métal voulu au degré d'oxydation au moins égal à 3 et qui après complexation avec les tanins précipite. Avantageusement, les dérivés précipitant les tanins peuvent être choisis parmi des produits inactifs (ballast ou excipients) et demeurer dans les compositions thérapeutiques contenant les complexes organométalliques selon l'invention. Sinon, ils sont éliminés par des techniques usuelles de purification.

La demanderesse a constaté tout d'abord que les complexes des tanins avec le vanadium au degré d'oxydation 3, 4 ou 5 avaient une activité thérapeutique particulièrement accrue par rapport à celles des dérivés non complexés notamment dans le traitement du diabète et de ses complications, ce qui prouvait une augmen¬ tation de la biodisponibilité de ce métal du fait de sa complexation avec un tanin ou un mélange de tanins. Un effet analogue a été constaté ensuite avec d'autres métaux à degré d'oxydation supérieur à 3.

Ainsi, selon un autre de ses aspects, l'invention concerne un procédé d'augmentation de la biodisponibilité d'un métal de la famille du V, Nb, Cr, Mo,

W, Mn, Co, Ru, Pd, Pt, Au, Ga, Ge, Sn, Sb et Se par complexation d'un dérivé dudit métal dans lequel ledit métal est à un degré d'oxydation supérieur ou égal à 3 avec au moins un tanin.

Selon une variante particulièrement importante de l'invention, elle concerne un procédé d'augmentation de la biodisponibilité des dérivés du vana¬ dium où ce métal est au degré d'oxydation 3, 4 ou 5 consistant à complexer le métal par un tanin ou un mélange de tanins. Selon une autre variante, l'invention consiste à augmenter la bio¬ disponibilité des dérivés de l'or où ce métal se trouve au degré d'oxydation 3 par complexation dudit dérivé avec un tanin ou un mélange de tanins.

Selon un autre objet, la présente invention concerne l'utilisation des associations définies précédemment pour la fabrication de médicaments utiles en

particulier dans le traitement ou la prévention des maladies métaboliques et de maladies en relation avec le système immunitaire, par exemple de maladies auto- immunes, syndromes immuno-déficients, cancers ainsi que des maladies inflam¬ matoires. Parmi les maladies métaboliques, on citera plus particulièrement le diabète et l'insulino-résistance, l'hypercholestérolémie, l'hypertriglycéridémie, l'hyperlipidémie ainsi que les complications associées à ces pathologies.

A titre d'exemples de pathologies associées, on citera l'hypertension artérielle, l'arthériosclérose, l'insuffisance cardiaque, l'ischémie périphérique ou des pathologies oculaires évoluant vers la cécité.

On citera également d'autres maladies susceptibles d'être traitées par les dérivés et mélanges selon l'invention :

- les maladies inflammatoires,

- les syndromes immunosuppresseurs, - les différents cancers,

- les maladies auto-immunes.

Les associations préférées pour le traitement du diabète et des diffé¬ rentes pathologies associées seront celles dans lesquelles le métal est V, Nb, Cr ou Mo, plus particulièrement le vanadium au degré d'oxydation 3, 4 ou 5, de préférence 4.

Les tanins préférés dans l'application ci-dessus sont les tanins extraits de l'ortie.

Les associations préférées pour préparer des compositions utilisables en cancérologie seront celles dans lesquelles le métal est V, Pt, Ru, Ge, Ga. Les associations préférées utilisables pour traiter les maladies auto- immunes et les syndromes immunosuppresseurs sont celles dans lesquelles le métal est V, Nb, Se, Sb, Sn.

Pour le traitement des maladies inflammatoires, on choisira avanta¬ geusement les associations dans lesquelles le métal est l'or, en particulier l'or au degré d'oxydation 3, plus particulièrement celles où le tanin ou le mélange de tanins est extrait de cassis.

La demanderesse s'est aperçue de façon tout à fait suφrenante que des mélanges des complexes décrits précédemment avec des complexes analogues résultant de la complexation du même tanin ou mélange des tanins avec un dérivé

métallique d'un métal à un degré d'oxydation inférieur à 3 avaient une activité thérapeutique considérablement accrue.

Le second métal est dans ce cas avantageusement le zinc, le magné¬ sium ou l'argent et se trouve dans un rapport de 10 à 10 000, de préférence 100 à 1 000, par rapport au premier métal dans le mélange.

Un tel effet est tout particulièrement observé pour les mélanges de complexes de tanins dans lesquels le premier métal est le vanadium et le second est le zinc dans le traitement des maladies métaboliques, du diabète, de l'insulino- résistance et de leurs complications. Un effet de synergie est également observé avec les complexes utiles selon l'invention dans le cas du traitement du cancer lorsqu'ils sont associés avec des complexes des mêmes tanins avec de l'argent ou du zinc.

Un effet de synergie est également observé avec les complexes utiles selon l'invention dans le cas du traitement des maladies auto-immunes lorsqu'ils sont associés avec des complexes des mêmes tanins avec du magnésium ou du zinc.

L'invention couvre donc également les compositions pharmaceutiques contenant ces mélanges de complexes à effet synergique ou les associations susceptibles de former ces complexes. Les compositions pharmaceutiques selon l'invention pourront se trouver sous différentes formes.

Les associations, complexes ou mélanges complexes définis selon l'invention seront incoφorés dans un excipient, véhicule ou support pharmaceu¬ tiquement acceptable. Comme excipients, véhicules ou supports pharmaceutiquement accep¬ tables, on peut utiliser tout excipient, véhicule ou support bien connu de l'homme de l'art. On peut citer par exemple, et de façon non limitative : le lactose, l'amidon de maïs, le glucose, la gomme arabique, l'acide stéarique ou le stéarate de magné¬ sium, la dextrine, le mannitol, le talc, des huiles d'origine naturelle, riches en acides gras insaturés essentiels. En particulier, si cela s'avère éventuellement nécessaire, on peut utiliser d'autres additifs bien connus de l'homme de l'art tels que des stabilisants, des desséchants, des liants, des tampons de pH.

Les compositions de l'invention peuvent être administrées de diffé¬ rentes manières, en particulier par voie orale ou permuqueuse (linguale, nasale, oculaire).

Elles peuvent être également sous forme injectable et destinées à une injection sous-cutanée, intramusculaire ou intraveineuse.

Elles peuvent également être utilisées sous forme de patchs.

Les quantités requises de complexes organométalliques pour un traite¬ ment varient selon le métal au degré d'oxydation au moins égal à 3, et le tanin dans une fourchette de 0,01 à 5 mg de métal/kg de poids pour des animaux et de 0,01 à 50 mg pour un humain.

Les compositions pharmaceutiques contiennent donc entre 0,01 et 25 mg de métal par unité.

Les exemples qui suivent sont donnés à titre illustratif et nullement limitatif de l'invention et illustrent la synthèse des complexes et mélanges de com- plexes utiles selon l'invention ainsi que leurs effets biologiques.

EXEMPLES :

Dans tous les exemples ci-dessous, les tanins sont caractérisés par différentes méthodes , en particulier : - une réaction colorée avec le FeCl3 ;

- en IR des bandes caractéristiques au delà de 3000 cm-*, et aux environs de 1700 et 1500 cm " 1 (pastilles de KBr) ;

- en UV des bandes d'absoφtion maximales dans la région 280-220 (généralement 2 bandes) ; - précipitation de gélatine en solution ;

- adsoφtion sur la poudre de peau ou sur des polyamides.

- et lorsque cela s'avère nécessaire par les méthodes RMN décrites par T. Okuda, "New methods of analysing tannins", Journal of Natural Products, 1989, 52, 1-31. La formation des complexes est généralement mise en évidence par le changement de couleur de la solution et suivie par spectroscopie UV.

Le protocole de détermination d'un effet hypoglycemiant est pour tous les essais thérapeutiques sur rats des complexes tanins-vanadium, celui qui est donne ci-dessous à l'exemple 1 (paragraphe bl ).

EXEMPLE 1 - Complexes de vanadium et de tanins d'ortie fraîche

a) isolation des tanins et préparation des complexes 2800 grammes d'ortie fraîche (parties aériennes notamment les sommités fleuries cueillies depuis moins de 3 heures) sont finement hachées et placées dans 20 litres de méthanol 100 * à 25 * C sous atmosphère inerte d'azote et sous agitation mécanique. Après 12 heures, la solution est filtrée sur un tissu en coton. On ajoute à la liqueur extractive 1 litre d'eau désionisée, puis cette solution hydroalcoolique est évaporée sous vide à température ambiante tandis que la matière végétale est réextraite encore deux fois par 15 1 de MeOH à température ambiante, sous azote, sous agitation pendant 12 h, puis filtrée et les solutions évaporées de la même manière que pour la première liqueur extractive après addition d'eau. Les résidus d'évaporation des trois extractions sont mélangés et filtrés sur papier pour éliminer des insolubles verts, la solution aqueuse obtenue est jaune clair. Après lyophilisation (obtenu 160 g), une partie du produit est chromatographiée sur Séphadex LH 20 (Pharmacia). On élue d'abord à l'eau (150 fractions de 20 ml), puis on recueille 100 fractions de 20 ml par élution avec du méthanol 100*. Les fractions donnant un test positif avec FeCl3 sont les fractions 22-45 (qu'on mélange pour former la fraction désignée par 1A) et les fractions 168-200 (qu'on mélange pour former la fraction désignée par 1B).

Après évaporation à froid des solvants, 1A et 1B, sont additionnés de vanadium afin de former des complexes organométalliques puis testées de manière à administrer 0,25 mg de vanadium/kg d'animal. Les fractions après complexation sont désignées respectivement par l'A et l'B. La complexation au vanadium est réalisée de la manière suivante : dissolution dans de l'eau pour 1A et dans un minimum d'éthanol à 95 * pour 1B (moins de 10% du total de la solution finale) et ajout sous agitation d'une solution aqueuse de sulfate de vanadyle et d'une solution aqueuse de carbonate de potassium (1,5 équivalents de K2CO3 pour 1 équivalent de VOSO4 dans 2 mg de produit). Un changement rapide de couleur vers le noir témoigne de la complexation du métal par les constituants organiques de l'extrait végétal. Puis dilution des produits de complexation obtenus dans de l'eau désionisée pour 1A et dans du sérum physiologique pour 1B en quantités suffisantes pour avoir des concentrations finales de métal égales à 0,25 mε de vanadium/5 ml de solution.

b) essai thérapeutique

bl - protocole du test de détermination d'un effet hypoglycemiant Les complexes organométalliques du vanadium sont évalués selon la procédure suivante :

- des rats mâles de souche Wistar provenant de l'élevage de la Société Ifa-Crédo et pesant en moyenne 160 g sont maintenus 4 jours en observation et reçoivent de la nourriture et de l'eau de boisson ad libitum. Ils sont soumis à une température de 21 * C + 1 * C, et à un cycle jour/nuit de 12 heures ; - ils sont ensuite anesthésiés à l'éther éthylique et on leur administre une dose de 60 mg kg de Streptozotocine en solution dans un tampon citrate pH 4,5 par une injection pratiquée au niveau de la veine du pénis ;

- trois jours plus tard, les animaux (qui pèsent alors 200 g environ) présentant une glycémie comprise entre 3 et 4,9 g 1 sont groupés par lots de 6 animaux, 3 par cage et soumis au traitement par la substance à tester par injection intra-péritonéale (désignée ci-après par IP) à raison de 5 ml/kg.

On constitue également un lot de rats témoins normaux et un lot de rats témoins diabétiques, qui à la place des substances à évaluer, reçoivent du sérum physiologique (5 ml/kg) par voie IP. Le contrôle de la gl y cémie est effectué au temps souhaité avec un

Glucometter III AMES (Bayer) sur glucofilm, lorsqu'il s'agit d'un test d'évaluation d'un effet hypoglycemiant à 2, 4 et 6 heures après l'administration, ou avec un Glucometter I AMES, sur glucostix lorsqu'il s'agit d'un traitement de plusieurs jours, servant à évaluer le rôle régulateur de la glycémie, préventif des complications du diabète et un éventuel effet rémanent après arrêt du traitement, par incision de l'extrémité de la queue et prélèvement d'une goutte de sang.

b2 - Résultats obtenus

Les résultats obtenus, au bout de 8 jours de traitement par injection quotidienne intra-péritonéale, sont consignés dans le tableau 1, qui donne les résultats moyens évalués pour 6 rats rendus diabétiques par injection de Streptozotocine, selon le protocole ci-dessus.

Le tableau 1 indique, pour chaque mélange testé, la dose de vanadium administré, la glycémie moyenne et le nombre de rats dont la glycémie est inférieure à 1,5 g/1.

EXEMPLE 2 - Complexes du vanadium et de tanins d'ortie sèche

8 kilogrammes de feuilles et de sommités fleuries d'orties séchées à l'air (30-35 * C) à l'abri de la lumière, sont réduits en poudre et extraits par 2 fois par (2 fois) 70 litres d'éthanol 80 * à 40 * C sous agitation mécanique durant (2 fois) 12 heures. Après filtration, les deux liqueurs extractives sont mélangées et débarrassées de l'alcool sous pression réduite à 30'C. Le résidu d'evaporation est décanté et filtré sur filtre Wattmann GF/B, la solution aqueuse obtenue est orangée.

Une partie de la liqueur extractive est extraite à contre-courant successivement par 10 1 d'hexane, puis par 10 1 d'éther et enfin par 10 1 de chloroforme. La dernière phase aqueuse restante est lyophilisée, puis chromatographiée (suivant le procédé décrit dans EP 0 283 349) sur une colonne de polyamide (poly-caprolactam de Macherey-Nagel), éluée d'abord par de l'eau désionisée, puis par un gradient ammoniacal allant de 0,01N à 0,2N en NH4OH, les fractions basiques étant neutralisées dès leur sortie de colonne par du CO2 gaz qu'on y fait buller, puis lyophilisera et tirées sous vide de 10-- mm Hg durant 24 h. On recueille 400 fractions de 20 ml.

On groupe les fractions de tête de colonne 48 à 66 pour former la fraction 2A, puis les fractions 230-245 pour former la fraction 2B, 246-265 pour former la fraction 2C, 266-290 pour former la fraction 2D, 290-400 pour former la fraction 2E. Ces fractions réagissent avec du vanadium afin de former des complexes organométalliques de la même manière que suivant l'exemple 1 (2A comme 1A : 0,25 mg de vanadium avec 25 mg de produit/kg d'animal, dilué dans du sérum physiologique, 2B, 2C, 2D et 2E : 0,25 mg de vanadium avec 10 mg de produit/kg d'animal, dilué dans de l'eau désionisée comme 1B). Les fractions après complexation sont désignés respectivement par 2'A,

2'B, 2'C, 2'D et 2'E.

Les résultats des essais thérapeutiques sur 6 rats diabétiques sont regroupés pour les fractions 2'A, 2'B, 2'C, 2'D dans le tableau 1 qui donne les résultats obtenus après 8 jours de traitement et pour la fraction 2'E dans le tableau 2

qui donne pour chacun des produits testés la dose de métal administrée et l'effet hypoglycemiant observé 4 h après l'injection.

Par ailleurs, on donne à titre d'illustration de l'effet hypoglycemiant des produits des résultats concernant l'évolution de la glycémie, du gain de poids, de la consommation d'eau et de la consommation de nourriture pour des rats diabétiques traités par les complexes 2'B des tanins 2 B (planche n * l, figures la à ld).

Les résultats sont représentés dans ces figures sous forme de diagramme-barre ; la barre noire correspondant aux résultats obtenus avec les témoins diabétiques et la barre hachurée correspondant aux résultats obtenus avec les rats traités par les complexes selon l'invention.

Exemple 3 - Complexes du vanadium avec des tanins de Gvmnema Sylvestre

On infuse 4 kg de feuilles séchées et moulues de Gymnema Sylvestre dans 40 1 d'éthanol à 95 * jusqu'au retour à la température ambiante. Après filtration et ajout de 1,5 1 d'eau désionisée, on évapore l'alcool sous vide à température ambiante. On laisse le résidu d'evaporation au repos durant 12 h à froid (5 * C), puis on élimine le surnageant et le précipité par filtration sur filtre Wattman GF/B. L'extrait obtenu après lyophylisation est désigné par 3A. Une partie de cet extrait 3A est dissoute dans une solution aqueuse faiblement basique (0,01N NaOH) (quelques insolubles sont filtrés) et passée sur une colonne pour chromatographie de Carlo Erba, contenant 300 g de nylon, puis élue par 1,5 1 d'une solution de soude 0,01N, puis 0,5 1 d'une solution de soude 0,1N et enfin 0,5 1 d'une solution de soude 0,3N. Le résultat de la seconde élution (soude 0,1N) est neutralisé immédiatement par une solution 0,1 N d'acide chlorhydrique et débarrassé du sel contenu par dialyse. Les tanins obtenus désignés par 3B sont complexés avec du vanadium comme dans l'exemple 1 à raison de 0,2 mg de V pour 10 mg de produit. Le produit complexé est désigné par produit 3'B.

Les résultats des tests pharmacologiques du produit 3'B sont consignés dans le tableau 2 en ce qui concerne l'effet hypoglycemiant au bout de 4 h. Par ailleurs, l'effet hypoglycemiant du produit 3'B a été évalué en comparaison avec celui de l'extrait 3A de gymnema sylvestre et avec un témoin constitué de sérum physiologique et un sel de vanadium servant de référence VOSO 4 .

Les résultats sont consignés dans le tableau 1.

De façon suφrenante, on a obtenu un effet synergique entre le produit 3'B et le produit 3A puisque comme cela apparaît également dans le tableau 1 on a observé un net abaissement du taux de glycémie par injection d'un mélange 50-50 de ces deux produits pour une dose de métal plus faible (mélange désigné par 3C dans le tableau 1).

Par ailleurs, il est apparu que 80 % des animaux dont le taux de glycémie était corrigé au bout de 8 jours de traitement par 3C demeuraient corrigés 90 jours après l'arrêt de ce traitement.

Tableau 1

EXEMPLE 4 - Complexes de vanadium et de tanins du thé vert

On fait infuser 1 fois 100 g de thé vert dans 1,2 1 d'eau bouillante jusqu'à ce que la température atteigne 60 * C. On filtre alors le marc de thé sur fritte, puis on évapore sous vide l'eau à 40 * C. Le résidu sec obtenu est alors extrait à chaud en continu dans un appareil de type soxhlct par d'abord 1 1 d'éther éthyϋque durant 4 h, puis par 1 1 de dichlorométhanc durant 4 h.

Ce solide est ensuite complexé avec le vanadium comme dans l'exemple 1 (excepté qu'on emploie comme base, à la place du K2CO3, 4 équivalents de potasse pour 1 équivalent de VCI3 a ^ a p' ace du VOSO4). Il précipite des complexes organométalliques de tanins (produit dénommé 4), qui sont testés à la dose de 0,5 mg de vanadium/kg d'animal lors d'un traitement aigu.

Les résultats des tests pharmacologiques du produit 4 sont consignés dans le tableau 2.

EXEMPLE 5 - Complexes du vanadium et de tanins du thé noir On macère successivement dans de l'eau, de l'acétone et du méthanol

(3 fois 1,5 1), à 30*C et durant 3 h chaque fois, 300 g de thé noir. Les extraits obtenus sont filtrés sur coton et mélangés, puis on évapore les solvants organiques et on filtre sur papier la phase aqueuse résiduelle. Celle-ci est alors totalement évaporée à froid, puis le solide obtenu est extrait par 3 fois 300 ml d'éther, puis 3 fois 300 ml de chloroforme. Le solide résiduel est ensuite mis en suspension dans un mélange 2/1 d'isopropanol-méthanol et agité vigoureusement durant une nuit.

On filtre alors sur fritte, on élimine le précipité et on récupère la solution obtenue.

Celle-ci contient plus de 70% de tanins (test d'adsoφtion sur la poudre de peau).

Elle est chauffée en présence de VO(acac)2 (acétyl-acétonate de vanadyle) à 50 * C durant 30 mn puis évaporée à sec - la gomme obtenue lavée 2 fois par du propanol-1.

Les complexes du vanadium obtenus (produit 5) sont testés à la dose de 0,25 mg de vanadium/kg d'animal.

Les résultats des tests pharmacologiques du produit 5 sont consignés au tableau 2.

EXEMPLE 6 - Complexes du vanadium et de tanins de Ginkgo-Biloba

Cette méthode pour isoler les tanins de Ginkgo-Biloba s'apparente à celle décrite dans le brevet français 2 677 387. On broie finement 600 g de feuilles vertes de Ginkgo-Biloba, puis on les extrait 2 fois à 60*C par 2 fois 6 litres d'un mélange 50-50 eau-acétone pendant 3 heures. Après filtration des résidus végétaux, la liqueur extractive est concentrée sous pression réduite jusqu'à un volume de 1 litre environ. On filtre sur

papier cette solution aqueuse et une partie de celle-ci est basifiée par de l'ammoniaque jusqu'à pH = 11 et maintenue à 4 * C durant 12 h.

Elle est ensuite filtrée, et le précipité recueilli est complexé avec le vanadium comme dans l'exemple 1 (excepté que l'on n'ajoute pas de base) afin de former des complexes organométalliques, puis le produit désigné par 6 est testé de manière à administrer 0,25 mg de vanadium/kg d'animal lors d'un traitement aigu.

Les résultats des tests pharmacologiques du produit 6 sont consignés au tableau 2.

EXEMPLE 7 - Complexes du vanadium avec des tanins d'Acacia

288 g de gomme de cachou (extrait aqueux d'acacia catechu willd.) sont dissous dans de l'eau chaude. L'adjonction de gélatine codex en solution aqueuse sous agitation vigoureuse, suivi d'un repos de 12 h à 4 * C précipite les tanins, qui sont recueillis par centrifugation. On les dissout ensuite aux ultrasons dans un mélange acétone-eau 50/50 et on les passe à travers une colonne de cellulose microcristalline Avicel (Merck). Le produit obtenu contient environ 85% de tanins (test d'adsoφtion sur la poudre de peau). Il est complexé avec le vanadium à raison de 0,25 mg de V par 25 mg de tanins en chauffant à 45 * C la solution hydrocétonique de tanins avec du diacétate de vanadyle, puis on évapore les solvants sous vide. Le produit résr'^.nt (produit 7) est testé à h dose de 0,25 mg de V/kg d'animal

Les résultats des tests pharmacologiques du produit 7 sont consignés dans le tableau 2.

EXEMPLE 8 - Complexes du vanadium avec des tanins d'Eucalvptus globulus

On procède comme dans l'exemple 6 pour le Ginkgo-Biloba à partir d'une décoction méthanolique de jeunes feuilles d'eucalyptus globulus (3 kg). Les tanins isolés par précipitation en milieu basique sont complexés et testés à la dose de 25 mg de tanins pour 0,25 mg de vanadium/kg d'animal. Le produit est dénommé produit 8.

Les résultats des essais pharmacologiques du produit 8 sont consignés dans le tableau 2.

EXEMPLE 9 - Complexes du vanadium avec des tanins de luzerne

10 kg de luzerne grossièrement hachés sont infusés dans 50 1 d'eau désionisée. On élimine la matière végétale et on concentre la solution aqueuse jusqu'à 5 1 environ, on la filtre sur papier et on l'extrait par 4 fois 2 1 d'hexane. On ajoute alors sous agitation une solution aqueuse contenant 60 g de dextrine haute viscosité et 5 g de chitine. On refroidit à 4 * C et on recueille le précipité apparu par centrifugation. Celui-ci, constitué de polysaccharides et de tanins, est complexé tel quel, comme dans l'exemple 1B, avec du métavanadate de sodium à raison de 100 mg de précipité pour 0,5 mg de vanadium. Le produit est dénommé produit 9. Les résultats des tests pharmacologiques du produit 9 sont consignés dans le tableau 2.

EXEMPLE 10 - Complexes de vanadium et de tanins de la sauge

On procède comme suivant l'exemple 9 pour la luzerne à partir de 10 kg de feuilles et de branches de sauge (salvia officinalis) broyées en préparant une infusion hydroalcoolique à 15% en éthanol. Le précipité et les complexes de vanadium étant réalisés de la même manière. Le produit complexé est désigné par

10.

Les résultats des tests pharmacologiques du produit 10 sont consignés dans le tableau 2.

EXEMPLE 11 - Complexes de vanadium et de tanins de raisin (vitis vinifera)

On suit une méthode analogue à celle décrite dans le brevet français 2372 823. On broie 1 kg de pépins de raisin, dont on fait ensuite une décoction dans 10 1 d'eau désionisée (à ébullition durant 30 mn). Après retour à température ambiante et filtration du marc et autres insolubles, le filtrat est laissé au repos à 4 * C durant 48 h, puis centrifugé. Le surnageant est saturé en sulfate de sodium et ensuite extrait à contre-courant par de l'hexane, puis par de l'acétate d'éthyle (AcOEt). On conserve la fraction AcOEt qu'on évapore à sec, puis on rince par du dichlorométane. On fait réagir les tanins ainsi obtenus avec du vanadium comme dans l'exemple 1 (excepté qu'on emploie, comme base à la place du K2CO3, 2 équivalents de soude pour 1 équivalent de VOSO4) afin de former des complexes organométalliques (produit 11), puis le produit 11 est testé de manière à administrer 0,5 mg de vanadium/kg d'animal lors d'un traitement aigu.

Les résultats des essais pharmacologiques du produit 11 sont consignés dans le tableau 2.

EXEMPLE 12 - Complexes du vanadium et de tanins de pin maritime On infuse à 80*C dans un litre de solution saline à pH = 9, 100 g d'écorce finement concassée de pin des Landes durant 4 h, puis on filtre et on neutralise la solution pH = 6,5 par une solution de HC1 0,1N.

On concentre sous vide jusqu'à environ 200 ml, on ajoute du VCI3 et on laisse reposer le mélange obtenu au réfrigérateur durant une semaine. On recueille ensuite le précipité. Après dosage de la teneur en vanadium, ces complexes organométalliques 12 sont testés dissous dans de l'éthanol à 10% à la dose de 0,5 mg de vanadium/kg d'animal lors d'un traitement aigu.

Les résultats des tests pharmacologiques du produit 12 sont consignés dans le tableau 2.

EXEMPLE 13 - Complexes du vanadium avec des tanins du thé séparés par chromatographie

On macère successivement dans de l'eau, de l'acétone et du méthanol

(3 fois 2 1), à 30 * C et durant 3 h chaque fois, 400 g de thé vert (camellia sinensis). Les extraits obtenus sont filtrés sur coton et mélangés, puis on évapore les solvants

L'huile obtenue est reprise dans l'alcool 100 * puis débarrassée des insolubles par filtration. On procédé alors à une chromatographie sur colonne de

Séphadex LH 20 (Pharmacia) en éluant par de l'éthanol (400 fractions de 12 ml).

Les fractions les plus pures sont chromatographiées à nouveau sur du Séphadex G10, ce qui permet d'obtenir de l'épicatéchine gallate, de la théaflavine, de la théaflavine digallate et de l'épigallocatéchine gallate pures (comparées à des échantillons authentiques et aux données de la littérature), ainsi que de nombreuses fractions contenant d'autres tanins condensés presque purs.

La complexation avec le vanadium est réalisée comme à l'exemple 22 ci-dessous.

EXEMPLE 14 - Synthèse de pentagalloylglucose et complexation

On met en suspension 1,8 g de D-glucosc dans 100 ml de DMF et 100 ml de MeCN, puis on ajoute 22,5 g d'acide tri-o-benzylgallique (5.1 eq.) et 5,2 eq.

de DCC (13,5 g). On agite sous azote à 75-80 * C durant 48 h, puis on filtre les insolubles. On évapore sous vide de la pompe à palettes les solvants, puis on reprend l'huile obtenue dans 150 ml de chloroforme, on filtre de nouveau, on lave par 2 fois 50 ml d'eau distillée, on sèche la phase organique au sulfate de sodium, et on concentre sous vide à 20 ml environ. Puis on ajoute 200 ml de pentane et on décante l'huile blanche qui se sépare.

Celle-ci est séchée à la pompe à palettes, puis redissoute dans du THF anhydre et hydrogénée à 3 bars sur 0,4 g de Pd/C à 10% durant 12 h à température ambiante. On filtre le catalyseur sur filtre en laine de verre et on évapore le THF sous vide. On purifie le produit de la réaction par HPLC préparative sur une colonne de silice greffée-C8 (gradient 100 H 2 O-0,1 TFA jusqu'à 60 H2O-40 MeCN-0,1 TFA), puis on le précipite en solution dans le méthanol par du chloroforme.

Ce même dérivé est synthétisé à partir de la procédure décrite dans le brevet français 2 380 299.

Suivant les mêmes procédés, on peut obtenir des dérivés pentagalloyl d'autres sucres en remplaçant le glucose, par exemple par le rutinose ou le galactose ou avantageusement le mannose ou le rhamnose. Avantageusement, la réaction peut se faire dans un solvant aqueux en utilisant un agent de couplage soluble dans l'eau (WSCR). La complexation avec le vanadium est réalisée comme à l'exemple 22 ci-après.

Exemple 15 : Synthèse de trigalloylshikimate et complexation

On chauffe au reflux pendant une heure, sous argon, une solution de THF contenant 20 ml de chlorure d'oxalyle et lO mmol d'acide tri- O-benzyl- gallique, puis on évapore sous vide le THF et l'excès de C1COCOC1. Le chlorure de tri-O-benzylgalloyle obtenu en solution dans du toluène est précipité dans l'hexane et filtré. Il est ensuite couple à 60 * C avec de l'acide shikimique (2 mmol) en suspension dans 100 ml d'un mélange 1/1 DMF-pyridine. La réaction est stoppée au bout d'une semaine par addition d'eau et de chloroforme. On décante, lave la phase CHCI3 avec une solution d'acide chlorhydrique 0,1 N 4 fois, puis à l'eau jusqu'à neutralité. La phase organique est séchée sur MgSÛ4 et le solvant est évaporé sous vide. Le produit obtenu est chromatographie sur silice (éluant chloroforme-éther 9/1). Le produit obtenu est précipité dans le pentane, puis

hydrogéné comme dans l'exemple 14, puis purifié par cristallisation à deux reprises dans un mélange MeCN-C^C -

La complexation avec le vanadium est réalisée comme à l'exemple 22 ci-après.

Par ailleurs, en suivant les mêmes procédures que dans les exemples 14 et 15, ou suivant le brevet français FR 2 345 441, en remplaçant les sucres ou l'acide shikimique par des flavanols comme la catechine, l'épicatéchine, la quercétine, on obtient des tanins mixtes (gallates de flavones) que l'on complexe comme dans l'exemple 22 ci-après.

Exemple 1 : Hémisynthèse de pentagalloylglucose et complexation

5 g d'acide tanique constitué d'un mélange d'une trentaine de poly- gallates de glucose (tanins hydrolysables dont 5 à 15 % de pentagalloylglucose) sont chauffés au reflux à pH 8-9 dans 100 ml de méthanol durant 24 h sous argon, en présence de triéthylamine et d'un peu de sulfite de sodium. Le mélange obtenu est essentiellement constitué de gallate de méthyle et de pentagalloylglucose, qui est purifié par chromatographie sur Séphadex G10. Il peut également être purifié comme dans l'exemple 14. Les rendements finaux vont de 40 à 70 %.

Ce tanin est ensuite complexé à du V comme dans l'exemple 22 ci- après.

Exemple 17 : Evaluation de la synergie V ( " 1 éq. et Zn HO éq.)

On complexe 2 g de pentagalloylglucose avec 31,5 mg (0,2 mmol) de chlorure de vanadium VCI3 en présence de 3 équivalents de Na2CÛ3 (64 mg). Par ailleurs, on complexe 2 g de pentagalloylglucose avec 2 mmol (0,272 g) de chlorure de zinc ZnCh en présence de 2 éq. de Na2C03-

Alors que chacun des deux complexes pris séparément est inactif lorsqu'il est administré à des rats diabétiques en injection intrapéritonéale à la dose de 30 mg/kg d'animal, un mélange de 15 mg de chaque complexe diminue la glycémie de rats diabétiques de 35 % 4 h après l'administration, avec pourtant une dose identique de tanin et une dose deux fois moindre de V et de Zn.

Exemple 18 : Isolation des tanins de cassis (ribes nigrum) et enrichissement en or par complexation a) On réduit en poudre 3 kg de feuilles de cassis qu'on fait macérer 3 jours dans 20 1 d'éthanol à 95 * , à température ambiante sous agitation mécanique. On ajoute alors 1,5 1 d'eau désionisée, puis on évapore l'alcool sous vide. La solu¬ tion restante est filtrée sur papier filtre après une nuit de repos au réfrigérateur (8 * C). La phase aqueuse est lyophilisée et constitue le produit 18a, puis une partie est chromatographiée par HPLC préparative sur phase inverse (silice greffée C8, éluant eau-acétone 19/1, 400 fractions de 12 ml). Les fractions 68-215 qui donnent un test positif avec le Fe + 3 sont regroupées ensemble (produit 18b) et les solvants chassés sous vide. On redissout dans l'éthanol cette partie, filtre sur fritte, et on précipite le filtrat par du dichlorométhane. Le précipité obtenu contient plus de 85 % de tanins (test d'adsoφtion sur la poudre de peau). Il est complexé par du trichlorure d'or AUCI3 par ajout à 200 mg de tanins dissous dans l'eau de 0,3 mmol de Na2C03 et 31 mg de AuCl 3 .

Ce complexe, dénommé 18c, est utilisé comme anti-inflammatoire.

b) Test pharmacologique

L'activité anti-inflammatoire des tanins du cassis est connue (M. Tits et al., Phytochemistry 1992, 31, 971 ; C. Declume, J. Ethnopharmacoiogy 1989, 27, 91), mais pas leur potentialisauon par complexation avec des métaux.

Sur des lots de 8 rats de 70 g, on induit un oedème par injection dans l'anse duodénale d'une suspension de kaolin (au lieu de carragénine pour des raisons pratiques de durée du test) en suivant le protocole expérimental décrit par CA. Winter et al. dans Proc. Soc. Exp. Biol. Med., 1962, 1, S44-S47 "Carrageenin induced oedema in hind paw of the rat as an assay for anti-inflammatory drugs".

On mesure d'abord le pourcentage d'augmentation du volume de la patte par rapport au volume initial, et l'activité anti-inflammatoire des produits testés (voie IP) est ensuite exprimée en pourcentage de réduction de l'oedème chez les animaux traités par rapport aux animaux témoins recevant seulement du sérum physiologique (voie IP).

Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau 3 ci-dessous.

TABLEAU 3

ACTIVITE ANTI-INFLAMMATOIRE

Test de l'oedème de la patte

Pourcentage de réduction de l'oedème par rapport aux témoins

Exemple 19 : Isolation des tanins de myrtille et complexation

On presse 3 kg de myrtilles (fruits), on centrifuge le jus, le résidu con¬ tenant surtout de la peau est macérée 12 h dans 10 1 d'eau désionisée, puis filtré. On mélange les deux liquides obtenus et on concentre par osmose inverse. On épuise ensuite le résidu par de l'alcool, et enfin on réalise une chromatographie sur colonne de Séphadex LH 20 (éluant eau-alcool 50-50 conduisant à 400 fractions de 12 ml). Les fractions proanthocyanidiques 104-225 sont groupées ensemble et lyophilisées. On les complexe ensuite avec du VOSO4, comme dans l'exemple 1, à raison de 30 mg de tanins pour O,5 mg de V. Le produit complexé est dénommé produit 19.

Les résultats des tests pharmacologiques de 19 sont consignés dans le tableau 2.

Exemple 20 : Synthèse d'autres depsidcs : polvgalloylgallates et complexation

On met en solution dans l'acétate d'éthyle à 0 * C, sous azote, 3,4 g d'acide gallique et 4,12 g de DCC (dicyclohcxylcarbodiimide). Au bout de 4 h, il y a un abondant précipité jaune-orangé qu'on filtre. On dissout les produits de la réaction (majoritairement du di-mctagalloylgallate avec environ 5 % du trimère)

dans du CH2CI2 et on filtre le précipité blanc-jaune de DCU (dicyclohexylurée). Le filtrat est mis à sec sous vide et conservé sous azote à l'abri de la lumière. Cette réaction met à profit l'insolubilité du dimère formé dans le solvant réactionnel. Si on change de solvant ou qu'on ajoute par exemple du chloroforme ainsi qu'un excès de DCC, la réaction de couplage dépasse le stade du dimère et du trimère et on obtient de nombreux polymères de l'acide gallique.

Les différents polygalloylgallates ainsi formés sont ensuite complexés par le vanadium selon le procédé de l'exemple 22.

Exemple 21 : Biosvnthèse de tanins condensés et complexation

On peut synthétiser de nouveaux tanins condensés par oxydation comme suit :

- on dissout dans un mélange hydrocétonique (15 % acétone) 0,2 g de catechine, 1 g de puφurogalline et O,2 g d'épigallocatéchine, on ajoute de l'acétate de sodium de manière à obtenir un pH > 6 et on additionne sous agitation à l'air 30 mg de polyphénol oxydase. En quelques minutes, la solution noircit, et au bout de 1 h il y a plus de 30 nouveaux tanins de formule inconnue qui se sont formés. En faisant varier les ligands organiques de départ (pyrogallol, acide-gallique, épi— catechine), on peut obtenir de nombreux nouveaux composés. II est connu que lors de la fermentation et du vieillissement du vin, ou des feuilles du thé vert (pour de enir le thé noir) des oligomères flavoniques peu condensés se condensent en des dérivés polymériques de plus haut poids molé¬ culaire. Il est également connu (Cf. E. Haslam, J.C.S. Chem. Comm. 1974, 594- 595 ; Phytochemistry, 1977, 16, 1625-1640) qu'on peut réaliser au laboratoire, le couplage des carbocations obtenus par dégradation acide de tanins (généralement oligomères B2 ou B3) avec d'autres tanins, ou avec la catechine ou l'épicatéchine et obtenir ainsi de nouveaux tanins non présents initialement dans la plante.

Ces nouveaux tanins seront à leur tour complexés selon l'invention.

Exemple 22 : Autres complexes

Les complexes organométalliques des produits suivants : gallo- catéchine, épigallocatéchine, cynarinc, caféyl-arbutoside, acide chlorogénique, acide rosmarinique, acide lithospermique, théaflavine, acide tri— O— galloyl— quinique, procyanidine trimère Cl, procyanidinc trimère C2, procyanidine dimère

B3, procyanidine dimère B2 ont tous été réalisés en suivant la même procédure décrite ci-dessous :

- deux équivalents du substrat organique sont dissous dans un minimum de solvant (eau en général, alcool-eau si nécessaire pour la mise en solution.

- on ajoute alors un équivalent de vanadium sous la forme d'une solu¬ tion aqueuse saturée de Na3Vθ4, il s'en suit un changement rapide de couleur signe de la complexation du métal par le ligand.

Les tests biologiques des produits en milieu exclusivement aqueux, ou si nécessaire en suspension dans la gomme arabique, ont été réalisés. Les résultats sont consignés dans le tableau 4.

Exemple 23 : Autres complexes

Pour les tanins suivants : pentagalloylglucose, hexagalloylglucose, acide tanique, tanin d'acer, tanin d'hamamelis, tanin de tara ; on a utilisé le procédé suivant :

- dissolution ou suspension du tanin, sous azote dans l'alcool,

- ajout de 2 équivalents de base (triéthylamine Et3JN ,

- pour un équivalent de métal introduit sous forme d'acétyl acétonate de vanadium : V(acac)3) dans des proportions de substrat organique/métal de

2,5 mmol pour 2 g de tanin, puis reflux durant 1 h de la solution alcoolique. Evaporation de l'alcool sous vide.

Les tests biologiques des produits en milieu exclusivement aqueux, ou si nécessaire en suspension dans la gomme arabique, ont été réalisés. Les résultats sont consignés dans le tableau 4.

Par ailleurs, on donne à titre d'illustration de l'effet hypoglycemiant des produits les résultats concernant l'évolution de la glycémie, du gain de poids, de la consommation de nourriture et de la consommation d'eau pour des rats diabétiques traités par le complexe de l'acide tanique (planche n * 2, figures 2a à 2d). Les résultats sont représentés sous forme de diagramme-barre ; la barre noire correspondant aux résultats obtenus avec les témoins diabétiques et la barre hachurée correspondant aux résultats obtenus avec les rats traités par les complexes selon l'invention.

Les figures 2a, 2b, 2c et 2d représentent respectivement les variations du taux de glycémie, du poids, de la consommation de nourriture et d'eau, au cours du temps pour un lot de rats diabétiques traités par les complexes de l'acide tanique en comparaison avec les résultats obtenus pour un lot de rats diabétiques non traités.

Exemple 24 : Synthèse de complexes de tanins avec différents métaux

On procède comme à l'exemple 22 ou 23 pour réaliser sous azote ou sous argon la synthèse de complexes organométalliques des mêmes tanins avec d'autres dérivés de métaux, en utilisant de préférence des halogenures, des sulfates, des acétyl-acétonates, des acétates ou des alcoolates des métaux désirés (comme par exemple : NbCl 5 , Nb(OEt) 5 , NbCl 4 :THF, Cr(AcO) 3 , Cr(acac) 3 , CrCl 3 :6H2θ, KCr(SO 4 )2:12H2θ, Moθ2(acac) 2 , M0CI4, M0CI3, WCI4, WC1 6 , Na 2 WO 4 , Mn(OAc)3:2H2θ, Mn(acac) 3 , Co(acac) 3 , Ru(acac) 3 , RUCI3, Na2PdCl6, PtCl 4 (NH 3 )2, AuCl 3 , KAuCl 4 :0,5H 2 O, Ga 2 (SO 4 ) 3 , GaCl 3 , GeCl 4 , Ge(OEt) 4 , SnCl4:5H 2 O, Sn(SO ) 2 , Na2Snθ3:3H2θ,SbCl 3 , SbBr 3 , SbCl 5 , SeCl , SeOCh, ZnSeO 3 , Na SeO 4 , AgCl, Ag(OAc)).

Afin d'accélérer la réaction de complexation et pour que le pH des complexes organométalliques obtenus soit entre 4 et 9, de préférence neutre ou légèrement basique, lorsqu'il s'agit d'halogénures, de sulfates ou d'acétates de métaux on ajoute autant d'équivalents de base que nécessaires pour la neutralisa¬ tion de l'acide libéré, de préférence un léger excès. Lorsqu'il s'agit de dérivés métalliques comme des alcoolates, des acétyl-acétonates ou des sels de sodium, de potassium, d'ammonium, l'ajout d'une base est facultatif. A titre d'exemples de bases utilisables citons toutes celles compatibles avec des systèmes biologiques, comme des bases minérales (carbonates ou phos¬ phates d'alcalins ou d'alcalino-terreux) ou des bases organiques (triéthylamine, bases puriques ou pyrimidiques, dérivés de la pyridine).

TABLEAU 2

Effet hypoglycemiant évalué sur rats rendus diabétiques par streptozotocine

TABLEAU 4

Effet hypoglycemiant évalué sur rats rendus diabétiques par streptozocotine