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Patent Searching and Data


Title:
PIECE OF JEWELLERY, METHOD FOR CUTTING A STONE, IN PARTICULAR A DIAMOND, AND ASSOCIATED MOUNTING PIN
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/180116
Kind Code:
A1
Abstract:
The round stone is intended for being inserted contiguously with other similar stones to as to conceal the setting of the stones. Facets 13 are bevel-formed between the girdle (4) and the pavilion (3). Grooves 14, open at the two ends 18 thereof, are formed, for example by sawing in a plane perpendicular to the axis, in the facets (13) to receive the setting claws.

Inventors:
VITAU, Philippe (75 rue de Rochechouart, PARIS, 75009, FR)
Application Number:
EP2019/057039
Publication Date:
September 26, 2019
Filing Date:
March 21, 2019
Export Citation:
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Assignee:
HAMARD VITAU (62 rue Lafayette, PARIS, 75009, FR)
International Classes:
A44C17/04
Foreign References:
US5713219A1998-02-03
US5649434A1997-07-22
US20180042344A12018-02-15
FR2836341A12003-08-29
FR2839247A12003-11-07
EP0196455A11986-10-08
EP0201394A11986-11-12
EP0276183A11988-07-27
FR2580541A11986-10-24
FR2609605A11988-07-22
Attorney, Agent or Firm:
IPAZ (Parc Les Algorithmes, Bâtiment PlatonCS 70003 Saint-Aubin, GIF-SUR-YVETTE Cedex, 91192, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1 - Pièce de joaillerie avec :

■ au moins une pierre (1), en particulier un diamant, comportant une face visible (2) de forme générale ronde et une culasse (3) en forme générale d'un cône ayant un axe (6), séparée de la face visible (2) par un feuilletis (4) périphérique, et

■ une monture (8) essentiellement située du côté de la culasse (3) et comportant des griffes (9) pour supporter la pierre (1),

Caractérisée en ce que :

■ le feuilletis (4) présente une certaine hauteur (h) mesurée parallèlement à l'axe (6) ;

■ la pierre (1) comporte au moins trois facettes (13) chevauchant le feuilletis (4) et la culasse (3) en formant localement un biseau entre la culasse (3) et le feuilletis (4) ; et

■ chaque facette (13) est creusée d'une rainure (14) s'étendant transversalement par rapport à l'axe (6) et recevant un bec (16) de l'une desdites griffes (9).

2 - Pièce de joaillerie selon la revendication 1, caractérisée en ce que le feuilletis (4) est de forme générale cylindrique.

3 - Pièce de joaillerie selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que dans chaque facette (13) la rainure (14) associée est ouverte à ses deux extrémités (18) à travers un bord latéral (19) respectif de la facette (13).

4 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le fond (22) de la rainure (14) est rectiligne

5 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la rainure (14) est formée dans un plan (21) perpendiculaire à l'axe. 6 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le fond (22) de la rainure (14) s'étend selon une direction longitudinale parallèle au plan de la facette (13) associée.

7 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le fond (14) de la rainure est une surface parallèle à l'axe (6).

8 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la pierre (1) comporte quatre facettes (13) et quatre rainures (14).

9 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que l'angle (A) entre l'axe (6) et une médiane (23) de facette (13) située dans un plan axial est de l'ordre de 40°.

10 - Pièce de joaillerie selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que les facettes (13) laissent le feuilletis (4) intact sur le pourtour de la face supérieure (2).

11 - Pièce de joaillerie selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les facettes (13) réduisent localement la hauteur axiale du feuilletis (4) à une valeur non nulle.

12 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que les facettes (13) sont regroupées par paires (24) de facettes voisines disposées en V l'une par rapport à l'autre, les paires étant espacées entre elles, de préférence régulièrement réparties autour de l'axe (6).

13 - Pièce de joaillerie selon la revendication 12, caractérisée en ce que pour chaque paire (24) de facettes la monture (8) comporte deux griffes (9) précitées ayant un pied commun (32), séparé du pied de l'au moins une autre paire de griffes. 14 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que la monture (8) comporte pour chaque facette (13) une griffe (9) reliée à une base (28) indépendamment des autres griffes.

15 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que la monture (8) comprend une platine (26) et, pour chaque pierre précitée, un picot (27) portant les griffes (9) associées à cette pierre (1).

16 - Pièce de joaillerie selon la revendication 15, caractérisée en ce que le picot (27) comporte des moyens (29) d'encliquetage dans un évidement (31) respectif de la platine (26).

17 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisée en ce que les griffes (9) associées à une même pierre (1) sont élastiquement flexibles dans le sens de l'écartement mutuel pour recevoir la pierre par encliquetage entre les griffes (9) associées.

18 - Pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisée en ce que l'au moins une pierre (1) comprend plusieurs pierres montées avec contact ou quasi-contact (7) entre les feuilletis (4) des pierres voisines.

19 - Pièce de joaillerie selon la revendication 18, caractérisée en ce que les griffes (9) sont situées en-dessous des points de contact ou quasi-contact (7) entre feuilletis (4).

20 - Pièce de joaillerie selon l'une des revendications 1 à 19, caractérisée en ce que la mouture comprend, au moins dans certains intervalles entre griffes (9) successives associées à une même pierre, des moyens de retenue latérale pour la pierre, en particulier dans chaque tel intervalle une patte (109) de retenue de la pierre (1) ou un arceau circonférentiel (209) de retenue de la pierre (1). 21 - Procédé pour tailler une pierre (1), en particulier un diamant, en vue de la réalisation d'une pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, la pierre comportant une face visible (2) de forme générale ronde et une culasse (3) en forme générale d'un cône ayant un axe (6), séparée de la face visible (2) par un feuilletis (4) périphérique, caractérisé en ce que

■ on taille dans la pierre au moins trois facettes (13) chevauchant le feuilletis (4) et la culasse (3) en formant localement un biseau entre la culasse (3) et le feuilletis (4) ; et

■ on creuse chaque facette (13) d'une rainure (14) s' étendant transversalement par rapport à l'axe.

22 - Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que la taille des facettes (13) reste en-deçà d'une limite supérieure du feuilletis (4).

23 - Procédé selon la revendication 21 ou 22, caractérisé en ce qu'avant de tailler les facettes (13) on retaille la périphérie de la pierre de façon à réduire sa dimension perpendiculaire à l'axe (6) sur tout son pourtour et conjointement faire apparaître ou agrandir une hauteur axiale (h) du feuilletis (4).

24 - Procédé selon l'une des revendications 21 à 23, caractérisé en ce qu'on forme les rainures (14) par sciage.

25 - Procédé selon la revendication 24, caractérisé en ce que le sciage est pratiqué dans un plan (21) perpendiculaire à l'axe (6).

26 - Procédé selon la revendication 24 ou 25, caractérisé en ce que le sciage est suffisamment profond pour que la rainure (14) présente une face de retenue (20) en contre-dépouille le long de son bord opposé au feuilletis (4).

27 - Picot de monture pour pièce de joaillerie selon l'une quelconque des revendications 1 à 20, ou obtenue par le procédé selon l'une des revendications 21 à 26, caractérisé en ce qu'il comprend : ■ une base commune (28) équipée de moyens (29) d'encliquetage dans une platine (26) ; et

■ au moins trois griffes (9) réparties autour d'un axe (6), comportant chacune un bec d'encliquetage (16) dirigé vers l'axe (6), et capables de s'écarter l'une de l'autre par flexion élastique.

28 - Picot de monture selon la revendication 27, caractérisé en ce qu'il y a un nombre pair de griffes (9), regroupées par paires (24) de griffes voisines, les paires étant régulièrement réparties autour de l'axe (6).

29 - Picot de monture selon la revendication 28, caractérisé en ce que les deux griffes d'une même paire sont raccordées à la base par un pied (32) commun, distinct du pied de l'au moins une autre paire. 30 - Picot selon l'une des revendications 27 à 29, caractérisé en ce qu'il comprend dans certains au moins des intervalles entre griffes (9) successives, en particulier appartenant à deux paires différentes, un moyen de retenue latérale de la pierre, en particulier une patte (109) venant de la base (28) ou un arceau circonférentiel (209) reliant lesdites griffes (9) successives.

Description:
Pièce de joaillerie, procédé pour tailler une pierre, en particulier un diamant, et picot de monture associé.

La présente invention concerne une pièce de joaillerie comportant des pierres, notamment des diamants, rondes et en particulier circulaires.

La présente invention concerne également un procédé pour tailler une pierre, en particulier un diamant, en vue de son intégration dans la pièce de joaillerie.

La présente invention concerne encore un picot de monture pour supporter une pierre de la pièce de joaillerie.

Les pièces de joaillerie visées par l'invention peuvent être des bagues, des bracelets, des montres, des colliers ou éléments de colliers, des boucles d'oreille, des ornements de coiffure, des boutons, etc., ou encore des objets autres que destinés à la parure du corps, autrement dit tout objet orné de pierres précieuses ou semi-précieuses, en particulier de diamants.

La forme ronde, en particulier circulaire, doit être entendue au sens large, cette forme pouvant être réalisée de façon approximative par de multiples polygones plans. Ladite forme ronde s'entend par opposition à une forme « carrée », « rectangulaire » ou toute autre géométrie avec des côtés dont la présence est dominante pour l'effet visuel d'ensemble.

De nombreux documents (EP 0196 455 Bl, EP 0201 394 Al, EP 0276 183 Al, FR 2 580 541 Al, FR 2 609 605 Al) décrivent des pièces de joaillerie où des pierres carrées sont montées d'une manière jointive, à la manière d'un pavage, dissimulant la monture située en-dessous de la périphérie des pierres, appelée « feuilletis ». Ceci est réalisé le plus souvent au moyen d'encoches formées dans les arêtes de la partie inférieure des pierres, appelée « culasse », qui est de forme générale pyramidale pour des pierres carrées. La monture comporte des conformations venant en prise avec ces encoches. Une fois montées, les pierres se calent les unes contre les autres, côté de carré contre côté de carré. Le but de l'invention est de permettre la dissimulation de la monture pour une pièce de joaillerie comportant des pierres rondes, typiquement un tapis de pierres rondes.

Suivant un premier aspect de l'invention, la pièce de joaillerie avec :

■ au moins une pierre, en particulier un diamant, comportant une face visible de forme générale ronde et une culasse en forme générale d'un cône ayant un axe, séparée de la face visible par un feuilletis périphérique, et

■ une monture essentiellement située du côté de la culasse et comportant des griffes pour supporter la pierre,

est caractérisée en ce que :

■ le feuilletis présente une certaine hauteur mesurée parallèlement à l'axe ;

■ la pierre comporte au moins trois facettes chevauchant le feuilletis et la culasse en formant localement un biseau entre la culasse et le feuilletis ; et

■ chaque facette est creusée d'une rainure s'étendant transversalement par rapport à l'axe et recevant un bec de l'une desdites griffes.

La culasse présente un angle au sommet relativement ouvert dicté par la recherche d'une réfraction optimale de la lumière. Grâce à la facette dont la pente est plus raide, l'attaque d'un outil d'usinage est facilitée. En outre, une rainure de moindre profondeur est suffisante pour offrir à la griffe de la monture une prise permettant de tenir solidement la pierre. Les au moins trois griffes prévues permettent de positionner positivement la pierre indépendamment des pierres voisines.

Typiquement le feuilletis est de forme générale cylindrique. Un feuilletis de forme cylindrique est favorable à la taille de la facette en biseau.

Suivant une réalisation avantageuse, dans chaque facette la rainure associée est ouverte à ses deux extrémités à travers un bord latéral respectif de la facette. Cette configuration de la facette permet un nettoyage parfait de la rainure après son usinage. Ceci est important pour la pureté des effets lumineux dans la pièce de joaillerie. En particulier la rainure peut avoir un profil sensiblement constant sur toute sa longueur, d'une extrémité ouverte à l'autre.

Dans une réalisation le fond de la rainure s'étend selon une direction longitudinale rectiligne, notamment parallèle au plan de la facette. Cette réalisation est simple et efficace pour permettre une bonne prise de la griffe dans la rainure.

Dans une réalisation avantageuse la rainure est formée dans un plan perpendiculaire à l'axe. Il peut par exemple s'agir d'un sciage pratiqué dans ledit plan.

Le fond de la rainure est typiquement une surface parallèle à l'axe. Ceci est obtenu par exemple avec le sciage dans un plan perpendiculaire à l'axe comme évoqué plus haut.

Dans un mode de réalisation préféré la pierre comporte quatre facettes et quatre rainures.

Suivant une réalisation, l'angle entre l'axe et une médiane de facette située dans un plan axial est de l'ordre de 40°. Ceci représente environ 10° de moins que le demi-angle au sommet de la culasse d'un diamant rond classique.

De préférence, les facettes laissent le feuilletis intact sur le pourtour de la face supérieure. De la sorte l'existence des facettes est sans incidence sur l'aspect de la pierre après son montage dans la pièce de joaillerie.

Dans une réalisation les facettes réduisent localement la hauteur du feuilletis à une valeur non nulle. Ceci est favorable pour un point de contact stable entre pierres adjacentes. Suivant un mode de réalisation, les facettes sont regroupées par paires de facettes voisines disposées en V l'une par rapport à l'autre, les paires étant espacées entre elles, de préférence régulièrement réparties autour de l'axe.

Notamment pour les pierres de petite taille, la monture comporte pour chaque paire de facettes deux griffes précitées ayant un pied commun, séparé du pied de l'au moins une autre paire de griffes. Mais il est également possible, en particulier pour des pierres plus grandes, que la monture comporte pour chaque facette une griffe reliée à la base indépendamment des autres griffes.

Dans un mode de réalisation la monture comprend une platine et, pour chaque pierre précitée, un picot portant les griffes associées à cette pierre. De préférence le picot comporte des moyens d'encliquetage dans un évidement respectif de la platine.

De préférence, les griffes associées à une même pierre sont élastiquement flexibles dans le sens de l'écartement mutuel pour recevoir la pierre par encliquetage de la pierre entre les griffes associées. Ceci facilite les opérations d'assemblage de la pièce de joaillerie.

Typiquement, dans la pièce de joaillerie les pierres sont montées avec contact ou quasi-contact entre les feuilletis des pierres voisines. C'est ainsi que l'on dissimule le mieux la monture sur la pièce de joaillerie assemblée. Les pierres étant rondes, elles ne sont pas en contact mutuel sur tout leur pourtour mais seulement en certains points de contact ou quasi-contact. De préférence on fait en sorte que les griffes soient situées en-dessous de ces points de contact ou quasi-contact entre feuilletis, plutôt qu'en-dessous de zones où les pierres voisines laissent un espace entre elles.

Suivant un second aspect de l'invention, le procédé pour tailler une pierre, en particulier un diamant, en vue de la réalisation d'une pièce de joaillerie selon l'aspect précédent ou l'un quelconque de ses perfectionnements ou combinaison de perfectionnements, la pierre comportant une face visible de forme générale ronde et une culasse en forme générale d'un cône ayant un axe, séparée de la face visible par un feuilletis périphérique, est caractérisé en ce que

■ on taille dans la pierre au moins trois facettes chevauchant le feuilletis et la culasse en formant localement un biseau entre la culasse et le feuilletis ; et

■ on creuse chaque facette d'une rainure s'étendant transversalement par rapport à l'axe.

De préférence l'opération de taille des facettes reste en-deçà d'une limite supérieure du feuilletis, de façon à ne pas affecter l'aspect de la pierre telle qu'elle est vue sur la pièce de joaillerie terminée.

Dans un mode de mise en œuvre du procédé, avant de tailler les facettes on retaille la périphérie de la pierre de façon à réduire sa dimension perpendiculaire à l'axe sur tout son pourtour et conjointement faire apparaître ou agrandir une hauteur axiale du feuilletis. Ceci facilite la réalisation des facettes et permet de leur donner une pente plus raide qui facilitera l'usinage de la rainure.

Typiquement on forme les rainures par sciage, en particulier dans un plan perpendiculaire à l'axe.

Dans une réalisation le sciage est suffisamment profond pour que la rainure présente une face de retenue en contre-dépouille le long de son bord opposé au feuilletis.

Suivant un troisième aspect de l'invention, le picot de monture pour pièce de joaillerie selon le premier aspect ou l'un quelconque de ses perfectionnements ou combinaisons de perfectionnements, est caractérisé en ce qu'il comprend :

■ une base commune équipée de moyens d'encliquetage dans une platine ; et

■ au moins trois griffes réparties autour d'un axe, comportant chacune un bec d'encliquetage dirigé vers l'axe, et capables de s'écarter l'une de l'autre par flexion élastique. Dans une réalisation le picot comporte un nombre pair de griffes, regroupées par paires de griffes voisines, les paires étant régulièrement réparties autour de l'axe.

Notamment pour le montage de pierres de petites dimensions, les deux griffes d'une même paire sont raccordées à la base par un pied commun, distinct du pied de l'au moins une autre paire. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description ci-après, relative à des exemples non-limitatifs.

Aux dessins annexés :

■ la Figure 1 est une vue partielle en élévation d'une pièce de joaillerie selon l'invention, avec coupe de la platine ;

■ la Figure 2 est une vue partielle de dessus de la pièce de joaillerie de la Figure 1, la partie droite de la Figure ne montrant que la platine ;

■ le Figure 3 est une vue en perspective d'une pierre de la pièce de joaillerie des Figures 1 et 2 ;

■ la Figure 4 est une vue en élévation de la pierre de la Figure 3 ;

■ la Figure 5 est une autre vue en élévation de la pierre de la Figure 3 ;

■ la Figure 6 est une vue de dessous de la pierre des Figures 3 à 5 ;

■ la Figure 7 est une vue en perspective d'un picot de la monture de la pièce de joaillerie des Figures 1 et 2 ;

■ la Figure 8 est une vue de dessus du picot de la Figure 7 ;

■ la Figure 9 est une vue en coupe selon IX - IX de la Figure 8 ;

■ la Figure 10 est une vue en perspective de la pierre des Figures 3 à 6 montée sur le picot des Figures 7 à 9 ;

■ la Figure 11 est une vue analogue à la Figure 10 mais avec une pierre plus petite et un deuxième mode de réalisation du picot ;

■ La figure 12 est une vue en élévation montrant la pierre et le picot, dans un troisième mode de réalisation du picot ;

■ La figure 13 est une vue en perspective du picot de la figure 12 ; et

■ La figure 14 est une vue en perspective d'un autre mode de réalisation du picot. La présente description s'étend aux réalisations décrites mais aussi à toute particularité ou combinaison de particularités, dans les termes utilisés ou dans des termes plus généraux, même si ces particularités ou combinaisons de particularités proviennent d'une partie de phrase, d'une partie de paragraphe, ou de plusieurs parties de phrase ou de paragraphe, dès lors que la particularité ou combinaison de particularités se distingue de l'état de la technique et produit un avantage sur l'état de la technique.

Dans l'exemple des Figures 1 et 2, la pièce de joaillerie comprend plusieurs pierres 1, en particulier des diamants, qui ont en vue de dessus (Figure 2) une forme ronde, en particulier circulaire. Chaque pierre 1 comporte une face visible 2 et une culasse 3 séparée de la face visible par un feuilletis 4 qui forme la périphérie de la pierre et définit son diamètre qui est typiquement de quelques mm, par exemple ici 4,7mm. Le feuilletis est ici de forme cylindrique. La culasse 3 est de forme générale conique suivant un axe 6 qui constitue l'axe de la pierre et en particulier l'axe du feuilletis 4 et l'axe de la face visible 2. La forme générale conique est ici définie par de multiples polygones (triangles) plans, d'une manière classique en joaillerie. Dans le mode de réalisation représenté, les pierres 1 sont adjacentes les unes aux autres et en particulier sont en contact ou quasi-contact mutuel par leurs feuilletis 4, en des ponts de contact ou quasi-contact 7.

La pièce de joaillerie comprend en outre une monture 8 essentiellement située du côté de la culasse 3 des pierres et comportant des griffes 9 pour supporter les pierres. Dans une réalisation les griffes 9 appartiennent à des picots 27 affectés chacun à l'une respective des pierres, et qui portent chacun quatre griffes 9. La monture 8 comprend encore une platine 26 sous-jacente, dans laquelle sont fixés les picots 27, d'une manière qui sera décrite en détail plus loin.

On va maintenant, en référence aux Figures 3 à 6, décrire plus en détail la pierre préférée pour la mise en œuvre de l'invention. Le feuilletis 4 présente une certaine hauteur mesurée parallèlement à l'axe, dont la valeur moyenne est désignée par h (Figure 4), la hauteur précise étant fluctuante le long du pourtour du fait arrondis créés par l'intersection du cylindre du feuilletis avec les plans des polygones définissant la forme conique et d'autres faces planes présentes sur le pourtour de la face visible 2 de la pierre.

La pierre comporte en outre, pour chaque griffe, une facette 13 qui chevauche le feuilletis 4 et la culasse 3 en formant localement un biseau entre la culasse 3 et le feuilletis 4. Chaque facette 13 empiète sur le feuilletis 4 et réduit localement la hauteur axiale du feuilletis 4 par rapport à la valeur h. Toutefois, ladite hauteur axiale n'est pas annulée, les facettes 13 laissent le feuilletis intact sur le pourtour de la face supérieure 2. La présence des facettes 13 n'est pas directement perceptible lorsque la face visible 2 est observée selon l'axe 6.

Chaque facette 13 est creusée d'une rainure 14 s'étendant transversalement par rapport à l'axe 6 et recevant un bec 16 (Figure 1) de l'une respective desdites griffes 9. Ici chaque rainure 14 a une direction longitudinale 17 (voir Figure 6 pour l'une des rainures) perpendiculaire à l'axe 6.

Dans chaque facette 13 la rainure 14 associée est ouverte à ses deux extrémités 18 à travers un bord latéral respectif 19 de la facette.

Dans une réalisation, le fond de la rainure 14 s'étend selon une direction longitudinale rectiligne, de préférence parallèle au plan de la facette 13 correspondante.

Typiquement, chaque rainure 14 est formée dans un plan 21 (Figure 5) perpendiculaire à l'axe 6. Dans l'exemple représenté ce plan est le même pour toutes les rainures 14 de la pierre.

Dans la réalisation représentée le fond 22 (Figure 5) de la rainure est une surface parallèle à l'axe 6. Lorsque la direction longitudinale de la rainure est rectiligne cette surface du fond alors est plane.

La réalisation représentée de la pierre comporte quatre facettes 13 et quatre rainures 14. Dans une réalisation l'angle A (Figure 5) entre l'axe 6 et une médiane 23 (Figures 3 et 5) de facette située dans un plan axial est de l'ordre de 40°, soit environ 10 ° de moins que le demi-angle au sommet B du cône formé par la culasse 3.

Comme le montrent les Figures 3, 4 et 6, dans le mode de réalisation représenté, les facettes 13 sont regroupées par paires de facettes voisines disposées en V l'une par rapport à l'autre. Les paires sont espacées entre elles, de préférence régulièrement réparties autour de l'axe. A titre d'exemple une paire est désignée par la référence 24 à la Figure 6. Les rainures 14 de deux facettes d'une même paire 24 communiquent l'une avec l'autre par une extrémité 18 commune.

On va maintenant plus particulièrement décrire la monture 8 et sa coopération avec les pierres 1, en se référant également aux Figures 7 à 10.

Dans une réalisation, chaque picot 27 comporte pour chaque facette 13 une griffe 9 reliée à une base 28 du picot, par laquelle le picot est fixé à la platine 26. Dans l'exemple des figures 1 à 10, chaque griffe 9 est fixée à la base 28 indépendamment des autres griffes 9 du picot.

Pour sa fixation à la platine 26, le picot comporte dans la réalisation représentée des moyens d'encliquetage 29 dans un évidement 31 respectif de la platine 26. Il s'agit, dans cet exemple particulier, de deux crochets d'encliquetage opposés qui s'enclenchent en-dessous de deux bords opposés de l'évidement 31 réalisé sous la forme d'une fenêtre rectangulaire.

L'évidement 31 a une forme (ici rectangulaire) qui n'admet, pour l'orientation du picot 27 autour de son axe, qu'un nombre (ici 2) d'orientations au plus égal à l'ordre de symétrie du picot 27 et de la pierre 1 autour de l'axe 6. Ceci est un moyen entre autres possibles pour que tous les picots 27 et toutes les pierres soient orientés de la même manière autour de leur axe respectif dans la pièce de joaillerie (Voir Figure 2 où l'orientation des picots et des pierres est visible d'après la position des griffes visibles en pointillés).

Dans une réalisation, les griffes 9 associées à une même pierre, donc ici appartenant à un même picot 27, sont élastiquement flexibles dans le sens de l'écartement mutuel pour recevoir la pierre 1 par encliquetage de la pierre entre les griffes 9 associées.

Dans la pièce de joaillerie terminée, avec les pierres 1 en contact ou quasi- contact mutuel, les griffes sont situées autant que possible en-dessous des points de contact ou quasi-contact 7 entre feuilletis 4, comme visible à la Figure 2. Ceci peut être obtenu par la limitation du nombre des orientations permises aux picots 27 par rapport à la platine 26 comme décrit précédemment.

Le mode de réalisation de la Figure 11 concerne typiquement des pierres de plus petite dimension, par exemple un diamètre de 2,5mm. Pour chaque paire 24 (Figure 4) de facettes 13 la monture comporte deux griffes 9 précitées ayant un pied commun 32, séparé du pied 32 de l'au moins une autre paire de griffes 9.

Le mode de réalisation des figures 12 et 13 ne sera décrit que pour ses différences avec celui des figures 7 à 10.

Entre les griffes 9 successives appartenant à des paires différentes, le picot 127 comporte des pattes 109 partant de la base 28, pour retenir latéralement la pierre 1. Les pattes 109 se distinguent des griffes 9 notamment en ce qu'elles sont démunies de bec 16. Les pattes 109 sont séparées des griffes 9 par des fentes 111 qui permettent aux griffes 9 de fléchir indépendamment des pattes 109. Les pattes 109 ne sont reliées aux griffes que par la base 28 du picot 127 dans cette réalisation.

Dans le mode de réalisation de la figure 14, qui ne sera décrit que pour ses différences avec celui des figures 12 et 13, les pattes 109 sont remplacées sur le picot 227 par des arceaux 209 qui relient d'une seule pièce les griffes 9 successives appartenant à des paires différentes. Les arceaux 209 s'étendent circonférentiellement à une certaine distance de la base 28 et servent comme les pattes 109 à la retenue latérale de la pierre montée sur le picot.

On va maintenant décrire les particularités du procédé qui ne résultent pas de la description qui précède.

Les rainures 14 peuvent être usinées par sciage, en particulier dans un plan 21 (Figure 5) perpendiculaire à l'axe 6.

Le sciage ou autre usinage est suffisamment profond pour que la rainure présente une face de retenue 20 (Figure 5) en contre-dépouille le long de son bord opposé au feuilletis 4.

Comme illustré par un trait mixte 33 à la Figure 4, avant de tailler les facettes 13 dans une pierre initialement taillée de façon classique, par exemple telle que reçue d'un fournisseur, on peut avoir avantage à retailler la périphérie de la pierre selon le trait mixte 33 de façon à réduire sa dimension perpendiculaire à l'axe sur tout son pourtour et conjointement faire apparaître ou agrandir la hauteur axiale du feuilletis. Ceci facilite la création des facettes 13 selon l'invention et/ou permet de réduire encore leur angle A (Figure 5). Ceci, à son tour, facilite l'usinage des rainures 14 et réduit la profondeur à leur donner pour que leur bord opposé à la surface visible forme une contre-dépouille donnant prise aux griffes 9. Des rainures moins profondes sont moins susceptibles de perturber les jeux de lumière dans la pierre.

Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés. Il pourrait n'être prévu que trois griffes et trois rainures par pierre.