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Title:
PLATE CONSTITUTING A HEAT EXCHANGER, AND HEAT EXCHANGER COMPRISING AT LEAST ONE SUCH PLATE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2020/065217
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a plate (105) which constitutes a heat exchanger and which is intended to delimit at least one channel (111) for circulating a fluid. The plate (105) mainly extends along a longitudinal elongation axis (A1). The plate (105) comprises at least one base (106), at least a first lateral raised edge (109a) which is defined in a first plane (P1) which intersects the longitudinal elongation axis (A1) and at least two openings (110) which are configured so that the fluid enters and exits the channel (111), respectively. The base (106) is provided with a rib (113) which extends longitudinally from the first lateral raised edge (109a). The rib (113) is positioned between the two openings (110). The rib (113) has a sinuous shape.

Inventors:
TISSOT JULIEN (FR)
AZZOUZ KAMEL (FR)
LISSNER MICHAEL (FR)
DE VAULX CÉDRIC (FR)
LEBLAY PATRICK (FR)
GARNIER SÉBASTIEN (FR)
Application Number:
FR2019/052260
Publication Date:
April 02, 2020
Filing Date:
September 25, 2019
Export Citation:
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Assignee:
VALEO SYSTEMES THERMIQUES (FR)
International Classes:
F28D9/00; F28F3/04
Foreign References:
US20070044946A12007-03-01
EP3270085A12018-01-17
EP2175222A12010-04-14
DE102008014375A12009-09-24
Attorney, Agent or Firm:
TRAN, Chi-Hai (FR)
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Claims:
REVEMPlÆATlOMS

1. Plaque (105) constitutive d’un échangeur de chaleur (11) et destinée à délimiter au moins un canal (111) de circulation d’un fluide, la plaque (105) s’étendant principalement le long d’un axe d’allongement longitudinal (Ai), la plaque (105) comprenant au moins un fond (106), au moins un premier bord relevé latéral (109a) qui s’inscrit dans un premier plan (Pi) sécant avec l’axe d’allongement longitudinal (Ai) et au moins deux ouvertures (110) configurées pour que le fluide respectivement entre et sorte du canal (111), le fond (106) étant pourvu d’une nervure (113) qui s’étend longitudinalement à partir du premier bord relevé latéral (109a), la nervure (113) étant interposée entre les deux ouvertures (110), caractérisée en ce que la nervure (113) est d’une conformation sinueuse.

2. Plaque (105) selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la nervure (113) comprend deux extrémités longitudinales (114, 115), dont une première extrémité longitudinale (114) qui est en contact avec le premier bord relevé latéral (109a) et une deuxième extrémité longitudinale (109b) qui est ménagée à une distance non-nulle d’un deuxième bord relevé latéral (109b).

3. Plaque (105) selon la revendication 2, caractérisée en ce que la première extrémité longitudinale (114) de la nervure (113) et la deuxième extrémité longitudinale (115) de la nervure (113) sont alignées selon une première direction (D) parallèle à un axe d’allongement longitudinal (Ai) de la plaque (105).

4. Plaque (105) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la nervure (113) comporte un sommet (140) qui est interposé entre deux bords de nervure (141).

5. Plaque (105) selon la revendication 4, caractérisée en ce que l’un quelconque au moins des bords de nervure (141) comprend une succession en alternance de portions convexes (144) et de portions concaves (145).

6. Plaque (105) selon l’une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce qu’une largeur de nervure (X), prise entre les deux bords de nervure (141) et parallèlement à un plan de fond (P5) dans lequel s’inscrit le fond (106), est constante de l’une à l’autre des extrémités longitudinales (114, 115) de la nervure

(113)·

7. Plaque (105) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le fond (106) de la plaque (105) est pourvu d’une pluralité de protubérances (112).

8. Plaque (105) selon les revendications 5 et 7, caractérisée en ce qu’un premier écart (El) pris entre une cime (146) d’une portion convexe (144) de la nervure (113) et une protubérance (112) latéralement la plus proche de la cime (146) est compris entre 200 % et 300 % d’un deuxième écart (E2) pris entre un creux (147) d’une portion concave (145) de la nervure (113) et une protubérance (112) latéralement la plus proche du creux (147).

9. Plaque (105) selon l’une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisée en ce que les protubérances (112) sont organisées en une pluralité de rangées rectilignes (124a) de protubérances (112), les rangées rectilignes (124a) de protubérances (112) étant ménagées le long d’une deuxième direction (D’) qui est parallèle à l’axe d’allongement latéral (Ai) de la plaque (105).

10. Echangeur de chaleur (11) comprenant au moins une plaque (105) selon l’une quelconque des revendications précédentes.

Description:
Rίo^ml^ CsCrv^i MÎ A rt' cVu*i écb< juo^ew de / O ΌL LMG e- ecb-i -wje-w- d cWod AM~ o-m^re^o^ CM/ WWW t -ve- fedLe r ^ & '

La présente invention se rapporte aux plaques constitutives d’un échangeur de chaleur. Elle a pour objet une telle plaque et un échangeur de chaleur comportant au moins une telle plaque.

Dans le domaine automobile, il est courant d’avoir à modifier une température d’un élément, tel qu’un moteur électrique, une batterie, un dispositif de stockage de calories et/ou de frigories ou analogue. A cet effet, le véhicule automobile est équipé d’une installation qui comprend un circuit de fluide réfrigérant à l’intérieur duquel circule un fluide réfrigérant et un circuit de liquide caloporteur à l’intérieur duquel circule un liquide caloporteur. Le circuit de fluide réfrigérant comprend un compresseur pour comprimer le fluide réfrigérant, un échangeur thermique pour refroidir le fluide réfrigérant à pression constante, un organe de détente pour permettre une détente du fluide réfrigérant et un échangeur de chaleur qui est agencé pour permettre un transfert thermique entre le fluide réfrigérant et le liquide caloporteur.

L’échangeur de chaleur est un échangeur formé de plaques empilées et jointes ensemble pour former un tube délimitant un canal de circulation du fluide réfrigérant ou du liquide caloporteur. L’échangeur de chaleur est un échangeur de chaleur en « U » dont les chemins de circulation du fluide réfrigérant et du liquide caloporteur sont agencés en « U ». A cet effet, la plaque est pourvue d’une nervure qui délimite les branches du « U » et qui est interposée entre les branches du « U ». La plaque comprend au moins deux ouvertures pour alimenter le canal de circulation en liquide caloporteur ou en fluide réfrigérant. Le canal de circulation offre une section de passage au liquide caloporteur ou au fluide réfrigérant, qui est une surface prise perpendiculairement à un plan dans lequel s’étend la plaque et perpendiculairement à un axe d’allongement longitudinal de la plaque.

Un premier problème réside en une mauvaise répartition du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation. Une telle mauvaise répartition amoindrit une efficacité du transfert thermique entre le fluide réfrigérant et le liquide caloporteur. Un deuxième problème réside en une trop grande vitesse de circulation du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation, ce qui minimise aussi le transfert thermique entre le fluide réfrigérant et le liquide caloporteur.

II est connu de ménager des protubérances à l’intérieur du canal de circulation pour perturber un écoulement du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation. Les protubérances sont issues d’une déformation d’au moins une des plaques.

Il persiste néanmoins une mauvaise répartition du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation ainsi qu’une trop grande vitesse de circulation du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation, au moins à l’intérieur d’une zone de la section de passage du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation. La zone de la section de passage à l’intérieur de laquelle ladite vitesse de circulation est excessive est par exemple un couloir ménagé entre les protubérances et la nervure que comprend la plaque.

Un but de la présente invention est de proposer une plaque constitutive d’un échangeur de chaleur qui permet une optimisation d’une répartition du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation que délimite partiellement la plaque.

Un autre but de la présente invention est de proposer une plaque constitutive d’un échangeur de chaleur qui diminue une vitesse de circulation du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation, en une zone particulière où la vitesse de circulation du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation est jugée excessive.

Un autre but de la présente invention est de proposer un agencement particulier de la plaque constitutive d’un échangeur de chaleur dont un chemin de circulation est agencé en « U », notamment pour un échangeur de chaleur entre un fluide réfrigérant et un liquide caloporteur.

Un autre but de la présente invention est de proposer un échangeur de chaleur comprenant au moins une telle plaque, l’échangeur de chaleur étant un échangeur de chaleur entre un fluide réfrigérant et un liquide caloporteur, tel qu’un échangeur de chaleur interposé entre un circuit de fluide réfrigérant et un circuit de liquide caloporteur.

Une plaque de la présente invention est une plaque constitutive d’un échangeur de chaleur et destinée à délimiter au moins un canal de circulation d’un fluide. La plaque s’étend principalement le long d’un axe d’allongement longitudinal. La plaque comprend au moins un fond, au moins un premier bord relevé latéral qui s’inscrit dans un premier plan sécant avec l’axe d’allongement longitudinal et au moins deux ouvertures configurées pour que le fluide respectivement entre et sorte du canal. Le fond est pourvu d’une nervure qui s’étend longitudinalement à partir du premier bord relevé latéral. La nervure est interposée entre les deux ouvertures.

Selon la présente invention, la nervure est d’une conformation sinueuse.

La plaque comprend avantageusement l’une quelconque au moins des caractéristiques techniques suivantes, prises seules ou en combinaison :

- la nervure est globalement d’une forme sinusoïdale,

- la nervure comporte une succession de bosses et de creux visibles dans un plan parallèle à un plan de fond dans lequel s’inscrit le fond, le plan étant sécant à la nervure. La nervure comporte des ondulations dans ledit plan,

- le premier bord relevé latéral s’étend dans le premier plan qui est transversal au plan de fond dans lequel s’étend le fond,

- le premier bord relevé latéral s’étend dans le premier plan qui coupe le plan de fond et qui est sécant avec un axe d’allongement longitudinal de la plaque,

- le premier plan forme avec le plan de fond un premier angle qui est compris entre 91° et 140°, préférentiellement compris entre 91° et 95 0 ,

- la plaque comprend le fond qui est bordé d’un rebord relevé comprenant au moins deux rebords relevés longitudinaux ménagés en vis-à-vis l’un de l’autre et au moins deux rebords relevés latéraux ménagés en vis-à-vis l’un de l’autre, les deux rebords relevés longitudinaux et les deux rebords relevés latéraux formant ensemble un pourtour périphérique au fond,

- la nervure est agencée pour que le canal présente un profil en U, - le canal est conformé en un U dont les branches sont parallèles aux rebords relevés longitudinaux de la plaque et dont la base jouxte un deuxième bord relevé latéral qui est ménagé à l’opposé longitudinalement du premier bord relevé latéral,

- la nervure est ménagée à égale distance, à+/- 5% près, des deux bords relevés longitudinaux de la plaque, la distance étant mesurée entre un centre de la nervure et l’un des bords longitudinaux de la plaque,

- la nervure est décalée d’une distance non-nulle par rapport à un plan médian de la plaque, le plan médian étant orthogonal au plan de fond et parallèle à l’axe d’allongement longitudinal de la plaque,

- la plaque est réalisée en un matériau métallique, par exemple apte à être embouti pour former notamment la nervure et des protubérances par emboutissage de la plaque, le matériau métallique étant choisi parmi les matériaux métalliques thermiquement conducteur, aluminium ou alliage d’aluminium notamment,

- la nervure comprend deux extrémités longitudinales, dont une première extrémité longitudinale qui est en contact avec le premier bord relevé latéral et une deuxième extrémité longitudinale qui est ménagée à une distance non-nulle d’un deuxième bord relevé latéral,

- la première extrémité longitudinale de la nervure et la deuxième extrémité longitudinale de la nervure sont alignées selon une première direction parallèle à un axe d’allongement longitudinal de la plaque,

- la nervure comporte un sommet qui est interposé entre deux bords de nervure.

- Le sommet s’inscrit dans un plan qui est parallèle au plan de fond,

- l’un quelconque au moins des bords de nervure comprend une succession en alternance de portions convexes et de portions concaves,

- Les rebords de nervure ont chacun la forme d’une tôle ondulée,

- une largeur de nervure, prise entre les deux bords de nervure et parallèlement à un plan de fond dans lequel s’inscrit le fond, est constante de l’une à l’autre des extrémités longitudinales de la nervure, - le fond de la plaque est pourvu d’une pluralité de protubérances.

- un premier écart pris entre une cime d’une portion convexe de la nervure et la protubérance latéralement la plus proche de la cime est compris entre 200 % et 300 % d’un deuxième écart pris entre un creux d’une portion concave de la nervure et la protubérance latéralement la plus proche du creux. Il en découle que la protubérance latéralement la plus proche du creux est disposée dans un couloir ménagé entre l’un des bords de nervure de la nervure et un alignement longitudinal des protubérances les plus proches de la cime,

- les protubérances sont organisées en une pluralité de rangées rectilignes de protubérances, les rangées rectilignes de protubérances étant ménagées le long d’une deuxième direction qui est parallèle à l’axe d’allongement latéral de la plaque.

- deux rangées rectilignes successives sont respectivement sécantes avec une portion concave et une portion convexe de la rainure.

- les protubérances sont organisées en une pluralité de rangées obliques de protubérances, les rangées obliques de protubérances étant ménagées le long d’une troisième direction sensiblement orthogonale à la deuxième direction.

- deux rangées obliques successives sont respectivement sécantes avec une portion concave et une portion convexe de la rainure.

- la plaque comporte quatre ouvertures dont une ouverture ménagée entre la nervure et un premier bord longitudinal, une ouverture ménagée entre la nervure et un deuxième bord longitudinal et deux ouvertures ménagées entre le premier bord longitudinal et le deuxième bord longitudinal.

- les ouvertures sont circulaires.

La présente invention a aussi pour objet un échangeur de chaleur comprenant au moins une telle plaque.

L’échangeur de chaleur comprend avantageusement l’une quelconque au moins des caractéristiques techniques suivantes, prises seule ou en combinaison :

- deux plaques sont imbriquées l’une dans l’autre et un espace, qui forme le canal de circulation du fluide, est ménagé entre les deux plaques, - selon une variante de réalisation, au moins trois plaques sont imbriquées les unes dans les autres et délimitent deux à deux un premier canal et un deuxième canal, le premier canal étant configuré pour être emprunté par un liquide caloporteur tandis que le deuxième canal est configuré pour être emprunté par un fluide réfrigérant,

- l’échangeur de chaleur comprend un premier chemin de circulation participant d’un circuit de fluide réfrigérant à l’intérieur duquel circule un fluide réfrigérant et un deuxième chemin de circulation à l’intérieur duquel circule un liquide caloporteur, le premier chemin de circulation et le deuxième chemin de circulation étant agencés pour permettre un échange de chaleur entre le fluide réfrigérant et le liquide caloporteur. A cet effet, le fond comprend une première face bordant le premier chemin de circulation et une deuxième face bordant le deuxième chemin de circulation,

- le premier chemin de circulation et le deuxième chemin de circulation sont agencés en « U »,

- le circuit de fluide caloporteur comprend un échangeur thermique apte à échanger des calories avec un élément à refroidir et/ou à réchauffer, tel qu’un moteur électrique, une batterie, un dispositif de stockage de calories et/ou de frigories ou analogue.

D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention ressortiront plus clairement à la lecture de la description donnée ci-après à titre indicatif en relation avec des dessins dans lesquels :

- la figure t est une vue schématique d’une installation comprenant au moins un échangeur de chaleur selon l’invention,

- la figure 2 est une vue schématique de l’échangeur de chaleur participant de l’installation représentée sur la figure t,

- la figure 3 est une vue schématique de face d’une plaque constitutive de l’échangeur de chaleur illustré sur la figure 2,

- la figure 4 est une vue schématique en perspective de la plaque illustrée sur la figure 3,

- la figure 5 est une vue schématique d’une coupe transversale vue en perspective de la plaque illustrée sur les figures 3 et 4,

- la figure 6 est une vue schématique d’une coupe transversale d’une nervure équipant la plaque illustrée sur les figures 3 à 5.

Il faut tout d’abord noter que les figures exposent l’invention de manière détaillée pour mettre en œuvre l’invention, lesdites figures pouvant bien entendu servir à mieux définir l’invention le cas échéant.

Sur la figure 1, un véhicule automobile est équipé d’un élément 1 qu’il convient de refroidir ou de réchauffer, par exemple pour optimiser son fonctionnement. Un tel élément 1 est notamment un moteur électrique ou thermique destiné à propulser au moins partiellement le véhicule automobile, une batterie prévue pour stocker une énergie électrique, un dispositif de stockage de calories et/ou de frigories ou analogue. A cet effet, le véhicule automobile est équipé d’une installation 2 qui comprend un circuit de fluide réfrigérant 3 à l’intérieur duquel circule un fluide réfrigérant 4, dioxyde de carbone par exemple ou analogue, et un circuit de liquide caloporteur 5 à l’intérieur duquel circule un liquide caloporteur 6, eau glycolée notamment ou analogue. L’installation 2 comprend au moins un échangeur de chaleur 11 selon la présente invention. L’installation 2 est décrite ci-après pour mieux comprendre la présente invention mais les caractéristiques de l’installation 2 décrite ne sont nullement restrictives pour l’échangeur de chaleur 11 de la présente invention. Autrement dit, l’installation 2 est susceptible de présenter des caractéristiques structurelles distinctes et/ou des modalités de fonctionnement différentes que celles décrites sans que l’échangeur de chaleur 11 déroge aux règles de la présente invention.

Le circuit de fluide réfrigérant 3 comprend un compresseur 7 pour comprimer le fluide réfrigérant 4, un échangeur fluide réfrigérant / air extérieur 8 pour refroidir le fluide réfrigérant 4 à pression constante, par exemple placé en face avant du véhicule automobile, un organe de détente 9 pour permettre une détente du fluide réfrigérant 4 et un échangeur de chaleur 11 qui est agencé pour permettre un transfert thermique entre le fluide réfrigérant 4 et le liquide caloporteur 6.

L’élément 1 est en relation avec un échangeur thermique 14, l’échangeur thermique 14 étant apte à modifier une température de l’élément 1, notamment par contact direct ménagé entre l’élément 1 et l’échangeur thermique 14, l’échangeur thermique 14 étant constitutif du circuit de liquide caloporteur 5.

Le circuit de liquide caloporteur 5 comprend une pompe 15 pour faire circuler le liquide caloporteur 6 à l’intérieur du circuit de liquide caloporteur 5. Le circuit de liquide caloporteur 5 comprend l’échangeur de chaleur 11 qui est également constitutif du circuit de fluide réfrigérant 3. L’échangeur de chaleur 11 comprend au moins un premier chemin de circulation 21 du fluide réfrigérant 4 et au moins un deuxième chemin de circulation 22 du liquide caloporteur 6, le premier chemin de circulation 21 et le deuxième chemin de circulation 22 étant agencés pour permettre un échange de chaleur entre le fluide réfrigérant 4 présent à l’intérieur du premier chemin de circulation 21 et le liquide caloporteur 6 présent à l’intérieur du deuxième chemin de circulation 22. De préférence, l’échangeur de chaleur 11 comporte plusieurs premiers chemins de circulation 21 et plusieurs deuxièmes chemins de circulation 22. Un premier chemin de circulation 21 est interposé entre deux deuxièmes chemins de circulation 22, et un deuxième chemin de circulation 22 est interposé entre deux premiers chemins de circulation 21. L’échangeur de chaleur 11 comporte ainsi une alternance de premiers chemins de circulation 21 et de deuxièmes chemins de circulation 22.

A l’intérieur du circuit de liquide caloporteur 5, le liquide caloporteur 6 circule depuis la pompe 15 vers l’échangeur de chaleur 11, puis circule à l’intérieur de l’échangeur de chaleur 11 en empruntant les deuxièmes chemins de circulation 22 pour échanger des calories avec le fluide réfrigérant 4 présent à l’intérieur des premiers chemins de circulation 21, puis circule à l’intérieur de l’échangeur thermique 14, puis retourne vers la pompe 15.

A l’intérieur du circuit de fluide réfrigérant 3, le fluide réfrigérant 4 circule du compresseur 7 vers l’échangeur fluide réfrigérant / air extérieur 8, puis vers l’organe de détente 9. Le fluide réfrigérant 4 circule ensuite à l’intérieur de l’échangeur de chaleur 11 en empruntant les premiers chemins de circulation 21 à l’intérieur desquels le fluide réfrigérant 4 échange des calories avec le liquide caloporteur 6 présent à l’intérieur des deuxièmes chemins de circulation 22, puis retourne vers le compresseur 7.

Sur la figure 2, l’échangeur de chaleur 11 est globalement parallélépipédique et comprend une joue îoo qui est pourvue d’une admission du liquide caloporteur toi par l’intermédiaire de laquelle le liquide caloporteur 6 pénètre à l’intérieur de l’échangeur de chaleur il. La joue îoo est aussi pourvue d’une évacuation du liquide caloporteur 102 par l’intermédiaire de laquelle le liquide caloporteur 6 est évacué hors de l’échangeur de chaleur 11. Les deuxièmes chemins de circulation 22 s’étendent entre l’admission du liquide caloporteur 101 et l’évacuation du liquide caloporteur 102. La joue 100 comporte aussi une admission du fluide réfrigérant 103 par l’intermédiaire de laquelle le fluide réfrigérant 4 pénètre à l’intérieur de l’échangeur de chaleur 11 et une évacuation du fluide réfrigérant 104 par l’intermédiaire de laquelle le fluide réfrigérant 4 est évacué hors de l’échangeur de chaleur 11. Les premiers chemins de circulation 21 s’étendent entre l’admission du fluide réfrigérant 103 et l’évacuation du fluide réfrigérant 104.

L’échangeur de chaleur 11 est un échangeur à plaques qui comprend une pluralité de plaques 105, telles que celle illustrée sur la figure 3. Les plaques 105 sont imbriquées l’une dans l’autre pour délimiter conjointement un tube 123 qui canalise une circulation du fluide réfrigérant 4 ou bien du liquide caloporteur 6. Autrement dit, les deux plaques 105 formant le tube 123 délimitent conjointement un canal 111 dédié à la circulation du fluide réfrigérant 4 ou du liquide caloporteur 6. Plus particulièrement, un côté d’une plaque 105 borde le canal 111 de circulation du fluide caloporteur 4 et l’autre côté de la même plaque 105 borde le canal 111 de circulation du liquide caloporteur 6. Ainsi, les plaques 105 sont agencées entre elles de manière à configurer en alternance les canaux 111 de circulation du fluide réfrigérant 4 et du liquide caloporteur 6.

La plaque 105 s’étend principalement selon un axe d’allongement longitudinal Ai. La plaque 105 comprend un fond 106 et au moins un rebord relevé 107 qui entoure le fond 106. Le fond 106 s’étend à l’intérieur d’un plan de fond P5. Le rebord relevé 107 est ménagé à la périphérie du fond 106 et le rebord relevé 107 entoure le fond 106. Le rebord relevé 107 est sécant avec le plan de fond P5. On comprend que la plaque 105 est agencée en une baignoire globalement rectangulaire, le fond de la baignoire étant constitué du fond 106 et les bords de la baignoire étant constitués du rebord relevé 107.

De telles plaques 105 sont destinées à être empilées manière à ce que les fonds 106 des plaques 105 soient disposés parallèlement les uns aux autres en une superposition distante et étagée des fonds 106. Les rebords relevés 107 de deux plaques 105 encastrées l’une dans l’autre sont en contact et sont destinés à être brasés l’un avec l’autre pour assurer une étanchéité du canal 111 ainsi ménagé entre deux plaques 105 adjacentes.

Plus particulièrement, le rebord relevé 107 comprend deux bords relevés longitudinaux 108a, 108b, dont un premier bord relevé longitudinal 108a et un deuxième bord relevé longitudinal 108b, qui sont ménagés en vis-à-vis l’un de l’autre. Le rebord relevé 107 comprend également deux bords relevés latéraux 109a, 109b, dont un premier bord relevé latéral 109a et un deuxième bord relevé latéral 109b, qui sont ménagés en vis-à-vis l’un de l’autre.

Sur la figure 4, le premier bord relevé latéral 109a s’étend dans un premier plan Pi qui coupe le plan de fond P5 et qui est sécant avec l’axe d’allongement longitudinal Ai. A l’opposé longitudinalement du premier bord relevé latéral 109a, est disposé le deuxième bord relevé latéral 109b qui s’étend dans un deuxième plan P2, le deuxième plan P2 coupant le plan de fond P5 et étant sécant avec l’axe d’allongement longitudinal Ai.

Le premier bord relevé longitudinal 108a s’étend dans un troisième plan P3 qui coupe le plan de fond P5 et qui est sécant avec un axe d’allongement latéral A2 de la plaque 105, l’axe d’allongement latéral A2 étant orthogonal à l’axe d’allongement longitudinal Ai et parallèle au plan de fond P5. Le deuxième bord relevé longitudinal 108b s’étend dans un quatrième plan P4 qui coupe le plan de fond P5 et qui est sécant avec l’axe d’allongement latéral A2 de la plaque 105.

A titre d’exemple de réalisation, le premier plan Pi forme avec le plan de fond P5 un premier angle a qui est compris entre 91° et 140°, préférentiellement compris entre 91° et 95 0 . Le deuxième plan P2 forme avec le plan de fond P5 un deuxième angle b qui est compris entre 91° et 140°, préférentiellement compris entre 91° et 95 0 . Le troisième plan P3 forme avec le plan de fond P5 un troisième angle g qui est compris entre 91° et 140°, préférentiellement compris entre 91° et 95°. Le quatrième plan P4 forme avec le plan de fond P5 un quatrième angle d qui est compris entre 91° et 140°, préférentiellement compris entre 91° et 95 0 . Selon une variante de réalisation, le premier angle a, le deuxième angle b, le troisième angle g et le quatrième angle d sont égaux, aux tolérances de fabrication près.

Sur les figures 3 et 4, la plaque 105 comprend quatre ouvertures 110, préférentiellement circulaires, qui sont réparties deux-à-deux à chaque extrémité longitudinale de la plaque 105, et plus particulièrement à chacun des angles du fond 106 de la plaque 105. Deux de ces ouvertures 110 sont configurées pour communiquer avec un des premiers chemins de circulation 21 ménagé d’un côté du fond 106 et les deux autres ouvertures 110 sont configurées pour communiquer avec un des deuxièmes chemins de circulation 22 ménagé d’un autre côté du fond 106.

Deux des ouvertures 110 ménagées à une même extrémité longitudinale de la plaque 105 sont chacune entourées par un collet 120, de sorte que ces ouvertures 110 cernées par ce collet 120 s’étendent dans un plan décalé par rapport au plan de fond P5 dans lequel s’inscrit le fond 106. Les deux autres ouvertures 110 situées à l’autre extrémité longitudinale de la plaque 105 s’étendent dans le plan de fond P5.

Le fond 106 comprend une nervure 113 qui est agencée pour que le canal 111 présente un profil en U. La nervure 113 est parallèle à une première direction D d’élongation des bords relevés longitudinaux 108a, 108b, la première direction D d’élongation des bords relevés longitudinaux 108a, 108b étant préférentiellement parallèle à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105. La nervure 113 s’étend entre une première extrémité longitudinale 114 et une deuxième extrémité longitudinale 115, la première extrémité longitudinale 114 étant en contact avec le premier bord relevé latéral 109a que comprend le rebord relevé 107. La deuxième extrémité longitudinale 115 est située à une première distance Di non-nulle du rebord relevé 107, la première distance Di étant prise entre la deuxième extrémité longitudinale 115 et le deuxième bord relevé latéral 109b, mesurée le long de l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105. La première extrémité longitudinale 114 de la nervure 113 et la deuxième extrémité longitudinale 115 de la nervure 113 sont alignées selon une première direction D parallèle à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105.

Ces dispositions sont telles que le canal 111 est conformé en un U dont les branches du U sont parallèles aux bords relevés longitudinaux 108a, 108b de la plaque 105 et sont séparées par la nervure 113, et dont la base du U jouxte le deuxième bord latéral 109b qui est ménagé à l’opposé longitudinalement du premier bord latéral 109a. La nervure 113 est ménagée à une égale deuxième distance D2 des deux bords longitudinaux 108a, 108b de la plaque 105, la deuxième distance D2 étant mesurée entre la nervure 113, prise en son centre, et l’un des bords relevés longitudinaux 108a, 108b, perpendiculairement à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105.

Selon une variante de réalisation, la nervure 113 est décalée d’une distance non-nulle par rapport à un plan médian P6 de la plaque 105, le plan médian P6 étant orthogonal au fond 106 et parallèle à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105, la distance étant mesurée entre la nervure 113, prise en son centre, et le plan médian P6 perpendiculairement à ce dernier.

Sur les figures 5 et 6, la nervure 113 comprend deux bords de nervure 141 qui s’étendent respectivement entre le fond 106 et un sommet 140 de la nervure 113. Le sommet 140 est la partie de la nervure 113 qui est ménagée à la plus grande distance du fond 106. Autrement dit, le sommet 140 de la nervure 113 est bordé longitudinalement par les bords de nervure 141. Le sommet 140 est agencé en un plateau ménagé dans un plan parallèle au plan de fond P5.

La nervure 113 est avantageusement d’une conformation sinueuse. Autrement dit, la nervure 113 est globalement d’une forme sinusoïdale. On comprend qu’une première arête 142 qui sépare le sommet 140 de l’un quelconque des bords de nervure 141 a une forme sinueuse dans un plan parallèle au plan de fond P5 et contenant le sommet 140. On comprend aussi qu’une deuxième arête 143 qui sépare le fond 106 de l’un quelconque des bords de nervure 141 a une forme sinueuse dans un plan parallèle au plan de fond P5 et contenant le fond 106.

La première arête 142 et la deuxième arête 143 ne sont pas rectilignes. La première arête 142 et la deuxième arête 143 d’un même bord de nervure 141 sont superposables l’une à l’autre. Il en découle que chacun des bords de nervure 141 est formé d’une alternance de bosses et de creux. Autrement dit, chacun des bords de nervure 141 a la forme d’une tôle ondulée. Autrement dit encore, chacun des bords de nervure 141 comprend une succession en alternance de portions convexes 144 et de portions concaves 145, tel que visible sur la figure 5.

Plus particulièrement sur la figure 6, dans un plan transversal P7 qui est orthogonal au plan de fond P5 et à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105, chacun des bords de nervure 141 forme avec le plan de fond P5 un cinquième angle s qui est compris entre 90° et 160°. Autrement dit, la nervure 113 présente un profil trapézoïdal dans le plan transversal P7.

Une largeur de nervure X, prise entre les deux bords de nervure 141 et parallèlement au plan de fond P5, est constante de l’une à l’autre des extrémités longitudinales 114, 115 de la nervure 113.

En se reportant à nouveau sur les figures 3, 4 et 5, le fond 106 est pourvu d’une pluralité de protubérances 112 pour perturber un écoulement du fluide réfrigérant 4 ou du liquide caloporteur 6 dans le canal 111. Ces protubérances 112 forment des obstacles à l’encontre d’un écoulement laminaire du fluide réfrigérant 4 ou du liquide caloporteur 6 dans le canal 111. De préférence, les protubérances 112 présentent en coupe dans le plan transversal P7 un profil tronconique.

Sur les figures 3 et 5, les protubérances 112 sont organisées en une pluralité de rangées rectilignes 124a de protubérances 112, les rangées rectilignes 124a étant ménagées le long d’une deuxième direction D’ qui est parallèle à l’axe d’allongement latéral A2 de la plaque 105. Les rangées rectilignes 124a successives traversent alternativement une portion convexe 144 ou une portion concave 145 de la rainure 113. Un caractère rectiligne d’une rangée rectiligne 124a de protubérances 112 vient du fait que rangée rectiligne 124a de protubérances 112 est orthogonale à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105.

Les protubérances 112 sont aussi organisées en une pluralité de rangées obliques 124b de protubérances 112, les rangées obliques 124b étant ménagées le long d’une troisième direction D” qui forme avec la deuxième direction D’ un sixième angle cp, le sixième angle cp étant l’angle aigu formé entre les deux directions D’, D”, qui est de l’ordre de 90°, aux tolérances de fabrication près. Les rangées obliques 124b successives traversent alternativement une portion convexe 144 ou une portion concave 145 de la rainure 113. Un caractère oblique d’une rangée oblique 124a de protubérances 112 vient du fait que rangée oblique 124b de protubérances 112 est inclinée d’un angle non-nul par rapport à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105.

On note qu’un premier écart El pris entre une cime 146 d’une portion convexe 144 de la nervure 113 et une protubérance 112 latéralement la plus proche de la cime 146 est compris entre 200 % et 300 % d’un deuxième écart E2 pris entre un creux 147 d’une portion concave 145 de la nervure 113 et une protubérance 112 latéralement la plus proche du creux 147. Autrement dit, la cime 146 d’une portion convexe 144 de la nervure 113 est plus éloignée de la protubérance 112 latéralement la plus proche de la cime 146 que ne le sont le creux 147 d’une portion concave 145 de la nervure 113 et la protubérance 112 latéralement la plus proche du creux 147.

La plaque 105 est réalisée en un matériau métallique, apte à être embouti pour former notamment les protubérances 112 et la nervure 113 par emboutissage de la plaque 105, le matériau métallique étant choisi parmi les matériaux métalliques thermiquement conducteurs, aluminium ou alliage d’aluminium notamment.

Telle qu'elle vient d'être décrite, l’invention atteint bien les buts qu'elle s'était fixés, en permettant d’homogénéiser les échanges de chaleur sur toute la largeur de la plaque, évitant ainsi les zones de moindre échange, par exemple le long de la nervure 113 ou le long des rebords relevés longitudinaux 108a, 108b, 208a, 208b.

L’invention ne saurait toutefois se limiter aux moyens et configurations exclusivement décrits et illustrés, et s’applique également à tous moyens ou configurations, équivalents et à toute combinaison de tels moyens ou configurations. Notamment, si l'invention a été décrite ici dans son application à un échangeur de chaleur fluide réfrigérant / liquide caloporteur, il va de soi qu'elle s'applique à toute forme et/ou dimension de la plaque ou à tout type de fluide circulant le long de la plaque selon l’invention.