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Title:
PLATE CONSTITUTING A HEAT EXCHANGER, AND HEAT EXCHANGER COMPRISING AT LEAST ONE SUCH PLATE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2020/065224
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a plate (105) which constitutes a heat exchanger and is designed to define at least one channel (111) for circulating a fluid. The plate (105) comprises at least one base (106) and an edge (131, 141) which defines the channel (111). The plate (105) comprises at least one opening (110) which is configured to supply the channel (111) with fluid. The base (106) is provided with at least one projection (112a, 112b) which is configured to disturb a flow of the fluid in the channel (111). The projection (112a, 112b) comprises at least one top wall (150) which is in contact with the edge (131, 141).

Inventors:
TISSOT JULIEN (FR)
AZZOUZ KAMEL (FR)
LISSNER MICHAEL (FR)
DE VAULX CÉDRIC (FR)
LEBLAY PATRICK (FR)
GARNIER SÉBASTIEN (FR)
Application Number:
FR2019/052269
Publication Date:
April 02, 2020
Filing Date:
September 25, 2019
Export Citation:
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Assignee:
VALEO SYSTEMES THERMIQUES (FR)
International Classes:
F28D9/00; F28F3/04
Foreign References:
US20140158328A12014-06-12
EP3270085A12018-01-17
US20070044946A12007-03-01
Attorney, Agent or Firm:
TRAN, Chi-Hai (FR)
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Claims:
REVEMPlÆATlOMS

1. Plaque (105, 205) constitutive d’un échangeur de chaleur (11, 12) et destinée à délimiter au moins un canal (111, 211) de circulation d’un fluide, la plaque (105, 205) comprenant au moins un fond (106, 2o6)et un bord (131, 141, 231, 241) qui délimite le canal (111, 211), la plaque (105, 205) comprenant au moins une ouverture (110 ,210) configurée pour alimenter le canal (111, 211) en fluide, le fond (106, 206) étant pourvu d’au moins une protubérance (112a, 112b, 212a, 212b) configurée pour perturber un écoulement du fluide dans le canal (111, 211), caractérisé en ce que la protubérance (112a, 112b, 212a, 212b) comprend au moins une paroi sommitale (150, 250) qui est en contact avec le bord (131, 141, 231, 241).

2. Plaque (105, 205) selon la revendication 1, caractérisée en ce que la protubérance (112a, 112b, 212a, 212b) comprend une paroi intermédiaire (151, 251) au moins en partie conique.

3. Plaque (105, 205) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le fond (106, 206) de la plaque (105, 205) est équipé d’au moins une protubérance de premier type (112a, 212a).

4. Plaque (105, 205) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le bord est un premier bord (131, 231) constitutif d’un premier rebord relevé longitudinal (108a, 108b, 208a, 208b) que comprend la plaque (105, 205).

5. Plaque (105, 205) selon la revendication 4, caractérisée en ce que le premier bord (131, 231) est équipé d’au moins une protubérance de deuxième type (112b, 212b).

6. Plaque (105, 205) selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le bord est un deuxième bord (141, 241) constitutif d’une nervure (113, 213) que comprend la plaque (105, 205).

7. Plaque (105, 205) selon la revendication 6, caractérisée en ce que le deuxième bord (141, 241) est équipé d’au moins une protubérance de deuxième type (112b, 212b).

8. Plaque (105, 205) selon l’une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisée en ce que la nervure (113, 213) est agencée pour que le canal (111) présente un profil en U.

9. Plaque (105, 205) selon la revendication 5, caractérisée en ce qu’au moins une protubérance de deuxième type (112b, 212b) est une portion de protubérance de premier type (112a, 212a).

10. Echangeur de chaleur (11, 12) comprenant au moins une plaque (105,

205) selon l’une quelconque des revendications précédentes.

Description:
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La présente invention se rapporte aux plaques constitutives d’un échangeur de chaleur. Elle a pour objet une telle plaque et un échangeur de chaleur comportant au moins une telle plaque.

Dans le domaine automobile, il est courant d’avoir à modifier une température d’un élément, tel qu’un moteur électrique, une batterie, un dispositif de stockage de calories et/ou de frigories ou analogue. A cet effet, le véhicule automobile est équipé d’une installation qui comprend un circuit de fluide réfrigérant à l’intérieur duquel circule un fluide réfrigérant et un circuit de liquide caloporteur à l’intérieur duquel circule un liquide caloporteur. Le circuit de fluide réfrigérant comprend un compresseur pour comprimer le fluide réfrigérant, un échangeur thermique pour refroidir le fluide réfrigérant à pression constante, un organe de détente pour permettre une détente du fluide réfrigérant et un échangeur de chaleur qui est agencé pour permettre un transfert thermique entre le fluide réfrigérant et le liquide caloporteur.

L’échangeur de chaleur est un échangeur formé de plaques empilées et jointes ensemble pour former un tube délimitant un canal de circulation du fluide réfrigérant ou du liquide caloporteur. La plaque comprend au moins deux ouvertures pour alimenter le canal de circulation en liquide caloporteur ou en fluide réfrigérant. Le canal de circulation offre une section de passage au liquide caloporteur ou au fluide réfrigérant qui est une surface prise perpendiculairement à un plan dans lequel s’étend la plaque et perpendiculairement à un axe d’allongement longitudinal de la plaque.

Un premier problème réside en une mauvaise répartition du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation. Une telle mauvaise répartition amoindrit une efficacité du transfert thermique entre le fluide réfrigérant et le liquide caloporteur.

Un deuxième problème réside en une trop grande vitesse de circulation du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation, ce qui minimise aussi le transfert thermique entre le fluide réfrigérant et le liquide caloporteur.

Il est connu de ménager des protubérances à l’intérieur du canal de circulation pour perturber un écoulement du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation. Les protubérances sont issues d’une déformation d’au moins une des plaques.

Il persiste néanmoins une mauvaise répartition du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation ainsi qu’une trop grande vitesse de circulation du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation, au moins à l’intérieur d’une zone de la section de passage du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation. La zone de la section de passage à l’intérieur de laquelle ladite vitesse de circulation est excessive est par exemple un couloir périphérique ménagé entre les protubérances et un rebord relevé longitudinal de la plaque et/ou un couloir central ménagé entre les protubérances et une nervure que comprend la plaque.

Un but de la présente invention est de proposer une plaque constitutive d’un échangeur de chaleur qui permet une optimisation d’une répartition du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation que délimite partiellement la plaque.

Un autre but de la présente invention est de proposer une plaque constitutive d’un échangeur de chaleur qui diminue une vitesse de circulation du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation, en une zone particulière où la vitesse de circulation du fluide réfrigérant et/ou du liquide caloporteur à l’intérieur du canal de circulation est jugée excessive.

Un autre but de la présente invention est de proposer un échangeur de chaleur comprenant au moins une telle plaque, l’échangeur de chaleur étant soit un échangeur de chaleur entre un fluide réfrigérant et un liquide caloporteur, tel qu’un échangeur de chaleur interposé entre un circuit de fluide réfrigérant et un circuit de liquide caloporteur, soit un échangeur de chaleur entre un fluide réfrigérant et un flux d’air.

Un autre but de la présente invention est de proposer un agencement particulier de la plaque, celle-ci étant indifféremment constitutive d’un échangeur de chaleur dont un chemin de circulation est agencé en « U », indifféremment pour un échangeur de chaleur entre un fluide réfrigérant et un liquide caloporteur et pour un échangeur de chaleur entre un fluide réfrigérant et un flux d’air, ou bien d’un échangeur de chaleur dont un chemin de circulation est agencé en « I », notamment pour un échangeur de chaleur entre un fluide réfrigérant et un flux d’air.

Un autre but est de proposer une telle plaque dont une tenue mécanique est améliorée.

Un autre but est de proposer une telle plaque dont les modalités de brasage avec une autre plaque sont facilitées.

Une plaque de la présente invention est une plaque constitutive d’un échangeur de chaleur et destinée à délimiter au moins un canal de circulation d’un fluide. La plaque comprend au moins un fond et un bord qui délimite le canal. La plaque comprend au moins une ouverture configurée pour alimenter le canal en fluide. Le fond est pourvu d’au moins une protubérance configurée pour perturber un écoulement du fluide dans le canal.

Selon la présente invention, la protubérance comprend au moins une paroi sommitale qui est en contact avec le bord.

La plaque comprend avantageusement l’une quelconque au moins des caractéristiques suivantes prises seules ou en combinaison :

- Le contact entre la paroi sommitale de la protubérance et le bord est un contact direct,

- La protubérance est adossée au bord,

- La protubérance est issue de matière du bord,

- La paroi sommitale est une paroi de la protubérance qui est ménagée dans un premier plan sensiblement parallèle, ou parallèle, à un plan de fond dans lequel s’inscrit le fond,

- Le fond comprend des protubérances de premier type qui sont ménagées en une zone centrale du canal,

- Le fond comprend des protubérances de deuxième type qui sont ménagées en bordure périphérique du fond, - un rebord relevé s’étend dans au moins un plan de bord qui est transversal à un plan de fond dans lequel s’étend le fond,

- le rebord relevé comprend au moins deux rebords relevés longitudinaux ménagés en vis-à-vis l’un de l’autre et au moins deux rebords relevés latéraux ménagés en vis-à-vis l’un de l’autre, les deux rebords relevés longitudinaux et les deux rebords relevés latéraux formant ensemble un pourtour périphérique au fond,

- les rebords relevés latéraux et les rebords relevés longitudinaux s’étendent à l’intérieur de plans respectifs qui forment chacun avec le plan de fond un premier angle qui est compris entre 91° et 140°, préférentiellement compris entre 91° et 95°,

- la plaque est réalisée en un matériau métallique, par exemple apte à être embouti pour former notamment les protubérances par emboutissage de la plaque, le matériau métallique étant choisi parmi les matériaux métalliques thermiquement conducteur, aluminium ou alliage d’aluminium notamment,

- la protubérance comprend une paroi intermédiaire est au moins en partie conique.

- le fond de la plaque est équipé d’au moins une protubérance de premier type,

le bord est un premier bord constitutif d’un premier rebord relevé longitudinal que comprend la plaque,

- le premier bord est équipé d’au moins une protubérance de deuxième type,

- la paroi sommitale de la protubérance de deuxième type est en contact direct avec le premier bord,

- le bord est un deuxième bord constitutif d’une nervure que comprend la plaque,

- le deuxième bord est équipé d’au moins une protubérance de deuxième type,

- la paroi sommitale de la protubérance de deuxième type est en contact direct avec le deuxième bord, - la nervure est agencée pour que le canal présente un profil en U.

- la nervure est parallèle à une direction d’élongation des rebords relevés longitudinaux,

- la nervure s’étend entre une première extrémité longitudinale et une deuxième extrémité longitudinale, la première extrémité longitudinale étant en contact avec le rebord relevé, et préférentiellement en contact avec un premier rebord relevé latéral que comprend le rebord relevé, la deuxième extrémité longitudinale étant située à une première distance non-nulle du rebord relevé,

- le canal est conformé en un U dont les branches sont parallèles aux rebords relevés longitudinaux de la plaque et dont la base jouxte un deuxième rebord relevé latéral qui est ménagé à l’opposé longitudinalement du premier rebord relevé latéral,

- la nervure est ménagée à égale distance des deux rebords relevés longitudinaux de la plaque,

- la nervure est décalée d’une deuxième distance non-nulle par rapport à un plan médian de la plaque, le plan médian étant orthogonal au fond et parallèle à l’axe d’allongement longitudinal de la plaque,

- la plaque comprend au moins deux ouvertures,

- la plaque comprend au moins quatre ouvertures, qui sont répartis deux-à- deux à chaque extrémité longitudinale de la plaque. Deux de ces ouvertures sont configurées pour communiquer avec une première branche du canal ménagé d’un côté du fond et les deux autres ouvertures sont configurées pour communiquer avec une deuxième branche du canal ménagé d’un autre côté du fond,

- la première branche du canal et la deuxième branche du canal sont séparées par la nervure,

- les ouvertures sont circulaires,

- la longueur de la plaque est mesurée entre les deux rebords relevés latéraux de la plaque parallèlement à l’axe d’allongement longitudinal de la plaque,

- la protubérance de deuxième type est une portion de la protubérance de premier type, - la protubérance de deuxième type correspond à une protubérance de premier type tronquée, on comprend en cela qu’on obtient une protubérance de deuxième type en ôtant une partie de la protubérance de premier type selon un plan de coupe orthogonale au plan dans lequel s’inscrit le fond,

- la protubérance de deuxième type varie en volume entre 25% et 75% d’une protubérance de premier type,

- préférentiellement, la protubérance de deuxième type est de l’ordre de 50% de la protubérance de premier type à +/- 10% près,

- les protubérances de premier type sont en pluralité et alignées selon un axe d’allongement latéral de la plaque,

- les protubérances de premier type sont espacées d’un premier pas régulier, pris selon l’axe d’allongement longitudinal de la plaque,

- les protubérances de deuxième type sont espacées d’un deuxième pas, pris selon l’axe d’allongement longitudinal de la plaque,

- le deuxième pas est identique au premier pas,

- le deuxième pas est différent du premier pas,

- la paroi sommitale de la protubérance de deuxième type est délimitée par une bordure,

- la bordure comprend au moins un arc de cercle.

- la bordure est conformée en un triangle.

La présente invention a aussi pour objet un échangeur de chaleur comprenant au moins une telle plaque.

L’échangeur de chaleur comprend avantageusement l’une quelconque au moins des caractéristiques techniques suivantes, prises seule ou en combinaison :

- deux plaques sont imbriquées l’une dans l’autre et un espace, qui forme le canal de circulation du fluide, est ménagé entre les deux plaques,

- selon une variante de réalisation, au moins trois plaques sont imbriquées les unes dans les autres et délimitent deux à deux un premier canal et un deuxième canal, le premier canal étant configuré pour être emprunté par un liquide caloporteur tandis que le deuxième canal est configuré pour être emprunté par un fluide réfrigérant,

- l’échangeur de chaleur comprend un premier chemin de circulation participant d’un circuit de fluide réfrigérant à l’intérieur duquel circule un fluide réfrigérant et un deuxième chemin de circulation à l’intérieur duquel circule un liquide caloporteur, le premier chemin de circulation et le deuxième chemin de circulation étant agencés pour permettre un échange de chaleur entre le fluide réfrigérant et le liquide caloporteur. A cet effet, le fond comprend une première face bordant le premier chemin de circulation et une deuxième face bordant le deuxième chemin de circulation,

- le premier chemin de circulation et le deuxième chemin de circulation sont agencés en « I »,

- le premier chemin de circulation et le deuxième chemin de circulation sont agencés en « U »,

- le circuit de fluide caloporteur comprend un échangeur thermique apte à échanger des calories avec un élément à refroidir et/ou à réchauffer, tel qu’un moteur électrique, une batterie, un dispositif de stockage de calories et/ou de frigories ou analogue.

D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention ressortiront plus clairement à la lecture de la description donnée ci-après à titre indicatif en relation avec des dessins dans lesquels :

- la figure t est une vue schématique d’une installation comprenant au moins un échangeur de chaleur selon l’invention,

- la figure 2 est une vue schématique d’un premier échangeur de chaleur participant de l’installation représentée sur la figure t,

- la figure 3 est une vue schématique partielle du premier échangeur de chaleur illustré sur la figure 2,

- la figure 4 est une vue schématique de face d’une plaque constitutive du premier échangeur de chaleur illustré sur les figures 2 et 3, selon une première variante de réalisation de la plaque, - la figure 5 est une vue schématique en coupe d’un rebord relevé longitudinal que comprend la plaque illustrée sur la figure 4,

- la figure 6 est vue schématique en coupe d’une nervure que comprend la plaque illustrée sur la figure 4,

- la figure 7 est une vue partielle en perspective de la plaque illustrée sur la figure 4,

- la figure 8 est une vue de détail partielle de la plaque illustrée sur les figures 4 et 7,

- la figure 9 est une vue schématique d’une pluralité de plaques illustrées sur les figures 4, 7 et 8 assemblées pour former des tubes de la présente invention,

- la figure 10 est une vue partielle de dessus d’une première variante de réalisation de la nervure illustrée sur la figure 6,

- la figure 11 est une vue partielle de dessus d’une deuxième variante de réalisation de la nervure illustrée sur la figure 6,

- la figure 12 est une vue partielle de dessus d’une troisième variante de réalisation de la nervure illustrée sur la figure 6,

- la figure 13 est une vue partielle de dessus d’une quatrième variante de réalisation de la nervure illustrée sur la figure 6,

- la figure 14 est une vue schématique d’un deuxième échangeur de chaleur participant de l’installation représentée sur la figure 1,

- la figure 15 est une vue schématique de face d’une plaque constitutive du deuxième échangeur de chaleur illustré sur la figure 14, selon une deuxième variante de réalisation de la plaque,

- la figure 16 est une vue schématique en coupe d’un rebord relevé longitudinal que comprend la plaque illustrée sur la figure 4,

- la figure 17 est une vue schématique d’une pluralité de plaques illustrées sur la figure 15 assemblées pour former des tubes de la présente invention,

- la figure 18 est une vue partielle de dessus d’une première variante de réalisation d’un rebord relevé longitudinal illustré sur la figure 16, - la figure 19 est une vue partielle de dessus d’une deuxième variante de réalisation d’un rebord relevé longitudinal illustré sur la figure 16,

- la figure 20 est une vue partielle de dessus d’une troisième variante de réalisation d’un rebord relevé longitudinal illustré sur la figure 16,

- la figure 21 est une vue partielle de dessus d’une quatrième variante de réalisation d’un rebord relevé longitudinal illustré sur la figure 16.

Il faut tout d’abord noter que les figures exposent l’invention de manière détaillée pour mettre en œuvre l’invention, lesdites figures pouvant bien entendu servir à mieux définir l’invention le cas échéant.

Sur la figure 1, un véhicule automobile est équipé d’un élément 1 qu’il convient de refroidir ou de réchauffer, par exemple pour optimiser son fonctionnement. Un tel élément 1 est notamment un moteur électrique ou thermique destiné à propulser au moins partiellement le véhicule automobile, une batterie prévue pour stocker une énergie électrique, un dispositif de stockage de calories et/ou de frigories ou analogue. A cet effet, le véhicule automobile est équipé d’une installation 2 qui comprend un circuit de fluide réfrigérant 3 à l’intérieur duquel circule un fluide réfrigérant 4, dioxyde de carbone par exemple ou analogue, et un circuit de liquide caloporteur 5 à l’intérieur duquel circule un liquide caloporteur 6, eau glycolée notamment ou analogue. L’installation 2 comprend au moins un échangeur de chaleur 11, 12 selon la présente invention. L’installation 2 est décrite ci-après pour mieux comprendre la présente invention mais les caractéristiques de l’installation 2 décrite ne sont nullement restrictives pour l’échangeur de chaleur 11, 12 de la présente invention. Autrement dit, l’installation 2 est susceptible de présenter des caractéristiques structurelles distinctes et/ou des modalités de fonctionnement différentes que celles décrites sans que l’échangeur de chaleur 11, 12 déroge aux règles de la présente invention.

Le circuit de fluide réfrigérant 3 comprend un compresseur 7 pour comprimer le fluide réfrigérant 4, un échangeur fluide réfrigérant / air extérieur 8 pour refroidir le fluide réfrigérant 4 à pression constante, par exemple placé en face avant du véhicule automobile, un organe de détente 9 pour permettre une détente du fluide réfrigérant 4 et un premier échangeur de chaleur 11 qui est agencé pour permettre un transfert thermique entre le fluide réfrigérant 4 et le liquide caloporteur 6. Le circuit de fluide réfrigérant 3 comprend un deuxième échangeur de chaleur 12 qui est agencé pour permettre un transfert thermique entre le fluide réfrigérant 4 et un flux d’air 10, le flux d’air 10 circulant par exemple à l’intérieur d’une canalisation 13 d’un système de ventilation, de chauffage et/ou de climatisation, avant d’être délivré à l’intérieur d’un habitacle du véhicule automobile.

A cette fin, l’élément 1 est en relation avec un échangeur thermique 14, l’échangeur thermique 14 étant apte à modifier une température de l’élément 1, notamment par contact direct ménagé entre l’élément 1 et l’échangeur thermique 14, l’échangeur thermique 14 étant constitutif du circuit de liquide caloporteur 5.

Le circuit de liquide caloporteur 5 comprend une pompe 15 pour faire circuler le liquide caloporteur 6 à l’intérieur du circuit de liquide caloporteur 5. Le circuit de liquide caloporteur 5 comprend le premier échangeur de chaleur 11 qui est également constitutif du circuit de fluide réfrigérant 3. Le premier échangeur de chaleur 11 comprend au moins un premier chemin de circulation 21 du fluide réfrigérant 4 et au moins un deuxième chemin de circulation 22 du liquide caloporteur 6, le premier chemin de circulation 21 et le deuxième chemin de circulation 22 étant agencés pour permettre un échange de chaleur entre le fluide réfrigérant 4 présent à l’intérieur du premier chemin de circulation 21 et le liquide caloporteur 6 présent à l’intérieur du deuxième chemin de circulation 22. De préférence, le premier échangeur de chaleur 11 comporte plusieurs premiers chemins de circulation 21 et plusieurs deuxièmes chemins de circulation 22. Un premier chemin de circulation 21 est interposé entre deux deuxièmes chemins de circulation 22, et un deuxième chemin de circulation 22 est interposé entre deux premiers chemins de circulation 21. Le premier échangeur de chaleur 11 comporte ainsi une alternance de premiers chemins de circulation 21 et de deuxièmes chemins de circulation 22.

A l’intérieur du circuit de liquide caloporteur 5, le liquide caloporteur 6 circule depuis la pompe 15 vers le premier échangeur de chaleur 11, puis circule à l’intérieur du premier échangeur de chaleur 11 en empruntant les deuxièmes chemins de circulation 22 pour échanger des calories avec le fluide réfrigérant 4 présent à l’intérieur des premiers chemins de circulation 21, puis retourne vers la pompe 15.

A l’intérieur du circuit de fluide réfrigérant 3, le fluide réfrigérant 4 circule du compresseur 7 vers l’échangeur fluide réfrigérant / air extérieur 8, puis vers l’organe de détente 9.

Selon une première modalité de fonctionnement du circuit de fluide réfrigérant 3, le fluide réfrigérant 4 circule ensuite à l’intérieur du premier échangeur de chaleur 11 en empruntant les premiers chemins de circulation 21 à l’intérieur desquels le fluide réfrigérant 4 échange des calories avec le liquide caloporteur 6 présent à l’intérieur des deuxièmes chemins de circulation 22, puis retourne vers le compresseur 7.

Selon une deuxième modalité de fonctionnement du circuit de fluide réfrigérant 3, le fluide réfrigérant 4 circule à l’intérieur du deuxième échangeur de chaleur 12 en empruntant des chemins de circulation à l’intérieur desquels le fluide réfrigérant 4 échange des calories avec le flux d’air 10, puis retourne vers le compresseur 7.

Sur la figure 2, le premier échangeur de chaleur 11 est globalement parallélépipédique et comprend une joue 100 qui est pourvue d’une admission du liquide caloporteur 101 par l’intermédiaire de laquelle le liquide caloporteur 6 pénètre à l’intérieur du premier échangeur de chaleur 11. La joue 100 est aussi pourvue d’une évacuation du liquide caloporteur 102 par l’intermédiaire de laquelle le liquide caloporteur 6 est évacué hors du premier échangeur de chaleur 11. Les deuxièmes chemins de circulation 22 s’étendent entre l’admission du liquide caloporteur 101 et l’évacuation du liquide caloporteur 102. La joue 100 comporte aussi une admission du fluide réfrigérant 103 par l’intermédiaire de laquelle le fluide réfrigérant 4 pénètre à l’intérieur du premier échangeur de chaleur 11 et une évacuation du fluide réfrigérant 104 par l’intermédiaire de laquelle le fluide réfrigérant 4 est évacué hors du premier échangeur de chaleur 11. Les premiers chemins de circulation 21 s’étendent entre l’admission du fluide réfrigérant 103 et l’évacuation du fluide réfrigérant 104. Bien entendu, le sens de circulation de fluide réfrigérant peut être inversé, l’admission du fluide réfrigérant 103 devenant une évacuation de fluide réfrigérant, tandis que l’évacuation du fluide réfrigérant 104 devient une admission de fluide réfrigérant. Sur la figure 3, sur laquelle ont été ôtés la joue 100 du premier échangeur de chaleur ainsi que lesdites admissions 101, 103 et évacuations 102, 104, le premier échangeur de chaleur 11 est un échangeur à plaques qui comprend une pluralité de plaques 105, tel que celle illustrée sur la figure 4. La plaque 105 s’étend principalement selon un axe d’allongement longitudinal Ai. La plaque 105 comprend un fond 106 et au moins un rebord relevé 107 qui entoure le fond 106. Autrement dit, le rebord relevé 107 est ménagé à la périphérie du fond 106 et le rebord relevé 107 entoure le fond 106. On comprend que la plaque 105 est agencée en une baignoire globalement rectangulaire, le fond de la baignoire étant constitué du fond 106 et les bords de la baignoire étant constitués du rebord relevé 107.

Plus particulièrement, le rebord relevé 107 comprend deux rebords relevés longitudinaux 108a, 108b, dont un premier bord relevé longitudinal 108a et un deuxième bord relevé longitudinal 108b, qui sont ménagés en vis-à-vis l’un de l’autre. Le rebord relevé 107 comprend également deux rebords relevés latéraux 109a, 109b, dont un premier bord relevé latéral 109a et un deuxième bord relevé latéral 109b, qui sont ménagés en vis-à-vis l’un de l’autre. Le rebord relevé 107 s’étend dans au moins un plan de bord P3 qui est transversal à un plan de fond P4 dans lequel s’étend le fond 106. Plus particulièrement, les rebords relevés latéraux 109a, 109b et les rebords relevés longitudinaux 108a, 108b s’étendent à l’intérieur de plans de bord P3 respectifs qui forment chacun avec le plan de fond P4 un premier angle a qui est compris entre 91° et 140°, préférentiellement compris entre 91° et 95 0 , tel qu’illustré sur la figure 5, pour le premier rebord relevé longitudinal 108 a.

Chaque rebord longitudinal 108a, 108b comprend un premier bord 131 qui s’étend entre le fond 106 et une arête 130 qui participe d’un contour périphérique 132 de la plaque 105.

Sur la figure 4, la plaque 105 comprend quatre ouvertures 110, notamment circulaires, qui sont réparties deux-à-deux à chaque extrémité longitudinale de la plaque 105, et plus particulièrement à chacun des angles du fond 106 de la plaque 105. Deux de ces ouvertures 110 sont configurées pour communiquer avec un des premiers chemins de circulation 21 ménagé d’un côté du fond 106 et les deux autres ouvertures 110 sont configurées pour communiquer avec un des deuxièmes chemins de circulation 22 ménagé d’un autre côté du fond 106.

Deux des ouvertures 110 ménagées à une même extrémité longitudinale de la plaque 105 sont chacune entourées par un collet 120, de sorte que ces ouvertures 110 cernées par ce collet 120 s’étendent dans un plan décalé par rapport au plan de fond P4 dans lequel s’inscrit le fond 106. Les deux autres ouvertures 110 situées à l’autre extrémité longitudinale de la plaque 105 s’étendent dans le plan de fond P4.

Deux plaques 105 sont imbriquées l’une dans l’autre et en contact l’une avec l’autre au moins par l’intermédiaire de leurs rebords relevés 107. Autrement dit, deux plaques 105 sont empilées l’une au-dessus de l’autre et ménagent entre elles un espace qui forme un canal 111 de circulation du fluide réfrigérant 4 ou du liquide caloporteur 6.

Le fond 106 comprend une nervure 113 qui est agencée pour que le canal 111 présente un profil en U. La nervure 113 est parallèle à une direction D d’élongation des rebords relevés longitudinaux 108a, 108b, la direction D d’élongation des rebords relevés longitudinaux 108a, 108b étant préférentiellement parallèle à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105. La nervure 113 s’étend entre une première extrémité longitudinale 114 et une deuxième extrémité longitudinale 115, la première extrémité longitudinale 114 étant en contact avec le rebord relevé 107, et préférentiellement en contact avec le premier rebord relevé latéral 109a que comprend le rebord relevé 107. La deuxième extrémité longitudinale 115 est située à une première distance Di non-nulle du rebord relevé 107, la première distance Di étant prise entre la deuxième extrémité longitudinale 115 et le rebord relevé 107, mesurée le long de l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105.

Ces dispositions sont telles que le canal 111 est conformé en un U dont les branches du U sont parallèles aux rebords relevés longitudinaux 108a, 108b de la plaque 105 et sont séparées par la nervure 113, et dont la base du U jouxte le deuxième bord latéral 109b qui est ménagé à l’opposé longitudinalement du premier bord latéral 109a. La nervure 113 est ménagée à une égale deuxième distance D2 des deux bords longitudinaux 108 de la plaque 105, la deuxième distance D2 étant mesurée entre la nervure 113, prise en son centre, et l’un des rebords relevés longitudinaux 108a, 108b, perpendiculairement à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105. Selon une variante de réalisation, la nervure 113 est décalée d’une distance non-nulle par rapport à un plan médian Pi de la plaque 105, le plan médian Pi étant orthogonal au fond 106 et parallèle à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105, la distance étant mesurée entre la nervure 113, prise en son centre, et le plan médian Pi perpendiculairement à ce dernier.

Sur la figure 6, la nervure 113 comprend deux deuxièmes bords 141 qui s’étendent respectivement entre le fond 106 et un sommet 140 de la nervure 113. Le sommet 140 est la partie de la nervure 113 qui est ménagée à la plus grande distance du fond 106. Autrement dit, le sommet 140 de la nervure 113 est bordé longitudinalement par les deuxièmes bords 141. Le sommet 140 est agencé en un plateau ménagé dans un plan parallèle au plan de fond P4. Les deuxièmes bords 141 s’étendent à l’intérieur de plans de nervure P5 respectifs qui forment chacun avec le plan de fond P4 un angle b qui est compris entre 90° et 160°. Autrement dit la nervure 113 présente un profil trapézoïdal dans un plan transversal P2, le plan transversal P2 étant orthogonal au plan de fond P4 et à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105.

En se reportant à nouveau sur la figure 4, le fond 106 est pourvu d’une pluralité de protubérances 112a, 112b pour perturber un écoulement du fluide réfrigérant 4 ou du liquide caloporteur 6 dans le canal 111. Ces protubérances 112a, 112b forment des obstacles à l’encontre d’un écoulement laminaire du fluide réfrigérant 4 ou du liquide caloporteur 6 dans le canal 111. Les protubérances 112a, 112b sont organisées en une pluralité de rangées rectilignes 124 de protubérances 112a, 112b, les rangées rectilignes 124 étant parallèles à un axe d’allongement latéral A2 de la plaque 105 qui est orthogonal à l’axe d’allongement longitudinal Ai et au plan de fond P4.

Sur la figure 7, chaque protubérance 112a, 112b comprend une paroi intermédiaire 151 qui s’étend entre le fond 106 et une paroi sommitale 150 de la protubérance 112a, 112b. La paroi sommitale 150 est la partie de la protubérance 112a, 112b qui est la plus éloignée du fond 106. La paroi sommitale 150 est agencée en un plateau ménagé dans un plan parallèle au plan de fond P4.

Les protubérances 112a, 112b sont réparties en protubérances de premier type 112a et des protubérances de deuxième type 112b. Dans leur généralité, les protubérances de premier type 112a sont prévues pour perturber un écoulement laminaire du fluide réfrigérant 4 ou du liquide caloporteur 6 dans le canal 111, et plus particulièrement dans une zone centrale Z du canal 111, à distance du bord relevé 107 et/ou de la nervure 113. Dans leur généralité, les protubérances de deuxième type 112b sont prévues pour perturber un écoulement laminaire du fluide réfrigérant 4 ou du liquide caloporteur 6 dans le canal 111, et plus particulièrement dans une zone périphérique du canal 111, à proximité et le long du bord relevé 107 et/ou de la nervure 113. Ainsi, les protubérances de deuxième type 112b obstruent partiellement un couloir périphérique situé entre les protubérances de premier type 112a et la nervure 113 ou bien entre les protubérances de premier type 112a et les bords relevés longitudinaux 108a, 108b d’une plaque de l’art antérieur. Mais les protubérances de deuxième type 112b sont prévues aussi pour renforcer mécaniquement la nervure 113 que les protubérances de deuxième type 112b équipent ou encore à renforcer mécaniquement les bords relevés longitudinaux 108a, 108b que d’autres protubérances de deuxième type 112b équipent aussi, voire encore à améliorer un brasage entre les rebords relevés 107 de deux plaques 105 successives assemblées.

Aussi, le fond 106 est pourvu d’une pluralité de protubérances de premier type 112a qui sont ménagées en la zone centrale Z du canal 111. La zone centrale Z est ménagée entre la nervure 113 et le rebord relevé 107. La zone centrale Z ne comprend ni la nervure 113, ni le bord relevé 107. Autrement dit, la zone centrale Z est ménagée à distance de la nervure 113 et du bord relevé 107.

Le fond 106 est avantageusement pourvu d’une pluralité de protubérances de deuxième type 112b dont la paroi sommitale 150 est en contact avec l’un des bords 131, 141 de la plaque 105.

Selon une première variante de réalisation, les parois sommitales 150 des protubérances de deuxième type 112b sont en contact avec le premier bord 131 de l’un quelconque au moins des rebords relevés longitudinaux 108a, 108b. Préférentiellement et tel qu’illustré sur la figure 7, les parois sommitales 150 de certaines protubérances de deuxième type 112b sont en contact avec le premier bord 131 du premier rebord relevé longitudinal 108a et les parois sommitales 150 d’autres protubérances de deuxième type 112b sont en contact avec le premier bord 131 du deuxième rebord relevé longitudinal 108b.

Selon une deuxième variante de réalisation, les parois sommitales 150 des protubérances de deuxième type 112b sont en contact avec l’un quelconque au moins des deux deuxièmes bords 141 de la nervure 113. Préférentiellement et tel qu’illustré sur la figure 7, les parois sommitales 150 des protubérances de deuxième type 112b sont en contact avec les deux deuxièmes bords 141 de la nervure 113.

Selon une troisième variante de réalisation et tel qu’illustré sur la figure 8, les parois sommitales 150 des protubérances de deuxième type 112b sont en contact avec le sommet 140 de la nervure 113. Plus particulièrement, le plan dans lequel s’inscrit le sommet 140 de la nervure 113 est parallèle, ou sensiblement parallèle, au plan dans lequel s’étend la paroi sommitale 150 de la protubérance de deuxième type 112b. Plus particulièrement, le plan dans lequel s’inscrit le sommet 140 de la nervure 113 et le plan dans lequel s’étend la paroi sommitale 150 de la protubérance de deuxième type 112b sont confondus.

Sur la figure 9, quatre plaques 105 sont imbriquées les unes dans les autres de manière à ce que le rebord relevé 107 d’une plaque 105 soit encastré à l’intérieur du rebord relevé 107 de la plaque 105 immédiatement successive et de manière à ce que le fond 106 d’une plaque 105 soit en contact avec les parois sommitales 150 des protubérances de premier type 112a de la plaque 105 immédiatement successive. Un tel empilement des plaques 105 est réalisé aussi de manière à ce que les fonds 106 des plaques 105 soient disposés parallèlement les uns aux autres en une superposition distante et étagée des fonds 106. Les rebords relevés 107 de deux plaques 105 encastrées l’une dans l’autre sont en contact et sont destinés à être brasés l’un avec l’autre pour assurer une étanchéité du canal 111 ainsi ménagé entre deux plaques 105 adjacentes. Deux plaques adjacentes 105 sont aussi associées de manière à ce que les nervures 113 des deux plaques adjacentes 105 soient superposées l’une à l’autre, les plans médians respectifs Pi des plaques adjacentes 105 étant juxtaposés l’un avec l’autre. Plus particulièrement, le sommet 140 de la nervure 113 d’une plaque 105 est en contact avec les deuxièmes bords 141 de la nervure 113 de la plaque 105 immédiatement successive.

Deux plaques 105 ainsi imbriquées l’une dans l’autre délimitent conjointement un tube 123 qui canalise une circulation du fluide réfrigérant 4 ou bien du liquide caloporteur 6. Autrement dit, les deux plaques 105 formant le tube 123 délimitent conjointement le canal 111 dédié à la circulation du fluide réfrigérant 4 ou du liquide caloporteur 6. Plus particulièrement, un côté d’une plaque 105 borde le canal 111 de circulation du fluide caloporteur 4 et l’autre côté de la même plaque 105 borde le canal 111 de circulation du liquide caloporteur 6. Ainsi, les plaques 105 sont agencées entre elles de manière à configurer en alternance les canaux 111 de circulation du fluide réfrigérant 4 et du liquide caloporteur 6.

La plaque 105 est réalisée en un matériau métallique, apte à être embouti pour former notamment les protubérances 112a, 112b et la nervure 113 par emboutissage de la plaque 105, le matériau métallique étant choisi parmi les matériaux métalliques thermiquement conducteurs, aluminium ou alliage d’aluminium notamment.

De préférence, les protubérances de premier type 112a présentent dans le plan transversal P2 une forme tronconique, tel que cela est visible sur les figures 8 et 9 notamment.

Sur les figures 10 à 13, la paroi sommitale 150 d’une protubérance de deuxième type 112b est délimitée par une bordure 152 qui comprend au moins une portion de cercle, la bordure 152 comprenant deux extrémités 154a, 154b reliées à une tranche 155 du sommet 140 de la nervure 113. La bordure 152 est susceptible de présenter plusieurs types de profil, pris dans un plan parallèle au plan de fond P 4 .

Par ailleurs, les protubérances de premier type 122a sont espacés les unes des autres d’un premier pas Xi et les protubérances de premier type 122b sont espacés les unes des autres d’un deuxième pas X2, les pas Xi, X2 étant pris entre un centre de deux protubérances consécutives le long de l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 105.

On remarque sur la figure 10, que vue de dessus, la nervure 113 ainsi équipée des protubérances de deuxième type 112b est globalement conformée en colonne vertébrale, dont la nervure 113 forme la colonne et les protubérances de deuxième type 112b forment les vertèbres. Sur la figure 10, la bordure 152 est conformée en un demi-cercle. Le premier pas Xi est égal au deuxième pas X2.

Sur la figure 11, la bordure 152 correspond à un arc de cercle qui est compris entre 80% et 100% d’un demi-cercle. Le premier pas Xi est inférieur au deuxième pas X2.

Sur la figure 12, la bordure 152 comprend un demi-cercle 160 complété de deux raccords 153 qui s’étendent entre des extrémités du demi-cercle 157a, 157b et la tranche 155 du sommet 140 de la nervure 113. Les raccords 153 sont symétriques, ou sensiblement symétriques, par rapport à une médiane M du demi- cercle. Chacun des raccords 153 est agencé de telle sorte qu’une première extrémité du raccord 157a est tangente à une première extrémité du demi-cercle 154a et qu’une deuxième extrémité du raccord 157b est tangente à la tranche du sommet 140 de la nervure 113. Autrement dit, chaque raccord 153 est conformé en un arc de cercle qui est tangent à la tranche 155 et au demi-cercle 160. Le premier pas Xi est supérieur au deuxième pas X2.

Sur la figure 13, la bordure 152 est sensiblement conformée en un triangle qui comporte une base 158 parallèle à la tranche du sommet 140 de la nervure 113 et une pointe 159 susceptible d’être arrondie. Les protubérances de deuxième type 122b affectées à l’un des deuxièmes bords 141 sont espacés les unes des autres du deuxième pas X2 et les protubérances de deuxième type 122b affectées à l’autre des deuxièmes bords 141 sont espacés les unes des autres d’un troisième pas X3, différent du deuxième pas X2, en étant indifféremment supérieur ou inférieur.

On note que toutes les combinaisons des différences ou égalité de pas Xi, X2 et de formes de la bordure 152 sont possibles en sus de celles décrites ci-dessus.

Sur la figure 14, le deuxième échangeur de chaleur 12 est globalement parallélépipédique et comprend une joue 200 qui est pourvue d’une admission du fluide réfrigérant 203 par l’intermédiaire de laquelle le fluide réfrigérant 4 pénètre à l’intérieur du deuxième échangeur de chaleur 12 et une évacuation du fluide réfrigérant 204 par l’intermédiaire de laquelle le fluide réfrigérant 4 est évacué hors du deuxième échangeur de chaleur 12. Les premiers chemins de circulation s’étendent entre l’admission du fluide réfrigérant 203 et l’évacuation du fluide réfrigérant 204. Le deuxième échangeur de chaleur 12 comprend des tubes 223 qui canalisent les premiers chemins de circulations agencés en « I ». Les tubes 223 sont formés de deux plaques 205 telles que celles illustrées sur la figure 15. Un tel deuxième échangeur de chaleur 12 est agencé de telle sorte que le flux d’air 10 circule à travers l’échangeur de chaleur 12 entre deux tubes 223 successifs.

La plaque 205 s’étend principalement selon un axe d’allongement longitudinal Ai. La plaque 205 comprend un fond 206 et au moins un rebord relevé 207 qui entoure le fond 206. Autrement dit, le rebord relevé 207 est ménagé à la périphérie du fond 206 et le rebord relevé 207 entoure le fond 106. On comprend que la plaque 205 est agencée en une baignoire globalement rectangulaire, le fond de la baignoire étant constitué du fond 206 et les bords de la baignoire étant constitués du rebord relevé 207.

Plus particulièrement, le rebord relevé 207 comprend deux rebords relevés longitudinaux 208a, 208b, dont un premier bord relevé longitudinal 208a et un deuxième bord relevé longitudinal 208b, qui sont ménagés en vis-à-vis l’un de l’autre. Le rebord relevé 207 comprend également deux rebords relevés latéraux 209a, 209b, dont un premier bord relevé latéral 209a et un deuxième bord relevé latéral 209b, qui sont ménagés en vis-à-vis l’un de l’autre. Le rebord relevé 207 s’étend dans au moins un plan de bord P3 qui est transversal à un plan de fond P4 dans lequel s’étend le fond 206. Plus particulièrement, les rebords relevés latéraux 209a, 209b et les rebords relevés longitudinaux 208a, 208b s’étendent à l’intérieur de plans de bord P3 respectifs qui forment chacun avec le plan de fond P4 un premier angle a qui est compris entre 91° et 140°, préférentiellement compris entre 91° et 95 0 , tel qu’illustré sur la figure 16, pour le premier rebord relevé longitudinal 208a. Les rebords relevés longitudinaux 208a, 208b s’étendent selon une direction D d’élongation, la direction D d’élongation des rebords relevés longitudinaux 208a, 208b étant préférentiellement parallèle à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 205.

Chaque rebord longitudinal 208a, 208b comprend un premier bord 231 qui s’étend entre le fond 206 et une arête 230 qui participe d’un contour périphérique 232 de la plaque 205.

Sur la figure 15, la plaque 205 comprend deux ouvertures 210, notamment circulaires, qui sont réparties deux-à-deux à chaque extrémité longitudinale de la plaque 205, et plus particulièrement à chacun des angles du fond 106 de la plaque 205. Ces ouvertures 210 sont configurées pour communiquer avec le chemin de circulation ménagé d’un côté du fond 206 et le flux d’air 10 circule d’un autre côté du fond 206.

Une de ces ouvertures 210 est entourée par un collet 220, de sorte que cette ouverture 210 cernée par ce collet 220 s’étend dans un plan décalé par rapport au plan de fond P4 dans lequel s’inscrit le fond 206. L’autre ouverture 210 située à l’autre extrémité longitudinale de la plaque 205 s’étend dans le plan de fond P4.

Deux plaques 205 sont imbriquées l’une dans l’autre et en contact l’une avec l’autre au moins par l’intermédiaire de leurs rebords relevés 207. Autrement dit, deux plaques 205 sont empilées l’une au-dessus de l’autre et ménagent entre elles un espace qui forme un canal 211 de circulation du fluide réfrigérant 4.

En se reportant à nouveau sur la figure 15, le fond 206 est pourvu d’une pluralité de protubérances 212a, 212b pour perturber un écoulement du fluide réfrigérant 4 dans le canal 211. Ces protubérances 212a, 212b forment des obstacles à l’encontre d’un écoulement laminaire du fluide réfrigérant 4 dans le canal 211. Les protubérances 212a, 212b sont organisées en une pluralité de rangées rectilignes 224 de protubérances 212a, 212b, les rangées rectilignes 224 étant parallèles à un axe d’allongement latéral A2 de la plaque 205 qui est orthogonal à l’axe d’allongement longitudinal Ai et au plan de fond P4.

Chaque protubérance 212a, 212b comprend une paroi intermédiaire 251 qui s’étend entre le fond 206 et une paroi sommitale 250 de la protubérance 212a, 212b. La paroi sommitale 250 est la partie de la protubérance 212a, 212b qui est la plus éloignée du fond 206. La paroi sommitale 250 est agencée en un plateau ménagé dans un plan parallèle au plan de fond P4.

Les protubérances 212a, 212b sont réparties en protubérances de premier type 212a et des protubérances de deuxième type 212b. Dans leur généralité, les protubérances de premier type 212a sont prévues pour perturber un écoulement laminaire du fluide réfrigérant 4 dans le canal 211, et plus particulièrement dans une zone centrale Z du canal 211, à distance du bord relevé 207. Dans leur généralité, les protubérances de deuxième type 212b sont prévues pour perturber un écoulement laminaire du fluide réfrigérant 4 dans le canal 211, et plus particulièrement dans une zone périphérique du canal 211, à proximité du bord relevé 107. Ainsi, les protubérances de deuxième type 212b obstruent partiellement un couloir périphérique situé entre les protubérances de premier type 212a et les bords relevés longitudinaux 208a, 208b d’une plaque de l’art antérieur. Mais les protubérances de deuxième type 212b sont prévues aussi pour renforcer mécaniquement les bords relevés longitudinaux 208a, 208b que les protubérances de deuxième type 212b équipent aussi, voire encore pour améliorer un brasage entre les rebords relevés 207 de deux plaques 205 successives assemblées.

Aussi, le fond 206 est pourvu d’une pluralité de protubérances de premier type 212a qui sont ménagées en la zone centrale Z du canal 211. La zone centrale Z ne comprend pas le bord relevé 207. Autrement dit, la zone centrale Z est ménagée à distance du bord relevé 207.

Le fond 206 est avantageusement pourvu d’une pluralité de protubérances de deuxième type 212b dont la paroi sommitale 250 est en contact avec l’un des bords 231, 241 de la plaque 205.

Selon une variante de réalisation, les parois sommitales 250 des protubérances de deuxième type 212b sont en contact avec le premier bord 231 de l’un quelconque au moins des rebords relevés longitudinaux 208a, 208b. Préférentiellement et tel qu’illustré sur la figure 15, les parois sommitales 250 de certaines protubérances de deuxième type 212b sont en contact avec le premier bord 231 du premier rebord relevé longitudinal 208a et les parois sommitales 250 d’autres protubérances de deuxième type 212b sont en contact avec le premier bord 231 du deuxième rebord relevé longitudinal 208b.

Sur la figure 17, quatre plaques 205 sont imbriquées les unes dans les autres de manière à ce que le rebord relevé 207 d’une plaque 205 soit encastré à l’intérieur du rebord relevé 207 de la plaque 205 immédiatement successive et de manière à ce que le fond 206 d’une plaque 205 soit en contact avec les parois sommitales 250 des protubérances de premier type 212a de la plaque 205 immédiatement successive. Un tel empilement des plaques 205 est réalisé aussi de manière à ce que les fonds 206 des plaques 205 soient disposés parallèlement les uns aux autres en une superposition distante et étagée des fonds 206. Les rebords relevés 207 de deux plaques 205 encastrées l’une dans l’autre sont en contact et sont destinés à être brasés l’un avec l’autre pour assurer une étanchéité du canal 211 ainsi ménagé entre deux plaques 205 adjacentes.

Deux plaques 205 ainsi imbriquées l’une dans l’autre délimitent conjointement le tube 223 qui canalise une circulation du fluide réfrigérant 4. Autrement dit, les deux plaques 205 formant le tube 223 délimitent conjointement le canal 211 dédié à la circulation du fluide réfrigérant 4. Plus particulièrement, un côté d’une plaque 205 borde le canal 211 de circulation du fluide réfrigérant 4 et l’autre côté de la même plaque 205 borde le canal 211 à l’intérieur duquel circule le flux d’air 10. Ainsi, les plaques 205 sont agencées entre elles de manière à configurer en alternance les canaux 211 de circulation du fluide réfrigérant 4 et du flux d’air 10.

La plaque 205 est réalisée en un matériau métallique, apte à être embouti pour former notamment les protubérances 212a, 212b par emboutissage de la plaque 205, le matériau métallique étant choisi parmi les matériaux métalliques thermiquement conducteurs, aluminium ou alliage d’aluminium notamment.

De préférence, les protubérances de premier type 212a présentent une forme tronconique dans un plan transversal P2 de la plaque 205, le plan transversal P2 étant orthogonal au plan de fond P4 et à l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 205, tel que cela est visible sur les figures 15 et 17 notamment.

Sur les figures 18 à 21, la paroi sommitale 250 d’une protubérance de deuxième type 212b est délimitée par une bordure 252 qui comprend au moins une portion de cercle, la bordure 252 comprenant deux extrémités 254a, 254b reliées au premier bord 231 d’un des rebords relevés longitudinaux 208a, 208b. La bordure 252 est susceptible de présenter plusieurs types de profil, pris dans un plan parallèle au plan de fond P4.

Par ailleurs, les protubérances de premier type 212a sont espacés les unes des autres d’un premier pas Xi et les protubérances de deuxième type 212b sont espacés les unes des autres d’un deuxième pas X2, les pas Xi, X2 étant pris entre un centre de deux protubérances consécutives le long de l’axe d’allongement longitudinal Ai de la plaque 205.

Sur la figure 18, la bordure 252 est conformée en un demi-cercle. Le premier pas Xi est égal au deuxième pas X2.

Sur la figure 19, la bordure 252 correspond à un arc de cercle qui est compris entre 80% et 100% d’un demi-cercle. Le premier pas Xi est inférieur au deuxième pas X2.

Sur la figure 20, la bordure 252 comprend un demi-cercle 260 complété de deux raccords 253 qui s’étendent entre des extrémités du demi-cercle 256a, 256b et le premier bord 231 d’un des rebords relevés longitudinaux 208a, 208b. Les raccords 253 sont symétriques, ou sensiblement symétriques, par rapport à une médiane M du demi-cercle 260. Chacun des raccords 253 est agencé de telle sorte qu’une première extrémité du raccord 257a est tangente à une première extrémité du demi-cercle 254a et qu’une deuxième extrémité du raccord 257b est tangente à au premier bord 231 d’un des rebords relevés longitudinaux 208a, 208b. Autrement dit, chaque raccord 253 est conformé en un arc de cercle qui est tangent au premier bord 231 d’un des rebords relevés longitudinaux 208a, 208b et au demi-cercle 260. Le premier pas Xi est supérieur au deuxième pas X2.

Sur la figure 21, la bordure 252 est sensiblement conformée en un triangle qui comporte une base 258 parallèle au premier bord 231 d’un des rebords relevés longitudinaux 208a, 208b et une pointe 259 susceptible d’être arrondie. Les protubérances de deuxième type 212b affectées à l’un des deuxièmes bords 241 sont espacés les unes des autres du deuxième pas X2 et les protubérances de deuxième type 212b affectées à l’autre des deuxièmes bords 241 sont espacés les unes des autres d’un troisième pas X3, différent du deuxième pas X2, en étant indifféremment supérieur ou inférieur.

On note que toutes les combinaisons des différences ou égalité de pas Xi, X2 et de formes de la bordure 252 sont possibles en sus de celles décrites ci-dessus.

Telle qu'elle vient d'être décrite, l’invention atteint bien les buts qu'elle s'était fixés, en permettant d’homogénéiser les échanges de chaleur sur toute la largeur de la plaque, évitant ainsi les zones de moindre échange, par exemple le long de la nervure 113 ou le long des rebords relevés longitudinaux 108a, 108b, 208a, 208b.

L’invention atteint aussi le but qu’elle s’était fixée en améliorant une tenue mécanique de la plaque 105, 205 et en améliorant le brasage entre les plaques 105, 205. L’invention ne saurait toutefois se limiter aux moyens et configurations exclusivement décrits et illustrés, et s’applique également à tous moyens ou configurations, équivalents et à toute combinaison de tels moyens ou configurations. Notamment, si l'invention a été décrite ici dans son application à un échangeur de chaleur fluide réfrigérant / liquide caloporteur ou air, il va de soi qu'elle s'applique à toute forme et/ou dimension de la plaque ou à tout type de fluide circulant le long de la plaque selon l’invention.