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Title:
PORTABLE STATION FOR THE MEASUREMENT AND ADJUSTMENT OF THE MAGNETIC SIGNATURE OF A NAVAL VESSEL
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/1993/001971
Kind Code:
A1
Abstract:
Portable station for the measurement and adjustment of the magnetic signature of a naval vessel in order to determine and/or modify the features of currents flowing in magnetic immunisation loopsof said vessel (1). The station is of the type comprising several magnetic sensors (4) capable of being placed on the seabed, said magnetic sensors (4) being connected to means (13) for transmitting the data they provide, and said naval vessel (1) being equipped with means (14) for receiving said data. The station is characterised in that said magnetic sensors (4) are interconnected so as to form a chain (2) suitable for installing on a seabed.

Inventors:
CERTENAIS JOEL (FR)
Application Number:
PCT/FR1992/000714
Publication Date:
February 04, 1993
Filing Date:
July 21, 1992
Export Citation:
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Assignee:
THOMSON CSF (FR)
International Classes:
B63G9/06; G01R33/00; (IPC1-7): B63G9/06
Domestic Patent References:
WO1987002324A11987-04-23
Foreign References:
EP0247367A11987-12-02
GB2177511A1987-01-21
EP0133408A11985-02-20
US4710708A1987-12-01
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Station portable de mesure et de réglage de la signature magnétique d'un bâtiment naval (1) destinée à déterminer les caractéristiques des courants à faire circuler dans les boucles d'immunisation magnétique dont est muni ledit bâtiment naval (1), du type comprenant plusieurs capteurs magnétiques (4) pouvant être déposés sur le fond de la mer, lesdits capteurs magnétiques (4) étant reliés à des moyens de transmission (13) des données qu'ils fournissent, et ledit bâtiment naval (1) étant muni de moyens de réception (14) desdites données, caractérisée en ce que lesdits capteurs magnétiques (4) sont reliés entre eux de façon à former un chapelet déformable (2) pouvant être déposé au fond de la mer.
2. Station selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit chapelet déformable (3) comprend également des capteurs de hauteur d'eau (12).
3. Station portable selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisée en ce que lesdits capteurs de hauteur d'eau (12) sont constitués par des capteurs de pression.
4. Station selon l'une des revendications 2 ou 3 caractérisée en ce que le nombre de capteurs de hauteur d'eau (12) est égal au nombre de capteurs magnétiques (4).
5. Station selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que lesdits capteurs magnétiques (4) sont disposés le long dudit chapelet (2) selon un espacement régulier.
6. Station portable selon la revendication 5 caractérisée en ce que ledit espacement correspond environ à la profondeur d'eau à laquelle ledit chapelet (2) est susceptible d'être déposé.
7. Station portable selon l'une des revendications 1 à 6 caractérisée en ce que ledit chapelet (2) est relié à une bouée de surface (6) unique munie desdits moyens de transmission (13) des données fournies par les capteurs auxdits moyens de réception (14) desdites données situés sur ledit bâtiment naval (1).
8. Station portable selon la revendication 7 caractérisée en ce que ledit chapelet (2) est relié à ladite bouée (6) par un câble (7) muni de moyens de lestage (8), ledit chapelet (2) étant raccordé audit câble (7) en un point de raccordement (9) situé audessus des moyens de lestage(8), des moyens de largage (10) étant positionnés entre lesdits moyens de lestage (8) et ledit point de raccordement (9).
9. Station portable selon la revendication 8 caractérisée en ce que lesdits moyens de largage (10) sont télécommandables.
10. Station portable selon la revendication 9 caractérisée en ce que lesdits moyens de largage (10) télécommandables sont constitués par une manille explosive.
11. Station portable selon l'une des revendications 1 à 10 caractérisé en ce que le nombre de capteurs magnétiques (4) est au moins égal à cinq.
12. Station portable selon l'une des revendications 1 à 11 caractérisée en ce que lesdits capteurs magnétiques (4) sont constitués par des magnetometres triaxiaux pendules sur deux axes.
13. Station portable selon l'une des revendications 1 à 12 caractérisée en ce que ledit chapelet (2) comprend également des capteurs acoustiques.
14. Procédé de mesure et de réglage de la signature magnétique d'un bâtiment naval, pour la mise en oeuvre de la station portable selon la revendi¬ cation l caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à : déployer ledit chapelet au fond de la mer; évaluer la déformée dudit chapelet de façon à connaître la position relative desdits capteurs magnétiques; déterminer le positionnement dudit bâtiment naval par rapport audit chapelet ; déterminer la trajectoire du bâtiment naval ; recueillir les données fournies par lesdits capteurs magnétiques dudit chapelet lors d'au moins un passage dudit bâtiment naval selon ladite trajectoire.
15. Procédé selon la revendication 14 caractérisé en ce que l'étape consistant à évaluer la déformée dudit chapelet consiste à : déterminer la déformée dudit chapelet dans le plan vertical en utilisant les données fournies par les capteurs de hauteur d'eau ; déterminer la déformée dudit chapelet dans le plan horizontal en utilisant une méthode d'interpolation mettant en oeuvre les coordonnées curvilignes Si des capteurs magnétiques d'une part et les angles les angles θi que ceuxci forment avec le nord magnétique d'autre part.
16. Procédé selon la revendication 15 caractérisé en ce que les angles© i sont obtenus à partir des valeurs des composantes Hx, Hy du champ magnétique dans le plan horizontal selon la formule : Hx θi = arctg 5 Hy le bâtiment naval étant suffisamment éloigné dudit chapelet pour ne pas avoir d'influence sue les valeurs des composantes Hx et Hy.
17. Procédé selon l'une des revendications 14 à 16 caractérisé en ce que l'étape consistant à déterminer le positionnement dudit bâtiment naval par rapport audit chapelet consiste notamment à calculer, à partir des données des capteurs de hauteurs d'eau, la dérivée seconde du champ magnétique S2 Bz 5Z2 et à chercher la courbe de niveau 52Bz = 0 δz2 .
18. Procédé selon l'une des revendications 14 à 17 caractérisé en ce que l'étape consistant à déterminer le positionnement du bâtiment naval est affinée par une méthode de "tracking" magnétique, acoustique ou optique.
19. Procédé selon la revendication 18 caractérisé en ce que ladite méthode de tracking est réalisée en munissant le bâtiment de réflecteurs laser, un système terrestre permettant de localiser ces réflecteurs.
Description:
Station portable de mesure et de réglage de la signature magnétique d'un bâtiment naval.

L'invention concerne une station portable de mesure et de réglage de la signature magnétique d'un bâtiment naval permettant de déterminer et/ou de modifier les caractéristiques des courants circulant dans les boucles d'immunisation magnétique dont est pourvu ce bâtiment naval.

D est connu que la présence de matériaux ferromagnétiques dans un bâtiment naval rend celui-ci détectable par des moyens de détection de sa "signature magnétique". Ces moyens de détection peuvent par exemple être intégrés dans des mines ou être portés par des aéronefs. Dans ce dernier cas, le risque associé à la détection de la signature magnétique du bâtiment naval est appelé risque M.A.D. (Magnetic Anomaly Détection).

La signature magnétique d'un bâtiment est constituée par son aimantation permanente et par son aimantation induite. L'aimantation permanente est due aux matériaux ferromagnétiques entrant dans la constitution du bâtiment et est sensiblement constante. Par contre, l'aimantation induite est essentiellement variable et, dans le cas d'un navire, dépend de son orientation dans le champ magnétique terrestre, de son cap et de son inclinaison due au roulis et au tangage.

La signature magnétique du navire permet donc de le repérer, de le suivre, et éventuellement de guider ou de mettre à feu des engins destinés à le détruire.

Il est donc très important de minimiser, voire d'annuler cette signature magnétique pour empêcher sa détection par un méthode magnétique.

Cette opération d'immunisation magnétique s'effectue en créant dans le volume du bâtiment un champ magnétique qui compense celui du bâtiment, afin d'annuler sa signature magnétique. Pour cela, on munit le bâtiment d'un jeu de circuits appelés boucles d'immunisation, qui sont parcourus par un courant électrique.

Les dimensions, la disposition des boucles et les courants qui y circulent sont déterminés pour minimiser au mieux la "signature magnétique" du bâtiment, quelle que soit son orientation dans le champ magnétique terrestre, c'est-à-dire

quels que soient son cap et son inclinaison due au roulis et au tangage. Ces boucles d'immunisation sont réparties suivant trois directions correspondants aux axes de roulis, de lacet et de tangage.

Le réglage des courants dans les boucles d'immunisation est effectué grâce à une station de mesures. Classiquement, les stations de mesures sont constituées par deux réseaux linéaires de capteurs magnétiques disposés au fond de la mer et installés par exemple l'un selon une direction Nord-Sud, et l'autre selon une direction Est-Ouest. Ces réseaux de capteurs magnétiques sont reliés par câbles à une station installée à terre qui analyse les mesures effectuées afin de déterminer les caractéristiques des courants à faire circuler dans les différentes boucles.

L'aimantation totale (permanente + induite) s'écrit :

PL + PV + PT + IV + ILcosα + ITsinα où : P est l'aimantation permanente, I est l'aimantation induite, L, V et T sont les trois axes suivant lesquels sont disposées les boucles d'immunisation, a représente le cap magnétique du navire. Ces différentes composantes de l'aimantation permanente et de l'aimanta¬ tion induite d'un bâtiment naval sont effectuées grâce à une telle station de mesures en faisant parcourir au bâtiment naval deux fois le même trajet au-dessus des réseaux de capteurs magnétiques, selon des caps opposés.

L'aimantation permanente, liée au bâtiment, évolue avec le mouvement de celui-ci, alors que l'aimantation induite n'évolue pas. Pour connaître l'aimantation induite, il suffit de soustraire les résultats de mesure des deux sens opposés. Connaissant alors l'aimantation induite et l'aimantation totale, on obtient directement l'aimantation permanente. Ainsi, un passage Nord-Sud puis Sud-Nord permet de déterminer IL et un passage Est-Ouest puis Ouest-Est permet de calculer U.

Cependant, cette méthode de mesure ne permet pas de déterminer IV. En effet, l'aimantation induite verticale ne peut pas être déterminée à

partir de mesures effectuées à une seule latitude. Cette composante est en effet fonction de la variation de la composante verticale du champ magnétique terrestre. Les stations de mesure de l'aimantation des bâtiments navals n'étant pas disponibles à toutes les latitudes, la détermination de l'aimantation induite verticale est alors réalisée en mettant en oeuvre des méthodes empiriques. Une de ces méthodes, utilisée dans la plupart des cas, consiste à considérer que l'aimantation induite verticale représente un certain pourcentage fixe de l'aimantation totale verticale mesurée dans un lieu donné. Cependant ces méthodes empiriques ne permettent pas de déterminer l'aimantation induite verticale de façon précise ce qui a pour conséquence de diminuer la qualité de la compensation magnétique calculée à partir des différentes composantes de l'aimantation du bâtiment.

Par ailleurs, lors d'une opération de longue durée, la signature magnétique d'un bâtiment naval se dégrade dans le temps. Cette dégradation est due notamment aux vibrations permanentes auxquelles est soumis le bâtiment naval, par rapport au champ magnétique terrestre. Les caractéristiques des courants électriques circulant dans les boucles d'immunisation qui ont été déterminés initialement par une station terrestre ne permettent plus, au bout d'un certain temps, de compenser de façon satisfaisante la signature magnétique du bâtiment naval. Il est donc nécessaire de pouvoir recalculer périodiquement la valeur des courants devant circuler dans les boucles d'immunisation.

Ces différents problèmes ont suscité l'apparition de stations de mesures magnétiques transportables qui peuvent être emportées à bord du navire, et permettent notamment de calculer les différentes composantes de l'aimantation magnétique d'un bâtiment naval selon sa position géographique, par exemple dans son port de départ, puis à son port d'arrivée, sous une autre latitude.

Bien entendu, ces stations transportables doivent comprendre non seulement une unité de mesure et de calcul embarqué, mais également un système de capteurs déployables autour du navire.

Les stations transportables de mesure de la signature magnétique des bâtiments navals les plus anciennes présentent un agencement identique aux

stations fixes, les unités terrestres étant simplement amovibles pour être transporta¬ bles. Le coût de telles stations et de leur mise en oeuvre est évidemment élevé.

La demande de brevet WO 87/02324 propose une station de mesures magnétiques transportable comportant deux magnetometres pouvant être posés sur le fond de la mer et reliés chacun à une bouée radio-électrique en surface transmettant au bâtiment naval les données recueillies par les magnetometres.

Selon ce brevet, les deux magnetometres doivent être séparés d'une distance égale au moins à deux fois la hauteur d'eau correspondant à la profondeur à laquelle ils sont déposés. Les données sont acquises en déplaçant le bâtiment naval selon un axe perpendiculaire à l'axe reliant les deux magnetometres et à équidistance de ceux-ci et selon une vitesse constante, correspondant préférentiel- lement à la vitesse maximale du navire.

Les stations portables de ce type ne comportant que deux capteurs, la compensation magnétique associée est peu précise. En effet, ce faible nombre de capteurs ne permet pas d'acquérir un nombre suffisant de paramètres pour affiner le calcul des différentes composantes de l'aimantation du bâtiment.

De plus, la mise en oeuvre de cette station portable est difficile puisqu'il est préconisé d'utiliser une bouée par magnétomètre et que la position relative des magnetometres utilisés doit être connue à 1 % près. La qualité de la compensation magnétique effectuée est notablement inférieure à la qualité obtenue grâce aux stations de mesures terrestres.

L'invention se propose de pallier ces divers inconvénients de l'état de la technique.

Plus précisément, un objectif de la présente invention est de fournir une station portable de mesure de la signature magnétique d'un bâtiment naval permettant de fournir des résultats équivalents aux résultats obtenus grâce aux stations de mesures magnétiques terrestres fixes.

En particulier, un objectif de l'invention est de proposer une station portable de mesure et de réglage pouvant être rapidement déployée. Un autre objectif de l'invention est de fournir une station portable pouvant

être facilement et rapidement récupérée après sa mise en oeuvre.

Encore un autre objectif de l'invention est de proposer une station portable permettant non seulement de mesurer et de régler la signature magnétique du bâtiment naval mais pouvant également être éventuellement utilisée pour évaluer sa signature dépressionnaire et/ou sa signature acoustique.

Un autre objectif de l'invention est de proposer un procédé pour la mise en oeuvre d'une telle station portable

Selon l'invention, la station portable de mesure et de réglage de la signature magnétique d'un bâtiment naval destinée à déterminer les courants à faire circuler dans les boucles d'immunisation magnétique dont est muni ce bâtiment est du type comprenant plusieurs capteurs magnétiques pouvant être déposés sur le fond de la mer, lesdits capteurs magnétiques étant reliés à des moyens de transmission des données qu'ils fournissent, et ledit bâtiment naval étant muni de moyens de réception et d'analyse desdites données. La station portable de mesure et de réglage de la signature magnétique d'un bâtiment naval selon l'invention est caractérisée en ce que lesdits capteurs magnétiques sont reliés entre eux de façon à former un chapelet déformable pouvant être déposé sur le fond de la mer. De cette façon les capteurs magnétiques peuvent être disposés en une unique opération ce qui a pour effet de raccourcir le temps nécessaire au déploiement de la station.

Préférentiellement, ledit chapelet comprend également des capteurs de hauteur d'eau. Ces capteurs permettent de déterminer exactement la profondeur à laquelle est positionné ledit chapelet.

Selon un mode de réalisation particulièrement intéressant de la présente invention, lesdits capteurs de hauteur d'eau sont constitués par des capteurs de pression. L'utilisation de capteurs de pression en guise de capteurs de hauteur d'eau présente l'intérêt de pouvoir fournir des paramètres pouvant également être utilisés pour évaluer la signature dépressionnaire du bâtiment.

Avantageusement le nombre de capteurs de hauteur d'eau est égal au nombre de capteurs magnétiques.

Préférentiellement lesdits capteurs magnétiques sont disposés le long dudit chapelet selon un espacement régulier.

Egalement préférentiellement, ledit espacement entre deux capteurs correspond environ à la profondeur à laquelle ledit chapelet est susceptible d'être déposé.

Selon un mode de réalisation particulièrement intéressant, ledit chapelet est relié à une bouée de surface unique munie desdits moyens de transmission des données fournies par les capteurs magnétiques auxdits moyens de réception et d'analyse desdites données situés sur ledit bâtiment naval. Préférentiellement, ledit chapelet est relié à ladite bouée par un câble muni de moyens de lestage, ledit chapelet étant raccordé audit câble en un point de raccordement situé au-dessus des moyens de lestage, des moyens de largage étant positionnés entre lesdits moyens de lestage et ledit point de raccordement Cette disposition permet de pouvoir récupérer ledit chapelet sans avoir à remonter lesdits moyens de lestage.

De manière à faciliter encore la récupération dudit chapelet, lesdits moyens de largage sont télécommandables.

D'une façon préférentielle, lesdits moyens de largage télécommandables sont constitués par une manille explosive. Bien que l'on puisse envisager de ne fixer que deux, trois ou quatre capteurs magnétiques le long dudit chapelet, le nombre de ces capteurs est avantageusement au moins égal à cinq. C'est en effet du nombre de paramètres acquis par les différents capteurs magnétiques que dépendra la qualité de la compensation magnétique du bâtiment naval. Egalement avantageusement, lesdits capteurs magnétiques sont constitués par des magnetometres triaxiaux pendules sur deux axes. Ce type de magnetometres présente un seul noyau stable par axe de mesure.

Selon une variante complémentaire, ledit chapelet comprend également des capteurs acoustiques. Cette dernière caractéristique permet d'obtenir une station combinée de la signature magnétique d'un bâtiment naval et de sa signature

acoustique puisque lesdits capteurs acoustiques permettent d'obtenir des données concernant le bruit rayonné par la présence et/ou le déplacement dudit bâtiment naval.

Avantageusement, ledit chapelet est constitué par une gaîne à l'intérieur de laquelle sont disposés les différents capteurs, ceux-ci étant reliés à des câbles de reprise d'effort.

L'invention concerne également un procédé de mesure et de réglage de la signature magnétique d'un bâtiment naval, pour la mise en oeuvre de la station portable selon l'invention. Le procédé est caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à :

- déployer ledit chapelet au fond de la mer;

- évaluer la déformée dudit chapelet de façon à connaître la position relative desdits capteurs magnétiques;

- déterminer le positionnement dudit bâtiment naval par rapport audit chapelet ; - déterminer la trajectoire du bâtiment naval ;

- recueillir les données fournies par lesdits capteurs magnétiques dudit chapelet lors d'au moins un passage dudit bâtiment naval selon ladite trajectoire.

D'une façon préférentielle, l'étape consistant à évaluer la déformée dudit chapelet consiste à : - déterminer la déformée dudit chapelet dans le plan vertical en utilisant les données fournies par les capteurs de hauteur d'eau ;

- déterminer la déformée dudit chapelet dans le plan horizontal en utilisant une méthode d'interpolation mettant en oeuvre les coordonnées curvilignes Si des capteurs magnétiques d'une part et les angles θi que ceux-ci forment avec le nord magnétique d'autre part.

Les coordonnées curvilignes Si des capteurs magnétiques correspondant à la distance existant entre les différents capteurs magnétiques sur le chapelet. Avantageusement les angles θi sont obtenus à partir des valeurs des composantes Hx, Hy du champ magnétique terrestre dans le plan horizontal selon la formule :

Hx θi = arctg

Hy le bâtiment naval étant suffisamment éloigné dudit chapelet pour ne pas avoir d'influence sur les valeurs des composantes Hx et Hy.

Egalement préférentiellement l'étape consistant à déterminer le positionne¬ ment dudit bâtement naval par rapport audit chapelet consiste à calculer, à partir des données z des capteurs de hauteurs d'eau, la dérivée seconde du champ magnétique :

<S 2 Bz

Sz 2

et à chercher la courbe de niveau

S 2 Bz

= 0

Sz 2

La détermination du positionnement du bâtiment naval par rapport au chapelet est ensuite affinée selon une méthode de "tracking". Cette étape peut-être effectuée par exemple à l'aide de moyens de visée optiques, acoustiques ou encore magnétiques. Préférentiellement cette étape est effectuée en munissant le bâtiment de réflecteurs laser, un système extérieur suivant à terre le positionnement de ces réflecteurs.

L'invention, ainsi que les différents avantages qu'elle présente seront plus facilement compris grâce à la description qui va suivre d'un exemple non limitatif de réalisation de l'invention en référence aux dessins dans lesquels :

- la figure 1 représente un bâtiment naval à proximité d'une station portable de mesure et de réglage de sa signature magnétique, ladite station étant déployée .

- la figure 2 représente une vue en coupe d'un magnétomètre triaxial pendule pouvant être utilisé dans le cadre de la réalisation de la station portable selon l'invention. - la figure 3 représente une vue schématique en élévation du chapelet de

la station portable.

Selon la figure 1, un bâtiment naval 1 opère dans un environnement susceptible de présenter un risque de détection de sa signature magnétique. Le bâtiment naval présente plusieurs boucles d'immunisation magnétique la, lb, le, disposées dans trois plans distincts. Certaines de ces boucles la sont destinées à compenser l'aimantation longitudinale du bâtiment, d'autres lb à compenser son aimantation verticale, d'autres le à compenser son aimantation transversale. Des courants électriques visant à minimiser au mieux la signature magnétique du bâtiment circulent dans ces boucles. Le bâtiment naval venant d'effectuer une opération de longue durée, sa signature magnétique s'est modifiée et la valeur des courants électriques circulant dans ses boucles d'immunisation doit être modifiée en conséquence.

Dans le but de procéder à cette opération, une station portable de mesures et de réglage de la signature magnétique du bâtiment naval 1 est déployée à proximité de celui-ci. Cette station de mesure portable comprend un chapelet déformable 2 constitué d'une gaine 3 à l'intérieur de laquelle sont disposés des magnetometres 4. Ces magnetometres 4 sont au nombre de cinq et sont disposés le long du chapelet 2 selon un espacement régulier de l'ordre des deux tiers de la hauteur d'eau. Par exemple pour des fonds de 20 m de profondeur, l'espacement est de 12 m. Dans ce cas, la longueur du chapelet est d'environ 48 m. Le chapelet déformable 2 est par ailleurs muni de capteurs de hauteur d'eau 12 constitués par des capteurs de pression en nombre égal au nombre de magnetometres 4. Chaque capteur de pression 12 est positionné à proximité d'un magnétomètre 4.

A l'intérieur de la gaine 3, les différents capteurs, magnetometres 4 et capteurs de pression 12, sont reliés entre eux par des câbles de reprise d'effort.

Le chapelet déformable 2 est par ailleurs muni à l'une de ses extrémités d'un lest 5 facilitant son déploiement. Ce chapelet déformable 2 est relié à une bouée de surface 6 par un câble 7 muni de moyens de lestage 8 constitués par une gueuse. La bouée 6 est par ailleurs munie de moyens de transmission 13 des données fourmes par les magnetometres 4 d'une part et par les capteurs de pression

12 d'autre part. Le bâtiment naval est équipé en conséquence de moyens de réception 14 de ces données. Le chapelet 2 est relié au câble 7, grâce à un cable de liaison 11, en un point de raccordement 9. La longueur du câble de liaison 11 est calculée en fonction de la profondeur de façon à permettre l'immersion de la gueuse 8 lorsque le chapelet 2 est presque totalement posé sur le fond de la mer.

Des moyens de largage 10 constitués par une manille explosive télécom- andable sont positionnés entre la gueuse 8 et le point de raccordement 9.

Lors du déploiement de la station portable, le chapelet 2 est mis à l'eau grâce par exemple à un cannot. L'extrémité pourvue du lest 5 est immergée en premier de façon à permettre le déroulement du chapelet 2 et son positionnement progressif sur le fond.

Lorsque la gueuse 8 touche le fond de la mer, le câble 7, dont la longueur est prévue à cet effet, est tendu de façon à permettre une relative immobilité de la bouée 6 en surface. Selon la figure 2, les magnetometres 4 utilisés entrant dans la réalisation du chapelet déformable 2 sont des magnetometres triaxiaux à vanne de flux pendules sur deux axes.

Ce type de magnetometre ne comporte qu'un seul noyau saturable par axe de mesure et est constitué d'une sonde verticale 20, d'une sonde transversale 21, et d'une sonde longitudinale 22. Chaque magnetometre est placé dans un conteneur

23 et est pendule sur deux axes de manière à maintenir sa verticalité.

Le système de pendulage est obtenu en reliant le magnetometre 4 à un axe transversal 24, le pendulage transversal du magnetometre 4 étant autorisé grâce à un roulement à billes 25. Le pendulage longitudinal du magnetometre est obtenu en montant ledit axe longitudinal 24 sur deux balanciers 26 munis de roulements à billes 27. Les balanciers 26 sont eux-mêmes montés en rotation dans le conteneur 23 grâce à des roulements à billes 28.

Les données recueillies parles différentes sondes 20, 21, 22 du magnétomè- tre 4 sont transmises à un dispositif électronique 30 situé également à l'intérieur du

conteneur 23 grâce à un collecteur tournant 29.

Tous les éléments constituant le chapelet déformable sont réalisés en des matériaux amagnétiques de façon à n'avoir aucune influence sur les paramètres relevés par les magnetometres. Pour interpréter correctement les données transmises par les magnetome¬ tres 4 et les capteurs de pression 12 du chapelet 2, il est nécessaire de connaître la déformée du chapelet lorsque celui-ci est mouillé sur le fond.

Selon la figure 3, le chapelet 2 repose sur le fond de la mer. Les cinq magnetometres 4 sont séparés les uns des autres selon un espacement Si et forment des angles θi avec le nord magnétique.

La déformée du chapelet 2 dans le plan vertical est donnée directement par les capteurs de pression 12, la pression enregistrée par ceux-ci étant proportion¬ nelle à la profondeur z à laquelle ils sont positionnés.

La déformée dans le plan horizontal est obtenue en utilisant une méthode d'interpolation, par exemple la méthode SPLINE, à l'aide des coordonnées curvilignes Si des magnetometres et à l'aide des angles θi que ceux-ci forment avec le plan horizontal. Les angles θi sont obtenus à partir des composantes Hx et Hy du champ magnétique suivant la formule :

Hx θi = arctg —

Hy

Pour évaluer correctement ces angles θi, le bâtiment naval est éloigné momentanément afin de n'avoir aucune influence sur les données fournies par les magnetometres 4.

Lorsque la déformée du chapelet est déterminée, le positionnement du bâtiment naval par rapport au chapelet est évaluée grâce aux données z fourmes par les capteurs de pression 12 en calculant la dérivée seconde

5 2 Bz du champ magnétique et en recherchant la courbe de niveau

g 2 Bz 17 " = 0

Le positionnement du bâtiment est ensuite affinée grâce à une méthode de "tracking" utilisant des réflecteurs laser situés sur le bâtiment, un système terrestre permettant de localiser ces réflecteurs.

Lorsque la déformée du chapelet 2 et le positionnement du bâtiment 1 sont connus, la trajectoire du bâtiment est déterminée. Les données fournies par les magnetometres sont alors recueillies lors d'au moins un passage du bâtiment 1 selon la trajectoire déterminée. Ces données permettent d'évaluer la signature magnétique du bâtiment et éventuellement de modifier les courants circulant dans les boucles d'immunisation de façon à réajuster celle-ci. Une fois l'opération terminée, l'explosion de la manille 10 peut être télécommandée de façon à provoquer le largage du chapelet 2. Celui-ci peut alors être récupéré grâce à la bouée 6.