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Patent Searching and Data


Title:
PRINTING MATERIAL AND PRINTING APPARATUS USING SAME
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/1992/012859
Kind Code:
A1
Abstract:
The material consists of a sheet, a strip or a web (1) acting as a temporary support for a thin coating film (4) which is releasably mounted by an adhesive on the surface to be printed (3). The adhesive is applied to the surfaces to be coated and the coating layer is stuck thereto in an apparatus which uses pressure and possibly heat.

Inventors:
Cros, Jean-pierre
Application Number:
PCT/FR1992/000074
Publication Date:
August 06, 1992
Filing Date:
January 28, 1992
Export Citation:
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Assignee:
Cros, Jean-pierre
International Classes:
B41F16/00; B41F19/06; B41M1/22; B41M7/00; (IPC1-7): B41M1/22; B41M7/00
Foreign References:
FR2135471A11972-12-22
US4877681A1989-10-31
EP0108320A11984-05-16
US2406287A1946-08-20
Other References:
PATENT ABSTRACTS OF JAPAN vol. 11, no. 356 (M-644)(2803) 20 Novembre 1987 & JP,A,62 132 677 ( RICOH K.K. ) 15 Juin 1987 cité dans la demande
PATENT ABSTRACTS OF JAPAN vol. 13, no. 519 (M-895)(3867) 20 Novembre 1989 & JP,A,01 209 185 ( MATSUSHITA ELECTRIC INDUSTRIAL COMPANY LIMITED ) 22 Août 1989 cité dans la demande
Attorney, Agent or Firm:
FOLDES, G. (Cabinet Bonnet-Thirion 95, boulevard Beaumarchais F-75003 Paris, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS
1. Matériau pour impression constitué par un complexe comportant un support (1) du type feuille, ruban ou nappe, une couche de substance antiadhésive (2) , une mince pellicule de revêtement (4) détachable au moyen d'un adhésif.
2. Matériau selon la revendication 1, caractérisé par une couche (3) de vernis interposé entre ladite couche de substance antiadhésive (2) et ladite pellicule (4) .
3. Matériau selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite mince pellicule de revêtement (4) est elle même enduite d'un premier composant appartenant à un système à deux composants jouant le rôle dudit adhésif, lorsque ledit premier composant est mis en présence du second composant du système par réaction chimique entre ces deux composants.
4. Installation pour la mise en oeuvre d'un matériau selon la revendication 1 ou 3, caractérisée en ce qu'elle est du type offset comportant au moins un poste (6) d'alimentation en produit (7) à imprimer, un poste encolleur (9) et un poste d'application (10) du revêtement.
5. Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un ou plusieurs postes encreurs (8).
Description:
"Matériau pour impression et installation d'impression au moyen de ce matériau"

La présente invention concerne un matériau pour impression et une installation d'impression au moyen de ce matériau. Le domaine de l'invention couvre aussi le domaine de l'impression dite métallisée et on entend alors dans la présente description par "impression métallisée" la reproduction sur un support donné de signes, caractères, dessins ou autres symboles ayant l'aspect, la consistance, le toucher et/ou la couleur d'un métal, revêtement en particulier métallique. C'est le cas notamment de la dorure appliquée en typographie ou de tout autre matériau servant à revêtir de quelconques signes, dessins ou symboles. Cela confère un aspect particulier à ces caractères, signes, dessins ou symboles et 1'opération qui a présidé à cet effet est dénommée "métallisation" dans le cas d'un revêtement métallique. Pour prendre comme exemple celui de la dorure on rappellera le procédé bien connu de la dorure à chaud sur différents supports sur lesquels elle peut s'appliquer (papier, reliures, matières plastiques, bois, etc ...) et qui est le suivant : Un cliché typographique est porté à une certaine température ; une pression est exercée à l'aide d'une machine; un film de dorure est présenté entre ce cliché et la matière à imprimer et le film doré se dépose et se fixe sous 1•action conjuguée de la température et de la pression. Bien entendu, le cliché typographique est généralement un cliché en zinc, laiton, magnésium, acier ou silicone comportant une gravure dont le relief saillant représente les caractères, signes, dessins ou symboles à imprimer et ce cliché fait partie d'un ensemble comportant un système de chauffage (intérieur ou extérieur) porté par un dispositif voire même une machine munie de moyens pour exercer la pression voulue. On connaît différents procédés, dispositifs ou différentes machines suivant qu'il s'agit d'une impression sur papier, reliure ou plastique, d'impression en continu sur cylindres ou par plaques, etc ...

C'est ainsi, par exemple que le document JP-A-62132677 (RICOH K.K.) décrit un matériau pour impression utilisé dans le domaine de la dorure à chaud, ce matériau servant de support provisoire pour une pellicule de métal doré destinée à être transférée. Le matériau est constitué d'un support revêtu d'une couche d'un matériau de faible adhérence, puis de la pellicule métallisée et d'une couche d'adhésif thermofusible.

Le document FR-A-2 135 471 (LA CELLOPHANE) décrit des matériaux qui comportent en outre une couche de vernis protecteur entre le matériau antiadhérent et la pellicule métallisée. Ce document décrit également un matériau comprenant entre le support et la pellicule métallisée, une couche d'un matériau à la fois antiadhésif et protecteur.

Les documents JP-A-01 209185 (MATSUSHITA ELECTRIC INDUSTRIAL) et EP-A-108320 (THATCHER PLASTIC PACKAGING) décrivent des matériaux d'impression similaires.

Le document US-A-4877681 (K. HANADA et Al) décrit des matériaux à impression qui comprennent outre un support et une couche d'encrage fusible à chaud, une couche intermédiaire adaptée à se rompre sous l'effet de la chaleur.

La technique de transfert mettant en oeuvre ces matériaux consiste à placer le matériau, la face portant l'adhésif thermoscellable en regard de la feuille à imprimer, et à appliquer à chaud, éventuellement sous pression sur l'autre face du matériau, une matrice portant un motif.

En procédant suivant les techniques antérieures, il est en tout état de cause important de surveiller la bonne position de l'ensemble d'impression et particulièrement du ou des clichés et de la matière à imprimer. Il faut également éventuellement compenser tout défaut de parallélisme.

Un autre exemple de métallisation est celui dans lequel le métal à appliquer est sous forme pulvérulente. C'est, entre autres, celui du bronzage : on applique à l'aide d'une machine offset une solution d'adhésif à l'endroit où l'on désire déposer le "bronze". Le support ayant ainsi reçu son adhésif passe dans une machine qui projette le métal pulvérulent, lequel se fixe bien entendu aux endroits enduits d'adhésif. Un

tel procédé présente les inconvénients qui lui sont inhérents tels que dégagement de poussières de bronze, irrégularité de répartition de la couche du produit pulvérulent, etc ... à moins de disposer de dispositifs de contrôle particulièrement élaborés.

Pour pallier ces inconvénients, la présente invention fournit un matériau caractérisé par le fait qu*il est constitué par un complexe comportant un support du type feuille, ruban ou nappe, une couche de substance antiadhésive, une mince pellicule de revêtement détachable au moyen d'un adhésif.

Suivant un mode de réalisation possible avantageux, ledit matériau consiste en un support en matière plastique du type polyester revêtu d'une couche d'une substance anti¬ adhésive du type paraffine et sur laquelle on a déposé la mince couche de revêtement en particulier métallique tel que pellicule d'or, d'argent, d'aluminium, etc... dite "pellicule métallisante". Une telle pellicule peut faire l'objet d'une coloration par un vernis approprié appliqué lors de la fabrication. Un tel matériau peut être utilisé pour une impression suivant un procédé qui consiste à faire porter l'adhésif par les surfaces, signes, caractères et autres symboles que l'on désire revêtir et à appliquer sur les surfaces ainsi rendues adhésives le matériau en question, de manière que sa face constituée par le revêtement, soit au contact de l'adhésif.

On applique alors une pression et éventuellement de la chaleur pour améliorer la séparation de ce revêtement de son support.

De façon avantageuse, le procédé ci-dessus est mis en oeuvre dans une installation caractérisée en ce qu'elle est du type offset comportant au moins un poste d'alimentation en produits à imprimer, éventuellement un poste encreur, au moins un poste encolleur, un poste conçu pour déposer et appliquer le revêtement à partir du matériau selon l'invention, et enfin un poste dit de recette ou de stockage.

D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre

faite en regard des dessins annexés sur lesquels : la figure 1 est une vue schématique d'une installation mettant en oeuvre le procédé de l'invention et la figure 2 est une vue en coupe schématique d'un matériau selon l'invention convenant pour une impression.

En se référant à ces figures, le matériau conforme à l'invention illustré à la figure 2, consiste en un support 1 du typé feuille, bande, nappe ou analogue en un matériau approprié de préférence en matière plastique du genre polyester, enduit d'une couche 2 d'une substance anti-adhésive du type paraffine, sur laquelle est appliquée, une couche 3 facultative d'un vernis transparent ou non, coloré ou non, suivie d'une pellicule 4 du revêtement voulu, notamment une pellicule métallisante, telle que feuille ou poudre d'or, d'argent, d'aluminium ou autre métal ou alliage.

Un tel matériau convient particulièrement bien pour une impression métallisée. En effet, il suffit, en exerçant une pression et éventuellement en faisant intervenir la chaleur, d'appliquer le matériau qui vient d'être décrit, sur une surface préalablement enduite d'un adhésif aux endroits voulus pour que la portion correspondante de la pellicule de revêtement se fixe en ces endroits à l'exclusion de tous autres; la finesse de cette pellicule est du reste telle que cette dernière se découpe facilement suivant le contour de la surface revêtue d'adhésif sans qu'il faille prévoir d'outil particulier à cet effet, l'adhésif au surplus, ayant en lui- même une action de collage suffisamment puissante pour permettre cette "auto-découpe" sans glissement de la pellicule de revêtement au cours de son application sur le support à imprimer.

De façon avantageuse, ces opérations peuvent être réalisées dans une installation du type offset illustrée schématiquement à la figure 1.

En se référant à cette figure, on prendra comme exemple le cas de la dorure, c'est-à-dire le cas où la pellicule de revêtement 4 est une feuille d'or. Le produit à imprimer et à métalliser est par exemple une série de feuilles de papier. Ces

feuilles 7 sont stockées au poste 6 qui sera également le poste d'alimentation de l'installation par tout moyen connu en soi (non représenté) . Chaque feuille circule dans le sens des flèches F. Elle pénètre d'abord dans au moins un poste d'encrage 8 d'une machine offset muni de ses systèmes bien connus de mouillage et d'encrage 8a-8b et d'impression offset 8ç_-8d-8e. Une fois cette opération terminée, la feuille est admise dans au moins un poste dit "encolleur" 9 fonctionnant aussi suivant le principe offset avec ses systèmes également bien connus de mouillage-encollage 9a-9b applicateurs aux endroits voulus 9a-9d-9e. La feuille 7 ainsi traitée est alors admise dans le poste de dorure 10 comportant son rouleau d'alimentation 10a, en matériau de dorure du type illustré à la figure 2 se présentant sous la forme d'une nappe continue. Cette nappe guidée en 10b est présentée au-dessus de la feuille 7 pour y être pressée par l'action conjuguée de deux cylindres presseurs lOç-lOd. Comme expliqué ci-dessus la portion correspondante de la pellicule métallisante (servant ici à la dorure) ne se fixera que sur les endroits encollés. Le reste du matériau métallisant est rembobiné en 10e. Quant à la feuille 7 comportant les dorures voulues, elle est reçue au poste de stockage 11.

Il est évident que les cylindres 10c et/ou lOd pourront être chauffants si nécessaire pour faciliter l'application, leur réalisation à cet effet étant bien connue de l'homme de l'art.

Bien entendu, on peut utiliser selon l'invention tout adhésif approprié permettant le déroulement des opérations ci- dessus. Suivant un mode de réalisation possible on fait appel pour jouer le rôle d'adhésif à un système du type à deux composants, à savoir une résine et un agent de réticulation, la "prise" d'un tel adhésif s'effectuant par une réaction chimique lorsque ces deux composants sont mis en présence. Le matériau pour impression, tel que décrit précédemment, est recouvert lors de sa fabrication, d'une couche supplémentaire de 1•un des deux composants du système

ci-dessus.

Le second composant de l'adhésif est lui imprimé aux endroits désirés sur la feuille dans le poste "encolleur" de la machine offset. Dans le poste où le matériau d'impression est appliqué sur la feuille, la réaction chimique se produit dans les zones où les deux composants sont en contact, provoquant une adhérence totale de la pellicule. Cette réaction peut se faire, sous pression, à froid comme à chaud. La pellicule est ainsi avantageusement transférée uniquement dans les zones de mise en présence des deux composants.

De tels systèmes à deux composants sont bien connus. On citera par exemple ceux à base d'uréthanne polyols et de polyépoxydes.

Suivant un mode de réalisation, le système à deux composants sera choisi parmi les systèmes comprenant une résine polyépoxyde liquide et un durcisseur ou accélérateur également liquide. L'application de ces deux composants pourra se faire par tous moyens appropriés d'imprégnation ou d'enduction du support en faisant ou non appel si besoin est à des diluants agissant sur la viscosité du composant à appliquer. Parmi les accélérateurs ou durcisseurs de préférence liquides on citera les aminés tertiaires, les polyamines, ou les anhydrides d'acides. Ces durcisseurs ou accélérateurs réagissent relativement rapidement et suivant la catégorie auxquels ils appartiennent, la réaction chimique attendue peut être réalisée à des températures comprises entre 5 β C et 80 β C. La résine polyépoxyde qui sera avantageusement utilisée est celle résultant de la réaction de polyaddition du bisphénol A avec 1'épichlorhydrine et la soude. Parmi les aminés liquides on citera par exemple, les aminés du type poly(éthylèneamines) , poly (propylènea ines) , aminoéthylpipérazynes , isophoronediamine. Parmi les anhydrides d'acides, on citera par exemple l'anhydride méthylnadique et l'anhydride tétrapropénylsuccinique.

Avec le matériau selon l'invention et son application,

il ressort qu'aucun calage des pièces en présence (feuille à métalliser et applicateurs) n'est nécessaire comme cela est le cas lorsque l'on applique les procédés d'impression et de métallisation actuellement connus.

Il va du reste de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre purement explicatif et nullement limitatif et que toute modification utile pourra y être apportée au niveau des équivalences, sans sortir de son cadre.