| WO/2007/084166 | METHODS AND COMPOSITIONS FOR DIELECTRIC MATERIALS |
| JP2001150403 | CORK RESIN SHEET |
| JP2000052314 | GRIP AND MANUFACTURE THEREOF |
| 1. | Procédé de fabrication de bouchons de liège, caractérisé par le fait qu'il comprend les étapes consistant à . superposer et assembler au moyen d'une celle alimentaire (8, 9) des plaques de liège naturel (5. 6, 7) dont les épaisseurs additionnées correspondent à la hauteur des bouchons (10) à fabriquer, . découper les bouchons (10) dans les plaques ainsi assemblées. perpendiculairement à leur plan. |
| 2. | Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les plaques (5. 6. 7) sont au nombre de trois. |
| 3. | Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les plaques assemblées (5, 6.7) forment un bloc parallélépipédique (11) dont les dimensions permettent le découpage d'au moins vingt. cinq bouchons (10). de préférence trente. |
| 4. | Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3. caractérisé par le fait que les bouchons (10) sont découpés simultanément. |
| 5. | Bouchon de liège, caractérisé par le fait qu'il comporte au moins deux tronçons (5, 6,7) de liège naturel disposés bout. à. bout et assemblés au moyen d'une colle alimentaire (8.9). chaque tronçon de liège naturel (5. 6, 7) ayant été découpé dans une planche de liège naturel au moyen d'un tube de découpage orienté perpendiculairement au plan de ladite planche. |
| 6. | Bouchon de liège selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il est constitué de trois tronçons de liège naturel (5, 6, 7) disposés bout. à. bout et assemblés au moyen d'une colle alimentaire, le tronçon de liège destiné à venir au contact du vin présentant une hauteur supérieure ou égale au tiers de la hauteur du bouchon (10). |
| 7. | Bouchon selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé par le fait que chaque tronçon de liège naturel présente une hauteur inférieure à 24 mm. |
Le bouchage des bouteilles contenant des vins de garde s'effectue à l'aide de bouchons de liège naturel, traditionnellement fabriqués à partir de planches provenant de chnes-lièges dont le démasclage ou la levée précédant date de 9 à 11 ans, débitées en bandes dont la largeur correspond à la hauteur des bouchons et l'épaisseur est au moins égale à leur diamètre.
La réalisation des bouchons est confiée à des façonniers qui les découpent de chaque bande de liège naturel à l'emporte pièces avec une tubeuse.
Pour minimiser le prix de revient des bouchons, les ateliers des façonniers se situent habituellement dans des régions à faible coût de la main-d'oeuvre, éloignées des plantations de chnes-lièges, ce qui implique des coûts de transport de la matière mais aussi rend difficile son suivi d'un bout à l'autre du circuit de fabrication.
En outre, lors du transport et pendant le stockage chez les façonniers, le liège est susceptible de se trouver exposé aux intempéries ou à des salissures, entrainant la formation de moisissures et d'odeurs qui, si les bouchons sont mal nettoyés par la suite, affecteront la qualité du vin.
La fabrication des bouchons s'effectue par ailleurs avec un rendement assez faible, de l'ordre de 30 %, et les déchets sont récupérés sous fonne d'aggloméré, inadapté à venir au contact des vins de garde.
Certes, des bouchons en aggloméré munis à chaque extrémité d'une rondelle de liège naturel destiné à empcher le vin de venir au contact de l'aggloméré ont été proposés dans les demandes de brevet européen EP-A-0 100 302 et EP-A-0 481 155 mais ces bouchons n'ont pas, à la connaissance du déposant, été adoptés pour le bouchage de bouteilles contenant des vins de garde.
On a également proposé dans la demande de brevet français FR-A-2 636 264 un procédé de fabrication consistant à découper les bouchons dans un cylindre de liège naturel de grande longueur. Ce procédé reste toutefois très proche du procédé traditionnel précité avec ses inconvénients.
Enfin, il est usuel de colmater, en utilisant des particules de liège, les pores des bouchons de liège naturel. lorsque ces derniers sont susceptibles d'entraîner des défauts de bouchage. Toutefois, ces particules peuvent se retrouver ultérieurement dans le vin, ce qui bien entendu n'est pas souhaitable.
La présente invention a pour objet un nouveau procédé de fabrication de bouchons de liège, utilisables pour le bouchage de bouteilles contenant des vins de garde et d'un prix de revient moindre que les bouchons de liège naturel fabriqués selon le procédé traditionnel décrit ci-dessus.
Le procédé selon l'invention se caractérise par le fait qu'il comprend les étapes consistant à : -superposer et assembler au moyen d'une colle alimentaire des plaques de liège naturel dont les épaisseurs additionnées correspondent à la hauteur des bouchons à fabriquer, -découper les bouchons dans les plaques ainsi assemblées.
L'invention a également pour objet un bouchon de liège caractérisé par le fait qu'il est constitué par au moins deux tronçons de liège naturel disposés bout à bout et assemblés au moyen d'une colle alimentaire.
Un bouchon selon l'invention peut tre avantageusement constitué par trois tronçons de liège naturel disposés bout-à-bout et assemblés au moyen d'une colle alimentaire, le tronçon de liège naturel destiné à venir au contact du vin présentant de préférence une hauteur supérieure ou égale au tiers de la hauteur du bouchon.
Grâce à l'invention, on peut utiliser le liège provenant de chnes-lièges dont l'épaisseur de l'écorce est inférieure au diamètre normalisé des bouchons, donc moins cher. La production de liège devient plus facile à réguler.
En outre, la découpe des bouchons selon l'invention peut s'effectuer de façon entièrement automatisée, avec un emploi plus rationnel de la matière réduisant la proportion des déchets, dans une usine proche des plantations de chnes-lièges, donc sans les inconvénients précités liés au coût de la main-d'oeuvre, au transport du liège et au suivi de la matière.
D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d'un exemple non limitatif de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, et à l'examen du dessin annexé sur lequel : -la figure 1 illustre le procédé traditionnel de fabrication de bouchons de liège, -la figure 2 représente un bouchon obtenu par un tel procédé, -la figure 3 illustre un procédé de fabrication de bouchons de liège conforme à l'invention, et -la figure 4 représente un bouchon obtenu par un tel procédé.
On a représenté sur la figure 1 une bande d'écorce 1 de chne-liège, utilisée pour la fabrication de bouchons de liège naturel conformément au procédé traditionnel. La bande d'écorce 1 présente sur sa face supérieure une croûte 2, et sa largeur est égale à la hauteur des bouchons à réaliser. Cette dernière est normalisée, usuellement choisie égale à 38,45, 49 ou 52 mm.
Les bouchons sont successivement découpés à lemporte-piece au moyen-d'une machine appelée tubeuse, comportant un tube de découpage 3 cylindrique de révolution, affûté à une extrémité, et entraîné en rotation autour de son axe de symétrie.
Le déplacement relatif du tube de découpage 3 et de la bande d'écorce 1 s'effectue sous commande manuelle, et les tolérances de fabrication sont usuellement de plus ou moins 0,5 mm pour un diamètre nominal de 24 mm.
Le tube de découpage 3 doit tre le plus mince possible pour que son diamètre externe soit inférieur à l'épaisseur de la bande d'écorce 1. En raison de sa minceur, le tube de découpage 3 est sujet à érosion et à ovalisation, entrainant une augmentation des tolérances de fabrication.
On a représenté sur la figure 2 un bouchon 4, fabriqué par le procédé traditionnel décrit ci-dessus, associé à un repère d'axes orthogonaux Xi. X2 et X3.
L'axe X1 correspond ci l'axe longitudinal du bouchon. L'épaisseur de la bande d'écorce 1 est mesurée selon l'axe X3.
Lors de l'opération de bouchage, le bouchon 4 est comprime radialement jusqu'à ce que son diamètre soit réduit à 15 mm environ, ce qui correspond à 65 % environ de son diamètre nominal.
Une fois laissé en place dans le goulot de la bouteille, le bouchon 4 tend à reprendre, par élasticité, son diamètre nominal.
Le diamètre normalisé d'un goulot étant de 21 mm, donc inférieur au diamètre nominal du bouchon 4, ce dernier ne retrouve pas son diamètre nominal mais reste comprimé radialement dans le goulot, ce qui permet d'obtenir un bouchage hermétique.
Le temps nécessaire pour que le bouchon 4 passe d'un diamètre de 15 mm à un diamètre de 21 mm (ce qui correspond à 87,5 % de son diamètre nominal) est de l'ordre d'une dizaine de secondes.
Cette durée peut constituer un facteur limitant les cadences des chaines d'embouteillage, car les bouteilles ne peuvent pas tre couchées tant que le bouchage n'est pas hermétique.
On va maintenant décrire en référence aux figures 3 et 4 un exemple de mise en oeuvre du procédé selon l'invention.
On part de planches de liège qui sont bouillies, triées, écorcées, redressées puis découpées en plaques rectangulaires 5,6 et 7 dont les côtés ont les mmes dimensions, et dont les épaisseurs additionnées correspondent à la hauteur des bouchons 10 à réaliser.
Pour optimiser la fabrication en fonction de la hauteur des bouchons à réaliser, il peut s'avérer avantageux de découper dans son épaisseur une planche de liège si elle est épaisse, pour former deux planches de moindre épaisseur.
Ces plaques 5,6 et 7 sont superposées et assemblées, après avoir été enduites d'une colle alimentaire connue en elle-meme, pour former un bloc de liège parallélépipédique 11.
On a désigné par les références 8 et 9 sur la figure 3 les couches de colle alimentaire.
On peut utiliser comme colle alimentaire toute colle non toxique qui présente l'adhérence suffisante pour résister aux efforts de traction lors du débouchage.
L'assemblage des plaques 5,6 et 7 s'effectue par exemple à chaud et sous pression.
I1 convient de remarquer que la réalisation du bloc de liège 11 par assemblage de plusieurs plaques 5,6 et 7 nettoyées individuellement au préalable permet, à volume de liège égal, une meilleure élimination des impuretés que dans la technique antérieure, car la surface de liège exposée aux agents de nettoyage est supérieure.
Après découpe, chaque bouchon 10 est constitué dans l'exemple décrit par trois tronçons de liège naturel provenant respectivement des plaques 5, 6 et 7, disposés bout-à-bout et assemblés par les couches 8 et 9 de colle alimentaire.
Les cellules du liège ont sensiblement la mme orientation dans chaque plaque 5,6 ou 7 du bloc de liège 11 que dans la bande d'écorce 1 décrite en référence à la figure 1, puisque chaque plaque est obtenue par découpe d'une planche de liège naturel tout comme la bande d'écorce 1.
En se référant au repère d'axes X, X et X précité, on peut remarquer que chaque bouchon 10 selon l'invention est découpé avec son axe longitudinal parallèle à l'axe X3, cgest-à-dire qu'il nzest pas découpé dans l'épaisseur de la planche de liège en utilisant un tube de découpage orienté parallèlement au plan de la planche comme dans la technique antérieure, mais en utilisant un tube de découpage orienté perpendiculairement au plan de la planche.
I1 en résulte que l'orientation des cellules du liège est différente dans le bouchon 10 et s'avère plus avantageuse.
En effet, après une compression radiale, le bouchon 10 retourne plus rapidement par élasticité à son diamètre nominal et la durée nécessaire à l'obtention d'un bouchage hermétique est donc réduite.
On a réalisé des essais comparatifs avec des éprouvettes de liège dun volume donné, constituées pour certaines de cubes de liège naturel réalisés par découpe de l'écorce et pour d'autres de blocs de liège 11 conformes à l'invention.
On a comprimé les éprouvettes de liège venues d'un seul tenant selon les axes X2 et X3, pour simuler la compression radiale des bouchons 4 connus, et les autres éprouvettes selon les axes X1 et X2 pour simuler la compression radiale des bouchons 10 selon l'invention.
On a constaté d'une part que la durée nécessaire aux éprouvettes comprimées selon les axes X2 et X3 pour reprendre par élasticité un volume égal à 87,5 % de leur volume initial, après une compression ayant réduit leur volume à 65 % du volume initial, était environ deux fois supérieure à celle nécessaire aux éprouvettes comprimées selon les axes X1 et X2, et d'autre part que la force à exercer pour comprimer radialement les bouchons 10 était moindre que la force à exercer pour comprimer radialement les bouchons 4, ce qui a pour effet une moindre dégradation de la structure cellulaire du liège.
La découpe des bouchons 10 dans chaque bloc de liège 11 est facilement automatisable et peut s'effectuer avec un meilleur rendement et des tolérances de fabrication plus faibles que dans l'art antérieur. On peut en outre utiliser des tubes de découpage plus épais, donc plus résistants et risquant moins de s'ovaliser, car l'épaisseur des tubes de découpage n'est plus limitée par l'épaisseur de l'écorce On peut avantageusement utiliser plusieurs tubes de découpage disposés côte-à-côte pour découper simultanément plusieurs bouchons 10 dans un bloc de liège 11, notamment plus de vingt-cinq bouchons 10, par exemple trente bouchons 10, le déplacement relatif des tubes de découpage et du bloc de liège 11 s'effectuant de préférence sous commande automatique et non plus sous commande manuelle comme c'est le cas du procédé traditionnel.
On peut, grâce à l'invention, réaliser des bouchons d'un diamètre nominal de 24,2 mm par exemple avec une tolérance de plus ou moins 0,2 mm seulement. La possibilité de réaliser des bouchons 10 d'un diamètre nominal de 24, 2 mm permet d'améliorer la qualité du bouchage, à temps de retour identique.
Chaque plaque 5, 6 ou 7 a de préférence une épaisseur inférieure ou égale à 24 mm, ce qui permet d'utiliser du liège naturel moins épais, donc moins cher que celui servant à la fabrication des bouchons selon le procédé traditionnel.
De préférence, l'épaisseur du tronçon de liège naturel destiné à venir au contact du vin est choisie de manière à ce que le vin ne puisse pas atteindre la colle alimentaire, et la hauteur de ce tronçon est par exemple égale à un tiers au moins de la hauteur du bouchon 10.
Comme expliqué plus haut, le liège peut tre nettoyé dans de meilleures conditions et l'on diminue de cette manière le risque de formation de moisissures pouvant l'imprégner d'odeurs et pouvant nuire à la qualité du vin.
En outre, il est possible de varier les qualités de liège de chacune des plaques 5,6 et 7 et choisir ainsi pour la réalisation du tronçon de liège naturel destiné à venir au contact du vin un liège de meilleure qualité.
En jouant sur les qualités de liège de chacune des plaques et la disposition relative de ces dernières, on peut encore éviter d'avoir à procéder à des opérations de colmatage des pores du liège, et supprimer ainsi le risque que des particules de liège provenant de ce colmatage se retrouvent dans le vin.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à ce qui vient d'etre décrit.
En particulier, on ne sort pas du cadre de l'invention en superposant un nombre quelconque de plaques de liège naturel, supérieur ou égal à deux.
