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Title:
RAMP FOR SPRAYING A LUBRICATING AND/OR REFRIGERATING FLUID
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2018/060580
Kind Code:
A1
Abstract:
Spray ramp (1) intended to lubricate and/or cool a laminated strip and/or pressure cylinders of a mill, comprising: - a tubular shaft (2) of which the hollow interior volume forms a fluid admission chamber (Ca), - a chassis (3) rigidly connected to the external wall of the shaft (2), extending along said tubular shaft, - a plurality of nozzles distributed over the length of the chassis (3) and supported by the chassis, arranged such that the jets form a fluid curtain, - a pipe system (5), inside said chassis (3), ensuring the supply of the nozzles from the through-bores (20) provided in the tubular wall of the hollow shaft (3). According to the invention, said pipe system (5) comprises at least one pressure levelling chamber (50, 51) extending over the whole active length of the chassis and through which all the fluid supplying said plurality of nozzles passes.

Inventors:
FRELIEZ, Jérémie (67 rue Carpeaux, VILLENEUVE D'ASCQ, 59650, FR)
Application Number:
FR2017/052576
Publication Date:
April 05, 2018
Filing Date:
September 26, 2017
Export Citation:
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Assignee:
FIVES DMS (1 Rue du Mont de Templemars ZI de Seclin, NOYELLES-LES-SECLIN, 59139, FR)
International Classes:
B21B45/02
Domestic Patent References:
WO2016001541A12016-01-07
WO2015071608A12015-05-21
Foreign References:
JP2011194417A2011-10-06
JPS623203U1987-01-10
JP2013013937A2013-01-24
US2776586A1957-01-08
US3998084A1976-12-21
JP2011194417A2011-10-06
JPS623203U1987-01-10
JP2013013937A2013-01-24
Attorney, Agent or Firm:
BUREAU DUTHOIT-LEGROS ASSOCIES (31 rue des PoissonceauxCS, 59044 LILLE Cedex, 59044, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Rampe d'aspersion (1) destinée pour lubrifier et/ou refroidir une bande laminée et/ou des cylindres de pression d'un laminoir, comprenant : - un arbre (2) tubulaire dont le volume intérieur creux forme une chambre d'admission de fluide (Ca),

- un châssis (3) solidaire rigidement de la paroi externe de l'arbre (2), s'étendant le long dudit arbre tubulaire,

- une pluralité de buses (4) réparties sur la longueur du châssis (3) et portées par le châssis, agencées de manière à ce que les jets forment un rideau de fluide,

- un système de canalisation (5), interne audit châssis (3), assurant l'alimentation des buses (4) à partir d'orifices (20) traversant pratiqués dans la paroi tubulaire de l'arbre (3) creux, ledit système de canalisation (5) comprenant deux chambres d'uniformisation de pression (50,51), dans laquelle le châssis (3) comprend une paroi de dessus (30), une paroi de dessous (31), deux parois de côtés (32,33), solidaires de manière étanche de la paroi externe de l'arbre (3), ainsi qu'une paroi d'extrémité (34) portant des alésages (40) pour la pluralité de buses (4), lesdites parois (30, 31, 32, 33, 34) du châssis (3) formant avec la paroi externe de l'arbre (2) tubulaire un caisson, une cloison (35) scinde le volume interne du caisson en lesdites deux chambres (50,51) d'uniformisation de pression, en série selon le sens d'écoulement du fluide, s'étendant chacune sur toute la longueur active du châssis, et par lesquelles transite successivement la totalité du fluide alimentant ladite pluralité de buses (4) , y compris :

- une première chambre d'uniformisation (50) de pression définie entre ladite cloison (35) et la paroi externe de l'arbre (3) portant les orifices, dits premiers orifices (20),

- une deuxième chambre d'uniformisation (51) de pression définie entre ladite cloison (35) et la paroi d'extrémité (34), dans laquelle la cloison (35) porte des orifices dit second orifices (36) répartis sur toute la longueur de la cloison (35), dans laquelle le nombre de buses (4) de la pluralité de buses étant un entier N, le nombre des premiers orifices et le nombre des seconds orifices étant chacun égal à N, dans laquelle chaque orifice (40) d'une buse (4) est aligné avec l'un des premiers orifices (20) et l'un des second orifices (36), suivant une direction d'alignement sensiblement perpendiculaire à l'axe de l'arbre (3), et de manière à permettre le nettoyage de ces trois orifices (20, 36, 40) par l'insertion d'un même outil (Or) rectiligne traversant simultanément ces trois ouvertures (20, 36, 40) suivant la direction d'alignement, et dans laquelle :

- les usinages desdits premiers orifices (20) sont inclinés par rapport à la direction d'alignement de telle façon à ce que chacun des jets en sortie des orifices soit dirigé contre une paroi pleine de la première chambre d'uniformisation (50) telle que la cloison (35),

- l'usinage desdits seconds orifices (36) de la cloison (35) intermédiaire sont inclinés par rapport à la direction d'alignement de telle façon à ce que chacun des jets en sortie des orifices soit dirigé contre une paroi pleine de la deuxième chambre d'uniformisation (51), telle que la paroi d'extrémité (34).

2. Rampe selon la revendication 1, dans laquelle :

- la somme des surfaces des premiers orifices (20) représente un taux d'ouverture de la paroi intermédiaire entre la chambre d'admission (Ca) et la première chambre d'uniformisation de pression (50), de valeur comprise entre 2 % et 8%, - la somme des surfaces des seconds orifices représente un taux d'ouverture de la cloison (35) entre la première chambre de pression (50) et la deuxième chambre de pression (51), de valeur comprise entre 9% et 15%.

3. Rampe selon la revendication 1 ou 2, dans laquelle la ou les parois de côtés (32, 33) du châssis (3) présentent au moins une ouverture latérale (53, 54) à ladite au moins une chambre d'uniformisation de pression (50,51), et au moins un obturateur amovible (55, 56) de ladite ouverture latérale.

4. Rampe selon l'une des revendications 1 à 3, dans laquelle chacune des buses (4) comprend un corps tubulaire (41), présentant une extrémité d'appui cylindrique coopérant de manière étanche avec un siège (45) d'un orifice (40) de paroi, l'autre extrémité présentant un usinage définissant la sortie de la buse (4), chacune des buses (4) étant maintenue par un écrou (42), traversé par la buse, coopérant par vissage avec un filetage de l'orifice (40) pour comprimer l'extrémité d'appui sur le siège.

5. Rampe selon la revendication 4, présentant un système de détrompeur mécanique (43,44) entre l'extrémité d'appui (46) du corps de buse et le siège de l'orifice, garantissant le bon positionnement angulaire du corps de buse sur son axe.

6. Laminoir (100) comprenant une cage de laminoir, au moins une paire de cylindres de travail aptes à définir l'entrefer de la bande à laminer, ainsi qu'au moins une rampe d'aspersion d'un fluide lubrifiant et/ou réfrigérant, selon l'une des revendications 1 à 5 convenant pour projeter un rideau de fluide sur la bande à laminer et/ou sur les cylindres du laminoir.

7. Laminoir selon la revendication 6, comprenant un système d'alimentation (110) de ladite au moins une rampe (1) alimentant ladite au moins une rampe à partir de l'une des extrémités de l'arbre tubulaire (2), l'autre extrémité de l'arbre tubulaire étant obturée.

8. Laminoir selon l'une des revendications 6 ou 7 comprenant une fenêtre d'accès, côté opérateur, à partir de laquelle les cylindres du laminoir peuvent être extraits, le système d'alimentation (110) étant situé du côté de la cage opposé à la fenêtre d'accès.

9. Procédé de refroidissement mis en œuvre par une rampe d'aspersion (1) selon l'une des revendications 1 à 5, ou encore par une rampe d'aspersion d'un laminoir selon les revendications 6 à 8, dans lequel on refroidit une bande laminée et/ou les cylindres d'un laminoir, par la création d'un rideau de fluide généré par la rampe d'aspersion (1) et dans lequel on alimente en fluide de refroidissement ladite rampe uniquement à partir d'une des deux extrémités de l'arbre (2) tubulaire.

Description:
RAMPE D'ASPERSION D'UN FLUIDE LUBRIFIANT ET/OU REFRIGERANT

L'invention concerne une rampe pour l'aspersion d'un fluide lubrifiant et/ou réfrigérant, ainsi qu'un laminoir équipé d'une telle rampe.

Le domaine de l'invention est celui des laminoirs pour bande métallique, et plus particulièrement un laminoir connu par l'homme du métier sous l'appellation « 20 High ». Un tel laminoir, enseigné par le document US 2.776.586, comprend une cage à l'intérieur de laquelle sont agencés des cylindres de laminage.

Les cylindres de laminage comprennent deux cylindres de travail définissant l'entrefer de la bande à laminer, ainsi qu'un jeu de premiers cylindres intermédiaires et un jeu de seconds cylindres intermédiaires pour le soutien de chaque cylindre de travail (inférieur et supérieur). Ces cylindres de laminage sont soutenus par plusieurs ensembles de galets prenant appui sur les seconds cylindres intermédiaires, de part et d'autre du plan de la bande à laminer.

Dans un laminoir du type « 20 High », les premiers cylindres intermédiaires sont au nombre de deux, et lesdits seconds cylindres intermédiaires sont au nombre de trois (pour chaque cylindre de travail, supérieur ou inférieur). Huit ensembles de galets prennent appui sur les seconds cylindres intermédiaires, de part et d'autre du plan de la bande à laminer.

Il est par ailleurs connu de lubrifier/refroidir la bande et/ou les cylindres de travail par l'aspersion d'un fluide refroidissant/lubrifiant, en partie supérieure et en partie inférieure de la bande. La projection de ce fluide est typiquement assurée par des rampes d'aspersion, repérées 56a et 57 à la figure 4 du document US 2.776.586.

Ces rampes s'étendent sur la largeur de la bande à laminer, dans la cage du laminoir, au niveau d'un inter-espace entre les cylindres intermédiaires supérieurs, d'une part, et les cylindres intermédiaires inférieurs, d'autre part. Ces rampes sont classiquement positionnées à proximité des cylindres de travail. De tels laminoirs comprennent typiquement deux paires de rampes, les deux rampes de chaque paire étant disposées respectivement en dessous et au-dessus du plan de la bande à laminer. Les deux paires de rampes sont disposées classiquement de part et d'autre du plan de laminage passant par les axes des cylindres de travail.

Chacune des rampes d'aspersion peut être articulée en pivot à la cage, afin de permettre le réglage de la position de la rampe par rapport à la bande, ou encore par rapport aux cylindres à proximité. Ce réglage s'effectue par rotation de la rampe autour de son axe de pivot, sensiblement parallèle au plan de la bande et perpendiculaire à la direction de défilement de la bande. A cet effet, chaque rampe présente un arbre de rotation, monté libre de rotation, au niveau de ses extrémités, dans des paliers solidaires de la cage. Un vérin hydraulique, reliant la cage et l'arbre, permet d'actionner en rotation la rampe, puis de maintenir fermement la rampe à la position souhaitée.

Les différentes positions possibles des rampes peuvent permettre, notamment, de faciliter le retrait des cylindres, en écartant la ou les rampes du cylindre à changer. Les différentes positions peuvent permettre également de faciliter l'insertion de la bande entre les cylindres de travail. Ainsi, et par exemple, les rampes de la paire située en amont, selon le sens d'insertion de la bande, peuvent être rapprochées l'une de l'autre afin de guider physiquement l'extrémité de la bande à introduire au niveau de l'entrefer des cylindres de travail, les rampes de l'autre paire pouvant être écartées afin de faciliter la reprise de la bande, en aval des cylindres de travail.

L'alimentation de la rampe en fluide de refroidissement est assurée à partir des extrémités de l'arbre de rotation de la rampe, qui est creux (tubulaire cylindrique), sur toute sa longueur, et de manière à ce que le creux de l'arbre constitue une chambre d'admission de fluide. Un châssis, typiquement mécano-soudé, globalement plan, est solidarisé par soudure à cet arbre creux, s'étendant suivant la longueur de l'arbre, parallèlement à son axe longitudinal. Ce châssis sert de support pour des buses, régulièrement réparties sur la longueur du châssis. Ces buses sont agencées sur ce châssis les unes par rapport aux autres et de manière à permettre la formation d'un rideau de fluide. Ce rideau est destiné à arroser la bande et/ou des rouleaux sur toute leur largeur/longueur.

Selon cet état de la technique, chacune des buses est alimentée en fluide à partir du creux de l'arbre constituant la chambre d'admission, par l'intermédiaire d'une pluralité de conduites individuelles, chaque conduite individuelle débouchant, d'une part, à l'une de ses extrémités, dans le creux de l'arbre, par un orifice pratiqué dans la paroi cylindrique de l'arbre, et d'autre part, au niveau d'un alésage taraudé sur lequel la buse est solidarisé par vissage. Afin d'obtenir le refroidissement homogène de l'élément à refroidir (i.e. la bande métallique ou les rouleaux), le rideau de fluide généré par la rampe doit balayer l'élément sur toute sa longueur/largeur, et selon un débit uniforme sur cette longueur/largeur. En pratique toutefois, et en raison des pertes de charge dans les canalisations en amont des buses, les débits des différentes buses ne sont pas identiques. Les débits respectifs des différentes buses dépendent essentiellement des positions des buses sur la longueur de la rampe. Par exemple, et si l'arbre tubulaire était alimenté en fluide à partir de l'une de ses deux extrémités seulement, le profil de débits des buses serait croissant, à savoir que les débits des buses croissent plus on s'éloigne de l'extrémité d'alimentation de l'arbre creux. En pratique une telle alimentation à partir d'une extrémité seulement de l'arbre creux n'est pas pratiquée en ce qu'elle engendre des variations de débits non acceptables.

Dans une telle conception de rampe, la chambre d'admission est ainsi alimentée en fluide de refroidissement simultanément à partir des deux extrémités de l'arbre tubulaire, et selon des pressions et débits similaires en ces deux extrémités : on obtient ainsi des variations de débits limitées, acceptables au refroidissement de la bande. Alimenter simultanément chaque arbre creux à partir de ces deux extrémités requiert ainsi un système d'alimentation en fluide, de chaque côté de la cage de maintien du laminoir, et en particulier au niveau de la porte d'accès du laminoir, côté opérateur par laquelle les différents cylindres peuvent être extraits lors de la maintenance. Selon les constatations de l'inventeur, ce système d'alimentation de ce côté du laminoir encombre cet accès de maintenance.

On connaît encore du document US 3.998.084 une rampe d'aspersion intitulée dans ce document « spray board » qui comprend des buses repérées 30, réparties sur la longueur de la rampe, reçues dans des alésages repérés 62, et telles qu'illustrés à la figure 7. Selon cette antériorité, et afin de permettre un refroidissement homogène, on utilise des buses présentant un système individuel d' autoréglage de débit. Ces systèmes d'auto- réglage permettent de régler les débits de buses, indépendamment les unes des autres, de manière à uniformiser les débits sur toute la largeur de la bande à refroidir. Une telle conception nécessite toutefois l'utilisation en grand nombre de buses coûteuses dont le mécanisme de réglage, à pièces mobiles, est susceptible d'être encrassé par le lubrifiant, voire de se dérégler.

On connaît également du document JP 2011 194417 A un appareil de refroidissement employé dans le laminage de l'acier. Un tel appareil comporte un tuyau d'alimentation relié à un châssis porte-buses, comportant un tuyau interne et un tuyau externe, le tuyau d'alimentation en eau de refroidissement étant connecté au tuyau interne. L'eau de refroidissement fournie au tuyau interne passe à travers de trous, formés sur sa face supérieure, et se retrouve dans le tuyau externe avant d'être pulvérisée à l'extérieur via le groupe de buses.

Un tel dispositif présente l'inconvénient de ne pas garantir une uniformité de la pression optimale en sortie des buses, selon la direction longitudinale du châssis porte-buses, le châssis porte-buses ne comportant qu'une seule chambre d'uniformisation de la pression. Par ailleurs, la maintenance d'un tel dispositif s'avère fastidieuse, en ce que le tuyau interne, et notamment les trous sur sa face supérieure, ne sont pas accessibles depuis l'extérieur du châssis porte-buses.

On connaît en outre du document JP S62 3203 U un dispositif de refroidissement employé sur une installation de laminage. Un tel dispositif comporte un tuyau d'alimentation, une pluralité de buses, fixées sur une plaque, elle-même fixée sur le tuyau d'alimentation, et communicant avec celui-ci par l'intermédiaire de trous. Ladite plaque est sous la forme d'un tube de section carrée et définit une chambre entre le tuyau d'alimentation et les buses. Un tel dispositif présente l'inconvénient de ne pas garantir une uniformité de la pression optimale en sortie des buses, selon la direction longitudinale du châssis porte-buses, la plaque ne comportant qu'une seule chambre d'uniformisation de la pression.

On connaît enfin du document JP 2013 013937 A un dispositif de refroidissement, prévu pour refroidir de l'acier à l'issue d'un procédé de laminage. Un tel dispositif de refroidissement comporte un tuyau d'alimentation, muni d'une ouverture, par laquelle de l'eau de refroidissement est acheminée, l'autre extrémité étant fermée par une plaque. Une pluralité de trous est formée sur la surface périphérique du tuyau, et répartis de façon régulière selon une direction longitudinale dudit tuyau. Le diamètre des trous est prévu décroissant selon la direction longitudinale du tuyau, depuis la plaque d'alimentation vers la plaque, afin d'égaliser les débits d'alimentation à travers les différents trous, selon la direction longitudinale du tuyau.

Un tel dispositif de refroidissement comporte également un collecteur entourant le tuyau, extérieurement audit tuyau. Le collecteur est une pièce tubulaire de section carrée, dont les faces latérales sont fermées par des plaques. Une buse fendue est prévue à l'intérieur du collecteur, et un rectifieur est disposé à l'intérieur de ladite buse fendue. La partie supérieure, d'alimentation de ladite buse s'étend au-dessus de la face supérieure du collecteur. Un premier port d'évacuation est ménagé sur une face supérieure du collecteur, à proximité de la buse. Une plaque de couverture, de forme sensiblement parallélépipédique, recouvre le premier port d'évacuation et le port d'alimentation. Ladite couverture forme un canal d'écoulement de l'eau de refroidissement connectant le port d'évacuation et le port d'alimentation. Un deuxième port d'évacuation, de la même taille que le premier port d'évacuation est ménagé sur la paroi supérieure du collecteur de l'autre côté de la buse fendue. Ainsi, un chemin d'écoulement de l'eau de refroidissement est formé et la buse est noyée en permanence dans l'eau de refroidissement, même quand le tuyau n'est pas alimenté en eau de refroidissement. La buse n'est donc pas sujette au réchauffement induit par le passage de bande de métal chaude, qui risquerait de la déformer et donc de nuire à l'uniformité de la pression de l'eau de refroidissement selon une direction longitudinale de buse.

Un tel dispositif présente l'inconvénient que sa maintenance s'avère particulièrement fastidieuse, en ce que l'ensemble des ports, par lesquels l'eau de refroidissement va transiter dans le collecteur, ne sont pas accessibles depuis l'extérieur dudit collecteur. Le but de la présente invention est de proposer une rampe d'aspersion permettant de pallier les inconvénients précités.

Un autre but de la présente invention est de proposer une telle rampe de maintenance aisée. D'autres buts et avantages apparaîtront de la description qui va suivre qui n'est donnée qu'à titre indicatif et qui n'a pas pour but de la limiter.

Aussi l'invention concerne une rampe d'aspersion destinée pour lubrifier et/ou refroidir une bande laminée et/ou des cylindres de pression d'un laminoir, comprenant :

- un arbre tubulaire dont le volume intérieur creux forme une chambre d'admission de fluide,

- un châssis solidaire rigidement de la paroi externe de l'arbre, s'étendant le long dudit arbre tubulaire,

- une pluralité de buses réparties sur la longueur du châssis et portées par le châssis, agencées de manière à ce que les jets forment un rideau de fluide, - un système de canalisation, interne audit châssis, assurant l'alimentation des buses à partir d'orifices traversant pratiqués dans la paroi tubulaire de l'arbre creux, ledit système de canalisation comprenant deux chambres d'uniformisation de pression.

Selon l'invention, le châssis comprend une paroi de dessus, une paroi de dessous, deux parois de côtés, solidaires de manière étanche de la paroi externe de l'arbre, ainsi qu'une paroi d'extrémité portant des alésages pour la pluralité de buses, lesdites parois du châssis formant avec la paroi externe de l'arbre tubulaire un caisson, une cloison scinde le volume interne du caisson en lesdites deux chambres d'uniformisation de pression, en série selon le sens d'écoulement du fluide, s'étendant chacune sur toute la longueur active du châssis, et par lesquelles transite successivement la totalité du fluide alimentant ladite pluralité de buses, y compris :

- une première chambre d'uniformisation de pression définie entre ladite cloison et la paroi externe de l'arbre portant les orifices, dits premiers orifices, - une deuxième chambre d'uniformisation de pression définie entre ladite cloison et la paroi d'extrémité.

Selon l'invention, la cloison porte des orifices dits seconds orifices répartis sur la toute la longueur de la cloison. Selon l'invention, le nombre de buses de la pluralité de buses étant un entier N, le nombre des premiers orifices et le nombre des seconds orifices étant chacun égal à N, chaque orifice d'une buse étant aligné avec l'un des premiers orifices et l'un des seconds orifices, suivant une direction d'alignement sensiblement perpendiculaire à l'axe de l'arbre, et de manière à permettre le nettoyage de ces trois orifices par l'insertion d'un même outil rectiligne traversant simultanément ces trois ouvertures suivant la direction d'alignement.

Selon l'invention :

- les usinages desdits premiers orifices sont inclinés par rapport à la direction d'alignement de telle façon à ce que chacun des jets en sortie des orifices soit dirigé contre une paroi pleine de la première chambre d'uniformisation telle que la cloison,

- l'usinage desdits seconds orifices de la cloison intermédiaire sont inclinés par rapport à la direction d'alignement de telle façon à ce que chacun des jets en sortie des orifices soit dirigé contre une paroi pleine de la deuxième chambre d'uniformisation, telle que la paroi d'extrémité.

Selon des caractéristiques optionnelles de l'invention, prises seules ou en combinaison :

- la somme des surfaces des premiers orifices représente un taux d'ouverture de la paroi intermédiaire entre la chambre d'admission et la première chambre d'uniformisation de pression, de valeur comprise entre 2 % et 8% ; - la somme des surfaces des seconds orifices représente un taux d'ouverture de la cloison entre la première chambre de pression et la deuxième chambre de pression, de valeur comprise entre 9% et 15% ; - la ou les parois de côtés du châssis présentent au moins une ouverture latérale à ladite au moins une chambre d'uniformisation de pression, et au moins un obturateur amovible de ladite ouverture latérale ;

- chacune des buses comprend un corps tubulaire, présentant une extrémité d'appui cylindrique coopérant de manière étanche avec un siège d'un orifice de paroi, l'autre extrémité présentant un usinage définissant la sortie de la buse, chacune des buses étant maintenue par un écrou, traversé par la buse, coopérant par vissage avec un filetage de l'orifice pour comprimer l'extrémité d'appui sur le siège ;

- la rampe présente un système de détrompeur mécanique entre l'extrémité d'appui du corps de buse et le siège de l'orifice, garantissant le bon positionnement angulaire du corps de buse sur son axe.

L'invention concerne également un laminoir comprenant une cage de laminoir, au moins une paire de cylindres de travail aptes à définir l'entrefer de la bande à laminer, ainsi qu'au moins une rampe d'aspersion d'un fluide lubrifiant et/ou réfrigérant, conforme à l'invention convenant pour projeter un rideau de fluide sur la bande à laminer et/ou sur les cylindres du laminoir.

Selon un mode de réalisation, le laminoir comprend un système d'alimentation de ladite au moins une rampe alimentant ladite au moins une rampe à partir de l'une des extrémités de l'arbre tubulaire, l'autre extrémité de l'arbre tubulaire étant obturée.

Selon un mode de réalisation, ledit laminoir comprenant une fenêtre d'accès, côté opérateur, à partir de laquelle les cylindres du laminoir peuvent être extraits, le système d'alimentation étant situé du côté de la cage opposé à la fenêtre d'accès.

L'invention concerne encore un procédé de refroidissement mis en œuvre par une rampe d'aspersion, ou encore par une rampe d'aspersion d'un laminoir conforme à l'invention, dans lequel on refroidit une bande laminée et/ou les cylindres d'un laminoir, par la création d'un rideau de fluide généré par la rampe d'aspersion et dans lequel on alimente en fluide de refroidissement ladite rampe uniquement à partir d'une des deux extrémités de l'arbre tubulaire.

L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante accompagnée des dessins en annexe parmi lesquels :

La figure 1 est une vue en perspective illustrant une paire de rampes d'aspersion selon l'état de la technique, ainsi que son système d'alimentation en fluide qui alimente simultanément les deux extrémités de chacun des deux arbres tubulaires desdites rampes d'aspersion,

La figure 2 est une vue de dessus d'une rampe de la figure 1, illustrant en transparence les canalisations individuelles entre les buses et le creux de l'arbre,

La figure 3 est une vue en perspective d'un dispositif de mesure de débit, convenant pour connaître des variations de débits des buses d'une rampe d'aspersion,

La figure 4 est un graphique comparatif des distributions des débits des rampes sur leur longueur présentant en ordonnée l'information de débit, et en abscisse l'information de position sur largeur de la bande, une première courbe illustrant la distribution d'une rampe selon l'invention lorsque alimentée d'un seul côté, une deuxième courbe illustrant la distribution d'une rampe selon l'état de la technique lorsque alimentée des deux côtés, et enfin, une troisième courbe illustrant la distribution de la rampe selon l'état de la technique lorsque alimentée d'un seul côté.

La figure 5 est une vue de coupe d'une rampe conforme à l'invention selon un mode de réalisation, selon un plan passant par l'axe de l'arbre, illustrant le système de canalisation interne audit châssis et qui présente deux chambres d'uniformisation de pression, agencées en série selon le sens d'écoulement du fluide entre le creux de l'arbre et lesdites buses, La figure 6 est une vue de coupe de la rampe selon la figure 5, selon un plan perpendiculaire à l'axe de l'arbre,

La figure 7 est une vue de détail de la figure 6, illustrant plus particulièrement la manière dont les orifices internes (premiers orifices et seconds orifices) peuvent être nettoyés par insertion d'un outil rectiligne, ainsi que les inclinaisons spécifiques des jets en sortie des premiers et seconds orifices,

La figure 8 est une vue de détail d'une buse, son écrou de serrage, illustrant plus particulièrement un système de détrompeur qui comprend des oreilles d'une extrémité d'appui du corps de buse, et des cavités complémentaires sur le siège de l'orifice de paroi du châssis,

La figure 9 est une vue partielle d'une cage de laminoir du type 20 High, comprenant deux paires de rampes, les deux rampes de chaque paire étant disposées respectivement en dessous et au-dessus du plan de la bande à laminer, les deux paires de rampes étant disposées de part et d'autre du plan de laminage passant par les axes des cylindres de travail (non illustrés),

La figure 10 est une vue du bâti arrière, côté opposé à la porte d'accès du laminoir, illustrant plus particulièrement le système d'alimentation en fluide des rampes, situé au niveau du bâti arrière, alimentant lesdites rampes, chacune, uniquement à partir de l'une des extrémités de l'arbre tubulaire.

Nous commençons tout d'abord par décrire l'état de la technique connu de la Demanderesse, illustré aux figures 1 et 2. La figure 1 est une vue en perspective illustrant une paire de rampes d'aspersion selon l'état de la technique, avec une rampe supérieure 1 ' et une rampe inférieure 1 ' .

La figure 2 est une vue d'une telle rampe, illustrant en transparence les canalisations internes. Cette rampe comprend un arbre 2', tubulaire creux, ainsi qu'un châssis sous forme d'un mécano-soudé solidarisé par soudage le long de l'arbre 2'. Une pluralité de buse 4' sont solidaire le long du châssis, ces buses 4' typiquement vissées dans des alésages 40' régulièrement réparties sur la longueur du châssis. Cette rangée de buses 4' permet de générer un rideau de fluide. Une deuxième rangée de buses 4" est prévue le long du châssis, à proximité immédiate de l'arbre, générant un second rideau de fluide, distinct du premier. Les buses 4' de la première rangée sont alimentées en fluide de refroidissement, à partir du creux de l'arbre tubulaire, chacune au moyen d'une conduite individuelle, sensiblement radiale à l'arbre creux. Pour chaque conduite individuelle, l'une des extrémités de la conduite débouche dans le creux de l'arbre via un orifice de paroi, et l'autre extrémité est connectée à ladite buse. De la même façon, les buses 4" de la deuxième rangée sont alimentées en fluide de refroidissement, à partir du creux de l'arbre tubulaire, chacune au moyen d'une conduite individuelle.

Selon les constatations de l'inventeur, en raison des pertes de charge dans les canalisations en amont de ces buses 4' ou 4", les débits des différentes buses appartenant à une même rangée ne sont pas identiques. Les débits respectifs des différentes buses appartenant à une même rangée dépendent essentiellement des positions des buses sur la longueur de la rampe.

Un appareil de mesure, illustré à la figure 3, a permis de caractériser ces variations de débits. Cet appareil comprend une pluralité de compartiments juxtaposés, et de manière à ce que, lors des phases de test, les jets des différentes buses viennent remplir respectivement les différents compartiments du dispositif de mesure.

Lors de tests, la rampe est fixée sur un chariot mu par vérin. Ce chariot vient positionner la rampe au droit du dispositif de mesure, seulement lorsque le débit des buses est stabilisé, et de manière à ce que les jets des différentes buses alimentent respectivement les compartiments distincts du dispositif. Le chronomètre est alors démarré. Dès que l'un des compartiments du dispositif de mesure atteint une hauteur de fluide limite, la rampe est immédiatement translatée hors du dispositif et le chronomètre est arrêté. Les mesures de hauteur de liquide des différents compartiments, de sections identiques permettent de retrouver par calcul le débit de chaque buse de la rampe. Un tel dispositif de mesure a permis d'établir la deuxième courbe du graphique de la figure 4 qui illustre le débit des différentes buses (en ordonnée) en fonction de leur position axiale le long de la rampe (en abscisse). Cette deuxième courbe intitulée « 4% » est obtenue lorsque l'arbre creux est alimenté en fluide simultanément à partir de ses deux extrémités, et comme illustré à la figure 1. On remarque que le débit local moyen aux deux extrémités longitudinales de la rampe est inférieur au débit local, au centre de la rampe et comme représenté par une courbe moyenne illustrée en pointillées. Cet essai a été reproduit plusieurs fois. L'écart type mesurant la dispersion des mesures de débit suivant la longueur de la rampe a pu être calculé à chaque essai. L'écart type de distribution minimum est de 3,20%, l'écart type de distribution maximal est de 4,18%. L'écart type de distribution moyen est de 3,51%. La deuxième courbe représente un tel essai pour lequel l'écart type est de 4%.

De nouveaux essais ont été réalisés en utilisant la même rampe, et les mêmes conditions d'essai : il diffère toutefois de l'essai précédent en ce qu'on alimente en fluide la rampe uniquement à partir de l'une des extrémités de l'arbre creux, et non simultanément à ses deux extrémités. Cet essai a été reproduit plusieurs fois. L'écart type de distribution minimum est de 9,14%, l'écart type maximal de 11,83%. L'écart type moyen est de 11,42%, ce qui est très insatisfaisant. Ces derniers essais illustrent la raison pour laquelle l'homme du métier n'alimente pas une telle rampe à l'une seulement de ses deux extrémités, mais bien à ses deux extrémités. La troisième courbe intitulée « 10% » du graphique comparatif de la figure 4 illustre un tel essai pour lequel l'écart type est de 10 %. Une courbe en pointillés superposée est la courbe moyenne de cet essai.

Aussi l'invention concerne une rampe d'aspersion 1 destinée pour lubrifier et/refroidir une bande laminée et/ou des cylindres de pression d'un laminoir, comprenant :

- un arbre 2 tubulaire dont le volume intérieur creux forme une chambre d'admission de fluide Ca, - un châssis 3 solidaire rigidement de la paroi externe de l'arbre 2, s'étendant le long dudit arbre tubulaire,

- une pluralité de buses 4 réparties sur la longueur du châssis 3 et portées par le châssis,

- un système de canalisation 5, interne audit châssis 3, assurant l'alimentation des buses 4 à partir d'orifices 20 traversant pratiqués dans la paroi tubulaire de l'arbre creux 2, ledit système de canalisation 5 comprenant deux chambres d'uniformisation de pression 50,51.

L'arbre 2, tubulaire, peut être cylindrique, ses extrémités étant typiquement destinées à être guidées par des paliers solidaires de la cage du laminoir. Un vérin Vr notamment hydraulique, relie le bâti et l'arbre 2. Cet actionneur permet de pivoter la rampe autour de l'axe de rotation de l'arbre, puis de maintenir fermement la rampe à la position souhaitée.

Les buses 4 sont réparties suivant la longueur du châssis, de préférence régulièrement, à savoir suivant un écart entre buses constant qui peut être compris entre 40 mm et 100 mm, de préférence entre 40 mm et 60 mm tel que 50 mm. Ces buses sont alignées de préférence suivant une direction parallèle à l'axe de l'arbre 2. Les buses sont agencées de manière à ce que les jets forment un rideau de fluide.

Lesdites chambres d'uniformisation de pression 50, 51 s'étendent ainsi sur toute la longueur active du châssis, à savoir au moins sur la longueur de châssis portant l'ensemble des buses 4. La fonction de ces chambres est de lisser (homogénéiser) la pression du fluide sur la longueur du châssis, et de manière à uniformiser les débits des différentes buses 4 sur cette longueur. Les premiers orifices 20 le long de l'arbre creux 2 sont répartis sur la longueur desdites deux chambres d'uniformisation de pression. Ces orifices ont de préférence le même diamètre, et sont régulièrement espacés suivant la direction axiale de l'arbre. Selon l'invention, le châssis 3 comprend une paroi de dessus 30, une paroi de dessous 31, deux parois de côté 32,33, solidaires de manière étanche de la paroi externe de l'arbre 2, ainsi qu'une paroi d'extrémité 34 portant des alésages 40 pour la pluralité de buses 4. Un tel mode de réalisation est illustré aux figures 5 et 6. Ces parois 31, 32, 33, 34 du châssis 3 forment avec la paroi externe de l'arbre 2 tubulaire un caisson.

La paroi de dessus 30 et la paroi de dessous 31 s'étendent de préférence de manière parallèle entre elles. Une première soudure 37 longitudinale assure la liaison de manière étanche entre un bord longitudinal de la paroi de dessus 30 et une première génératrice de la paroi cylindrique de l'arbre 2, et une deuxième soudure 38 longitudinale assure la liaison de manière étanche entre un bord longitudinal de la paroi de dessous 31 et une seconde génératrice de la paroi cylindrique de l'arbre 2. Les parois de côtés 32, 33 sont de préférence sensiblement parallèles entre elles et perpendiculaires à l'axe de l'arbre 2. Pour chaque paroi de côté 32 ou 33, une soudure périphérique (non illustrée) s'étend suivant un arc et assure une liaison étanche entre un bord arqué de la paroi de côté 32 (ou 33) et la paroi cylindrique du cylindre.

Selon l'invention, une unique cloison 35 scinde le volume interne du caisson en deux chambres 50,51 d'uniformisation de pression par lesquelles transite successivement la totalité du fluide alimentant ladite pluralité de buses 4, y compris : - une première chambre d'uniformisation 50 de pression définie entre ladite cloison 35 et la paroi externe de l'arbre 2 portant les orifices, dits premiers orifices 20,

- une deuxième chambre d'uniformisation 51 de pression définie entre ladite cloison 35 et la paroi d'extrémité 34.

Ainsi, la première chambre d'uniformisation 50 de pression s'étend ainsi:

- en longueur d'une paroi de côté 32 jusqu'à l'autre paroi de côté 33,

- en largeur de la paroi externe de l'arbre 2 jusqu'à la cloison 35, et - en hauteur de la paroi de dessous 31 jusqu'à la paroi de dessus 30.

La deuxième chambre d'uniformisation 51 de pression s'étend ainsi :

- en longueur d'une paroi de côté 32 jusqu'à l'autre paroi de côté 33, - en largeur la cloison 35 jusqu'à la paroi d'extrémité 34, et

- en hauteur de la paroi de dessous 31 jusqu'à la paroi de dessus 30.

Selon l'invention, les deux chambres d'uniformisation 50, 51 de pression sont juxtaposées et positionnées en série selon le sens d'écoulement du fluide (entre l'arbre creux et lesdites buses) en ce sens que le fluide circule au travers des chambres l'une après l'autre. Le nombre de chambres peut être de deux, trois ou plus. La description suivante et l'exemple illustré donnent une configuration de rampe pour laquelle les chambres d'uniformisation de pression, repérées 50 et 51 sont au nombre de deux.

Selon l'inventeur, un nombre de chambres d'uniformisation de pression égal à deux représente un bon compromis entre la performance obtenue en termes d'homogénéisation de débits des buses, le coût de fabrication de la rampe, et les pertes de charge globales dans la rampe.

Selon l'invention, ladite (ou chaque) cloison 35 présente des orifices, dit seconds orifices 36, répartis sur la longueur de la cloison 35. Ces seconds orifices sont de préférence de même diamètre, répartis suivant une direction axiale de l'arbre, de préférence régulièrement.

Selon l'invention, le nombre de buses de la pluralité de buses étant un entier N, le nombre des premiers orifices et le nombre des seconds orifices sont chacun égaux à N. Chaque orifice 40 d'une buse 4 peut être ainsi aligné avec l'un des premiers orifices 20 et l'un des seconds orifices 36, suivant une direction d'alignement sensiblement perpendiculaire à l'axe de l'arbre. Un tel agencement permet avantageusement, après le démontage de la buse 4, le nettoyage de ces trois orifices 20, 36, 40 par l'insertion d'un même outil repéré Or rectiligne traversant simultanément ces trois ouvertures suivant la direction d'alignement. Cet outil Or peut être inséré successivement au travers de chacun des orifices 40 pour permettre le nettoyage de l'ensemble des premiers orifices 20 et second orifices 36.

On remarque que le diamètre des seconds orifices 36 est de préférence supérieur au diamètre des premiers orifices 20.

Selon l'invention, les usinages desdits premiers orifices 20 peuvent être inclinés par rapport à la direction d'alignement de telle façon à ce que chacun des jets en sortie des orifices soit dirigé contre une paroi pleine de la première chambre d'uniformisation 50 telle que la cloison 35. Comme illustré en trait pointillé à la figure 7, chaque usinage d'un premier orifice 20 est incliné par rapport à la direction d'alignement de sorte que le jet en sortie de cet orifice 20 soit dirigé contre une paroi pleine telle que la cloison 35, et non dans l'axe d'un orifice 36 de cette cloison.

De même, selon l'invention, les usinages desdits seconds orifices 36 de la cloison 35 sont inclinés par rapport à la direction d'alignement de telle façon à ce que chacun des jets en sortie des orifices soit dirigé contre une paroi pleine de la deuxième chambre d'uniformisation 51, telle que la paroi d'extrémité 34. Comme illustré en trait pointillé à la figure 7, chaque usinage d'un second orifice 36 est incliné par rapport à la direction d'alignement de sorte que le jet en sortie de cet orifice 36 soit dirigé contre une paroi pleine telle que la paroi d'extrémité 34, et non dans l'axe d'un orifice 40 de la buse 4.

Comme illustré aux figures, les inclinaisons des orifices 20 ou 36 par rapport à la direction d'alignement peuvent être de l'ordre de 20°, par exemple compris entre 15° et 25°. Les angles d'inclinaison des usinages peuvent être alternés sur la longueur de la cloison pour les orifices 36 (ou de l'arbre pour les orifices 20).

Selon un mode de réalisation : - la somme des surfaces des premiers orifices 20 représente un taux d'ouverture de la paroi intermédiaire entre la chambre d'admission Ca et la première chambre 50 d'uniformisation de pression, de valeur comprise entre 2 % et 8 %, tel que par exemple 5 %

- la somme des surfaces des seconds orifices 40 représente un taux d'ouverture de la cloison 35 entre la première chambre de pression 50 et la deuxième chambre de pression 51, de valeur comprise entre 9 % et 15 %, tel que par exemple 12%.

Autrement dit, et selon l'exemple illustré aux figures 5 et 6, la surface de la paroi intermédiaire « Sint » entre la chambre d'admission Ca et la première chambre 50 peut être approximée par le calcul suivant :

Sint = L xh avec « L » la longueur de paroi intermédiaire telle qu'illustré à la figure 5 et h la hauteur de cette paroi telle qu'illustrée à la figure 6.

Selon l'exemple illustré, la surface de la cloison 35 est sensiblement identique. Lorsque le taux d'ouverture de la paroi intermédiaire est de 5%, cela signifie que la somme des surfaces des premiers orifices représente 5% de la surface Sint. Lorsque le taux d'ouverture de la cloison est de 12%, cela signifie que la somme des surfaces des premiers orifices représente 12% de la surface de cette cloison 35. Selon un mode de réalisation, la ou les parois de côtés 32, 33 du châssis présentent au moins une ouverture latérale 53, 54 à ladite au moins une chambre d'uniformisation de pression 50,51, et au moins un obturateur amovible 55, 56 de ladite ouverture latérale. Cette ouverture latérale à ladite chambre permet de faciliter le nettoyage, par exemple par insertion d'un jet d'eau. Selon un mode de réalisation illustré, les deux parois de côtés aux extrémités chaque chambre d'uniformisation de pression 50 51 présente de telles ouvertures. Deux ouvertures 53 et 54 de la paroi de côté 32 permettant respectivement un accès à la première chambre d'uniformisation de pression 50 et à la seconde chambre d'uniformisation de pression 51. De la même manière l'autre paroi de côté 33 présente deux autres ouvertures permettent respectivement un accès à la première chambre d'uniformisation de pression 50 et à la seconde chambre d'uniformisation de pression 51, à l'autre extrémité des chambres.

Chacune des buses 4 peut comprendre un corps de buse 41, tubulaire, présentant une extrémité d'appui 46 coopérant de manière étanche avec un siège 45 d'un orifice 40 de la paroi d'extrémité 34. L'autre extrémité du corps présentant un usinage 47 définissant la sortie de la buse 4, et ainsi la forme du jet en sortie. Chacune des buses 4 peut être maintenue par un écrou 42, traversé par le corps de buse, coopérant par vissage avec un filetage (un taraudage) de l'orifice 40 pour comprimer l'extrémité d'appui 46 sur le siège 45 de l'orifice 40. On remarque que l'extrémité d'appui 46 peut être constituée par un épaulement cylindrique, de diamètre supérieur au diamètre externe du corps tubulaire 41. Le montage peut comprendre un système de détrompeur mécanique 43,44 entre l'extrémité d'appui 46 du corps de buse et le siège 45 de l'orifice, garantissant le bon positionnement angulaire du corps de buse autour de son axe. L'extrémité d'appui 46 (notamment l'épaulement) peut ainsi comprendre une ou plusieurs oreilles 43, radiale(s) et le siège 45 une ou plusieurs cavités complémentaire(s) 44 pour les oreilles 43. Le montage du corps de buse en appui sur la surface du siège n'est possible que lorsque la ou chaque oreille 43 ne pénètre la cavité complémentaire 44 correspondante. Il s'agit de buses dépourvues en soi de système de réglage de débit. L'appareil de mesure, illustré à la figure 3, a permis de caractériser les variations de débits de la rampe selon l'invention illustrées aux figures 5 et 6 et pour laquelle le taux d'ouverture de paroi est de 5% pour la paroi intermédiaire et de 12% pour la cloison 35.

Lors de tests, la rampe est fixée sur un chariot mu par vérin. Ce chariot vient positionner la rampe au droit du dispositif de mesure, seulement lorsque le débit des buses est stabilisé, et de manière à ce que les jets des différentes buses alimentent respectivement les compartiments distincts du dispositif. Le chronomètre est alors démarré. Dès que l'un des compartiments du dispositif de mesure atteint une hauteur de fluide limite, la rampe est immédiatement translatée hors du dispositif et le chronomètre est arrêté. Les mesures de hauteur de liquide des différents compartiments, de sections identiques permettent de retrouver par calcul le débit de chaque buse de la rampe. Cet essai a été reproduit plusieurs fois. L'écart type mesurant la dispersion des mesures de débit suivant la longueur de la rampe a pu être calculé à chaque essai. L'écart type de distribution minimum est de 1,31%, l'écart type de distribution maximal de 2,96%. L'écart type de distribution moyen est de 2,17%. Ces mesures sont obtenues lorsque la rampe est alimentée en fluide à partir d'une extrémité de l'arbre tubulaire seulement, l'autre extrémité étant obturée (à savoir une alimentation d'un seul côté de l'arbre).

Ces essais ont été renouvelés en alimentant la rampe en fluide à partir de ses deux extrémités (à savoir une alimentation des deux côtés de l'arbre). L'écart type de distribution minimum est de 1,61%, l'écart type de distribution maximal de 2,14%. L'écart type de distribution moyen est de 1,95%.

Les performances de la rampe selon l'invention (selon les figures 5 et 6) et de l'état de la technique (selon les figures 1 et 2) sont récapitulées dans le tableau suivant : Ecart- Rampe selon l'invention (figures 5 Etat de la technique (figures 1 et 2) Type et 6)

Min Max Moyenne Min Max Moyenne

1 côté 1,31% 2,96% 2,17% 9,14% 11,83% 11,42%

2 côtés 1,61% 2,14% 1,95% 3,20% 4,18% 3,51%

La première courbe intitulée « 2,4% » du graphique comparatif de la figure 4 illustre un tel essai pour lequel l'écart type est de 2,4 %. Une courbe en pointillés superposée est la courbe moyenne de cet essai. On remarque que la rampe selon l'invention permet d'obtenir de meilleures performances, même lorsqu' alimentée d'un seul côté, et par comparaison à la rampe selon l'état de la technique alimentée des deux côtés de l'arbre.

L'invention concerne encore un laminoir 100 comprenant une cage de laminoir, au moins une paire de cylindres de travail aptes à définir l'entrefer de la bande à laminer, ainsi qu'au moins une rampe d'aspersion d'un fluide lubrifiant et/ou réfrigérant, conforme à l'invention convenant pour projeter un rideau de fluide sur la bande à laminer et/ou sur les cylindres du laminoir. Le laminoir peut être un laminoir « 20 High ».

Comme visible à la figure 8 qui illustre le bâti arrière d'un laminoir 20 High et lesdites rampes d'aspersion 1, le laminoir peut comprendre deux paires de rampes 1, les deux rampes de chaque paire étant disposées respectivement en dessous et au-dessus du plan de la bande à laminer. Les deux paires de rampes sont disposées classiquement de part et d'autre du plan de laminage passant par les axes des cylindres de travail (non illustré). L'arbre 2, tubulaire de chaque rampe est cylindrique, ses extrémités étant guidées par des paliers solidaires de la cage du laminoir. Un vérin Vr notamment hydraulique, relie le bâti et l'arbre 3. Cet actionneur permet de pivoter la rampe 1 autour de l'axe de rotation de l'arbre, puis de maintenir fermement la rampe à la position souhaitée.

Le laminoir comprend un système d'alimentation 110 de ladite au moins une rampe 1 alimentant ladite au moins une rampe à partir de l'une des extrémités de l'arbre tubulaire 2, l'autre extrémité de l'arbre tubulaire étant obturée. Ce système d'alimentation 110 est situé du côté de la cage opposé à la fenêtre d'accès à partir de laquelle les cylindres du laminoir peuvent être extraits. Autrement dit, et du côté opérateur, la fenêtre d'accès est dépourvue de système d'alimentation en fluide pour la ou les rampes.

L'invention concerne encore un procédé de refroidissement mis en œuvre par une rampe d'aspersion selon l'invention encore par une rampe d'aspersion d'un laminoir selon l'invention, dans lequel on refroidit une bande laminée et/ou les cylindres d'un laminoir, par la création d'un rideau de fluide généré par la rampe d'aspersion et dans lequel on alimente en fluide de refroidissement ladite rampe uniquement à partir d'une des deux extrémités de l'arbre tubulaire.

NOMENCLATURE

Invention (Figures 5 à 10) :

1. Rampe d'aspersion,

2. Arbre, 20. Orifices de paroi l'arbre, dit premiers orifices,

3. Châssis,

30,31,32,33,34. Parois du châssis respectivement de dessus, de dessous, de côté (gauche à la figure 5), de côté (droite à la figure 5), et d'extrémité,

35. Cloison, 36. Orifices (cloison), dits seconds orifices, 37, 38. Soudures

4. Buses,

40. Orifices de paroi du châssis (pour buses),

41. Corps de buse tubulaire, 42. Ecrou,

43, 44. Oreilles du corps de buse et cavités complémentaires du système de détrompeurs mécanique,

45. Siège,

46. Extrémité d'appui cylindrique (corps de buse tubulaire), 47. Usinage de sortie du corps de buses,

5. Système de canalisation (interne au châssis), 50, 51. Chambre d'uniformisation de pression, 53, 54. Ouverture latérale (parois de côtés), 55, 56. Obturateurs,

100. Laminoir,

110. Système d'alimentation

Ca. Chambre d'admission,

Or. Outil rectiligne (nettoyage),

Vr. Vérin.

Etat de la technique (Figures 1 et 2) :

. Rampe d'aspersion,

110', 11 Γ, Système d'alimentation en fluide,

2' . Arbre,

3' Châssis,

40' . Orifices buses,

50' . Conduites individuelles.