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Title:
REINFORCED, DYNAMIC LIFTING ANCHOR FOR A STRUCTURAL MEMBER
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2017/029439
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a lifting anchor for a structural member, such as a concrete panel, comprising a head part able to be coupled with a gripping ring, a foot and a body interposed between the head and the foot, the head and the foot being intended to be embedded in the material of which the structural member is made, the anchor being obtained by folding at least one flat defining different successive portions that form the head, the body and the foot, respectively, of the anchor, the constituent portions of the foot of the anchor comprising two lower branches that diverge on either side of the body of the anchor. According to the invention, the anchor comprises a reinforcing part (20) interposed between the two flats or flat portions, extending from the head of the anchor along at least a part of the body.

Inventors:
ARTEON, Marcel (Résidence Toki Eder, 12 Avenue Toki Eder, Bayonne, 64100, FR)
Application Number:
FR2016/050181
Publication Date:
February 23, 2017
Filing Date:
January 28, 2016
Export Citation:
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Assignee:
ARTEON, Marcel (Résidence Toki Eder, 12 Avenue Toki Eder, Bayonne, 64100, FR)
International Classes:
E04G21/14; B28B23/00; B66C1/66; E04B1/41
Domestic Patent References:
WO2008078008A12008-07-03
WO2015006825A12015-01-22
Foreign References:
DE20115328U12001-12-06
EP0908583A11999-04-14
Other References:
None
Attorney, Agent or Firm:
BREESE, Pierre (IP TRUST, 2 Rue de Clichy, Paris, 75009, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Ancre de levage d'un élément de construction, tel qu'un panneau de béton, comprenant une partie de tête susceptible d'être accrochée à un anneau de préhension, un pied et un corps interposé entre la tête et le pied, le corps et le pied étant destinés à être immergés dans le matériau constitutif de l'élément de construction, l'ancre étant obtenue par repliement d'au moins un méplat définissant différentes portions successives formant respectivement la tête, le corps et le pied de l'ancre, les portions constitutives du pied de l'ancre comprenant deux branches inférieures divergeant de part et d'autre du corps de l'ancre, et deux branches convergent l'une vers l'autre et s'étendant à partir des branches divergentes, caractérisée en ce qu'elle comprend une pièce de renfort (20) interposée entre les deux méplats ou parties de méplat, s'étendant depuis la tête de l'ancre sur au moins une partie du corps.

2. Ancre selon la revendication 1, caractérisée en ce que la pièce de renfort se présente sous la forme d'un méplat (20). 3. Ancre selon la revendication 2, caractérisée en ce que le méplat de renfort

(20) s'étend jusqu'à mi-hauteur du corps de l'ancre.

4. Ancre selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le méplat de renfort (20) s'étend jusqu'aux extrémités inférieures des branches convergentes.

5. Ancre selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de verrouillage (21, 22, 26) des branches convergentes l'une contre l'autre.

6. Ancre selon la revendication 5, caractérisée en ce que les moyens de verrouillage (21, 22, 26) d'une branche convergente à l'autre comprennent au moins une saillie formée sur le bord libre inférieur de la branche convergente, et un logement d'accueil de cette saillie, ménagé dans l'épaisseur de la branche convergente opposée à partir de son bord libre inférieur, la saillie étant engagée dans le logement lorsque les parties de tête de méplat de l'ancre et du renfort interposé entre elles, sont plaquées les unes contre les autres.

7. Ancre selon la revendication 6, caractérisée en ce que les moyens de verrouillage (21, 22) comprennent une saillie unique décalée transversalement vis à vis du centre du bord libre de la branche convergente, et une découpe formant le logement d'accueil, les deux bords libres inférieurs des deux branches convergentes comportant chacun une saillie unique et une découpe. 8. Ancre selon l'une des revendications 6, caractérisée en ce que les moyens de verrouillage (26) comprennent plusieurs saillies et plusieurs découpes, les saillies et les découpes s' alternant l'une l'autre le long du bord libre inférieur de la branche convergente, les deux bords libres inférieurs des deux branches convergentes comportant chacun plusieurs saillies et plusieurs découpes formant des crans.

9. Ancre selon l'une des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que le renfort comprend une fenêtre de passage (24) des moyens de verrouillage (21, 22, 26) réalisée dans son épaisseur. 10. Ancre selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est formée de deux méplats identiques (12a, 12b) assemblés de part et d'autre du renfort (20).

11. Ancre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend sur chacune des faces externes des deux méplats jumelés, au moins une nervures externe de relevage (31).

12. Ancre selon la revendication 11, caractérisée en ce que la nervure externe (31) s'étend suivant un axe longitudinal de l'ancre (A- A') ou suivant une direction inclinée par rapport à cet axe.

13. Ancre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les deux méplats jumelés (12a, 12b), et/ou au moins l'un des méplats (12a, 12b) et le renfort central (20) sont solidarisés l'un à l'autre par un pont de matière formé par une partie de méplat replié suivant une pliure (33, 36, 37).

14. Ancre selon la revendication 13, caractérisée en ce que la pliure (33, 36, 37) s'étend suivant un bord latéral de la tête de l'ancre, ou un bord supérieur de la tête de l'ancre ou un bord inférieur du pied de l'ancre.

Description:
ANCRE DYNAMIQUE DE LEVAGE

D'UN ELEMENT DE CONSTRUCTION, RENFORCEE

L'invention concerne une ancre dynamique de levage, d'un élément de construction, tel qu'un panneau de béton notamment, coulé à l'horizontale, permettant de soulever le dit panneau sans moyens mécaniques ni sans armatures supplémentaires.

Cette ancre comprend de façon connue une partie de tête susceptible d'être accrochée à un anneau de préhension, un pied et un corps interposé entre la tête et le pied, le corps et le pied étant destinés à être immergés dans le matériau constitutif de l'élément de construction, l'ancre étant obtenue par repliement d'au moins un méplat, dont différentes portions successives forment respectivement la tête, le corps et le pied de l'ancre.

Egalement, une ancre comportant un caisson de rigidité, formé au pied de l'ancre par deux branches de méplat divergentes opposées et deux branches inférieures convergentes, présente l'avantage de maintenir l'angle des branches divergentes et ainsi l'amplitude du cône de compression généré lors du levage d'un élément de construction.

Cependant, une ancre de ce type n'est pas particulièrement adaptée au levage d'éléments de construction particulièrement lourds et voit ainsi limité son champ d'application.

L'invention vise à pallier ces inconvénients.

A cet effet, l'invention concerne une ancre de levage d'un élément de construction, tel qu'un panneau de béton, comprenant une partie de tête susceptible d'être accrochée à un anneau de préhension, un pied et un corps interposé entre la tête et le pied, le corps et le pied étant destinés à être immergés dans le matériau constitutif de l'élément de construction, l'ancre étant obtenue par repliement d'au moins un méplat définissant différentes portions successives formant respectivement la tête, le corps et le pied de l'ancre, les portions constitutives du pied de l'ancre comprenant deux branches inférieures divergeant de part et d'autre du corps de l'ancre, et deux branches convergent l'une vers l'autre et s'étendant à partir des branches divergentes.

Selon l'invention, l'ancre comprend une pièce de renfort interposée entre les deux méplats ou parties de méplat, s'étendant depuis la tête de l'ancre sur au moins une partie du corps.

L'invention peut par ailleurs présenter l'un et/ou l'autre des aspects suivants :

- la pièce de renfort se présente sous la forme d'un méplat.

- le méplat de renfort s'étend jusqu'à mi-hauteur du corps de l'ancre.

- le méplat de renfort s'étend jusqu'aux extrémités inférieures des branches convergentes.

- L'ancre comprend des moyens de verrouillage des branches convergentes l'une contre l'autre.

- les moyens de verrouillage d'une branche convergente à l'autre comprennent au moins une saillie formée sur le bord libre inférieur de la branche convergente, et un logement d'accueil de cette saillie, ménagé dans l'épaisseur de la branche divergente opposée à partir de son bord libre inférieur, la saillie étant engagée dans le logement lorsque les parties de tête de méplat de l'ancre et du renfort interposé entre elles, sont plaquées les unes contre les autres. - les moyens de verrouillage comprennent une saillie unique décalée transversalement vis à vis du centre du bord libre de la branche divergente, et une découpe formant le logement d'accueil, les deux bords libres inférieurs des deux branches convergentes comportant chacun une saillie unique et une découpe.

- les moyens de verrouillage comprennent plusieurs saillies et plusieurs découpes, les saillies et les découpes s' alternant l'une l'autre le long du bord libre inférieur de la branche convergente, les deux bords libres inférieurs des deux branches convergentes comportant chacun plusieurs saillies et plusieurs découpes formant des crans.

- L'ancre est formée de deux méplats identiques assemblés de part et d'autre du renfort.

- le renfort comprend une fenêtre de passage des moyens de verrouillage réalisée dans son épaisseur.

- l'ancre comprend sur chacune des faces externes des deux méplats jumelés, au moins une nervures externe de relevage (31).

- la nervure externe (31) s'étend suivant un axe longitudinal de l'ancre (A- A') ou suivant une direction inclinée par rapport à cet axe.

- les deux méplats jumelés (12a, 12b), et/ou au moins l'un des méplats (12a, 12b) et le renfort central (20) sont solidarisés l'un à l'autre par un pont de matière formé par une partie de méplat replié suivant une pliure (33, 36, 37).

- la pliure (33, 36, 37) s'étend suivant un bord latéral de la tête de l'ancre, ou un bord supérieur de la tête de l'ancre ou un bord inférieur du pied de l'ancre. L'invention sera maintenant décrite en référence aux figures annexées représentant schématiquement différents modes de réalisation de l'invention et parmi lesquelles :

les figures 1 et 2 représentent par une vue en perspective une ancre selon un premier mode de réalisation de l'invention non assemblée (figure 1) et assemblée (figure 2)

les figures 3 et 4 représentent par une vue en perspective une ancre selon un deuxième mode de réalisation de l'invention non assemblée (figure 3) et assemblée (figure 4)

- les figures 5 et 6 représentent par une vue en perspective une ancre selon un troisième mode de réalisation de l'invention non assemblée (figure 5) et assemblée (figure 6)

les figures 7 A et 7B représentent une variante de réalisation d'une ancre de levage et relevage avantageusement pourvue de deux nervures longitudinales faisant saillie extérieurement des faces latérales des deux méplats, et respectivement par une vue de face (7A) et une vue en perspective (7B), la figure 7 A illustrant en outre en pointillés la possibilité d'interposer un renfort central entre les deux méplats pourvus de nervures longitudinales externes les figures 8 à 11 représentent par des vues en perspective une variante de réalisation de l'assemblage des deux méplats constitutifs d'une ancre sans renfort (figures 8 à 10), et avec renfort (figure 11) permettant un maintien relatif fixes des différents méplats constitutifs de l'ancre,

la figure 12 représente schématiquement à plat les différents méplats constitutifs de l'ancre de la figure 11 et leurs jonctions deux à deux.

Conformément aux figures annexées, l'ancre selon l'invention comporte une partie de tête 1, une partie 2 formant le corps de l'ancre et une partie 3 formant le pied. - -

L'ancre, à l'exception de la tête 1 qui reste à l'extérieur du matériau de l'élément de construction et est adaptée pour être accrochée à un engin de manutention, est destinée à être noyée dans le matériau constitutif de l'élément de construction dont l'ancre est destinée à faciliter la manutention.

En général, cet élément de construction peut être une dalle ou un panneau de béton et la tête 1 de l'ancre est accessible depuis une tranche libre du panneau au sein de laquelle a été pratiqué un évidemment ou "réservation" autorisant le dépassement de la tête 1 de l'ancre, alors que le corps 2 et le pied 3 de l'ancre sont immergés dans le béton.

L'ancre selon la figure 3 est réalisée à partir de deux méplats identiques 12a, 12b, c'est-à-dire deux bandes rigides par exemple en métal dont l'épaisseur est faible par rapport à la largeur, qui sont chacun plié suivant quatre lignes de pliage C, D, A, B pour définir successivement pour le méplat considéré, conformément à la figure 1 (les références associées à la lettre « a » se rapportent au méplat 12a, les références associées à la lettre « b » se rapportent au méplat 12b) :

- une partie de tête 6a verticale et plaquée contre la partie de tête 6b de l'autre méplat, s'étendant selon un plan P

- une branche 7a, 7b s'étendant sous la partie de tête 6a et divergeant au dessus du plan formé par cette partie de tête, suivant un angle faible d'environ 15° par exemple, les deux branches des deux méplats divergeant l'une par rapport à l'autre en direction du pied de l'ancre,

- une branche convergente 8a, 8b s'étendant sous la branche 7a sur une longueur plus ou moins importante par exemple d'environ 8 à 13 cm, permettant de maintenir le pied de l'ancre en profondeur dans l'élément de construction,

- une branche inférieure divergente 9a inclinée au dessus du plan principal du méplat P défini par la tête 6a, 6b de l'ancre, à environ 70°, - une branche convergente 10a s'étendant sous la branche divergente pour rejoindre le plan P et venir en appui par son extrémité inférieure contre celle de la branche convergente 10b de l'autre méplat.

Afin d'autoriser leur pliage suivant les lignes de pliage A-D, ces méplats présentent une épaisseur généralement inférieure à 15 mm.

Cette ancre à deux méplats jumelés est disposée dans le panneau de façon que le plan dans lequel s'inscrit la largeur des méplats soit confondu avec le plan de relevage.

Les branches inférieures divergentes 9a, 9b définissent des faces actives qui, combinées à la surface développée du méplat permettent de solliciter le béton à la fois à l'adhérence et au cisaillement au droit des ancrages générés par les facettes.

Du fait de leur inclinaison par rapport au plan principal P, ces branches 9a, 9b définissent lors du levage, une zone de compression centrée sur le plan principal de l'ancre, dont le sommet est situé vers le pied de l'ancre et dont la base s'étend autour de la tête de l'ancre. L'amplitude de la base de la zone de compression est d'autant plus importante que l'inclinaison d'une branche 9a, 9b est proche de 45°, et d'autant plus faible que cette inclinaison est proche d'un plan horizontal.

Les branches convergentes 10a, 10b, qui, selon ce mode de réalisation, sont en contact l'une contre l'autre par leur bord d'extrémité inférieur, permettent de maintenir fixe l'inclinaison des branches divergentes par rapport au plan longitudinal P du méplat lors du levage du panneau.

Afin d'augmenter la résistance de l'ancre, et ainsi permettre le levage, d'éléments de construction particulièrement lourds, il peut être prévu que l'ancre comprenne une pièce de renfort interposée entre les deux méplats. Selon un mode de réalisation particulier, la pièce de renfort se présente sous la forme d'une plaque 13 présentant de préférence une longueur et une largueur sensiblement similaires à celles d'une projection des méplats 12a, 12b entre lesquels elle est disposée dans le plan P. La plaque, située dans le plan P, présente ainsi une portion d'extrémité supérieure en prise entre les parties d'extrémité des deux méplats définissant la tête de l'ancre, l'extrémité inférieure étant maintenue entre les bords inférieurs des branches inférieures convergentes 10a, 10b.

Afin de permettre le verrouillage des deux branches convergentes 10a, 10b vis à vis de la plaque de renfort, ces deux branches 10a, 10b et la partie en regard de la plaque, comprennent des moyens de verrouillage mutuels.

Dans l'exemple représenté sur la figure 1, ces moyens complémentaires comprennent deux saillies de méplat 21 prolongeant respectivement les deux branches convergentes 10b au-delà de leurs bords transversaux inférieurs 22, et une fenêtre 24 est ménagée dans l'épaisseur de la plaque de renfort 20 afin d'accueillir les deux saillies 21 des deux branches convergentes 10a, 10b.

Cette fenêtre sera conformée pour recevoir ces deux saillies, c'est à dire qu'elle présentera une largeur légèrement supérieure aux largeurs cumulées des deux saillies, et une hauteur prenant en compte l'inclinaison de ces saillies (qui est celle des branches convergentes) afin de permettre leur insertion dans la fenêtre sur simple rapprochement des deux méplats 12a, 12b vers la plaque 20.

Dans les exemples des figures 1 à 4, les saillies des deux branches convergentes sont décalées l'une de l'autre vis à vis de l'axe longitudinale Al-Α de chaque méplat pour permettre leur engagement concomitant dans la fenêtre.

En fait, les saillies des deux méplats sont décalées vis à vis de l'axe Al-Α du même écart afin que les deux méplats soient identiques et puissent être disposés d'un côté ou de l'autre du plan P. En l'occurrence, les saillies sont disposées chacune de façon à pouvoir accoster l'une contre l'autre lors de l'assemblage des méplats autour de la plaque 20, c'est à dire avec un bord latéral coïncidant avec l'axe Α1-Α . L'ancre selon les figures 1 et 2 comprend également deux méplats 12a, 12b assemblés de part et d'autre d'une plaque de renfort 20 dont les branches convergentes 10a, 10b sont munies de saillies 21 venant s'engager dans une fenêtre correspondante 24 de la plaque 20, saillies et fenêtre conformes à la description faite en référence aux figures 3 et 4, mais ses deux méplats sont dépourvues au niveau de leur corps 2, de facettes intermédiaires divergentes et convergente, si bien que le corps 2 de chaque méplat s'étend simplement dans le prolongement de la tête 6a, 6b dans le plan P.

Dans l'exemple représenté sur les figures 5 et 6, la plaque ou renfort 20 interposée entre les deux méplats 12a, 12b ne s'étend pas sur la longueur de la projection dans le plan P des deux méplats, mais à sensiblement mi-longueur du corps de méplat. Il n'a ainsi pas besoin d'être pourvu de fenêtre de passage des saillies des branches convergentes puisqu'il reste interposé entre les parties de tête et la partie supérieure du corps de l'ancre.

Les branches convergentes comportent des moyens de verrouillage directement l'une à l'autre, se présentant sous la forme de crans complémentaires 26 formés sur le bord transversal inférieur de ces branches. Idéalement, les deux méplats en regard portant les crans sont identiques. Les creux des crans d'une branche convergente permettent l'engagement des saillies des crans de l'autre branche convergente.

Dans les deux modes de réalisation présentés, le renfort peut être fixé aux deux méplats, par des rivets au niveau de la tête de l'ancre et/ou du corps de l'ancre.

Le renfort central peut être prévu entre deux méplats à nervures constitutifs de l'ancre.

Plus précisément, conformément à la variante illustrée sur les figures 7 A et 7B, l'ancre peut comprendre deux nervures longitudinales 31 faisant saillie extérieurement des faces latérales extérieures 32 des deux méplats. Ces nervures longitudinales permettent de réaliser une ancre de relevage et de retournement efficace du fait de la masse plate de béton emprisonnée au dessus de la surface supérieure des nervures lorsque le panneau est relevé depuis une position horizontale jusqu'à une position verticale. Ces nervures externes peuvent être formées par renfoncement des méplats d'une ancre avec un poinçon d'une forme adapté à la forme de nervure désirée. En fonction de cette forme, il est possible d'obtenir le profil d'effort de relevage optimal. L'on pourra donc optimiser la forme de chaque nervure pour atteindre cet objectif.

Dans l'exemple illustré, l'ancre est formée par le jumelage de deux méplats formant ensemble un pied à branches divergentes 9a, 9b notamment à 45° et branches convergentes sous-jacentes 10a, 10b formant un angle d'environ 60°-70° avec les branches convergentes, des facettes d'adhésion intermédiaires 7a, 7b, 8a, 8b dont les facettes supérieures 7a, 7b font un angle β d'environ 15° avec le plan P, et les facettes inférieures 8a, 8b un angle γ d'environ 160° avec la facette supérieure correspondante. La nervure externe 31 s'étend dans cet exemple le long d'une portion inférieure de la facette supérieur 7a, 7b se prolonge sur la facette inférieure 8a, 8b jusqu'à proximité du commencement du pied (écart d'environ 1/10 de la longueur totale de l'ancre). Elle représente une largeur équivalent à environ un quart de la largeur d'un méplat, et la hauteur du bossage externe qu'elle forme est équivalente à l'épaisseur du méplat.

Cette nervure présente dans l'exemple illustré, une forme générale oblongue. Elle pourra avantageusement présenter une forme sensiblement triangulaire.

Bien entendu, d'autres profils de nervures peuvent être envisagés et d'autres implantations sur le méplat. Notamment, plusieurs nervures externes peuvent être prévues sur les faces externes des méplats, peuvent s'étendre sur une longueur plus ou moins importante, être plus ou moins inclinées par rapport à la ligne médiane de l'ancre, non rectiligne, brisées, interrompues... Egalement, une ancre à méplats jumelés pourra compter des méplats pourvus de nervures externes, et ne pas nécessairement être pourvue d'un méplat central.

Par ailleurs, conformément aux figures 11 et 12, le renfort central 20 peut être solidarisé à l'un des deux méplats 12a au moyen d'une pliure de méplat 33 interposée conformément à la figure 12, entre deux portions de méplats dans le prolongement l'une de l'autre dans la configuration « à plat » ou « non encore mise en forme » de l'ancre et formant, lorsque l'ancre est mise en forme, le renfort central 20 et l'un des deux méplats 12a. Conformément à la figure 11, cette pliure 33 se retrouve à coïncider avec l'extrémité inférieure du pied de l'ancre lorsque mise en forme.

En outre, le renfort 20 peut être solidarisé à l'autre méplat 12b au moyen d'une deuxième pliure 36 interposée conformément à la figure 12, entre deux portions de méplats côte à côte dans la configuration « à plat » de l'ancre et formant, lorsque l'ancre est mise en forme, le renfort central 20 et l'autre méplats 12b. Cette deuxième pliure 36 se retrouve à coïncider avec une portion latérale supérieure de l'ancre.

Conformément aux figures 8 à 9, lorsque l'ancre est dépourvue de renfort central, l'assemblage de deux méplats l'un à l'autre au moyen d'une pliure ou repli de méplat solidaire des deux méplats et formant une jonction entre ceux ci, peut être opéré à l'extrémité inférieure de l'ancre entre les deux branches convergentes de deux méplats constitutifs de l'ancre (figure 8) par la pliure 33, sur une portion latérale de la tête de l'ancre (figure 9) entre les deux bords latéraux des deux portions de tête des deux méplats jumelés par la pliure 36, ou à l'extrémité supérieure de l'ancre entre les deux bords supérieurs des deux portions de tête des deux méplats jumelés (figure 10) par la pliure 37. Le « patron » à partir duquel sont formées ces trois ancres comprend : figure 8 : deux portions de méplat dans le prolongement l'une de l'autre d'une longueur coïncidant avec la longueur déployée de chaque méplat mis en forme, ces deux portions de méplat étant séparées par une ligne à mi-longueur susceptible de former la pliure 33. Le méplat comprendra des lignes de pliage supplémentaires pour définir deux branches légèrement divergentes supérieures (par exemple à 15° vis à vis du plan P), deux branches convergentes supérieures rejoignant le plan P, et un caisson de rigidité avec des branches divergentes à 45° et des branches convergentes faisant un angle d'environ 80°. Idéalement, la longueur totale de cette ancre peut être comprise entre 100 et 400 mm, la largeur du méplat de 20, 25, 30, 40, 60 ou 80 mm, l'épaisseur du méplat comprise entre 3 et 8 mm

figure 9 : deux portions de méplat côte à côte réunies par un pont de méplat d'une largeur de l'ordre de deux épaisseurs de méplat, la ligne médiane de ce pont de matière étant susceptible de former la pliure 36,

figure 10 : deux portions de méplat dans le prolongement l'une de l'autre d'une longueur coïncidant avec la longueur déployée de chaque méplat mis en forme, ces deux portions de méplat étant séparées par une ligne à mi- longueur susceptible de former la pliure 37 et située au niveau d'un resserrement destiné à former le bord supérieur de l'ancre de moindre largeur que le reste de la tête et du corps de l'ancre.

Comme il ressort de la description qui vient d'être faite et des figures, l'ancre selon l'invention présente des avantages majeurs par rapport aux ancres de l'état de la technique.

Une ancre de ce type est réalisée par un procédé de fabrication simple et peu onéreux, basé sur le pliage d'un unique ou de deux méplats permet grâce au renfort de réaliser le levage d'éléments de construction relativement lourds. Bien entendu, les particularités des modes de réalisation, telles que la forme à section carrée, triangulaire ou en losange du caisson, l'inclinaison à 10, 20, ... 45[deg.] des branches inférieures divergentes, la présence ou l'absence de branche supérieures divergentes au sein du corps de l'ancre, leur nombre, peuvent être combinées les uns aux autres pour définir un ancrage optimal en fonction de l'élément de construction à lever.

Egalement, un ou plusieurs renforts peuvent être interposés entre les méplats de l'ancre, ces renforts pouvant en outre présenter différentes formes en dehors des méplats.