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Patent Searching and Data


Title:
RIBBON-DISPLAY TIMEPIECE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2007/110446
Kind Code:
A2
Abstract:
Timepiece comprising an endless flexible ribbon (10) bearing time indications (13, 14) stretched between two parallel rollers (11, 12), and a mechanism for turning at least one of these rollers comprising a spring wound up inside a barrel, an escapement, and a regulator member coupled to the escapement. The spring is wound up inside the roller which thus forms the barrel of the drive mechanism.

Inventors:
GERBER, Francis (34 ch. de Chambert, Bernex, CH-1233, CH)
ROUSSEAU, Sébastien (Haut du Village 37, Les Pommerats, CH-2353, CH)
GILLET, Romain (Rte de Biaufond 1, Les Bois, CH-2336, CH)
Application Number:
EP2007/053034
Publication Date:
October 04, 2007
Filing Date:
March 29, 2007
Export Citation:
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Assignee:
GERBER, Francis (34 ch. de Chambert, Bernex, CH-1233, CH)
ROUSSEAU, Sébastien (Haut du Village 37, Les Pommerats, CH-2353, CH)
GILLET, Romain (Rte de Biaufond 1, Les Bois, CH-2336, CH)
International Classes:
G04B19/04; G04B19/20; G04B1/10; G04B1/16
Attorney, Agent or Firm:
GLN (Rue du Puits-Godet 8A, Neuchâtel, CH-2000, CH)
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Claims:

REVENDICATIONS

1. Pièce d'horlogerie comportant un ruban souple sans fin (10) portant des indications horaires (13, 14) et tendu entre deux rouleaux parallèles (11 , 12), et un mécanisme d'entraînement en rotation de l'un, au moins, de ces rouleaux, qui comprend un ressort enroulé à l'intérieur d'un barillet, un échappement et un organe régulateur couplés à l'échappement, caractérisée en ce que ledit ressort est enroulé à l'intérieur d'au moins un desdits rouleaux qui constitue ainsi le barillet du mécanisme d'entraînement.

2. Pièce d'horlogerie selon la revendication 1 , caractérisée en ce que, dans ledit mécanisme, les deux rouleaux (11 , 12) sont identiques et constituent des barillets qui sont couplés de manières identiques, par une de leurs extrémités (19), par l'intermédiaire d'un rouage (20, 21 , 22), à un échappement (24) et un organe régulateur (26) uniques situés sensiblement à mi-chemin entre les deux.

3. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que ledit mécanisme est configuré de manière à ce que le ruban (10) effectue, dans le sens anti-horaire, une ou plusieurs rotations complètes en 24 heures.

4. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le ressort contenu dans les rouleaux est, en fait, constitué d'une pluralité de ressorts élémentaires disposés côte à côte.

5. Pièce d'horlogerie selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que, pour permettre le remontage des deux ressorts, chaque rouleau se termine, à son autre extrémité, par un rochet (29) engrenant, sensiblement à mi-chemin des deux rouleaux, par l'intermédiaire d'un rouage (30, 31 ), avec un pignon de remontoir central (32) actionnable par une tige de commande (34).

6. Pièce d'horlogerie selon la revendication 5, caractérisée en ce que, pour permettre la mise à l'heure du ruban, la tige de commande (34) peut entraîner en rotation une tige (38) disposée parallèlement aux deux rouleaux au contact du ruban, de manière à exercer sur lui un frottement qui provoque son glissement sur les rouleaux.

Description:

PIECE D'HORLOGERIE A AFFICHAGE PAR RUBAN

La présente invention se rapporte au domaine de l'horlogerie. Elle concerne, plus particulièrement, une pièce d'horlogerie dans laquelle l'affichage d'informations horaires est réalisé à l'aide d'un ruban sans fin tournant autour du mouvement à l'intérieur de la boîte, les indications portées par ce ruban apparaissant au travers de la glace.

Une montre de ce type est décrite, par exemple, dans le brevet CH 338 150. Un mouvement mécanique, de type classique, est surmonté par un étrier en U dont la base est traversée par la chaussée. Celle-ci entraîne deux roues verticales montées pivotantes dans les branches de l'étrier et tournant à des vitesses dont le rapport est celui des vitesses angulaires des aiguilles d'une montre traditionnelle. Ces deux roues sont respectivement en prise avec les dentures que présentent deux rubans sans fin disposés l'un à côté de l'autre, autour du mouvement et portant l'un les indications des minutes, l'autre les indications des heures.

Une telle construction souffre cependant de deux inconvénients principaux. Premièrement, la puissance et l'énergie du ressort contenu dans le barillet risquent d'être insuffisantes pour l'entraînement du ruban sur une durée acceptable. Deuxièmement, la montre est très épaisse puisque constituée de l'empilement d'un mouvement, du mécanisme d'entraînement du ruban et d'un espace suffisant pour permettre à celui-ci de faire le tour de l'ensemble.

La présente invention a pour but de fournir une pièce d'horlogerie à affichage par ruban exempte de ces deux inconvénients. De façon plus précise, la pièce d'horlogerie est du type comportant un ruban souple sans fin portant des indications horaires et tendu entre deux rouleaux parallèles, et un mécanisme d'entraînement en rotation de l'un, au moins, de ces rouleaux, comprenant un ressort enroulé à l'intérieur d'un barillet, un échappement et un organe régulateur couplés à l'échappement. Cette pièce

est caractérisée en ce que le ressort est enroulé à l'intérieur d'au moins un des rouleaux qui constitue ainsi le barillet du mécanisme d'entraînement.

De façon avantageuse, les deux rouleaux sont identiques et constituent des barillets qui sont couplés de manières identiques, par l'intermédiaire d'un rouage, à un échappement et un organe régulateur uniques situés à mi- chemin entre les deux.

D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé, dans lequel :

- la figure 1 est une vue partielle en perspective d'un mouvement de montre selon l'invention; la figure 2 est une vue de dessus de ce mouvement, le ruban étant enlevé ; la figure 3 est une vue d'un côté du mouvement ;

- la figure 4 est une vue de l'autre côté du mouvement ; - les figures 5 et 6 montrent les détails du mécanisme de remontage et de mise à l'heure ; et

- la figure 7 illustre une variante de réalisation du mouvement de la figure 1.

On se référera, pour commencer, à la figure 1 qui montre, en 10, un ruban souple sans fin tendu entre deux rouleaux identiques parallèles 11 et 12 entraînés simultanément en rotation par un mécanisme qui sera décrit plus loin en détail. Lors de leur rotation, ces rouleaux font déplacer le ruban dans le sens anti-horaire, à raison d'une ou plusieurs rotations complètes par jour.

Le ruban souple 10 peut être en soie, en métal, en plastique, en papier ou tout autre matériau. Il présente côte à côte, disposées perpendiculairement aux rouleaux et réalisées par impression, une échelle 13 portant les indications des heures de 0 à 11 et éventuellement une échelle 14 portant, en face de l'espace qui sépare deux indications d'heures successives, des indications des minutes. Dans ce cas, le ruban effectue une rotation et 12 heures. Bien

entendu, l'échelle 13 peut aussi porter les indications des heures de 0 à 23, auquel cas le ruban effectue sa rotation en 24 heures.

Deux aiguilles fixes 15 et 16, disposées au-dessus du ruban 10, servent de repères pour la lecture des heures et des minutes. Ces aiguilles peuvent être simplement fixées sous la glace de la montre, mais elles peuvent aussi être fixées au mouvement lui-même ou de toute manière qui conviendra à l'homme de métier.

Selon une caractéristique essentielle de l'invention, les rouleaux 11 et 12 qui servent à l'entraînement du ruban 10, sont eux-mêmes la source d'énergie du mouvement, c'est-à-dire qu'ils en constituent les barillets et contiennent donc chacun un ressort dont la détente, au cours du temps, assure leur rotation et, ainsi, le déplacement du ruban.

Bien que cela ne soit pas représenté au dessin, il peut être avantageux de doter les rouleaux, à leurs extrémités, de dentures en prise avec des ouvertures ménagées le long des bords du ruban, à l'instar de celles d'un film photographique. L'entraînement du ruban est ainsi rendu plus sûr. Dans ce cas, toutefois, afin d'autoriser le glissement du ruban pour le mettre à l'heure, les dentures des rouleaux doivent être montées à friction sur ceux-ci.

Pour fixer les idées, et à titre de simple exemple, la distance séparant les deux rouleaux 11 et 12 est de 21 ,99 mm, tandis que leur diamètre est de 7 mm. Le ruban 10, tendu entre ces rouleaux, a donc une longueur de 73,79 mm. Pour permettre à celui-ci d'effectuer une rotation complète en 12 ou 24 heures, les rouleaux 11 et 12 doivent donc, sous l'action de leurs ressorts respectifs, effectuer respectivement 3,35 ou 6,7 tours par jour. La longueur des rouleaux, typiquement de 15 mm environ, leur permet de constituer des barillets dotés d'un ressort possédant, grâce à sa hauteur importante, un moment de force maximal exceptionnellement plus élevé que celui du ressort d'un barillet classique. Si un ressort unique de grande hauteur n'est pas disponible, il suffit, par exemple, de coupler côte à côte, sur la bonde des barillets, plusieurs ressorts élémentaires de mouvements classiques, ce

qui permet d'atteindre aisément un moment de force maximal de 20 Nmm pour chacun d'eux. L'entraînement du ruban, même s'il est relativement lourd, ne pose alors plus aucun problème en terme de puissance et d'énergie. Une réserve de marche supérieure à 48 heures est ainsi offerte. On se référera maintenant aux figures 2 à 4 montrant le mouvement de l'invention, qui pour être mieux visible, a été séparé de son ruban.

De son côté représenté sur la figure 3, chaque rouleau 11 et 12, qui tourne dans le sens anti-horaire, est monté pivotant entre deux ponts 17 et 18. Il se termine par une roue de barillet 19 en prise avec le pignon d'une roue de grande moyenne 20 dont la roue est en prise avec le pignon d'une roue de petite moyenne 21 dont la roue est en prise avec le pignon d'une roue de seconde 22.

Les deux roues de seconde 22 engrènent, à mi-chemin des deux rouleaux, avec le pignon 23 d'une roue d'échappement 24 tournant également dans le sens anti-horaire et couplée, de manière classique, par une ancre 25, à un balancier spiral 26 formant organe régulateur. On remarquera que, pour d'évidentes raisons de réduction de l'épaisseur du mouvement, l'axe du pignon d'échappement 23 est décalé par rapport à la ligne AA joignant les axes des deux barillets sur laquelle sont alignés les axes des mobiles 20, 21 et 22. Tous ces mobiles sont montés pivotants entre deux ponts 27 et 28.

De son côté représenté sur la figure 4, chaque rouleau 11 et 12 se termine par un rochet 29 engrenant, à mi-chemin des deux rouleaux, par l'intermédiaire de deux renvois 30 et 31 , avec un pignon de remontoir central 32 disposé sur la ligne AA le long de laquelle sont alignés les axes des mobiles 30 et 31. Ces derniers sont montés pivotants entre un pont 33 et le pont 18 utilisé par les rouleaux.

Les ponts 17, 18, 27, 28 et 33 sont avantageusement assemblés à l'aide d'un système de tiges (non représentées) constituant, en quelque sorte, la platine du mouvement.

Les figures 5 et 6 montrent, à titre d'exemple, la manière dont sont réalisées les fonctions de remontage et de mise à l'heure de ce mouvement.

Le pignon de remontoir 32 appartient à une tige de remontoir centrale 34, parallèle aux axes des rouleaux 11 et 12, actionnable en rotation et en translation à l'aide d'une couronne 35 et montée entre les ponts 18 et 33. Elle porte un pignon 36 qui, dans la position poussée de la tige 34, représentée à la figure 5, est inactif. Dans ce cas, le pignon 32 est, comme sur la figure 2, en prise avec les deux rochets 29. La rotation de la couronne 35 permet alors le remontage des ressorts des deux barillets 11 et 12. Lorsque, comme représenté à la figure 6, la tige 34 est en position tirée, le pignon de remontoir 32 est inactif mais le pignon 36 vient en prise, au- dessous de lui, avec un pignon 37 fixé sur une tige centrale 38, avantageusement dotée de rainures, qui est montée libre en rotation entre les ponts 28 et 33 parallèlement aux axes des rouleaux 11 et 12. La figure 4 montre que cette tige est appliquée sur toute la largeur du ruban qu'elle déforme légèrement vers l'intérieur. La rotation de la couronne 35 permet alors, grâce au frottement que la tige 38 exerce sur le ruban, de déplacer celui-ci de manière à assurer sa mise à l'heure en face des aiguilles 15 et 16. On remarquera enfin qu'une lame ressort 39, disposée du côté du pignon 37 opposé à celui d'où arrive le pignon 36, sert au positionnement correct de celui-ci.

Ainsi est proposée une pièce d'horlogerie dotée d'un affichage à ruban qui présente l'originalité d'utiliser les deux rouleaux entraîneurs comme barillets. Un volume important est ainsi rendu disponible pour loger des ressorts qui assurent toute la puissance et l'énergie nécessaire pour un fonctionnement fiable et d'autonomie plus que confortable.

La présente description a été faite en se référant à un ruban affichant l'heure et la minute. Il va de soi que de nombreuses autres indications peuvent être ainsi fournies par un tel mouvement, avec une infinité de possibilité d'offrir les effets esthétiques les plus originaux. La figure 7 montre, à titre d'exemple, la

possibilité d'utiliser un ruban 10 affichant les fuseaux horaires. Une ligne fixe 40 sert alors de repère pour la lecture des heures.

On notera enfin que, selon une variante de réalisation, la pièce d'horlogerie selon l'invention peut n'utiliser qu'un seul des rouleaux comme barillet.