Galy, Philippe (Lotissement le Verger Pugny-Chatenod, F-73100, FR)
| 1. | Chaussure de course (1) pour patinage comprenant : . un berceau rigide (2) constitué d'une semelle (3), d'un rebord avant (6), d'une aile latérale (4) comportant une zone bombée latérale (7) adaptée pour soutenir la malléole externe du patineur, et d'une aile médiale (5) comportant une zone bombée médiale (8) adaptée pour soutenir la malléole interne du patineur, . une tige souple (10) fixée sur le berceau (2) et ayant une ouverture longitudinale (11) fermée par un premier dispositif de serrage, . un second dispositif de serrage ayant au moins un ancrage latéral (20) fixé au berceau (2) ou à la tige souple, et un ancrage médial (21), caractérisée en ce que l'ancrage latéral (20) est situé au niveau de la zone bombée latérale (7) et en ce que l'ancrage médial (21) est situé sous la zone bombée médiale (8). |
| 2. | Chaussure (1) selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ancrage médial (21) est situé au niveau de l'arche plantaire. |
| 3. | Chaussure (1) selon la revendication 1, caractérisée en ce que le second dispositif de serrage comprend une sangle médiale (15), liant l'ancrage médial (21) à une boucle (16) et une sangle latérale (18) reliant l'aile latérale (4) à un mécanisme de verrouillage (17) en passant par ladite boucle (16). |
| 4. | Chaussure (1) selon la revendication 3, caractérisée en ce que la sangle latérale (18) comprend à son extrémité libre une portion crantée (19) coopérant avec un cliquet du mécanisme de verrouillage (17). |
| 5. | Chaussure selon la revendication 3, caractérisée en que la sangle latérale (18) et le mécanisme de verrouillage (17) sont fixés au berceau (2) au mme endroit et à l'aide du mme moyen de fixation. |
| 6. | Chaussure (1) selon la revendication 3, caractérisée en que la sangle latérale (18) est fixée au berceau (2) au niveau de la zone bombée latérale (7) et en ce que le mécanisme de verrouillage (17) est fixé au berceau (2) sous la zone bombée latérale. |
| 7. | Chaussure selon la revendication 3, caractérisée en que le mécanisme de verrouillage (17)'est fixé au berceau (2) au niveau de la zone bombée latérale (7) et en ce que la sangle latérale (18) est fixée au berceau (2) sous la zone bombée latérale (7). |
De façon connue une telle chaussure comprend une coque très rigide moulée ou formée pour s'adapter à la morphologie du pied du patineur. Sur cette coque on vient fixer par collage et/ou piquage une partie souple qui d'une part constitue la garniture intérieure, d'autre part habille au moins partiellement la coque et enfin assure l'enveloppement du pied dans toutes les zones du pied qui ne sont pas déjà couvertes . par la coque.
Pour une bonne efficacité en course il est nécessaire qu'une telle chaussure soit très rigide au niveau de la semelle et du contrefort arrière. Cette rigidité se fait au détriment du confort et de l'ajustement du chaussant au pied.
De plus les systèmes de serrage traditionnels c'est-à-dire les laçages ou les serrages"cou de pied"sont insuffisants pour garantir un serrage efficace.
Il est également connu dans le domaine des chaussures de patin entièrement souples ou dans les chaussures de ski alpin qui comprennent un chausson inséré dans une coque rigide le serrage PCT, PCT signifiant"Périmètre Court Talon". Il s'agit d'un serrage dont la trajectoire partant du talon côté médial enveloppe le pied au niveau du pli de flexion et se termine sur le côté latéral du talon. Ce serrage est particulièrement efficace dans la mesure où on l'applique à un élément souple.
Dans le cas d'une chaussure de patin pour la course, du fait de la très grande rigidité du berceau, particulièrement sur la trajectoire du périmètre court talon, le serrage PCT est peu efficace.
L'objectif de l'invention est de fournir une chaussure pour le patinage de course de vitesse qui bien qu'elle présente une rigidité optimale améliore le confort et offre un ajustement parfait du chaussant sur le pied de l'utilisateur.
L'objectif de l'invention est réalisé par la fourniture d'une chaussure pour patinage qui comprend : - un berceau rigide constitué d'une semelle, d'un rebord avant, d'une aile latérale comportant une zone bombée latérale adaptée pour soutenir la malléole externe du patineur, et d'une aile médiale comportant une zone bombée médiale adaptée pour soutenir la malléole interne du patineur, - une tige souple fixée sur le berceau et ayant une ouverture longitudinale fermée par un premier dispositif de serrage, - un second dispositif de serrage ayant au moins un ancrage latéral fixé au berceau ou à la tige souple, et un ancrage médial, l'ancrage latéral étant situé au niveau de la zone bombée latérale tandis que l'ancrage médial est situé sous la zone bombée médiale.
L'objectif de l'invention est notamment atteint par la mise en place sur une chaussure de course pour le patinage d'un second dispositif de serrage, lequel dispositif ayant au moins un ancrage latéral situé au niveau de la malléole externe du patineur et un ancrage médial qui lui n'est pas situé au niveau de la malléole interne, mais plus bas. Avantageusement, l'ancrage médial se situe au niveau de l'arche plantaire du patineur, mais elle peut également se situer dans son prolongement vers l'articulation de la cheville.
Entre les deux ancrages latéral et médial, le cheminement de la sangle est sensiblement diagonal, c'est-à-dire que prenant comme référence le plan longitudinal médian de la chaussure, le trajet de la sangle n'est pas symétrique.
Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la chaussure comprend un berceau très rigide qui inclut des ailes latérale et médiale, lesquelles ailes comprennent dans leur partie supérieure des zones légèrement bombées adaptées pour envelopper les malléoles externe et interne du patineur.
L'ancrage latéral du second dispositif de serrage est situé sur la zone bombée latérale tandis que l'ancrage médial n'est pas situé sur la zone bombée médiale, mais, relativement à la semelle et en élévation, en dessous de celle-ci.
L'objectif de l'invention est également atteint grâce aux caractéristiques qui découlent de la description et du dessin dans lequel : - la figure 1 est une vue latérale d'une chaussure de course pour le patinage selon un premier mode de réalisation de l'invention, - la figure 2 est une vue médiale de la chaussure selon le premier mode de réalisation de l'invention, - la figure 3 est une vue en perspective de la chaussure selon le premier mode de réalisation de l'invention, - la figure 4 est une vue en perspective du berceau de la chaussure selon le premier mode de réalisation de l'invention, - la figure 5 est une vue en perspective de la chaussure selon le premier mode de réalisation de l'invention, le cache lacet étant ouvert, - la figure 6 est une vue en perspective partielle d'une chaussure selon un deuxième mode de réalisation de l'invention, - la figure 7 est une vue en perspective partielle d'une chaussure selon un troisième mode de réalisation de l'invention, - la figure 8 est une vue en perspective partielle d'une chaussure selon un quatrième mode de réalisation de l'invention Les figures 1,2, 3,4 et 5 montrent un premier mode de réalisation de la chaussure.
La chaussure 1 comprend un berceau rigide 2 lequel se décompose comme suit : une partie semelle 3, une aile latérale 4, une aile médiale 5 et un rebord avant 6. L'aile latérale 4 et l'aile médiale 5 sont reliées entre elles par l'arrière et définissent le contrefort arrière de la tige. D'autre part, l'aile latérale, respectivement médiale, s'élèvent jusqu'à envelopper la malléole externe, respectivement interne. La partie haute de l'aile latérale, respectivement médiale constitue une zone bombée latérale 7, respectivement médiale 8, dont le contour épouse la proéminence de la malléole externe, respectivement interne. La figure 4 montre un berceau avant assemblage avec la partie souple de la tige. Le berceau rigide est réalisé par stratification de plusieurs couches de tissus imprégnés de résine, notamment de tissu carbone. Le berceau est ici réalisé en une seule pièce mais on peut également le réaliser en plusieurs éléments qui sont ensuite assemblés.
La chaussure est semi-haute, c'est-à-dire qu'elle monte jusqu'à couvrir les malléoles interne et externe, mais ne monte pas au-delà et par conséquent ne comprend pas de collier bas de jambe. Les colliers bas de jambe sont largement utilisés dans les chaussures de patinage pour le maintien latéral qu'ils apportent. En revanche, ce maintien se fait au détriment de la laxité de l'articulation de la cheville et leur utilisation en course n'est pas recommandée.
Le matériau employé, ainsi que la forme du berceau 2, notamment la présence du rebord avant 6 et des ailes latérale 4 et médiale 5 assure une excellente rigidité au berceau tout en lui conservant un poids minimum.
Dans le cas où le niveau de rigidité de la semelle est en lui-mme suffisant, il est possible de ne pas avoir de rebord avant.
Sur le berceau 2 est fixée la partie souple de la tige qui dans le cas présent est principalement réalisé en cuir ou en cuir synthétique, étant bien entendu que d'autres matériaux équivalents pourront également tre utilisés à cette fin.
La partie souple de la tige, appelée encore tige souple 10, comprend une ouverture longitudinale 11 fermée par un système de laçage 12. La tige souple comprend en outre un cache lacet fixé sur le côté médial de la tige, recouvrant la zone de laçage et amoviblement fixé sur le côté latéral de la tige. Le cache lacet comprend une partie basse 14 cousue sur le côté médial de la tige souple et une partie haute 13 cousue dans la prolongement de la partie basse.
Les deux parties sont ouvrables, indépendamment l'une de l'autre, et sont refermables à l'aide d'une bande de type Velcro.
Une sangle médiale 15 est ancrée sur le berceau 2 sur le côté médial de celui-ci et positionnée sensiblement au niveau de l'arche plantaire. Cette sangle 15 est relativement courte, c'est-à-dire qu'elle ne coupe pas le plan longitudinal médian de la chaussure et se termine par une boucle 16. La sangle médiale est fixée au berceau par couture, rivetage, collage, vissage ou tout autre moyen équivalent. Il est aussi envisagé de fixer la sangle médiale sur la tige souple 10 seulement, laquelle tige étant bien entendu solidement fixée au berceau.
Sur le côté latéral de la chaussure, une sangle latérale ainsi qu'un mécanisme de verrouillage 17 à cliquet est fixé au berceau au niveau de la zone bombée latérale 7. La sangle latérale part donc d'un point d'ancrage sur la malléole externe appelé ancrage latéral, passe dans la boucle 16 et revient jusqu'au mécanisme de verrouillage 17. La sangle latérale est équipée à son extrémité libre d'une portion crantée 19 qui coopère avec le cliquet du mécanisme de verrouillage 17. Le mécanisme de verrouillage 17 comprend en outre un levier dont l'actionnement réalise le serrage de la sangle.
Le cheminement spécifique de la sangle de serrage, notamment depuis l'ancrage médial situé sensiblement au niveau de l'arche plantaire jusqu'à la malléole externe, assure simultanément le serrage de la tige souple au niveau du pli de flexion et ramène l'aile latérale 4 du berceau carbone contre la cheville du patineur, et notamment la zone bombée latérale 7 contre la malléole externe.
La figure 4 montre deux positions de l'aile latérale 4. La position tracée en trait fort continu est celle avant le serrage, celle en trait mixte fin discontinu est celle après serrage.
La figure 5 montre une vue de dessus de la chaussure selon le premier mode de réalisation de l'invention. Les caches lacet haut 13 et bas 14 sont ouverts laissant apparaître le système de laçage 12. La sangle latérale 18 est ancrée au niveau de la malléole externe, sous le mécanisme de verrouillage 17. En pratique, la sangle 18 et le mécanisme 17 sont fixés simultanément à l'aile latérale 4 du berceau 2. Le cheminement de la sangle latérale 18 depuis l'ancrage latéral traverse l'ouverture longitudinale 11 sous le cache lacet haut 13, tout en ne chevauchant aucun des passants du système de laçage 12. Une ouverture 23 est ménagée dans le cache lacet haut 13 permettant à la sangle de traverser celui-ci pour rejoindre la boucle 16. Le retour de la sangle latérale jusqu'au mécanisme de verrouillage 17 suit un trajet similaire mais au dessus du cache lacet haut. Dans le cas où le passage de la sangle sous le cache lacet occasionne une gène ressentie par le patineur, il est naturellement possible de faire passer la sangle lors du trajet aller, jusqu'à la boucle, et lors du trajet retour, depuis la boucle à l'extérieur du cache lacet.
De façon similaire on peut choisir de faire passer la sangle à l'aller et au retour sous le cache lacet.
Le deuxième mode de réalisation de l'invention concerne une chaussure qui est similaire à la chaussure du premier mode de réalisation en de nombreux points. La figure 6 trace les contours principaux en traits mixtes fins de cette chaussure.
La chaussure est comme précédemment constituée d'un berceau très rigide sur lequel est fixée une tige souple. Pour des raisons de simplification de l'exposé, seul le dispositif de serrage par sangle est représenté en trait fort.
Le dispositif de serrage par sangle comprend un ancrage latéral 20 positionné au niveau de la malléole externe et un ancrage médial 21. Il comprend en outre un ancrage inférieur 22 auquel est fixé le mécanisme de verrouillage. L'ancrage latéral. est ici constitué par le rivetage d'un arrte-strap au berceau, l'arrte-strap étant une pièce plastique solidaire de la sangle latérale. La sangle médiale est également rivetée au berceau. Il est bien entendu équivalent dans le cadre de l'invention de fixer d'une autre façon les sangles médiale et latérale. On peut notamment coudre les sangles sur la tige souple tant sur le côté médial de la chaussure que sur le côté latéral. Dans ce mode de réalisation, le trajet aller de la sangle, depuis son ancrage jusqu'à la boucle 16 a pour fonction de ramener l'aile latérale du berceau contre le pied du patineur, tandis que le trajet retour de la sangle a une fonction qui se rapproche plus d'un serrage PCT traditionnel et plaque le talon du patineur au fond de la chaussure.
Un autre mode de réalisation est présenté similairement à la figure 7. La sangle est fixée à l'ancrage inférieur 22, rejoint la boucle 16 en passant sous le cache lacet haut puis à travers celui-ci. Elle est enfin dirigée jusqu'au mécanisme de verrouillage, lequel est fixé sur l'aile latérale du berceau à l'aide d'un rivet.
Un dernier mode de réalisation est présenté à la figure 8.
La chaussure 1 comprend un premier dispositif de serrage (non représenté) et un second dispositif de serrage lequel est constitué d'une sangle fixée sur le berceau au niveau de l'arche plantaire, l'extrémité libre de la sangle comporte une portion crantée qui est apte à coopérer avec le cliquet d'un mécanisme de verrouillage.
L'invention ne se limite pas aux quelques modes de réalisation décrits ci-dessus à titre purement illustratif, et des modes de réalisation non expressément décrits, quoique équivalents, font également partie de l'objet revendiqué.
NOMENCLATURE 1-Chaussure 2-Berceau 3-Semelle 4-Aile latérale 5-Aile médiale 6-Rebord avant 7-Zone bombée latérale 8-Zone bombée médiale 10-Tige souple 11-Ouverture longitudinale 12-Système de laçage 13-Cache lacet haut 14-Cache lacet bas 15-Sangle médiale 16-Boucle 17-Mécanisme de verrouillage 18-Sangle latérale 19-Portion crantée 20-Ancrage latéral 21-Ancrage médial 22-Ancrage inférieur 23-Ouverture
