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Patent Searching and Data


Title:
SAFETY DEVICE FOR A BANDSAW
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2019/073166
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a safety device for a bandsaw which comprises a frame (17) and a pair of jaws (13) rotatably mounted thereon. The frame (17) is mounted on the framework of the saw with the jaws (3) on either side of the blade. An actuating rod (37) is slidably mounted on the frame (17). A resilient return member (55) constrains this sliding and a two-way transmission (41) transforms it into a rotation of the pair of jaws (13). An electromagnetic actuator (65) is rigidly connected to the frame (17) and a retaining member is rigidly connected to said actuator. The rod (37) has a receiving portion (63) which engages with the retaining member when the rod (37) is in a first position relative to the frame (17). The transmission (41) is arranged so that the jaws (13) are separated from one another when the rod (37) is in this first position. The actuator (65) maintains the engagement while it is receiving power.

Inventors:
VAUCHER, Ronan (10 Allée Jean Rostand, Carquefou, 44470, FR)
EVEN, Pierre (22 rue du Général de Gaulle, Saint Sébastien sur Loire, 44230, FR)
Application Number:
FR2018/052495
Publication Date:
April 18, 2019
Filing Date:
October 09, 2018
Export Citation:
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Assignee:
AUMATECH (7 rue Louis Blériot, Sainte Luce sur Loire, 44980, FR)
International Classes:
B23D59/00; B23D55/00; B27B13/14; B27G19/06
Domestic Patent References:
WO2016041020A12016-03-24
Foreign References:
US20080245200A12008-10-09
US20080245200A12008-10-09
Attorney, Agent or Firm:
CABINET NETTER (36 avenue Hoche, Paris, 75008, FR)
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Claims:
Revendications

1. Dispositif de sécurité pour une scie à ruban (1) du type comprenant un châssis (17) et une paire de mors (13) montée à rotation sur le châssis (17), ce châssis (17) étant propre à se monter sur un bâti (3) de scie à ruban (1) avec les mors (3) disposés de part de d'autre d'une lame (5) de cette scie à ruban (1), le dispositif comprenant en outre une tige d'actionnement (37) montée à coulissement sur le châssis (17), et au moins un organe de rappel élastique (55) qui contraint le coulissement de la tige d'actionnement (37), tandis qu'une transmission bidirectionnelle (41) transforme le coulissement de la tige d'actionnement (37) en une rotation de la paire de mors (13), caractérisé en ce que le dispositif comprend encore un actionneur électromagnétique (65) solidaire du châssis (17) et un organe de retenu solidaire de l'actionneur électromagnétique (65), en ce que la tige d'actionnement (37) est agencée avec une portion réceptrice (63) apte à venir s'engager avec l'organe de retenu lorsque la tige d'actionnement (37) se trouve dans une première position par rapport au châssis (17), la transmission bidirectionnelle (41) étant agencée de manière telle que les mors (13) soient éloignés l'un de l'autre lorsque la tige d'actionnement (37) se trouve dans cette première position relative, et en ce que l'actionneur électromagnétique (65) maintient l'engagement entre l'organe de retenu et la portion de réception (63) lorsqu'il est alimenté en courant.

2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel l'actionneur électromagnétique (65) libère l'engagement entre l'organe de retenu et la portion de réception (63) lorsqu'il n'est pas alimenté en courant. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, dans lequel l'organe de rappel élastique (55) est apte à déplacer la tige d'actionnement (37) de sa première position relative à une seconde position relative, et la transmission bidirectionnelle (41) est agencée de manière telle que les mors (13) soient à proximité l'un de l'autre lorsque la tige d'actionnement (37) se trouve dans cette seconde position relative.

4. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la transmission bidirectionnelle (41) comporte au moins un agencement à effet de levier, et cet agencement à effet de levier est adapté pour agir sur chacun des mors (13).

5. Dispositif selon la revendication 4, dans lequel l'agencement à effet de levier comporte une paire de couples bielle (43) et manivelle (51), chaque manivelle (51) étant solidaire d'un mors (13) respectif tandis que chaque bielle (43) relie une manivelle (51) respective à la tige d'actionnement (37).

6. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, dans lequel l'actionneur électromagnétique (65) comprend une ventouse (65) dont un aimant forme l'organe de retenue, et la portion réceptrice (63) de la tige d'actionnement (37) est conformée en une contreplaque (63) de forme correspondant à l'aimant.

7. Dispositif selon l'une des revendications précédentes comprenant en outre un mécanisme d'armement (67) apte à déplacer la tige d'actionnement (37) de la seconde position relative à la première position relative, à l'encontre de l'organe de rappel élastique (55).

8. Dispositif selon la revendication 7, dans lequel le mécanisme d'armement (67) comprend un bras articulé (79) sur le châssis (17), le bras articulé (79) pouvant être déplacé d'une position où il se trouve à l'écart de la tige d'actionnement (37) à une position où il coopère avec une partie au moins de cette tige d'actionnement (37).

9. Dispositif selon la revendication 8, dans lequel le mécanisme d'armement (67) comprend un vérin électrique (69) avec un corps (71) et une tige (77), le corps de vérin (71) est fixé au châssis (17) tandis que la tige (77) est articulée sur ledit bras (79). 10. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, dans lequel les mors (13, 130, 230) comprennent une partie active (134, 234) dont une partie au moins vient en contact avec la lame (5) de la scie lorsque la tige d'actionnement (37) se trouve dans sa seconde position relative et la partie active (134, 234) de ces mors (13, 130, 230) est dépourvue de dents.

11. Dispositif selon la revendication 10, dans lequel les mors (13, 130, 230) présentent un profil agencé de telle manière que ladite partie de la partie active (134, 234) de ces mors (13, 130, 230) se trouve en avance par rapport à une ligne virtuelle (138) reliant les centres de rotation des mors (13) entre eux.

12. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, dans lequel les mors (13, 130) présentent chacun un corps (131) et une mâchoire (132), la mâchoire étant montée à rotation sur le corps. 13. Dispositif selon la revendication 12, dans lequel chaque mâchoire (132) porte une surface active généralement plane.

14. Scie à ruban (1) comprenant un bâtit (3) et une lame (5), la scie comprenant en outre un dispositif de sécurité du type comprenant un châssis (17) et une paire de mors (13) montée à rotation sur le châssis (17), ce châssis (17) étant monté sur le bâti (3) avec les mors (3) disposés de part de d'autre de la lame (5), le dispositif comprenant en outre une tige d'actionnement (37) montée à coulissement sur le châssis (17), et au moins un organe de rappel élastique (55) qui contraint le coulissement de la tige d'actionnement (37), tandis qu'une transmission bidirectionnelle (41) transforme le coulissement de la tige d'actionnement (37) en une rotation de la paire de mors (13), caractérisée en ce que le dispositif comprend encore un actionneur électromagnétique (65) solidaire du châssis (17) et un organe de retenu solidaire de l'actionneur électromagnétique (65), en ce que la tige d'actionnement (37) est agencée avec une portion réceptrice (63) apte à venir s'engager avec l'organe de retenu lorsque la tige d'actionnement (37) se trouve dans une première position par rapport au châssis (17), la transmission bidirectionnelle (41) étant agencée de manière telle que les mors (13) soient éloignés l'un de l'autre lorsque la tige d'actionnement (37) se trouve dans cette première position relative, et en ce que l'actionneur électromagnétique (65) maintient l'engagement entre l'organe de retenu et la portion de réception (63) lorsqu'il est alimenté en courant.

15. Scie selon la revendication 14, dans laquelle la lame (5) est montée sur le bâti (3) par l'intermédiaire d'une paire de volants (7 ; 9), la scie comprenant en outre un système de débrayage (93) par l'intermédiaire duquel l'un au moins de ces volants (7 ; 9) est monté sur le bâti (3), et le système de débrayage (93) est commandé par un second actionneur électromagnétique (103) agencé pour déclencher ledit système en l'absence de courant d'alimentation.

Description:
Dispositif de sécurité pour une scie à ruban

L'invention a trait à un dispositif de sécurité pour une scie à ruban et une scie à ruban équipée d'un tel dispositif.

Une scie à ruban est une machine-outil dans laquelle une lame de scie en forme de bande est repliée sur elle-même de manière à former une boucle. Cette boucle est montée sur deux volants montés à rotation sur un bâti, de manière mutuellement écartée. Les volants peuvent être mis en rotation pour entraîner la boucle en rotation par rapport au bâti.

Les scies à ruban sont largement utilisées, et dans des domaines très variés. Des scies à ruban sont par exemple très employées en menuiserie, notamment pour débiter du bois brut. Des scies de ce type sont aussi très usitées en boucherie, en particulier pour dépecer des carcasses de viande.

Les scies à ruban sont appréciées pour leur coupe rapide, qui résulte d'une vitesse linéaire élevée de la lame par rapport au bâti. Cette vitesse atteint régulièrement 1 800 mètres par minute, et peut s'élever jusqu'à 2 600 mètres par minute. Cette vitesse élevée s'accompagne d'un temps d'arrêt assez long, qui peut atteindre quelques dizaines de secondes. Pour diminuer le temps nécessaire à l'arrêt de la lame, les scies à ruban actuelles sont généralement équipées d'un frein, le plus souvent de type électromagnétique, couplé au moteur. Avec un frein de ce type, la lame s'arrête beaucoup plus rapidement, typiquement en quelques secondes, par exemple aux alentours de 3 secondes, voire moins.

De plus en plus, on cherche à améliorer la sécurité des opérateurs qui travaillent sur les scies à ruban. De manière générale, il s'agit de détecter que l'opérateur, et surtout ses mains s'approchent trop près de la lame, et, le cas échéant, de commander un arrêt de cette lame.

Une difficulté réside en ce que l'étendue de la zone de détection doit être compatible avec le travail effectué sur la scie : la zone de détection doit être suffisamment restreinte pour éviter des arrêts intempestifs, et suffisamment étendue pour que la lame ait le temps de s'arrêter après la commande d'arrêt, avant que l'opérateur ne vienne en contact avec la lame. L'étendue de la zone de détection doit en outre prendre en compte la vitesse à laquelle l'opérateur travaille. Et celle-ci peut être assez élevée.

Les quelques secondes que demande un arrêt complet de la lame par une action du frein électromagnétique seul impliquent une étendue de la zone de détection qui est généralement incompatible avec la plupart des opérations effectuées sur les scies à ruban. Un frein électromagnétique commence à agir environ 50 millisecondes après son déclenchement et n'est pleinement opérationnel qu'après 120 millisecondes environ. L'arrêt complet de la lame nécessite au minimum plusieurs centaines de millisecondes. Même en se contentant d'une lame freinée, et non arrêtée, au moment du contact avec l'opérateur, la zone de détection reste encore trop étendue pour certains travaux : l'opérateur travaille parfois à proximité immédiate de la lame, notamment pour la découpe de petites pièces de bois ou de morceaux de carcasse de faibles dimensions.

Le besoin s'est ainsi fait sentir d'équiper les scies à ruban de dispositifs de sécurité spécifiques, en plus des freins électromagnétiques destinés à l'arrêt normal de la lame, capables d'arrêter la lame plus rapidement que les freins. De tels dispositifs doivent être capables d'arrêter la lame très rapidement après détection de l'opérateur à proximité de la lame. Selon leurs performances, les dispositifs de sécurité permettent de réduire plus ou moins la zone de détection.

Dans US 2008/0245200, on a proposé un dispositif de sécurité comprenant une paire de mors dentés montés à rotation sur un châssis. Le châssis est monté sur le bâti d'une scie à ruban de telle manière que les mors dentés se trouvent de part de d'autre d'une lame de la scie. Les mors dentés sont reliés entre eux par une barre de couplage, qui coordonne leur rotation par rapport au châssis. Une tige d'actionnement est montée à coulissement sur le châssis sous contrainte d'un ressort de compression. Une extrémité de cette tige coopère avec une portion de l'un des mors dentés conformée en une came. La barre de couplage et la came transforment un coulissement de la tige d'actionnement en un mouvement rotatif et coordonné des mors dentés. La tige d'actionnement est mobile réversiblement entre une première et une seconde position par rapport au châssis. Les mors dentés peuvent ainsi être entraînés en rotation entre une position où leurs dents sont écartées les unes des autres, lorsque la tige d'actionnement se trouve dans la première position par rapport au châssis, et une position où leurs dents sont en prise les unes dans les autres, lorsque la tige d'actionnement se trouve dans la seconde position par rapport au châssis. Cette prise bloque la lame de la scie.

La tige d'actionnement est solidaire d'un téton qui est retenu fixement par rapport au châssis au moyen d'un fil fusible, avec la tige d'actionnement dans sa première position relative. Lorsque la présence d'un opérateur est détectée, on décharge un courant électrique dans le fil. Celui-ci fond et libère la tige d'actionnement. Cette dernière gagne sa seconde position sous l'effet de rappel du ressort.

Le dispositif de US 2008/0245200 est assez efficace : il permet d'arrêter très rapidement la lame de la scie. La Demanderesse a constaté que cette efficacité est due à la présence de dents sur les mors. En venant en prise les unes dans les autres, ces dents déforment brusquement et violemment la lame. Il en résulte un arrêt quasi immédiat de la lame. En revanche, la lame devient inutilisable : elle doit être changée. Il en résulte une indisponibilité de la scie, le temps de déposer la lame abîmée, d'en monter une nouvelle et de régler une tension de cette dernière. Ce n'est pas satisfaisant, d'autant que, d'expérience, des arrêts de sécurité surviennent plusieurs fois par jour pour une même scie.

La Demanderesse s'est fixée comme objectif d'améliorer cette situation. À cette fin elle propose un dispositif de sécurité pour une scie à ruban du type comprenant un châssis et une paire de mors montée à rotation sur le châssis. Ce châssis est propre à se monter sur un bâti de scie à ruban avec les mors disposés de part de d'autre d'une lame de cette scie à ruban. Le dispositif comprend en outre une tige d'actionnement montée à coulissement sur le châssis, et au moins un organe de rappel élastique qui contraint le coulissement de la tige d'actionnement. Une transmission bidirectionnelle transforme le coulissement de la tige d'actionnement en une rotation de la paire de mors. Le dispositif comprend encore un actionneur électromagnétique solidaire du châssis et un organe de retenu solidaire de l'actionneur électromagnétique. La tige d'actionnement est agencée avec une portion réceptrice apte à venir s'engager avec l'organe de retenu lorsque la tige d'actionnement se trouve dans une première position par rapport au châssis. La transmission bidirectionnelle est agencée de manière telle que les mors soient éloignés l'un de l'autre lorsque la tige d'actionnement se trouve dans cette première position relative. L'actionneur électromagnétique maintient l'engagement entre l'organe de retenu et la portion de réception lorsqu'il est alimenté en courant. Le dispositif proposé arrête efficacement et rapidement la lame, même dans le cas où les mors sont dépourvus de dents. Cela permet d'utiliser le dispositif proposé sans détérioration de la lame. Le dispositif d'arrêt se déclenche de lui-même en l'absence de courant, en particulier en cas de coupure électrique. Le dispositif proposé se déclenche plus rapidement : il provoque plus rapidement la rotation des mors, ce qui peut, le cas échéant compenser un éventuel retard lié à l'utilisation de mors lisses plutôt que dentés. Le dispositif proposé se ferme à la même position angulaire des mors, et à la même vitesse, contrairement aux dispositifs connus. Contrairement aux dispositifs connus, qui tirent leur performance de l'action de mors dentés sur la lame, le dispositif proposé tire son efficacité d'une chaîne cinématique particulière, y compris la libération de la tige d'actionnement par relâchement d'un actionneur électromagnétique et d'un organe de retenu associé.

Le dispositif proposé peut fonctionner sans élément pneumatique de type vérin, évitant ainsi toute difficulté liée à une alimentation en gaz. En cas de coupure de courant, le dispositif proposé se met dans un état où les mors bloquent la lame, ou reste dans un tel état.

La Demanderesse propose également une scie à ruban comprenant un bâtit et une lame. La scie comprend en outre un dispositif de sécurité du type comprenant un châssis et une paire de mors montée à rotation sur le châssis. Ce châssis est monté sur le bâti avec les mors disposés de part de d'autre de la lame. Le dispositif comprend en outre une tige d'actionnement montée à coulissement sur le châssis, et au moins un organe de rappel élastique qui contraint le coulissement de la tige d'actionnement. Une transmission bidirectionnelle transforme le coulissement de la tige d'actionnement en une rotation de la paire de mors. Le dispositif comprend encore un actionneur électromagnétique solidaire du châssis et un organe de retenu solidaire de l'actionneur électromagnétique. La tige d'actionnement est agencée avec une portion réceptrice apte à venir s'engager avec l'organe de retenu lorsque la tige d'actionnement se trouve dans une première position par rapport au châssis. La transmission bidirectionnelle est agencée de manière telle que les mors soient éloignés l'un de l'autre lorsque la tige d' actionnement se trouve dans cette première position relative. L'actionneur électromagnétique maintient l'engagement entre l'organe de retenu et la portion de réception lorsqu'il est alimenté en courant.

D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à l'examen de la description détaillée ci-après, et des dessins annexés sur lesquels :

- la figure 1A représente une scie à ruban, vue de droite ;

- la figure 1B représente la scie de la figure 1A, vue de face ;

- la figure 2 représente un détail II de la scie de la figure 1B ; - la figure 3 représente un dispositif de sécurité à usage par exemple pour la scie des figures 1A et 1B, en perspective isométrique partiellement coupée, dans un premier état de fonctionnement ;

- la figure 4 représente le dispositif de la figure 3, vu de côté ;

- la figure 5 représente le dispositif de la figure 4, vu en coupe selon la ligne V-V ;

- les figures 6 à 8 sont analogues aux figures 3 à 5, respectivement, le dispositif de sécurité se trouvant dans un second état de fonctionnement ;

- les figures 9 à 11 sont analogues aux figures 6 à 8, respectivement, le dispositif de sécurité se trouvant dans un troisième état de fonctionnement ;

- la figure 12 représente une paire de mors à usage par exemple pour le dispositif de sécurité des figures 3 à 11 ;

- la figure 13 représente une variante de réalisation du dispositif de sécurité des figures 3 à 11 , dans une vue analogue à celle de la figure 3 ; - la figure 14 représente une variante de réalisation de la paire de mors de la figure 12, dans une vue analogue à cette figure 12 ;

- la figure 15 représente la scie des figures 1A et 1B, en vue arrière ;

- la figure 16 représente un détail XVI de la scie de la figure 15, cette scie étant dans un premier état de fonctionnement ; et

- la figure 17 représente le détail XVI de la figure 16, la scie étant dans un second état de fonctionnement.

Les dessins annexés contiennent des éléments de caractère certain. Ils pourront non seulement servir à compléter l'invention, mais aussi contribuer à sa définition, le cas échéant.

On fait référence aux figures 1A et 1B.

Elles montrent une machine-outil sous la forme d'une scie à ruban 1. La scie 1 comprend un bâti 3 et une lame 5 en forme de bande. La scie 1 comprend encore un premier volant, ou volant inférieur 7, et un second volant, ou volant supérieur 9, montés chacun à rotation sur le bâti 3, ici au droit l'un de l'autre.

L'un au moins du volant inférieur 7 et du volant supérieur 9 est relié à un moteur capable d'entraîner le volant en question en rotation par rapport au bâti 3. Le moteur est en particulier de type synchrone. Un moteur synchrone est plus facile à arrêter. Plus généralement, les moteurs de type synchrone sont plus faciles à contrôler en vitesse. Un moteur de ce type peut s'arrêter en quelques secondes, par exemple en un temps voisin de 3 secondes. La lame 5 est repliée sur elle-même de manière à former une boucle. Cette boucle est montée autour du volant inférieur 7 et du volant supérieur 9.

La boucle est mue par l'intermédiaire du volant moteur. L'autre du volant inférieur 7 et du volant supérieur 9 est monté fou. L'un au moins du volant inférieur 7 et du volant supérieur 9 est en outre monté sur le bâti 3 avec possibilité de translation en direction de l'autre du volant inférieur 7 et du volant supérieur 9, ici selon une direction essentiellement verticale, pour permettre la mise en tension de la boucle formée par la lame 5 et/ou son relâchement.

La scie 1 comprend ici un dispositif de sécurité 11 attaché au bâti 3. Le dispositif de sécurité 11 comprend une paire de mors 13 en regard l'un de l'autre. Le dispositif de sécurité 11 est positionné sur le bâti 3 de manière que la lame 5 passe entre les mors 13 et se trouve maintenu dans cette position par un jeu de fixations non représenté.

Le bâti 3 délimite un espace de travail 15 qui se trouve traversé verticalement par une portion de la lame 5. La rotation du volant moteur fait apparaître dans la boucle de la lame 5, entre le volant inférieur 7 et le volant supérieur 9, une portion, ou brin, tendu 5a et un brin mou 5b.

L'espace de travail 15 est traversé par le brin tendu 5a tandis que le dispositif de sécurité 11 est disposé sur le brin mou 5b.

On fait référence à la figure 2.

Elle montre les mors 13 dans une position dans laquelle ils sont écartés l'un de l'autre. Les mors 13 sont écartés du brin mou 5b de la lame 5.

On fait références aux figures 3 à 5.

Elles montrent le dispositif de sécurité l i a l'état isolé.

Le dispositif de sécurité 11 comprend un châssis 17 sur lequel les mors 13 sont montés chacun à rotation autour d'axes respectifs parallèles entre eux. Le châssis 17 présente ici une paire de montants plats, à savoir un premier montant plat 19-1 et un second montant plat 19-2. Le premier montant plat 19-1 et le second montant plat 19-2 sont disposés en vis-à-vis, de manière à s'étendre parallèlement l'un à l'autre. Le premier montant plat 19- 1 et le second montant plat 19-2 sont maintenus l'un sur l'autre dans cette position relative par des traverses plates, à savoir une première traverse d'extrémité 21-1 qui relie l'une des extrémités du premier montant 19-1 à l'extrémité correspondante du second montant 19-2, une seconde traverse d'extrémité 21-2 qui relie l'autre extrémité du premier montant 19-1 à l'extrémité correspondante du second montant 19-2, et une première 21-3 et une seconde traverse intercalaire 21-4 qui relient chacune une portion intermédiaire du premier montant 19-1 à la portion correspondante du second montant 19-2.

Le premier montant 19-1 correspond à une face avant du dispositif de sécurité 11. Chaque mors 13 est monté sur un arbre d'entraînement 23 respectif, de manière solidaire, en rotation au moins.

Chaque arbre d'entraînement 23 est monté à rotation sur le châssis 17, guidé par l'intermédiaire d'une première paire de paliers, ou premiers paliers 25, qui définissent un axe respectif 26. Ici les premiers paliers 25 sont réalisés sous forme de paliers lisses ou coussinets. Pour chaque arbre 23, un premier palier 25 est logé dans le premier montant 19-1 tandis que l'autre premier palier 25 est logé dans le second montant 19-2, en regard de l'autre premier palier 25. Chacun des arbres d'entraînement 23 fait saillie du premier montant 19-1 en s'éloignant du second montant 19-2. Chacun de ces arbres 23 dépasse du châssis 17. À chaque fois, un mors 13 est monté sur une portion d'extrémité d'un arbre d'entraînement 23 respectif qui fait saillie du premier montant 19-1, ou première extrémité, par l'intermédiaire d'un orifice correspondant ménagé dans le mors 13. Cette première extrémité forme une portée adaptée pour coopérer avec un alésage ménagé à chaque fois dans un mors 13. Par exemple, chacune de ces portées présente un diamètre inférieur à une portion adjacente de son arbre d'entraînement respectif 23. Chaque mors 13 vient en appui contre une extrémité de cette portion adjacente, laquelle forme un épaulement. Chaque mors 13 est maintenu dans cette position sur son arbre 23 respectif par une fixation, comprenant ici une vis 29 et une rondelle 31 serrée contre une face du mors 13 par la vis 29.

Chaque arbre d'entraînement 23 présente une portion d'extrémité opposée à la première extrémité, ou seconde portion d'extrémité 33. La seconde extrémité 33 présente ici un diamètre réduit par rapport au reste de l'arbre d'entraînement 23. Cette seconde extrémité 33 est reçue dans le premier palier 25 logé dans le second montant 19-2.

Chaque arbre d'entraînement 23 présente une portion intermédiaire 35 entre sa seconde portion d'extrémité 33 et sa portion d'extrémité opposée.

Le dispositif de sécurité 11 comprend encore une tige d'actionnement 37 montée sur le châssis 17 avec possibilité de translation selon une première direction 38, normale aux axes de rotation 26 des mors 13. La tige d'actionnement 37 est guidée en translation sur le châssis 17 par une seconde paire de paliers, ou seconds paliers 39, ici sous forme de paliers lisses ou coussinets. Un second palier 39 est logé dans la première traverse intermédiaire 21-3 tandis que l'autre second palier 39 est logé dans seconde traverse intermédiaire 21-4, en regard du premier second palier 39. À l'une de ses extrémités, la tige d'actionnement 37 est reliée à chacun des arbres d'entraînement 23 par une transmission bidirectionnelle 41 qui transforme le mouvement de translation de la tige 37 par rapport au châssis 17 selon la première direction 38 en un mouvement de rotation de chacun des arbres d'entraînement 23 autour de leurs axes respectifs 26. La transmission bidirectionnelle 41 est agencée de telle manière que les mouvements de rotation des arbres d'entraînement 23 soient mutuellement combinés et se fassent selon des sens opposés l'un de l'autre.

Ici, la transmission bidirectionnelle 41 comprend une paire de bielles 43 dont une extrémité respective, ou pied de bielle, est attachée à l'extrémité correspondante de la tige d'actionnement 37 avec possibilité de rotation autour d'un axe parallèle aux axes de rotation 26 des mors 13.

La portion d'extrémité correspondante de la tige d'actionnement 37 est conformée en un étrier 45 comportant deux chapes 47 qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre. Chacune de ces chapes 47 est percée d'un orifice respectif. Les orifices des chapes 47 et des orifices correspondant dans les pieds des bielles 43 sont traversés par un même axe formant goupille 49. La goupille 49 est emmanchée à force dans les orifices des chapes 47 tandis que les bielles 43 sont libres de pivoter chacun autour de cette goupille 49. La transmission bidirectionnelle 41 comprend en outre une paire de manivelles 51 attachées chacune à un arbre d'entraînement 23 respectif et à une portion de tête d'une bielle 43 respective, opposée à la portion de pied. Les manivelles 51 présentent chacune un premier orifice par l'intermédiaire duquel la manivelle 51 se monte sur un arbre d'entraînement 23 respectif. Les manivelles 51 présentent chacune un second orifice, opposé au premier, qui reçoit un tourillon 53 également reçu dans un orifice correspondant d'une bielle 43 respective. Le mouvement de translation de la tige d'actionnement 37 par rapport au châssis 17 est contraint par un organe de rappel élastique, réalisé ici sous la forme d'un ressort 55 travaillant en compression. Ici, le ressort 55 est de type hélicoïdal.

La tige d'actionnement 37 est réalisée ici sous la forme d'un arbre de section circulaire. La tige d'actionnement 37 présente en particulier une portion d'épaulement 57 et une première portion de jonction 59 qui relie l'étrier 45 à la portion d'épaulement 57. La tige d'actionnement 37 comprend en outre une seconde portion de jonction 61 qui relie une extrémité de la tige d'actionnement 37 opposée à l'étrier 45 à la portion d'épaulement 57. La première portion de jonction 59 est reçue dans le second palier 39 logé dans la seconde traverse intermédiaire 21-4. La seconde portion de jonction 61 traverse le second palier 39 logé dans la première traverse intermédiaire 21-3.

Une extrémité longitudinale du ressort 55 s'appuie ici contre une grande face de la première traverse intermédiaire 21-3 tandis qu'une extrémité opposée du ressort 55 est en appui contre la portion d'épaulement 57 de la tige d'actionnement 37.

L'extrémité de la tige d'actionnement 37 opposée à l'étrier 45 porte une contreplaque 63 capable de coopération avec un actionneur, ici sous la forme une ventouse électromagnétique 65 maintenue fixement par rapport au châssis 17. La ventouse 65 comporte un aimant non représenté qui forme un organe de retenue solidaire de la ventouse 65. La contreplaque 63 forme une portion réceptrice de la tige d'actionnement 37. Cette portion réceptrice est apte à s'engager avec l'aimant de la ventouse 65. Ici, la ventouse 65 est fixée sur une grande face de la seconde traverse d'extrémité 21-2.

Le dispositif de sécurité 11 se trouve dans un premier état de fonctionnement dit ouvert. Dans l'état ouvert, la tige d'actionnement 37 se trouve dans une première position par rapport au châssis 17, dans laquelle la contreplaque 63 est engagée avec l'aimant de la ventouse 65. La contreplaque 63 se trouve contre l'aimant de cette ventouse 65. La portion d'épaulement 57 de la tige d'actionnement 37 est proche de la première traverse intermédiaire 21-3. Le ressort 55 est comprimé entre cette portion d'épaulement 57 et cette première traverse intermédiaire 21-3. La tige d'actionnement 37 est retenue par rapport au châssis 17, dans cette première position, par l'action de l'aimant de la ventouse 65 sur la contreplaque 63, tant que la ventouse 65 est alimentée en courant. La tige d'actionnement 37 est en prise avec la ventouse 65. Les mors 13, ou du moins une portion active de ceux-ci, sont écartés l'un de l'autre. L'écart entre les mors 13 autorise un passage d'une lame de scie, telle que la lame 5 des figures 1A, 1B et 2.

Le dispositif de sécurité 11 est armé.

Le dispositif de sécurité 11 comprend ici un système d'armement 67 optionnel. Le système de d'armement 67 comporte un actionneur, ici sous la forme d'un vérin 69 de type électrique dont le corps 71 est fixé au châssis 17 par l'intermédiaire d'une chape de fixation 73 et d'un second tourillon 75 logé dans celle-ci et traversant une partie d'extrémité du corps 71. La chape de fixation 73 est attachée ici contre une grande face du second montant 19-2 opposée au premier montant 19-1. Ici, le vérin 69 est du type à vis trapézoïdale en sorte que la tige 77 du vérin 69 demeure immobile par rapport au corps 71 de ce vérin 69 tant que le moteur de ce vérin 69 ne tourne pas.

La tige 77 du vérin 69 supporte un bras 79, articulé à l'une de ses extrémités sur la tige 77 autour d'un troisième tourillon 81. Le bras 79 est en outre articulé sur le châssis 17, autour d'un quatrième tourillon 83 logé dans le châssis 17, ici dans le second montant 19-2.

Ici, le bras 79 comporte une paire de flasques 85 allongés qui s'étendent parallèlement l'un à l'autre et sont maintenus dans cette position par le troisième tourillon 81 et le quatrième tourillon 83. Le bras 79 est disposé de telle manière que la tige d' actionnement 37 se trouve partiellement entre ces flasques 85 sur une partie de sa seconde portion de jonction 61. Le bras 79 traverse le second montant 19-2 par une lumière 80 ménagée dans une grande face de celui-ci. L'extrémité du bras 79 opposée à la tige 77 du vérin 69 se termine entre la contreplaque 63 et une grande face de la première traverse intermédiaire 21-3. Au voisinage de cette extrémité, le bras 79 porte une paire de galets de contact 87, montés chacun à rotation sur un flasque 85 respectif du bras 79 par un quatrième tourillon 89.

Dans le premier état de fonctionnement du dispositif de sécurité 11, la tige 77 du vérin 69 est déployée, et le bras 79 se trouve dans une première position par rapport au châssis 17, dans laquelle son extrémité portant les galets 87 est éloignée de la contreplaque 63. Le dispositif de sécurité 11 est enfermé dans un carter 91 fermé, représenté ici partiellement échancré. Le carter 91 s'appuie ici sur le premier montant 19-1, la première traverse d'extrémité 21-1 et la seconde traverse d'extrémité 21-2.

On fait référence aux figures 6 à 8.

Le dispositif de sécurité 11 se trouve dans un second état de fonctionnement, dit fermé. Dans l'état fermé, la tige d'actionnement 37 se trouve dans une seconde position par rapport au châssis 17, dans laquelle la contreplaque 63 est éloignée de la ventouse 65. La portion d'épaulement 57 de la tige d'actionnement 37 est éloignée de la première traverse intermédiaire 21-3. Le ressort 55 est moins comprimé que lorsque la tige d'actionnement 37 se trouve dans la première position par rapport au châssis 17. La tige d'actionnement 37 n'est plus en prise avec la ventouse 65. Les mors 13, ou du moins une portion active de ceux-ci, sont proches l'un de l'autre. L'écart entre les mors 13 est tel qu'une lame de scie se trouve bloquée entre ceux-ci, typiquement la lame 5 des figures 1A, 1B et 2.

Le bras 79 se trouve dans sa première position par rapport au châssis 17.

Le passage de l'état ouvert à l'état fermé est provoqué par une coupure de l'alimentation électrique de la ventouse 65. La contreplaque 63, solidaire de la tige d'actionnement 37, n'est plus retenue par la ventouse 65. La tige d'actionnement 37 n'est plus en prise avec la ventouse 65. Elle quitte sa première position par rapport au châssis 17 par un effet de rappel du ressort 55 qui se détend. Le ressort 55 déplace de la tige d'actionnement 37 en translation par rapport au châssis 17. La transmission bidirectionnelle 41 transforme cette translation de la tige d'actionnement 37 en une rotation combinée des mors 13 par rapport au châssis 17. Cette rotation rapproche les mors 13 l'un de l'autre, du moins une partie active de ceux-ci.

Le ressort 55 exerce un effort de poussée sur la tige d'actionnement 37 qui se transforme en un effort de serrage de ces mors 13 contre une lame de scie. L'effort du ressort 55 est démultiplié par un effet de levier résultant de l'agencement des bielles 43 et des manivelles 51. La transmission bidirectionnelle 41 comporte ainsi un agencement à effet de levier, adapté pour agir sur chacun des mors 13. Pour un même effort de serrage aux mors 13, on a besoin de générer un effort moindre au ressort 55 du fait des manivelles 51. On peut en retour utiliser une ventouse 65 moins puissante, ce qui permet de libérer plus rapidement la contreplaque 63. Un moindre effort au ressort 55 autorise par exemple une utilisation d'un ressort de moindre raideur tout en conservant une même course de la tige d'actionnement 37 par rapport au châssis 17. On fait référence aux figures 9 à 11.

Le dispositif de sécurité 11 se trouve dans un troisième état de fonctionnement, transitoire, en réarmement. Dans l'état de réarmement, la tige d'actionnement 37 se trouve à nouveau dans sa première position par rapport au châssis 17.

Le bras 79 se trouve dans une seconde position par rapport au châssis 17, dans laquelle les galets 87 contactent la contreplaque 63. La tige 77 du vérin 69 est rétractée. Elle provoque une poussée de la contreplaque 63 vers la ventouse 65 par l'intermédiaire du bras 79.

Pour passer de l'état fermé à l'état de réarmement, on commande le vérin 69 de sorte que sa tige 77 se rétracte dans le corps 71. Ce mouvement de la tige 77 provoque un pivotement du bras 79 par rapport au châssis 17, autour du quatrième tourillon 83. Ce pivotement amène le bras 79 d'abord au contact de la contreplaque 63 par l'intermédiaire des galets 87 puis à pousser cette contreplaque 63 en direction de la ventouse 65. Cette poussée se fait à encontre du ressort 55 qui se trouve de plus en plus comprimé à mesure que la contreplaque 63 se rapproche de la ventouse 65. Finalement, la contreplaque 63 arrive au contact de la ventouse 65, la tige d' actionnement 37 a retrouvé sa première position par rapport au châssis 17. La ventouse 65 alimentée en courant retient la contreplaque 63 et la tige d'actionnement 37 dont la contreplaque 63 est solidaire.

Le passage à l'état ouvert se fait en commandant le vérin 69 de telle sorte que la tige 77 se déploie à nouveau. L'extrémité du bras 79 qui porte les galets 87 s'éloigne de la contreplaque 63 par pivotement de ce bras 79 sur le châssis 17. La contreplaque 63 reste maintenue par la ventouse 65.

On fait référence à la figure 12.

Elle montre une paire de mors 130 à usage par exemple avec le dispositif de sécurité 11 des figures 3 à 11.

Chaque mors 130 comprend un corps 131 et une mâchoire 132 montée à pivotement sur le corps 131, ici par l'intermédiaire d'un cinquième tourillon 133.

Chaque mâchoire 132 porte une surface active 134. Les surfaces actives 134 des mors 130 sont destinées à venir en regard l'une de l'autre. Ces surfaces actives 134 sont lisses. En particulier, ces surfaces actives 134 sont dépourvues de dents. Ces surfaces actives 134 sont ici généralement planes. Ces surfaces actives 134 permettent de répartir un effort de serrage sur une lame, typiquement la lame 5 des figures 1 A à 2. Ici, chaque mâchoire 132 est réalisée sous la forme d'une pièce d'un seul tenant, en forme générale de parallélépipède rectangle, dont une face forme la surface active 134. Chaque corps 131 présente ici un profil oblong et une gorge en forme de mortaise 135 ouverte à une extrémité du corps 131. La mortaise 135 est agencée de manière recevoir une mâchoire 132 respective tout en autorisant un débattement angulaire de cette mâchoire 132 par rapport au corps 131, par exemple de l'ordre de 60 degrés.

Ici, chaque corps 131 présente un plan de symétrie longitudinal. La mortaise 135 présente un fond avec deux surfaces qui s'étendent de manière oblique et symétrique par rapport au plan de symétrie du corps 131 et se rejoignent en un sommet. Un orifice pour un cinquième tourillon 133 respectif est ménagé dans chaque corps 131. L'axe central de cet orifice se trouve dans le plan de symétrie du corps 131. Cet agencement du fond de la mortaise 135 permet d'utiliser deux corps 131 identiques pour réaliser les mors 130.

Chaque mâchoire 132 est percée d'un orifice respectif pour le cinquième tourillon 133. Cet orifice est écarté du centre de gravité de la mâchoire 132. Chaque mâchoire 132 pend par rapport à un corps 131 respectif. À l'extrémité opposée à la mortaise 135, chaque corps 131 présente un alésage 136 par l'intermédiaire duquel le corps se monte sur un arbre, typiquement l'arbre d'entraînement 23 des figures 3 à 11. L'axe central de l'alésage 136 appartient au plan de symétrie du corps 131. En position ouverte, celle montrée ici, les surfaces actives 134 des mâchoires 132 sont éloignées l'une de l'autre de façon à permettre le passage d'une lame, typiquement le brin mou 5b des figures 1A et 1B.

Les centres de pivotement des mâchoires 132 sur leur corps 131 respectif, qui correspondent sensiblement à une intersection de l'axe longitudinal des cinquièmes tourillons 133 avec un plan transversal des corps 131, peuvent être reliés l'un à l'autre par une première ligne droite virtuelle 137.

Les centres de pivotement des corps 131 sur le châssis d'un dispositif de sécurité, typiquement le châssis 17 décrit en relation avec les figures 3 à 11, qui correspondent à une intersection de l'axe longitudinale de l'alésage 136 et d'un plan transversal du corps 131, peuvent être reliées l'un à l'autre par une seconde ligne droite virtuelle 138. Lorsque les mors 130 se trouvent en position relative ouverte, comme montré sur la figure 12, la première ligne droite virtuelle 137 et la seconde ligne droite virtuelle 138 s'étendent généralement de manière parallèle l'une à l'autre. La première ligne droite virtuelle 137 et la seconde ligne droite virtuelle 138 sont en outres distantes l'une de l'autre de quelques millimètres, ici près d'une dizaine.

De premières flèches 139 indiquent les sens de rotations respectifs des mors 130 en phase de fermeture. Une seconde flèche 140 indique le sens de déplacement du brin mou 5b. Par rapport à ce sens de déplacement 140 de la lame, la première ligne droite 137 se trouve en amont de la seconde ligne droite virtuelle 138, en référence aux sens de rotation respectifs 139 des mors 130.

A la fermeture des mors 130, la première ligne droite 137 se trouve toujours en amont de la seconde ligne droite 138, mais à proximité de cette dernière. Cette proximité réduit le risque que les mâchoires 132 rebondissent l'une sur l'autre lors de la fermeture. En outre, plus la première ligne droite 137 se trouve proche de la seconde ligne droite 138 plus l'effort de pression des mors 130 sur la lame 5 est important.

La position relative de la première ligne droite 137 et de la seconde ligne droite 138 à la fermeture contribue à maintenir cette fermeture des mors 130, en produisant un effort résultant qui participe au serrage. Le faible écartement entre les mâchoires 132 en position ouverte diminue la course de fermeture, donc l'étendue de la rotation des mors 130. Cette course réduite diminue encore le risque que les mâchoires 132 ne rebondissent l'une sur l'autre à la fermeture. Cette course correspond en outre à l'allongement du ressort 55 entre la première position et la seconde position du dispositif de sécurité 11.

Cette réalisation des mors 130 autorise un freinage efficace et rapide d'une lame, sans détériorer cette dernière. L'efficacité du freinage résulte en particulier de l'absence de rebond des surfaces actives 134 l'une sur l'autre à la fermeture des mors 130. Cette absence de rebond est due en particulier à la conformation des surfaces actives 134 et à la faible course rotative des corps 131. On diminue également l'effort à générer par le ressort 55, du fait que le mouvement d'avance de la lame contribue au serrage des mors 130. Un effort plus faible en le ressort 55 autorise un dimensionnement plus petit de l'actionneur électromagnétique.

La transmission bidirectionnelle 41 réalisée à partir de couples formés de bielles et de manivelles provoque un faible débattement angulaire des mors 130 entre leur position ouverte et leur position fermée. Ce faible débattement contribue à obtenir un contact entre les mors 130 et lame qui se fasse toujours dans l'axe de la lame et à diminuer le risque de rebond. On fait référence à la figure 13.

Elle monstre un second dispositif de sécurité 110 à usage notamment avec la scie à ruban 1 des figures 1A et 1B. Le second dispositif de sécurité 110 est analogue au dispositif de sécurité 11 décrit en relation avec les figures 3 à 11, aux exceptions suivantes (des numéros de référence identiques désignent des éléments structurellement et/ou fonctionnellement analogues) :

- chaque arbre d'entraînement 23 présente une portion d'extrémité non référencée et une portion d'épaulement 27 adjacente à la portion d'extrémité ;

- chaque mors 13 vient en appui contre la portion d'épaulement 27 de son arbre d'entraînement 23 respectif et se trouve maintenu dans cette position par une fixation respective, comprenant la vis 29 et la rondelle 31 serrée contre une face du mors 13 par la vis 29.

On fait référence à la figure 14.

Elle montre une paire de mors d'un second type, ou seconde paire de mors 230 à usage par exemple avec le dispositif de sécurité 11 des figures 3 à 11 ou le second dispositif de sécurité 110 de la figure 13.

Les seconds mors 230 sont profilés. De profil, chaque second mors 230 présente un bord courbe portant une surface active 234. Les surfaces actives 234 des seconds mors 230 sont destinées à venir en regard l'une de l'autre. Ces surfaces actives 234 sont lisses. En particulier, ces surfaces actives 234 sont dépourvues de dents.

Le profil des surfaces actives 234 est tel qu'une zone de contact 241 avec une lame de scie, typiquement le brin mou 5b des figures 1A et 1B, soit pratiquement ponctuelle. Cette zone de contact 241 se trouve en outre légèrement décalée de la seconde ligne droite virtuelle 138 qui relie les centres de rotation correspondant à l'intersection des axes de rotation 26 avec le profil des seconds mors 230. Les seconds mors 230 présentent un profil agencé de telle manière que la partie active des surfaces actives 234 de ces seconds mors 230, formée de la zone de contact 241, se trouve en avance par rapport à la seconde ligne droite virtuelle 138, en faisant référence aux sens de rotation des seconds mors 230. Le décalage est de l'ordre du millimètre, ici 2 millimètres par exemple.

Les premières flèches 139 indiquent les sens de rotations respectifs des seconds mors 230 en phase de fermeture. La seconde flèche 140 indique le sens de déplacement du brin mou 5b. Par rapport à ces sens de déplacement, la zone de contact 241 se trouve avant la ligne seconde ligne droite virtuelle 138. Le reste des surfaces actives 234 est conformé de telle sorte que le contact entre les surfaces actives 234 des seconds mors 230 avec la lame se trouve toujours décalé d'une même distance par rapport à la seconde ligne droite virtuelle 138, quelle que soit l'épaisseur de la lame 5. Les surfaces actives 234 sont conformées selon une courbe en escargot. Cela permet un freinage efficace et rapide de la lame, sans la détériorer. Ce freinage efficace résulte en particulier de l'absence de rebond des surfaces actives 234 l'une sur l'autre lors de l'opération de fermeture, dû en particulier à la conformation des surfaces actives 234. On diminue également l'effort à générer par le ressort 55, du fait que le mouvement d'avance de la lame contribue au serrage des seconds mors 230. Un effort plus faible autorise un dimensionnement plus petit de l'actionneur électromagnétique.

On fait référence à la figure 15. La scie 1 comprend ici un système de débrayage 93 par l'intermédiaire duquel l'un au moins du volant inférieur 7 et du volant supérieur 9 est monté sur le bâti 3 de la scie 1. Ici, le système de débrayage 93 est adjoint à celui du volant inférieur 7 et du volant supérieur 9 qui est monté fou sur le bâti 3, par exemple le volant supérieur 9.

Le système de débrayage 93 peut être commandé de manière à relâcher la tension de la lame 5, simultanément au déclenchement d'un dispositif de sécurité. La lame 5 peut ainsi glisser par rapport sur le volant inférieur 7 et le volant supérieur 9, en sorte que la lame 5 s'arrête avant ces volants. Comme la commande du système de débrayage 93 et du dispositif de sécurité est simultanée, on limite également les efforts à appliquer à la lame 5 pour l'arrêter.

On fait référence à la figure 16. Le volant supérieur 9 est monté à rotation sur un arbre support 95, par l'intermédiaire d'un moyeu 97.

Le système de débrayage 93 comprend une tige principale 99 par l'intermédiaire de laquelle le moyeu 97 est supporté sur le bâti 3. Le système de débrayage 93 comprend en outre un second bras 101 articulé sur le bâti 3, ici par grâce à un pivot 102 disposé à une extrémité du second bras 101. Le système 93 comprend en outre une seconde ventouse électromagnétique 103 fixée au bâti 3 et une seconde contreplaque 105, apte à coopérer avec la seconde ventouse 103. Cette seconde contreplaque 105 est fixée à une extrémité du second bras 101 opposée au pivot 102. La seconde contreplaque 105 est engagée dans la seconde ventouse 103. Tant qu'elle est alimentée en courant, la seconde ventouse 103 maintient la contreplaque 105 dans cet état d'engagement.

La tige principale 99 est supportée sur le bâti 3 par le second bras 101, sous contrainte d'un organe de rappel élastique, ici sous la forme d'un second ressort 106, par exemple hélicoïdal travaillant en compression. Une extrémité du second ressort 106 s'appuie sur une face du second bras 101 tandis qu'une extrémité opposée est en appui contre une rondelle 107 arrêtée en translation par rapport à la tige principale 99 par un écrou 108. L'écrou 108 est engagé sur une portion filetée de la tige principale 99. La tension de la lame 5 dépend de l'état de compression du second ressort 106. Cette tension peut être réglée en agissant sur l'écrou 108.

On fait référence à la figure 17.

Contrairement à l'état de la figure 16, la seconde ventouse 103 n'est plus alimentée en courant. La ventouse 123 ne maintient plus l'engagement entre la contreplaque 105 et la ventouse 103. Sous un effet de rappel du second ressort 106, le second bras 101 pivote autour du pivot 102. La tige principale 99 accompagne ce pivotement en se translatant par rapport au bâti 3. La lame 5 est détendue.

Le système de débrayage 93 et le dispositif de sécurité sont de préférence reliés à une même alimentation électrique en sorte qu'une coupure de cette alimentation provoque simultanément le déclenchement du dispositif de sécurité et du système de débrayage. Il en résulte un effet combiné du fait d'une plus faible tension de la lame à arrêter.

Le dispositif proposé n'est pas limité à l'exemple de réalisation décrit plus, mais englobe toutes les variantes que pourra envisager l'homme de l'art. En particulier : - La ventouse 65 est un exemple d'actionneur électromagnétique. D'autres réalisations de cet actionneur peuvent être envisagée. En particulier, ou peut prévoir un moteur et un doigt solidaire de celui-ci en tant qu'organe de retenue. Une partie de la tige d'actionnement est agencée de manière à recevoir une extrémité du doigt, par exemple avec une gorge. Alimenté électriquement, le couple du moteur maintient le doigt dans la gorge. En l'absence de courant, la tige d'actionnement est rappelée par l'organe élastique et ce mouvement de rappel fait sortir le doigt hors de la gorge. Le moteur peut agir de manière inverse en rappelant le doigt dans la gorge, à rencontre de l'organe de rappel élastique. Le moteur agit ainsi également en tant que système de réarmement. - Le ressort 55 peut être remplacé par un ou plusieurs organes de rappel élastique de type différent. Par exemple, on peut prévoir, en remplacement ou en complément du ressort 55, un couple de ressorts de torsion agencés chacun entre un arbre d'entraînement 23 respectif et le châssis 17. - La transmission bidirectionnelle 41 peut comprendre une crémaillère et un couple de pignons solidaires des arbres d'entraînement 23. Ces pignons viennent en prise chacun sur cette crémaillère ou un premier sur cette crémaillère et l'autre sur le premier. Plus généralement, les mouvements rotatifs des arbres d'entraînement 23 peuvent être mutuellement synchronisés, par exemple par engrenage ou pignon crémaillère.

- Le dispositif de sécurité peut être équipé d'un ou plusieurs capteurs de position disposé de manière à déterminer si la tige d'actionnement 37 se trouve dans sa première position. Une électronique de commande peut être configurée de manière à interdire la mise en marche d'une scie tant que la tige d'actionnement 37 ne se trouve pas dans sa première position. Le capteur de position peut être complété par une détection du maintien de l'engagement de la tige d'actionnement 37 par l'organe de retenue. On peut également détecter la position de la tige 77 du vérin 69 et conditionner le démarrage de la machine au fait que la tige 77 soit rétractée.

- Les premiers paliers 25 peuvent être de types différents l'un de l'autre. Par exemple l'un des premiers paliers 25 est de type général palier lisse tandis que l'autre de ces paliers est du type général à éléments roulants. Selon un autre exemple, l'un des premiers paliers 25 est de type à bille tandis que l'autre est de type à aiguilles. Il en est de même des seconds paliers 39.

On a décrit un organe de rappel élastique ici sous la forme d'un ressort 55 en appui sur une grande face de la première traverse intermédiaire 21-3 et travaillant en compression. En remplacement ou en complément, l'organe de rappel élastique peut prendre la forme d'un ressort hélicoïdal intercalé entre la portion d'épaulement 57 et une grande face de la seconde traverse 21-4 et travaillant en traction. On peut également utiliser des ressorts de type différent, en particulier des ressorts à gaz.