RICCI, Florent (6 pinède de Signoret 1, Pelissane, F-13330, FR)
ACUNTO, Jean-Louis (283 Castors Isabella, Septemes Les Vallons, F-13270, FR)
BETTI, Stéphane (14 Nicolas Copernic, Vitrolles, F-13217, FR)
GAY, Pierre-Etienne (13 Lot les Viaux, Le Puy Ste Reparade, F-13610, FR)
LASSALAS, Gilles (12 avenue Kleber, Nogent Sur Marne, F-94130, FR)
PRONZATI, Yves (8 rue André Delferrière, Marseille, F-13015, FR)
RICCI, Florent (6 pinède de Signoret 1, Pelissane, F-13330, FR)
ACUNTO, Jean-Louis (283 Castors Isabella, Septemes Les Vallons, F-13270, FR)
BETTI, Stéphane (14 Nicolas Copernic, Vitrolles, F-13217, FR)
GAY, Pierre-Etienne (13 Lot les Viaux, Le Puy Ste Reparade, F-13610, FR)
LASSALAS, Gilles (12 avenue Kleber, Nogent Sur Marne, F-94130, FR)
REVENDICATIONS
1. Procédé sécurisé de contrôle d'événement avec levée de doute, dans un local ou sur un site protégé (2) pourvu de moyens de détection
(6), d'une centrale d'alarme (9) et d'équipements, tels que des équipements vidéo (7) et/ou audio, et relié à un poste de surveillance (4) situé à distance, caractérisé en ce qu'il consiste :
- Dans le local ou sur le site protégé (2), à générer d'une part un signal d'information d'événement ou d'alarme et d'autre part un fichier, notamment un fichier d'images, et à envoyer, vers le poste de surveillance (4), le signal d'information d'événement ou d'alarme et, sous forme cryptée, des signaux d'informations ou des fichiers d'images,
- Sur la liaison (5, 12) entre le local ou site protégé (2) et le poste de surveillance (4), à authentifier les signaux d'informations ou fichiers d'images cryptés, et à autoriser la réception de ces signaux d'informations ou fichiers d'images uniquement en cas d'authentification réussie,
- Au poste de surveillance (4), à réceptionner et stocker le signal d'information d'événement ou d'alarme ainsi que les signaux d'informations ou les fichiers d'images, à décrypter ces derniers signaux ou fichiers pour les reconstituer et les stocker, et à associer la réception du signal d'information d'événement ou d'alarme à celle des signaux d'informations ou des fichiers d'images.
2. Procédé sécurisé de contrôle d'événement selon la revendication 1 , caractérisé en ce que, dans le cas où les éléments envoyés sous forme cryptée vers le poste de surveillance (4) comprennent des fichiers d'images obtenus à partir d'équipements vidéo (7), le procédé comprend encore, dans le local ou sur le site protégé (2), une pré-analyse automatique des images précédant leur transmission, avec filtrage des images ne laissant transmettre que les images pouvant correspondre à une situation anormale.
3. Procédé sécurisé de contrôle d'événement selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend encore la supervision, à partir du poste de surveillance (4), du bon fonctionnement des équipements vidéo (7) et/ou audio du local ou site protégé (2), cette supervision s'effectuant elle aussi avec cryptage des fichiers d'images et authentification.
4. Procédé sécurisé de contrôle d'événement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, pour une levée de doute audio, le site protégé (2) comporte une plateforme (21) reliée à un dispositif d'alarme (22) et hébergeant un logiciel de téléphonie par Internet, la plateforme (21) communiquant par une liaison (27) avec une salle de conférence virtuelle (24) comprenant des moyens d'enregistrement audio (25), et à chaque alarme étant associé un numéro de conférence audio (N) permettant à un opérateur (28) de se mettre en liaison avec les moyens d'enregistrement audio (25) et/ou avec le site protégé (2). |
Procédé sécurisé de contrôle d'événement
L'invention concerne, de façon générale, les domaines techniques de la télésurveillance, de la vidéosurveillance et du contrôle d'accès, avec gestion à distance des informations d'alarme et analogues, dans un but de surveillance et de protection de certains sites plus ou moins sensibles. Plus particulièrement, l'invention s'intéresse, dans ce contexte, à un procédé sécurisé de contrôle d'événement avec levée de doute, par exemple applicable à des installations de télésurveillance ou à des installations de contrôle d'accès.
Pour bien situer les domaines techniques concernés, les définitions suivantes sont d'abord rappelées :
La télésurveillance consiste dans la protection d'un site à distance, depuis un ou plusieurs postes de contrôle, au moyen de systèmes de sécurité associant éventuellement l'écoute, la télé-interpellation et/ou la transmission d'images. Son rôle est de lutter contre Ie vol, le vandalisme et les agressions.
La vidéosurveillance est la visualisation en circuit fermé d'un site, par des caméras et des moniteurs. Elle a elle aussi pour rôle Ia lutte contre le vol (à l'étalage), le vandalisme et les agressions. Le contrôle d'accès désigne un système de sécurité permettant le contrôle des entrées/sorties sur un site. Il permet ou interdit l'accès sur le site et les allées et venues de personnes, en fonction de divers paramètres (plages horaires, catégories de personnes,...).
En ce qui concerne plus particulièrement la télésurveillance qui vise à protéger à distance un local ou site tel qu'habitation, bureau, commerce, entrepôt, parking... vis-à-vis d'actes de malveillance tels qu'intrusions ou agressions, il est notamment possible de mettre en œuvre des équipements électroniques de détection qui sont capables d'émettre des informations spécifiques vers une centrale d'alarme. Celle-ci transforme les informations reçues en alarmes, telles que : activation de sirène, allumage de projecteurs, transmission (via un transmetteur téléphonique) à un destinataire défini. Dans de nombreux cas, le destinataire est un poste de télésurveillance, situé à distance, dont la mission est d'interpréter les alarmes qui lui sont transmises, afin de prendre les dispositions protectrices les mieux adaptées à chaque situation : information des responsables des locaux ou sites surveillés, demande d'intervention sur place, appel des forces de l'ordre,... A cet effet, un
ou plusieurs opérateurs humains sont présents en permanence au poste de télésurveillance. La sécurisation de tels postes de télésurveillance est régie, en France, par les recommandations de l'APSAD (Assemblée Plénière des Sociétés d'Assurances Dommages). Pour être efficaces, les équipements de détection, placés dans les locaux ou sites à protéger, doivent être sensibles. Des perturbations de l'environnement de ces équipements, et bien entendu aussi de fausses manœuvres, sont donc susceptibles de déclencher des alarmes intempestives.
Afin de permettre aux opérateurs des postes de télésurveillance d'optimiser leur prise de décision, à la réception d'une alarme, il est possible de compléter l'équipement des locaux ou sites surveillés avec des matériels dits de « levée de doute » qui permettent d'effectuer une vérification de la véracité des alarmes. II existe divers matériels et procédés pour la mise en œuvre de ladite fonction de levée de doute. Le moyen le plus simple pour vérifier la véracité d'une alarme est d'écouter ce qui se passe dans le local ou sur le site surveillé. Certains locaux sont donc équipés de microphones, qui sont activés lors de la réception des alarmes, ce qui réalise une « levée de doute audio ».
Très souvent, l'équipement avec des microphones est complété par des haut-parleurs, qui permettent d'interpeler les intrus ou de dialoguer avec les personnes présentes dans le local ou sur le site, en cas de fausse alarme. Il s'agit alors d'une « levée de doute avec interpellation ».
Lorsqu'il est nécessaire de vérifier avec plus de certitude la véracité des alarmes, les opérateurs des postes de télésurveillance doivent pouvoir visualiser la situation accompagnant le déclenchement de l'alarme. On parle ainsi de « levée de doute vidéo », celle-ci étant réalisable selon divers procédés.
Un premier procédé connu consiste en une simple connexion sur Ie site protégé : lorsque l'opérateur reçoit une alarme, il se connecte sur le site protégé via une ligne téléphonique dédiée ou en utilisant un réseau Internet, et il visualise alors en temps réel ce qui se passe sur le site protégé. Avec des matériels spécifiques, l'opérateur a aussi la possibilité de visualiser des images enregistrées avant le déclenchement de l'alarme. Dans ce cas, le matériel de levée de doute vidéo est indépendant de l'équipement de détection ou, comme décrit dans le brevet français FR 2707029, ce matériel est relié à la centrale de télésurveillance.
Bien qu'il soit très efficace, ce procédé implique que les opérateurs aient une bonne connaissance préalable des lieux surveillés, ou qu'ils disposent d'un plan du site protégé. De plus, en raison de Ia nécessité de se connecter sur le site protégé avant toute visualisation, le procédé induit un temps de traitement d'alarme relativement long. Ainsi, ce procédé reste en général utilisé seulement par les postes de surveillance locaux ou par ceux qui supervisent un petit nombre de sites.
Un autre procédé de levée de doute vidéo consiste à équiper le local ou site à protéger d'un matériel permettant d'effectuer une prise de vues au moment du déclenchement de l'alarme et d'envoyer les images au poste de télésurveillance simultanément à l'alarme correspondante. Dans ce cas, le matériel de levée de doute vidéo est intégré au matériel de détection et spécifique de celui-ci. Une telle solution a notamment été proposée par la société ALARMCOM sous la dénomination commerciale « WITNESS ». L'arrivée simultanée de l'alarme et des images associées au poste de l'opérateur, sans opération de connexion préalable, permet un traitement aisé et rapide. Ce procédé peut donc être utilisé pour effectuer la télésurveillance avec levée de doute vidéo d'un grand nombre de sites simultanément. Dans la solution correspondante actuellement proposée par la société SIEMENS, les informations d'alarme et tous les éléments de vérifications audio et vidéo sont reçus par un équipement spécifique, cet équipement de réception étant commercialisé sous la dénomination « MEDIALINE ». Une application informatique dédiée assure ici l'interface opérationnelle dans le centre de télésurveillance, cette application étant elle aussi développée par la société SIEMENS sous la dénomination commerciale « WITSMART ».
Enfin, on connaît un procédé de levée de doute vidéo assistée dans lequel, grâce à la technologie la plus récente, les images reçues sont analysées de façon automatique et les alarmes sont générées en fonction de l'interprétation automatique des images. Les applications actuellement les plus répandues de tels systèmes de « vidéosurveilllance intelligente » sont les suivantes :
- Lecture et reconnaissance de plaques d'immatriculation de véhicules automobiles,
- Gestion du trafic routier,
- Détection et suivi d'objets, par exemple des bagages abandonnés,
• Surveillance des points de vente ou des distributeurs de billets de banque, - Analyse des comportements humains.
D'une façon générale, la levée de doute vidéo assistée permet de distinguer « automatiquement » des situations normales de situations considérées comme anormales.
Afin de limiter le nombre de fausses alarmes transmises au poste de télésurveillance, il est possible, dans le cadre de la levée de doute vidéo assistée, d'équiper le site protégé de moyens d'analyse qui effectuent un premier « filtrage ». Le poste de télésurveillance reçoit alors seulement des images pré-analysées qui correspondent, avec une très forte probabilité, à une situation d'alarme avérée. La performance de certains moyens d'analyse est actuellement telle qu'elle permet, dans certains cas, de s'affranchir de l'utilisation de moyens de détection. Autrement dit, c'est le seul résultat de l'analyse des images qui déclenche l'alarme.
De plus, les centrales de télésurveillance possèdent leur propre système de surveillance du réseau local de détection, et elles communiquent avec le poste distant de télésurveillance pour transmettre des informations sur les défaillances éventuelles des équipements. De même, il est possible d'équiper la plateforme informatique, ayant le rôle d'un serveur vidéo, d'un programme de supervision du bon fonctionnement des équipements vidéo du site concerné. Cette plateforme émet de façon périodique, selon une périodicité prédéterminée, un rapport vers le poste de télésurveillance.
Ainsi, les réseaux de communication actuels permettent la transmission rapide de flux d'information importants, notamment de séquences vidéo « fluides », c'est-à-dire enchaînées sans saccades, de bonne qualité et parfaitement adaptées à Ia levée de doute vidéo, telle que décrite précédemment. Cependant, ces réseaux sont relativement « piratables » et, pour une efficacité et une sécurité optimales, il est encore indispensable :
- D'une part, de protéger du piratage ou d'attaques (du genre « virus informatique ») les infrastructures informatiques des postes de télésurveillance, tout en permettant l'accès aux images de levée de doute vidéo
provenant des locaux ou sites protégés, qui peuvent se compter par centaines ou même par milliers ;
- D'autre part, d'empêcher la visualisation de ces images par des. personnes non autorisées. La présente invention vise à satisfaire ces exigences, et elle a ainsi pour but de fournir un procédé hautement sécurisé de contrôle d'événement, applicable en particulier aux installations de télésurveillance comportant une procédure de levée de doute avec un fonctionnement éventuellement entièrement automatisé et sans nécessité d'un matériel spécifique, et en permettant aussi Ia supervision du bon fonctionnement des équipements vidéo.
A cet effet, l'invention a pour objet un procédé sécurisé de contrôle d'événement, dans un local ou sur un site protégé pourvu de moyens de détection, d'une centrale d'alarme et d'équipements, tels que des équipements vidéo et/ou audio, et relié à un poste de surveillance situé à distance, le procédé consistant essentiellement :
- Dans le local ou sur le site protégé, à générer d'une part un signal d'information d'événement ou d'alarme et d'autre part un fichier, notamment un fichier d'images, et à envoyer, vers le poste de surveillance, le signal d'information d'événement ou d'alarme et, sous forme cryptée, des signaux d'informations ou des fichiers d'images,
- Sur la liaison entre le local ou site protégé et le poste de surveillance, à authentifier signaux d'informations ou fichiers d'images cryptés, et à autoriser la réception de ces signaux d'informations ou fichiers d'images uniquement en cas d'authentification réussie, - Au poste de surveillance, à réceptionner et stocker le signal d'information d'événement ou d'alarme ainsi que les signaux d'informations ou les fichiers d'images, à décrypter ces derniers signaux ou fichiers pour les reconstituer et les stocker, et à associer la réception du signal d'information d'événement ou d'alarme à celle des signaux d'informations ou des fichiers d'images.
Selon un mode de mise en œuvre préféré du procédé sécurisé de contrôle d'événement objet de l'invention, dans le cas où les éléments envoyés sous forme cryptée vers le poste de surveillance comprennent des fichiers d'images obtenus à partir d'équipements vidéo, le procédé comprend encore, dans le local ou sur le site protégé, une pré-analyse automatique des images
précédant leur transmission, avec filtrage des images ne laissant transmettre que les images pouvant correspondre à une situation anormale.
Avantageusement, le procédé sécurisé de contrôle d'événement, objet de l'invention, comprend encore la supervision, à partir du poste de surveillance, du bon fonctionnement des équipements vidéo et/ou audio du local ou site protégé, cette supervision s'effectuant elle aussi avec cryptage des fichiers d'images et authentification.
Ainsi, l'invention propose un procédé sécurisé de contrôle d'événement notamment applicable aux installations de télésurveillance, qui comporte une procédure de levée de doute par « remontée d'images », le fonctionnement des matériels de télésurveillance et vidéosurveillance étant de préférence supervisé c'est-à-d ire placé sous le contrôle d u poste de surveillance. Les informations recueillies dans le local ou sur le site protégé, qui peuvent être « pré-analysées » de façon automatique, sont transmises au poste de surveillance de façon cryptée, sur un réseau de communication (entre le local ou site surveillé et Ie poste de surveillance) où la transmission se trouve elle-même sécurisée. Contrairement au procédé décrit dans le brevet français FR 2707029 précité, qui d'ailleurs ne permet pas la supervision du matériel de levée de doute, le procédé de l'invention n'oblige pas les opérateurs d'un poste de surveillance à aller chercher des informations et notamment des fichiers d'images dans le local ou sur le site protégé, car ces informations leur sont nécessairement et automatiquement envoyées en cas de détection d'événement « anormal », le rôle des opérateurs se limitant ainsi à visualiser, dès la réception du signal d'alarme, les images associées à ce signal pour effectuer la levée de doute vidéo et, en fonction du rapprochement alors réalisé, à prendre éventuellement les dispositions ou décisions protectrices utiles. En particulier, avec le choix de matériels ou procédures appropriés, il est possible que soient transmises au poste de surveillance, donc mises à disposition de l'opérateur, des séquences vidéo prises dans le local ou sur le site protégé quelques secondes avant, pendant et aussi quelques secondes après l'événement qui a déclenché l'alarme, donc « retraçant » fidèlement cet événement. L'opérateur peut alors vérifier la véracité de l'alarme, d'une manière précise, efficace et très rapide car directe. De plus, Ie cryptage et l'authentification réalisés dans le cadre du procédé de l'invention assurent un degré élevé de sécurisation, avec identification des sites protégés, quelle que soit leur adresse Internet (fixe ou dynamique) et quel que soit l'opérateur ou le
fournisseur d'accès pour la liaison de communication entre ce site et le poste de surveillance.
L'invention englobe aussi, en alternative ou en complément, une levée de doute audio avec possibilité d'écoute d'un enregistrement audio réalisé à la suite du déclenchement d'une alarme, l'information audio pouvant ici être assimilée à un cas particulier des « signaux d'informations » précédemment mentionnés.
L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé illustrant, à titre d'exemples, des modes de mise en œuvre de ce procédé sécurisé de contrôle d'événement.
Figure 1 est un schéma synoptique illustrant le procédé de l'invention et ses principaux moyens de mise en œuvre ;
Figure 2 est un schéma - blocs représentant, plus particulièrement, les moyens et équipements prévus dans le local ou sur le site protégé ; Figure 3 est un schéma explicatif illustrant une variante avec levée de doute vidéo.
En se référant d'abord à la figure 1 , un local ou site protégé 2, recevant un ensemble d'équipements 3 (détaillé ci-après), est placé sous le contrôle d'un poste de télésurveillance 4 auquel il est relié par un réseau de télécommunications 5 public ou privé, tel qu'un réseau téléphonique ou un réseau informatique du type Internet.
Sur le site protégé 2, sont installés au moins un élément de détection 6 et au moins une caméra vidéo 7. Par exemple, comme représenté sur la figure 2, sont prévus en tant qu'éléments de détection deux détecteurs de mouvement 6, et en tant qu'équipements vidéo deux caméras vidéo 7. Les détecteurs de mouvement 6 peuvent être de tout type : volumétrique ou périphérique, capacitif, optique, infrarouge, etc.
Le ou les éléments de détection 6 sont reliés, par l'intermédiaire d'une interface électronique 8, à une centrale d'alarme et de télésurveillance 9, désignée dans la suite plus simplement comme centrale d'alarme 9.
La ou les caméras vidéo 7 sont reliées à un serveur vidéo 10, relié lui-même à l'interface électronique 8.
La centrale d'alarme 9 est le point de départ de la ligne concernée du réseau de télécommunications 5, à laquelle est aussi raccordé, par l'intermédiaire d'un filtre 11 (voir figure 2), le serveur vidéo 10.
Sur le réseau de télécommunications 5 est intercalé un serveur intermédiaire 12, pouvant être aussi désigné comme « passerelle de remontée d'images vidéo », qui constitue . un sas informatique avec des moyens de contrôle d'accès 13, 14 à son entrée et à sa sortie. Au poste de télésurveillance 4, occupé par des opérateurs sont installés un concentrateur de télésurveillance 15, un stockeur vidéo 16, un applicatif de télésurveillance 17 et au moins un poste de travail informatisé 18 pour un opérateur.
En fonctionnement, sur le site protégé 2, tout événement à signaler tel que la présence d'intrus est détecté par le ou les éléments de détection 6, tels que des détecteurs de mouvement vidéo.
Parallèlement, les images prises par la ou les caméras vidéo 7, et correspondant à l'événement susceptible de générer une alarme sont préanalysées de façon automatique dans le serveur vidéo 10. Si ces images sont alors interprétées comme définissant une situation anormale, l'interface électronique 8 émet un signal de « remontée d'événement » vers le centrale d'alarme 9, qui elle-même émet et envoie un signal d'information d'événement, plus simplement désigné comme signal d'alarme, sur le réseau de télécommunications 5 vers le poste de télésurveillance 4. Simultanément, le serveur vidéo 10 crypte les images prises par la ou les caméras vidéo 7, images qui peuvent représenter l'intrusion détectée, et les fichiers d'images cryptés sont eux aussi envoyés vers le poste de télésurveillance 4 par l'intermédiaire du réseau de télécommunications 5.
Les fichiers d'images cryptés transitent ainsi par la passerelle de remontée d'images vidéo 12 qui, par l'intermédiaire d'un filtre informatique, analyse le type de fichier reçu, ainsi que son cryptage, et vérifie l'identité de son émetteur avant d'autoriser sa réception par le poste de télésurveillance 4. Les fichiers d'images authentifiés sont décryptés dans la passerelle de remontée d'images vidéo 12. Plus particulièrement, chaque transmission de données entre le serveur vidéo 10, hébergé sur le site protégé 2, et la passerelle de remontée d'images vidéo 12 utilise des techniques d'authentification et de chiffrement par clés privée et publique, bien connues dans le domaine de la sécurité informatique. Ainsi, la passerelle de remontée d'images vidéo 12 possède une clé privée qu'elle garde secrètement, et une clé publique qui est présente sur le serveur vidéo 10. De la même manière, le serveur vidéo 10 possède une clé
privée secrètement gardée, et une clé publique hébergée sur Ia passerelle de remontée d'images vidéo 12.
Pour la levée de toute vidéo, effectuée par envoi d'un message crypté depuis le serveur vidéo 10 vers la passerelle de remontées d'images vidéo 12, le cryptage est réalisé à l'aide de la clé publique de cette dernière. La passerelle 12 est donc la seule à pouvoir lire ce message crypté, en utilisant sa clé privée pour le décrypter, ceci garantissant ainsi l'identité de la passerelle 12 auprès du serveur vidéo 10. De la même manière, la passerelle 12 crypte à son tour un message à l'aide de la clé publique du serveur vidéo 10 afin de s'assurer de l'identité de ce dernier. En effet, si le serveur vidéo 10 peut lire ce message, c'est qu'il se trouve bien en possession de la clé privée.
Ainsi, la présence de la clé publique de la passerelle de remontée d'images vidéo 12 sur le serveur vidéo 10 permet à celle-ci de s'assurer de l'identité du serveur vidéo, à l'instant de la connexion. De manière similaire, la présence de la clé publique du serveur vidéo 10 sur la passerelle de remontée d'images vidéo 12 permet à ce serveur 10 de s'assurer de l'identité de la passerelle 12, à l'instant de la connexion.
Une fois ce processus d'authentification terminé, les données échangées entre le serveur vidéo 10 et la passerelle de remontée d'images vidéo 12 sont chiffrées à l'aide d'une clé de cryptage symétrique négociée entre les deux parties pour la session concernée, ce qui garantit la confidentialité des informations transmises.
L'ensemble des paires de clés de cryptage est exclusivement délivré par le poste de télésurveillance 4, qui peut à tout moment invalider la paire de clés d'un serveur vidéo 10 afin de se préserver et d'empêcher ainsi toute levée de doute vidéo non souhaitée.
L'utilisation ici combinée d'un réseau de télécommunications 5 public ou privé, en particulier un réseau de type Internet, et de mécanismes d'authentification et de chiffrement par clés privée et publique, permet de tirer profit de ce type de réseau, notamment en termes de débit et de coût, tout en garantissant Ia sécurité du poste de télésurveillance 4, l'identité des parties et la confidentialité des informations échangées. Il s'agit donc ici d'une utilisation de technologies de l'information certes connues en soi, mais appliquées de façon particulièrement avantageuse aux besoins de la télésurveillance. Au poste de télésurveillance 4, le concentrateur de télésurveillance
15 récupère les fichiers d'images transmis et, ces images étant décryptées, il
reconstitue une séquence vidéo qu'il envoie vers le stockeur vidéo 16. Parallèlement, le signal d'information d'événement ou signal d'alarme, issu de la centrale d'alarme 9, est réceptionné par le poste de télésurveillance 4 et envoyé à l'applicatif de télésurveillance 17. L'applicatif de télésurveillance 17 associe ce signal d'alarme au site
2 et à la séquence vidéo enregistrée sur le stockeur vidéo 16. Le poste de travail 18 présente à l'opérateur la séquence vidéo en même temps que l'alarme à laquelle cette séquence vidéo est associée, ceci sans aucune ambiguïté de façon à permettre à l'opérateur d'effectuer une levée de doute optimale, c'est-à-dire de vérifier la véracité de l'alarme de façon précise et efficace, et ceci très rapidement.
Outre la levée de doute vidéo, telle que décrite ci-dessus, le procédé permet, par une connexion distincte et elle aussi sécurisée, la visualisation à distance des images issues des caméras vidéo 7 du site protégé 2, via un réseau de télécommunications public. La connexion sécurisée, symbolisée en 19 sur la figure 1 , permet de visualiser les images des caméras vidéo 7 soit « en direct » c'est-à-dire en temps réel, soit sous forme de séquences vidéo enregistrées et ultérieurement restituées. La visualisation s'effectue, par exemple, sur l'écran d'un ordinateur portable 20. En ce qui concerne le traitement des images, sur le site protégé 2, on notera encore :
- Que les images d'un événement susceptible de générer l'alarme peuvent être pré-analysées de façon automatique, de manière à ne laisser transmettre que les images pouvant réellement correspondre à une situation anormale ;
- Qu'en cas d'alarme effective, la séquence vidéo transmise comprend des images prises avant, pendant et après l'événement ayant déclenché l'alarme.
En plus des fonctions de levée de doute vidéo et de visualisation à distance, le procédé de l'invention permet la vérification, à distance, du bon fonctionnement des équipements 3 présents sur le site protégé 2. A cet effet, la centrale d'alarme 9 possède son propre système de surveillance des éléments de détection 6 et communique avec le poste de télésurveillance 4. De même, le serveur vidéo 10 peut surveiller le bon fonctionnement des équipements vidéo, en l'occurrence les caméras vidéo 7, et émettre périodiquement un rapport vers le poste de télésurveillance 4. Le dysfonctionnement d'un élément de détection
6 ou d'une caméra vidéo 7 peut ainsi être « remonté », comme une alarme,' jusqu'au poste de télésurveillance 4, donc aux opérateurs, et ceci de manière tout aussi sécurisée.
Si la description précédente a été donnée, en relation avec le dessin, pour un unique site protégé 2 relié à un poste de télésurveillance 4, il va de soi qu'une multiplicité de locaux et/ou sites protégés sont, en pratique, raccordés à une même poste de télésurveillance 4, et les explications précédentes valent donc, en réalité, pour chaque local ou site protégé. Ainsi, au poste de télésurveillance 4, le concentrateur de télésurveillance 15 reçoit les signaux et fichiers en provenance de tous les locaux ou sites contrôlés, et le stockeur vidéo 16 enregistre les images reconstituées de tous ces locaux ou sites. La passerelle de remontée d'images 12 est commune à tous les locaux ou sites.
Dans un autre mode de mise en œuvre, il est prévu , en complément ou en remplacement de la levée de doute vidéo réalisée comme décrit précédemment, une levée de doute audio effectuée selon les mêmes principes et entrant ainsi dans le cadre de la présente invention. A ce jour, seule la levée de doute audio par téléphonie classique est connue. Selon l'invention, cette levée de doute est réalisée par un réseau de communication avec sécurisation, notamment par cryptage, en particulier un réseau de type Internet, entre le site protégé 2 et le poste de télésurveillance 4, et elle possède les avantages suivants :
- Une vérification audio, faite à la suite d'une alarme, est multidirectionnelle contrairement à une vérification vidéo qui est seulement unidirectionnelle.
- De plus la liaison audio, alors réalisée ente le site protégé 2 et le poste de télésurveillance 4, permet aussi, si les personnes présentes sur le site protégé sont des personnes autorisées, à ces personne de s'identifier auprès du ou des opérateurs présents au poste de télésurveillance 4, notamment grâce à un code ou un mot de passe convenu au préalable.
- La liaison audio est parfaitement sécurisée, comme la liaison vidéo réalisée pour la transmission d'images dans le cadre de la levée de doute vidéo (telle que décrite plus haut).
D'autres caractéristiques et avantages de cette variante apparaîtront à la lecture de la description qui suit, se référant à la figure 3 qui représente les éléments spécifiques à cette variante.
Sur le site protégé 2, un logiciel de téléphonie par Internet est hébergé sur une plateforme 21 , reliée à un dispositif d'alarme 22. Un ou plusieurs microphones de préférence répartis sur plusieurs points d'écoute 23, et des haut-parleurs (non représentés), sont raccordés à la carte « son » de la plateforme 21.
Le système comprend aussi une salle de conférence virtuelle 24, à laquelle est associé un numéro de conférence audio N. La salle de conférence virtuelle 24 comprend, en particulier, des moyens d'enregistrement audio 25.
Lors de l'apparition d'une alarme, le fonctionnement s'établit comme suit :
Une information est envoyée par le dispositif d'alarme 22, sur une liaison 26, à la plateforme 21 . Le logiciel de celle-ci établit alors une communication avec la salle de conférence virtuelle 24, par une liaison 27. La salle d e co nfére n ce v i rt u e l l e 24 e nregistre immédiatement cette communication, sur ses moyens d'enregistrement audio 25.
Simultanément, au poste de télésurveillance 4, l'opérateur 28 qui doit traiter l'alarme reçoit par une liaison 29 une information d'alarme et le numéro de conférence audio N associé, ce qui lui permet de se mettre en relation avec la salle de conférence virtuelle 24. L'opérateur 28 peut alors soit, par une liaison 30, écouter simplement l'enregistrement sonore en cours sur les moyens d'enregistrement audio 25 soit, par une liaison bidirectionnelle 31 , rejoindre la conférence virtuelle encours et se trouver ainsi en liaison complète avec le site protégé 2, permettant notamment une interpellation vocale. L'ensemble de l'intervention vocale est toujours enregistré. Pour terminer, l'opérateur 28 clôture l'intervention et met aussi fin à la conférence virtuelle.
En plus des avantages déjà précédemment indiqués, ce mode opératoire apporte une réponse extrêmement souple et économique à la problématique de la redondance des postes de contrôle, en ce qui concerne les interventions audio. En effet, n'importe quel opérateur d'un poste de contrôle ou de télésurveillance, en n'importe quel endroit dans le monde, est susceptible de pouvoir traiter la levée de doute audio, selon le processus décrit ci-dessus, sous réserve qu'il soit en possession du numéro de conférence audio N associé à l'alarme. Bien entendu, l'invention ne se limite pas aux seuls modes de mise en oeuvre de ce procédé sécurisé de contrôle d'événement qui ont été décrits
ci-dessus, à titre d'exemples ; elle en embrasse au contraire, toutes les variantes de réalisation et d'application respectant le même principe. C'est ainsi, notamment, que l'on ne s'éloignerait pas du cadre de l'invention en utilisant d'autres moyens de détection ou équipements vidéo ou audio, dans le local ou sur le site protégé, par exemple en mettant en oeuvre des techniques perfectionnées d'analyse des images qui réalisent par elles-mêmes la fonction de détection, rendant ainsi inutiles des éléments de détection distincts des équipements vidéo (le résultat de l'analyse des images déclenchant directement l'alarme). Dans le même ordre d'idées, la mise en œuvre du procédé est envisageable avec deux ou plusieurs postes de télésurveillance, auquel cas une passerelle de remontée d'images est prévue à l'entrée de chaque poste de télésurveillance.
