Login| Sign Up| Help| Contact|

Patent Searching and Data


Title:
SHOE HEEL CUP AND SHOE EQUIPPED WITH ONE SUCH HEEL CUP
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2005/117642
Kind Code:
A2
Abstract:
The invention relates to a heel cup (24) which can be inserted into a shoe in order to define a posterior upward projection (21) and lateral wings (22) which surround the posterior and lateral faces of the calcaneum (4) and which, by means of lateral notches (18), define a preferential deformation zone at, and in the direction of, the subtalar cone (12) of the tibiotarsal joint. Moreover, a sufficiently-rigid connecting zone (21b) connects the posterior upward projection (21) and the lateral wings (22), thereby providing the shoe with good stability while enabling inversion and eversion foot movements. In this way, comfort is increased considerably, while the risk of articular injuries is reduced since the subtalar articulation (11) is contained correctly upon reaching the limit thereof.

Inventors:
Rhenter, Jean-luc (Route du Village, Bursinel, CH-1195, CH)
Application Number:
PCT/FR2005/001327
Publication Date:
December 15, 2005
Filing Date:
May 31, 2005
Export Citation:
Click for automatic bibliography generation   Help
Assignee:
Rhenter, Jean-luc (Route du Village, Bursinel, CH-1195, CH)
International Classes:
A43B7/20; A43B23/17; A61F5/01; (IPC1-7): A46B/
Attorney, Agent or Firm:
Poncet, Jean-françois (Cabinet Poncet, 7 chemin de Tillie, B.P. 317 Annecy Cédex, F-74008, FR)
Download PDF:
Description:
COQUE TALONNIERE DE CHAUSSURE, ET CHAUSSURE MUNIE D'UNE TELLE COQUE TALONNIERE

DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION La présente invention concerne les articles chaussants, et plus particulièrement, mais non exclusivement, les chaussures multi-usages à caractère sportif, les chaussures de marche, les chaussures de rééducation. Les chaussures, quelle que soit l'application considérée, doivent assumer différentes fonctions, et notamment une fonction de protection mécanique des parties sensibles du pied contre les chocs, et une fonction de maintien ou de soutien des articulations du pied et de la cheville. Pour remplir leur fonction de protection contre les chocs, les chaussures doivent en particulier protéger le talon et la zone d'attache du tendon d'Achille. Pour remplir leur fonction de maintien ou soutien des articulations, les chaussures doivent notamment limiter les efforts supportés par les articulations de cheville et de pied lorsque celles-ci sont au voisinage de leur maximum d'amplitude de mouvement. Mais une chaussure doit, simultanément, autoriser le fonctionnement libre des articulations de cheville et de pied pour les différents mouvements de marche, de course, de saut, de changement de direction. On comprend qu'il existe une contradiction entre la nécessité de protéger et de soutenir les articulations de la cheville et du pied, d'une part, et la nécessité simultanée d'autoriser la liberté de mouvement des articulations du pied et de la cheville. En effet, la protection et le soutien des articulations sont obtenus en principe en prévoyant des éléments rigides incorporés dans la chaussure, tandis que la liberté de mouvement nécessite l'utilisation d'enveloppes souples pour constituer la chaussure. Ainsi, toute tentative de rigidification de la structure enveloppante de la chaussure améliore le soutien des articulations, au détriment du confort de l'utilisateur, c'est-à-dire au détriment de la liberté de mouvement des articulations. Inversement, l'amélioration du confort de l'utilisateur passe par une augmentation de la souplesse de la structure enveloppante de la chaussure, mais cette fois au détriment des fonctions de soutien des articulations et de protection du pied et de la cheville. C'est ainsi que l'on a déjà proposé des chaussures de sport consistant en une semelle sur laquelle se fixe une enveloppe souple recouvrant le pied et le talon. De telles chaussures assurent simplement la contention souple d'une fraction du bloc calcaneo-pédieux. L'emploi de telles chaussures est généralisé à de nombreuses activités sportives telles que le tennis, le football, l'athlétisme, le jogging. Ce type de chaussures, de par sa conception, n'est pas destiné à assurer une contention des articulations du pied, et, a fortiori, de la cheville. On a par ailleurs proposé des types de chaussures de sport dites montantes, c'est-à-dire comportant non seulement une coque pédieuse, mais également une tige ou enveloppe souple assurant la contention de l'ensemble des articulations du pied et de la cheville. Des chaussures réalisées selon ce principe sont utilisées dans de nombreux sports tels que le basket, le football, le tennis. L'enveloppe de ces chaussures est souple, de sorte que le soutien et la contention réalisés sont souples. De telles chaussures ne protègent donc pas efficacement l'articulation de la cheville en cas de torsion lors de la pratique d'une activité sportive. L'articulation de la cheville n'est, en effet, pas suffisamment soutenue en cas de torsion inopinée, ce qui conduit à la distension des ligaments sous-astragaliens, puis, éventuellement, des ligaments tibio-tarsiens. Dans le cas des chaussures de marche, et plus particulièrement celles destinées à la pratique de la haute montagne, la contention des articulations de la cheville est assurée de manière quasi-rigide. La protection est efficace, mais le confort d'utilisation est alors réduit. Pour améliorer le confort en présence de coques de chaussure à parties rigides assurant une bonne protection, on a également proposé de prévoir une zone d'articulation entre la tige de chaussure et la claque de chaussure, l'articulation visant à faciliter les mouvements des articulations naturelles du pied et de la cheville. Mais, si la conception de ces articulations convient assez bien pour autoriser le mouvement physiologique naturel de rotation d'axe transversal de l'articulation tibio-tarsienne, ces structures ne permettent pas à la fois de contenir efficacement et de libérer les mouvements physiologiques de l'articulation sous- astragalienne de la cheville. Il en résulte alors soit un manque de confort, soit un manque de protection de l'articulation, soit même un risque de vieillissement et de dégradation prématurée de la zone d'articulation de chaussure. Dans le domaine de l'athlétisme, on a aussi proposé, selon le document US 6,126,626 A, une chevillière adaptable par moulage sur une cheville, formant un ensemble qui est structurellement indépendant d'une chaussure mais que l'utilisateur peut néanmoins porter lorsqu'il engage le pied dans une chaussure. La chevillière est attachée à la cheville par des lacets, et n'est pas fixée à la chaussure. Elle est constituée à partir d'un panneau dont le bord supérieur est dépourvu d'encoches. Placée autour de la cheville, la chevillière présente des évidements latéraux situés au-dessous des projections latérales du cône sous- astragalien de la cheville. Cette structure vise à empêcher les mouvements physiologiques normaux d'éversion et d'inversion, ce qui réduit la liberté de mouvements et le confort. Le document US 3,807,062 A décrit une chaussure pour athlètes incluant une plaque relativement rigide dans la zone du talon. La plaque entoure la partie postérieure du pied depuis la base jusqu'au-dessus du calcaneum, et son bord inférieur est fixé à la semelle de chaussure. Deux encoches latérales symétriques sont orientées selon des directions horizontales, et situées nettement au-dessus des projections latérales du cône sous-astragalien de la cheville. Le calcaneum n'est pas entouré latéralement dans sa totalité. Le confort et la protection restent insuffisants. EXPOSE DE L'INVENTION Le problème proposé par la présente invention est d'améliorer à la fois le confort et la sécurité des chaussures, en évitant ainsi les inconvénients des chaussures traditionnelles, de façon à soutenir les articulations naturelles du pied et de la cheville sans nuire au confort d'utilisation. Un autre objet de l'invention est de proposer une structure particulièrement simple et peu onéreuse pour permettre les améliorations simultanées de protection et de confort. L'invention résulte pour cela d'une étude plus approfondie des mouvements physiologiques naturels des articulations du pied et de la cheville, et des déplacements des différentes parties du pied par rapport à la chaussure, lors des mouvements d'utilisation tels que la marche, la course, le saut et les changements de direction. Il est ainsi apparu que les chaussures traditionnelles ne sont pas suffisamment bien adaptées aux mouvements physiologiques des articulations du pied et de la cheville, et c'est ce qui explique soit le manque de confort, soit le manque de protection, soit même les risques de dégradations rapides de la chaussure. Pour atteindre ces buts ainsi que d'autres, l'invention propose une coque talonnière de chaussure, comprenant une plaque en un matériau élastiquement déformable à grande rigidité appropriée, et conformée pour entourer la partie postérieure du pied en recouvrant au moins toute la face postérieure du pied depuis sa base jusqu'au-dessus du calcaneum, et se développant vers l'avant, avec son bord inférieur destiné à être fixé à la semelle de chaussure, la plaque comprenant, dans son bord supérieur, deux encoches latérales, symétriques l'une de l'autre ; les encoches latérales sont orientées de façon que, lorsque la coque talonnière est en place dans la chaussure, les encoches latérales se situent sensiblement au niveau des projections latérales du cône sous-astragalien, et la plaque entoure latéralement le calcaneum. La coque talonnière ainsi constituée est un élément particulièrement simple et peu onéreux, et son utilisation dans une chaussure améliore considérablement le compromis obtenu entre les nécessités de protection du talon et des articulations et les nécessités de confort résultant d'une grande liberté de mouvement des articulations. De préférence, les encoches latérales ont une forme en V, évasée vers l'avant et le haut de la chaussure. On favorise ainsi les déformations élastiques de la zone d'enveloppe entre les bords des encoches latérales. L'ouverture des encoches latérales en V peut avantageusement être supérieure à l'angle du cône sous-astragalien, ce qui permet une libération effective des mouvements d'inversion et d'éversion de la cheville. On pourrait imaginer des encoches ayant des profondeurs plus ou moins grandes. De préférence, la profondeur des encoches latérales est telle que, lorsque la coque talonnière est en place dans la chaussure, le fond des encoches latérales est peu en arrière de l'articulation sous-astragalienne. On réalise ainsi un bon compromis entre le confort obtenu par la présence des encoches latérales, et la protection obtenue par la partie postérieure de coque dépourvue d'encoches et qui assure la reprise des efforts mécaniques. Pour une taille 42 de chaussure, la coque talonnière peut avantageusement être réalisée à partir d'une plaque de matériau limitée par un bord inférieur légèrement convexe et de longueur comprise entre 12 et 16 cm environ, limitée par un bord supérieur plus fortement convexe et ayant les deux encoches latérales, la zone centrale de plaque ayant une hauteur comprise entre 4 et 7 cm environ. Selon un autre aspect, l'invention propose une chaussure comportant : - une semelle, - une enveloppe de pied, fixée à la semelle et adaptée pour envelopper la masse plantaire du pied et du bloc calcaneo-pédieux, - une tige, reliée à la partie postérieure de l'enveloppe de pied, et adaptée pour envelopper au moins la zone postéro-supérieure du pied, - une coque talonnière, en matériau plus rigide, ayant un bord inférieur fixé à la semelle, et conformée pour entourer la partie postérieure du pied en recouvrant au moins toute la face postérieure du pied depuis sa base jusqu'au-dessus du calcaneum, et pour entourer latéralement le calcaneum, - la coque talonnière étant telle que définie ci-dessus, réalisant un renfort monobloc constitué d'une remontée postérieure et de deux ailerons latéraux. Selon une première application, l'invention peut être mise en œuvre dans une chaussure comportant une enveloppe de pied et une tige relativement souples, la coque talonnière étant réalisée en un matériau élastiquement déformable mais plus rigide que l'enveloppe de pied et la tige. Selon une deuxième application, l'invention peut être mise en œuvre dans une chaussure ayant une coque de pied essentiellement rigide, une tige essentiellement rigide, et une partie d'enveloppe de pied et/ou de tige plus souple dans la zone des encoches latérales de la coque talonnière, la coque talonnière étant elle-même réalisée en un matériau plus rigide que la partie d'enveloppe de pied et/ou de tige située dans la zone des encoches latérales. On peut avantageusement prévoir que, au moins dans la zone des encoches latérales, l'enveloppe de pied et/ou la tige constituent une zone de déformation élastique à raideur réduite. Dans tous les modes de réalisation, la coque talonnière insérable dans une chaussure définit une remontée postérieure et des ailerons latéraux qui enveloppent la face postérieure et les faces latérales du calcaneum, tout en laissant, par des encoches latérales, une zone de déformation préférentielle située au niveau et dans la direction du cône sous-astragalien de l'articulation du pied. DESCRIPTION SOMMAIRE DES DESSINS D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description suivante de modes de réalisation particuliers, faite en relation avec les figures jointes, parmi lesquelles : - la figure 1 est une vue de face d'une plaque de matériau destinée à constituer une coque talonnière de chaussure selon un mode de réalisation de la présente invention, en position déployée ; - la figure 2 est une vue de côté de la coque talonnière réalisée selon l'invention à partir de la plaque de la figure 1 ; - la figure 3 est une vue d'arrière de la coque talonnière de la figure 2 ; - la figure 4 est une vue en perspective de la coque talonnière de la figure 2 ; - la figure 5 est une vue schématique latérale externe de l'articulation de la cheville et du pied dans une chaussure traditionnelle à coque rigide ou souple ; et - la figure 6 est une vue schématique latérale externe de l'articulation de la cheville et du pied dans une chaussure munie d'une coque talonnière selon la présente invention. DESCRIPTION DES MODES DE REALISATION PREFERES On considère tout d'abord la figure 5, afin de rappeler les principaux éléments structurels d'une articulation de pied, et les principaux mouvements de cette articulation. Le pied 1 est représenté à l'intérieur d'une chaussure constituée d'une semelle 2 et d'une enveloppe extérieure 3 représentée en pointillés. La chaussure repose par sa semelle 2 sur un plan horizontal P, et se développe longitudinalement le long d'un plan vertical perpendiculaire au plan P, ou plan de la figure. Dans le pied 1 , illustré à l'intérieur de la chaussure, on distingue le calcaneum 4, l'astragale 5, le cuboïde 6, le scaphoïde 7, et les cunéiformes 8 qui sont suivis des métatarsiens et des phalanges non représentés. Le bloc calcaneo-pédieux, constitué du calcaneum 4, du cuboïde 6, du scaphoïde 7 et des cunéiformes 8, forme la structure inférieure du pied, qui s'appuie sur la semelle 2 de chaussure. Ce bloc calcaneo-pédieux s'articule sous la jambe, illustrée par l'extrémité inférieure du tibia 9, par une articulation à deux étages successifs, à savoir une articulation tibio-tarsienne 10 entre le tibia 9 et l'astragale 5, et une articulation sous-astragalienne 11 entre l'astragale 5 et le calcaneum 4. L'articulation tibio-tarsienne 10 utilise le mouvement du pied dans le plan sagittal, c'est-à-dire selon une rotation d'axe transversal perpendiculaire au plan de la figure, par exemple pour monter ou descendre le bout antérieur du pied. L'articulation sous-astragalienne 11 permet les autres mouvements de la cheville, à savoir les mouvements d'inversion et d'éversion. Par inversion de la cheville, on entend un mouvement qui associe une combinaison partielle ou non de l'ensemble des mouvements suivants dans les trois plans de l'espace, à savoir : - dans le plan horizontal P, une rotation dite interne, c'est-à-dire dirigée vers la face intérieure du pied opposé ; cette rotation interne présente une amplitude maximum de rotation de 30° par rapport à une position d'aplomb normale du pied dans laquelle l'axe longitudinal du pied est sensiblement parallèle au plan sagittal de symétrie de l'être humain ; - dans le plan frontal, correspondant à un plan F vertical perpendiculaire au plan P, un roulis interne d'une amplitude de 25° environ défini par rapport aux deux positions extrêmes basse et haute d'amplitude du roulis interne, - dans le plan sagittal, ou plan de la figure sur la figure 5, une flexion plantaire, d'une amplitude de 10° environ dirigée selon la flèche f1 et définie par rapport à une position normale d'aplomb d'un être humain situé sur un plan horizontal. Les amplitudes indiquées ci-dessus correspondent à des valeurs moyennes, chaque amplitude étant susceptible de varier de plus ou moins 10° selon l'âge de l'individu et ses caractéristiques anatomiques propres. Par éversion de la cheville, on entend un mouvement qui associe dans les trois plans de l'espace, selon une direction générale s'écartant ou s'éloignant du plan de symétrie sagittal de l'individu : - une rotation externe de 30° au maximum dans le plan horizontal, - dans le plan frontal F, un roulis externe d'environ 20°, - dans le plan sagittal, une flexion dorsale, dirigée selon la flèche f2 et d'une amplitude de 10° environ. L'analyse des mouvements de l'articulation sous-astragalienne du pied et de la cheville a montré que l'ensemble de ces mouvements d'inversion et d'éversion dans les trois plans de l'espace possèdent des axes instantanés de déplacement qui eux-mêmes se déplacent dans l'espace dans une enveloppe géométrique assimilable à un cône de révolution 12, que l'on dénomme cône sous- astragalien. Le sommet S du cône 12 se situe à une distance d de quelques centimètres en arrière du calcaneum 4, et environ au tiers H1 de la hauteur H du bord postérieur du calcaneum 4. L'axe moyen 12a du cône 12 passe par le sommet S et par la zone médiane des deux faisceaux ligamentaires 13 et 14 qui lient l'astragale 5 au calcaneum 4. On constate que l'axe moyen 12a du cône sous- astragalien 12 fait avec le plan horizontal P un angle α compris entre 20° et 50°, et plus généralement compris entre 30° et 45°. Le cône sous-astragalien 12 présente en outre un angle d'ouverture β dont la valeur moyenne varie entre 15° et 30° selon l'âge des individus et leurs particularités anatomiques. Si l'on considère une vue en plan du pied, c'est-à-dire vue de dessus, l'axe moyen 1 2a du cône sous-astragalien 1 2 fait également, par rapport au plan sagittal, un angle de 10° à 30° vers l'intérieur, c'est-à-dire vers l'autre pied. Les considérations ci-dessus définissent ainsi un modèle géométrique et mécanique sensiblement représentatif de la cinématique de l'articulation de la cheville sur des bases anatomiques et physiologiques. La chaussure selon l'invention, et la coque talonnière de chaussure selon l'invention, visent à favoriser les mouvements ainsi définis autour des axes se déplaçant dans le cône sous-astragalien 12, tout en limitant ces mouvements pour éviter les efforts excessifs sur les éléments articulaires en fin d'amplitude de mouvement, et en assurant une bonne protection des parties constitutives fragiles du pied. Selon l'invention, pour assurer à la fois une liberté satisfaisante de ces mouvements, nécessaire à l'obtention d'un confort suffisant, et pour protéger efficacement le pied contre les chocs et les excès d'amplitude de mouvement, il est nécessaire d'envelopper l'arrière du pied dans une coque talonnière à encoches latérales positionnées en correspondance du cône sous-astragalien 12. On considère les figures 1 à 4, qui illustrent une telle structure de coque talonnière 24 selon l'invention. La coque talonnière 24 est réalisée à partir d'une plaque 15 en un matériau élastiquement déformable présentant une rigidité suffisante pour constituer un renfort de chaussure. La plaque 15 de matériau est limitée par un bord inférieur 16 légèrement convexe et par un bord supérieur 17 plus fortement convexe ayant deux encoches latérales 18 et 19 disposées symétriquement par rapport à un axe médian 20 généralement perpendiculaire au bord inférieur 16. On distingue ainsi une zone centrale 21 destinée à constituer une remontée postérieure dans une chaussure, et deux ailerons latéraux 22 et 23. Dans les applications pratiques pour les chaussures multi-usages, pour une taille 42, la plaque 15 peut avoir une longueur L comprise entre 12 et 16 cm environ, et une hauteur H de zone centrale 21 comprise entre 4 et 7 cm environ. Les encoches latérales 18 et 19 sont orientées selon des axes respectifs 18a et 19a inclinés à environ 45°. Les encoches latérales ont un angle d'ouverture 18b ou 19b de 30° environ. Leur fond respectif 18c ou 19c est à une distance d1 d'environ 2 cm du milieu M du bord inférieur 16. Le bord inférieur 16 peut avantageusement comprendre au moins une encoche de conformation 16a en V. L'encoche de conformation 16a permet de rapprocher l'un de l'autre les deux segments constituant le bord inférieur 16, pour donner à la plaque 15 une concavité dans le sens vertical pour envelopper l'arrière du pied. La figure 2 illustre la coque talonnière 24 selon l'invention réalisée à partir de la plaque 15 de la figure 1 , en rabattant les deux ailerons 22 et 23 parallèlement l'un à l'autre, et en rapprochant les deux segments de bord inférieur 16 l'un de l'autre pour combler l'encoche de conformation 16a, la zone centrale 21 étant incurvée. On retrouve ainsi l'aileron 22, la zone centrale 21 formant une remontée postérieure, et l'encoche latérale 18 dont le fond 18c se trouve en avant du bord postérieur 21 a dont il est séparé par une zone de liaison 21 b de largeur d2 réduite mais encore suffisante pour présenter des propriétés mécaniques élastiques et à raideur suffisante, contrôlant les mouvements relatifs entre la remontée postérieure 21 et les ailerons latéraux 22 et 23. Sur la figure 3, on retrouve en vue d'arrière la coque talonnière 24 de la figure 2, sur laquelle on distingue les deux ailerons 22 et 23, la remontée postérieure 21 , les fentes latérales 18 et 19, la zone de liaison 21 b, et l'encoche de conformation 16a dont les bords sont rapprochés ou appliqués l'un contre l'autre. La figure 4 illustre également, en perspective, la coque talonnière sur laquelle on distingue les mêmes parties principales repérées par les mêmes références numériques. On considère maintenant la figure 6, qui illustre en vue de côté externe un pied engagé dans une chaussure selon un mode de réalisation de l'invention, incluant la coque talonnière 24 selon l'invention. On retrouve les éléments constitutifs du squelette de pied précédemment décrit en relation avec la figure 5. Sur la figure 6, l'invention est appliquée à une chaussure multi-usages à tige relativement basse. La chaussure comprend la semelle 2, la coque talonnière 24, une enveloppe de pied 25, et une tige 26. La semelle 2 est structurée de manière habituelle, choisie en fonction des utilisations envisagées. L'enveloppe de pied 25 est fixée à la semelle 2, et est adaptée pour envelopper la masse plantaire du pied et du bloc calcaneo-pédieux. La tige 26, reliée à la partie postérieure de l'enveloppe de pied 25, est adaptée pour envelopper au moins la zone postéro-supérieure du pied. La coque talonnière 24 est disposée dans la chaussure pour entourer la partie postérieure du pied en recouvrant au moins toute la face postérieure du pied depuis sa base jusqu'au-dessus du calcaneum 4. Son bord inférieur 16 est fixé à la semelle 2. La coque talonnière 24 entoure latéralement le calcaneum 4. On distingue, sur la figure 6, la remontée postérieure 21 et l'aileron 22. L'encoche 18 est orientée de façon à contenir sensiblement la projection latérale du cône sous-astragalien 12. Comme on le voit sur la figure 6, la remontée postérieure 21 s'élève jusqu'à une hauteur supérieure ou égale à la hauteur de la zone sommitale du calcaneum 4. De préférence, comme illustré, la remontée postérieure 21 s'élève jusqu'à une hauteur située 2 à 4 cm environ au-dessus de la zone sommitale du calcaneum. Une telle disposition permet de protéger, contre les chocs, la zone des insertions basses du tendon d'Achille. Cela favorise également la reprise des efforts de rotation des éléments articulaires de la cheville, en répartissant sur une plus grande hauteur les forces d'appui de la partie postérieure du pied sur la chaussure. Comme on le voit sur les figures, la remontée postérieure 21 s'élargit vers le haut, ce qui permet d'envelopper latéralement les insertions basses du talon d'Achille, et d'augmenter ainsi leur protection contre les chocs. Les ailerons latéraux tels que l'aileron 22 se développent vers l'avant au moins jusqu'à la zone d'extrémité antérieure du calcaneum 4. Leur hauteur va en croissant vers l'avant, ce qui leur permet d'envelopper latéralement la zone antérieure du calcaneum 4 sensiblement sur toute sa hauteur, comme on le voit bien sur la figure 6. La coque talonnière 24 peut être réalisée en un matériau élastiquement flexible mais présentant une certaine rigidité, par exemple à base de carbone ou de matériau composite de type carbone-kevlar, ou même à base de certaines matières plastiques à haute densité. Par contraste, la zone des encoches 18 et 19, occupée par l'enveloppe de pied 25 et/ou la tige 26, doit avoir une plus grande souplesse afin d'autoriser les déformations lors des mouvements de l'articulation sous-astragalienne. Lors des mouvements de l'articulation, en particulier les mouvements d'éversion et d'inversion, les encoches latérales 18 et 19 réalisent des zones de déformation préférentielle de la chaussure, orientées parallèlement au cône sous- astragalien 12. Néanmoins, le maintien de la zone de liaison 21 b relativement rigide permet de produire, entre la remontée postérieure 21 et les ailerons latéraux 22 et 23, un couple de rappel élastique qui tend à ramener le pied dans le plan sagittal du tibia, soulageant ainsi l'articulation sous-astragalienne 1 1 . Simultanément, la coque talonnière 24 ainsi constituée s'oppose aux mouvements de roulis du pied par rapport à la chaussure elle-même lors des mouvements d'éversion et d'inversion, par le fait que le calcaneum 4 est étroitement enveloppé par la coque talonnière 24. Il en résulte un confort nettement amélioré et une plus grande sécurité lors de sollicitations extrêmes, notamment lors de changements de direction. L'invention s'applique à des chaussures basses telles qu'illustrées sur la figure 6, c'est-à-dire avec une tige 26 basse. Elle s'applique également à des chaussures à tige 26 plus haute, couvrant l'articulation tibio-tarsienne 10. Elle s'applique tout aussi bien à des chaussures à enveloppe 25 souple qu'à des chaussures à coque plantaire et tige rigides, dès lors que l'on prévoit une zone à plus grande souplesse au droit des encoches 18 et 19. A titre d'exemple, on a obtenu de bons résultats avec une chaussure telle qu'illustrée sur la figure 6, dans laquelle la coque talonnière 24 est une plaque en matière plastique semi-rigide, par exemple en polyuréthanne, en ABS1 en polyéthylène, ayant une épaisseur de l'ordre de 1 mm. La coque talonnière 24, fixée à la semelle 2 par exemple par collage, est logée de préférence à l'intérieur de l'enveloppe externe de chaussure et est recouverte intérieurement par des couches protectrices de feutrine ou autre matériau approprié pour le contact avec le pied 1. En alternative, la coque talonnière 24 peut constituer un élément externe, apparent sur la chaussure. La semelle 2 peut avoir une structure classique en polyuréthanne armé de fibres de carbone, l'enveloppe de pied 25 et la tige 26 pouvant être réalisées à partir de tout matériau déformable, du type polymère, ou tissu synthétique, ou cuir, par exemple, dont on peut faire varier l'élasticité en fonction du type d'usage. En fonction de l'utilisation escomptée de la chaussure, et en particulier en fonction des sollicitations dynamiques requises, on choisira des enveloppes de pied 25 et des tiges 26 qui sont plus souples lorsqu'on veut adapter la chaussure à un usage produisant des sollicitations plus faibles, et qui sont plus rigides lorsqu'on veut adapter la chaussure à un usage à sollicitations plus fortes. On peut s'attendre ainsi à réduire très sensiblement les risques d'accident par torsion des articulations du pied et de la cheville lors de pratiques sportives, ou même lors de la marche. Simultanément, le confort est considérablement amélioré. La présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation qui ont été explicitement décrits, mais elle en inclut les diverses variantes et généralisations contenues dans le domaine des revendications ci-après.




 
Previous Patent: BACKPACK FRAME

Next Patent: ROTATABLE BRUSH