REVENDICATIONS
1. Tour d'étaiement comprenant une section inférieure pour coopérer avec le sol et au moins une section courante montée au-dessus de ladite section inférieure, ladite tour étant caractérisée en ce que chaque section courante comprend :
- deux éléments d'échelle comportant chacun deux montants verticaux raccordés entre eux par des barreaux horizontaux ; et
- deux éléments de garde-corps, chaque élément de garde-corps comprenant deux montants verticaux raccordés entre eux par des lisses, et en ce qu'elle comprend en outre :
- au moins quatre ensembles connecteurs interposés entre la section inférieure et une section courante ou entre deux sections courantes, chaque ensemble connecteur comprenant des premiers moyens pour relier entre eux les montants verticaux de deux éléments d'échelle successifs de telle manière qu'ils soient alignés verticalement et des deuxièmes moyens pour relier entre eux les montants verticaux de deux éléments de garde-corps successifs de telle manière qu'ils soient alignés verticalement.
2. Tour d'étaiement selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément connecteur est solidaire et fait partie intégrante de l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'élément de garde-corps et en ce que lesdits premiers moyens de connexion sont constitués par deux organes de connexion verticale alignés respectivement tournés vers le haut et vers le bas pour coopérer avec l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'élément d'échelle et l'extrémité supérieure d'un montant vertical d'un élément d'échelle inférieur, et en ce que les deuxièmes moyens de connexion comprennent un troisième organe de connexion tourné vers le bas, aligné avec le montant vertical de l'élément de garde-corps pour coopérer avec l'extrémité supérieure d'un montant vertical d'un élément de garde-corps inférieur.
3. Tour d'étaiement selon la revendication 2, caractérisée en ce que chaque extrémité des montants verticaux des éléments d'échelle et des montants verticaux des éléments de garde-corps sont creux, et en ce que chaque ensemble connecteur comprend une platine solidaire de l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'un élément de garde-corps et en ce que lesdits trois organes de connexion sont des extensions faisant saillie hors de ladite platine.
4. Tour d'étaiement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que chaque élément de garde-corps comporte deux systèmes de verrouillage, chaque système de verrouillage étant apte, en position active, à verrouiller lesdits montants verticaux dans lesdits éléments connecteurs.
5. Tour d'étaiement selon les revendications 3 et 4, caractérisée en ce que chaque système de verrou est monté à une extrémité de la lisse supérieure d'un élément de garde-corps et en ce que chaque système de verrou comprend une tige de verrou mobile en translation horizontale apte, en position active, à pénétrer dans des trous ménagés dans les extrémités des montants verticaux et dans lesdites extensions des ensembles connecteurs. 6. Tour d'étaiement selon l'une quelconque des revendications
1 à 5, caractérisée en ce que l'extrémité supérieure des montants verticaux des éléments d'échelle sont aptes à recevoir un vérin mécanique de fourche d'étaiement.
7. Tour d'étaiement selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que ladite section inférieure comprend :
- deux éléments d'échelle, chaque élément d'échelle comprenant deux montants verticaux raccordés par des barreaux horizontaux ;
- deux éléments de garde-corps, chaque élément de garde-corps comprenant deux montants verticaux reliés entre eux par des lisses ; et
- quatre vérins de réglage de verticalité, chaque vérin étant apte à être monté à l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'élément d'échelle dans le prolongement dudit montant ; et - quatre systèmes de connexion des extrémités inférieures des montants verticaux des éléments d'échelle avec les extrémités inférieures des montants verticaux des éléments de garde-corps.
8. Tour d'étaiement selon la revendication 7, caractérisée en ce que chaque système de connexion de ladite section inférieure comprend une platine solidaire et faisant partie intégrante de l'extrémité inférieure d'un montant inférieur d'élément de garde-corps et une douille creuse verticale solidaire de ladite platine pour recevoir des desdits vérins de réglage de verticalité et l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'élément d'échelle.
9. Tour d'étaiement selon la revendication 8, caractérisée en ce que chaque douille d'un système de connexion comprend au moins une échancrure pour permettre l'engagement d'une extrémité du barreau inférieur d'un élément d'échelle, l'échancrure étant disposée de telle manière que ledit barreau s'étende selon une direction orthogonale au plan vertical d'un élément de garde-corps. |
Tour d'étaierηgnt
La présente invention a pour objet une tour d'étalement apte à supporter des charges verticales importantes.
Les tours d'étaiement les plus répandues sont du type "échelle". Ce type de tour d'étaiement est constitué de cadres échelles métalliques comportant deux montants tubulaires verticaux reliés par des barres horizontales espacées d'environ 50 cm. Ces cadres appelés cadres échelles sont placés face à face et reliés par des barres horizontales et/ou obliques qui les maintiennent verticaux et parallèles. On superpose le nombre voulu de cadres échelles pour que la tour d'étaiement atteigne la hauteur désirée.
Pour ajuster la hauteur et compenser les inégalités du sol, on place sous les montants tubulaires des cadres inférieurs des vérins de réglage à vis. On place souvent également des vérins à vis aux extrémités supérieures de la tour d'étaiement pour ajuster le plan de pose de la charge supportée, par exemple un coffrage de dalle.
Pour le déplacement de la tour à l'aide d'une grue, on relie entre eux deux cadres superposés au moyen d'une double broche qui traverse les montants verticaux des cadres échelles superposés par l'intermédiaire de trous prévus à cet effet. Cette opération doit être reproduite à chaque connexion afin de rendre l'ensemble des éléments de la structure solidaires.
Pour que le personnel puisse travailler en hauteur en toute sécurité, on installe le plus souvent des plateformes ou planchers qui reposent en général sur les barreaux des cadres échelles à la hauteur désirée et on pose des garde-corps pour prévenir la chute du personnel.
On installe également souvent des échelles à l'intérieur de la tour entre ces différents niveaux pour que l'on puisse accéder plus facilement aux plateformes qui, dans ce cas, sont munies de trappes avec des panneaux de fermeture sécurisée.
Ces tours connues qui sont encombrantes ne peuvent être stockées en l'état et on les démonte pour les transporter et les stocker. Ces opérations de montage et de démontage sont longues et onéreuses et de plus il est fréquent qu'après démontage, on perde des petites pièces telles que des boulons, des colliers, des clavettes, des attaches de cadres, etc.
On comprend donc qu'il existe un réel besoin de disposer de tours d'étaiement qui comporteraient peu de pièces et dont le montage et le démontage seraient faciles et rapides.
De plus, il est nécessaire que la structure de la tour d'étaiement puisse supporter des charges importantes et puisse présenter la hauteur requise pour réaliser le soutènement souhaité par exemple celui d'un coffrage de dalle.
Pour atteindre ce but, selon l'invention, la tour d'étaiement comprend une section inférieure pour coopérer avec le sol et au moins une section courante montée au-dessus de ladite section inférieure, ladite tour étant caractérisée en ce que chaque section courante comprend :
- deux éléments d'échelle comportant chacun deux montants verticaux raccordés entre eux par des barreaux horizontaux ; et
- deux éléments de garde-corps, chaque élément de garde-corps comprenant deux montants verticaux raccordés entre eux par des lisses, et en ce qu'elle comprend en outre :
- au moins quatre ensembles connecteurs interposés entre la section inférieure et une section courante ou entre deux sections courantes, chaque ensemble connecteur comprenant des premiers moyens pour relier entre eux les montants verticaux de deux éléments d'échelle successifs de telle manière qu'ils soient alignés verticalement et des deuxièmes moyens pour relier entre eux les montants verticaux de deux éléments de garde-corps successifs de telle manière qu'ils soient alignés verticalement. On comprend tout d'abord que la tour d'étaiement selon l'invention présente une structure modulaire qui permet, outre la section inférieure, d'assembler verticalement autant de sections courantes qu'on le souhaite pour atteindre la hauteur voulue. En outre, chaque section courante a une structure simple constituée par deux éléments d'échelle se faisant vis-à-vis assemblés entre eux par l'intermédiaire d'éléments de garde-corps et de moyens d'interconnexion. Le montage de la tour est donc rendu plus aisé.
De préférence, la tour d'étaiement est caractérisée en ce que l'élément connecteur est solidaire et fait partie intégrante de l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'élément de garde-corps et en ce que lesdits premiers moyens de connexion sont constitués par deux organes
de connexion verticale alignés, respectivement tournés vers le haut et vers le bas, pour coopérer avec l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'élément d'échelle et l'extrémité supérieure d'un montant vertical d'un élément d'échelle inférieur, et en ce que les deuxièmes moyens de connexion comprennent un troisième organe de connexion tourné vers le bas, aligné avec le montant vertical de l'élément de garde-corps, pour coopérer avec l'extrémité supérieure d'un montant vertical d'un élément de garde-corps inférieur.
On comprend que selon ce mode de réalisation préféré, les ensembles connecteurs permettant de relier entre eux les éléments d'échelle et les éléments de garde-corps de la section inférieure avec une section courante ou entre les sections courantes permettent d'éviter l'utilisation de petites pièces d'assemblage. En effet, les ensembles connecteurs font partie intégrante des éléments de garde-corps. En outre, cette structure permet d'obtenir une continuité de la reprise de charge verticale par l'intermédiaire des montants verticaux des éléments d'échelle, les éléments de garde-corps servant, outre à remplir leur fonction habituelle de sécurité, à assurer le maintien relatif des éléments d'échelle entre eux et donc à maintenir la rigidité de la structure de la tour d'étaiement. Plus précisément, les éléments de corps de garde servent à reprendre les efforts latéraux.
Selon un mode préféré de mise en œuvre, la tour d'étaiement est caractérisée en ce que chaque extrémité des montants verticaux des éléments d'échelle et des montants verticaux des éléments de garde-corps sont creux, et en ce que chaque ensemble connecteur comprend une platine solidaire de l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'un élément de garde-corps et en ce que lesdits trois organes de connexion sont des extensions faisant saillie hors de ladite platine.
De préférence également, la tour d'étaiement est caractérisée en ce que chaque élément de garde-corps comporte deux systèmes de verrouillage, chaque système de verrouillage étant apte, en position active, à verrouiller lesdits montants verticaux dans lesdits éléments connecteurs.
De préférence encore, la tour d'étaiement est caractérisée en ce que chaque système de verrou est monté à une extrémité de la lisse supérieure d'un élément de garde-corps et en ce que chaque système de
verrou comprend une tige de verrou mobile en translation horizontale apte, en position active, à pénétrer dans des trous ménagés dans les extrémités des montants verticaux et dans lesdites extensions des ensembles connecteurs. On comprend que ce système de verrou qui est monté sur les extrémités de la lisse supérieure de chaque garde-corps permet, à l'aide d'une seule opération, de solidariser totalement les éléments d'échelle et les éléments de garde-corps de deux sections de tour d'étaiement successives. Ces verrous étant solidaires des éléments de garde-corps, ils ne risquent pas d'être perdus.
De préférence encore, la tour d'étaiement est caractérisée en ce que ladite section inférieure comprend :
- deux éléments d'échelle, chaque élément d'échelle comprenant deux montants verticaux raccordés par des barreaux horizontaux ;
- deux éléments de garde-corps, chaque élément de garde-corps comprenant deux montants verticaux reliés entre eux par des lisses ; et
- quatre vérins de réglage de verticalité, chaque vérin étant apte à être monté à l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'élément d'échelle dans le prolongement dudit montant ; et
- quatre systèmes de connexion des extrémités inférieures des montants verticaux des éléments d'échelle avec les extrémités inférieures des montants verticaux des éléments de garde-corps. Selon un mode de réalisation préféré, la tour d'étaiement est caractérisée en ce que chaque système de connexion de ladite section inférieure comprend une platine solidaire et faisant partie intégrante de l'extrémité inférieure d'un montant inférieur d'élément de garde-corps et une douille creuse verticale solidaire de ladite platine pour recevoir des vérins de réglage de verticalité et l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'élément d'échelle.
En outre, de préférence, chaque douille d'un système de connexion comprend au moins une échancrure pour permettre l'engagement d'une extrémité du barreau inférieur d'un élément d'échelle, l'échancrure étant disposée de telle manière que ledit barreau s'étende
selon une direction orthogonale au plan vertical d'un élément de garde-corps.
On comprend que grâce au fait que les douilles des systèmes de connexion liées aux extrémités inférieures des montants verticaux des garde-corps de la section inférieure présentent ces échancrures dans la direction ad'hoc, lors du montage initial ou assemblage de la section inférieure, l'orientation des éléments d'échelle par rapport aux éléments de garde-corps est parfaitement définie par l'insertion du barreau inférieur des éléments d'échelle dans ces échancrures. On obtient ainsi aisément et donc rapidement une mise en place et un montage corrects de chaque section de la tour d'étaiement par rapport à la section inférieure. En outre, on comprend que ce mode de positionnement garantit que les parties mobiles des verrous pourront entrer effectivement dans les orifices correspondants des ensembles connecteurs et des montants verticaux des garde-corps et des éléments d'échelle.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description qui suit de plusieurs modes de réalisation de l'invention donnés à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère aux figures annexées sur lesquelles : - la figure 1 est une vue en perspective d'une tour d'étaiement conforme à l'invention comportant une section inférieure et une section courante ;
- la figure 2 est une vue en plan d'un élément de garde-corps inférieur ; - la figure 3A est une vue en élévation et la figure 3B est une vue de dessus d'un élément d'échelle ;
- la figure 4 est une vue en élévation d'un élément de garde-corps de section courante de la tour d'étaiement ;
- la figure 5 est une vue agrandie montrant le système de connexion associé au garde-corps inférieur ; et
- la figure 6 est une vue montrant un mode préféré de réalisation d'une plateforme ou plancher adaptée pour être montée sur la tour d'étaiement conforme à l'invention.
En se référant tout d'abord à la figure 1, on va décrire l'ensemble de la structure de la tour d'étaiement 10 conforme à l'invention. Sur cette figure, la tour d'étaiement est constituée par une
section inférieure 12 et par une unique section courante 14 qui constitue donc également la section supérieure. Selon la hauteur souhaitée, la tour d'étalement peut bien sûr comporter plusieurs sections courantes 14, l'une de celles-ci constituant la section supérieure. La section inférieure 12 est constituée par deux éléments d'échelle 16 et 18 identiques et par deux éléments de garde-corps 20 et 22 également identiques. Les éléments d'échelle 16 et 18 et les éléments de garde-corps inférieurs 20 et 22 sont assemblés entre eux de telle manière qu'ils forment globalement une structure de forme parallélépipédique rectangle, les éléments d'échelle étant verticaux et parallèles entre eux, les éléments de garde-corps étant également verticaux et parallèles entre eux et de plus orthogonaux aux éléments d'échelle. La section courante 14, ou chaque section courante 14, est constituée également par des éléments d'échelle 16' et 18' qui peuvent être identiques aux éléments d'échelle de la section inférieure. Les éléments de garde-corps 20' et 22' ont une structure générale identique à celle des éléments de garde-corps 20 et 22 de la section inférieure mais comportent comme on l'expliquera ultérieurement des systèmes de lisse différents et des ensembles connecteurs également différents. La tour d'étaiement comporte également de préférence au moins une plateforme 24 pour donner accès commodément à son extrémité supérieure ou à des niveaux intermédiaires, des vérins de pied à vis tels que 26 qui permettent de régler ou ajuster la verticalité de la tour d'étaiement dans le cas où le sol sur lequel celle-ci doit reposer ne serait pas plan ou horizontal et la section supérieure 14 de la tour d'étaiement est équipée de vérins de fourche tels que 28 pour recevoir, par exemple, des poutres constituant des éléments de coffrage horizontaux.
En se référant maintenant plus particulièrement à la figure 2, on va décrire un mode préféré de réalisation d'un élément de garde-corps inférieur par exemple l'élément 20 de la figure 1.
L'élément de garde-corps 20 est constitué par deux montants verticaux 30 et 32, par exemple à section droite rectangulaire, reliés entre eux par une lisse horizontale supérieure 34 et par deux lisses inclinées 36 et 38 assurant la rigidité entre la lisse supérieure 34 et les montants verticaux 30 et 32 tout en laissant une voie d'accès. Les extrémités supérieures 30a et 32a des montants verticaux 30 et 32 font saillie
au-dessus de Ia lisse horizontale 34 et sont creux au moins dans cette partie supérieure. L'extrémité inférieure 30b, 32b de chaque montant vertical 30 et 32 est équipée d'un système de connexion 40 qui est représentée plus en détail sur la figure 5. La lisse horizontale supérieure 34 est équipée à chacune de ses extrémités 34a, 34b d'un verrou mobile 42 dont la tige 44 est guidée dans une douille 46 solidaire de la lisse 34. La tige 44 du verrou peut prendre une position rentrée ou une position sortie, comme celle qui est représentée sur la figure 2, dans laquelle la tige 44 fait saillie hors des extrémités supérieures 30a et 32a des montants verticaux 30 et 32. Celles-ci sont bien sûr munies de trous horizontaux 48 permettant le passage de la tige 44 en position sortie. Enfin, les montants verticaux 30 et 32 sont munis d'anneaux de levage 50 et 52 pour permettre leur manipulation aisée notamment à la grue.
En se référant maintenant aux figures 3A et 3B, on va décrire un mode préféré de réalisation d'un élément d'échelle, par exemple l'élément d'échelle 16 de la figure 1.
Celui-ci est constitué par deux montants verticaux parallèles 56 et 58 de préférence à section droite circulaire. Au moins les extrémités inférieures et supérieures de ces montants sont creuses. Les montants verticaux 56 et 58 sont reliés entre eux par des barreaux horizontaux d'échelle tels que 60 espacés régulièrement, par exemple, d'une distance de 30 cm les uns des autres. Comme le montre mieux la figure 3B, de préférence la structure de l'élément d'échelle est telle que celui-ci soit totalement symétrique par rapport à son plan longitudinal. Cela simplifie bien sûr les opérations de montage puisque l'élément d'échelle peut être présenté selon l'une quelconque de ces faces.
En outre, chaque montant vertical 56, 58 comporte à son extrémité supérieure 56a, 58a et à son extrémité inférieure 56b, 58b des trous tels que 61 et 62 qui servent à permettre l'introduction de la tige mobile 44 des systèmes de verrou 42 des garde-corps, ainsi qu'on l'expliquera ultérieurement.
En se référant à la figure 5, on va maintenant décrire un mode préféré de réalisation des systèmes de connexion 40 des éléments de garde-corps inférieurs. Le système de connexion 40 comprend une platine 70 faisant de préférence partie intégrante des montants 30 ou 32 sur laquelle est soudée ou fixée par tout moyen convenable l'extrémité
inférieure 30b des montants verticaux 30 du garde-corps inférieur. Il en va de même pour les lisses inclinées 36. Sur la platine 70 est monté un organe de connexion 72 qui a de préférence la forme d'un profilé à section droite carré. Ce profilé fait donc saillie hors de la platine 70 et est parallèle au montant vertical 30 mais décalé par rapport à celui-ci selon la direction du plan de l'élément de garde-corps. Le profilé 72 a des dimensions telles qu'il permette l'insertion des extrémités inférieures 56b et 58b des montants verticaux 56 et 58 de l'élément d'échelle inférieur. En outre, de préférence, l'extrémité supérieure 72a du profilé 72 est munie de deux échancrures telles que 74 et 76 qui ont des dimensions convenables pour permettre le passage des extrémités des barreaux 60 des éléments d'échelle. Ces échancrures 74 et 76 définissent une direction qui est orthogonale au plan des éléments de garde-corps inférieur. La présence des deux échancrures 74 et 76 permet un assemblage des éléments d'échelle et des éléments de garde-corps inférieur dans les deux sens. En d'autres termes, les échancrures permettent d'orienter à angle droit les éléments d'échelle et les éléments de garde-corps.
De plus, la platine 70 comporte une ouverture circulaire inférieure 78 pour permettre le montage des vérins mécaniques de pied 26.
Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, les éléments d'échelle des sections courantes de la tour d'étaiement sont identiques aux éléments d'échelle de la section inférieure, sauf éventuellement en ce qui concerne leur hauteur. Il est donc inutile de les décrire à nouveau. En se référant maintenant à la figure 4, on va décrire un mode de réalisation d'un élément de garde-corps courant 20' ou 22'.
L'élément de garde-corps de la section courante 14 se distingue, de préférence, de l'élément de garde-corps de la section inférieure 12 par la forme de ses lisses et surtout par les ensembles connecteurs dont leurs parties inférieures sont équipées.
L'élément de garde-corps courant 20' est constitué également par deux montants verticaux, de préférence à section droite rectangulaire, parallèles, 80 et 82 reliés entre eux par une lisse supérieure 84, une lisse inférieure 86 et, de préférence, une lisse intermédiaire 88. A l'extrémité inférieure de chaque montant vertical 80 et 82 est prévu un ensemble connecteur 89 qui est constitué par une platine 90 fixée à l'extrémité
inférieure 80a du montant vertical 80. Le montant vertical 80 se poursuit au-delà de la platine 90 par une portion 92 de dimension plus réduite capable de pénétrer dans l'extrémité supérieure ouverte 80b d'un montant vertical d'un élément de garde-corps inférieur. L'ensemble connecteur 89 comporte également une première douille verticale supérieure 94 qui peut pénétrer dans l'extrémité inférieure d'un montant vertical d'un élément d'échelle supérieur et une douille inférieure 96 tournée vers le bas qui peut pénétrer dans l'extrémité supérieure ouverte d'un montant vertical d'un autre élément d'échelle assurant ainsi la continuité des montants verticaux des éléments d'échelle. L'extension 92 et les douilles inférieures 96 sont munies d'un orifice pour permettre le passage de la tige 44 des systèmes de verrou 42 des éléments de garde-corps.
Bien entendu, les douilles 94 et 96 ont un axe commun vertical qui est décalé par rapport aux montants verticaux 80 et 82 de l'élément de garde-corps de telle manière que, lorsque les sections 12, 14 de la tour d'étaiement sont assemblées, les montants verticaux des éléments d'échelles qui servent à reprendre les efforts verticaux, soient respectivement alignés verticalement.
Tout comme l'élément de garde-corps inférieur, l'élément de garde-corps courant 20' est muni d'anneaux de levage tels que 98. La lisse supérieure 84 du garde-corps courant est équipée également à chacune de ses extrémités d'un système de verrou 100. Le système de verrou 100 est en tout point identique au système de verrou 42 du garde-corps inférieur. La tige 102 de chaque verrou coulisse dans une douille 103 et peut pénétrer dans un trou réalisé dans l'extrémité supérieure des montants verticaux des garde-corps, dans le trou réalisé dans les douilles 94 des ensembles connecteurs 88 des garde-corps et dans les extrémités inférieures des montants verticaux des éléments d'échelle. On assure ainsi le verrouillage des éléments de garde-corps et des éléments d'échelle disposés verticalement les uns au-dessus des autres.
Sur la figure 6, on a représenté un élément de plateforme 110 qui peut être utilisé dans le cadre de la tour d'étaiement objet de la présente invention mais qui pourrait être utilisé également dans d'autres structures telles que des structures d'échafaudage plus classiques. La plateforme 110 est constituée par un cadre 112 qui comporte deux côtés d'extrémité 114 et 116, un côté longitudinal 118 et une portion de
deuxième côté longitudinal 120 qui ne représente qu'une partie de la longueur de la plateforme. Le côté 120 définit donc avec le bord d'extrémité 116 une ouverture dans le cadre référencée 122. Les montants d'extrémités 114 et 116 sont équipés de crochets tels que 124 et 126 pour venir s'accrocher sur des éléments horizontaux des éléments d'échelle de la tour d'étaiement ou sur tout élément horizontal d'un système d'échafaudage. La plateforme est constituée également par une plaque 127 qui est fixée, de façon permanente, sur une partie du montant longitudinal 118, sur le montant d'extrémité 114 et sur le montant partiel 120. Un montant intermédiaire 128 parallèle aux montants d'extrémité est prévu. La plateforme 110 comporte également un élément de plaque complémentaire 130 qui est articulé par rapport au montant longitudinal 118 autour de son côté 130a. Enfin, une jambe de force 132 est solidaire de l'extrémité de la poutre intermédiaire 128 et équipée d'un crochet 134 pour assurer la stabilité de l'élément de plateforme.
Le pivotement de l'élément de plaque 130 est limité pour se conformer à la réglementation et on comprend que du fait de la zone d'accès libre 122 et du pivotement de la plaque 130, il est possible aisément d'accéder à la partie définie par la plaque fixe 126 puis de rabattre la plaque 130 pour obtenir fonctionnellement une plateforme de structure classique.
Le montage de la tour d'étaiement est aisé. On pose sur le sol deux éléments de garde-corps inférieurs en les maintenant parallèles. On introduit dans les douilles 72 des systèmes de connexion les extrémités inférieures des montants verticaux 56, 58 de deux éléments d'échelle. L'orientation relative (orthogonale) des quatre éléments est obtenue automatiquement grâce à la coopération des échancrures et des extrémités des barreaux 60. On a ainsi réalisé le montage de la section inférieure 12 de la tour d'étaiement. On superpose deux éléments de garde-corps courants 20', 22' aux éléments de garde-corps inférieurs 20, 22 par coopération des extrémités inférieures 92 des montants 80, 82 avec les extrémités supérieures des montants inférieurs et des organes de connexion avec les extrémités inférieures des montants des éléments d'échelle et on met en place deux éléments d'échelle courants 16, 18. Les extrémités inférieures des montants d'éléments d'échelle courants sont engagées sur les organes
de connexion 94 des ensembles connecteurs 89. Puis, on agit sur les systèmes de verrou 42 des garde-corps inférieurs pour verrouiller l'ensemble.
