REVENDICATIONS
1. Système d'ostéosynthèse rachidienne, comprenant au moins une tige longitudinale (2) reliée à des moyens (10, 62), tels que des vis pédiculaires ou des crochets, de fixation sur les vertèbres, caractérisé en ce que la tige (2) est flexible et coulisse librement en position de fonction par rapport à au moins certains des moyens de fixation.
2. Système selon la revendication 1 , caractérisé en ce que la tige (2) est guidée dans des organes (12) de connexion à des moyens (10,62) de fixation sur les vertèbres.
3. Système selon la revendication 2, caractérisé en ce que, en position de fonction, la tige (2) peut pivoter, dans au moins certains organes de connexion (12), autour d'un axe transversal (X) perpendiculaire à l'axe de la tige. 4. Système selon la revendication 3, caractérisé en ce que, dans chaque organe de connexion (12), la tige est immobilisée en rotation autour d'un axe perpendiculaire à l'axe de la tige et à l'axe transversal (X) précité.
5. Système selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que les organes de connexion (12) sont montés de façon amovible sur les moyens de fixation (10, 62).
6. Système selon la revendication 5, caractérisé en ce que les organes de connexion (12) sont fixés par encliquetage élastique sur les moyens de fixation (10, 62) et comprennent des pattes latérales (36) se terminant par des moyens d'encliquetage destinés à être engagés dans des moyens complémentaires (40, 41 ) des moyens de fixation (10, 62).
7. Système selon l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que chaque organe de connexion (12) comporte des moyens (28, 32) de positionnement et de centrage sur une embase (14) d'un moyen (10, 62) de fixation.
8. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tige (2) est en une matière plastique biocompatible telle que le PEEK.
9. Système selon l'une des revendications 2 à 8 , caractérisé en ce que la tige (2) est au moins en partie à section non circulaire et en ce que chaque organe de connexion (12) comporte un passage de section correspondante traversé avec jeu par la tige et s'opposant à une torsion de celle-ci.
10. Système selon l'une des revendications 2 à 9 , caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de blocage de la tige (2) dans certains organes (12) de connexion aux moyens de fixation sur les vertèbres.
11. Système selon l'une des revendications 2 à 10, caractérisé en ce qu'il comprend deux tiges flexibles longitudinales parallèles (2) reliées à des moyens (10) de fixation sur les vertèbres et réunies entre elles par des liaisons transversales (76) fixées à leurs extrémités sur des organes (12) de connexion montés sur les tiges flexibles.
12. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de fixation sur les vertèbres comprennent des vis pédiculaires (10) ou des crochets (42) à colliers de serrage réalisés en une matière flexible et biocompatible telle que du PEEK. |
Système d'ostéosynthèse rachidienne
L'invention concerne un système d'ostéosynthèse rachidienne. Les systèmes traditionnels d'ostéosynthèse rachidienne sont conçus pour réaliser une arthrodèse de la colonne et comprennent en général deux tiges rigides parallèles, fixées par des crochets ou des vis pédiculaires sur des vertèbres à réunir, et des éléments de liaison transversale entre les deux tiges, ces tiges étant immobilisées sur les crochets et les vis pédiculaires, en général par des bouchons ou autres moyens de blocage. Ces systèmes présentent un certain nombre d'inconvénients :
- ils forment des ensembles rigides et indéformables qui enraidissent le dos et empêchent toute flexion de la colonne vertébrale,
- lorsqu'ils sont implantés sur des enfants, ils s'opposent à la croissance de la colonne vertébrale, - ils sont à l'origine d'une dégradation anatomique et fonctionnelle à long terme des zones adjacentes de la colonne laissées libres, en raison de la surcharge de mobilité qu'elles subissent, ce qui cause de l'arthrose, des douleurs, etc..
On a déjà proposé des systèmes d'ostéosynthèse destinés à limiter au moins en partie certains de ces inconvénients, dans lesquels les tiges rigides sont montées de façon coulissante dans des supports (par exemple US 2006/0241594-A1 ), ces supports pouvant eux-mêmes être montés de façon pivotante sur des vis pédiculaires (par exemple EP 1 665 994-A1), ou dans lesquels les tiges rigides sont remplacées par une pluralité d'éléments articulés les uns au bout des autres et associés à des moyens de serrage permettant de les bloquer dans une position ou une orientation donnée (par exemple FR 2 715 825-A1).
Toutefois, ces systèmes ont eux-mêmes leurs inconvénients :
- celui décrit dans EP 1 665 994-A1 est composé d'un grand nombre de pièces différentes et est relativement lourd et encombrant,
- celui décrit dans FR 2 715 825-A1 est rigide et indéformable quand il est implanté et s'oppose à la flexion de la colonne ainsi qu'à sa croissance.
Il est par ailleurs connu (WO 2004/010881) de fixer des tiges rigides sur les vertèbres, non par des vis pédiculaires, mais par des liens souples qui relient une pièce support de tige à une côte ou une apophyse transverse.
La présente invention a notamment pour but de pallier les inconvénients précités des systèmes connus et d'éviter l'arthrodèse de la colonne grâce à un système d'ostéosynthèse rachidienne qui est plus simple, plus léger et moins encombrant que ceux de la technique antérieure et qui ne s'oppose pas à la mobilité ou à la flexibilité de la colonne ainsi qu'à sa croissance chez l'enfant.
Elle propose à cet effet un système d'ostéosynthèse rachidienne comprenant au moins une tige longitudinale reliée à des moyens, tels que des vis pédiculaires ou des crochets, de fixation sur les vertèbres, caractérisé en ce que la tige est flexible et coulisse librement en position de fonction par rapport à au moins certains des moyens de fixation.
La flexibilité de la tige et son coulissement par rapport aux moyens de fixation aux vertèbres permettent au système de redresser la colonne et de se déformer sans exercer d'efforts sur les vertèbres pour suivre les flexions du dos, qui garde ainsi sa mobilité. Cela préserve également la croissance de la colonne chez l'enfant, sans qu'il soit nécessaire de modifier le système implanté par des interventions répétées. Selon une autre caractéristique de l'invention, la tige flexible est réalisée en une matière plastique biocompatible telle que le PEEK (polyéther-éther-cétone).
Cette matière est un thermoplastique semi-cristallin qui est biocompatible et implantable, stérilisable, qui a des caractéristiques mécaniques en résistance et en rupture proches de celles des métaux et qui les conserve après implantation.
La flexibilité de cette tige, largement supérieure à celle d'une tige métallique de mêmes dimensions, contribue à préserver la mobilité du dos d'un patient auquel on a implanté le système selon l'invention.
Selon d'autres caractéristiques de l'invention, la tige est guidée en translation dans des organes de connexion aux moyens de fixation sur les vertèbres, et chaque organe de connexion comprend un corps annulaire traversé par la tige et des moyens de montage de ce corps sur un moyen de fixation précité.
Avantageusement, chaque organe de connexion est monté par encliquetage élastique sur un moyen de fixation précité et comprend deux pattes latérales se terminant par des moyens d'encliquetage dans des moyens complémentaires du moyen de fixation.
Cette caractéristique facilite beaucoup l'implantation du système qui consiste alors à monter tous les organes de connexion nécessaires sur la tige flexible avant son insertion et à fixer ensuite ces organes de connexion par encliquetage sur des vis pédiculaires, par exemple, déjà fixées sur les vertèbres, ce qui ne serait pas possible si la tige était rigide.
En position de fonction (à l'état implanté), la tige peut pivoter, dans au moins certains des organes de connexion, autour d'un axe transversal perpendiculaire à l'axe de la tige.
En outre, dans chaque organe de connexion, la tige est de préférence immobilisée en rotation autour d'un axe perpendiculaire à la tige et au plan de la colonne, c'est-à-dire par exemple autour de l'axe d'une vis pédiculaire qui constitue un moyen de fixation sur une vertèbre. L'invention prévoit encore des moyens de blocage en translation de la tige dans au moins un organe de connexion précité.
La tige peut être ainsi bloquée en translation à une extrémité ou entre ses extrémités sur un ou plusieurs des moyens de fixation aux vertèbres, en particulier pour maintenir une distance prédéterminée entre des vertèbres sélectionnées.
Selon une autre caractéristique de l'invention, le système comprend deux tiges flexibles parallèles reliées à des moyens de fixation sur les vertèbres et réunies entre elles par des liaisons transversales.
Ces liaisons transversales sont rigides et fixées sur certains des organes précités de connexion au moyen de petites vis .
Les moyens de fixation comprennent, comme indiqué plus haut, des vis pédiculaires ou des crochets, les crochets comprenant avantageusement des colliers de serrage en une matière flexible et biocompatible telle par exemple qu'une matière plastique du type PEEK, les colliers de serrage permettant une fixation sur les vertèbres au niveau des lames ou des apophyses transverses ou sur les côtes dans la région thoracique.
L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit, faite à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 représente schématiquement une colonne vertébrale comportant un système d'ostéosynthèse selon l'invention ;
- la figure 2 est une vue schématique en perspective éclatée d'un moyen de fixation pédiculaire selon l'invention ;
- la figure 3 est une vue schématique en perspective de la vis de la figure 2 ;
- la figure 4 est une vue de dessus d'une embase de la vis ;
- la figure 5 est une vue schématique en perspective éclatée d'une variante de réalisation de l'invention;
- la figure 6 est une vue schématique en perspective du dispositif de la figure 5 ;
- la figure 7 représente schématiquement un moyen de fixation d'une liaison latérale à un autre moyen de fixation; - la figure 8 est une vue en perspective d'un crochet de fixation ;
- les figures 9 et 10 sont des vues en perspective de dispositifs de liaison transversale.
On a représenté schématiquement en figure 1 une colonne vertébrale 1 et un système d'ostéosynthèse selon l'invention, qui comprend essentiellement deux tiges longitudinales parallèles 2 guidées dans des organes 3 de connexion à des moyens de fixation sur les vertèbres 4.
Chaque tige 2 est montée fixement dans au moins un des organes 3 de connexion et peut coulisser et pivoter dans les autres organes de connexion, ce qui permet de conserver la mobilité du dos du patient et autorise, chez un enfant, la croissance de la colonne.
Chaque tige 2 est de plus flexible, ce qui lui permet de suivre les mouvements du dos tout en maintenant la colonne alignée.
Les figures 2 à 4 représentent un moyen de fixation à vis pédiculaire selon l'invention, ce moyen comprenant une tige filetée 10 d'un type classique ou canule (permettant son introduction sur une broche guide), réalisée en métal (par exemple en titane ou en acier inoxydable) et une embase 14 formée à une extrémité supérieure de la tige filetée 10, un organe de connexion 12 étant fixé sur l'embase 14 par clipsage ou encliquetage élastique. L'organe 12 comporte un logement de réception et de guidage d'une rotule sphérique 16 traversée axialement par un alésage 18 dans lequel une tige cylindrique flexible 2 s'étend avec jeu de façon à pouvoir coulisser librement dans la rotule 16.
Dans ce mode de réalisation de l'invention, la partie inférieure semi annulaire 22 de l'organe 12 forme une surface 24 de guidage de la rotule 16 et est rapportée sur la partie supérieure de l'organe 12 et fixée à celle-ci par tout moyen approprié, par exemple par soudure ou par collage.
La base 26 de l'organe 12 comporte des moyens tels que des pions
28 de positionnement et de centrage sur l'embase 14 de la vis 10, qui sont reçus dans des petits trous 30 de la face supérieure de cette embase, un
pion axial supplémentaire 32 étant formé sur la pièce semi-annulaire 22 et reçu dans un trou central 34 de la surface 24 de l'embase 14.
La fixation de l'organe 12 sur l'embase 14 est réalisée au moyen de deux pattes parallèles 36 formées aux extrémités d'un cavalier en U monté dans une gorge semi-circulaire de la surface extérieure de l'organe 12, les deux pattes 36 étant destinées à s'engager dans deux cavités ou rainures latérales 40 de l'embase 14 et comportant à leurs extrémités des moyens d'encliquetage qui s'engagent élastiquement dans des moyens complémentaires prévus aux extrémités inférieures des rainures 40. Par exemple, les extrémités des pattes 36 peuvent présenter un élargissement destiné à être reçu dans une extrémité élargie 41 des rainures latérales 40 de l'embase 14, comme représenté en figure 3.
Ainsi, il suffit de positionner l'organe de connexion 12 sur l'embase 14, en engageant les pions 28 et 32 dans les orifices 30 et 34 de l'embase, et de le pousser sur l'embase pour que les pattes 36 s'engagent et se bloquent dans les rainures 40.
L'organe 12 peut être séparé de l'embase 14 lorsqu'on écarte les extrémités des pattes 36 et qu'on exerce une traction sur l'organe 12 pour l'écarter de l'embase 14. Comme on le voit en figure 4, la surface interne sphérique 24 de l'embase 14 se trouve entre deux surfaces tronconiques 42 qui vont en s'élargissant vers les faces externes de l'embase 14 pour permettre un débattement angulaire de la tige 2 par rapport à la vis 10.
De même, une surface interne sphérique de la partie supérieure de l'organe 12 est formée entre deux surfaces tronconiques correspondant aux surfaces 42 de l'embase 14.
Le débattement angulaire de la tige 2 autour de son centre de rotation dans l'organe de connexion 12 est par exemple de l'ordre de 15 à 35° dans toutes les directions. Préférentiellement, le débattement angulaire autour de l'axe de la vis 10 est restreint ou sensiblement nul.
Les faces externes plates de l'embase 14 comportent par ailleurs des empreintes ou renfoncements symétriques 44 servant à la fixation sur cette embase d'un outil de manipulation et d'insertion de Ia vis de fixation.
La réalisation représentée aux dessins a l'avantage que la rotule 16 de guidage de la tige 2 est prisonnière de l'organe de connexion 12 et ne peut s'en échapper.
La tige flexible 2 est réalisée en une matière biocompatible, telle de préférence qu'une matière plastique du type PEEK, à laquelle on peut donner une forme cintrée appropriée par moulage ou par thermoformage. Le PEEK a un module de flexion de 4 GPa.
Cette tige 2 a un diamètre compris entre 4 et 6 mm par exemple et peut avoir une section circulaire sur toute sa longueur ou bien non circulaire sur tout ou partie de sa longueur, auquel cas elle est guidée dans un passage 18 de forme correspondante de la rotule 16 qui permet à la tige 2 de coulisser librement en direction axiale mais qui l'empêche de tourner autour de son axe, et qui s'oppose donc à une torsion ou un vrillage de la tige 2.
On peut par ailleurs utiliser des tiges 2 de diamètres différents et de flexibilités différentes en fonction des implantations à réaliser. Dans une variante de réalisation, la rotule sphérique 16 est remplacée par un organe de guidage cylindrique, comportant comme la rotule 16 un alésage ou passage traversant de guidage en translation de la tige 2, l'axe de l'organe de guidage cylindrique étant transversal et perpendiculaire à l'axe de cette tige. Cet alésage présente un élargissement à ses extrémités pour permettre à la tige de pivoter autour d'un axe, qui est perpendiculaire à l'axe de la vis 10 et à l'axe de la tige 2 et qui s'étend approximativement entre les deux pattes 36 d'encliquetage élastique de l'organe de connexion 12.
Les figures 5 et 6 représentent un autre mode de réalisation de l'invention, qui diffère de celui précédemment décrit en ce que l'organe de connexion 12 ne comprend pas de rotule 16, cet organe étant constitué
essentiellement d'un corps annulaire présentant une ouverture centrale 46 de forme oblongue traversée par la tige flexible 2 qui peut coulisser librement dans cette ouverture le long de son axe et pivoter autour d'un axe transversal X perpendiculaire à l'axe de la tige 2 et à l'axe de la vis 10. De préférence, le pivotement de la tige 2 dans l'ouverture 46 autour de l'axe de la vis 10 est nul ou sensiblement nul. Il suffit pour cela que la largeur de l'ouverture 46 le long de l'axe transversal X soit légèrement supérieure au diamètre de la tige 2.
L'organe de connexion 12 est constitué de deux pièces semi- annulaires 48, 50, qui sont fixées l'une à l'autre par soudage laser ou soudage TIG et forment un corps annulaire que l'on fixe sur l'embase 14 de la vis 10 par clipsage ou encliquetage élastique au moyen de pattes latérales 52, ces pattes étant rapportées sur l'organe 12 ou formées d'une pièce avec celui-ci. Dans cette réalisation, des picots de positionnement de l'organe 12 sont formés en saillie sur la face supérieure de l'embase 14 et reçus dans des trous correspondants de la face inférieure de l'organe 12, et un doigt axial 53 est formé en saillie sur la partie inférieure 50 de cet organe et est reçu dans un passage central de l'embase 14 pour le centrage et le guidage de l'organe 12.
La partie supérieure 48 de l'organe 12, du côté opposé à la vis 10, comporte un orifice taraudé qui s'étend dans l'axe de la vis 10 et qui reçoit une vis 54 de blocage de la tige flexible 2 dans l'organe de connexion 12, cette vis pouvant aussi former un moyen de limitation du pivotement de la tige 2 autour de l'axe transversal X.
On peut aussi, au moyen d'une autre vis 56 engagée dans l'orifice taraudé, fixer sur l'organe de connexion 12 des moyens de liaison latérale, comme représenté en figure 7.
Ces moyens de liaison latérale comprennent une pièce semi- annulaire 58 fixée sur la partie supérieure 48 de l'organe 12 par la vis 56, cette pièce 58 comprenant à une extrémité une oreille latérale 60 formée
avec un trou central pour l'attache d'une extrémité d'une tige latérale de liaison qui passe sur plusieurs vertèbres et dont l'autre extrémité est fixée de la même façon sur un autre organe de connexion 12 monté sur la même tige flexible 2. La figure 8 représente un crochet 62 de fixation sur une vertèbre ou sur une côte, comprenant un organe de connexion 12 identique à celui déjà décrit, qui se fixe par encliquetage élastique sur une embase 66 dont la partie inférieure 68 est rotative autour d'un axe central 70 sensiblement vertical sur le dessin. La partie inférieure 68 de l'embase comporte une fente 72 de passage d'un lien souple, par exemple en polymère tel que du PEEK, du type collier de serrage, qui permet de fixer Ie crochet 62 sur une apophyse d'une vertèbre ou sur une côte de la cage thoracique. On peut en particulier fixer les crochets 62 sur des vertèbres cervicales, ce qui évite d'implanter des vis dans ces vertèbres très mobiles et de risquer de provoquer une usure ou une lyse de l'os.
Comme déjà indiqué, le dispositif selon l'invention peut comprendre deux tiges flexibles 2 sensiblement parallèles et réunies de place en place par des dispositifs de liaison transversale, tels que ceux représentés aux figures 9 et 10. Chaque dispositif de liaison transversale comprend une barrette rigide 76 rectiligne ou incurvée, dont les extrémités comportent des lumières oblongues 78 de passage d'une tige filetée qui est par exemple constituée du pion central 32 de la pièce de guidage 22 d'une rotule 16 (figure 2). Un écrou 80 vissé sur chaque pion 32 assure la fixation de chaque pièce 22 sur la barrette 76, afin de maintenir un intervalle prédéterminé entre les tiges 2 qui passent dans les rotules 16 de ces pièces 22.
Les axes des pions 32 peuvent être sensiblement perpendiculaires à la barrette 76 comme représenté en figure 9 ou inclinés par rapport à la barrette comme représenté en partie droite de la figure 10, pour que les écrous 80 fassent une saillie plus faible sous la peau du patient, en
particulier chez un enfant, l'extrémité de la barrette 76 étant incurvée ou inclinée à cette fin.
Les barrettes transversales 76 peuvent également être fixées sur des organes de connexion 12 tels que celui représenté en figure 5, au moyen de vis engagées dans les orifices taraudés des parties supérieures 48 des organes 12.
