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Title:
SPORTS SHOE WITH STUDS
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2010/136607
Kind Code:
A1
Abstract:
The present invention relates to a sports shoe (10) comprising an instep (11) and a rigid outer sole (1), said sole (1) having a front portion (2) comprising a first plurality of studs (5), a central portion (8), and a rear portion (3) comprising a second plurality of studs (6). Said rear portion (3) comprises a thickened portion (4) with a flat outer surface (12) on which said second plurality of studs (6) is located, said thickened portion (4) raising said rear portion (3) relative to said front portion (2); said central portion (8, 57) comprises an inwardly curved outer profile (14).

Inventors:
GUER, Jean Luc (114 boulevard Camille Flammarion, Marseille, Marseille, F-13004, FR)
Application Number:
EP2010/057564
Publication Date:
December 02, 2010
Filing Date:
May 31, 2010
Export Citation:
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Assignee:
GUER, Jean Luc (114 boulevard Camille Flammarion, Marseille, Marseille, F-13004, FR)
LEBOUVIER, Jean Michel (31 rue des artistes, Paris, F-75014, FR)
BRITEL, Mouna (1 bis passage de la bonne graine, Paris, F-75001, FR)
ANIGO, José Daniel (22 Boulevard des lauriers roses, Marseille, F-13010, FR)
International Classes:
A43B5/02; A43B7/16; A43B21/52
Attorney, Agent or Firm:
LEBKIRI, Alexandre (10 rue de la Pépinière, Paris, F-75008, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Chaussure de sport (10, 50) comportant un chaussant (1 1 ) et une semelle extérieure (1 , 58) rigide, ladite semelle (1 , 58) présentant :

- une partie antérieure (2, 59) comportant une première pluralité de crampons (5, 55) ;

- une partie centrale (8, 57) ;

- une partie postérieure (3, 56) comportant une deuxième pluralité de crampons (6, 51 ) ; ladite chaussure (10, 50) étant caractérisée en ce que :

- ladite partie postérieure (3, 56) comporte une surépaisseur (4, 54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e) présentant une surface extérieure (12, 52) plane sur laquelle est localisée ladite deuxième pluralité de crampons (6, 51 ), ladite surépaisseur (4, 54) réalisant une surélévation de ladite partie postérieure (3, 56) par rapport à ladite partie antérieure (2, 59) ; et en ce que

- ladite partie centrale (8, 57) comporte un profil extérieur (14) incurvé.

2. Chaussure de sport (10, 50) selon la revendication 1 caractérisée en ce que ladite partie centrale (8, 57) comporte un profil intérieur (16) incurvé en forme de voûte, ledit profil intérieur (16) étant apte à épouser la forme de la voûte plantaire du medio pied (100).

3. Chaussure de sport (10, 50) selon la revendication 2 caractérisée en ce que l'incurvation dudit profil intérieur (16) de ladite partie centrale (8, 57) varie selon l'axe transversal de la chaussure.

4. Chaussure de sport (10, 50) selon la revendication 3 caractérisée en ce que ledit profil intérieur (16) de ladite semelle (1 , 58) présente un profil interne (16a) et un profil externe (16b) formant une voûte transversale, ledit profil interne (16a) comportant un effet de voûte plus important que ledit profil externe (16b).

5. Chaussure de sport (10, 50) selon l'une des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que ledit profil extérieur (14) de ladite partie centrale (8, 57) forme la cambrure longitudinale extérieure de ladite chaussure (10, 50).

6. Chaussure de sport (10, 50) selon l'une des revendications 1 à 5 caractérisée en ce que ladite partie centrale (8, 57) est une partie élastique apte à se déformer pour amortir ledit pied (100).

7. Chaussure de sport (10, 50) selon l'une des revendications 1 à 6 caractérisée en ce que ladite surépaisseur (4, 54, 54a, 54b, 54c, 54d,

54e) est comprise entre 1 et 25 mm.

8. Chaussure de sport (10, 50) selon la revendication 7 caractérisée en ce que ladite surépaisseur (4, 54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e) est comprise entre 10 et 15 mm.

9. Chaussure de sport (10, 50) selon l'une des revendications 1 à 8 caractérisée en ce que ladite surépaisseur (4, 54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e) de ladite partie postérieure (3, 56) se prolonge dans ladite partie centrale (8, 57) pour renforcer la partie arrière de ladite partie centrale

(8, 57).

10. Chaussure de sport (10, 50) selon la revendication 9 caractérisée en ce que ladite surépaisseur (4, 54, 54a, 54b, 54c, 54d) se prolongeant dans ladite partie centrale (8, 57) comporte une partie biseautée selon un profil (13) convexe.

1 1. Chaussure de sport (50) selon l'une des revendications 1 à 10 caractérisée en ce que ladite surépaisseur (54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e) est formée par un rehausseur amovible.

12. Chaussure de sport selon la revendication 1 1 caractérisée en ce que ladite semelle extérieure (58) comporte des moyens pour solidariser ledit rehausseur amovible (54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e).

13. Chaussure de sport (50) selon l'une des revendications 11 à 12 caractérisée en ce que lesdits crampons (51 ) sont des crampons amovibles vissés sur ladite semelle extérieure (58) de façon à solidariser ledit rehausseur amovible (54).

14. Chaussure de sport (50) selon l'une des revendications 11 à 13 caractérisée en ce que lesdits crampons sont des crampons moulés ou des crampons vissés solidaires dudit rehausseur amovible (54).

15. Chaussure de sport (10) selon l'une des revendications 1 à 10 caractérisée en ce que ladite surépaisseur (4) est solidaire de la partie postérieure (3) de ladite semelle extérieure (1 ).

16. Chaussure de sport (10) selon la revendication 15 caractérisée en ce que lesdits crampons (6) sont des crampons moulés sur ladite semelle extérieure (1 ).

17. Rehausseur amovible (54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e) caractérisé en ce qu'il comporte une surface supérieure (53) apte à coopérer avec la surface extérieure (63) de la semelle extérieure (58) d'une chaussure de sport (50) selon l'une des revendications 1 à 14.

18. Chaussure de sport (50) comportant un chaussant (1 1 ) et une semelle extérieure (58) rigide, ladite semelle (58) présentant :

- une partie antérieure (59) comportant une première pluralité de crampons (55) ;

- une partie centrale (57) ;

- une partie postérieure (56) comportant une deuxième pluralité de crampons (51 ) ; ladite chaussure (50) étant caractérisée en ce que ladite partie postérieure (56) comporte une surépaisseur (54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e) présentant une surface extérieure (52) plane sur laquelle est localisée ladite deuxième pluralité de crampons (51 ), ladite surépaisseur (54) réalisant une surélévation de ladite partie postérieure (56) par rapport à ladite partie antérieure (59), ladite surépaisseur (54) étant formée par un rehausseur amovible.

19. Chaussure de sport (50) selon la revendication 18 caractérisée en ce que lesdits crampons (51 ) sont des crampons amovibles vissés sur ladite semelle extérieure (58) et/ou sur ledit rehausseur amovible (54, 54a, 54b, 54c, 54d, 55e).

20. Chaussure de sport (50) selon la revendication 18 caractérisée en ce que lesdits crampons sont des crampons moulés solidaires dudit rehausseur amovible (54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e).

21. Chaussure de sport (10, 50) selon l'une des revendications 18 à 20 caractérisée en ce que ladite surépaisseur (54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e) est comprise entre 1 et 25 mm.

22. Chaussure de sport (50) selon la revendication 21 caractérisée en ce que ladite surépaisseur (54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e) est comprise entre 10 et 15 mm.

23. Chaussure de sport (50) selon l'une des revendications 18 à 22 caractérisée en ce que ladite partie centrale (57) comporte un profil extérieur (14) incurvé.

24. Chaussure de sport (50) selon la revendication 23 caractérisée en ce que ledit profil extérieur (14) de ladite partie centrale (57) forme la cambrure longitudinale extérieure de ladite chaussure (50).

25. Chaussure de sport (50) selon l'une des revendications 18 à 24 caractérisée en ce que ladite partie centrale (57) comporte un profil intérieur (16) incurvé et apte à épouser la forme de la voûte plantaire du pied (100).

26. Chaussure de sport (50) selon la revendication 25 caractérisée en ce que l'incurvation dudit profil intérieur (16) de ladite partie centrale (57) varie selon l'axe transversal de la chaussure.

27. Chaussure de sport (10, 50) selon la revendication 26 caractérisée en ce que ledit profil intérieur (16) de ladite semelle présente un profil interne (16a) et un profil externe (16b) formant une voûte transversale, ledit profil interne (16a) comportant un effet de voûte plus important que ledit profil externe (16b).

28. Chaussure de sport (10, 50) selon l'une des revendications 18 à 27 caractérisée en ce que ladite surépaisseur (54, 54a, 54b, 54c, 54d, 54e) de ladite partie postérieure (56) se prolonge dans ladite partie centrale (57) pour renforcer la partie arrière de ladite partie centrale (57).

29. Chaussure de sport (50) selon la revendication 28 caractérisée en ce que ladite surépaisseur (54, 54a, 54b, 54c, 54d) se prolongeant dans ladite partie centrale (57) comporte une partie biseautée selon un profil (13) convexe.

30. Chaussure de sport (50) selon l'une des revendications 18 à 29 caractérisée en ce que ladite partie centrale (57) est une partie élastique apte à se déformer pour amortir ledit pied (100).

31. Rehausseur amovible (54) caractérisé en ce qu'il comporte une surface supérieure (53) apte à coopérer avec la surface extérieure (63) de la semelle extérieure (58) d'une chaussure de sport (50) selon l'une des revendications 18 à 30.

Description:
CHAUSSURE DE SPORT DE TYPE A CRAMPONS

La présente invention concerne une chaussure de sport de type à crampons comportant une semelle rigide notamment pour la pratique du football, du rugby, ou autre.

Le pied est pour le sportif et notamment pour le footballeur un atout essentiel dans la pratique de son sport. Deux footballeurs peuvent être différenciés par la qualité de leur passe ou de leur frappe, la technique étant susceptible de prendre davantage d'importance chez l'un que chez l'autre. C'est dans cette optique d'amélioration de certaines performances des joueurs que les fabricants ont développé des chaussures permettant par exemple d'influencer et/ou d'améliorer le toucher de ballon, la qualité de la frappe de balle ou encore la stabilité par une bonne accroche terrain/chaussure. L'expansion de l'environnement économique et la recherche continue en vue de nouvelles performances pour le sportif, notamment pour le footballeur, imposent à ce dernier une augmentation de la fréquence et de l'intensité des entraînements et des matchs, c'est-à-dire une augmentation des distances parcourues par match et par semaine. Paradoxalement, les chaussures à crampons, notamment pour la pratique du football, ont peu évolué techniquement ces dernières années en réponse à ces nouvelles exigences de distances parcourues par les joueurs.

En comparaison, les chaussures utilisées dans d'autres disciplines sportives et notamment des disciplines dans lesquelles de grandes distances sont parcourues, telles que la course à pied ou le basket, ont connu des évolutions constantes permettant de répondre aux attentes des sportifs.

A titre illustratif, dans le cas de la course à pied, de nombreux modèles de chaussures permettent de répondre spécifiquement aux attentes de chaque coureur et d'effectuer des entraînements et/ou des courses de longues distances avec moins de fatigue physique. On trouvera ainsi des chaussures supinatrices, pronatrices, des chaussures pour l'entraînement avec une semelle plus résistante, des chaussures très légères pour la compétition, etc.

Dans ce contexte, l'invention vise à fournir une chaussure de sport de type à crampons permettant de fournir un chaussage en adéquation avec les grandes distances parcourues par le sportif lors des entraînements et des matchs afin de soulager et/ou de préserver son capital santé.

A cet effet, l'invention propose une chaussure de sport comportant un chaussant et une semelle extérieure rigide, ladite semelle présentant : - une partie antérieure comportant une première pluralité de crampons ;

- une partie centrale ;

- une partie postérieure comportant une deuxième pluralité de crampons ; ladite chaussure étant caractérisée en ce que : - ladite partie postérieure comporte une surépaisseur présentant une surface extérieure plane sur laquelle est localisée ladite deuxième pluralité de crampons, ladite surépaisseur réalisant une surélévation de ladite partie postérieure par rapport à ladite partie antérieure ; et en ce que - ladite partie centrale comporte un profil extérieur incurvé.

On entend par surélévation, une modification de la hauteur d'un premier plan par rapport à un deuxième plan sensiblement parallèle au premier plan et tangent à la partie antérieure de la chaussure.

L'invention propose ainsi une chaussure de sport à crampons, notamment pour la pratique du football, du rugby ou autres sports, assurant une surélévation postérieure du talon de la chaussure permettant de réduire les pathologies mécaniques insidieuses et récurrentes chez le sportif dues aux exigences actuelles.

En effet, la chaussure selon l'invention permet de réduire l'hyper- sollicitation fonctionnelle de la chaîne musculaire postérieure et notamment du système suro-achilléo plantaire par une meilleure répartition de la charge du pied dans la chaussure, limitant ainsi les tensions et les blessures musculaires, tendineuses, ligamentaires et articulaires qui en dépendent.

En effet, ce déséquilibre fonctionnel du système suro-achilléo-plantaire favorise chez le sportif l'apparition régulière de pathologies mécaniques articulaires, musculaires, tendineuses, aponévrotiques ou encore ligamentaires au niveau du pied, du genou, des membres inférieurs, du bassin et du dos.

La dénivellation postérieure de la chaussure permet d'harmoniser l'ensemble pied/chaussure en améliorant considérablement le travail du système suro-achilléo-plantaire. Le pied effectue, grâce à l'invention, un travail fonctionnel en synergie entre la chaîne motrice postérieure et les chaînes musculaires croisées et antérieures qui en dépendent.

La cambrure longitudinale de la chaussure résultant de la dénivellation postérieure permet de fournir un enveloppé fidèle des voûtes plantaires longitudinales du pied. Cette cambrure centrale permet de favoriser la stabilité prophoceptive des arches plantaires et l'amortissement élastique du médio- pied.

Ainsi, la chaussure de sport selon l'invention permet de réduire l'apparition de l'ensemble de ces pathologies par :

- l'amélioration du positionnement statique du sportif dans une position de référence physiologiquement la plus neutre possible ;

- la rééquilibration du travail de traction permanent du système suro- achilléo-plantaire réduisant la fatigue physique ; - l'optimisation de la rééquilibration de l'ensemble des troubles posturaux et statiques ;

- la réduction de l'hyper-sollicitation de la chaîne postérieure en harmonisant le travail musculaire sur l'ensemble des chaînes musculaires ; - l'amélioration du rendement et de la performance musculaire correspondante en limitant le risque de blessure.

La chaussure de sport à crampons selon l'invention peut comporter, en plus des caractéristiques principales qui viennent d'être mentionnées dans le paragraphe précédent, une ou plusieurs des caractéristiques ci-dessous, considérées individuellement ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles :

- ladite partie centrale comporte un profil intérieur incurvé en forme de voûte, ledit profil intérieur étant apte à épouser la forme de la voûte plantaire du medio pied ;

- l'incurvation dudit profil intérieur de ladite partie centrale varie selon l'axe transversal de la chaussure ;

- ledit profil intérieur de ladite semelle présente un profil interne et un profil externe formant une voûte transversale, ledit profil interne comportant un effet de voûte plus important que ledit profil externe ;

- ledit profil extérieur de ladite partie centrale forme la cambrure longitudinale extérieure de ladite chaussure ;

- ladite partie centrale est une partie élastique apte à se déformer pour amortir ledit pied ; - ladite surépaisseur est comprise entre 1 et 25 mm ;

- ladite surépaisseur est comprise entre 10 et 15 mm ;

- ladite surépaisseur de ladite partie postérieure se prolonge dans ladite partie centrale pour renforcer la partie arrière de ladite partie centrale ;

- ladite surépaisseur se prolongeant dans ladite partie centrale comporte une partie biseautée selon un profil convexe ;

- ladite surépaisseur est formée par un rehausseur amovible ;

- ladite semelle extérieure comporte des moyens pour solidariser ledit rehausseur amovible ;

- lesdits crampons sont des crampons amovibles vissés sur ladite semelle extérieure de façon à solidariser ledit rehausseur amovible ; - lesdits crampons sont des crampons moulés ou des crampons vissés solidaires dudit rehausseur amovible ;

- ladite surépaisseur est solidaire de la partie postérieure de ladite semelle extérieure ; - lesdits crampons sont des crampons moulés sur ladite semelle extérieure.

La présente invention a également pour objet un rehausseur amovible caractérisé en ce qu'il comporte une surface supérieure apte à coopérer avec la surface extérieure de la semelle extérieure d'une chaussure de sport selon l'invention.

La présente invention a également pour objet une chaussure de sport comportant un chaussant et une semelle extérieure rigide, ladite semelle présentant :

- une partie antérieure comportant une première pluralité de crampons ; - une partie centrale ;

- une partie postérieure comportant une deuxième pluralité de crampons ; ladite chaussure étant caractérisée en ce que ladite partie postérieure comporte une surépaisseur présentant une surface extérieure plane sur laquelle est localisée ladite deuxième pluralité de crampons, ladite surépaisseur réalisant une surélévation de ladite partie postérieure par rapport à ladite partie antérieure, ladite surépaisseur étant formée par un rehausseur amovible.

L'invention propose ainsi une chaussure de sport à crampons, notamment pour la pratique du football, rugby, ou autres sports, assurant une surélévation postérieure du talon de la chaussure au moyen d'un rehausseur amovible qu'il est possible de remplacer de façon simple et rapide. La surélévation postérieure créée par le rehausseur amovible permet de réduire les pathologies mécaniques insidieuses et récurrentes chez le sportif dues aux exigences actuelles. L'aspect amovible du rehausseur permet également d'inter-changer rapidement et sans difficulté le type de rehausseur en vue d'apporter une nouvelle caractéristique technique à la chaussure soit par la mise en place d'un rehausseur constitué par un matériau de densité différente ou encore par la modification de la hauteur du rehausseur. Ainsi, l'interchangeabilité rapide du rehausseur permet de modifier simplement les propriétés mécaniques de la chaussure en proposant une chaussure de sport à crampons évolutive et perfectible apte à s'adapter aux diverses exigences techniques, mécaniques et anatomiques des sportifs. La chaussure de sport à crampons selon l'invention peut comporter, en plus des caractéristiques principales qui viennent d'être mentionnées dans le paragraphe précédent, une ou plusieurs des caractéristiques ci-dessous, considérées individuellement ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles : - lesdits crampons sont des crampons amovibles vissés sur ladite semelle extérieure et/ou sur ledit rehausseur amovible ;

- lesdits crampons sont des crampons moulés solidaires dudit rehausseur amovible ;

- ladite surépaisseur est comprise entre 1 et 25 mm ; - ladite surépaisseur est comprise entre 10 et 15 mm ;

- ladite partie centrale comporte un profil extérieur incurvé ;

- ledit profil extérieur de ladite partie centrale forme la cambrure longitudinale extérieure de ladite chaussure ;

- ladite partie centrale comporte un profil intérieur incurvé et apte à épouser la forme de la voûte plantaire du pied ;

- l'incurvation dudit profil intérieur de ladite partie centrale varie selon l'axe transversal de la chaussure ;

- ledit profil intérieur de ladite semelle présente un profil interne et un profil externe formant une voûte transversale, ledit profil interne comportant un effet de voûte plus important que ledit profil externe ; - ladite surépaisseur de ladite partie postérieure se prolonge dans ladite partie centrale pour renforcer la partie arrière de ladite partie centrale ;

- ladite surépaisseur se prolongeant dans ladite partie centrale comporte une partie biseautée selon un profil convexe ; - ladite partie centrale est une partie élastique apte à se déformer pour amortir ledit pied.

La présente invention a également pour objet un rehausseur amovible caractérisé en ce qu'il comporte une surface supérieure apte à coopérer avec la surface extérieure de la semelle extérieure d'une chaussure de sport selon l'invention.

D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui en est donnée ci-dessous, à titre indicatif et nullement limitatif, en référence aux figures annexées, parmi lesquelles :

- la figure 1 représente une vue du côté externe, d'un premier mode de réalisation d'une chaussure de sport à crampons selon l'invention ;

- la figure 2 représente une vue du côté interne de la chaussure de la figure 1 ;

- la figure 3 représente une vue du côté externe, d'une semelle extérieure d'une chaussure de sport selon une variante du premier mode de réalisation ;

- la figure 4 représente dans sa partie gauche une vue arrière de la chaussure illustrée aux figures 1 et 2, et dans sa partie droite une vue arrière de la chaussure illustrée à la figure 3 ;

- la figure 5 représente une vue de dessous d'une chaussure de sport conforme aux figures 1 , 2 ou 3 ;

- la figure 6 représente une vue du côté externe d'un deuxième mode de réalisation d'une chaussure de sport à crampons selon l'invention ;

- la figure 7 représente une vue du côté externe d'une variante du deuxième mode de réalisation d'une chaussure de sport à crampons selon l'invention ; - la figure 8 représente une vue du côté externe d'une autre variante du deuxième mode de réalisation d'une chaussure de sport à crampons selon l'invention ;

- la figure 9 représente une vue du côté externe d'une autre variante du deuxième mode de réalisation d'une chaussure de sport à crampons selon l'invention ;

- la figure 10 représente une vue en perspective de la semelle extérieure d'une autre variante du deuxième mode de réalisation d'une chaussure de sport à crampons selon l'invention ; - la figure 1 1 représente une vue du coté interne d'une autre variante du deuxième mode de réalisation d'une chaussure de sport à crampons selon l'invention.

Dans toutes les figures, les éléments communs portent les mêmes numéros de référence. La chaussure 10, conforme au premier mode de réalisation de l'invention et illustrée notamment par les figures 1 et 2, comporte une semelle extérieure 1 rigide s'étendant de l'avant jusqu'à l'arrière de la chaussure 10 et solidaire d'un chaussant 11.

On entend par semelle rigide, une semelle qui par opposition à une semelle souple, typiquement une semelle de chaussure de course à pied, ne permet pas d'accompagner le mouvement de pliure de l'avant-pied jusqu'aux orteils lors de la marche ou de la course.

De façon connue, le chaussant 1 1 est apte à recevoir et à recouvrir l'ensemble du pied 100. Le chaussant 1 1 est confectionné au moyen de plusieurs pièces souples de cuir, de toile ou indifféremment de toute autre matière synthétique connue de l'homme du métier.

La semelle extérieure 1 comporte trois parties distinctes remplissant chacune un rôle dans le maintien et le positionnement du pied 100 dans la chaussure : - une première partie 2 située à l'avant permettant le soutien de l'avant- pied, appelée par la suite partie antérieure 2 ;

- une deuxième partie 3 située à l'arrière permettant le soutien du talon, appelée par la suite partie postérieure 3, et ; - une troisième partie centrale 8 pour le soutien du médio-pied.

Chaque partie est définie et dimensionnée afin de former un profil plantaire global 15 proposant un appui du pied 100 le plus naturelle possible, préservant ainsi l'équilibre anatomique et biomécanique du sportif.

La semelle extérieure 1 comporte une pluralité de crampons 5 et 6 repartis respectivement sur la partie antérieure 2 et la partie postérieure 3 de la semelle extérieure 1. Préférentiellement, la partie postérieure 3 comporte quatre crampons 6, et la partie antérieure 2 comporte au moins quatre crampons 5.

On définit de façon générale par crampon, un élément, généralement une protubérance, garnissant la semelle de certains types de chaussures de sport afin d'assurer une meilleure adhérence sur le sol, et notamment sur les sols mous ou herbeux.

Ainsi, on considère également par crampon, les différents éléments connus de l'homme du métier permettant d'assurer une meilleure adhérence sur le sol, connus notamment sous diverses appellations : barrette, lamelle, etc.

Dans ce premier mode de réalisation de l'invention, les crampons 5 et 6 sont des crampons dits « moulés » et sont donc solidaires et réalisés lors du moulage de la semelle extérieure 1. En variante, ces crampons peuvent être des crampons vissés en matière plastique ou métallique.

Les crampons 5 et 6 sont indifféremment des crampons de forme conique, cylindrique, lamellaire ou toute autre forme permettant d'assurer une adhérence sur le sol. L'ensemble de la semelle extérieure 1 , incluant ici les crampons 5 et 6 moulés, est réalisé en matière plastique de type thermoplastique ou encore en matériau thermodurcissable renforcée éventuellement par des fibres de type nylon, verre ou carbone, la semelle extérieure pouvant être un surmoulage ou un assemblage de plusieurs matériaux afin d'obtenir différentes propriétés mécaniques à différents endroits de la semelle 1.

On définit par la partie antérieure 2, la partie de la semelle s'étendant de l'avant de la chaussure jusqu'à la droite L1 représentée en pointillés sur les figures 1 et 2, correspondant sensiblement à la position des crampons 5b les plus postérieures de la pluralité de crampons 5.

La partie postérieure 3 s'étend de la droite L2 représentée en pointillés sur ces mêmes figures 1 et 2, correspondant sensiblement à la position des crampons 6a les plus antérieures de la pluralité de crampons 6 jusqu'à l'arrière de la chaussure. La partie centrale 8 est la partie s'étendant entre la partie antérieure 2 et la partie postérieure 3, c'est-à-dire entre les droites L1 et L2.

La partie antérieure 2 est une partie de faible épaisseur, c'est-à-dire d'une épaisseur de quelques millimètres (mm), préférentiellement inférieure à 10mm, d'épaisseur constante et sensiblement plane. La partie antérieure 2 peut comporter d'origine un faible cintrage relevant l'avant de la partie antérieure 2 par rapport à l'arrière de la partie antérieure 2, de façon à disposer d'un maximum d'appui au sol lors de la phase digitigrade, c'est-à-dire durant la période, de la marche ou de la course, pendant laquelle l'appui du pied est conditionné sur l'avant-pied. La partie antérieure 2 est la partie de la semelle 1 soutenant l'avant- pied et plus précisément la voûte transversale antérieure et les appuis antérieurs essentiellement formés par la tête du premier métatarsien et par la face plantaire du gros orteil.

La partie postérieure 3 de la semelle extérieure 1 est formée par une coque supérieure 3a rigide en contact avec le chaussant 11 et par un rehausseur 4 en partie inférieure en contact avec le sol, le rehausseur 4 comportant une première partie 4a plane au niveau de la partie postérieure 3 et une deuxième partie 4b se prolongeant dans la partie centrale 8 de la semelle 1. La coque supérieure 3a comporte une épaisseur sensiblement constante et sensiblement équivalente à l'épaisseur de la partie antérieure 2. Cette coque supérieure 3a est réalisée dans un matériau plastique, de préférence rigide de type thermoplastique ou thermodurcissable renforcée éventuellement par des fibres de type nylon, verre ou autre, et forme un appui plan au niveau de sa face supérieure 3c.

Selon une variante de ce premier mode de réalisation illustrée par la figure 3, la coque supérieure 3a peut également se prolonger latéralement de façon à former une coque enveloppante 3b pour optimiser le maintien et la rigidité de la chaussure 10. D'une façon générale, dans ce premier mode de réalisation représenté par les figures 1 , 2 et 3, le rehausseur 4 est surmoulé sur la coque supérieure 3a. Le rehausseur 4 est préférentiellement un surmoulage extérieur visible, dont l'épaisseur est constante le long de la partie postérieure 3, l'épaisseur pouvant être comprise entre 1 et 25 mm. De préférence, le rehausseur 4 aura une épaisseur comprise entre 10 et 15 mm afin d'apporter une surélévation suffisante par rapport à la partie antérieure 2.

Le rehausseur 4 a sensiblement la forme d'une talonnette pleine, c'est- à-dire sans évidement extérieur, au moins dans sa partie antérieure 4b et comporte une surface extérieure 12 plane, cette surface 12 permettant un appui stable du talon lors du contact avec le sol lorsque les crampons 5 et 6 sont insérés dans le sol.

Le rehausseur 4 se prolonge, dans sa partie 4b, dans la partie centrale 8 de la semelle 1. Dans cette partie centrale 8, l'épaisseur du rehausseur 4 est biseauté selon un profil 13 sensiblement convexe de sorte que le rehausseur 4 maintienne et renforce la partie arrière de la partie centrale 8 reconditionnant ainsi la configuration des appuis du medio-pied.

La partie 4b du rehausseur permet de renforcer cette zone de la partie centrale 8 en fournissant un soutient supplémentaire dans l'appui du médio- pied.

La partie centrale 8 de la semelle 1 présente un profil surfacique extérieur 14 (ie : la face plantaire extérieure) incurvé et en forme de voûte qui forme la cambrure longitudinale extérieure de la chaussure. Cette cambrure longitudinale extérieure est accentuée par la dénivellation créée par le rehausseur 4 en partie postérieure 3. Le profil 13 de la partie 4b du rehausseur 4 permet également d'accentuer cette courbure en forme de voûte du profil extérieur 14 de la partie centrale 8 de la semelle 1.

La partie centrale 8 de la semelle 1 présente un profil surfacique intérieur 16 (ie : la face plantaire intérieure) également incurvé en forme de voûte qui forme la cambrure longitudinale intérieure de la chaussure.

L'incurvation du profil surfacique intérieur 16 varie selon l'axe transversal de la chaussure afin d'épouser la forme de la voûte plantaire du medio pied et de la soutenir convenablement.

Ainsi, le profil interne 16a de ce profil surfacique intérieur 16 présente un effet de voûte plus important que son profil externe 16b tout comme l'arche interne du médio pied qui comporte un effet de voûte supérieur à celui de son arche externe.

Le rehausseur 4 est typiquement réalisé dans un matériau polymère déterminé par le fabriquant dans le but d'apporter une caractéristique supplémentaire à la chaussure de sport 10. Le rehausseur 4 peut être formé par un surmoulage d'un mélange de plusieurs matériaux afin d'apporter différentes propriétés à la semelle extérieure 1. Ainsi, le rehausseur 4 permet à la fois de fournir une surélévation isolée de la partie postérieure 3 par rapport à la partie antérieure 2 mais permet également d'apporter, par un choix stratégique et astucieux d'un matériau ou d'un mélange de matériaux, des propriétés supplémentaires de stabilité, d'amorti, d'absorption des ondes de chocs et/ou des vibrations ou encore d'élasticité, ou de renvoi.

Ainsi par exemple, le rehausseur 4 peut être réalisé dans un matériau légèrement souple et légèrement déformable, telle qu'une mousse réticulée, de façon à procurer une fonction d'amorti à la chaussure 1. Il peut comporter en outre des bulles d'air et/ou des ressorts afin d'améliorer encore cette fonction d'amorti.

La partie centrale 8 peut également être réalisée dans un matériau différent de la partie antérieure 2 et de la coque supérieure 3a de la partie postérieure 3 afin d'apporter une caractéristique technique supplémentaire à la chaussure de sport, comme par exemple une meilleur stabilité, notamment en torsion, entre la partie antérieure 2 et la partie postérieure 3 par l'utilisation d'un matériau plastique plus rigide que le matériau de la semelle extérieure 1 ou par l'ajout d'une coque intermédiaire ou d'une languette supplémentaire augmentant la rigidité latérale de l'ensemble.

Ainsi, une telle chaussure comportant une surélévation postérieure isolée sur l'arrière de la semelle extérieure (c'est-à-dire non continue sur toute la longueur de la chaussure) conditionnant un effet de cambrure naturelle de la chaussure, ne présente pas les inconvénients inhérents aux chaussures à semelle compensée (c'est-à-dire comblant également le medio-pied) dont ladite semelle limite le rôle proprioceptif du pied et alourdit inutilement la chaussure.

Cette cambrure naturelle est ici accentuée par la forme particulière de la partie centrale et par celle du rehausseur dont l'agencement permet à la fois de disposer d'un profil intérieur proposant une cambrure positionnant le pied dans une position naturelle et à la fois d'un profil extérieur en forme de voûte apportant un amorti et un soutien statique et/dynamique du médio-pied.

Les cambrures longitudinales interne et externe permettent de mieux contenir et de mieux envelopper les voûtes longitudinales du pied et ainsi augmenter la surface portante des appuis plantaires limitant la fatigabilité du sportif. Les charges et les pressions sur le pied sont alors mieux reparties et ce qui permet d'améliorer au cours de la marche et/ou de la course :

- la transmission des forces et des charges de l'arrière pied vers le médio-pied en limitant les contraintes de tension sur l'ensemble de la chaîne musculaire postérieure,

- l'amortissement et le renvoi en souplesse du poids transmis par le tibia vers l'avant-pied facilitant ainsi les accélérations et les démarrages rapides.

Ainsi, la cambrure particulière de la partie centrale, créée notamment par le rehausseur, préserve l'activité biomécanique des arches plantaires de médio-pied afin d'optimiser les qualités physiologiques du pied dans son ensemble, c'est-à-dire stabilité, absorption, élasticité, propulsion et drainage.

Le positionnement en situation extérieure du rehausseur permet d'assurer une véritable surélévation postérieure du talon de la chaussure permettant de créer une dénivellation entre la partie postérieure et la partie antérieure sans modification du volume interne du chaussant et sans alourdir la chaussure.

Ce positionnement extérieure permet également de reconditionner la situation du pied chaussé dans une posture plus harmonieuse et plus physiologique en permettant au pied de retrouver naturellement des voûtes plantaires longitudinales interne et externe mieux soutenues et mieux enveloppées. La surélévation isolée en partie postérieure renforce la préhension au sol initialement recherchée par les chaussures à crampons, notamment en termes d'appuis et d'accélérations. Par ailleurs, le rehausseur postérieur est plein, (c'est-à-dire qu'il ne comporte aucune ouverture ni évidement extérieur), et sa surface extérieure, susceptible d'être en contact avec le sol lorsque les crampons sont enfoncés dans le sol, est plane sur toute la partie postérieure de la chaussure.

Ainsi, cette chaussure de sport permet d'avoir un appui postérieur stable et une surélévation efficace et homogène sur la partie postérieure lorsque les crampons s'enfoncent dans le sol tendre. La chaussure se démarque ainsi des chaussures de sport existantes, et notamment de celles comportant des ajouts de matière isolés au niveau de chaque crampon postérieur qui offrent un appui postérieur précaire causé par l'enfoncement des parties surélevées isolées des crampons. En effet, sur un sol tendre, la terre a tendance à combler l'ensemble des évidements se trouvant entre les crampons postérieurs créant une surélévation inefficace du talon et un appui instable.

La figure 6 représente une chaussure de sport 50 conforme à un deuxième mode de réalisation de l'invention.

La chaussure 50 comporte, sauf mention contraire, toutes les caractéristiques de la chaussure de sport 10 décrite précédemment.

Dans cette chaussure 50, et à la différence de la chaussure 10, le rehausseur 54 de la partie postérieure 56 de la semelle extérieure 58 est amovible.

Ce rehausseur amovible 54 comporte une surface supérieure 53 apte à coopérer avec la surface extérieure 63 de la semelle extérieure 58.

Le rehausseur 54 comporte également une surface extérieure 52 plane, cette surface 52 permettant un appui stable du talon lors du contact avec le sol lorsque les crampons 51 et 55 sont insérés dans le sol. Le rehausseur 54 est solidarisé à la semelle extérieure 58 par le vissage des crampons postérieurs 51 qui comportent chacun une tige filetée 60.

Les tiges filetées 60 traversent des alésages correspondant 62 disposés dans le rehausseur 54 et sont vissées à l'intérieur des alésages taraudés 61 disposés dans la semelle extérieure 58.

Ces tiges filetées 60 sont dimensionnées de façon à pouvoir maintenir le rehausseur 54 en compression entre les crampons 51 et la semelle extérieure 58 lorsque ces crampons 51 sont vissés sur cette semelle extérieure 58. La longueur des tiges filetées 60 des crampons 51 est bien entendu fonction de l'épaisseur du rehausseur 54 utilisé.

Selon une première variante non représentée, les alésages insérés dans la semelle extérieure 58 sont préconfigurés de façon à pouvoir recevoir, quelle que soit l'épaisseur du rehausseur 54 utilisé, les mêmes tiges filetées 60.

Selon une deuxième variante non représentée, les tiges filetées 60 sont vissées à la fois à l'intérieur du rehausseur 54 au moyen d'alésages filetés et à l'intérieur des alésages taraudés 61 disposés dans la semelle extérieure 58. Selon une troisième variante non représentée, les crampons 51 sont soit vissés dans le rehausseur 54 soit thermocollés au rehausseur 54. Le rehausseur amovible 54 est solidarisé par d'autres moyens d'accrochage aptes à recevoir et à solidariser le rehausseur amovible 54 sur la semelle extérieure 58 de la chaussure. A titre d'exemple, le rehausseur 54 pourra être mis en place et solidarisé sur la semelle extérieure 58 par vissage, clipsage, verrouillage, emboîtement, coulissement latéral ou longitudinal ou par tout autre type de moyen équivalent permettant de solidariser/désolidariser de façon simple et rapide un rehausseur amovible sur une semelle extérieure de chaussure. La figure 8 représente une variante de réalisation de la chaussure 50 selon le deuxième mode de réalisation de l'invention. Dans cette variante, le rehausseur 54a comporte un rail saillant 82 (partie maie) dans sa partie supérieure permettant la mise en place du rehausseur 54a par coulissement longitudinal dans un rail creux 81 (partie femelle) présent dans la semelle extérieure 1.

La figure 9 représente une autre variante de réalisation de la chaussure 50 selon le deuxième mode de réalisation de l'invention. Dans cette variante, le rehausseur 54b comporte au niveau de sa surface supérieure 53 des cavités 92 non débouchant ainsi qu'un alésage 62'. La surface extérieure 63 de la semelle extérieure 58 comporte des ergots 91 aptes à épouser la forme des cavités 92 et aptes à s'insérer dans lesdites cavités 92 lors de la mise en place du rehausseur 54b sur la chaussure 50. Les ergots 91 et les cavités 92 permettent de positionner et de réaliser une assise ou un maintien supplémentaire du rehausseur 54b. Dans cette variante, le rehausseur 54b est solidarisé sur la chaussure 50 par exemple au moyen d'une vis quart de tour 83 permettant le vissage ou le dévissage rapide du rehausseur 54b au moyen d'un simple élément apte à s'insérer dans la fente 84 de la vis quart de tour 83.

La figure 10 représente une autre variante de réalisation de la chaussure 50 selon le deuxième mode de réalisation de l'invention. Dans cette variante, le rehausseur 54c est associé à la semelle extérieure 58 par un système d'accroché 93 quart de tour avec emboîtement et rotation du rehausseur 54c. Le rehausseur 54c comporte également des moyens de fixation 94 aptes à éviter une rotation non désirée du rehausseur 54c afin de le sécuriser en bonne position.

La figure 1 1 représente une autre variante de réalisation de la chaussure selon l'invention. Dans cette variante, la partie antérieure 4b du rehausseur 54d est insérée dans une encoche 85 préconfigurée dans la semelle extérieure 58 servant de butée anti-glissement. La surface supérieure 53 du rehausseur 54d comporte des ergots 86 de maintien aptes à s'insérer dans des alésages 87 de la semelle extérieure 58 permettant de positionner le rehausseur 54d sur la semelle 58.

Le rehausseur 54d est solidarisé de façon amovible par le vissage d'une vis 88 dans un alésage taraudé 89 à l'intérieur de la semelle 58. Selon les variantes décrites, les crampons postérieurs 51 peuvent indifféremment être des crampons vissés dans la semelle extérieure 58 ou des crampons vissés dans le rehausseur 54a, 54b, 54c, 54d ou des crampons moulés directement sur le rehausseur 54a, 54b, 54c, 54d. Selon une autre variante illustrée à la figure 7, le rehausseur amovible 54e apporte une surélévation au niveau de la partie postérieure 3 et au niveau de la partie centrale 8 de la semelle extérieure 58.

Le rehausseur amovible 54e peut recouvrir partiellement ou intégralement la partie centrale 8 de la semelle 58 (la figure 7 illustre le cas où le rehausseur amovible 54e recouvre l'intégralité de la partie centrale 8).

La partie du rehausseur 54e située dans la partie centrale 8 et la partie du rehausseur 54e située dans la partie postérieure 3 de la semelle 58 peuvent être réalisées avec des matériaux de différentes natures apportant des qualités différentes telles que des qualités d'amorti, de stabilité, d'absorption des ondes de chocs nocives à l'intégrité des cartilages ou encore d'absorption des vibrations génératrices de pathologies mécaniques diverses.

Dans cette variante, le rehausseur 54e est solidarisé de façon amovible sur la semelle extérieure 58 par un moyen d'accrochage tel que décrit aux figures précédentes.

L'aspect amovible du rehausseur a été particulièrement décrit avec une chaussure de sport comportant une semelle externe incurvée dans sa partie centrale, c'est-à-dire au niveau du médio-pied. Toutefois, il est également envisagé de pouvoir utiliser un rehausseur amovible tel que décrit dans la présente demande sur une semelle de chaussure de sport ne comportant pas de courbure au niveau de sa partie centrale.

L'amovibilité du rehausseur 54 permet d'inter-changer rapidement et sans difficulté le type de rehausseur en vue d'apporter une nouvelle caractéristique technique à la chaussure et/ou de la modifier, comme par exemple la modification de la hauteur du rehausseur. Le changement de la hauteur de la surélévation postérieure, par l'interchangeabilité rapide du rehausseur 54 permet ainsi de proposer une chaussure de sport 50 à crampons évolutive s'adaptant aux diverses exigences techniques et anatomiques des sportifs. Le rehausseur 54 peut alors comporter différents marquages extérieurs visibles afin d'identifier les différents type de rehausseur, comme par exemple un code couleur correspondant à différentes épaisseurs. Le rehausseur 54 peut également être réalisé dans différents matériaux apportant des qualités supplémentaires à la surélévation de la chaussure 50, comme par exemple des qualités d'amorti, de stabilité, d'absorption des ondes de chocs nocives à l'intégrité des cartilages ou encore d'absorption des vibrations génératrices de pathologies fonctionnelles diverses chez le sportif.

Selon une autre variante de réalisation non représentée, le rehausseur 54 est un rehausseur « composite », c'est-à-dire comportant une pluralité de couches, de faible épaisseur, de l'ordre de quelques millimètres, réalisées au moyen de différents matériaux comportant des propriétés mécaniques spécifiques et différentes. Ainsi, le rehausseur 54 devient un élément entièrement personnalisable, modulable et perfectible sans limite, tant sur l'épaisseur que sur les propriétés mécaniques qu'il apporte à la chaussure de sport, permettant ainsi de répondre, au plus près, aux critères, aux attentes et aux besoins du sportif.

La chaussure de sport selon l'invention constitue ainsi un maillon élémentaire dans la prévention, la protection, et l'amélioration des performances du sportif.

Elle présente en outre les avantages additionnels suivants:

- aucune modification du volume du chaussant existant, ce qui entraîne un faible coût de développement et autorise l'utilisation du volume du chaussant pour l'adaptation d'orthèses plantaires sur mesure ; - préservation de la biomécanique des membres inférieurs, du bassin, et du dos ;

- amélioration et respect des trois arches et des trois piliers d'appui du pied ;

- amélioration du système veineux de l'effort et amélioration du drainage veineux plantaire et des membres inférieurs ; - amélioration de l'explosivité sur les courses rapides avec départ arrêté ;

- amélioration du confort ;

- protection et lutte contre les douleurs mécaniques ;

- amélioration de l'élimination des toxines - amélioration de la performance et du rendement musculaire ; et

- limitation des risques de blessure.

Il va de soi que d'autres modes de réalisation peuvent être envisagés, sans sortir du cadre de l'invention, celle-ci n'étant nullement limitée aux exemples décrits et représentés. Notamment, bien que les modes de réalisation précédemment décrits portent sur une chaussure de football, l'invention peut concerner également des chaussures prévues pour la pratique d'autres sports tels que le rugby, le football américain, le baseball, ou d'autres sports.