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Patent Searching and Data


Title:
SRAM READ-WRITE MEMORY CELL HAVING TEN TRANSISTORS
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2011/098743
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a device and method for controlling an SRAM memory device, including: one bistable circuit and two switching circuits respectively connecting two access terminals of the bistable circuit to two matching bit sites in a first direction, each switching circuit comprising: a first switch (40G, 40D), a second switch (44G, 44D) in series between one of the bit sites and one of said access terminals, the control terminal of the second switch being connected to a word command line in the first direction; and a third switch (46G, 46D) between the middle point of said series connection and a terminal for applying a reference potential, a control terminal of the third switch being connected to the other one of said access terminals.

Inventors:
ABOUZEID, Fady (115 Avenue La Bruyère, Grenoble, Grenoble, F-38100, FR)
CLERC, Sylvain (10 Chemin du Bois d'Artas, Grenoble, Grenoble, F-38000, FR)
Application Number:
FR2011/050306
Publication Date:
August 18, 2011
Filing Date:
February 14, 2011
Export Citation:
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Assignee:
STMICROELECTRONICS SA (29 Boulevard Romain Rolland, Montrouge, Montrouge, F-92120, FR)
STMICROELECTRONICS (CROLLES 2) SAS (850 Rue Jean Monnet, Crolles, Crolles, F-38920, FR)
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (3 Rue Michel Ange, Paris Cedex 16, Paris Cedex 16, F-75794, FR)
ABOUZEID, Fady (115 Avenue La Bruyère, Grenoble, Grenoble, F-38100, FR)
CLERC, Sylvain (10 Chemin du Bois d'Artas, Grenoble, Grenoble, F-38000, FR)
International Classes:
G11C11/412; G11C11/413
Attorney, Agent or Firm:
CABINET BEAUMONT (1 Rue Champollion, Grenoble, Grenoble, F-38000, FR)
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Claims:
REVENDICATIONS

1. Dispositif mémoire de type SRAM (50), comprenant : un circuit bistable (12) ; et

deux circuits de commutation (15Q, reliant respectivement deux bornes d'accès (20Q, 20Q) du circuit bistable à deux lignes de bits complémentaires (BLT, BLF) dans une première direction, chaque circuit de commutation comportant :

- des premier ( 0Q, 40^) et deuxième interrupteurs (44Q, 44Q) en série entre une des lignes de bits et une desdites bornes d'accès, la borne de commande du deuxième interrupteur étant reliée à une ligne de commande de mots dans la première direction ;

- un troisième interrupteur (46Q, 46Q) entre le point milieu de ladite association en série et une borne d'application d'un potentiel de référence, une borne de commande du troisième interrupteur étant reliée à l'autre desdites bornes d'accès.

2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel la borne de commande du premier interrupteur en série est reliée à une ligne de mots (WL) dans une seconde direction.

3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, dans lequel le circuit bistable est composé d'un premier inverseur formé d'un premier transistor MOS d'un premier type de canal

(30) et d'un premier transistor MOS d'un second type de canal

(31) , et d'un second inverseur formé d'un second transistor MOS d'un premier type de canal (32) et d'un second transistor MOS d'un second type de canal (33) .

4. Dispositif selon la revendication 3, dans lequel les substrats des transistors sont connectés à des potentiels (VP, V ) différents des potentiels d'alimentation du bistable (12) .

5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les transistors et interrupteurs sont de type CMOS .

6. Dispositif selon l'une quelconque des revendi¬ cations précédentes, dans lequel ledit potentiel de référence est fixe.

7. Dispositif selon l'une quelconque des revendi¬ cations 1 à 5, dans lequel ledit potentiel de référence est un potentiel variable.

8. Mémoire vive comportant un réseau matriciel de dispositifs conforme à l'une quelconque des revendications précédentes .

9. Procédé de commande d'un dispositif mémoire conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel, quelle que soit la phase de fonctionnement, l'un des troisièmes interrupteurs (46g, 46p) est fermé et l'autre ouvert.

10. Procédé selon la revendication 9, dans lequel : pour une opération d'écriture : les premiers (40Q,

40Q) et deuxièmes (44g, 44^) interrupteurs sont fermés, l'un des troisièmes interrupteurs (46Q, 46Q) étant fermé et l'autre ouvert ;

pour une opération de lecture : les premiers interrupteurs (40g, 40Q) sont fermés, les deuxièmes interrupteurs (44Q, 44p) sont ouverts, l'un des troisièmes interrupteurs (46g, 46p) étant fermé et l'autre ouvert ; et

dans une phase de maintien d'état, les premiers (40Q, 40Q) et deuxièmes (44g, 44^) interrupteurs sont ouverts, l'un des troisièmes interrupteurs (46g, 46p) étant fermé et l'autre ouvert .

Description:
CELLULE DE MÉMOIRE VIVE SRAM A DIX TRANSISTORS

Domaine de 1 ' invention

La présente invention concerne de façon générale les mémoires vives en circuit intégré de type SRAM (Static Random Access Memory) .

L' invention concerne de telles mémoires que celles-ci soient autonomes ou embarquées dans un circuit électronique comportant d'autres fonctions tel que, par exemple, un microcontrôleur .

Exposé de 1 ' art antérieur

Généralement, une cellule de mémoire vive SRAM est basée sur l'utilisation de circuits bistables en technologie CMOS. Plusieurs cellules sont agencées dans un réseau matriciel en étant reliées à des lignes de bits et des lignes de mots.

La plupart du temps ces cellules comportent six transistors. Le circuit bistable est généralement composé de quatre transistors et deux transistors d'accès relient ce circuit bistable aux lignes de bits en étant commandés par une ligne de mot.

Plus récemment, on a cherché à baisser la tension d'alimentation en proposant une cellule fonctionnant sous une tension d'alimentation plus faible par rapport aux niveaux communément utilisés pour la technologie dans laquelle les cellules sont fabriquées.

Un exemple d'une telle cellule est décrit dans l'article "A 32kb 10T Subthreshold SRAM Array with Bit- Interleaving and Differential Read Scheme in 90nm CMOS", de ROY K. et al., paru dans Solid-State Circuits Conférence, Digest of Technical Papers . IEEE International , vol., no., pp.388-622, 3- 7 Feb. 2008. Cette cellule comporte dix transistors et un étage de commutation entre le bistable et chaque transistor d'accès à la ligne de bits, chacun des étages de commutation comportant un premier transistor additionnel d'accès entre le bistable et chaque transistor d'accès, et un second transistor additionnel entre le transistor d'accès et un potentiel variable en fonction de l'opération de lecture ou d'écriture. Le transistor additionnel d'accès est commandé par un signal supplémentaire. Le potentiel variable est fourni par un circuit dans une technologie de transistor qui conduit à limiter le fonction ¬ nement de la cellule aux seules faibles tensions.

Un inconvénient des différentes SRAM connues est qu'en lecture, le contenu du bistable est altéré.

Le document US-A-2010/0142258 décrit une autre cellule SRAM à dix transistors.

La figure 1 représente une cellule à dix transistors telle que présentée en figure 3 de ce document. Un bistable est basé sur le principe de deux inverseurs couplés de façon croisée. Un premier inverseur est composé de deux transistors en série 2 (M2) et 1 (Ml) entre des potentiels VDD et VSS. Un second inverseur est composé de deux transistors en série 3 (M3) et 4 (M4) entre les potentiels VDD et VSS. Les grilles de commande des transistors 1 et 2 sont connectées à l'intercon ¬ nexion (point V2) des transistors 3 et 4. Les grilles de commande des transistors 3 et 4 sont connectées à l'inter ¬ connexion (point VI) des transistors 1 et 2. Les points VI et V2 sont reliés à des lignes de bit BL et BLB par des associations en série de deux transistors, respectivement 5 (M5) et 8 (ML2), et 6 et 10 (MR2) . Les contacts communs aux transistors 5 et 8 sont reliés à une ligne GNDX par un transistor 7 (ML1) . Les contacts communs aux transistors 6 et 10 sont reliés à la ligne GNDX par un transistor 9 (MR1) . La ligne GNDX est reliée à la masse par un transistor MSLEEP. Les grilles des transistors 5 et 6 sont reliées à une ligne d'écriture de mot WWL et les grilles des transistors 8 et 10 sont reliées à une ligne de lecture de mot RWWL. Les substrats (body) des transistors 5, 6, 8 et 10 sont reliés directement à la masse. Une fois agencées en matrice, les lignes de bit BL et BLB sont dans la direction verticale et les lignes WWL et RWWL sont dans la direction horizontale .

Au niveau de la cellule, cette structure semble résoudre le problème de la cellule précédente. Toutefois, dans une architecture matricielle, des cellules non adressées subissent une perturbation lorsque la ligne de lecture de mot et la ligne d'écriture de mot sont activées en même temps, ce qui limite les possibilités de multiplexage. Cette limitation sera développée plus loin. En outre, il serait souhaitable d'amé- liorer le fonctionnement sous faible tension d'alimentation. Résumé

Un objet d'un mode de réalisation de la présente invention est de proposer une cellule de mémoire vive à dix transistors palliant tout ou partie des inconvénients des circuits connus.

Un autre objet d'un mode de réalisation de la présente invention est de proposer une solution réduisant les fuites de la cellule pendant une opération de lecture.

Un autre objet d'un mode de réalisation de la présente invention est de proposer une cellule particulièrement adaptée à une faible tension d'alimentation.

Pour atteindre tout ou partie de ces objets ainsi que d'autres, un mode de réalisation de la présente invention prévoit un dispositif mémoire de type SRAM, comprenant :

un circuit bistable ; et deux circuits de commutation reliant respectivement deux bornes d'accès du circuit bistable à deux lignes de bits complémentaires dans une première direction, chaque circuit de commutation comportant :

- un premier interrupteur et un deuxième interrupteur en série entre une des lignes de bits et une desdites bornes d'accès, la borne de commande du deuxième interrupteur étant reliée à une ligne de commande de mots dans la première direction ; et

- un troisième interrupteur entre le point milieu de ladite association en série et une borne d'application d'un potentiel de référence, une borne de commande du troisième interrupteur étant reliée à l'autre desdites bornes d'accès.

Selon un mode de réalisation de la présente invention, la borne de commande du premier interrupteur en série est reliée à une ligne de mots dans une seconde direction.

Selon un mode de réalisation de la présente invention, le circuit bistable est composé d'un premier inverseur formé d'un premier transistor MOS d'un premier type de canal et d'un premier transistor MOS d'un second type de canal, et d'un second inverseur formé d'un second transistor MOS d'un premier type de canal et d'un second transistor MOS d'un second type de canal.

Selon un mode de réalisation de la présente invention, les substrats des transistors sont connectés à des potentiels (VP, V ) différents des potentiels d'alimentation du bistable

(12) .

Selon un mode de réalisation de la présente invention, les transistors et interrupteurs sont de type CMOS.

Selon un mode de réalisation de la présente invention, ledit potentiel de référence est fixe.

Selon un mode de réalisation de la présente invention, ledit potentiel de référence est un potentiel variable.

On prévoit également une mémoire vive comportant un réseau matriciel de dispositifs. On prévoit également un procédé de commande d'un dispositif mémoire dans lequel, quelle que soit la phase de fonctionnement, l'un des troisièmes interrupteurs est fermé et l'autre ouvert.

On prévoit également un procédé selon lequel : pour une opération d'écriture : les premiers et deuxièmes interrupteurs sont fermés, l'un des troisièmes interrupteurs étant fermé et l'autre ouvert ;

pour une opération de lecture : les premiers interrupteurs sont fermés, les deuxièmes interrupteurs sont ouverts, l'un des troisièmes interrupteurs étant fermé et l'autre ouvert ; et

dans une phase de maintien d'état, les premiers et deuxièmes interrupteurs sont ouverts, l'un des troisièmes interrupteurs étant fermé et l'autre ouvert.

Brève description des dessins

Ces objets, caractéristiques et avantages, ainsi que d'autres seront exposés en détail dans la description suivante de modes de réalisation particuliers faite à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles :

la figure 1 décrite précédemment représente le schéma d'une cellule à dix transistors connue ;

la figure 2 représente, de façon très schématique et sous forme de blocs, un exemple de cellule de mémoire vive SRAM basée sur l'utilisation de circuits bistables en technologie CMOS ;

la figure 3 représente un schéma électrique détaillé d'une cellule de mémoire vive SRAM ;

les figures 4A à 4E représentent, sous formes d' inter- rupteurs, l'état des transistors d'une cellule de mémoire vive dans des opérations d'écriture, de maintien des données et de lecture selon un mode de mise en oeuvre de la présente invention ; et la figure 5 illustre de façon très schématique un exemple d'architecture utilisant des cellules mémoire de la figure 3.

Description détaillée

De mêmes éléments ont été désignés par des mêmes références aux différentes figures qui ont été tracées sans respect d'échelle. Pour des raisons de clarté, seuls les étapes et les éléments utiles à la compréhension de l'invention ont été représentés et seront décrits.

L'invention sera décrite en relation avec des transistors en technologie CMOS. L'invention est toutefois applicable à toute autre technologie de transistor ou à une combinaison de différentes technologies.

La figure 2 représente sous forme de blocs une cellule de mémoire vive SRAM 50 comprenant :

- une paire de ligne de bits complémentaires BLT et BLF ;

- une ligne de mots WL ;

- une ligne de commande de mots en colonne WCL ;

- un circuit bistable 12 (CROSS COUPLED MEMORY CELL) destiné à stocker une information binaire et comprenant des première 20Q et deuxième 20p bornes d'accès complémentaires de lecture et d'écriture ; et

- deux circuits de commutation 15Q, 15 Q (SWITCH) reliant respectivement les deux bornes d' accès du circuit bistable 20Q, 20 Q aux deux lignes de bits complémentaires. Les circuits 15 permettent l'accès sélectif au bistable selon l'opération d'écriture ou de lecture à effectuer.

Les cellules 50 décrites dans la figure 2 sont agencées dans un réseau matriciel avec des fonctions additionnelles telles que de décodage d'adresse ou d'amplification pour réaliser une mémoire vive SRAM. Comme cela ressortira mieux ultérieurement de la description de la figure 5, les lignes des bits sont dans une première direction (arbitrairement verticale dans l'orientation des figures), la ligne de mots WL est dans une seconde direction (arbitrairement horizontale dans l'orientation des figures) de préférence perpendiculaire à la première, et la ligne de mots WCL est dans la première direction.

La figure 3 est une représentation plus détaillée d'un mode de réalisation d'une cellule de mémoire vive SRAM 50. De façon usuelle, le bistable 12 est basé sur le principe de deux inverseurs couplés de façon croisée. Un inverseur dit arbitrairement de gauche est composé de deux transistors : Un transistor PMOS 30 et un transistor NMOS 31, les grilles de commande de ces deux transistors étant communes, et connectées à la borne d'accès 20p. Un inverseur dit arbitrairement de droite est composé d'un transistor PMOS 32 et d'un transistor NMOS 33, les grilles de commande de ces deux transistors étant communes, et connectées à la borne d'accès 20g.

Les substrats (body) des transistors à canal N sont de préférence reliés à un potentiel VN compris entre 0 et 50 % de la tension Vdd. Les substrats (body) des transistors à canal P sont reliés à un potentiel VP compris entre 50 % de la tension Vdd et cette tension Vdd. Choisir des potentiels différents de respectivement 0 et Vdd permet de régler la tension seuil VT des transistors MOS à des valeurs inférieures, donc améliore le fonctionnement sous faible tension d'alimentation.

Une donnée, formée de deux valeurs logiques complémentaires 1, 0 ou 0, 1 est stockée sur les deux noeuds de sortie 20g et 20p des inverseurs.

Selon le mode de réalisation décrit, chaque bloc de commutation 15 (15g, 15^) comporte trois interrupteurs, de préférence trois transistors :

- un premier transistor d'accès 40 (40g, 40p) connecté entre l'une des lignes de la paire de lignes de bits BLT, BLF et un noeud intermédiaire 42 (42g, 42p) , la grille de commande du transistor 40 étant connectée à la ligne de mots WL ;

- un second transistor d'accès 44 (44g, 44^) connecté entre le noeud 42 (42g, 42^) et une des bornes 20 (20g, 20p) du bistable, la grille de commande du transistor 44 étant connectée à la ligne de mots en colonne WCL ; et

- un transistor 46 (46g, 46p) de tirage (pull-down) de la valeur du noeud 42, connecté entre le noeud 42 et une borne d'application d'un potentiel de référence, la grille, ou borne de commande du transistor 46 étant connectée à la grille commune de l'inverseur opposé du bistable (noeud 20^ pour 46g et noeud 20g pour 46p) . Dans le mode de réalisation de la figure 2, le potentiel de référence est fixe et est la masse .

Les figures 4A et 4B décrivent des opérations d'écriture dans la cellule 50.

Pour écrire une donnée dans le bistable 12, on précharge tout d' abord les deux lignes de bits BLT et BLF à un potentiel haut (Vdd) . On ferme (rend passant) ensuite les quatre transistors 40g, 40p, 44g, 44p, en maintenant au potentiel Vdd la ligne de mots et la ligne de mots d'écriture non visibles aux figures 4A et 4B.

La figure 4A illustre l'écriture d'un état 1 dans le noeud 20g et d'un état 0 dans le noeud 20p. La ligne de bits BLF est tirée à la masse et la ligne de bits BLT est maintenue au potentiel Vdd. Comme les transistors 40p et 44p sont fermés, le potentiel bas de la ligne BLF est transféré sur la grille de commande du transistor 46g, et l'ouvre (rend bloqué). Le potentiel Vdd de la ligne BLT est alors transféré sur le noeud 20g, le positionnant à l'état haut. Le potentiel haut de la ligne BLT est transféré sur la grille de commande du transistor 46p et le ferme, tirant à la masse le noeud 42p. Le noeud 20p est alors positionné à l'état bas. La figure 4B illustre l'écriture d'un état 0 dans le noeud 20g et d'un état 1 dans le noeud 20p. La ligne de bits BLF est maintenue au potentiel Vdd et la ligne de bits BLT est tirée à la masse. Comme les transistors 40g et 44g sont fermés, le potentiel bas de BLT est transféré sur la grille de commande du transistor 46^, et l'ouvre. Le potentiel haut de BLF est alors transféré sur le noeud 20p, le positionnant à l'état haut. Le potentiel haut de BLF est transféré sur la grille de commande du transistor 46 Q et le ferme, tirant à la masse le noeud 42 Q . Le noeud 20g est alors positionné à l'état bas.

La figure 4C décrit les polarités appliquées à une cellule de mémoire vive SRAM selon un mode de mise en oeuvre pour conserver (mode Hold) les données écrites dans la cellule 50.

Pour conserver une donnée dans le bistable 12, les deux lignes de bits BLT et BLF sont tirées à Vdd. On ouvre ensuite les quatre transistors 40g, 40p, 44g, 44^, en maintenant à la masse la ligne de mots et la ligne de mots d'écriture non visibles à la figure 3C. Cette configuration permet d'éviter les fuites de courant du bistable vers les lignes de bits à travers les quatre transistors d'accès.

La figure 4C illustre le maintien d'un état 0 dans le noeud 20g et d'un état 1 dans le noeud 20p. L'état 0 du noeud 20g est transféré sur la grille de commande du transistor 46p, et l'ouvre, l'état 1 du noeud 20p est transféré sur la grille de commande du transistor 46g, et le ferme, sans effet sur la polarité des noeuds de sortie.

De manière symétrique, si on conserve un état 1 dans le noeud 20g et un état 0 dans le noeud 20p, l'état 1 ferme le transistor 46p et l'état 0 ouvre le transistor 46g, sans changer la polarité des noeuds de sortie.

Les figures 4D et 4E décrivent un mode de mise en œuvre des opérations de lecture dans la cellule 50.

Pour lire une donnée dans le bistable 12, on précharge tout d'abord les deux lignes de bits BLT et BLF au potentiel Vdd. On ferme ensuite les deux transistors 40Q et 40p en maintenant au potentiel Vdd la ligne de mots, non visible aux figures 4D et 4E. Les deux transistors 44Q, 44p sont ouverts en tirant à la masse la ligne de mots d'écriture, non visible aux figures 4D et 4E. Cette configuration permet d'isoler le bistable, de réduire les fuites de courant au travers des transistors d'accès, et de réduire la perturbation de lecture induite par les lignes de bit BLT/BLF sur le noeud du bistable stockant l'état 0 (noeud 20Q figure 4D, noeud 20p figure 4E) .

La figure 4D illustre la lecture d'un état 0 dans le noeud 20Q et d'un état 1 dans le noeud 20p. Les lignes de bits sont déconnectées de Vdd pour arrêter la précharge. La valeur logique 0 se propage du noeud de sortie 20Q vers la grille de commande du transistor 46p et ouvre ce transistor. La valeur de tension de la ligne BLF n'est donc pas modifiée. L'état 1 se propage du noeud de sortie 20p vers la grille de commande du transistor 46Q et ferme ce transistor, tirant à la masse le noeud 42Q et la valeur de tension de la ligne de bits BLT. L'état complémentaire des deux transistors 46 provoque une différence de courant entre les deux lignes de bits, sans connexion directe avec les noeuds de sortie. Cette différence de courant entre les deux lignes de bits est amplifiée de façon classique dans un amplificateur, soit en courant soit en tension, situé au bas de la colonne du plan-mémoire et contenant la cellule, et la donnée ainsi lue.

La figure 4E illustre la lecture d'un état 1 dans le noeud 20Q et d'un état 0 dans le noeud 20p. Les lignes de bits sont déconnectées du potentiel Vdd pour arrêter la précharge. L'état 1 se propage du noeud de sortie 20Q vers la grille de commande du transistor 46p et ferme ce transistor. La tension de la ligne BLF est donc tirée à la masse. L'état 0 se propage du noeud de sortie 20p vers la grille de commande du transistor 46Q et ouvre ce transistor, sans modifier la tension de la ligne de bits BLT. Comme précédemment, la différence de courant entre les deux lignes de bits est amplifiée pour ensuite lire la donnée, sans connexion directe avec les noeuds de sortie.

La cellule mémoire décrite dans le mode de réalisation ci-dessus présente les avantages suivants :

- elle fonctionne avec une faible tension d'ali ¬ mentation par rapport aux niveaux communément utilisés pour la technologie dans laquelle les cellules sont fabriquées ;

- les transistors d'accès 40 et 44 connectés en série limitent les fuites de courant ; et

- la lecture est réalisée à travers les transistors de tirage 46 (46g, 46^), sans décharge du bistable, protégeant ainsi les données stockées.

Le fonctionnement avec une faible tension d'alimen ¬ tation est plus particulièrement obtenu en connectant les substrats (body) des transistors à des potentiels différents de Vdd et de la masse. Cela diminue la tension seuil VT des transistors et, à tension d'alimentation donnée, permet un courant Ion plus important.

La figure 5 représente, de façon simplifiée, un exemple de connexion matricielle de cellules mémoire 50 telle que décrites ci-dessus.

Les cellules 50 sont agencées en lignes et en colonnes. Chaque ligne comporte une ligne de mots WL commune aux cellules de la ligne. Chaque colonne comporte deux lignes de bits BL et BLT et une ligne de mots WCL commune aux cellules de la colonne. Par groupe de colonnes (par exemple de quatre colonnes) , on prévoit un multiplexeur 35 des conducteurs de colonnes. Ce multiplexeur permet le partage d'un même amplificateur (non représenté) . Le fait de prévoir la ligne WCL en colonne plutôt qu'en ligne évite que, lors de l'écriture d'une cellule, les trois autres de la ligne subissent une lecture parasite. On évite ainsi d'altérer le contenu de ces cellules .

Un autre avantage du mode de réalisation décrit est qu'il est compatible avec une variation du potentiel de référence, au prix d'une augmentation de la surface de la mémoire pour générer le potentiel intermédiaire entre les potentiels Vdd et de masse.

Un autre avantage du mode de réalisation décrit est que les grilles de commande des transistors de tirage sont connectées aux grilles communes des inverseurs opposés. En particulier cela permet d' effectuer une lecture indirecte sans intervenir sur les noeuds de sortie du bistable.

Des modes de réalisation particuliers ont été décrits. Diverses variantes et modification apparaîtront à l'homme de l'art. En particulier, bien que l'invention ait été décrite en relation avec un exemple de cellule où les transistors reliés au potentiel haut sont à canal P, ceux reliés au potentiel bas sont à canal N et les interrupteurs des circuits de commutation sont à canal N, le type de canal de tout ou partie des transistors pourra être inversé pourvu d'adapter les signaux de commande.