| Revendications 1. Dispositif de protection d'une zone de plan d'eau, comprenant : des moyens d'action (25, 26, 36, 37, 41, 56, 62, 65, 68, 69, 70, 71), aptes à être immergés au voisinage du fond de l'eau, dans une position immergée, et à être déployés en surface, dans une position déployée en surface, pour former un barrage antinavire ou anti-embarcation ou anti-pollution à la surface du plan d'eau, des moyens d'ancrage (13, 35) disposés au fond du plan d'eau, des moyens de retenue (61, 33) fixés aux moyens d'ancrage pour maintenir les moyens d'action dans la position immergée, des moyens de déploiement (14, 15, 27, 29, 33, 43, 48, 58) pour réaliser la remontée par poussée d'Archimède des moyens d'action vers la surface du plan d'eau, sur réception d'un ordre de remontée en surface, et des moyens de maintien (17), distincts des moyens de retenue, qui sont fixés aux moyens d'ancrage, pour maintenir les moyens d'action dans la position déployée en surface. 2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel les moyens de remontée des moyens d'action comportent des moyens de flottabilité associés à un moyen d'admission de gaz (27, 28, 29, 42, 43) dans une partie solidaire des moyens d'action, et/ou un moyen pour désolidariser (27, 33) les moyens d'action des moyens d'ancrage (35,13) qui les maintiennent en position immergée. 3. Dispositif selon la revendication 2, dans lequel les moyens de flottabilité comprennent une enveloppe souple (39), intérieure et/ou extérieure, destinée à être gonflée par le moyen d'admission de gaz, notamment un boudin gonflable. 4. Dispositif selon la revendication 2, dans lequel les moyens de flottabilité comprennent un corps creux rigide (11, 12) destiné à être rempli d'eau et/ou d'air selon qu'on veut créer une flottabilité plus ou moins positive ou négative. 5. Dispositif selon la revendication 4, comprenant un moyen de ré-immersion des moyens d'action pour ramener ceux-ci de leur position déployée en surface à celle immergée au fond de l'eau, notamment un orifice de vidange (32) et une purge (31). 6. Dispositif selon l'une des revendications 2 à 5, dans lequel le moyen d'admission de gaz comporte une réserve de gaz sous pression (28) intégrée au dispositif, ou placée à proximité ou encore à distance reliée par un tuyau d'alimentation (43) aux moyens de flottabilité (11, 12, 39). 7. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel le moyen d'action présente une flottabilité positive et le moyen de remontée en surface comprend un moyen pour désolidariser (27, 33) les moyens d'action des moyens d'ancrage (13, 35). 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, comprenant un moyen apte à commander la remontée en surface des moyens d'action, sur action d'un opérateur distant, et/ou à la réception d'un signal convenu d'un opérateur distant, et/ou à la réception d'un signal convenu émis par un détecteur d'événements prédéterminés. 9. Dispositif selon la revendication 8, comprenant en outre un récepteur (15) d'ondes radioélectriques et/ou d'ondes acoustiques relié au moyen de commande de remontée en surface (27, 29) des moyens d'actions. 10. Dispositif selon la revendication 8, comprenant un moyen de liaison (43, 48, 58) avec un opérateur distant, par exemple un fil ou un câble, un tuyau souple, une fibre optique, une liaison acoustique ou radioélectrique. 11. Dispositif selon l'une des revendications 8 à 11, dans lequel le moyen de commande de remontée en surface des moyens d'action comporte deux modes de fonctionnement : - un mode de veille dans lequel la commande de remontée en surface des moyens d'action est activée et, - un mode de sommeil dans lequel elle est désactivée. 12. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 11, dans lequel les moyens de maintien des moyens d'action en position immergée au voisinage du fond comprennent au moins un moyen d'ancrage (13, 35) et au moins des moyens de retenue en immersion (61, 33) reliant les moyens d'action aux moyens d'ancrage. 13. Dispositif selon la revendication 12, comprenant un moyen de largage (33, 27) pour libérer les moyens d'action des moyens ancrages (13, 35) qui les maintiennent en immersion au voisinage du fond. 14. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 13, dans lequel les moyens de maintien des moyens d'action en position déployée en surface comprennent au moins un ancrage (13, 35) et au moins un orin (17) dont la longueur est calculée en fonction de la profondeur du plan d'eau à l'endroit où se trouve le dispositif et, éventuellement, en fonction d'une hauteur d'immersion choisie de telle façon qu'une partie du moyen d'action reste immergée lorsque l'autre partie est déployée en surface. 15. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 14, dans lequel les moyens d'action comportent un filet (66) et/ou des lanières (67) et/ou des cordages flottants (67, 74) et/ou un câble ou une corde (70) et/ou une nappe en fibre ou matière synthétique (71) et/ou un treillis ou un grillage souple métallique ou en matière synthétique, tous ces équipements étant munis de flotteurs intégrés ou rapportés, adaptés à leur conférer une flottabilité positive. 16. Dispositif selon les revendications 14 et 15, dans lequel la longueur des orins de maintien (17) des moyens d'action en position déployée en surface est : soit inférieure à la profondeur du plan d'eau où est installé le dispositif, de façon à ce que les moyens d'action, une fois désolidarisés des moyens de retenue en immersion au voisinage du fond de l'eau, aient une partie immergée et une partie flottante en surface, soit supérieure à la profondeur du plan d'eau de façon à ce que les moyens d'action puissent se déployer le mieux possible en surface du plan d'eau. 17. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 16, dans lequel les moyens d'action tels que les filets et treillis (66), les lanières et cordages (67), les câbles et cordes (70), les nappes (71) sont munis de flotteurs sur la partie destinée à rester à la surface de l'eau. 18. Dispositif selon au moins une des revendications 1 à 17, dans lequel les moyens d'action comprennent une nappe de fibres ou de matières synthétiques (71) dotée de flotteurs internes (73) ou rapportés (57) et, éventuellement, renforcée de cordages (74) et/ou de lanières (67), et/ou de filets ou treillis (66) et/ou de câbles (70) flottants. 19. Dispositif selon au moins une des revendications 1 à 18, dans lequel les moyens d'action comprennent des grillages ou treillis (66) métalliques et/ou en matières synthétiques dotés de flotteurs pour assurer leur flottabilité à la surface de l'eau. 20. Dispositif selon au moins une des revendications 1 à 19, dans lequel les moyens d'action sont rigides et comprennent des moyens de stabilisation, tels que des quilles et/ou fausses quilles (9) et/ou quilles anti roulis (55), et/ou de lests (35, 38) externes ou internes, qui sont disposés de façon à pouvoir empêcher les moyens d'action de rouler sur eux-mêmes sous l'action du courant lorsqu'ils sont posés sur le fond. 21. Procédé applicable à la protection d'une zone d'un plan d'eau comportant les étapes suivantes : - immersion et fixation d'un dispositif au voisinage du fond selon l'une des revendications 1 à 20 ; - réception d'un signal de remontée en surface des moyens d'action ; - remontée vers la surface du plan d'eau des moyens d'action sous l'effet de la poussée d'Archimède, - maintien en position déployée sur le plan d'eau des moyens d'action qui restent reliés au fond de l'eau par des orins (17). 22. Procédé selon la revendication 21, comprenant une étape de ré-immersion et éventuellement de reconditionnement des moyens d'actions. |
l'environnement
La protection des navires à quai et des installations portuaires contre les menaces terroristes et les risques de pollution fait appel à des dispositifs qui déploient des moyens d'arrêt flottants et ou à des moyens d'actions immergés dans des enveloppes (brevet 09/02442 déposé à ÎTNPI le 20 mai 2009 par le même auteur).
Les inconvénients des barrages des dispositifs flottants sont :
1 ) de constituer une entrave à la circulation maritime
2) d'être parfois encombrants (difficiles à transporter et à manipuler)
3) de toujours demander des délais importants de mises en œuvre
4) d'être très exposé aux aléas environnementaux (vent, clapot, courants, houle,...)
Les avantages des solutions immergées sont qu'une fois le dispositif positionné au fond, les délais de déploiement en surface sont considérablement réduits. Cette solution est donc particulièrement adaptée aux risques et aux menaces qui ne donnent que de très courts délais de réaction.
Par ailleurs, l'emploi des moyens de protection pré-conditionnés dans des enveloppes immergées (brevet N°09/02442 déposé par le même auteur à l'INPI le 20 mai 2009) est limité, d'une part, par le volume des dispositifs utilisés et d'autre part par ce que l'emploi des enveloppes de protection peut dans certains cas présenter des inconvénients. En ce sens, la solution, présentée ici, la complète en élargissant la panoplie des moyens immergés à une catégorie de dispositifs beaucoup plus volumineux et l'étend à des moyens qui ne nécessitent pas d'enveloppe de protection. Dans le texte qui suit des descriptions et revendications, les termes suivants sont employés dans le sens indiqué ci- dessous :
« dispositif» signifie globalement tous les moyens d'actions déployables ainsi que leurs moyens de maintien et de mise en œuvre ;
« moyen d'actions » ou « moyen déployable » indique la partie du dispositif qui est déployée à partir du fond de l'eau et qui constitue le moyen actif ou passif ordonné à une tâche particulière (protection, antipollution, mesures, pèche...), ces moyens peuvent être utilisés isolément ou conjointement avec des moyens déployables similaires (fig.l à 4) ou différents (fig. 15 à 18);
« ballast » désigne d'une façon générale aussi bien un volume rigide qui peut être rempli d'air et/ou d'eau, qu'une enveloppe souple et gonflable à l'intérieure d'une enveloppe rigide pouvant contenir de l'eau, lequel volume rigide est alors muni d'orifices d'entrée et de sortie de l'eau pour les opérations de gonflage/dégonflage de l'enveloppe souple.
« volume souple » désigne tout volume gonflable composé d'une enveloppe souple munie d'un orifice de gonflage/dégonflage et d'une valve de surpression. Ledit volume souple peut être lui-même contenu dans un volume rigide comme indique supra ;
« signal convenu » indique tous types de signaux (radio électriques, électriques, électroniques, pyrotechniques, acoustiques) convenus par le constructeur pour initier le processus de déploiement du moyen d'actions
« événements prédéterminés » indique tous types d'événements préalablement choisis et qui correspondent à une situation pour laquelle est conçu l'emploi du dispositif. Ce peut être, en protection de site par exemple, une détection d'intrusion radar, sonar ou visuelle, un, comportement, bruit ou une cinématique suspects... L'invention propose un (des) dispositif(s) immergé(s) adapté(s) à déployer presque instantanément en surface divers moyens d'actions utilisables en particulier pour la protection des installations portuaires et de l'environnement maritime et comportant :
- un (ou plusieurs) moyen(s) apte(s) à être immergé(s) et à être déployé(s) en surface (flèches 25, 26, 36,41, 56, 62, 65, 68, 69), et, reliés au(x) moyen(s) déployable(s) :
- des moyens (13, 35, 61) de maintien sous l'eau du (ou des) moyen(s) déployable(s)
- des moyens de remontée en surface du (ou des) moyen(s) déployable(s),
- des moyens de maintien (17) en position à la surface du (ou des) moyen(s) déployable(s).
Les caractéristiques énumérées ci-dessous, sans être exhaustives, constituent une bonne synthèse de la description qui suit :
Selon un mode de réalisation, ce dispositif de protection d'une zone de plan d'eau, comprend :
- des moyens d'action (25, 26, 36, 37, 41, 56, 62, 65, 68, 69, 70, 71), aptes à être immergés au voisinage du fond de l'eau, dans une position immergée, et à être déployés en surface, dans une position déployée en surface, pour former un barrage antinavire ou anti-embarcation ou anti-pollution à la surface du plan d'eau,
- des moyens d'ancrage (13, 35) disposés au fond du plan d'eau,
- des moyens de retenue (61, 33) fixés aux moyens d'ancrage pour maintenir les moyens d'action dans la position immergée,
- des moyens de déploiement (14, 15, 27, 29, 33, 43, 48, 58) pour réaliser la remontée par poussée d'Archimède des moyens d'action vers la surface du plan d'eau dans la position déployée, sur réception d'un ordre de remontée en surface, et
- des moyens de maintien (17) distincts des moyens de retenue, qui sont fixés aux moyens d'ancrage, pour maintenir les moyens d'action dans la position déployée.
Selon un mode de réalisation, les moyens de remontée des moyens d'action comportent des moyens de flottabilité associés à un moyen d'admission de gaz (27, 28, 29, 42, 43) dans une partie solidaire des moyens d'action, et/ou un moyen pour désolidariser (27, 33) les moyens d'action des moyens d'ancrage au fond de l'eau (35,13).
Selon un mode de réalisation, les moyens de flottabilité comprennent une enveloppe souple (39), intérieure et/ou extérieure, destinée à être gonflée par le moyen d'admission de gaz, notamment un boudin gonflable.
Selon un mode de réalisation, les moyens de flottabilité comprennent un corps creux rigide (11, 12) destiné à être rempli d'eau et/ou d'air selon qu'on veut créer une flottabilité plus ou moins positive ou négative.
Selon un mode de réalisation, le dispositif comprend un moyen de ré-immersion des moyens d'action pour ramener ceux-ci de leur position déployée en surface à celle immergée au fond de l'eau, notamment un orifice de vidange (32) et une purge (31).
Selon un mode de réalisation, le moyen d'admission de gaz comporte une réserve de gaz sous pression (28) intégrée au dispositif, ou placée à proximité ou encore à distance reliée par un tuyau d'alimentation (43) aux moyens de flottabilité (11, 12, 39).
Selon un mode de réalisation, le moyen d'action présente une flottabilité positive et le moyen de remontée en surface comprend un moyen pour désolidariser (27, 33) les moyens d'action des moyens d'ancrage (13, 35). Selon un mode de réalisation, le dispositif comporte un moyen apte à commander la remontée en surface des moyens d'action, sur action d'un opérateur distant, et/ou à la réception d'un signal convenu d'un opérateur distant, et/ou à la réception d'un signal convenu émis par un détecteur d'événements prédéterminés.
Selon un mode de réalisation, le dispositif comporte en outre un récepteur (15) d'ondes radioélectriques et/ou d'ondes acoustiques relié au moyen de commande de remontée en surface (27, 29) des moyens d'actions.
Selon un mode de réalisation, le dispositif comporte un moyen de liaison (43, 48, 58) avec un opérateur distant, par exemple un fil ou un câble, un tuyau souple, une fibre optique, une liaison acoustique ou radioélectrique.
Selon un mode de réalisation, le moyen de commande de remontée en surface des moyens d'action comporte deux modes de fonctionnement : un mode de veille dans lequel la commande de remontée en surface des moyens d'action est activée et, un mode de sommeil dans lequel elle est désactivée.
Selon un mode de réalisation, les moyens de maintien des moyens d'action en position immergée au voisinage du fond comprennent au moins un moyen d'ancrage (13, 35) et au moins des moyens de retenue en immersion (61, 33) reliant les moyens d'action aux moyens d'ancrage.
Selon un mode de réalisation, le dispositif comporte un moyen de largage (33, 27) pour libérer les moyens d'action des moyens ancrages (13, 35) qui les maintiennent en immersion au voisinage du fond.
Selon un mode de réalisation, les moyens de maintien des moyens d'action en position déployée en surface comprennent au moins un ancrage (13, 35) et au moins un orin (17) dont la longueur est calculée en fonction de la profondeur du plan d'eau à l'endroit où se trouve le dispositif et, éventuellement, en fonction d'une hauteur d'immersion choisie de telle façon qu'une partie du moyen d'action reste immergée lorsque l'autre partie est déployée en surface.
Selon un mode de réalisation, les moyens d'action comportent un filet (66) et/ou des lanières (67) et ou des cordages flottants (67, 74) et/ou un câble ou une corde (70) et/ou une nappe en fibre ou matière synthétique (71) et/ou un treillis ou grillage souple, métallique ou en matière synthétique, tous ces équipements étant munis de flotteurs intégrés ou rapportés, adaptés à leur conférer une flottabilité positive.
Selon un mode de réalisation, la longueur des orins de maintien (17) des moyens d'action en position déployée en surface est soit inférieure à la profondeur du plan d'eau où est installé le dispositif, de façon à ce que les moyens d'action, une fois désolidarisés des moyens de retenue en immersion au voisinage du fond de l'eau, aient une partie immergée et une partie flottante en surface, soit supérieure à la profondeur du plan d'eau de façon à ce que les moyens d'action puissent se déployer le mieux possible en surface du plan d'eau.
Selon un mode de réalisation, les moyens d'action tels que les filets et treillis (66), les lanières et cordages (67), les câbles et cordes (70), les nappes (71) sont munis de flotteurs sur la partie destinée à rester à la surface de l'eau.
Selon un mode de réalisation, les moyens d'action comprennent une nappe de fibres ou de matières synthétiques (71) dotée de flotteurs internes (73) ou rapportés (57) et, éventuellement, renforcée de cordages (74) et/ou de lanières (67), et/ou de filets ou treillis (66) et/ou de câbles (70) flottants.
Selon un mode de réalisation, les moyens d'action comprennent des grillages ou treillis (66) métalliques et/ou en matières synthétiques dotés de flotteurs pour assurer leur flottabilité à la surface de l'eau.
Selon un mode de réalisation, les moyens d'action sont rigides et comprennent des moyens de stabilisation, tels que des quilles et/ou fausses quilles (9) et/ou quilles anti roulis (55), et/ou de lests (35, 38) externes ou internes, qui sont disposés de façon à pouvoir empêcher les moyens d'action de rouler sur eux-mêmes sous l'action du courant lorsqu'ils sont posés sur le fond.
Selon un mode de réalisation, le procédé est applicable à la protection des plans d'eau et des installations sensibles aux risques de pollution et aux menaces maritimes de surface, comportant les étapes suivantes :
- immersion et fixation d'un dispositif au voisinage du fond selon l'une des revendications 1 à -1 ;
- réception d'un signal de remontée en surface des moyens d'action ;
- remontée vers la surface du plan d'eau des moyens d'action sous l'effet de la poussée d'Archimède,
- maintien en position déployée sur le plan d'eau des moyens d'action qui restent reliés au fond de l'eau par des orins (17)
- ré-immersion et éventuellement de reconditionnement des moyens d'actions.
Le double caractère novateur dudit dispositif décrit ci après tient, d'une part, à la nature des moyens d'actions déployables à partir du fond et, d'autre part, à leurs procédés de mise en œuvre.
Les applications opérationnelles portent en particulier sur la protection des installations portuaires contre les menaces. Elles portent aussi sur la protection environnementale contre les risques de pollution par nappes d'hydrocarbures. D'autres applications découlent du même procédé, elles concernent, entre autres, le marquage de zone, le balisage, la pêche, la recherche et la Défense.
Ledit dispositif comporte par exemple :
■ un moyen déployable (ou un ensemble de moyens associés ensembles comme illustré aux figures 1 à 4) immergé, doté de la capacité de remonter en surface sur commande et de s'y maintenir le temps nécessaire ;
■ un moyen adapté à envoyer à distance un signal de commande de remontée en surface en cas d'événement prédéterminé,
■ soit un récepteur (15) adapté à recevoir le signal convenu pour actionner automatiquement le système de remontée en surface /soit une commande à distance qui par un opérateur distant actionne directement le système de remontée en surface
■ un boîtier de commande du système de remontée en surface (27) dudit moyen d'actions relié au récepteur (15) ou directement à un opérateur distant
■ au moins un moyen de maintien du dispositif sous l'eau (12, 13, 35, 61)
■ au moins un moyen de maintien du dispositif en position en surface ( 17, 13)
■ et, éventuellement :
■ un moyen de ré immersion (31, 32) du dispositif (commande de dégonflage, de noyage, de largage des volumes de flottabilité)
■ un dispositif de surpression (51)
■ un moyen de mise en veille (système activé, prêt à fonctionner) et de mise en sommeil (système désactivé) du système de remontée en surface (27)
■ des amortisseurs de houle (85) sur les orins et/ou les retenues (61)
■ des dispositifs de stabilisation : quille anti roulis (55), quille, fausses quille ou lest (9, 38),
■ des moyens ou dispositifs associés pour renforcer les capacités anti intrusion sous forme d'appendices anti navires (54), de filets (66) ou de lanières ou cordages flottants (67) comme illustrés aux figures 13 à 25. Les caractéristiques communes avec les dispositifs décrits dans la demande 09/02442 sont que dans les deux cas, ils sont :
■ immergés sous l'eau, en position d'attente, à peu près à la verticale de l'emplacement qui leur est destiné en surface,
■ déployés, puis maintenu en surface par l'action de la poussée d'Archimède, grâce à des flotteurs rigides (57), des volumes souples pré gonflés (11) ou gonflables (12, 39), ces divers moyens pouvant être combinés entre eux,
■ déployés sur commande soit par un opérateur distant relié au dispositif par une moyen matériel (fil, tuyau, câble, filin...) ou immatériel (signal radioélectrique ou acoustique) soit automatiquement à la réception d'un signal convenu correspondant à un événement prédéterminé,
■ ré immergeables sur commande dans de courts délais
■ mis en position de sommeil (dispositif neutralisé) ou de veille (dispositif actif prêt à fonctionner),
■ adaptés à recevoir les signaux de commande d'un opérateur ou d'un émetteur distant par un récepteur (15) relié au dispositif, lequel récepteur est situé en surface (figure 2) ou en dessous de la surface (figure 1).
Les spécificités de la présente invention par rapport à la demande de brevet 09/02442 tiennent à ce que :
■ le moyen déployable est utilisé tel quel (sans enveloppe de protection).
■ la remontée en surface du dispositif se fait par une action (ou plusieurs actions combinées) consistant à : gonfler à l'aide d'un gaz sous pression un volume souple interne ou externe (muni d'une valve de surpression) et/ou admettre un gaz sous pression dans un ballast (12) à la place de l'eau et/ou désolidariser le moyen déployable doté d'une flottabilité positive du (ou des) moyen(s) de retenue aux ancrages sur le fond, et/ou larguer un lest qui maintient le dispositif au fond,
■ la ré immersion se fait sur commande ou action manuelle, par dégonflage des volumes souples et/ou admission d'eau dans les ballasts et/ou par largage de volumes de flottabilités et ou par re-lestage.
Selon des caractéristiques particulières, le dispositif objet de la présente invention, tel que succinctement exposé ci- dessus, peut être déployé en surface par plusieurs méthodes :
a) par un détecteur d'événement déterminé, qui en cas de détection de l'événement prédéterminé envoie automatiquement ledit signal convenu au récepteur (15) -situé en surface ou/et sous l'eau- qui automatiquement actionne le(s) système(s) de remontée en surface
b) par un opérateur distant qui envoie directement ledit signal au récepteur du dispositif qui à son tour actionne le(s) système(s) de remontée en surface ;
c) par un opérateur distant qui dispose d'une liaison matérielle directe (fil électrique ou autre moyen matériel tel qu'un tuyau souple de gonflage, un filin,...) relié au dispositif immergé et qui lui permet d'actionner directement le système de remontée en surface
d) par des combinaisons des méthodes précitées a) b) c) et d)
Les figures suivantes illustrent de façon non limitative différentes variantes de dispositifs utilisant le procédé de l'invention.
La figure 1 représente, schématiquement, un volume d'eau dans lequel est représenté, immergé au fond de l'eau, un dispositif qui est un barrage anti embarcations composé de plusieurs éléments (25) reliés entre eux par des moyens de liaisons (10). Ces éléments sont dotés d'une flottabilité positive grâce à un ballast rempli de gaz (11) et sont retenus au fond à leurs ancrages (13) par des retenues largables (61). Sur cette figure, le récepteur (15) du signal de remontée en surface (qui actionne le largage des retenues) est placé sous l'eau sur le dispositif.
La figure 2 représente, schématiquement, un volume d'eau dans lequel est représenté, un barrage anti embarcations composé de plusieurs moyens déployables à flottabilité négative (26), le ballast (12) étant rempli d'eau. Le barrage est posé sur le fond de l'eau à coté de leurs ancrages (13). Sur cette figure le récepteur (15) du système de remontée en surface est en surface, relié au système de remontée en surface du dispositif.
Les figures 3 et 4 représentent, schématiquement, un volume d'eau dans lequel sont représentés les deux moyens déployables illustrés aux figures précédentes, déployés à la surface de l'eau où ils sont maintenus en position par des orins (17) attachés à leurs ancrages (13).
Les figures 5 à 9 représentent immergés, au fond de l'eau, des dispositifs qui constituent des éléments de barrages anti navires et anti pollution.
La figure 5 représente schématiquement en immersion et en écorché, les systèmes de maintien au fond de l'eau, de remontée, de maintien en surface et de ré immersion d'un moyen déployable (25) à flottabilité positive doté de ballast rempli de gaz (11).
La figure 6 représente schématiquement en immersion et en écorché, posé au fond à côté de ses ancrages, les systèmes de remontée, de maintien en surface et de ré immersion d'un moyen déployable (26) doté d'une flottabilité négative par un ballast rempli d'eau (12).
La figure 7 représente schématiquement en immersion et en écorché, les systèmes de maintien au fond de l'eau (33, 35), de remontée (27, 28, 29, 33) de maintien en position en surface (17, 35) et de ré immersion (31, 32) d'un dispositif avec un moyen déployable (36) doté de flottabilité positive grâce à un ballast rempli de gaz (11). Il est muni d'un lest largable (35) qui sert de moyen de retenue au fond de l'eau, puis (après déploiement en surface) de moyen de maintien en position à la surface grâce à des orins (17) reliés aux ancrages (13).
La figure 8 représente schématiquement en immersion et en écorché, un moyen déployable (37) à flottabilité négative dont le système de remontée en surface est commandé par une commande à distance (14) actionnée par un opérateur distant. Ce moyen de commande (14) agit par une liaison pouvant être un fil ou un câble ou une fibre optique qui, en l'occurrence, transmet directement l'ordre de gonflage du ballast (12) au boîtier de commande (27) de la vanne d'admission (29) de la réserve de gaz comprimé (28). Ainsi par le conduit (42), le gaz comprimé est admis dans le ballast (12) ce qui a pour effet d'en chasser l'eau par l'orifice (32)
Les figures 9A, 9B et 9C représentent schématiquement, vu en coupe, un dispositif qui est un barrage souple anti pollution (flèche 41) doté d'un volume souple gonflable (39) au cours de ses différentes séquences de mise en œuvre. Sur la figure 9A, le dispositif est en immersion et le boudin (39) est dégonflé (au moins en partie). Le moyen déployable est maintenu au fond par ses ancrages (13), un boitier de largage (33) et des retenues (61). Sur la figure 9B, le volume de flottabilité (39) est en cours de gonflage et les retenues aux ancrages ont été larguées. Ceci fait remonter le barrage vers la surface tout en déroulant les orins (17). Sur la figure 9C, le barrage est déployé en surface, maintenu par son volume de flottabilité (39) qui est complément gonflé. Il est maintenu en position par ses orins (17) fixés aux ancrages (13). Son lest (38) maintient en position verticale la partie immergée et la voilure émergée (40) constitue ainsi un barrage pour une nappe d'hydrocarbure.
La figure 9D, représente, vu en perspective une partie de ce barrage anti pollution, déployé en surface.
Les figures 10 A à 10 D représentent en coupe un moyen déployable qui est un élément de barrage anti navire. Il est doté de quilles anti roulis (55) dotées des lests d'extrémité (38). Ce moyen de stabilisation peut avantageusement compléter une quille simple lestée ou un lest fixe (9) comme représenté aux figures 5, 6, 8. Pour éviter qu'en surface les éléments de barrage « roulent » dans le sens longitudinal au risque de briser les attaches (10) qui les solidarisent. La figure 10 A, représente, en coupe, le système de fonctionnement d'un élément de barrage anti embarcations (flèche 56), posé au fond de l'eau sur ses quilles anti roulis (55), à proximité de ses ancrages (13). Les volumes souples extérieurs de flottabilités (39) sont dégonflés.
La figue 10B montre schématiquement et en coupe, ce même moyen déployable (56), en cours de remontée, les volumes souples de flottabilité (39), placés à l'extérieur dans le sens longitudinal, étant en cours de gonflage. Lors de la remontée la pression de gaz à l'intérieur du volume souple est contrôlée par une valve de surpression (51)
La figure 10C le montre de la même façon rendu en surface et toujours maintenu au fond par ses orins (17) et un amortisseur de houle (85) à ses ancrages (13). Les flotteurs latéraux externes (39) sont cette fois complètement gonflés.
La figure 10D montre cette fois, en perspective, cet élément de barrage anti navire. On y voit les deux flotteurs latéraux (39) qui ont une forme de boudins placés sous les appendices (54). Les quilles anti roulis (55) sont représentées ici avec des évidements.
Les figurent 11 et 12 illustrent en perspective un autre moyen déployable qui constitue un barrage anti pollution adapté à un autre type de mise en œuvre.
La figure 11 montre (pour partie en coupe et pour partie en perspective) une portion de barrage souple anti-pollution (flèche 62), équipé de flotteurs rigides (57) et déployé au fond de l'eau en position d'attente, maintenu au dessus de ses ancrages (13) par des retenues (61) qui peuvent être dissociées par le boîtier de largage (27).
La figure 12 montre (en perspective et en trois dimensions) le même barrage anti pollution (flèche 62) déployé cette fois en surface et maintenu pas ses orins (17) au dessus de ses ancrages (13).
La figures 13, montre un dispositif (flèche 65) constitué d'un filet piège à hélices (66) en mailles métalliques (ou en textiles ou en matières synthétiques éventuellement renforcés de filins métalliques), doté de flotteurs (57), et qui est maintenu en position sous la surface de l'eau par des retenues (61) largables par un boîtier (27) fixées aux ancrages (13).
La figure 14, montre en trois dimensions et en perspective, le même filet (66) -libéré cette fois par largage de ses retenues (61)- et déployé horizontalement à la surface de l'eau, soutenu par ses propres flotteurs (57) et tenu en position par des orins (17) fixés aux ancrages (13).
La figure 15, montre en perspective, après son déploiement en surface, une variante de dispositif rigide anti navires (flèche 65), du genre de ceux illustrés sur les figures 3 et 4 mais combiné cette fois avec différents équipements : filet flottant (66) et/ou des lanières ou cordages flottants (67) pour servir aussi de pièges pour les turbines des hydro jets. La figure 16, illustre un autre dispositif représenté au fond : le moyen déployable (flèche 68) est constitué de lanières ou cordages flottants (67) fixés à des raidisseurs flottants rigides (69) destinés à les maintenir déployés en longueur. Le dispositif est représenté maintenu au fond par des retenues (61) solidarisés aux ancrages (13) par des boîtiers de largage (27). Le système de commande de remontée en surface est représenté ici avec un récepteur (15) relié à plusieurs boîtiers de largage (27) des retenues (61). Le récepteur (15) pouvant être remplacé par une commande directe des boîtiers de largage (27) par un opérateur distant. Par ailleurs, les boîtiers de largage (27) peuvent être dotés de leurs propres récepteurs individuels. La figure 17 montre un volume d'eau en trois dimensions à la surface duquel est déployé le moyen d'actions anti navires (flèche 68) dessiné en figure 16. Il est maintenu en position en surface par ses orins (17) qui après largage des retenues (61) maintiennent le barrage au dessus de ses ancrages (13).
La figure 18, montre le même genre de dispositif, dans un volume d'eau en trois dimensions. Le moyen d'actions est cette fois constitué d'un ensemble composé d'un filet (66) et lanières et/ou cordages flottants (67). Tel que représenté, il a été largué du fond mais au lieu d'être déployé totalement en surface, la longueur des orins a été calculée pour retenir une partie du filet (66) en position verticale sous la surface, l'autre partie est en surface déployée à l'horizontale soutenue par les flotteurs (57).
La figure 19 et 20 montre de façon schématisée dans une coupe d'eau un dispositif composé d'un moyen déployable qui est un câble ou un cordage (70) équipé de flotteurs (57) qui lui confère une flottabilité positive.
Sur la figure 19, il est immergé en position de veille. Il est retenu au fond, tendu entre les ancrages (13) par des retenues (61) solidarisée à ceux-ci par des boîtiers (27) reliés au récepteur.
Sur la figure 20, le câble a été largué, il est en surface, maintenu en par ses flotteurs (57) et maintenu en position par ses orins (17) fixés aux ancrages (13). La moyen déployable ici représenté peut soit être un « brin d'arrêt » pour des embarcations soit une ligne de marquage de zone.
La figure 21 montre vue de dessus, en perspective et en trois dimensions, un moyen déployable anti embarcations (à hélices et hydrojets), maintenu en position par ses orins (17) au dessus de ses ancrages (13). Ce moyen d'actions est une nappe flottante (71) en fibres ou en matière synthétique sur laquelle sont cousues des rangées de lanières ou cordages flottants (67). La nappe est maintenue déployée dans le sens de la longueur par des raidisseurs flottants (69) reliés entre eux par des bras de liaisons (10). La flottabilité de la nappe est obtenue soit par des petits flotteurs incorporés ou rapportés. Un treillis de lanières cousues, collées ou incorporées (73) peut renforcer la solidité de la nappe comme illustré à la figure 23.
La figure 22 montre un exemple de montage de flotteurs (57) incorporés dans un grillage ou treillis métallique (72) utilisé (comme illustré aux figures 13 et 14) comme moyen d'actions contre les navires à hélices.
La figure 23 illustre en perspective un moyen d'actions constitué d'une nappe (71) dotée de sa propre flottabilité et renforcée d'un treillis (73) sur lequel sont fixées des lanières ou cordages flottants (67). Elle est maintenue tendue dans le sens frontal des raidisseurs flottants (69) -reliés entre eux par des liaisons (10) pour faire un barrage continu- et qui sont reliés aux orins (17).
La figure 24 illustre un exemple d'intégration d'un flotteur interne (73) ou externe (57) à un équipement (74) cordage, sangle ou maille de treillis pour assurer sa flottabilité. Un flotteur en fuseau (73), rigide de préférence, intégré entre les fibres ou les films superposés d'une nappe est bon moyen pour assurer sa flottabilité.
La figure 25 représente sous l'eau des éléments de barrages au dessus de trois ancrages (13) avec leurs retenues (61) et leurs boîtiers (27) de largage des retenues aux ancrages. Les boîtiers (27) sont reliés à une ligne principale de commande (58) qui peut être connectée à plusieurs sources de signaux de commande de déploiement :
- l'une étant un récepteur (15) radioélectrique et/ou acoustique adapté à recevoir le signal de déploiement du moyen d'actions directement d'un opérateur distant au moyen d'un émetteur de signaux radioélectriques (13) ou acoustiques (5),
l'autre étant une commande distante (14) actionnée directement par un opérateur distant, la troisième étant un détecteur d'événements (7) qui -en cas d'occurrence d'un événement prédéterminé justifiant le déploiement du moyen d'action- envoie le signal de déploiement convenu au récepteur (15) lequel est pré réglé pour l'identifier et déclencher automatiquement le processus de déploiement du moyen d'actions.
D'autres avantages, buts et caractéristiques de la présente invention ressortent de la description qui suit dans un but explicatif et nullement limitatif.
La remonté en surface des dispositifs de l'invention peut s'opérer de plusieurs façons:
- a) par désolidarisation (largage ou décrochage) des retenues (61) aux points d'ancrages (exemples aux figures 1, 3, 5, 9, 11, 13, 16, 19)
- b) par délestage (exemple à la figure 7)
- c) par augmentation du volume d'eau déplacé par le gonflage d'un volume de flottabilité externe (exemples aux figures 10) et/ou interne (exemples aux figures 9),
- d) par introduction d'air dans des ballasts (exemples aux figures 6 et 8),
- e) par combinaisons des solutions a), b), c), d).
La description qui suit précise le fonctionnement des diverses solutions de déploiement évoquées dans les divers cas : ► Dans le cas a) illustré aux figures 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 16, 19, en position d'attente sur le fond, les éléments déployables représentés ont une flottabilité positive et sont maintenus sur le fond de l'eau par des retenues (61) aux ancrages dont le largage par des systèmes commandés (27 et/ou 33) permet la remontée en surface.
La figure 5, montre en écorché un élément de barrage anti navires à flottabilité positive, immergeable et équipé d'un moyen de largage (33) des retenues (61) au fond de l'eau lequel est commandé à distance. Comme représenté aux figures 1 et 3 à la réception d'un signal convenu, le récepteur (15) - qui peut être placé en surface comme à la figure 2 ou au fond comme à la figure 1 - transmet un ordre au système de commande de remontée en surface (27). A son tour, celui-ci commande aux boîtiers (33) de larguer les retenues (61) qui maintenaient jusqu'alors le dispositif captif au fond de l'eau sur ses ancrages (13). Libéré de ces retenues, le moyen déployable remonte alors en surface par sa propre flottabilité en délovant les orins (17). Ceux-ci, équipés d'amortisseurs de houle (85), le maintiennent en position à l'emplacement voulu à la surface de l'eau. Les différents éléments constitutifs du barrage remontent simultanément. Le système de largage (15, 27, 33) peut être remplacé par un seul boîtier de largage (27) sur chaque retenue (61) comme illustré aux figures 16 et 19. Ce boîtier pouvant soit être commandé par un ou plusieurs récepteurs (15) soit commandé directement par une liaison (48) avec un opérateur distant.
Sur les figures 11 et 12, le dispositif à flottabilité positive représenté a pour moyen déployable un barrage anti pollution immergeable (flèche 62) équipé de flotteurs rigides (57) enveloppées dans une toile (60) qui, munie de raidisseurs internes (63) et d'un lest souple (38) maintenu dans un fourreau (59) en partie inférieure, constitue un barrage vertical semi rigide avec une partie immergée et une autre émergée. Le dispositif lorsqu'il est disposé au fond de l'eau, en situation de veille (figure 11), est maintenu aux ancrages (13) par des retenues (61). A la réception du signal convenu, le récepteur (15) ou l'opérateur distant commande aux systèmes de remontée en surface (27) de dissocier la partie des lignes de retenue (61) solidaire des ancrages (13) ce qui a pour effet de libérer le barrage qui remonte de lui-même en surface où il reste maintenu au dessus de ses ancrages (13) par des orins (17). Ce dispositif est une variante du barrage (flèche 41), illustré aux figures 9A, 9B, 9C et 9D, les bouées rigides (57) étant remplacées dans ce cas par un boudin gonflable (39).
Sur les figures 13 et 14, le dispositif (flèche 65) représenté est un filet ou treillis (66) métallique, en autres matériaux de synthèse ou en textile, équipé de flotteurs (57) de façon à être maintenu verticalement sous l'eau et horizontalement en surface. En position de veille, il est au fond (figure 13) maintenu par des retenues largables (61) attachées aux ancrages (13). Au signal de largage des retenues (61), transmis aux boîtiers (27), par un récepteur (15) ou par une liaison directe avec un opérateur distant, le filet remonte à la surface restant relié à ses ancrages (13) par ses propres orins qui le maintiennent à l'emplacement voulu en surface. Porté par ses flotteurs (57), il se déploie alors à l'horizontale à la surface de l'eau constituant un piège à hélices redoutable pour celles qui essaieraient de le franchir. Le filet (66) peut être complété par des cordages ou des lanières flottantes (67) qui constituent un double un piège, d'une part, pour les hélices et, d'autre part, pour les turbines des hydrojets. Les flotteurs des filets, treillis, lanières et cordages flottants peuvent être fixés (57) ou intégrés à la structure (73) (voir les exemples des figures 22 et 24).
Les filets ou treillis flottants comme piège à hélices (flèche 65) peuvent renforcer aussi l'efficacité d'un barrage anti navires. Dans ce cas, au lieu de le fixer aux ancrages comme illustré à la figure 13, il suffit de les fixer au barrage avec lequel ils se déploient. La figure 15 illustre cette variante avec un barrage rigide (25 ou 26) représenté en surface, doublé d'un filet (66) - éventuellement complété par des lanières ou cordages flottants (67), déployé horizontalement en surface. Le barrage rigide (25, 26, 36, 37, 56) peut être remplacé par un simple boudin gonflable ou un flotteur rigide (69/ illustré à la fig.16).
La figure 16 montre un dispositif immergé (flèche 68) constitué de flotteurs gonflables ou rigide (69) auxquels sont fixées des lanières ou cordages flottants (67). Au signal de largage des retenues (61), transmis par le récepteur(15) ou un opérateur distant au boîtier de largage (27) des retenues (61) aux ancrages (13), l'ensemble du moyen déployable (flèche 68) remonte à la surface en délovant les orins (17) fixés aux ancrages (13).
La figure 17 montre un dispositif constitué de filets flottants (66) et/ou des lanières ou cordages flottants (67) déployés horizontalement en surface. Le flotteur (69) agit comme raidisseur pour maintenir le moyen d'actions déployé sur sa longueur en surface. Ces flotteurs sont reliés entre eux par des liaisons (10) ce qui permet de constituer un barrage continu. Les orins (17) le maintiennent au dessus de ses ancrages (13). Le moyen déployable se positionne dans le sens du courant.
La figure 18, montre une autre variante de dispositif, dans un volume d'eau représenté en trois dimensions. Le moyen d'actions a été largué du fond mais au lieu d'être en totalité surface, la hauteur des orins a été intentionnellement calculée pour retenir verticalement sous l'eau une partie du filet (66) et/ou des lanières ou cordages flottants (67) l'autre partie en surface étant déployée à l'horizontale soutenue par ses flotteurs (57). Le flotteur rigide (69) sert de raidisseurs de la partie longitudinale du dispositif immergé. Une autre technique permet d'obtenir le même effet sans jouer sur la longueur des orins, elle consiste à doter le filet et ou les lanières ou cordages de flottabilité que sur une partie de leur longueur, ainsi l'autre partie restera immergée.
La figure 19 montrent au fond (surface hachurée), puis figure 20, déployé en surface, une autre variante de moyen déployable constitué par une ligne de câbles ou cordages synthétiques (70) dotés de flotteurs (57) qui peut être utilisée comme brin d'arrêt ou comme ligne de marquage/balisage de zone. Cette ligne (70) peut être renforcée par des filets (66), lanières et/ou cordages (67) ou nappes (71) flottants pour renforcer les capacités d'arrêts anti navires.
La figure 21 montre vue de dessus, en perspective et en trois dimensions, un moyen déployable anti navires (à hélices et hydrojets), déployé en surface, maintenu en position par ses orins (17) au dessus de ses ancrages (13). Le moyen d'actions est une nappe flottante (71) en fibres ou en matière synthétique (bâche en nylon par exemple) sur laquelle sont fixées des rangées de lanières ou cordages flottants (67) de façon à être aspiré plus facilement avec la nappe par une turbine à hydrojets ou par une hélice. La nappe peut être rendue flottante par des flotteurs incorporés (du genre plastiques à bulles d'emballages) ou par des flotteurs rapportés. La trame de la nappe peut être renforcée par un filet ou un treillis en textiles ou autres matériaux synthétiques.
► Dans le cas b). est décrit une solution de déploiement du moyen d'actions par délestage, illustré à la figure 7 :
En position d'attente sur le fond, dans une première configuration, le moyen déployable (36) est doté d'un ballast à flottabilité positive (11) et d'un lest largable (35). L'ensemble du dispositif (36+35) a une flottabilité négative, ce qui est le cas en position d'attente sur le fond de l'eau. Avec cette solution, la remontée en surface se fait en larguant le lest (ou de la grenaille ou autre objet pesant) selon le même procédé que celui décrit précédemment (figure 5). Si le ballast est en partie rempli d'eau et qu'il faille augmenter la flottabilité, le dispositif de gonflage (27, 28, 29) peut y pourvoir.
► Dans le cas c). le déploiement du moyen d'actions se fait par augmentation du volume d'eau déplacé en gonflant un volume de flottabilité externe (exemples aux figures 10) et/ou interne (exemples aux figures 9). Les figures 9 et 10, montrent en position d'attente sur le fond de l'eau, des moyens d'actions (flèches 41 et 56) qui ont une flottabilité insuffisante pour pouvoir remonter par eux-mêmes. Leur flottabilité peut être légèrement positive (figure 9), neutre ou même négative (figure 10). Dans cette configuration, le procédé consiste à doter les moyens déployables d'une flottabilité additionnelle afin de pouvoir les remonter rapidement et les maintenir en surface. Cette flottabilité additionnelle est apportée par gonflage d'un volume souple, interne (figure 9, par exemple) ou externe (figure 10, par ex.)
Dans un premier cas (figure 10), le dispositif est posé sur le fond de l'eau sur deux quilles anti roulis (55) munies chacune de lests (38) de façon à maintenir le dispositif vertical lors de la remontée et stable en roulis en surface. Sur la figure 10 A, est schématisé le système de remonté en surface qui fonctionne comme suit :
A la réception du signal convenu pour déployer le moyen d'actions, le récepteur (5) actionne le boîtier de commande de remontée en surface (27) lequel à son tour actionne l'admission d'air comprimée (29) d'une réserve (28) qui par deux conduits (42) admettent le gaz comprimé dans deux volumes souples (39) qui se gonflent alors. Lorsque le volume d'eau déplacé est suffisant pour compenser son poids, le moyen déployable (ici l'élément de barrage) commence sa remontée comme illustré sur la figure 10B. Au cours de la remontée une vanne de surpression (51) contrôle la pression intérieure du volume de flottabilité externe (39). En surface (figure 10C), ces volumes de flottabilité longitudinaux maintiennent le barrage anti navires qui reste positionné au dessus de ses ancrages par des orins (17) munis d'amortisseurs de houle (85). En cas de tentative de franchissement par un navire ou un drone lancé à grande vitesse, les appendices (54) et éventuellement d'autres moyens actifs (pyrotechniques) et/ou passifs (tels que des franges de filets (66) et/ou des cordages ou lanières flottantes (67) des nappes anti hélices (71/ fig. 21 & 23), maintenus en surface à l'horizontale par des flotteurs, peuvent augmenter le pouvoir d'arrêt du dispositif (cf.fig. 15). Dans un second cas, illustré aux figures 9A à 9D, le dispositif représenté a pour moyen d'actions un barrage anti pollution qui se déploie en surface par gonflage d'un volume souple qui, à la différence du cas précédent, est interne. Sur la figure 9A, est représenté en coupe un barrage anti pollution (flèche 41), immergé et maintenu au fond sur ses ancrages par des retenues largables (61). Dans cette situation, même après largage du barrage anti pollution (flèche 41), le boudin gonflable interne (39) n'est pas suffisamment gonflé pour permettre au barrage de déployer rapidement et correctement son moyen d'actions en surface (même s'il est doté d'une flottabilité légèrement positive pour le maintenir en position de veille au dessus de ses ancrages, comme représenté à la figure 9A). Ainsi, en position de veille, (figure 9 A), le barrage immergé est maintenu au dessus de ses ancrages par des retenues (61) qui peuvent être dissociées des ancrages (13) par l'action du boîtier de commande de remontée en surface (33). Le boudin gonflable (39) dispose d'un orifice (42) relié par un tuyau (43) à une réserve de gaz sous pression (28) qui en l'occurrence est à terre. La réserve de gaz sous pression (28) est soit intégrée au dispositif, soit placée à proximité soit placée à distance (à terre par exemple) reliée par un tuyau (43) d'alimentation au moyen de flottabilité gonflable (39).
La commande (14) d'admission des gaz sous pression dans le tuyau de gonflage (43) est actionnée par un opérateur distant. Ainsi, sur détection visuelle d'une nappe d'hydrocarbure, le barrage anti pollution (flèche 41) peut être déployé immédiatement en surface (figure 9D).
Une autre solution, applicable (non illustrée) à ce moyen déployable, serait que l'opérateur distant d'envoie le signal convenu à un récepteur (15) pour commander un dispositif de gonflage identique à celui représenté à la figure 6 auquel il faut associer le fonctionnement du boîtier de largage (33) des retenues (61) aux ancrages (13).
Une autre solution applicable également étant que l'opérateur distant agisse directement sur le boîtier d'admission des gaz comprimés (29) en utilisant un dispositif de remontée identique à celui représenté à la figure 8 avec la bouteille de gaz comprimé (28) se trouvant alors proximité du boudin gonflable (39), reliée à l'orifice de gonflage (42) par le tuyau soupe (43) suffisamment long pour que la bouteille (28) reste au fond quand le moyen déployable est en surface, la vanne d'admission (29) étant fermée en position de veille. Cette vanne d'admission, à ouverture télécommandée, étant par ailleurs reliée au boîtier de commande (14) de l'opérateur distant par un moyen transmission de l'ordre d'ouverture de la vanne d'admission. Ainsi sur détection d'une nappe d'hydrocarbure, le déploiement du barrage anti pollution peut être commandé à tout moment par l'opérateur distant en en envoyant directement le signal d'ouverture de la vanne (29).
Dans tous les cas, simultanément avec la commande de gonflage, le moyen de retenue (61) doit être largué par le boîtier (33) pour permettre au moyen d'actions de remonter, tout en restant solidaire de ses ancrages par les orins (17). Par ailleurs, une vanne de surpression (51) contrôle la pression interne des flotteurs souples lors de la remontée. Des vannes de dégonflage (31) permettent de ré immerger rapidement et à la demande le moyen d'actions.
► Dans le cas d). le déploiement du moyen d'action se fait introduction d'air dans des ballasts comme illustré par les figures 6 et 8.
En position d'attente sur le fond, le moyen d'actions a une flottabilité négative ou insuffisamment positive pour se déployer correctement par lui même. Son déploiement rapide en surface se fait alors en admettant un gaz sous pression qui en chassant l'eau d'un ballast crée une flottabilité positive.
Dans la configuration illustrée à la figure 6, à la réception du signal convenu le récepteur (15) actionne le système de remontée en surface (27) lequel ouvre l'admission (29) de gaz comprimé en provenance de la réserve (28) ce qui chasse alors l'eau du ballast intérieur (12) par un orifice de vidange (32) situé en partie inférieure. Ce procédé peut se suffire à lui seul sans largage de lest, quoique les deux procédés puissent être associés.
Dans la configuration illustrée à la figure 8, le fonctionnement est le même à la différence que la commande du système de remontée est faite par un opérateur distant qui utilise une liaison matérielle (48) par fil, câble, tuyau souple, ou fibre optique par laquelle il envoie directement le signal de fonctionnement au dispositif de commande de remontée (27). Dans une autre variante (non illustrée), le gonflage du ballast se fait directement par un opérateur distant qui dispose à terre d'une réserve de gaz comprimé reliée au ballast par un tuyau souple et dont il actionne l'admission par une vanne d'admission de gaz sous pression, située à terre.
► Dans le cas e) la solution de remontée en surface fait appel à une combinaison des procédés décrits dans les cas a), b), c), d). En position d'attente, le système d'action a une flottabilité positive (de préférence) et utilise une combinaison des solutions décrites précédemment C'est ainsi qu'un dispositif peut associer le largage d'un lest et le gonflage d'une réserve d'air.
Dans la plupart des cas, le dispositif est ré immergeable après sa mise en surface par un dispositif de purge d'air (31) des ballasts (11,12) et/ou des volumes souples (39) internes (et/ou externes et, si besoin, par admission d'eau par l'orifice (32) si le ballast (12) est gonflé par le moyen volume souple). Pour ré immerger les dispositifs (25, 26, 36, 37) il suffit soit de transmettre au boîtier de commande d'immersion (27) le signal qui ouvre la purge (31) et, si besoin, l'orifice de vidange (32), soit de détruire (sabordage), de larguer ou de dégonfler le moyen de flottabilité principal. Le dispositif peut aussi être muni d'un moyen qui le neutralise au bout d'une durée déterminée, en le ré immergeant automatiquement au terme de cette durée.
Par ailleurs, le système de commande de remontée en surface peut être mis en sommeil ou en éveil. La mise en sommeil a pour fonction de neutraliser le fonctionnement du système (27) de commande de remontée en surface, ce qui peut être important pour éviter tout risque de disfonctionnement lorsque ces dispositifs sont immergés en permanence dans des zones de trafic.
Tous ces dispositifs de protection peuvent être déployés en rideaux successifs ce qui, en matière de protection contre les menaces, offre une palette de solutions successives, voire progressive, variées, et ajustables à chaque type de menaces ou de risques.
Ce type de barrage peut être pré-positionné, par exemple, autour d'une zone de mouillage fixe, devant l'entrée d'un port, d'une darse, autour d'un terminal de (déchargement de produits pétroliers, devant un point (ou une zone) dit(e) sensible à divers points de vue (sécurité, sûreté, protection de l'environnement, des cultures piscicoles, ostréicoles, le marquage de repaires ponctuels...).
Le procédé n'est qu'en partie similaire à celui du dispositif objet de la demande de brevet déposée par le même inventeur le 20 mai 2009 à ΓΓΝΡΙ Paris et enregistré sous le numéro 09/02442. La différence tient en autres à ce qu'il n'y a pas de phase d'ouverture d'une enveloppe pour libérer un moyen déployable.
Parmi les nouveaux moyens d'actions décrits dans la présente invention, certains (70, 71, 66) peuvent être déployés par les deux procédés celui utilisant une enveloppe immergée (dépôt Γ ΡΙ 09/02442) et celui qui fait l'objet du présent dépôt.
Pour les stabiliser en roulis lorsqu'ils sont déployés en surface, les moyens déployables rigides tels que les barrages anti navires sont avantageusement équipés de moyens de stabilisation -quilles ou fausses quilles (9), lests externes (38) ou internes- qui peuvent également être remplacés ou complétés par des quilles anti roulis (55, fig. 10) disposés de façon à pouvoir également les empêcher de rouler sur eux-mêmes sous l'action du courant lorsqu'ils sont posés sur le fond (voir fig. 10A). Les quilles, fausses quilles et quilles anti roulis peuvent avantageusement être complétées ou remplacées par des lests (38).
De façon similaire les deux dispositifs (avec ou sans enveloppe de protection) peuvent être ré immergés, mis en sommeil ou en veille, être équipés des mêmes moyens actifs et passifs tels que décrit dans la demande 09/02442. Par ailleurs, dans un cas comme dans l'autre, le système de largage des retenues (61) aux ancrages (13) des moyens déployables à partir du fond de l'eau peut se faire par des dispositifs pyrotechniques (tels que la rupture des attaches par micro charges explosives), pneumatiques (tels l'ouverture pneumatique du boîtier de largage (33, 27) associé au gonflage des moyens de flottabilité), mécaniques (tels la traction et/ou le relâchement pour actionner le dispositif du boîtier de largage), chimiques (tels des réactions de deux produits mis en contact pour produire un effet), électriques (tels l'ouverture/fenneture d'électro vannes, la mise de feu d'une chaîne pyrotechnique).
Le système de commande de remontée en surface est représenté aux figures 11, 13 et 19 avec un récepteur (15) en surface ou immergé qui peut être relié à plusieurs boîtiers de largage (27) des retenues (61) aux ancrages. Ce récepteur (15) peut être remplacé par une commande directe (14) des boîtiers de largage (27) par un opérateur distant utilisant un moyen de transmission (43, 48, 58) pour le largage (et éventuellement de gonflage du moyen déployable (26). Le signal de remontée peut aussi être communiqué au récepteur (15) soit par un détecteur d'événements prédéterminés (7) soit par un émetteur d'un signal approprié (13) actionné par un opérateur distant Ces trois solutions peuvent être adoptées ensemble telles que représenté à la figure 25. Une, voire deux, d'entre elles peuvent néanmoins suffire. Le moyen de commander directement le déploiement du moyen d'actions par un opérateur distant disposant d'une commande directe est illustré aussi à la figure 8. Sur ce schéma, la commande (14) actionne directement à distance la commande (27) de la vanne d'admission (29) qui introduit le gaz comprimé dans le ballast (12) et, accessoirement, le fonctionnement de la purge (31) et de l'orifice de vidange d'eau (32).
La réserve de gaz sous pression (28) est soit intégrée à l'intérieur (figure 10) ou à l'extérieur du moyen déployable (figures 5 à 8), soit placée à proximité soit encore placée à distance (à terre par exemple) reliée par un tuyau (43) d'alimentation au(x) volume(s) gonflableis) (11, 12, 39)
Sur le montage présenté en figure 9, il peut directement gonfler à distance le barrage anti pollution par une vanne de commande (14) à terre (par exemple) qui admet directement l'air comprimé par un tuyau souple jusqu'à l'orifice de gonflage (42) des volumes de flottabilité (39). La source de gaz comprimé étant dans ce cas non plus en aval de la commande (figure 8) mais en amont (figure 9). Tous ces montages peuvent être appliqués aux autres dispositifs disposant de ballasts ou de volumes gonflables souples (internes ou externes)
Par ailleurs, les boîtiers de largage (27) peuvent être dotés ou intégrer leur propre récepteur individuel. Les récepteurs (15), selon leur localisation (en surface ou en immersion) sont adaptés à recevoir des signaux radio électriques et/ou des signaux acoustiques.
En protection contre les menaces que présentent les vedettes et drones de surface lancés à grande vitesse, pour améliorer le pouvoir d'arrêt de la structure rigides des moyens dépliable, elle peut être équipée d'appendices saillantes (54) et peut être renforcée de franges de filets (66) en textiles ou métalliques, de brins d'arrêt souples (70), de longs cordages et/ou lanières flottantes (67) ou de cordages synthétiques pour bloquer les turbines des propulseurs à hydrojets.
Les moyens d'actions contre navires et autres embarcations de surface, utilisables comme pièges à hélices et/ou à turbines de propulseurs à hydrojets, peuvent être constitués, en totalité ou en partie, de filets (flèche 65), lanières ou cordages (67), câbles (70), treillis ou grillages (66), nappes (71) en fibres ou en matières synthétiques, les matériaux non métalliques pouvant être renforcés de filins ou fibres métalliques ou synthétiques, les matériaux non flottants par eux-mêmes étant munis de flotteurs pour les maintenir, au moins en partie, en surface.
Les dispositifs décrits sont susceptibles de nombreuses applications industrielles qui peuvent être à usages militaires (Défense de zone) ou civils (protection), publiques (collectivités et services publics) ou privées (usages professionnels tels que la pèche, la recherche, le marquage de zone, la protection des sites aquacoles, environnements et zones d'activités sensibles).
Dans ses applications de protection, il peut être développé pour la protection des plans d'eau et des installations portuaires qui selon les instructions du code ISPS (acronyme de « International Ship and Port Security » pour sécurité internationale des navires et ports) doivent être protégés, dès le temps de paix, contre les menaces d'actions terroristes, en particulier.
Outre les applications à des fins de protection contre les menaces et les risques civils (environnementaux), le procédé peut s'appliquer à la pèche (récupération d'engins immergés dans des zones de trafic), les activités scientifiques (récupération d'appareil de mesure) ou sportives (délimitation ponctuelle de zone d'activité nautique)
Le procédé objet de la présente invention comporte au moins les quatre étapes suivantes :
■ immersion du dispositif,
■ réception d'un ordre approprié à déployer le(s) moyen(s) d'actions,
■ remontée en surface du (des) moyen(s) d'actions par utilisation de la poussée d'Archimède,
■ maintien en surface pour une durée déterminée d'au moins une partie du (ou des) moyen(s) d'actions qui reste(nt) relié(s) au fond par des orins (17) attachés à des ancrages (13)
et en option :
■ la ré-immersion et le reconditionnement du moyen d'actions.
Next Patent: REMOVABLE BAG AND METHOD FOR ATTACHING SUCH A BAG
