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Title:
SUSPENDED HEEL-PIECE FOR THE SAFETY BINDING OF A SKI
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2000/069532
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a safety binding for a ski boot. The safety binding comprises a jaw (6, 7) which is joined to the ski (2) by means of a first hinged connection (11) with two curved side arms (9, 10) which are hinged in relation to the ski around an axis of rotation (12). The binding is characterized in that the hinged axis (11) is located at the end of the upper branch (9', 10') of the curved side arms in such a way that the jaw (6', 7') is suspended in a downward position in relation to said axis (11) and elastic means (8) are disposed underneath the hinged axis (11).

Inventors:
Bressand, René (870 route de la Côte Saint-Jorioz, F-74410, FR)
Application Number:
PCT/FR2000/001248
Publication Date:
November 23, 2000
Filing Date:
May 10, 2000
Export Citation:
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Assignee:
SALOMON S.A. (Lieudit La Ravoire Metz-Tessy, F-74370, FR)
Bressand, René (870 route de la Côte Saint-Jorioz, F-74410, FR)
International Classes:
A63C9/00; A63C9/084; A63C9/085; (IPC1-7): A63C9/084
Foreign References:
EP0508241A11992-10-14
FR2598934A11987-11-27
FR2368973A11978-05-26
FR2299883A11976-09-03
US2502019A1950-03-28
FR2598934A11987-11-27
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Claims:
REVENDICATIONS
1. 1) Fixation de sécurité d'une chaussure à un ski ou autre planche de glisse 2 destinée à retenir une extrémité de la dite chaussure contre le ski comprenant : un corps mobile 7 dans un plan vertical et longitudinal par rapport au ski, le dit corps comportant une mâchoire 6 propre à retenir l'extrémité de la dite chaussure et étant relié au ski par deux bras coudés latéraux 9,10 au moyen d'un premier axe d'articulation 11 transversal au ski situé à l'extrémité de la branche supérieure orientée vers le haut des dits bras coudés et d'un second axe d'articulation 12 transversal au ski coopérant de manière solidaire avec ce dernier à proximité de l'extrémité de la chaussure sous le niveau de la semelle et avec l'extrémité antérieure de la branche inférieure des dits bras coudés, des moyens élastiques 8 destinés à rappeler la mâchoire 6,7 en direction de la surface du ski, les dits moyens élastiques étant logés dans le corps de la mâchoire, caractérisée en ce que la liaison du corps de la mâchoire 6,7 avec chacun des deux bras coudés 9,10 est constituée par un pivot de guidage 11'coopérant avec une rampe de guidage 19 l'un étant aménagé en regard de l'autre sur l'un ou l'autre du dit corps de la mâchoire 6,7 ou de chacun des dits bras coudés latéraux 9,10 tandis que le dit pivot de guidage 11' constitue également l'axe d'articulation 11 d'un levier de manoeuvre 15 dont l'une des extrémités coopère avec le corps de la mâchoire par un autre axe de liaison 16, et que les moyens d'énergie élastiques 8 sont disposés sous cet axe d'articulation 11, et en ce que chacune des parois latérales de la mâchoire 6,7 coopère avec le bras coudé latéral 9,10 qui lui correspond, par l'intermédiaire d'une seconde rampe dite de dégagement 23 avec un ergot de dégagement 24, l'un étant respectivement aménagé en regard de l'autre sur l'une ou l'autre de la dite paroi de la mâchoire ou du dit bras coudé latéral et en ce que le dit ergot 24 est disposé sous 1'axe d'articulation 11 du levier de manoeuvre 15 dont l'autre extrémité de ce dernier soumise à une poussée vers le bas provoque le dégagement vers le haut de la mâchoire.
2. Fixation de sécurité selon la revendication 1 caractérisée en ce que dans la position chaussée de la chaussure dans la fixation, la rampe de guidage 19 du corps de la mâchoire 6,7 est inclinée selon une direction orientée de l'avant vers l'arrière du ski et vers le haut par rapport au plan du dit ski.
3. Fixation de sécurité selon la revendication 1 caractérisée en ce que les moyens d'énergie élastiques 8 sont constitués par au moins un ressort de compression dont l'axe de compression est perpendiculaire à l'axe d'articulation 11 du levier de manoeuvre 15 et incliné selon une direction orientée de l'avant vers l'arrière du ski et vers le haut par rapport au plan du ski.
4. Fixation de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisée en ce que les moyens d'énergie élastiques 8 sont constitués par deux ressorts 34 et 35 de compression de caractéristiques différentes montés en série, partiellement l'un dans l'autre.
5. Fixation de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisée en ce que la rampe de dégagement est constituée de deux portions sensiblement longitudinales formant un angle entre elles dont le sommet est dirigé vers l'avant du ski.
6. Fixation de sécurité selon la revendication 5 caractérisée en ce que l'une des portions de la rampe de dégagement est une portion sensiblement rectiligne, appelée rampe de retrait, orientée parallèlement à la rampe de guidage 19, et l'autre portion de rampe de dégagement est une portion courbe, appelée rampe d'échappement 26, orientée vers l'arrière de la mâchoire 6,7.
7. Fixation de sécurité selon la revendication 6 caractérisée en ce que la courbe de la rampe d'échappement 26 est centrée en un point voisin et en avant de l'axe d'articulation 11 du levier de manoeuvre.
8. Fixation de sécurité selon lune quelconque des revendications 1 à 7 caractérisée en ce que la rampe de guidage 19 est aménagée dans chacune des parois latérales de la mâchoire 6,7 et coopère avec un pivot de guidage 11' solidaire de chacun des dits bras coudés latéraux 9,10.
9. Fixation de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisée en ce que la rampe de guidage 19 est aménagée dans chacune des parois latérales de la mâchoire 6,7 et coopère avec un pivot de guidage 11' mobile en translation dans le corps de mâchoire sous l'effet du ressort de compression 8 et mobile en rotation par rapport à chacun des bras coudés latéraux 9,10.
10. Fixation de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à 9 caractérisée en ce que la rampe de dégagement 23 est aménagée dans chacune des parois latérales de la zone inférieure de la mâchoire 6,7 et coopère avec un ergot de dégagement 24 solidaire de chacun des dits bras coudés latéraux 9,10.
11. Fixation de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 caractérisée en ce que le profil des branches inférieures 9", 10"des bras coudés latéraux situé en regard de la surface du ski comporte un point d'inflexion 51 localisé approximativement à l'aplomb de la pédale de chaussage 33 de la mâchoire 6,7, à partir duquel il s'étend selon une portion rectiligne 100 qui forme un angle A avec le plan du ski.
12. Fixation de sécurité selon la revendication 11 caractérisée en ce que dans la position de la fixation chaussée par l'utilisateur, le profil des branches inférieures 9", 10"des bras coudés latéraux forme un angle B pour la portion de la branche antérieure 99 de la branche inférieure 9", 10"s'étendant jusqu'au point d'inflexion 51.
13. Fixation de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 caractérisée en ce que l'axe d'articulation 12 des dits bras coudés 9,10 sur le ski est réglable en translation par rapport au dit ski.
14. Fixation de sécurité selon la revendication 13 caractérisée en ce que les moyens de réglage en translation 48 et 53 de l'axe d'articulation sont logés dans une platine 13 de forme générale en U mobile en translation par rapport au ski et dont la largeur est égale à l'espace laissé libre entre chacun des dits bras coudés latéraux 9,10.
15. Fixation de sécurité selon la revendication 14 caractérisée en ce que l'arrière de la platine comporte un dispositif de stabilisation élastique 37 des bras coudés 9,10 par rapport au plan du ski, constitué d'un piston élastique 38 à deux embouts 39 coopérant chacun avec une cuvette de positionnement 41 aménagée au bas de chacun des bras coudés latéraux 9,10.
16. Fixation de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à 15 caractérisée en ce que la platine 13 reçoit également un couvercle reposepied 46,56 dont la zone d'appui de la semelle de la chaussure est constituée par l'arte d'un dièdre 50, transversale à l'axe longitudinal du ski.
17. Fixation de sécurité selon la revendication 16 caractérisée en ce que les plans du dièdre forment chacun un angle A par rapport au plan de la semelle de la chaussure.
18. fixation de sécurité selon l'une quelconque des revendications 1 à 17 caractérisée en ce que la platine 13 reçoit également un couvercle reposepied 46,56 sous lequel sont aménagés des paliers 62 destinés à recevoir un frein de ski 58 connu en soi.
19. Fixation de sécurité selon la revendication 18 caractérisée en ce que les paliers 62 de freins de ski 58 recevant les retours 63 de boucle d'énergie 61 d'un frein ski sont constitués par une empreinte creusée dans les parois de la platine 13 et maintiennent les dits retours de boucles contre la surface supérieure de la glissière 54.
Description:
TALONNIERE SUSPENDUE DE FIXATION DE SECURITE POUR LE SKI La présente invention concerne un système de fixation d'une chaussure sur une planche de glisse, et plus particulièrement un système visant à fixer l'extrémité arrière de la chaussure sur cette planche de glisse qui peut tre un ski, voire une planche à neige.

On connaît de la littérature spécialisée, ainsi que des produits du commerce, l'existence de différents types de fixation arrière d'une chaussure sur un ski telles que les pivots arrières d'une part, et les talonnières d'autre part.

Les pivots arrières possèdent généralement une platine circulaire articulée selon un axe vertical par rapport au plan du ski, laquelle reçoit un système à déclenchement élastique lui mme articulé sur la dite platine selon un axe horizontal par rapport au plan du ski grâce à des bras latéraux qui relient le système de déclenchement au ski. L'un des inconvénients de ce type de fixation est que dans les versions constructives telles qu'évoquées dans les brevets français n°2368973, n°2299883 et n°2502019 il existe une liberté de rotation du système à déclenchement autour de l'axe vertical de la platine qui n'est pas favorable au rechaussage de la fixation. Dans la version constructive révélée par le brevet français n°2598934 qui améliore les conditions de rechaussage des fixations précédemment évoquées il subsiste l'inconvénient que ce type de fixation ne permet pas d'absorber les efforts provoqués par la flexion du ski. Il a été constaté que pour les fixations décrites dans ces brevets certaines des valeurs de déclenchement requises par les normes de sécurité sont atteintes avec beaucoup de difficultés car ces constructions ne permettent pas de prendre en compte de manière satisfaisante les efforts de recul dus à la flexion du ski lorsque celui-ci est en situation d'appuis ponctuels en spatule et en talon.

Les talonnières qui sont les fixations arrières le plus communément répandues, bien qu'offrant beaucoup d'intérts en confort d'utilisation et en sécurité (chaussage, déchaussage, réglages) comportent néanmoins un inconvénient pour la pratique de l'activité du ski qui réside dans le fait que ce type de fixation doit pallier aux inconvénients dus à son mode constructif en ajoutant un dispositif annexe appelé dispositif de recul afin de prendre en compte les efforts de recul dus précisément à la flexion du ski lorsqu'il est en situation d'appuis ponctuels en spatule et en talon.

La mise en place de ce dispositif de recul sur une talonnière nécessite alors des aménagements particuliers de celle-ci qui en compliquent quelque peu la construction et en élèvent le coût de fabrication.

Un des buts de l'invention est de proposer une fixation qui soit facile à chausser et à déchausser, mais qui ne nécessite aucune adjonction d'un mécanisme particulier pour absorber les flexions du ski lorsqu'elles génèrent des variations de longueur entre butée et fixation arrière.

Le dispositif ainsi proposé par l'invention est de préserver au mieux la liberté du ski grâce à des aménagements plus perfectionnés que ceux que l'on connait sur les pivots anciens tout en conservant les qualités reconnues aux talonnières.

Un autre but de l'invention est de proposer une fixation dans laquelle le système de déclenchement élastique comporte des aménagements structurels nouveaux qui ne comprennent qu'un seul dispositif élastique assurant à la fois les fonctions de déclenchement et celle de recul sans faire appel à des moyens élastiques auxiliaires comme dans les talonnières.

A cet effet la fixation de sécurité d'une chaussure sur le ski selon l'invention comprend un corps mobile dans un plan vertical et longitudinal par rapport au ski qui comporte une mâchoire propre à retenir une extrémité de la chaussure, ce corps étant relié au ski par deux bras coudés latéraux au moyen d'un premier axe d'articulation transversal au ski situé à l'extrémité de la branche supérieure orientée vers le haut des dits bras coudés et d'un second axe d'articulation transversal au ski solidaire de ce dernier et venant coopérer à proximité de l'extrémité de la chaussure sous le niveau de la semelle avec l'extrémité de la branche inférieure des dits bras coudés, des moyens élastiques sont logés dans le dit corps, destinés à rappeler la mâchoire en direction du ski, caractérisée par le fait que la liaison du corps de la mâchoire avec les deux bras coudés latéraux est constituée par exemple par la coopération d'un pivot de guidage solidaire de chacun des dits bras coudés latéraux avec une rampe de guidage aménagée sur chacune des parois latérales du corps de la mâchoire, et en ce que le dit pivot de guidage constitue également l'axe d'articulation d'un levier de manoeuvre pouvant pivoter dans la zone de l'extrémité supérieure des dits bras coudés latéraux, tandis que les moyens d'énergie élastique sont disposés sous le dit axe d'articulation du levier de manoeuvre dont l'une des extrémités est reliée avec le corps de la mâchoire par un autre axe articulé, et en ce que les parois latérales du corps de la mâchoire comportent une seconde rampe dite de dégagement dans laquelle vient coopérer un ergot solidaire des bras coudés latéraux, situé sous l'axe des pivots de guidage et permettant un dégagement du dit corps de la mâchoire dans le plan médian vertical du ski lorsque l'utilisateur exerce une action sur l'autre extrémité du levier de manoeuvre.

Selon un autre mode de réalisation de la fixation suivant l'invention, la rampe de guidage du corps de la mâchoire est inclinée selon une direction orientée de l'avant vers l'arrière et vers le haut par rapport au plan du ski lorsque la mâchoire est en position chaussée. Cette disposition constructive particulièrement avantageuse permet d'absorber des variations de longueur entre butée avant et fixation arrière ; en effet le déplacement du corps de la mâchoire sur les pivots de guidage, du fait de l'inclinaison de la rampe de guidage, autorise une variation sensible de l'écartement laissé libre pour des longueurs de semelles de chaussure différentes, mais aussi lorsque la flexion du ski tend à réduire cet écartement sur la chaussure lors de la pratique du ski.

Selon une autre caractéristique de l'invention la rampe de dégagement est constituée d'une première portion dont l'axe général est disposé sensiblement de façon parallèle à la rampe de guidage, et d'une seconde portion formant un coude avec la première portion lequel constitue la zone définissant le point de déclenchement de la mâchoire.

Enfin suivant une autre variante de réalisation les caractéristiques techniques de la fixation arrière selon l'invention pourront tre améliorées grâce à un aménagement particulier des bras coudés latéraux dont la surface des branches inférieures située en regard de la surface supérieure du ski comporte un profil divergent de l'avant vers l'arrière par rapport à la dite surface du ski s'étendant sur au moins une partie de la longueur des dites branches inférieures.

L'invention sera mieux comprise en se référant à la description ci-dessous, donnée à titre d'exemple non limitatif ainsi qu'aux dessins joints en annexe.

La figure 1 représente en vue de côté une fixation arrière selon l'invention, montée sur un ski en position dite chaussée selon un mode de construction particulier de mise en oeuvre de l'invention ; la figure 2 représente en vue de dessus la fixation arrière selon la figure 1 ; la figure 3 représente une vue en coupe de la fixation selon la figure 1 ; les figures 3a et 3b sont des vues agrandies en coupes partielles respectivement de coté et de face de la mâchoire de la fixation selon la figure 3 ; la figure 4 représente la fixation selon l'invention illustrée en position dite de déclenchement, lorsque la chaussure se libère sous 1'effet d'un effort supérieur à celui de l'effort de retenue de la chaussure ; la figure 5 illustre la fixation selon l'invention en position dite d'ouverture sous l'effet d'un effort exercé sur son levier de manoeuvre ; la figure 6 représente une vue en coupe partielle d'une fixation selon l'invention montée sur le ski en position dite chaussée dont le mode de réalisation comporte des moyens d'énergie élastiques constitués par deux ressorts disposés de façon coaxiale ; la figure 7 représente le graphique des efforts auxquels chacun des ressorts est soumis en fonction de sa flèche dans le cadre de la construction de la fixation selon la figure 6 ; la figure 8 montre également une vue en coupe partielle d'un détail de la fixation selon la figure 3 qui concerne un dispositif de retenue et de stabilisation des dits bras coudés latéraux à proximité du ski ; les figures 9a, 9b, et 9c représentent respectivement une vue en coupe partielle latérale, en vue en coupe de coté et une vue de dessus d'une partie d'un dispositif de réglage en longueur de la fixation arrière selon l'invention ; la figure 10 montre le détail de construction en vue partielle latérale de la branche inférieure de l'un des bras coudés latéraux de la fixation selon l'invention ; les figures lla et llb représentent respectivement en coupe latérale et en vue de dessus une variante de construction d'un dispositif de réglage en longueur logé entre les bras coudés latéraux de la fixation comportant un frein de ski intégré à sa structure.

La fixation selon l'invention illustrée dans les différentes figures représentant un compromis nouveau entre les pivots arrières et les talonnières, elle sera dorénavant désignée sous le terme de"talonnière suspendue".

La talonnière suspendue 1 selon l'invention qui est représentée à la figure 1 est montée sur la surface supérieure d'un ski 2. Cette talonnière suspendue 1 est destinée à retenir l'extrémité arrière d'une chaussure 3 sur le ski au niveau du rebord supérieur de la semelle 4 de la dite chaussure sur lequel vient s'appuyer le serre-semelle 5 d'une mâchoire 6. Cette mâchoire 6 est constituée par un corps 7 creux dans lequel sont logés les moyens d'énergie élastiques 8 qui rappellent le corps de la mâchoire 6,7 en direction du ski et qui permettent également le dégagement du corps de la mâchoire 6,7 pour libérer la semelle 4 de la chaussure lorsque les sollicitations exercées par cette dernière sur la fixation arrière dépassent un seuil prédéterminé au-delà duquel la libération de la chaussure est nécessaire pour respecter la sécurité de l'utilisateur.

Le corps de la mâchoire 6,7 est relié au ski par l'intermédiaire de deux bras coudés latéraux 9,10 d'une part au moyen d'un premier axe d'articulation 11 situé à l'extrémité supérieure des dits bras coudés latéraux 9,10 et d'autre part, au moyen d'un second axe d'articulation 12, transversal au ski et solidaire de ce dernier.

Par ailleurs l'axe 11 situé à l'extrémité supérieure des dits bras coudés latéraux 9,10 sert d'axe d'articulation à un levier de manoeuvre 15 qui s'étend vers le haut dans le prolongement des dits bras coudés latéraux. Le levier de manoeuvre 15 est constitué de deux bras de levier 15'et 15" d'inégale longueur déterminés par la position de l'axe d'articulation 11. Le bras de levier 15'de plus grande longueur constitue à proprement parler, l'organe de manoeuvre du dit levier 15. Le bras de levier 15"de longueur inférieure à celle du levier 15', par exemple dans un rapport de 1 à 5, est relié à son extrémité au corps de la mâchoire 6,7 par un axe articulé d'entraînement 16. Cet axe d'entrainement 16 permet de réaliser le dégagement vers le haut du corps de la mâchoire 6,7 lorsque le levier de manoeuvre est actionné en pivotement autour de l'axe 11 sous 1'effet d'un effort dirigé vers le bas conformément au sens de la flèche 17 illustrée sur la figure 1.

Conformément à la figure 1 l'axe transversal 12 est aménagé dans une platine 13 elle-mme solidaire du ski par des moyens de fixation 14. Cette platine 13 comporte le cas échéant, des moyens de réglage en longueur de la position de la fixation arrière selon l'invention qui seront évoqués ci- après. L'axe 12 se trouve donc situé sous la semelle de la chaussure dans la zone de l'extrémité arrière de celle-ci.

La figure 2 permet de constater que les bras coudés latéraux 9,10 sont écartés l'un de l'autre selon une distance inférieure à la largeur de la semelle 4. Cette distance correspond avantageusement à la largeur de la platine 13 qui est logée entre les dits bras.

En outre, dans le cas de la disposition constructive envisagée, l'axe d'articulation 11 est réalisé à partir de deux tourillons ou pivots de guidage 11'montés sur chacun des dits bras coudés 9,10 de chaque coté de la fixation qui traversent librement le levier de manoeuvre 15 pour venir coopérer avec une rampe 19 aménagée dans la zone arrière supérieure du corps de mâchoire 7.

La figure 3 illustre la talonnière suspendue selon l'invention lorsque la chaussure 3 est en position chaussée sur le ski. La vue en coupe permet de constater que le corps de la mâchoire 7 est aménagé avec un logement 18 creusé dans sa masse dans lequel viennent s'insérer des moyens d'énergie élastiques 8 constitués par exemple, par un ressort à spires.

Ce ressort vient alors s'appuyer sur les extrémités de chacun des pivots de guidage 11'dont la longueur est prévue pour déboucher dans le logement 18 dans la zone supérieure du corps de la mâchoire, tandis que dans la zone inférieure du corps de mâchoire 7, un bouchon taraudé 20 immobilisé en rotation par rapport au dit corps 7 vient maintenir l'autre face d'appui du ressort en compression dans le logement 18. Le bouchon taraudé 20 joue alors le rôle d'un écrou pour une vis de réglage 21 agissant sur la variation de compression du ressort.

Une entretoise de répartition 27 pourra tre intercalée entre le ressort 18 et la génératrice d'appui des pivots de guidage 11'pour mieux répartir les efforts de compression sur les dits pivots. Ainsi la mâchoire est soumise à une traction vers le bas par rapport aux bras coudés latéraux 9,10.

Bien évidemmment la structure des pivots de guidage pourra tre différente de celle décrite ci-avant sans pour autant sortir du cadre de l'invention. Par exemple, au lieu que les pivots 11'soient solidaires des bras coudés, ils pourront tre solidaires de l'entretoise de répartition qui sera munie de deux tourillons diamétralement opposés venant coopérer librement en rotation avec des paliers prévus dans chacun des bras coudés latéraux. Dans tous les cas de figure, l'entretoise de répartition 27 comprendra un trou de passage permettant d'y recevoir la vis de réglage 21. De mme on peut prévoir une rondelle d'amortissement élastique 28 dont l'épaisseur au repos sera supérieure à l'espace laissé libre entre le dessus de l'entretoise de répartition 27 et le fond du logement 18 lorsque les pivots auront été repoussés, sous 1'effet du ressort 8, vers le fond supérieur de la rampe de guidage 19.

Le corps de la mâchoire 7 se trouve ainsi suspendu à l'extrémité supérieure des dits bras coudés latéraux 9,10 de sorte que ce nouveau type de fixation correspond bien à la dénomination de talonnière suspendue évoquée ci-avant.

D'autre part l'axe principal du logement 18 est orienté de façon sensiblement parallèle à la direction des branches supérieures 9', 10, des dits bras coudés 9,10, lesquelles sont inclinées de l'avant vers l'arrière et vers le haut du ski selon un angle aigu dont le choix pourra par exemple varier selon des valeurs allant de 80° à 60°.

Les figures 3a et 3b montrent de façon agrandie des détails de conception du corps de mâchoire 6,7 tel que monté en position selon la figure 3. A cet effet on a représenté le corps de la mâchoire en vue de coté juste derrière la face du bras coudé latéral 9 de sorte à mieux révéler la nature de ses éléments constructifs. Ainsi chacun des cotés latéraux du corps de la machoire 7 comporte dans sa zone arrière supérieure une rampe de guidage 19 creusée en forme de lumière oblongue dont l'axe est avantageusement parallèle avec celui du logement 18, et dans laquelle vient coopérer le pivot de guidage 11'issu de chacun des dits bras coudés latéraux 9, 10. A une distance égale à celle de l'entraxe déterminé par les axes d'articulation 11 et 16, la paroi du corps de la mâchoire comporte une seconde lumière oblongue 22 avec laquelle coopère l'axe d'entraînement articulé 16 issu de l'extrémité du petit bras de levier 15"du levier de manoeuvre 15. Cette lumière oblongue 22 est orientée sensiblement perpendiculairement à l'axe de la rampe de guidage 19.

Outre les rampes de guidage 19 le corps de la mâchoire comporte, également aménagée sur chacun de ses cotés, une rampe dite de dégagement 23 destinée à coopérer avec un ergot 24 solidaire du bras coudé latéral 9,10. Avantageusement cette rampe de dégagement 23 sera creusée dans la paroi du corps de la mâchoire 7 de sorte que le dit ergot 24 puisse venir s'y loger aisément sans créer de surépaisseur. Cette rampe de dégagement est constituée de deux portions, dont l'une est une portion sensiblement rectiligne appelée rampe de retrait 25 orientée parallèlement à la rampe de guidage 19, et l'autre est une portion courbe appelée rampe d'échappement 26 formant un coude avec la rampe de retrait 25 tout en étant orientée vers l'arrière du corps de la mâchoire. La rampe de dégagement 23 ainsi réalisée est constituée d'une combinaison de deux rampes successives, celle de retrait 25 et celle d'échappement 26, localisées de préférence dans la zone inférieure du corps de la mâchoire de sorte à assurer une bonne conduite du mouvement de dégagement de cette dernière lors des déclenchements de la talonnière suspendue soumise à une sollicitation d'efforts d'ouverture.

Dans la forme de réalisation illustrée à la figure 3a la courbe de la rampe d'échappement 26 est centrée de préférence en un point voisin de l'axe d'articulation 11 dans une zone située à gauche de celui-ci de sorte à provoquer une légère décompression du ressort 8 lorsque l'ergot 24 à dépassé le point dit de déclenchement défini par le coude entre les deux rampes 25 et 26.

Il convient de noter à cet égard que le profil de la rampe de dégagement 23 n'est pas limité à celle décrite ci-avant. En effet l'axe médian de la rampe de retrait 25 et l'axe médian de la rampe d'échappement pourront aussi former entre eux un angle différent de 90° et dont le sommet déterminera le point de déclenchement du ressort.

Le point de déclenchement est déterminé par l'intersection des deux rampes 25 et 26 et correspond au sommet de 1'angle formé par les deux portions de la dite rampe de dégagement 23 lequel est dirigé vers l'avant du ski.

La figure 3b révèle en outre un aménagement additionnel particulièrement intéressant dans le cadre de la talonnière suspendue selon l'invention qui est développé plus en détails en regard de la figure 8.

En effet l'ensemble des bras coudés latéraux 9,10 qui porte la machoire 6,7 pivote librement autour de l'axe d'articulation 12. Ceci a pour avantage de pouvoir basculer complètement la talonnière suspendue de l'arrière vers l'avant du ski dégageant ainsi l'accès aux moyens de fixation 14 situés à l'arrière de la glissière de réglage supportant la platine 13.

Toutefois cet avantage peut se révéler indésirable notamment lors du transport des skis dont les talonnières suspendues peuvent tre amenées à pivoter sans retenue autour du dit axe d'articulation 12.

Pour pallier à cet effet indésirable la zone arrière inférieure de chacun des bras coudés latéraux 9,10 à été pourvue d'un dispositif de stabilisation élastique 37 des dits bras coudés par rapport au ski facilitant le retour en position de préchaussage de la talonnière sur le ski.

Pour cela le dispositif de stabilisation élastique 37 est constitué d'un piston élastique 38 à deux embouts coniques 39 écartés l'un de l'autre au moyen d'un ressort 40, et d'une cuvette de positionnement 41 aménagée sur les parois internes de chacun des dits bras coudés latéraux 9,10.

Le piston élastique 38 est monté transversalement par rapport à l'axe longitudinal du ski dans un alésage 42 prévu dans le prolongement arrière du corps de la platine 13. Les deux embouts coniques 39 viennent dépasser de la platine pour venir coopérer avec l'un ou l'autre des points A, B, C ou D de la cuvette de positionnement 41.

Chacune des cuvettes de positionnement 41 est configurée par une succession de plans inclinés dont l'intersection constitue : le point 41A équivalent à une de position de la talonnière lors du chaussage, correspondant à la fixation selon la figure 5 ; le point 41B équivalent à une position stable de la talonnière lorsqu'elle est en position au repos sans sollicitation, correspondant à la position de la fixation selon la figure 1 ; le point 41C équivalent à une position de déclenchement de la talonnière, correspondant à la position de la fixation selon la figure 4 ; le point 41D équivalent à une libération totale de la talonnière autour de son axe 12. La forme en entonnoir du plan incliné 41F permet alors par simple pression sur l'ensemble de la talonnière de réenclencher le dispositif de stabilisation élastique 37 en position 41A où 41B le cas échéant.

La figure 4 illustre la talonnière suspendue selon l'invention lorsque la fixation est soumise à un effort de déclenchement du à une sollicitation intempestive de la chaussure lors de la pratique du ski, indiquée par la flèche 29, dont la valeur est supérieure à la valeur de déclenchement préréglée de la fixation. A cet instant le corps de la mâchoire 6,7 se déplace vers le haut suivant une trajectoire définie par la rampe de retrait 25 coopérant avec l'ergot 24 simultanément et en combinaison avec la coopération de la rampe de guidage 19 avec les pivots de guidage 11', le tout sous 1'effet de l'élément élastique 8 qui est toujours sous compression ; de ce fait l'ensemble des deux bras coudés latéraux 9,10 effectue une rotation autour de l'axe d'articulation 12 en s'éloignant de la surface du ski selon un mouvement illustré par la flèche 30. Lorsque l'ergot 24 atteint le coude formé par la rampe de retrait 25 et la rampe d'échappement 26 pour dépasser le dit coude qui constitue le point de déclenchement de la mâchoire 6,7, celle-ci toujours sous l'effet du ressort 8, à l'instant mme où le point de déclenchement est atteint, bascule vers le haut selon un mouvement de rotation centré sur 1'axe 11 des pivots de guidage 11', tel qu'indiqué par la flèche 31, et provoque l'ouverture de la fixation qui a pour effet de libérer totalement la chaussure. La fixation arrière selon l'invention se trouve alors dans une position dite de chaussage illustrée notamment à la figure 5 du présent document.

Bien évidemment la talonnière suspendue est également manoeuvrable pour effectuer un déchaussage volontaire de la chaussure. Dans ce cas par une action volontaire du skieur exerçant une poussée (illustrée par la flèche 17 à la figure 1 ou 5) dans la zone 15'du levier de manoeuvre 15, celle-ci engendre une rotation du dit levier de manoeuvre 15 autour de l'axe 11 des pivots 11'lesquels coulissent dans la rampe de guidage 19 aménagée dans chacune des parois latérales de la mâchoire 6,7, et viennent comprimer le ressort 8.

Simultanément et sous l'effet de la poussée 17, l'ensemble des bras coudés latéraux 9,10 vient également en appui sur le ski au niveau des branches inférieures 9", 10"de chacun des dits bras latéraux, la mâchoire 6,7 se déplace alors suivant le mme processus que précédemment décrit lors d'un déclenchement du à une sollicitation intempestive de la chaussure lors de la pratique du ski. La compression du ressort 8 étant maximale au moment où l'ergot 24 atteint le coude formé entre les deux rampes 25 et 26 de la rampe de dégagement 23, le profil de la rampe d'échappement 26 décomprime légèrement le dit ressort 8 pour faire en sorte que la mâchoire 6,7 s'ouvre à son maximum sous l'effet de ce dernier. Afin d'améliorer les conditions d'ouverture de la mâchoire 6,7, le levier de manoeuvre 15 est conçu pour venir prendre appui sur une butée de levée 32 aménagée sur 1'arrière de l'ensemble des bras coudés latéraux 9,10 au niveau de la partie supérieure des branches supérieures 9', 10'. Cette prise d'appui est obtenue sous l'effet de la compression maximum du ressort 8 lorsque 1'on agit sur le levier de manoeuvre 15 et provoque de fait, un changement du rapport entre les bras de levier 15'et 15"qui passe alors, de 1 à 2 pour le bras de levier 15"qui s'étend de la butée de levée 32 à l'axe 16 et pour le bras de levier 15'qui s'étend de la dite butée 32 à l'extrémité du levier de manoeuvre où s'applique l'effort d'ouverture. Ce changement de valeur des bras de levier 15'et 15"autorise un basculement du levier 15 vers l'arrière, de faible amplitude favorisant, le cas échéant, l'ouverture totale de la mâchoire.

Comme après une ouverture intempestive, la talonnière se trouve ainsi dans la position dite de chaussage illustrée en figure 5, prte à tre rechaussée.

A cet effet, la semelle de la chaussure 3 vient appuyer sur la pédale de chaussage 33 qui fait partie intégrante de la mâchoire 6,7, (figure 5).

L'effort de chaussage appliqué sur cette pédale 33 fait, pivoter l'ensemble des bras coudés latéraux 9,10 vers le bas autour de 1'axe 12, de telle sorte que cet ensemble prenne appui par l'intermédiaire des branches inférieures 9", 10"sur la face supérieure du ski. Simultanément à ce mouvement de pivotement des bras coudés latéraux le corps de la mâchoire 6, 7 pivote autour de l'axe 11 des pivots de guidage 11' ; ce mouvement de pivotement fait déplacer la rampe d'échappement 26 sur chacun des ergots 24 solidaires des bras coudés latéraux jusqu'à ce que les dits ergots arrivent dans la rampe de retrait 25 ; en cet instant le ressort 8 se détend en partie et provoque le déplacement vers le bas du corps de la mâchoire 6,7 suivant la trajectoire définie conjointement par le profil de la rampe 25 avec l'ergot 24 et la rampe de guidage 19 avec les pivots de guidage 11'jusqu'à venir bloquer la semelle 4 de la chaussure entre le serre-semelle 5 et la platine 13 pour retrouver la position de la fixation chaussée telle que illustrée en figure 1 ou 3.

La construction illustrée en figure 6 représente une talonnière suspendue selon l'invention dans laquelle les moyens d'énergie élastiques sont constitués avantageusement par deux ressorts de compression 34 et 35 montés en série dans le logement 18 aménagé dans le corps de la mâchoire 6,7. A cet effet, l'un des ressort, appelé ressort intérieur 34 est emboîté librement dans le second ressort appelé ressort extérieur 35 sur une partie au moins de leur longueur respective. Une entretoise de séparation 33 retient chacun des deux ressorts respectivement en appui l'un contre l'autre d'une part, et contre les pivots de guidage 11'pour l'un et contre l'écrou 20 pour l'autre. Cette constructionà l'avantage de procurer une caractéristique de ressort pouvant restituer des distances de compression importantes bien qu'étant aménagée dans un logement dont la longueur pour loger un ressort de compression est réduite. En outre il est possible d'obtenir avec cette construction une plage de réglage de déclenchement très étendue tout en conservant un effort de ressort important au point de réglage en dureté minimum de la talonnière.

Le diagramme de la figure 7 révèle l'intért de cette disposition constructive.

Le diagramme montre plusieurs types de lignes droites qui représentent respectivement : -la courbe 35'des efforts de compression (charge) en fonction de la distance de compression (flèche) imposée lors d'une sollicitation dans le cas du ressort 35 s'il était monté seul dans la fixation, -la courbe 34'dans le cas du ressort 34 s'il était monté seul dans la fixation, -la courbe 36' (droite brisée) induite dans le cas du montage en série des ressorts 34,35.

Considérant cette droite brisée 36', celle-ci correspond à une situation de l'état des ressorts en présence pour différents points de réglage de dureté de la talonnière.

Le point (1) indiqué sur la portion de droite 36' correspond à un réglage de dureté minimum prédéterminé auquel correspond un effort de déclenchement indiqué par le point (2) de cette mme portion de droite 36'a ; de mme le point (3) indiqué sur la portion de droite 36'b correspond à un réglage de dureté maximum prédéterminé auquel correspond un effort de déclenchement indiqué par le point (4) de cette mme portion de droite 36'b. Dans la configuration de ressort représentée, on obtiendra avantageusement que les points (2) et (4) soient situés sur la mme portion de droite 36tub par exemple. On obtient ainsi une meilleure répartition des valeurs de réglage de la talonnière.

Les figures 9a, 9b et 9c représentent une variante de réalisation de la liaison du second axe d'articulation 12 de la talonnière suspendue avec le ski 2. Dans cette variante de construction l'axe 12 est solidaire du ski de façon réglable grâce à une glissière crantée 64 fixée sur le ski par les vis 14. Cette glissière 64 comporte de façon connue en soi des bossages d'appui 44 au travers desquels passent les dites vis 14. La hauteur des bossages d'appui détermine un jeu entre la dite glissière et la surface supérieure du ski permettant de venir y insérer le fond 43 de la platine 13. La platine 13, dans le cas de figure représenté a une forme générale en U, dont le fond 43 comporte des lumières de coulissement 45 dont la largeur correspond au diamètre de chacun des bossages d'appui 44. La longueur-de ces lumières de coulissement 45 détermine la course autorisée de la platine 13 par rapport à la glissière 64. Les deux parois latérales 43'de la platine en forme de U regoivent l'axe d'articulation 12 avec lequel l'extrémité des branches inférieures 9", 10"de chacun des bras coudés latéraux vient coopérer en rotation. Un couvercle repose-pied 46 est inséré entre la paroi latérale 43'de la platine 13 auquel il est avantageusement rendu solidaire par l'intermédiaire de l'axe d'articulation 12. Ce couvercle repose-pied 46 comporte une cage interne 47 permettant de recevoir une vis de réglage 48 dont une partie de la vis sans fin vient coopérer avec les crans 49 de la glissière crantée 64. La manoeuvre de cette vis provoque un déplacement de l'ensemble de la talonnière suspendue par rapport à la glissière crantée 64 et, par conséquent, par rapport au ski.

Avantageusement la partie du couvercle repose-pied 46 destinée à venir en contact avec la semelle de la chaussure est constituée par l'arte d'un dièdre 50 transversale à l'axe longitudinal du ski. Selon une autre variante non représentée mais aisément réalisable cette arte 50 sera constituée par la génératrice d'une surface cylindrique. L'intért de cette disposition constructive est d'améliorer la capacitéà absorber les variations de longueur dues aux mouvements de flexion du ski grâce à l'interdépendance des effets de certaines caractéristiques de construction des branches inférieures 9", 10"de chacun des bras coudés latéraux 9,10.

On notera d'ailleurs à cet effet et pour les mme raisons que le prolongement arrière du corps de la platine 13 qui regoit une partie du dispositif de stabilisation élastique 37, est également doté d'une structure en U dont le fond 43 s'écarte du plan du ski selon un angle A prédéterminé.

La figure 10 représente le détail du profil de chacune des branches inférieures 9", 10"des bras coudés latéraux 9,10.

Ainsi qu'il a déjà été évoqué précédemment le principe de la talonnière suspendue selon l'invention a été développé pour répondre au besoin de laisser fléchir le plus librement possible le ski ou la planche de glisse par rapport à la chaussure. Dans cette optique les avantages déjà décrits de la talonnière suspendue sont encore amplifiés, lorsque selon une caractéristique connexe à l'invention, le profil des branches inférieures 9", 10"des bras coudés latéraux venant en appui sur la surface supérieure du ski lorsque ce dernier est soumis à des flexions, répond à certains critères de construction. Il est prévu que la partie antérieure 99 rectiligne du profil des branches inférieures 9", 10", qui normalement repose sur la surface supérieure du ski lorsque la talonnière suspendue est en position de rechaussage (figure 5), s'étend avantageusement jusqu'à un point d'inflexion 51 localisé approximativement à l'aplomb de la pédale de chaussage 32. Au-delà du point d'inflexion 51 la partie postérieure 100 du profil en question est constituée par une portion rectiligne formant un angle A avec le plan du ski (toujours lorsque la talonnière suspendue est dans sa position de rechaussage suivant la figure 5), et se poursuit par un arrondi vers la branche supérieure 9', 10'des dits bras coudés latéraux.

Lorsque la chaussure est montée sur le ski, entre une fixation avant connue en soi, et la talonnière suspendue selon l'invention, la partie antérieure du profil 99 des branches inférieures 9", 10"définit un angle B par rapport au plan du ski. Cet angle B donne la mesure de l'amplitude de flexion du ski sans que l'ensemble chaussure-fixation soit affecté par la dite flexion. Grace au dégagement angulaire A attribué par construction à la partie postérieure du profil 100 des branches inférieures 9", 10tut, cette amplitude peut encore augmenter jusqu'à la valeur (A+B) pour absorber des variations de flexion importantes sans que celles-ci ne viennent influencer les valeurs de déclenchement de la fixation. On notera au passage que la disposition de l'angle B formé par la partie antérieure 99 du profil des bras inférieurs 9", 10" avec le plan du ski permettra, non seulement l'amélioration évoquée ci-avant lors de la flexion du ski, mais également d'absorber une cale de neige entre la semelle 4 et le couvercle repose-pied 46 de la platine 13, car la dite partie antérieure 99 du profil des branches inférieures, qui vient en appui avec le plan du ski, limite le basculement vers l'arrière des bras coudés latéraux 9,10 en préservant la capacité maximum de hauteur de prise (semelle + cale de neige) soumise au serrage de la machoire.

Par ailleurs la structure en dièdre du couvercle repose- pied 46 ou 56, améliore encore les conditions d'absorbtion des flexions du ski par le fait que chacun des plans du dièdre forme un angle A par rapport au plan de la semelle de la chaussure, ce qui autorisera un débattement angulaire du dièdre concerné par rapport au dit plan de la semelle 4 sans perturbation de cette dernière.

Les figures lla et llb illustrent en coupe longitudinale et de dessus une variante de réalisation de la platine réglable. Dans cette variante on a illustré une glissière crantée prévue de grande longueur, pour une fixation dite de location qui soit à mme d'accepter plusieurs longueurs de pointures de chaussures.

Pour cela la glissière crantée 54 est avantageusement réalisée dans un matériau dur, mais mince et flexible de sorte à pouvoir se déformer et revenir à sa position initiale lors d'une succession de flexions du ski.

Dans ce type de construction la vis de réglage a été remplacée par un verrou à dents 53 soumis à un ressort 52 prenant appui dans un logement 55 prévu à cet effet dans le couvercle repose-pied 56 de la platine 13. Ce ressort 52 applique le verrou à dents 53 dans les crans 57 de la glissière crantée 54 pour un réglage en longueur souhaité de la position de la platine 13 sur la glissière 54, et, par conséquent, pour un réglage en longueur correspondant de l'axe d'articulation 12 de la talonnière suspendue. Un autre avantage de cette disposition constructive réside dans le fait que le couvercle repose-pied 56 rendu solidaire de la platine 13 au niveau de l'axe d'articulation 12 peut également servir de bloc-palier pour le montage d'un frein de ski 58 de type connu en soi constitué de deux bches latérales 59 reliées à une plaque d'actionnement 60, le tout étant énergisé par une boucle de. torsion 61 solidaire de la platine par l'intermédiaire de deux paliers 62 aménagés dans celle-ci et dans lesquels viennent tourillonner les deux retours 63 de la boucle de torsion 61.

L'originalité de la construction tient au fait que non seulement le frein de ski est soumis au mme réglage longueur que la talonnière suspendue elle-mme, mais aussi au fait que le jeu de fonctionnement de l'ensemble du dispositif de réglage est immobilisé efficacement par l'action du chaussage de la chaussure qui agit directement sur la plaque d'appui 60 du frein de ski. En effet 1'effort de chaussage sur la plaque d'appui 60 du frein de ski provoque une rotation de la boucle de torsion 61 vers l'avant autour de chacun des paliers 62 où les deux retours de boucle 63 sont maintenus contre la surface supérieure de la glissière 54. Du fait de 1'angle formé entre chacun des retours de boucle 63 et chacun des brins de la boucle 61 il se produit un effort vertical vers le haut qui tend à plaquer le fond 43 de la platine 13 contre la surface inférieure 54'de la glissière 54.

D'autres variantes de ce type de construction sont envisageables sans sortir du cadre de l'invention, pour lesquelles l'ensemble de la talonnière suspendue munie d'un frein de ski est réglable en longueur. De mme, la présente description relative à tel ou tel mode de réalisation de la fixation selon l'invention n'est donné qu'à titre indicatif, et l'on pourrait adopter d'autres mises en oeuvre sans pour autant sortir du cadre de celle-ci.




 
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