Login| Sign Up| Help| Contact|

Patent Searching and Data


Title:
SYSTEM FOR FOLDING AND ROLLING OUT A METAL PLATE FOR PRODUCING A STRAKE
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2015/169923
Kind Code:
A1
Abstract:
The invention relates to a system intended for folding and rolling out a metal plate (45) having a variable thickness, for producing a strake, the system (38) comprising a frame (39) and a series of shaping units (40, 41, 42), each shaping unit (40, 41, 42) comprising: two drive rollers (50) mounted such as to be rotatably movable in order to ensure the advancement of the metal plate (45) in an advancement direction; two shaping rollers (52, 53); two contact rollers (51) arranged such as to keep the metal plate (45) in contact with the drive roller (50) and with the shaping surface of the shaping rollers (52, 53); and a contact roller holder (54) which is slidably mounted relative to the frame (39) along a vertical axis and is stressed toward the drive roller (50) by a stressing member (55) in such a way that the distance between the contact roller (51) and the drive roller (50) of a shaping unit (40, 41, 42) dynamically adapts to the thickness of the metal plate (45).

Inventors:
MENARD GEORGES (FR)
LAURAIN NICOLAS (FR)
MOREAU PHILIPPE (FR)
Application Number:
EP2015/060111
Publication Date:
November 12, 2015
Filing Date:
May 07, 2015
Export Citation:
Click for automatic bibliography generation   Help
Assignee:
GAZTRANSP ET TECHNIGAZ (FR)
International Classes:
B21D5/08; B21D19/04
Foreign References:
US4716754A1988-01-05
EP0993883A22000-04-19
FR2766740A31999-02-05
Attorney, Agent or Firm:
THIBAUD, JEAN-BAPTISTE (FR)
Download PDF:
Claims:
REVENDICATIONS

1. Système (38) destiné au pliage et au déroulage d'une plaque métallique (45) présentant une épaisseur variable pour la réalisation d'une virure (8) pour la construction d'une membrane étanche (4, 6) d'une cuve de stockage d'un fluide, ladite virure (8) comportant, dans le sens de la largeur, une bande centrale plane et des bords latéraux repliés (13) et, dans le sens de la longueur, une portion intermédiaire (35) et deux portions d'extrémités, au moins une portion d'extrémité (33) ayant une épaisseur supérieure à celle de la portion intermédiaire (35), le système (38) comportant un châssis (39), et une série d'unités de formage (40, 41 , 42) portées par le châssis (39) et s'étendant selon un axe longitudinal du système (38); chaque unité de formage (40, 41 , 42) comportant :

- deux rouleaux d'entraînement (50), chaque rouleau d'entraînement (50) étant monté mobile en rotation par rapport au châssis (39) autour d'un axe horizontal afin d'assurer l'avance de la plaque métallique (45) selon une direction d'avance ;

- deux galets de formage (52, 53) montés mobiles en rotation, chacun des deux galets de formage (52, 53) présentant une surface de formage conformée pour replier un bord latéral de la plaque métallique (45) selon un angle déterminé par rapport aux axes horizontaux des rouleaux d'entraînement (50);

- deux rouleaux d'appui (51 ), chaque rouleau d'appui (51 ) étant monté mobiles en rotation par rapport au châssis (39) autour d'un axe horizontal, s'étendant en vis-à- vis d'un des deux rouleaux d'entraînement (50) et étant agencé pour maintenir la plaque métallique (45) en appui contre ledit rouleau d'entraînement (50) et contre la surface de formage d'un des deux galets de formage (52, 53);

- chaque rouleau d'appui (51 ) étant supporté par un support du rouleau d'appui (54) qui est monté coulissant par rapport au châssis (39) selon un axe vertical et est contraint vers le rouleau d'entraînement (50) par un organe élastique de contrainte (55) de telle sorte que la distance entre le rouleau d'appui (51 ) et le rouleau d'entraînement (50) d'une unité de formage (40, 41 , 42) s'adapte dynamiquement à l'épaisseur de la plaque métallique (45);

les unités de formages (40, 41 , 42) étant disposées successivement selon la direction d'avance de la plaque métallique (45), et étant agencées de sorte que l'angle déterminé des galets de formage (52, 53) est croissant d'une unité à la suivante pour replier graduellement ies bords latéraux de ia piaque métaiiique (45), d'une première unité de formage (40) vers une dernière unité de formage (42), l'angle déterminé des galets de formage (53) de la dernière unité de formage (42) étant un angle de 90° de sorte que les bords latéraux soient perpendiculaires à la bande centrale plane à la sortie de la dernière unité de formage (42) ; ledit système étant caractérisé en ce que les galets de formage (52) de la première unité de formage (40) présentent une surface de formage en forme de cône ou de tronc de cône présentant un axe central vertical et sont mobiles en rotation autour dudit axe central vertical, lesdits galets de formage (52) étant en outre montés coulissants par rapport au châssis (39) le long dudit axe central vertical et étant chacun contraints par un organe élastique de contrainte (56) exerçant une contrainte dirigée du bas vers le haut et en ce que les galets de formage (53) de la dernière unité de formage (42) présentent une surface de formage cylindrique comportant un axe central vertical et sont chacun mobiles en rotation sur un support de galet de formage (57) respectif autour dudit axe central vertical de la surface de formage cylindrique, ledit support de galet de formage (57) étant monté coulissant horizontalement par rapport au châssis (39) et étant contraint par un organe élastique de contrainte (58) exerçant une contrainte dirigée de l'extérieur vers l'intérieur du système (38).

2. Système (38) selon la revendication 1 , dans lequel la série d'unités de formage comporte trois unités de formage (40, 41 , 42).

3. Système (38) selon la revendication 2, dans lequel les galets de formage (52) de la deuxième unité de formage (41 ) présentent une surface de formage en forme de cône ou de tronc de cône présentant un axe central vertical et sont mobiles en rotation autour dudit axe central vertical, lesdits galets de formage (52) étant en outre montés coulissants par rapport au châssis (39) le long dudit axe central vertical et étant chacun contraints par un organe de contrainte (56) exerçant une contrainte dirigée du bas vers le haut.

4. Système (38) selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel le support du rouleau d'appui (54) comporte un élément supérieur (54a), un élément inférieur (54b) et un élément intermédiaire (54c) amovible apte à être fixé entre l'élément supérieur (54a) et l'élément inférieur (54b) afin de maintenir un écartement fixe entre ceux-ci, ledit support du rouleau d'appui (54) étant monté coulissant par rapport au châssis (39) au moyen d'un chariot supérieur (59) et d'un chariot inférieur (60) montés coulissants sur un rail de guidage (61 ), l'élément supérieur (54a) étant fixé au chariot supérieur (59) et l'élément inférieur (54b) étant fixé au chariot inférieur (60), le chariot supérieur étant contraint vers le rouleau d'entraînement par l'organe élastique de contrainte (55) du support du rouleau d'appui (54).

5. Système (38) selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel les organes élastiques de contrainte (55) des supports de rouleau d'appui (54), les organes élastiques de contrainte (58) des supports de galet de formage (57) de la dernière unité de formage (42) et/ou les organes élastiques de contrainte (56) des galets de formage (52) de la première unité de formage (40) et/ou de la seconde unité de formage (41 ) comportent un empilement de rondelles Belleville.

6. Système (38) selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel chaque unité de formage (40, 41 , 42) comporte un organe de fixation (73) libérable apte à assurer la fixation de l'unité de formage (40, 41 , 42) à une unité de formage adjacente (40, 41 , 42) et dans lequel la dernière unité de formage (42) est fixée au châssis (39) tandis que la première unité de formage (40) fait saillie en porte-à-faux, par rapport au châssis (39), dans une direction de recul opposée à la direction d'avance de la plaque métallique (45) de telle sorte que, en retirant la première unité de formage (40) par libération de son organe de fixation (73) à l'unité de formage suivante (41 ), la dimension longitudinale du système (38) soit réduite.

7. Système selon la revendication 6, dans lequel la série d'unités de formage comporte trois unités de formage (40, 41 , 42) et dans lequel la première et la deuxième unités de formage (40, 41 ) font saillie en porte-à-faux, par rapport au châssis (39), dans une direction de recul opposée à la direction d'avance de la plaque métallique (45) de telle sorte que, en retirant la première et la seconde unités de formage (40, 41 ), la dimension longitudinale du système soit réduite.

8. Système selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, comportant un moteur (46, 96, 97) équipé d'un arbre moteur et dans lequel chaque unité de formage (40, 41 , 42) comporte un arbre de transmission (74), s'étendant selon l'axe longitudinal du système, accouplé en rotation à un rouleau d'entraînement (50) de ladite unité de formage (40, 4 , 42), l'arbre de transmission (74) de la dernière unité de formage (42) étant accouplé en rotation à l'arbre moteur (46, 96, 97) et les arbres de transmission (74) comportant chacun, à l'une et/ou l'autre de leurs extrémités, un organe d'accouplement (79, 80) coopérant avec un organe d'accouplement complémentaire (80, 79) porté par une extrémité en vis-à-vis d'un arbre de transmission (74) d'une unité de formage adjacente (40, 41 , 42) de sorte à permettre un entraînement en rotation des rouleaux d'entraînement (50) des unités de formage (40, 41 , 42).

9. Système selon la revendication 8, dans lequel chaque unité de formage (40, 41 , 42) comporte deux blocs latéraux (40a, 40b, 41a, 41b, 42a, 42b) reliés par des entretoises fixes ou réglables (48), chaque bloc latéral (40a, 40b, 41a, 41b, 42a, 42b) comportant un rouleau d'entraînement (50), un rouleau d'appui (51 ), un galet de formage (52, 53) et un arbre de transmission (74) accouplé en rotation audit rouleau (50) d'entraînement et comportant à l'une et/ou l'autre de ses extrémités, un organe d'accouplement (79, 80) coopérant avec un organe d'accouplement complémentaire (80, 79) porté par une extrémité en vis-à-vis d'un arbre de transmission (74) d'un bloc latéral (40a, 40b, 41a, 41 b, 42a, 42b) adjacent d'une unité de formage adjacente (40, 41 , 42).

10. Système (38) selon la revendication 9, comportant des moyens de transmission du mouvement qui, d'une part, coopèrent avec l'arbre moteur et, d'autre part, coopèrent avec les arbres de transmission (74) des deux blocs latéraux (42a, 42b) de la dernière unité de formage (42).

11. Système (38) selon la revendication 9, comportant deux moteurs (96, 97) équipés d'un arbre moteur coopérant respectivement avec l'un et l'autre des blocs latéraux (42a, 42b) de la dernière unité de formage (42) et des moyens électroniques de synchronisation des deux moteurs (96, 97).

12. Système (38) selon l'une quelconque des revendications 1 à 11 , comportant en outre un dispositif de guidage de la plaque métallique apte à assurer que le rayon de courbure de la plaque métallique (45) soit supérieur à un rayon de courbure seuil à l'entrée de la première unité de formage (40), ledit dispositif de guidage de la plaque métallique étant fixé de manière amovible sur la première unité de formage (40).

13. Système (38) selon la revendication 12, dans lequel le dispositif de guidage est un élément présentant une surface de guidage curviligne.

14. Système (38) selon la revendication 12 lorsqu'elle dépend d'une quelconque des revendications 7 à 10, dans lequel le dispositif de guidage comporte deux trains de rouleau d'entraînement (99, 100), un premier train de rouleaux d'entraînement (99) étant disposé à la sortie d'une bobine de plaque métallique (45) et un second train de rouleaux d'entraînement (100) étant disposé à l'entrée de la première unité de formage (40), le second train de rouleaux d'entraînement (100) étant accouplé à un arbre de transmission (74) de la première unité de formage (40) et le premier train de rouleaux d'entraînement (99) étant entraîné par un moteur piloté par un dispositif d'asservissement.

Description:
SYSTEME DE PLIAGE ET DE DEROULAGE D'UNE PLAQUE METALLIQUE POUR LA REALISATION D'UNE VIRURE

Domaine technique

L'invention se rapporte au domaine des cuves, étanches et thermiquement isolantes, à membranes, pour le stockage et/ou le transport de fluide, tel qu'un fluide cryogénique.

Elle se rapporte plus particulièrement à un système de pliage et de déroulage d'une plaque métallique pour la réalisation d'une virure, destinée à la construction d'une membrane étanche d'une cuve de stockage d'un fluide.

Arrière-plan technologique

Le document FR2968284 décrit une cuve de stockage intégrée dans la coque d'un navire, dont la barrière étanche, notamment une barrière étanche primaire en contact avec le produit contenu dans la cuve, est constituée de virures métalliques qui sont reliées entre elles, de manière étanche, par des bords relevés définissant des soufflets déformables de part et d'autre d'une aile de soudure. Ces virures sont reliées en leurs extrémités à un anneau de raccordement par l'intermédiaire de tôles de fourrures à la fois soudées sur l'anneau de raccordement et sur les virures.

Il est par ailleurs connu une machine de pliage et de déroulage qui permet de dérouler une plaque métallique à l'intérieur de la cuve et de replier simultanément ses bords afin de façonner une virure à bords relevés. Une telle machine comporte des rouleaux d'entraînement permettant d'assurer le déroulage de la plaque métallique, des galets de formage permettant de replier les bords latéraux et des rouleaux d'appui permettant de plaquer la plaque métallique contre la surface de formage des galets de formage. Les galets de formage présentent selon la direction longitudinale de la machine des angles de pliage croissants de sorte à replier graduellement les bords latéraux de la plaque métallique. Résumé

Une idée à la base de l'invention est de proposer un système de pliage et de déroulage d'une plaque métallique qui soit apte à s'adapter de manière dynamique à des variations d'épaisseur de la plaque métallique.

Selon un mode de réalisation, l'invention fournit un système destiné au pliage et au déroulage d'une plaque métallique présentant une épaisseur variable pour la réalisation d'une virure pour la construction d'une membrane étanche d'une cuve de stockage d'un fluide, ladite virure comportant, dans le sens de la largeur, une bande centrale plane et des bords latéraux repliés, et, dans le sens de la longueur, une portion intermédiaire et deux portions d'extrémité, au moins une portion d'extrémité ayant une épaisseur supérieure à celle de la portion intermédiaire, le système comportant un châssis, et une série d'unités de formage, portées par le châssis et s'étendant selon un axe longitudinal du système; chaque unité de formage comportant :

- deux rouleaux d'entraînement, chaque rouleau d'entraînement étant monté mobile en rotation par rapport au châssis autour d'un axe horizontal afin d'assurer l'avance de la plaque métallique selon une direction d'avance ;

- deux galets de formage montés mobiles en rotation, chacun des deux galets de formage présentant une surface de formage conformée pour replier un bord latéral de la plaque métallique selon un angle déterminé par rapport aux axes horizontaux des rouleaux d'entraînement

- deux rouleaux d'appui montés mobiles en rotation par rapport au châssis autour d'un axe horizontal, chaque rouleau d'appui s'étendant en vis-à-vis d'un des deux rouleaux d'entraînement et étant agencé pour maintenir la plaque métallique en appui contre ledit rouleau d'entraînement et contre la surface de formage d'un des deux galets de formage ;

- chaque rouleau d'appui étant supporté par un support du rouleau d'appui qui est monté coulissant par rapport au châssis selon un axe vertical et est contraint vers le rouleau d'entraînement par un organe élastique de contrainte de telle sorte que la distance entre le rouleau d'appui et le rouleau d'entraînement d'une unité de formage s'adapte dynamiquement à l'épaisseur de la plaque métallique;

les unités de formages étant disposées successivement selon la direction d'avance de la plaque métallique, et étant agencées de sorte que l'angle déterminé des galets de formage est croissant d'une unité à la suivante pour replier graduellement les bords latéraux de la plaque métallique, d'une première unité de formage vers une dernière unité de formage, l'angle déterminé des galets de formage de la dernière unité de formage étant un angle de 90° de sorte que les bords latéraux soient perpendiculaires à la bande centrale plane à la sortie de la dernière unité de formage.

Ainsi, le réglage de la position des rouleaux d'appui des différentes unités de formage est dissocié et la position des rouleaux d'appui se règle dynamiquement en fonction de l'épaisseur de la plaque métallique. Un tel système s'adapte donc aux variations d'épaisseur de la plaque métallique. Ainsi, le système permet d'éviter que la machine ne se bloque lors d'un changement d'épaisseur ou ne produise un mauvais formage en raison d'un appui insuffisant de la plaque métallique contre les galets de formage.

Selon des modes de réalisation, une telle machine peut comporter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :

- les galets de formage de la dernière unité de formage présentent une surface de formage cylindrique comportant un axe central vertical et sont chacun mobiles en rotation sur un support de galet de formage respectif autour dudit axe central vertical de la surface de formage cylindrique, ledit support de galet de formage étant monté coulissant horizontalement par rapport au rouleau d'appui et étant contraint par un organe élastique de contrainte exerçant une contrainte dirigée de l'extérieur vers l'intérieur du système.

les galets de formage de la première unité de formage présentent une surface de formage en forme de cône ou de tronc de cône présentant un axe central vertical et sont mobiles en rotation autour dudit axe central vertical, lesdits galets de formage étant en outre montés coulissants par rapport au châssis ou au rouleau d'appui, le long dudit axe central vertical et étant chacun contraints par un organe élastique de contrainte exerçant une contrainte dirigée du bas vers le haut.

la série d'unités de formage comporte trois unités de formage.

- les galets de formage de la deuxième unité de formage présentent une surface de formage en forme de cône ou de tronc de cône présentant un axe central vertical et sont mobiles en rotation autour dudit axe central vertical, lesdits galets de formage étant en outre montés coulissants par rapport au châssis ou au rouleau d'appui, le long dudit axe central vertical et étant chacun contraints par un organe élastique de contrainte exerçant une contrainte dirigée du bas vers le haut.

le support du rouleau d'appui comporte un élément supérieur, un élément inférieur et un élément intermédiaire amovible apte à être fixé entre l'élément supérieur et l'élément inférieur afin de maintenir un écartement fixe entre ceux- ci, ledit support du rouleau d'appui étant monté coulissant par rapport au châssis au moyen d'un chariot supérieur et d'un chariot inférieur montés coulissants sur un rail de guidage, l'élément supérieur étant fixé au chariot supérieur et l'élément inférieur étant fixé au chariot inférieur, le chariot supérieur étant contraint vers le rouleau d'entraînement par l'organe élastique de contrainte du support du rouleau d'appui.

les organes élastiques de contrainte des supports de rouleau d'appui, les organes élastiques de contrainte des supports de galet de formage de la dernière unité de formage et/ou les organes élastiques de contrainte des galets de formage de la première unité de formage comportent un empilement de rondelles Belleville.

chaque unité de formage comporte un organe de fixation libérable apte à assurer la fixation de l'unité de formage à une unité de formage adjacente et dans lequel la dernière unité de formage est fixée au châssis tandis que la première unité de formage fait saillie en porte-à-faux, par rapport au châssis, dans une direction de recul opposée à la direction d'avance de la plaque métallique de telle sorte que, en retirant la première unité de formage par libération de son organe de fixation à l'unité de formage suivante, la dimension longitudinale du système soit réduite.

la série d'unités de formage comporte trois unités de formage, la première et la deuxième unités de formage font saillie en porte-à-faux, par rapport au châssis, dans une direction de recul opposée à la direction d'avance de la plaque métallique de telle sorte que, en retirant la première et la seconde unités de formage, la dimension longitudinale du système soit réduite.

le système comporte un moteur équipé d'un arbre moteur et chaque unité de formage comporte un arbre de transmission, s'étendant selon l'axe longitudinal du système, accouplé en rotation à un rouleau d'entraînement de ladite unité de formage, l'arbre de transmission de la dernière unité de formage étant accouplé en rotation à l'arbre moteur et les arbres de transmission comportant chacun, à l'une et/ou l'autre de leurs extrémités, un organe d'accouplement coopérant avec un organe d'accouplement complémentaire porté par une extrémité en vis- à-vis d'un arbre de transmission d'une unité de formage adjacente de sorte à permettre un entraînement en rotation des rouleaux d'entraînement des unités de formage.

chaque unité de formage comporte deux blocs latéraux reliés par des entretoises fixes ou réglables, chaque bloc latéral comportant un rouleau d'entraînement, un rouleau d'appui, un galet de formage et un arbre de transmission accouplé en rotation audit rouleau d'entraînement et comportant à l'une et/ou l'autre de ses extrémités, un organe d'accouplement coopérant avec un organe d'accouplement complémentaire porté par une extrémité en vis-à-vis d'un arbre de transmission d'un bloc latéral adjacent d'une unité de formage adjacente.

le système comporte des moyens de transmission du mouvement qui, d'une part, coopèrent avec l'arbre moteur et, d'autre part, coopèrent avec les arbres de transmission des deux blocs latéraux de la dernière unité de formage.

le système comporte deux moteurs équipés d'un arbre moteur coopérant respectivement avec l'un et l'autre des blocs latéraux de la dernière unité de formage et des moyens électroniques de synchronisation des deux moteurs. le système comporte en outre un dispositif de guidage de la plaque métallique apte à assurer que le rayon de courbure de la plaque métallique soit supérieur à un rayon de courbure seuil à l'entrée de la première unité de formage, ledit dispositif de guidage de la plaque métallique étant fixé de manière amovible sur la première unité de formage.

le dispositif de guidage est un élément présentant une surface de guidage curviligne.

le dispositif de guidage comporte deux trains de rouleau d'entraînement, un premier train de rouleaux d'entraînement étant disposé à la sortie d'une bobine de plaque métallique et un second train de rouleaux d'entraînement étant disposé à l'entrée de la première unité de formage, le second train de rouleaux d'entraînement étant accouplé à un arbre de transmission de la première unité de formage et le premier train de rouleaux d'entraînement étant entraîné par un moteur piloté par un dispositif d'asservissement.

Selon un mode de réalisation, l'invention fournit aussi un procédé de pliage et de déroulage d'une plaque métallique pour la réalisation d'une virure au moyen d'un système précité comportant une série de n unités de formage, n étant un entier supérieur ou égal à 2, le procédé comportant :

- n-1 fois la succession des étapes suivantes :

- une étape de pliage et de déroulage de la plaque métallique lors de laquelle la plaque métallique est déroulée et pliée jusqu'à un état dans lequel les bords latéraux de la plaque métallique ont été repliés sur toute leur longueur par une unité de formage précédente et qu'une portion des bords latéraux de la plaque métallique n'a pas été repliée par l'unité de formage suivante ;

- une étape de retrait de l'unité de formage précédente par libération de son organe de fixation à l'unité de formage suivante ; et

- une étape de recul du châssis selon la direction de recul opposée à la direction d'avance de la plaque métallique ;

le procédé comportant en outre une étape finale de pliage et de déroulage de la plaque métallique lors de laquelle la plaque métallique est déroulée et pliée jusqu'à un état dans lequel les bords latéraux de la plaque métallique ont été repliés sur toute leur longueur par la dernière unité de formage.

Certains aspects de l'invention partent de l'idée de proposer un système de pliage et de déroulage particulièrement compact et permettant de dérouler et de plier des virures présentant une longueur proche de la dimension longitudinale de la paroi de cuve à recouvrir par lesdites virures. Certains aspects de l'invention partent de l'idée de proposer un système de pliage et de déroulage d'une plaque métallique qui soit apte à s'adapter de manière dynamique à des variations d'épaisseur de la plaque métallique. Certains aspects de l'invention partent de l'idée de proposer un système de pliage et de déroulage permettant de réaliser des virures s'étendant d'un seul tenant entre deux structures d'arrêt, et présentant une épaisseur variable de manière à pouvoir être reliées directement aux structures d'arrêt en leurs extrémités tout en présentant une épaisseur plus faible entre ces extrémités. De telles virures permettent en effet de proposer une cuve étanche et thermiquement isolée qui comprend une barrière étanche présentant une bonne résistance à la fatigue tout en limitant la quantité de matière nécessaire à la réalisation d'une telle barrière étanche. De telles virures permettent aussi de réduire le temps de soudage nécessaire pour la réalisation de la barrière étanche et de réduire les temps de contrôle des soudures dans la cuve.

Brève description des figures

L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, détails, caractéristiques et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description suivante de plusieurs modes de réalisation particuliers de l'invention, donnés uniquement à titre illustratif et non limitatif, en référence aux dessins annexés.

• La figure 1 est une vue partielle en perspective écorchée d'une paroi de cuve étanche et thermiquement isolante comportant des membranes étanches à virures pour la construction desquelles un système de pliage et de déroulage d'une plaque métallique est utilisé ;

· La figure 2 est une vue partielle en perspective de la zone II de la figure 1 représentant la membrane étanche primaire.

• La figure 3 est une vue en coupe d'un détail d'une membrane étanche de la paroi de cuve de la figure 1 selon la ligne lll-lll.

• Les figures 4a à 4f illustrent les différentes étapes de transformation d'un système de pliage et de déroulage d'une plaque métallique, en fin d'opération de pliage et de déroulage de la plaque métallique.

• La figure 5 est une vue schématique d'un système de pliage et de déroulage équipé d'un dispositif électromécanique de guidage de la plaque métallique apte à assurer que le rayon de courbure de la plaque métallique soit supérieur à un rayon de courbure seuil entre la bobine de plaque métallique et la première unité de formage.

• La figure 6 illustre schématiquement un bloc latéral de la première unité de formage.

• La figure 7 illustre schématiquement un bloc latéral de la dernière unité de formage. • La figure 8 est une vue en perspective d'une série d'unités de formage accouplée à un moteur, selon un premier mode de réalisation.

• La figure 9 est une vue schématique des moyens de transmission du mouvement entre le moteur et la série d'unités de formage, dans le premier mode de réalisation de la figure 8.

• La figure 10 est une vue en perspective d'une série d'unités de formage accouplée à un moteur, selon un deuxième mode de réalisation.

• La figure 11 est une vue schématique des moyens de transmission du mouvement entre le moteur et la série d'unités de formage, dans le second mode de réalisation de la figure 10.

• La figure 12 est une vue en perspective d'une série d'unités de formage accouplée à deux moteurs, selon un troisième mode de réalisation.

• La figure 13 est une vue en perspective, partiellement éclatée, de la première unité de formage.

« La figure 14 est une vue en perspective d'un bloc latéral de la première unité de formage.

• La figure 15 est une vue en perspective détaillée du rouleau d'appui, du support du rouleau d'appui, du galet de formage et du support de guidage du galet de formage du bloc latéral de la figure 14.

· La figure 16 est une vue latérale du galet de formage et du support de guidage du galet de formage de la première unité de formage.

• La figure 17 est une vue latérale d'un rouleau d'entraînement et d'un arbre de transmission d'un bloc latéral.

• La figure 18 est une vue de face d'un rouleau d'entraînement et d'un arbre de transmission d'un bloc latéral.

• La figure 19 est une vue schématique, de dessus, d'une virure.

Description détaillée de modes de réalisation

La figure 1 représente des parois étanches et isolantes d'une cuve intégrée dans une structure porteuse d'un navire. La structure porteuse de la cuve est ici constituée par la coque interne d'un navire à double coque, dont on a référencé la paroi de fond avec le chiffre 1 , et par des cloisons transversales 2, qui définissent des compartiments dans la coque interne du navire. Les parois de la structure porteuse sont adjacentes deux à deux au niveau d'arêtes.

Sur chaque paroi de la structure porteuse, une paroi correspondante de la cuve comporte, dans la direction d'épaisseur de la cuve, de l'extérieur vers l'intérieur, une couche d'isolation secondaire 3, une barrière étanche secondaire 4, une couche d'isolation primaire 5 et une barrière étanche primaire 6. Au niveau de l'angle entre les deux parois 1 et 2, les barrières étanches secondaires 4 des deux parois 1 et 2 et les barrières étanches primaires 6 des deux parois sont reliées par un anneau de raccordement 10 sous la forme d'un tube carré. L'anneau de raccordement 10 forme une structure qui permet de reprendre les efforts de tension résultant de la contraction thermique des éléments métalliques formant les barrières étanches, de la déformation de la coque à la mer et des mouvements de la cargaison. Une structure possible de l'anneau de raccordement 10 est décrite plus en détails dans FR-A-2549575.

La couche d'isolation primaire et la couche d'isolation secondaire sont constituées d'élément calorifuges et plus particulièrement de caissons calorifuges parallélépipédiques 20 et 21 juxtaposés selon un motif régulier. Chaque caisson calorifuge 20 et 21 comporte un panneau de fond et un panneau de couvercle 23. Des panneaux latéraux 24 et des voiles internes 25 s'étendent entre le panneau de fond et le panneau de couvercle 23. Les panneaux délimitent un espace dans lequel est mise en place une garniture calorifuge qui peut, par exemple, être constituée de perlite expansée. Chaque caisson 20 et 21 est maintenu sur la structure porteuse par l'intermédiaire d'organes d'ancrage 26. Les caissons 20 et 21 de la couche isolante primaire 5 et de la couche isolante secondaire 3 portent respectivement la barrière étanche primaire 6 et la barrière étanche secondaire 4.

Les barrières étanches secondaire 4 et primaire 6 sont à chaque fois constituées d'une série de virures en Invar® 8 parallèles à bords repliés, qui sont disposées alternativement avec des supports de soudure allongés 9, également en Invar®. Les virures 8 comportent, dans le sens de la largeur, une bande centrale plane reposant contre les panneaux de couvercle 23 des caissons 20, 21 et des bords latéraux repliés 13. Les bords repliés 13 s'étendent sensiblement perpendiculairement à la bande centrale plane. Les virures 8 s'étendent depuis un premier tube carré au niveau d'une première cloison transversale 2 jusqu'à un deuxième tube carré d'une deuxième cloison transversale, non représentée, située en un côté opposé de la cuve. Les bords repliés 13 des virures sont soudés aux supports de soudure 9 de manière étanche. Les supports de soudure 9 sont retenus à chaque fois à la couche isolante sous-jacente 3 ou 5, par exemple en étant logés dans des rainures 7, en forme de T inversé, ménagées dans les panneaux de couvercles 23 des caissons 20 et 21.

Cette structure alternée est réalisée sur toute la surface des parois, ce qui peut impliquer de très grandes longueurs de virures 8. Sur ces grandes longueurs, les soudures étanches entre les bords repliés 13 des virures 8 et les supports de soudure 9 intercalés entre eux peuvent être réalisées sous la forme de cordons de soudure 17 rectilignes et parallèles à la paroi.

Les virures à bords repliés 8 sont raccordées directement à l'anneau de raccordement 10. Les virures à bords repliés 8 ne sont donc pas raccordées à l'anneau de raccordement 10 par l'intermédiaire des tôles de fourrures comme dans le document FR2968284. A cet effet, les virures à bord relevés 8 présentent un bord d'extrémité 11 soudé continûment aux ailettes en Invar® 27, 28 de l'anneau de raccordement 10 pour reprendre les efforts de tension. La barrière étanche primaire 5 et la barrière étanche secondaire 3 sont ainsi soudées respectivement à une ailette primaire 27 et une ailette secondaires 28. Des caissons calorifuges primaires 20 sont positionnés entre l'ailette primaire 27 et l'ailette secondaire 28. L'ailette primaire 27 est fixée sur les caissons calorifuges primaires 20 par des vis 30. L'ailette secondaire 28 est fixée de la même manière sur les éléments calorifuges secondaires.

Le tube carré est relié aux parois 1 et 2 par l'intermédiaire de plaques 31 qui s'étendent dans la continuité des membranes étanches 4 et 6 et des ailettes 27, 28. Ces plaques 31 sont soudées à des plats 32 soudés perpendiculairement aux parois 1 et 2 de la structure porteuse.

La figure 2 représente plus en détail la zone de raccordement de deux virures 8 de la barrière étanche primaire 6 sur l'ailette de soudure 27. Il est à noter que la zone de raccordement des virures 8 de la barrière étanche secondaire 4 sur l'aile de soudure 28 est réalisée de la même manière. Les bords repliés 13 de la virure à bords repliés 8 présentent un profil comportant une portion inclinée 14 qui s'élève progressivement depuis le bord 11 en direction des virures 8, puis une portion horizontale 15. Les virures 8 sont soudées bords à bords de manière continue et étanche au niveau de leur arête supérieure le long d'une première portion 29 à l'aide d'un procédé automatique CMT ou d'un procédé manuel TIG, avec fil d'apport.

Le support de soudure 9 intercalé entre deux virures 8 se termine légèrement avant l'ailette 27. Tout au long de la portion centrale de la paroi de cuve, et jusqu'à proximité de la zone du bord d'extrémité 11 , la liaison étanche entre les bords repliés 13 des virures 8 et les supports de soudure 9 est réalisée par les cordons de soudures rectilignes 17, qui s'étendent à peu près à mi-hauteur des bords repliés 13 de part et d'autre du support de soudure 9 et parallèlement à la surface de support. Les cordons de soudure 17 sont réalisés par une machine de soudage à molettes.

Le cordon de soudure rectiligne 17 s'étend jusqu'à proximité de la première portion 29, le cordon de soudure présente ensuite une courbure vers le haut pour rejoindre la soudure d'arête effectuée bord à bord sur la première portion 29. Dans un autre mode non représenté, on utilise une guillochure.

La figure 3 illustre plus en détail l'agencement de la paroi de cuve au niveau de la soudure entre l'ailette 27 de l'anneau de raccordement 10 et la virure à bords repliés 8 présentée dans la figure 2. L'ailette 27 est fixée sur les éléments calorifuges 20 par l'intermédiaire de vis 30 traversant l'ailette 27 et vissées dans les panneaux supérieurs 23 des éléments calorifuges 20. La fixation par vis permet notamment la stabilisation de l'ailette 27.

La virure 8 s'étend d'un seul tenant entre ses deux bords d'extrémité 11.

Entre ces deux bords d'extrémité la virure 8 est, sur une première partie de sa longueur, en appui sur les ailettes 27 et sur une seconde partie de sa longueur, en appui sur la couche isolante primaire 5.

La virure 8 présente un segment plié 34, pour assurer l'appui de la virure 8 sur à la fois l'ailette 27 et la couche isolante primaire 5, pour la majeure partie de sa surface inférieure. La section pliée s'étend à proximité du bord de l'ailette 27 parallèlement à l'ailette 27 et permet de compenser l'épaisseur de celle-ci. La virure 8 présente en outre une épaisseur variable le long de sa longueur. Ainsi, la virure 8 présente au niveau de ses bords d'extrémités 11 une portion épaisse 33 fixée aux ailettes 27. Une portion fine 35 s'étend entre les portions épaisses 33 et présente une épaisseur constante. La portion fine 35 est reliée aux portions épaisses 33 par des portions de transition 36 dans lesquelles l'épaisseur diminue progressivement depuis chaque portion épaisse 33 jusqu'à la portion fine 35.

Plus particulièrement, selon un mode de réalisation, la portion épaisse 33 présente une épaisseur de 0.9mm et s'étend sur une longueur de 400mm et comprend le segment plié 34. La portion de transition 36 s'étend ensuite sur une distance de 500mm et présente une épaisseur diminuant de 0.9mm jusque 0.7mm. Ainsi, la majeure partie de la paroi de cuve est recouverte par la portion fine 35 de la virure 8 qui présente une épaisseur de 0.7mm.

La portion épaisse 33 est reliée à l'ailette 27 par un cordon de soudure 37 réalisé entre le bord 11 de la virure 8 et la surface supérieure de l'ailette 27, l'ailette 27 présentant une épaisseur de 1.5 mm. Ainsi, le cordon de soudure réalisant la jonction entre la virure 8 et l'ailette 27, à savoir la soudure d'une bande épaisse de 0.9mm sur une bande épaisse de 1.5 mm, présente une bonne résistance à la fatigue.

L'utilisation d'une telle virure 8 à épaisseur variable permet d'éviter ou de limiter l'utilisation, dans la longueur de la virure 8, d'un ensemble de tôles métalliques présentant des épaisseurs différentes, reliées entre elles par des cordons de soudure qui présenteraient une résistance à la fatigue insuffisante. En effet, une soudure réalisée entre une tôle de 1.5 mm et une tôle de 0.7 mm présente une moins bonne résistance à la fatigue qu'une soudure entre une tôle de 0.9 mm et une tôle de 1.5 mm. Or, plus la résistance à la fatigue de la barrière étanche est basse, plus les critères de coque nécessaires pour le navire dans lequel la cuve est intégrée sont contraignants, ce qui nécessite un raidissage de la coque important. Ce raidissage de la coque se traduit notamment par une quantité importante d'acier nécessaire à la réalisation de la coque. L'utilisation d'une virure 8 dont l'épaisseur varie le long de sa longueur permet de réaliser une membrane étanche 6 présentant une bonne résistance à la fatigue, tout en évitant d'utiliser des virures épaisses sur toute leur longueur. La résistance à la fatigue étant plus importante, les critères de coque sont moins contraignants et permettent notamment une économie d'acier pour la réalisation de la coque. L'utilisation d'une virure 8 réalisée d'un seul tenant sur toute la longueur de la paroi permet en outre de réduire le temps de soudage nécessaire pour la réalisation de la barrière étanche primaire 6 et de réduire les temps de contrôle des soudures dans la cuve.

Sur les figures 4a à 4f, on a représenté un système de pliage et de déroulage 38 d'une plaque métallique 45 pour la réalisation d'une virure 8, telle que décrite précédemment. Les figures 4a à 4f illustrent plus particulièrement les différentes étapes de transformation du système 38 lors du pliage et du déroulage de l'extrémité finale de la plaque métallique 45, à l'approche d'une cloison transversale 2 de la cuve.

Sur la figure 4a, le système de pliage et de déroulage 38 comporte un châssis 39 et une série d'unités de formage 40, 41 , 42 portées par le châssis 39.

Les unités de formage 40, 41 , 42 s'étendent dans la direction longitudinale du système 38. Les unités de formage 40, 41 , 42 permettent simultanément de dérouler la plaque métallique 45 selon une direction d'avance (flèche f1 ) et de façonner les bords repliés 13 des virures 8. Les unités de formage 40, 41 , 42 replient graduellement, par étapes successives, les bords latéraux de la plaque métallique 45 jusqu'à ce qu'ils soient amenés dans leur configuration finale recherchée, dans laquelle ils s'étendent perpendiculairement à la bande centrale plane, à la sortie de la dernière unité de formage 42.

Dans le mode de réalisation représenté, le système de pliage et de déroulage 38 est équipé de trois unités de formage 40, 41 , 42. Aussi, à titre d'exemple, la première unité de formage 40 rabat les bords latéraux de la plaque métallique 45 par rapport à la bande centrale plane d'un angle de 30°, la deuxième unité de formage 41 les rabat d'un angle de 60° alors que la troisième et dernière unité de formage 42 rabat les bords latéraux dans leur configuration finale, dans laquelle ils s'étendent sensiblement perpendiculairement à la bande centrale plane. On notera que, compte-tenu des tolérances permises pour le soudage molette, l'angle formé entre les bords latéraux et la bande centrale plane peut varier de quelques degrés autour de 90°.

Le châssis 39 est équipé de roues pour permettre un déplacement du système 38. En effet, lors du déroulage de la plaque métallique 45, le système 38 doit notamment pouvoir être déplacé selon une direction de recul (flèche f2 des figures 4c, 4d et 4e) opposée à la direction d'avance f1 de la plaque métallique 45.

La plaque métallique 45 est fournie sous la forme d'une bobine qui est portée sur le système de pliage et de déroulage 38 au moyen d'un élément de support de bobine, non illustrée. Le système de pliage et de déroulage 38 comporte également un dispositif de guidage de la plaque métallique apte à assurer que la plaque métallique 45 présente, entre la bobine de plaque métallique et la première unité de formage 40, un rayon de courbure minimum de telle sorte que la plaque métallique 45 ne soit pas endommagée lors de son déroulage. Dans le mode de réalisation de la figure 4a, le dispositif de guidage de la plaque métallique est un élément 43 présentant une surface de guidage curviligne. La surface de guidage curviligne peut notamment être équipée d'une pluralité de galets 44 montés en rotation afin minimiser les frottements entre la surface de guidage curviligne et la plaque métallique 45.

La dernière unité de formage 42 est fixée au châssis 39 et s'étend à l'aplomb de celui-ci. En revanche, les autres unités de formage 40, 41 font saillie en porte-à-faux par rapport au châssis 39, dans une direction opposée à la direction d'avance f1 de la plaque métallique. Les unités de formage 40, 41 , 42 sont fixées les unes aux autres de manière amovible au moyen d'organes de fixation libérables, qui seront décrits plus en détails par la suite. Ainsi, lorsque la plaque métallique 45 a été pliée, déroulée et disposée dans la cuve, sur une majeure partie de sa longueur et qu'ainsi, le système approche d'une cloison transversale 2 de la cuve, les unités de formage peuvent être successivement retirées de telle sorte que la dimension longitudinale du système 38 soit réduite. De même, l'élément 43 présentant une surface de guidage curviligne est monté sur la première unité de formage 40, de manière amovible.

En référence à la figure 4b, l'on observe que, dès lors que la bobine de plaque métallique 45 est intégralement déroulée, l'élément 43 présentant une surface de guidage curviligne est démonté, afin d'autoriser un recul du châssis selon la direction de recul f2, opposée à la direction d'avance f1 de la plaque métallique 45.

Par la suite, comme représenté sur les figures 4c et 4d. dès que les bords latéraux de la plaque métallique 45 ont été mis en forme sur toute leur longueur par la première unité de formage 40, la première unité de formage 40 est retirée afin d'autoriser un recul supplémentaire du système 38. De même, comme représenté sur les figures 4d et 4e, dès que les bords latéraux de la plaque métallique 45 ont été mis en forme sur toute leur longueur par la deuxième unité de formage 41 , la deuxième unité de formage 41 est démontée et retirée. Le système 48 peut ainsi être reculé davantage.

Comme illustré sur la figure 4f, lorsque la plaque métallique 45 a été intégralement pliée et déroulée, le bord de la virure 8 ainsi réalisée est relevée ou abaissée afin de permettre le retrait du système 38. L'on observe que, dans sa configuration finale, dans laquelle la première et la deuxième unités de formage 40, 41 ont été retirées, le système présente un encombrement longitudinal particulièrement faible autorisant un déroulage de la plaque métallique 45 sur toute sa longueur. Un tel système 38 est donc particulièrement adapté pour le déroulage et le pliage de virures 8 qui s'étendent d'un bout à l'autre de la paroi 1 de la cuve, entre deux anneaux de raccordement 10 disposés aux deux extrémités opposés de la paroi 1.

La figure 8 illustre une série d'unités de formage 40, 41 , 42 accouplée à un moteur 46, selon un premier mode de réalisation. La série d'unités de formage comporte trois unités de formage 40, 41 , 42. Chaque unité de formage 40, 41 , 42 comporte deux blocs latéraux 40a, 40b, 41a, 41b, 42a, 42b qui sont respectivement agencés pour replier l'un et l'autre des bords latéraux de la plaque métallique 45. Chaque bloc latéral 40a, 40b, 41a, 41b, 42a, 42b comporte un corps 47 qui est fixé au corps 47, symétrique, de l'autre bloc latéral de l'unité de formage, par deux entretoises 48. Le corps 47 de chaque bloc latéral est ici réalisé sous la forme de deux demi-coques à l'intérieur desquelles sont logés des moyens d'entraînement de la plaque métallique 45 et des moyens de formage des bords latéraux de la plaque métallique 45.

Les deux entretoises 48 sont fixées aux corps des blocs latéraux 40a, 40b, 41a, 41b, 42a, 42b par des vis 49. Le bâti de chaque unité de formage 40, 41 , 42 est donc constitué des deux corps symétriques 47 des blocs latéraux et des deux entretoises 48. Le bâti présente ainsi une armature de forme rectangulaire, ce qui lui assure une rigidité importante. Selon un mode de réalisation, la longueur des entretoises 48 est réglable de sorte à permettre un ajustement de l'écartement entre les blocs latéraux 40a, 40b, 41a, 41b, 42a, 42b en fonction de la largeur des virures 8 que l'on souhaite réaliser.

Les figures 6 et 7 illustrent respectivement un bloc latéral 40a de la première unité de formage 40 et un bloc latéral 42a de la dernière unité de formage 42. Notons que les blocs latéraux 41a, 41 b de la seconde unité de formage 41 présente une structure sensiblement identique à celle d'un bloc latéral 40a de la première unité de formage 40, seul l'angle d'inclinaison de la surface de formage étant différent.

Sur les figures 6 et 7, chaque bloc latéral 40a, 42a comporte un rouleau d'entraînement 50, inférieur, monté mobile en rotation sur le corps 47. Le rouleau d'entraînement 50 est entraîné en rotation par le moteur 46 via des moyens de transmission, qui seront décrits plus en détails ultérieurement. Le rouleau d'entraînement 50 permet ainsi d'assurer l'avance de la plaque métallique 45 selon sa direction d'avance.

Chaque bloc latéral 40a, 42a comporte, en outre, un rouleau d'appui 51 , supérieur, monté mobile en rotation sur le corps 47 selon un axe horizontal. Le rouleau d'appui 51 s'étend en vis-à-vis du rouleau d'entraînement 50 et permet de maintenir la plaque métallique 45 contre le rouleau d'entraînement 50. Par ailleurs, chaque bloc latéral 40a ,42a comporte un galet de formage 52, 53, monté mobile en rotation sur le corps 47, et permettant de replier un bord latéral de la plaque métallique 45. Pour ce faire, le galet de formage 52, 53 présente une surface de formage qui est inclinée par rapport à l'axe horizontal de sorte à replier un bord latéral de la plaque métallique 45 selon un angle déterminé. La surface de formage du galet 52, 53, plaque les bords latéraux de la plaque métallique 45 contre le rouleau d'appui 51 , afin de les façonner.

A l'exception du galet 53 des blocs latéraux 42a, 42b de de la dernière unité de formage 42, le galet 52 des autres blocs latéraux 40a, 40b, 41a, 41 b présente une forme de cône ou de tronc de cône, de révolution, telle qu'illustrée sur la figure 6. Le galet 52 est mobile en rotation autour de l'axe central du cône. L'angle de pliage du galet 52 correspond donc à l'angle formé à l'intersection entre les génératrices de la surface conique et un plan horizontal. A titre d'exemple, la surface conique de formage des galets 52 de la première unité de formage 40 présente une inclinaison de 30° par rapport à un plan horizontal alors que la surface conique de formage des galets 52 de la deuxième unité de formage 41 présente une inclinaison de 60° par rapport à un plan horizontal.

Les galets 53 de la dernière unité de formage 42 présentent quant à eux une surface cylindrique de formage, comme illustré sur la figure 7. Le galet 53 est monté mobile en rotation autour de l'axe central du cylindre. Les directrices de la surface cylindrique de formage sont verticales. Le galet 53 permet ainsi de rabattre les bords latéraux de la plaque métallique 45 perpendiculairement à la bande centrale plane.

La virure 8, représentée sur la figure 19, comporte dans le sens de la longueur, une portion intermédiaire 35, une portion d'extrémité 33 ayant une épaisseur supérieure à celle de la portion intermédiaire 35 et des portions de transition 36 s'étendant entre la portion d'extrémité 33 et la portion intermédiaire 35. Dès lors, l'épaisseur de la plaque métallique 45 variant sur sa longueur, les unités de formage 40, 41 , 42 doivent être agencées pour s'adapter dynamiquement à de tels changements d'épaisseur. En particulier, les unités de formages 40, 41 , 42 sont agencées de telle sorte que la largeur U de la bande centrale plane est maintenue constante lorsque l'épaisseur de la virure 8 varie (voir figure 9). On observera dès lors que, a contrario, la largeur totale t de la virure 8 varie avec l'épaisseur de la virure 8. La virure 8 présente ainsi une largeur l ext qui est plus importante au niveau des deux portions d'extrémité 33 présentant des épaisseurs plus importantes qu'au niveau de la portion intermédiaire 35 présentant une épaisseur plus faible. Ce choix de conception des virures 8 est particulièrement avantageux car l'augmentation de largeur l ex t de la virure 8 au niveau des portions d'extrémité 33 permet de compenser la disparition des supports de soudure 9 au niveau desdites portions d'extrémité 33.

En revenant aux figures 6 et 7, l'on observe que, afin de permettre une telle adaptation dynamique des unités de formage aux changements d'épaisseur, le rouleau d'appui 51 est porté par un support du rouleau d'appui 54 qui est monté coulissant sur le corps 47 du bloc latéral. Un organe élastique de contrainte 55 agit entre le corps 47 et le support du rouleau d'appui 54 et exerce sur le support du rouleau d'appui 54 une contrainte dirigée du haut vers le bas, afin de contraindre le rouleau d'appui 51 en direction du rouleau d'entraînement 50. Ainsi, la distance entre le rouleau d'appui 51 et le rouleau d'entraînement 50 s'adapte dynamiquement à l'épaisseur de la plaque métallique 45. Dans le mode de réalisation représenté, l'organe élastique de contrainte 55 comporte un empilement de rondelles ressort, couramment désignées par rondelle Belleville, agissant entre le support du rouleau d'appui 54 et le corps 47 du bloc latéral. L'empilement de rondelles Belleville est conçu de telle sorte que l'effort qu'il exerce soit adapté sur une plage de déformation correspondant à la plage de variation d'épaisseur de la plaque métallique 45. Ainsi, l'effort d'appui et de formage exercé par le rouleau d'appui 51 sur le bord latéral de la plaque métallique 45 est adapté à la variation d'épaisseur de la plaque métallique 45.

Par ailleurs, comme représenté sur la figure 6, les galets 52 à surface conique de formage sont chacun montés coulissants verticalement par rapport au corps 47 de leur bloc latéral respectif 40a. Les galets 52 sont guidés en translation et en rotation par rapport au corps 47 par un support de guidage 68. Un organe élastique de contrainte 56 exerce sur le galet 52 une contrainte dirigée du bas vers le haut afin de plaquer le galet 52 contre le bord latéral de la plaque métallique 45. L'organe élastique de contrainte 56 est également constitué d'un empilement de rondelles Belleville conçu de telle sorte que l'effort de contrainte qu'il exerce soit sensiblement constant sur une plage de déformation correspondant à la plage de variation d'épaisseur de la plaque métallique 45. L'on observe que les galets 52 présentant une surface conique de formage, leur translation selon un axe vertical permet d'adapter la largeur l ext de la virure 8 tout en conservant l'angle de déformation des bords latéraux lorsque l'épaisseur de la plaque métallique 45 varie.

Comme représenté sur la figure 7, chaque galet 53 de la dernière unité de formage 42 est monté mobile en rotation sur un support de galet 57. Le support de galet 57 est monté coulissant sur le support du rouleau d'appui 54 selon une direction horizontale. Par ailleurs, un organe de contrainte 58 exerce sur le support du galet 57 une contrainte, dirigée de l'extérieur vers l'intérieur de l'unité de formage, afin de plaquer le galet 53 contre le bord latéral de la plaque métallique 45.

Dans le mode de réalisation détaillé sur les figures 14 et 15, le support du rouleau d'appui 54 est monté coulissant par rapport au corps 47 du bloc latéral 40a au moyen de deux chariots 59, 60 montés coulissants sur un rail de guidage 61 , fixé au corps 47 du bloc latéral 40a. Afin de diminuer les frottements et de pré contraindre l'ajustage entre les chariots 59, 60 et le rail de guidage 6 , les chariots 59, 60 sont avantageusement des chariots à roulements qui comportent une pluralité de corps roulants aptes à coopérer avec des chemins de roulements portés par le rail de guidage 61.

Le rouleau d'appui 51 est lié au support du rouleau d'appui 54 par une liaison pivot afin qu'il puisse tourner librement avec l'avance de la plaque métallique 45. Pour ce faire, un axe 62 fixe est supporté à ses deux extrémités par le support du rouleau d'appui 54. Le rouleau d'appui 51 est guidé en rotation sur l'axe 62 par des roulements 63, 64. Selon l'exemple de réalisation représenté, le rouleau d'appui 51 est guidé, d'une part, par un roulement à billes à contact oblique à deux rangées 63 permettant de reprendre les efforts radiaux et axiaux s'exerçant sur le rouleau d'appui 51 et, d'autre part, par un roulement rigide à une rangée 64. Afin de limiter leur encombrement, les roulements 63, 64 sont logés à l'intérieur d'un alésage interne du rouleau d'appui 51.

Par ailleurs, une vis 65 est fixée sur le corps 47 du bloc latéral 40a et comporte une extrémité libre coulissant à l'intérieur d'un alésage ménagé dans le support du rouleau d'appui 54. La vis 65 porte une rondelle de butée 66, solidaire de la vis 65 et un empilement de rondelles Belleville 55 qui coopère, d'une part, avec la rondelle de butée 66 et, d'autre part, avec le support du rouleau d'appui 54 via une rondelle d'appui 67 montée mobile en translation sur la vis 65. L'empilement de rondelles Belleville 55 permet ainsi d'exercer, sur le support du rouleau d'appui 54 une contrainte dirigée du haut vers le bas, en direction de la plaque métallique 45.

Par ailleurs, dans le mode de réalisation représenté, les chariots 59, 60 sont espacés l'un de l'autre le long du rail de guidage 61 et le support du rouleau d'appui comporte un élément supérieur 54a fixé au chariot supérieur 59, un élément inférieur 54b fixé au chariot inférieur 60 et portant le rouleau d'appui 51 et un élément intermédiaire 54c, amovible. L'élément intermédiaire 54c amovible est apte à être fixé entre l'élément inférieur 54b et l'élément supérieur 54a afin de maintenir un écartement fixe entre ceux-ci. L'élément intermédiaire 54c peut notamment être fixé aux éléments, inférieur 54b et supérieur 54a par emboîtement. En retirant l'élément intermédiaire 54c, la course du chariot inférieur 60 et, par conséquent, du rouleau d'appui 51 est donc beaucoup plus importante. Il est ainsi possible de dégager verticalement le rouleau d'appui 51 vers le haut afin de faciliter la libération de la plaque métallique 45 lors d'une opération de retrait de l'unité de formage 40. Nous notons que, si le support de rouleau d'appui 54 est représenté en relation avec un bloc latéral 40a de la première unité de formage 40, un support de rouleau d'appui 54 similaire peut être utilisé dans tous les blocs latéraux 40a, 40b, 41a, 41b, 42a, 42b du système 38.

Par ailleurs, chaque galet 52 à surface de formage conique est guidé en translation et en rotation par rapport au corps 47 par un support de guidage 68. Dans le mode de réalisation représenté, le support de guidage 68 de chaque galet 52 est fixé au support du rouleau d'appui 54. Un tel mode de réalisation est avantageux en ce qu'il présente une conception plus simple et un montage plus aisé. Toutefois, dans un mode de réalisation alternatif, le support de guidage 68 de chaque galet 52 est directement solidarisé au corps 47 du bloc latéral 40a.

Un support de guidage du galet 68 est représenté de manière détaillée sur la figure 16. Le support de guidage du galet 68 comporte un alésage au travers duquel s'étend un arbre 69 de support du galet 52. L'arbre 69 coopère avec le support de guidage de galet 68 par des moyens de guidage agencés pour guider en rotation l'arbre 69 autour d'un axe vertical tout en permettant sa translation verticale. Pour ce faire, les moyens de guidage comportent une paire de roulements à aiguilles sans bague intérieure 70a, 70b. De tels roulements 70a, 70b comportent une bague extérieure qui est fixée à l'intérieur de l'alésage du support de guidage du galet 68, à force ou par collage, par exemple, et des rouleaux cylindrique à diamètre réduit, reçus dans une cage s'étendant à l'intérieur de la bague extérieure. L'absence de bague intérieure permet de gagner en encombrement tout en conservant un diamètre d'arbre 69 conséquent.

L'arbre 69 porte, à son extrémité opposée au galet 52, une butée axiale à roulement 71 et un empilement de rondelles Belleville 56 qui s'étend entre, d'une part, ladite butée axiale à roulement 71 , et, d'autre part, une rondelle d'appui 72 monté coulissante sur l'arbre et maintenue contre le support de guidage du galet 68. Ainsi, l'empilement de rondelles Belleville 56 exerce sur le galet 52 une contrainte, dirigée du bas vers le haut, afin de plaquer le galet 52 contre le bord latéral de la plaque métallique. La butée axiale à roulement 71 permet de fournir un appui axial sur l'arbre 69, à l'empilement de rondelles Belleville 56 tout en limitant les forces de frottement s'opposant au mouvement de rotation de l'arbre 69. Le galet 52 et l'arbre 69 sont ici formés d'un seul tenant. Le galet 52 et l'arbre 69 doivent présenter un excellent état de surface, une dureté importante et une bonne tenue à la flexion. Aussi, selon un mode de réalisation, le galet 52 et l'arbre 69 sont formés en acier trempé et rectifié.

En relation avec les figures 8 et 13, l'on observe que les organes de fixation libérables aptes à assurer une fixation amovible des unités de formages 40, 41 , 42 les unes aux autres sont constitués de vis 73. Selon un mode de réalisation, un premier jeu de vis 73 permet un assemblage des trois unités de formage 40, 41 , 42 tandis que le second jeu permet un assemblage de la deuxième et de la dernière unités de formage 41 , 42. Les vis 73 du premier jeu sont introduites via la dernière unité de formage 42, passent au travers d'alésages ménagés dans les blocs latéraux de la dernière et la seconde unités de formage 41 , 42 et viennent coopérer avec un alésage fileté ménagé dans un bloc latéral de la première unité de formage. Les vis du second jeu sont également introduites via la dernière unité de formage 42, passent au travers d'un alésage ménagé dans un bloc latéral de la dernière unité de formage 42 et coopèrent avec un alésage fileté ménagé dans un bloc latéral de la deuxième unité de formage 41. Le dévissage du premier jeu de vis 73 autorise le retrait de la première unité de formage 40, puis ensuite, le dévissage du second jeu de vis 73 autorise le retrait de la seconde unité de formage 41. Notons que d'autres types d'organes de fixation libérables peuvent également être utilisés. A titre d'exemple, des organes de fixation à sauterelles qui permettent par simple basculement d'un levier d'assurer une fixation pourront également être utilisés.

Le corps 47 de chacun des blocs latéraux 40a, 40b est équipé d'organes de positionnement, non représentés, qui sont chacun destinés à coopérer avec un organe de positionnement complémentaire porté par le corps d'un bloc latéral adjacent. Ainsi, de tels organes de positionnement assurent un positionnement précis des unités de formage 40, 41 , 42 les unes par rapport aux autres. De tels organes de positionnement peuvent, par exemple, comprendre des pions de positionnement qui sont chacun destinés à coopérer avec un orifice porté par une unité de formage 40, 41 , 42 en vis-à-vis.

Par ailleurs, chacun des blocs latéraux 40a, 40b, 41a, 41 b, 42a, 42b est équipé d'un arbre de transmission 74, représenté sur les figures 13, 17 et 18, permettant d'accoupler en rotation son rouleau d'entraînement 50 au moteur 46. Chaque arbre de transmission 74 comporte une portion filetée sans fin 75 coopérant avec un engrenage 76 solidaire en rotation du rouleau d'entraînement 50. L'arbre de transmission 74 est guidé en rotation sur le corps 47 d'un bloc latéral par l'intermédiaire d'un jeu de deux roulements 77, 78 s'étendant de part et d'autre de la portion filetée 75. Dans le mode de réalisation représenté, le jeu de deux roulements 77, 78 comporte, d'une part, un roulement à billes à contact oblique à deux rangées 77 permettant de reprendre les efforts axiaux exercés sur l'arbre de transmission 74 par l'engrenage 76 et, d'autre part, un roulement rigide à une rangée 78.

Les arbres de transmission 74 s'étendent selon l'axe longitudinal du système 38. Les arbres de transmission 74 des blocs latéraux 42a, 42b de la dernière unité de formage 42 sont accouplés à l'arbre moteur 46 et les arbres de transmission 74 des blocs latéraux 40a, 41a, 42a, d'une part, et les arbres de transmission 74 des blocs latéraux 40b, 41b, 42b, d'autre part, sont accouplés les uns aux autres afin de permettre une rotation des rouleaux d'entraînement 50, de manière synchronisée. Les arbres de transmission 74 sont accouplés les uns aux autres par des crabots constitués d'un élément mâle 79 et d'un élément femelle 80, de forme complémentaire à l'élément mâle 79, fixés aux extrémités en vis-à-vis de deux arbres de transmission 74 adjacents. Les éléments, mâle 79 et femelle 80, du crabot peuvent être fixés aux extrémités des arbres de transmission 74 par l'intermédiaire de clavettes et de vis de pression.

Par ailleurs, en référence aux figures 17 et 18, l'on observe que le rouleau d'entraînement 50 est solidaire d'un arbre 81. L'arbre 81 est guidé en rotation sur le corps 47 du bloc latéral par l'intermédiaire de roulements 82, 83. Dans l'exemple de réalisation représenté, l'arbre 81 est guidé, d'une part, par un roulement à billes à contact oblique à deux rangées 82 permettant de reprendre les efforts radiaux et axiaux s'exerçant sur le rouleau d'entraînement 50 et, d'autre part, par un roulement rigide à une rangée 83. L'engrenage 76 est solidarisé en rotation à l'arbre 81 , par exemple par clavetage. L'engrenage 76 est disposé entre les deux roulements 82, 83. Par ailleurs, deux bagues d'entretoise 84, 85 s'étendent de part et d'autre de l'engrenage 76. Les bagues d'entretoise 84, 85 sont en appui contre les roulements 82, 83 et permettent d'assurer un positionnement précis de l'engrenage 76 par rapport à ia portion fiietée 75 de i'arbre de transmission 74. Dans le mode de réalisation des figures 8 et 9, le système de pliage et de déroulage 38 ne comporte qu'un moteur 46. L'arbre moteur est orienté transversalement à la direction longitudinale du système et coopère avec un arbre transversal 86. L'arbre transversal 86 porte deux roues d'engrenage coniques 87, 88 qui engrènent respectivement avec une roue d'engrenage conique 89, 90 solidaire en rotation de l'arbre de transmission 74 de l'un et l'autre des blocs latéraux 42a, 42b. Ainsi, le couple moteur est transmis aux blocs latéraux 40a, 40b, 41a, 41 b ,42a, 42b s'étendant de chaque côté du système 38. L'arbre transversal 86, ainsi que les roues d'engrenage coniques 87, 88, 89, 90 sont logés dans un carter 91 , représenté sur la figure 8. Selon un mode de réalisation, la roue d'engrenage conique 88 est montée coulissante axialement sur l'arbre transversal 86 afin de permettre un ajustement de l'écartement entre les blocs latéraux 40a, 40b, 41a, 41b ,42a, 42b lorsque la longueur des entretoises 48 peut être réglée.

Dans un autre mode de réalisation non illustré, l'arbre transversal 86 comporte une ou plusieurs portions filetées en prise avec des roues dentées solidaires en rotation des arbres de transmission 74 des blocs latéraux 42a, 42b. Dans encore un autre mode de réalisation, la transmission entre l'arbre transversal 86 et les arbres de transmission 74 est assurée par des engrenages hélicoïdaux à axes croisés comportant chacun une roue d'engrenage à denture inclinée portée par l'arbre transversal et une roue d'engrenage à denture inclinée solidaire en rotation d'un arbre de transmission 74.

Dans le mode de réalisation des figures 10 et 11 , le système de pliage et de déroulage 38 ne comporte également qu'un seul moteur 46. Dans ce mode de réalisation, les moyens de transmission du mouvement entre le moteur 46 et les blocs latéraux 42a, 42b comportent une chaîne ou une courroie crantée 92 logée à l'intérieur d'un carter 91. Chacun des arbres de transmission 74 des blocs latéraux 42a, 42b est solidaire en rotation d'une roue dentée 93a, 93b qui coopère avec la chaîne ou la courroie crantée 92. Afin de transmettre le mouvement de l'arbre moteur 46 vers les blocs latéraux 42a, 42b, l'arbre du moteur 46 peut soit coopérer directement avec la chaîne ou courroie crantée 92, soit être accouplé en rotation à la roue dentée 93a adjacente, par exemple par un mécanisme de transmission à engrenages. L'on observe par ailleurs, que les moyens de transmission comportent, en outre, un dispositif de réglage de ia tension qui est agencé pour maintenir une tension de la chaîne ou courroie crantée 92 constante quel que soit l'écartement entre les blocs latéraux 42a, 42b. Dans le mode de réalisation représenté, le dispositif de réglage de la tension comporte une paire de poulies 94, 95 coopérant avec la chaîne ou courroie crantée 92 dont l'une 95 est fixe alors que l'autre 94 est immobilisée à l'emplacement assurant la tension idéale de la chaîne ou courroie crantée 92.

Dans le mode de réalisation de la figure 12, le système de pliage et de déroulage 38 comporte deux moteurs 96, 97 coopérant respectivement avec l'arbre de transmission 74 de l'un et l'autre des blocs latéraux 42a, 42b de la dernière unité de formage 42. Chacun des arbres de sortie des moteurs 96, 97 coopèrent avec un arbre de transmission 74 d'un bloc latéral 42a, 42b de la première unité de formage 42 par l'intermédiaire de moyens de transmission. Les moyens de transmission peuvent notamment comporter une chaîne ou une courroie crantée coopérant avec des roues dentées ou des trains d'engrenage. Dans un tel mode de réalisation, le système de pliage et de déroulage 38 comporte des moyens électroniques de synchronisation des moteurs. Bien que plus coûteux en ce qu'il nécessite la présence de deux moteurs 97, 98, ce mode de réalisation permet de libérer l'espace s'étendant entre les blocs latéraux, à la sortie de la dernière unité de formage 42 ce qui permet de faciliter le dégagement de la plaque métallique en fin de formage.

La figure 5 illustre un mode de réalisation dans lequel le dispositif de guidage de la plaque métallique apte à assurer que le rayon de courbure de la plaque métallique soit supérieur à un rayon de courbure seuil comporte deux trains de rouleaux d'entraînement 99, 100 dont l'un 99 est placé à la sortie de la bobine de plaque métallique 45 et l'autre 100 est placé à l'entrée de la première unité de formage 40. De manière avantageuse, le train de rouleaux d'entraînement 100 placé à l'entrée de la première unité de formage est accouplé à l'un et/ou l'autre des arbres de transmission 74 de la première unité de formage 40 de telle sorte qu'il ne nécessite pas de motorisation indépendante. Dans un mode de réalisation, le train de rouleau d'entraînement 100 peut présenter des galets latéraux, non illustrés, permettant de guider latéralement l'introduction de la plaque métallique 45 dans la première unité de formage 40. Par ailleurs, le train de rouleaux d'entraînement 99 placé à la sortie de la bobine de plaque métallique 45 est entraîné par un moteur piloté par un dispositif d'asservissement permettant d'assurer une vitesse d'entraînement de ia plaque métallique 45 sensiblement égaie à celle des unités de formage 40, 41 , 42 de sorte à maintenir le rayon de courbure de la plaque métallique 45 constant.

On notera que la conception des unités de formage décrites ci-dessus permet d'obtenir un système extrêmement compact. En effet, à titre d'exemple, chaque unité de formage présente une dimension inférieure à 100mm, de l'ordre de 85 mm, selon la direction longitudinale du système 38.

Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec plusieurs modes de réalisation particuliers, il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'elle comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci entrent dans le cadre de l'invention.

Par ailleurs, il est noté que si l'invention est décrite ci-dessus en relation avec un système 38 comportant trois unités de formage, le système pourra également comprendre deux ou plus de trois unités de formage.

L'usage du verbe « comporter », « comprendre » ou « inclure » et de ses formes conjuguées n'exclut pas la présence d'autres éléments ou d'autres étapes que ceux énoncés dans une revendication. L'usage de l'article indéfini « un » ou « une » pour un élément ou une étape n'exclut pas, sauf mention contraire, la présence d'une pluralité de tels éléments ou étapes.

Dans les revendications, tout signe de référence entre parenthèses ne saurait être interprété comme une limitation de la revendication.