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Title:
SYSTEM FOR MANAGING THE CHARGING OF A BATTERY AND THE REGENERATIVE BRAKING OF A VEHICLE AT LEAST PARTIALLY POWERED BY THE BATTERY AND ASSOCIATED REGULATION METHOD
Document Type and Number:
WIPO Patent Application WO/2014/006348
Kind Code:
A1
Abstract:
An electrical power supply system comprises a battery, said battery consisting of cells, said battery being provided with an ammeter capable of measuring the battery current (Ibat(t)) flowing through the battery, and at least one voltage sensor capable of measuring the voltage (Vj) at the terminals of a cell. An electronic control unit is capable of delivering a maximum permissible electrical power setpoint. The control unit is configured to calculate a maximum permissible electrical power associated with a cell by taking the minimum of at least two values, including a first electrical power (Pmaxj1) and a second electrical power (Pmaxj2).

Inventors:
SAINT-MARCOUX, Antoine (32 rue Pasteur, Palaiseau, F-91120, FR)
TRINH, Do-Hieu (13 boulevard Beaumarchais, Fontenay Le Fleury, F-78330, FR)
LE VOURCH, Yves (27 rue de la Celle, Le Chesnay, F-78150, FR)
PEUCHANT, Thomas (75 rue de la Tombe Issoire, Paris, F-75014, FR)
Application Number:
FR2013/051614
Publication Date:
January 09, 2014
Filing Date:
July 05, 2013
Export Citation:
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Assignee:
RENAULT S.A.S (13-15 quai Le Gallo, Boulogne-Billancourt, F-92100, FR)
International Classes:
H02J7/00; B60W10/26; B60K6/28
Domestic Patent References:
WO2008040893A12008-04-10
WO2009036444A22009-03-19
Foreign References:
FR2912265A12008-08-08
EP1798100A22007-06-20
US7683579B22010-03-23
Other References:
GREGORY L PLETT: "Extended Kalman filtering for battery management systems of LiPB-based HEV battery packs. Part 3. State and paramameter estimation", JOURNAL OF POWER SOURCES, vol. 134, pages 277 - 292, XP004521737, DOI: doi:10.1016/j.jpowsour.2004.02.033
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Claims:
REVENDICATIONS

1 . Système ( 1 ) d'alimentation électrique, notamment pour véhicule automobile, comprenant une batterie (2) d'accumulation électrique, la batterie (2) étant composée d'une ou plusieurs cellules (31 , 32, 3j , 3n), la batterie étant équipée d'un ampèremètre (5) apte à mesurer le courant (Ibat) traversant la batterie (2), et d'au moins un vo ltmètre (41 , 42, 4j , 4n) apte à mesurer la tension aux bornes d'une cellule (31 , 32, 3j , 3n), le système d'alimentation comprenant une unité de commande électronique (7) apte à délivrer une consigne de puissance électrique maximale (Pmax) admissible par la batterie lors d'une phase de recharge, caractérisé en ce que l'unité de commande (7) est configurée pour calculer une puissance maximale admissible par une cellule équipée d'un vo ltmètre, en imposant une tension maximale entre les bornes de la cellule, cette tension étant une fonction décroissante de l'intensité traversant la cellule.

2. Système ( 1 ) d'alimentation électrique selon la revendication

1 , dans lequel l'unité de commande (7) est configurée pour calculer une puissance maximale admissible associée à une cellule équipée d'un vo ltmètre en imposant que cette puissance soit inférieure ou égale une première puissance (Pmaxj 2), la première puissance (Pmaxj 2) étant le produit d'une première fonction linéaire par rapport au courant de batterie (Ibat) et par rapport à la tension (Vj) aux bornes de la cellule (3j), et d'une seconde fonction linéaire par rapport au courant de batterie et par rapport à la tension aux bornes de la cellule.

3. Système ( 1 ) d'alimentation électrique selon la revendication

2, dans lequel l'unité de commande (7) est en outre configurée pour calculer une puissance maximale admissible associée à une cellule équipée d'un vo ltmètre en imposant que cette puissance soit inférieure ou égale à une seconde puissance (Pmaxj 1 ) qui est le produit d'une première tension seuil constante (Vs) par la somme du courant de batterie (Ibat) et d'un terme qui est fonction de la tension aux bornes (Vj) de la cellule.

4. Système d'alimentation selon l'une des revendications précédentes, dans lequel l'unité de commande électronique (7) comprend un calculateur ( 10) d'état de charge apte à calculer un état de charge (SOCj) de la cellule, et comprend une cartographie (8) permettant de lire, à partir d'une température (Tj) et de l'état de charge (SOCj) de la cellule (3j), une résistance interne (rj) de la cellule, le terme s'ajoutant au courant (Ibat) de batterie pour le calcul de la première puissance (Pmaxj 1 ) étant inversement proportionnel à la résistance interne (rj) de la cellule, et dans les coefficients de la première et de la seconde fonction linéaire étant des fonctions de la résistance interne (rj) de la cellule.

5. Système d'alimentation selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la batterie(2) comprend plusieurs capteurs de tension (41 , 42, 4j , 4n) aptes à mesurer chacun la tension aux bornes d'une cellule (31 , 32, 3j , 3n), différente, et dans lequel l'unité de commande électronique (7) est configurée pour calculer une puissance maximale admissible par la batterie comme un minimum entre les puissances maximales admissibles de chaque cellule équipée d'un vo ltmètre, multiplié par un coefficient de cellule constant.

6. Système d'alimentation selon l'une des revendications 4 ou

5 , dans lequel la seconde puissance (Pmaxj 1 ) est le produit de la première tension seuil constante (Vs) par la somme du courant de batterie (Ibat) et d'un quotient dans lequel la différence entre la première tension seuil (Vs) et la tension aux bornes de la cellule (Vj), est divisée par la résistance interne (rj) de la cellule.

7. Système d'alimentation selon la revendication 6, dans lequel on substitue à la valeur (rj) de résistance interne de la cellule, pour le calcul de la première puissance, une valeur sécurisée (Rj) de résistance interne obtenue en multipliant la résistance (rj) issue de la cartographie (8) par un coefficient de sécurité (k) strictement supérieur à 1.

8. Système d'alimentation selon l'une des revendications 4 à 7, dans lequel la première puissance (Pmaxj2) est le produit : -de l'inverse du carré de la somme de la résistance interne (rj) de la cellule et d'un facteur de pente (a) positif constant ;

-du courant de batterie (Ibat) multiplié par la résistance interne (rj) de la cellule, auquel on ajoute une seconde tension seuil (V2) et on retranche la tension (Vj) aux bornes de la cellule ;

-de la seconde tension seuil (V2) multipliée par la résistance (rj) de la cellule, terme auquel on ajoute la tension (Vj) aux bornes de la cellule multipliée par le facteur de pente (a) et auquel on retranche le courant de batterie (Ibat) multiplié par la résistance interne de la cellule (rj) et multiplié par le facteur de pente (a) .

9. Système d'alimentation selon la revendication 8 , dans lequel on substitue à la valeur (rj) de résistance interne de la cellule, pour le calcul de la première puissance, une valeur sécurisée (Rj) de résistance interne obtenue en multip liant la résistance (rj) issue de la cartographie (8) par un second coefficient de sécurité (k) strictement supérieur à 1 .

10. Système d'alimentation selon l'une des revendications 4 à 9 , dans lequel la batterie (2) est équipée de plusieurs capteurs de température (6), et dans lequel l'unité de commande électronique (7) est configurée pour lire les résistances internes (rj) des différentes cellules (31 , 32, 3j , 3n) en utilisant une valeur de température (Tj) qui est une valeur minimale parmi plusieurs températures (Ti) issues de différents capteurs .

1 1 . Système d'alimentation selon la revendication 9, dans lequel l'unité de commande électronique (7) est configurée pour calculer la puissance maximale admissible associée à la cellule en prenant le minimum d'au moins trois valeurs, dont la première puissance (Pm axj 2 ) , la seconde puissance (Pmaxj 1 ), et une troisième puissance (Pma xj 3 ) , la troisième puissance étant le produit des trois termes suivants :

- l'inverse du carré de la somme de la résistance interne (rj) de la cellule et d'un second facteur de pente positif constant, différent du premier facteur de pente ; -le courant de batterie (Ibat) multip lié par la résistance interne de la cellule (rj), auquel on ajoute une troisième tension seuil et on retranche la tension (Vj ) aux bornes de la cellule ;

- la troisième tension seuil multipliée par la résistance (rj) de la cellule, terme auquel on ajoute la tension (Vj ) aux bornes de la cellule multip liée par le second facteur de pente et auquel on retranche le courant de batterie (Ibat) multiplié par la résistance (rj) interne de la cellule et multiplié par le second facteur de pente.

12. Procédé de régulation des phases de recharge d'une batterie électrique (7), dans lequel on limite la puissance électrique envoyée vers la batterie en vue de son rechargement en calculant une puissance maximale admissible par la batterie comme un multiple d'une puissance maximale admissible associée à une cellule de la batterie, la puissance maximale associée à la cellule étant calculée en prenant le minimum d'au moins deux valeurs, dont une première puissance (Pmaxj 2) et une seconde puissance (Pmaxj 1 ) , la seconde puissance (Pmaxj 1 ) correspondant à la puissance absorbée par la cellule si on augmente la tension (Vj ) entre ses bornes jusqu'à atteindre une première tension seuil (Vs) constante, et la première puissance (Pmaxj 2) correspondant à la puissance absorbée par la cellule si on augmente la tension (Vj ) entre ses bornes et/ou l 'intensité de la batterie (Ibat) jusqu'à croiser une courbe ( 15) intensité-tension qui est strictement décroissante en fonction de l'intensité (Ibat) traversant la batterie.

13. Procédé de régulation selon la revendication 12, dans lequel on utilise, pour calculer la première et la seconde puissances

(Pmaxj 2 , P maxj 1 ), une valeur de résistance interne (rj) de la cellule qui est lue dans une cartographie ( 8 ) en fonction d'un état de charge ( S O Cj ) et d'une température (Tj ) .

14. Procédé selon les revendications 12 à 13 , dans lequel on calcule la puissance maximale associée à plusieurs cellules, et on calcule la puissance maximale admissible par la batterie comme un multip le du minimum des puissances maximales associées aux différentes cellules (3 1 , 32 , 3j , 3 n) .

15. Système d'alimentation selon les revendications 4, 7, 9, 10, 13 , dans lequel l'unité de commande électronique (7) comprend en outre un second calculateur configuré pour calculer la valeur de la résistance interne pour chaque cellule (31 , 32, ... 3j , 3n) en fonction de l'historique du courant traversant la batterie et de l'historique de la tension mesurée aux bornes de la cellule.

Description:
Système de gestion de la charge d'une batterie et du freinage récupératif d'un véhicule alimenté au moins en partie par la batterie et procédé de régulation associé

L 'invention a pour obj et les systèmes de gestion de batterie électrique, et en particulier les systèmes de gestion de batteries électriques embarquées et destinées à propulser un véhicule automobile.

Ces batteries peuvent soit être rechargées sur des bornes électriques lorsque le véhicule est à l ' arrêt, soit être rechargées en récupérant, au travers du moteur électrique, une partie de l ' énergie cinétique du véhicule lorsque celui décélère. C ' est ce qu' on appelle le freinage récupératif.

On peut être amené à limiter la puissance récupérée et renvoyée vers la batterie, par exemple pour ne pas compromettre les fonctionnements de certains systèmes de sécurité tels que l 'ABS ou l ' ESP, ainsi que le décrit la demande de brevet WO 2008 040893.

On peut également être amené à limiter la puissance renvoyée vers la batterie afin de ne pas endommager celle-ci. Des seuils peuvent alors être imposés pour le courant maximal envoyé vers la batterie, ou pour la tension maximale appliquée aux bornes de la batterie.

De manière classique, une batterie peut être gérée par une unité de commande électronique qui surveille la puissance électrique maximale envoyée vers la batterie. Cette puissance électrique maximale peut ainsi être reliée à une puissance mécanique maximale autorisée en récupération au niveau des roues .

Les limitations basées uniquement sur un seuil de tension ou uniquement sur un seuil d ' intensité de courant ne permettent pas de limiter des phénomènes tels que les dépôts métalliques dans des batteries de type lithium ion. Des dépôts de lithium métallique peuvent se produire à l ' électrode négative de la batterie, dans certaines conditions de fonctionnement où le flux des ions Li+ arrivant à l ' électrode est trop important pour permettre aux ions Li+ de s ' insérer au graphite de l'électrode. Ces ions Li+ se regroupent alors sous forme d'un dépôt métallique sur l'électrode, susceptible de créer des courts- circuits internes à la batterie.

La demande de brevet WO 2009 036444 propose de limiter ce risque de dépôt de lithium en intégrant dans chacune des cellules élémentaires de la batterie une électrode de référence, et en surveillant le potentiel de l ' électrode négative par rapport à l' électrode de référence, pour qu' il ne passe pas en dessous d' un potentiel seuil de formation du lithium métallique.

Cette solution est onéreuse à appliquer car elle suppose l' insertion d' électrodes de référence dans au moins une partie des cellules de la batterie. Le système peut devenir hors de prix si toutes les cellules sont équipées d'une électrode de référence, et peut ne pas être suffisamment fiable si une partie seulement des cellules sont équipées.

L 'invention a pour but de proposer un système de gestion des phases de rechargement de la batterie, notamment pendant des phases de freinage récupératif, qui permet notamment de limiter les risques de dépôt de lithium de manière fiable et à moindre coût.

A cette fin, l'invention propose un système d'alimentation électrique, notamment pour véhicule automobile, comprenant une batterie d'accumulation électrique, la batterie étant composée d'une ou plusieurs cellules la batterie étant équipée d'un ampèremètre apte à mesurer le courant de batterie traversant la batterie, et d'au moins un vo ltmètre apte à mesurer la tension aux bornes d'une cellule, le système d'alimentation comprenant une unité de commande électronique apte à délivrer une consigne de puissance électrique maximale admissible lors d'une phase de recharge de la batterie . L'unité de commande est configurée pour calculer une puissance maximale admissible associée à une cellule équipée d'un vo ltmètre, en imposant à la cellule de rester en dessous d'une tension maximale entre les bornes de la cellule, cette tension étant une fonction décroissante de l'intensité traversant la cellule.

L'invention propose en outre un système d'alimentation électrique, notamment pour véhicule automobile, comprenant une batterie d'accumulation électrique. La batterie est composée d'une ou plusieurs cellules, est équipée d'un ampèremètre apte à mesurer le courant traversant la batterie, et est équipée d'au moins un capteur de tension apte à mesurer la tension aux bornes d'une cellule. Selon une variante de réalisation avantageuse, chaque cellule de la batterie est équipée d'un capteur de tension apte à mesurer la tension aux bornes de la cellule. Un même capteur de tension peut équiper plusieurs cellules branchées en parallèles. Selon un mo de de réalisation préférentiel, la tension aux bornes de la cellule correspond à la tension aux bornes d'une cellule électrochimique élémentaire, c'est-à-dire à la différence des potentiels de deux électrodes de la cellule. Le vo ltmètre peut par exemp le être branché aux bornes d'une cellule électrochimique, ou d'un groupe de plusieurs cellules électrochimiques branchées en parallèle les unes par rapport aux autres . Le système d'alimentation comprend une unité de commande électronique apte à délivrer une consigne de puissance électrique maximale admissible lors d'une phase de recharge de la batterie. L'unité de commande est configurée pour calculer une puissance maximale admissible associée une cellule équipée d'un vo ltmètre, en prenant le minimum d'au moins deux valeurs, dont une seconde puissance et une première puissance, la seconde puissance étant le produit d'une première tension seuil constante par la somme du courant de batterie et d'un terme qui est fonction de la tension aux bornes de la cellule, et la première puissance étant le produit d'une première fonction, linéaire par rapport au courant de batterie et par rapport à la tension aux bornes de la cellule, et d'une seconde fonction, elle aussi linéaire par rapport au courant de batterie et par rapport à la tension aux bornes de la cellule . Selon un mode de réalisation préféré, l'unité de commande électronique est configurée pour calculer le minimum de la seconde puissance et de la première puissance pour chacune des cellules équipées d'un voltmètre. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux l'unité de commande électronique est configurée pour calculer le minimum de la seconde puissance et de la première puissance pour chacune des cellules de la batterie. L'unité de commande électronique peut comprendre un calculateur d'état de charge, apte à calculer un état de charge de la cellule, et peut comprendre une cartographie permettant lire, à partir d'une température et de l'état de charge de la cellule, une résistance interne de la cellule. Le terme s'ajoutant au courant de batterie pour le calcul de la seconde puissance est alors inversement proportionnel à la résistance interne de la cellule, et les coefficients de la première et de la seconde fonction linéaire sont fonction de la résistance interne de la cellule. Selon un mo de de réalisation préféré, les coefficients de la première et de la seconde fonction linéaire sont calculés sous forme de fractions faisant intervenir la résistance interne de la cellule.

Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, l'unité de commande est en outre apte à imposer à la batterie une puissance qui est le minimum entre :

- la puissance souhaitée par le conducteur,

- la puissance autorisée par la batterie,

De manière à permettre une limitation de la puissance à chaque instant en fonction des limites de la batterie.

Selon un autre mode de réalisation qui peut se combiner aux précédents, on peut calculer à chaque instant une résistance instantanée de la cellule sous la forme suivante :

On pourra ensuite calculer une résistance filtrée de la

cellule par exemple comme suit :

où β est un coefficient de filtrage constant, par exemple β = 0.01 et est la valeur de la résistance interne initiale, calculée à partir d'une cartographie.

On peut notamment décider d'appliquer ce filtrage numérique sur la valeur de résistance interne de la cellule, si, si les conditions décrites ci-dessous sont vérifiées : • Variation en valeur absolue du niveau de courant entre deux itérations du calcul supérieure à un seuil.

• Température minimale sur l ' ensemble des modules supérieure ou égale à un seuil.

· Etat de charge de la batterie supérieur à un certain niveau.

L'unité de commande électronique peut ainsi comprendre un second calculateur configuré pour calculer la valeur de la résistance interne pour chaque cellule en fonction de l'historique du courant traversant la batterie et de l'historique de la tension mesurée aux bornes de la cellule.

De manière préférentielle, la batterie comprend plusieurs capteurs de tension aptes à mesurer chacun la tension aux bornes d'une cellule différente, et l'unité de commande électronique est configurée pour calculer une puissance maximale admissible par la batterie comme un minimum entre les puissances maximales admissibles de chaque cellule équipée d'un vo ltmètre, multip lié par un coefficient de cellule constant. La valeur du coefficient de cellule peut dépendre du nombre de cellules de la batterie ainsi que la connexion des cellules entre elles au sein de la batterie. Le coefficient de cellule peut par exemple correspondre au nombre total de cellules dans le cas où toutes les cellules sont montées en série, ou correspondre au nombre de cellules multiplié par deux dans le cas où la batterie comprend un assemblage en série de groupes de deux cellules élémentaires montées en parallèle.

La seconde puissance est par exemp le le produit de la première tension seuil constante par la somme du courant de batterie et d'un quotient dans lequel la différence entre la première tension seuil et la tension aux bornes de la cellule, est divisée par la résistance interne de la cellule.

Selon un mode de réalisation préférentiel, on substitue à la valeur de résistance interne de la cellule, pour le calcul de la seconde puissance, une valeur sécurisée de résistance interne obtenue en multip liant la résistance issue de la cartographie par un coefficient de sécurité strictement supérieur à 1 . La première puissance est par exemp le le produit :

-de l'inverse du carré de la somme de la résistance interne de la cellule et d'un facteur de pente positif constant ;

-du courant de batterie multiplié par la résistance interne de la cellule, auquel on ajoute une seconde tension seuil et on retranche la tension aux bornes de la cellule ;

-de la seconde tension seuil multipliée par la résistance de la cellule, terme auquel on ajoute la tension aux bornes de la cellule multip liée par le facteur de pente et auquel on retranche le courant de batterie multiplié par la résistance interne de la cellule et multiplié par le facteur de pente.

La première tension seuil, la seconde tension seuil et le facteur de pente sont des valeurs constantes enregistrées dans l'unité de commande électronique.

On peut substituer à la valeur de résistance interne de la cellule, pour le calcul de la première puissance, une valeur sécurisée de résistance interne obtenue en multip liant la résistance issue de la cartographie par un second coefficient de sécurité strictement supérieur à 1 . Selon un mo de de réalisation préféré, le coefficient de sécurité est de préférence compris entre 1 ,3 et 1 ,6. De manière avantageuse, le premier et le second coefficient de sécurité peuvent être égaux. Selon un autre mode de réalisation possible, le premier et le second coefficient de sécurité peuvent être différents, tous deux supérieurs à 1 , et de préférence inférieurs ou égaux à 1 ,5.

De préférence, la batterie est équipée de plusieurs capteurs de température, et l'unité de commande électronique est configurée pour lire les résistances internes des différentes cellules en utilisant une valeur de température qui est une valeur minimale parmi plusieurs températures issues de différents capteurs. L'unité de commande électronique peut être configurée pour lire les résistances internes des différentes cellules en utilisant une valeur de température qui est une valeur minimale parmi p lusieurs températures issues de différents capteurs et en utilisant l ' état de charge (" SOC ") de la cellule. La température utilisée peut par exemple être le minimum des températures mesurées par les différents capteurs, ou être le minimum des températures mesurées par plusieurs capteurs se trouvant à proximité de la cellule considérée.

Selon une variante de réalisation améliorée, l'unité de commande électronique est configurée pour calculer la puissance maximale admissible associée à la cellule, en prenant le minimum d'au moins trois valeurs, dont la seconde puissance, la première puissance, et une troisième puissance, la troisième puissance étant le produit

-de l'inverse du carré de la somme de la résistance interne de la cellule et d'un second facteur de pente positif constant, différent du premier facteur de pente ;

-du courant de batterie multiplié par la résistance interne de la cellule, auquel on ajoute une troisième tension seuil et on retranche la tension aux bornes de la cellule ;

-de la troisième tension seuil multipliée par la résistance de la cellule de la batterie, terme auquel on ajoute la tension aux bornes de la cellule multipliée par le second facteur de pente et auquel on retranche le courant de batterie multiplié par la résistance interne de la cellule et multiplié par le second facteur de pente.

Selon un autre aspect, l'invention propose un procédé de régulation des phases de recharge d'une batterie électrique, dans lequel on limite la puissance électrique envoyée vers la batterie en vue de son rechargement, en calculant une puissance maximale admissible par la batterie, comme un multip le d'une puissance maximale admissible associée à une cellule de la batterie, la puissance maximale associée à la cellule étant calculée en prenant le minimum d'au moins deux valeurs, dont une seconde puissance et une première puissance, la seconde puissance correspondant à la puissance absorbée par la cellule si on augmente sa tension jusqu'à atteindre une première tension seuil constante, et la première puissance correspondant à la puissance absorbée par la cellule si on augmente sa tension et l'intensité de charge de la batterie jusqu'à croiser une courbe intensité-tension qui est strictement décroissante en fonction de l'intensité traversant la batterie. De manière préférentielle, on utilise, pour calculer la première et la première puissance, une valeur de résistance interne de la cellule qui est lue dans une cartographie en fonction d'un état de charge et d'une température.

Avantageusement, on calcule la puissance maximale associée à plusieurs cellules, et on calcule la puissance maximale admissible par la batterie comme un multip le du minimum des puissances maximales associées aux différentes cellules .

D ' autres buts, caractéristiques et avantages de l 'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante, donnée uniquement à titre d' exemple non limitatif et faite en référence aux dessins annexés sur lesquels :

la figure 1 représente un ensemble électromoteur selon l' invention,

- les figures 2 et 3 illustrent des graphes de positionnement du point de fonctionnement (courant, tension) d'une batterie appartenant à l'ensemble électromoteur de la figure 1 , par rapport à différents critères de surveillance, et - la figure 4 illustre certains aspects du fonctionnement d'une unité de commande électronique appartenant à l ' ensemble électromoteur de la figure 1 .

Tel qu' illustré sur la figure 1 , un ensemble d' électromoteur 1 comprend une batterie 2, un moteur électrique 9 et une unité de commande électronique 7. La batterie est équipée d'un ampèremètre 5 permettant de mesurer l 'intensité du courant Ibat(t) traversant la batterie à un instant "t" et relié à l'unité de commande électronique 7 par une connexion 24. La batterie est également équipée d'un ou plusieurs capteurs de température 6 permettant de mesurer une température T et relié(s) à l 'unité de commande électronique 7 par une connexion 23. La batterie comprend des cellules 3 1 , 3 2 ...3j ...3 n montées en série les unes par rapport aux autres et des capteurs de tension ou vo ltmètres 4 1 , 4 2 ...4 j ...4 n permettant de mesurer la tension respectivement V 1 (t), V 2 (t) ... V j (t) ... V n (t), aux bornes de chaque cellule 3 1 , 3 2 ...3j ...3 n .

Chaque cellule 3 1 , 3 2 ...3 j ...3 n peut être constituée de p lusieurs cellules élémentaires montées en parallèle, par exemple, sur la figure 1 constituée de deux cellules élémentaires montées en parallèle.

L 'unité de commande électronique 7 comprend un calculateur 10 apte à calculer l ' état de charge de chaque cellule en fonction par exemple de son historique de température, de courant et de tension. Les méthodes de calcul d'état de charge d'une cellule ou d'une batterie d'accumulateur sont connues . On peut par exemple utiliser la méthode décrite dans l'article "Extended Kalman filtering for battery management Systems o f LiPB-based HEV battery packs. Part 3. State and paramameter estimation" (Gregory L Plett), Journal of power sources 134 pp277-292. L 'unité de commande électronique 7 comprend également, ou est reliée à, une cartographie 8 dans laquelle elle peut lire, en fonction d'une température et d'un état de charge, une valeur de résistance interne pour chaque cellule 3 1 , 3 2 ...3j ...3 n .

L 'unité de commande électronique 7 délivre par une connexion 20 une valeur P max de puissance maximale autorisée pour le rechargement de la batterie.

Par exemple, la valeur P max peut être envoyée vers un gestionnaire des phases de freinage récupératif qui, dès que la puissance délivrée par le moteur 9 approche le seuil autorisé, complète le freinage par les moyens de freinage dissipatifs du véhicule (plaquettes, disques de freinage) .

La figure 2 illustre le principe du calcul d'un point seuil de fonctionnement 25 que l'on autorise une cellule 3 j à atteindre pour ne pas dépasser un premier seuil d' endommagement, qui est ici une tension seuil constante V s .

On trouve ainsi, sur la figure 2, une droite 1 1 passant par le point 14 de fonctionnement courant (I bat (t),V j (t)) de la cellule, et ayant pour pente la résistance r interne de la cellule. Pour respecter le seuil de tension V s , on peut augmenter le courant I bat (t) et la tension V j (t) jusqu' à atteindre le point de fonctionnement 27 où la droite 1 1 rencontre l ' horizontale 13 associée au seuil V s . Les incréments de tension et de courant autorisés sont alors respectivement

Afin de prendre une marge de sécurité et pour tenir compte des incertitudes de calcul sur la résistance interne r, on préfère prendre comme point de fonctionnement limite autorisé, un point 25 correspondant à l' intersection d'une droite 12 passant par le point de fonctionnement 14 et correspondant à une résistance interne R légèrement supérieure à la résistance interne cartographiée r. Les incréments de tension et de courant autorisés sont alors respectivement

On peut par exemple choisir R = k.r, k étant un coefficient de sécurité strictement supérieur à 1 , et de préférence inférieur ou égal à

1 ,5.

La puissance maximale acceptable par la cellule j suivant

ce premier critère est alors égale à :

La figure 3 illustre le principe du calcul d'un autre point de fonctionnement limite, autorisé cette fois pour éviter la formation de dépôts métalliques -généralement sous forme de dendrites de lithium- sur l ' électrode négative de la cellule.

Ne disposant pas de l' information du potentiel d' électrode négative par rapport à une électrode de référence, on fixe un seuil de fonctionnement sous forme d'une courbe continûment décroissante de tension en fonction du courant, seuil illustré ici par une droite 1 5 ayant comme ordonnée à l ' origine une tension V 2 et ayant une pente négative de valeur abso lue a. Le courant et la tension de la cellule peuvent alors être augmentés à partir du courant Ibat(t) de la tension V j (t) correspondant au point de fonctionnement 14, jusqu' à un point 28 de coordonnées (I 3 , V 3 ) . correspondant à l'intersection de la droite seuil 15 , et de la droite 1 1 ayant pour pente la résistance interne r de la cellule. Comme dans le cas de la figure 2, on prend par sécurité, plutôt que le point 28, un point 26 de coordonnées (I 1 , V 1 ) correspondant à l'intersection de la droite seuil 15 avec la droite 12 correspondant à une droite de fonctionnement "à résistance majorée R" de la cellule 3 j . Les incréments de tension et de courant autorisés sont alors respectivement un nouvel incrément de tension et un nouvel incrément d'intensité de courant différents de ceux de la figure 2.

Les coordonnées (I 1 , V 1 ) du point d'intersection 26, sont obtenues à l'aide des équations des deux droites 15 et 12, selon les équations suivantes :

La puissance P ma xj 2 correspondant au point d'intersection 26 est inférieure à une puissance P ' maxj 2 correspondant au point d'intersection 28 , notamment si l' intensité I 2 est inférieure à V 2 /2α. Dans ce cas, le choix d'utiliser une résistance R surévaluée par rapport à la résistance r cartographiée, va dans le sens de la sécurité . C'est le cas avec les valeurs usuelles, par exemp le V 2 de l'ordre de 4V, a de l'ordre de 0.0025Volt. A - 1 et une valeur maximale de courant de batterie de l'ordre de 60A. On a alors largement I b at <60A< V 2 /2α=800A.

Lorsque la courbe seuil délimitant le domaine où l'on peut utiliser la batterie sans engendrer de dépôt de lithium, est une fonction non linéaire, on peut approximer cette fonction par plusieurs portions de droite 15 définies par des abscisses à l'origine V 2 différentes, et des pentes a différentes. On calcule alors la puissance maximale autorisée pour la cellule, correspondant à l' intersection de la droite 12 avec chacune des droites seuils ainsi définies, et on prend le minimum de ces différentes puissances ainsi que de la puissance P maxj 1 .

La figure 4 illustre une partie du fonctionnement de l 'unité de commande électronique 7 permettant de délivrer la valeur maximale de puissance P max autorisée pour le rechargement de la batterie 2 de la figure 1 .

L 'unité de commande électronique 7 reçoit en entrée le courant de batterie Ib at(t) mesuré par l ' ampèremètre 5 , les différentes tensions V j (t) délivrées par les différents vo ltmètres 4 1 , 4 2 , 4 j , 4 n associés aux cellules 3 1 , 3 2 , 3 j , 3 n .

L 'unité de commande électronique 7 reçoit une ou plusieurs valeurs de température Ti par des connexions 23 correspondant à des températures en différents endroits de la batterie. Le calculateur d' état de charge 10 calcule pour chacune des cellules 3 1 , 3 2 , 3 j , 3 n son état de charge SOC j , envoie cette valeur vers la cartographie 8 associée à une température T j calculée à partir des températures T i pour, correspondre à une température plus proche de la cellule et/ou correspondre à une température minimale estimée au voisinage de la cellule. En fonction de ces deux données, l 'unité de commande électronique 7 lit dans la cartographie 8 , une valeur r j correspondant à une résistance interne estimée de la cellule 3 j . Elle envoie cette valeur r j , vers un multip licateur 29 qui multiplie la résistance rj par un coefficient de sécurité k pour obtenir une résistance majorée R j . La résistance majorée R j est ensuite envoyée par l'unité de commande électronique vers un premier, un second, et un troisième calculateurs de puissance maximale autorisée, respectivement repérés par les références 1 6, 1 7 et 1 8.

Le calculateur 16 calcule la puissance maximale autorisée pour la cellule j afin de ne pas dépasser le seuil de tension Vs tel qu ' exposé dans la description de la figure 2.

Le calculateur 17 calcule une puissance maximale autorisée pour la cellule 3 j pour que celle-ci ne donne pas lieu à un dépôt de dendrite sur la base d'une courbe seuil correspondant à la droite 1 5 illustrée en figure 3.

Le troisième calculateur 1 8 calcule une puissance maximale autorisée pour la cellule 3 j calculée selon le même principe que la puissance maximale autorisée P maxj 2 , mais associée à une droite 1 5 d' équation différente de la droite 15 illustrée en figure 3.

Les trois valeurs P maxj 1 , P maxj 2 , P maxj 3 , pour chaque valeur de j comprise entre 1 et n, sont envoyées vers un sélecteur de minimas 1 9 , qui sélectionne la valeur minimale des 3 x n valeurs de puissance ainsi calculées.

Cette valeur minimale correspond à la plus faible puissance qu'une des cellules de la batterie 2 est capable d' accepter, tout en satisfaisant les trois critères correspondant à la droite seuil 13 , à une première droite seuil 1 5 , et à une seconde droite seuil 1 5 de pente différente de la première droite seuil 15 , et d'abscisse à l'origine différente de la première droite seuil 15. La valeur de puissance maximale acceptée par la batterie peut alors être déduite de la puissance minimale parmi les 3n valeurs calculées précédemment, en multip liant cette valeur minimale par le nombre n de cellules .

En utilisant le procédé selon l' invention, il est ainsi possible d' estimer d'une manière fiable, la puissance maximale qu' il est possible d' envoyer vers la batterie sans engendrer une dégradation prématurée de celle-ci. Le procédé selon l'invention peut être utilisé pour prendre en compte des domaines de fonctionnement limités par une droite ou un groupe de droites autres que les droites associées à des seuil de formation de dépôt de lithium métallique, à la place, ou en sus, des droites de seuils de formation de dépôts de lithium métallique.

L 'invention ne se limite pas aux exemples de réalisation décrits et peut se décliner en de nombreuses variantes. La batterie pourrait être équipée d'un seul capteur de température, chaque cellule pourrait être équipée d' un capteur de température, ou la batterie pourrait être équipée d'un nombre de capteurs de température inférieur au nombre de cellules . Dans ce dernier cas, la température retenue pour le calcul de la résistance interne de la batterie peut correspondre soit à un minimum de température sur tous les capteurs, soit à un minimum lo cal de température sur les capteurs les plus proches de la cellule considérée, soit à une température estimée du cœur de cellule à partir des autres mesures de température. D ' autres choix des arbitrages entre les différentes valeurs de température sont également possibles. Dans une version on peut ne calculer qu'un état de charge global pour la batterie, et affecter la même valeur de résistance interne de cellule à chacune des cellules, à partir de cet état de charge moyen.

La limitation de la puissance envoyée vers la batterie selon l'invention peut être mise en œuvre pendant toutes les phases de recharge de la batterie, ou peut être mise en œuvre de manière sélective pour certaines des phases de recharge de la batterie, par exemple pendant les phases de freinage récupératif.

Les calculateurs de puissance maximale 17 et 1 8 peuvent être remplacés par un calculateur de puissance maximale apte à déterminer directement l'intersection de la droite de fonctionnement 12 avec une courbe non linéaire délimitant le domaine autorisé de fonctionnement de la batterie sans formation de dendrites .

Le coefficient de sécurité k peut être différent pour le calcul de la puissance et le calcul des puissances maximales P ma xj 2

et P ma xj 3 · La batterie pourrait être constituée de cellules en séries constituées chacune d'une seule cellule élémentaire ou constituée au contraire, d'au moins deux cellules élémentaires en parallèle. Il peut bien-sûr s ' agir de cellules élémentaires de type lithium-ion, mais il peut également s ' agir de cellules basées sur une autre chimie.