REVENDICATIONS
1. Procédé de gestion de la distribution et de la réception automatique d'un objet (1 , 6), notamment une clé, par un distributeur automatique (2), dans lequel la réception d'un objet (1 , 6) comprend :
- une étape d'identification d'un objet (1 , 6),
- une étape de vérification dans une base de données (3) des informations relatives à l'objet (1 , 6) identifié à l'étape précédente,
- une étape de stockage de l'objet (1 , 6) dans le distributeur automatique (2), caractérisé en ce que :
- préalablement à l'étape d'identification, l'objet (1 , 6) à réceptionner est placé directement sur un réceptacle (4) du distributeur automatique (2), et
- l'étape d'identification comprend : i. une étape de création d'une image tridimensionnelle de l'objet (1 , 6) au moyen d'un capteur (5) de mesure sans contact, tel qu'un capteur optique (5) de préférence laser ou vibromètre laser, et ii. une étape d'extraction, à partir de ladite image tridimensionnelle, d'au moins un paramètre physique d'identification de l'objet (1 , 6) parmi ses caractéristiques physiques suivantes : sa densité, sa masse, son volume, son centre de gravité, un ou plusieurs de ses axes d'inertie.
2. Procédé selon la revendication 1 , caractérisé en ce que lors de la restitution par l'utilisateur ou de la distribution à l'utilisateur de l'objet (1 , 6), l'utilisateur est identifié par son identifiant et la concordance entre l'identifiant de cet utilisateur et le paramètre physique d'identification de l'objet (1 , 6) à réceptionner ou à distribuer est vérifiée dans la base de données (3). 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une étape d'initialisation au cours de laquelle : - un nouvel objet (1 , 6) à gérer est physiquement dupliqué, par un moyen (8) de duplication physique, en un objet dupliqué (6) réalisé dans un matériau composite choisi en sorte que le ou les paramètres physiques d'identification de l'objet dupliqué (6) parmi ses caractéristiques physiques telles que sa densité, sa masse, son volume, son centre de gravité, un ou plusieurs de ses axes d'inertie, qui peut être extrait de son image tridimensionnelle créée par balayage au moyen d'un capteur (5) de mesure sans contact, tel qu'un capteur optique (5) de préférence laser ou vibromètre-laser, ne soit pas déjà présent dans la base de données (3) associé à une autre objet (1 , 6), une nouvelle entrée est créée dans la base de données (3) pour stocker ce paramètre physique d'identification de l'objet dupliqué (6), éventuellement en association avec un ou plusieurs identifiants d'utilisateurs autorisés. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, une fois Ia nouvelle entrée créée dans la base de données (3), l'objet dupliqué (6) est réceptionné dans le distributeur automatique (2) lors d'une étape de réception selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, puis stocké dans le distributeur automatique (2). 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'image tridimensionnelle de l'objet et/ou de l'objet dupliqué (1 , 6) est enregistrée dans la base de données (3). 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'objet et/ou l'objet dupliqué (1 , 6) est un objet mâle, notamment une clé, destiné à coopérer avec un objet femelle, notamment une serrure.
7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'image de l'enveloppe externe tridimensionnelle de l'objet et/ou de l'objet dupliqué (1 , 6) est transformée en sorte de correspondre à l'image de l'enveloppe interne tridimensionnelle de l'objet femelle correspondant, cette dernière image étant stockée dans la base de données (3).
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que chaque distribution et réception d'un objet et/ou d'un objet dupliqué (1 , 6) constitue un événement qui est horodaté et enregistré dans la base de données (3).
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la création d'une image tridimensionnelle de l'objet et/ou de l'objet dupliqué (1 , 6) est obtenue par balayage de l'objet et/ou de l'objet dupliqué (1 , 6) au moyen d'un capteur (5) de mesure sans contact, tel qu'un capteur optique (5) de préférence laser ou vibromètre-laser, ledit capteur (5) étant en rotation autour de l'objet ou de l'objet dupliqué (1 , 6) qui reste fixe.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la création d'une image tridimensionnelle de l'objet et/ou de l'objet dupliqué (1 , 6) est obtenue par balayage de l'objet et/ou de l'objet dupliqué (1 , 6) au moyen d'un capteur (5) de mesure sans contact, tel qu'un capteur optique (5) de préférence laser ou vibromètre-laser, ledit capteur (5) restant fixe, l'objet ou l'objet dupliqué (1 , 6) étant en rotation. 11. Système de gestion de la distribution et de la réception automatique d'objets (1 , 6), notamment des clés, pour la distribution destinée à, et la restitution par, des utilisateurs autorisés des objets (1 , 6), et le stockage de ces objets (1 , 6), comprenant :
- un distributeur automatique (2) assurant notamment le stockage, la distribution et la réception des objets (1 , 6),
- une unité informatique (7) de commande du distributeur automatique (2),
- une base de données (3) dans laquelle sont stockées des informations relatives aux objets (1 , 6) et aux utilisateurs, caractérisé en ce que : - le distributeur automatique (2) comprend : i. un réceptacle (4) destiné à recevoir directement un objet (1 ,
6), ii. un moyen (9) de création d'une image tridimensionnelle d'un objet (1 , 6) préalablement placé directement dans le réceptacle (4), par balayage au moyen d'un capteur (5) de mesure sans contact, tel qu'un capteur optique (5), de préférence laser ou vibromètre-laser,
- l'unité informatique (7) comprend : i. des moyens d'extraction, à partir de ladite image tridimensionnelle, d'au moins un paramètre physique d'identification de l'objet (1 , 6) parmi ses caractéristiques physiques suivantes : sa densité, sa masse, son volume, son centre de gravité, un ou plusieurs de ses axes d'inertie, et ii. des moyens de vérification de la présence du paramètre physique d'identification de l'objet (1 , 6) dans la base de données (3).
12. Système selon la revendication 11 , caractérisé en ce que le réceptacle (4) est pourvu d'un logement destiné à recevoir et maintenir au moins une partie de l'objet (1 , 6).
13. Système selon la revendication 12, l'objet (1) étant une clé pourvue d'une paume, caractérisé en ce que le logement dans le réceptacle (4) est une encoche destinée à recevoir au moins une partie de la paume de la clé (1). 14. Système selon l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé en ce que le réceptacle (4) est mobile en rotation autour de son axe central et en ce que le capteur (5) est fixe, en sorte que ce dit capteur (5) puisse balayer l'objet (1 , 6) sur 360°.
15. Système selon l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé en ce que le capteur (5) est mobile en rotation autour du réceptacle (4), en sorte que ce dit capteur (5) puisse balayer l'objet
(1 , 6) sur 360°.
16. Système selon l'une quelconque des revendications 1 1 à 15, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'identification d'un utilisateur, et en ce que l'unité informatique (7) comprend également des moyens de vérification de la présence de l'identifiant de l'utilisateur dans la base de données (3).
17. Système selon l'une quelconque des revendications 1 1 à 16, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen (8) de duplication physique de l'objet (1) présenté sur le réceptacle (4) en un objet dupliqué (6) réalisé dans un matériau composite choisi en sorte que le paramètre physique d'identification de l'objet dupliqué (6) ne soit pas déjà présent dans la base de données (3) associé à un autre objet (1 , 6).
18. Système selon l'une quelconque des revendications 1 1 à 17, caractérisé en ce que l'objet et/ou son objet dupliqué (1 , 6) est un objet mâle, notamment une clé, destiné à coopérer avec un objet femelle, notamment une serrure.
19. Système selon la revendication 18, caractérisé en ce que l'unité informatique (7) comprend des moyens de transformation de l'image de l'enveloppe externe tridimensionnelle de l'objet et/ou de l'objet dupliqué (1 , 6) en une image tridimensionnelle correspondant à l'enveloppe interne tridimensionnelle de l'objet femelle correspondant.
20. Banque interactive de gestion de la distribution et de la réception automatique d'un objet (1 , 6) comprenant un sas à accès sécurisé permettant l'accès à des utilisateurs autorisés, caractérisée en ce qu'elle comprend un système selon l'une quelconque des revendications 11 à 19. |
SYSTEME ET PROCEDE DE GESTION DE LA DISTRIBUTION ET DE LA RECEPTION AUTOMATIQUE D'OBJETS
La présente invention a pour objet un système et un procédé de gestion de la distribution et de la réception automatique d'objets par un distributeur automatique. Ce procédé et ce système permettent par ailleurs l'identification des objets gérés. L'invention trouve notamment son application dans le domaine de la gestion de la distribution et de la réception automatique de moyens d'accès tels que des clés. Généralement, les utilisateurs, qui sont par exemple des entreprises comprenant des bâtiments ou locaux qui peuvent être répartis sur plusieurs sites plus ou moins distants, confient la gestion et la maintenance de ces sites à des prestataires externes qui prennent en charge notamment la gestion des moyens d'accès aux locaux. Ces prestataires externes ont en charge les moyens d'accès de plusieurs sociétés clientes, chacune disposant de droits d'accès aux locaux qui peuvent être répartis sur plusieurs sites, tel qu'expliqué ci- dessus.
La gestion et l'utilisation de ces moyens d'accès permettent à un employé du prestataire, que nous appellerons utilisateur, d'effectuer une intervention autorisée dans les locaux d'une société cliente, que nous appellerons administrateur. L'utilisateur doit alors rendre compte de son intervention. Tant la distribution que la restitution des moyens d'accès, par exemple une clé, ou encore le délai d'intervention ou son compte rendu, sont des éléments déterminants de la prestation effectuée par l'utilisateur pour l'administrateur.
On connaît des systèmes dans lesquels des clés peuvent être rangées manuellement par blocage dans un cylindre de serrure qui leur correspond, généralement repéré par un identifiant. Alternativement, les clés sont accrochées à des porte-clés, et c'est ce porte-clé que l'on vient insérer dans une encoche prévue à cet effet et qui assure l'identification.
Dans de tels exemples, outre le fait que les opérations de distribution et de réception sont complètement manuelles, les clés restent visibles puisqu'elles sont accrochées à un panneau de rangement. Ceci n'est pas satisfaisant, notamment du point de vue de la sécurité. Ces systèmes ont été améliorés avec cette fois une armoire, par exemple installée sur un poteau ou sur un mur, à l'intérieur de laquelle sont stockées les clés. L'ouverture de l'armoire est sécurisée, et l'armoire est couplée à un système intelligent apportant une certaine traçabilité : les mouvements des clés sont horodatés. Là encore, l'information sur la présence d'une clé reste visible. En effet, un système informatique couplé permet d'éditer des rapports, et la présence des clés, identifiée par un numéro, est indiquée par un système de diodes lumineuses.
En outre, ce type de système reste limité à la gestion d'un petit nombre de clés, dépendant de la taille de l'armoire, ce qui exclu la gestion des clés par un prestataire externe qui se doit d'intervenir pour plusieurs sociétés disposant chacune de plusieurs sites à moyens d'accès distincts. On connaît également, du document US 6,707,381 un système dans lequel des objets divers (clés, bijoux, médicaments, ...) peuvent être distribués, réceptionnés et stockés par l'intermédiaire d'une cabine sécurisée, associée à une informatique de contrôle.
Un tel système peut donc être considéré comme un système de gestion de la distribution et de la réception automatique d'un objet, permettant la distribution d'objets à des utilisateurs autorisés, la restitution par ces utilisateurs autorisés de ces objets, et le stockage de ces objets.
Ainsi, le système comprend un distributeur automatique assurant notamment le stockage, la distribution et la réception des objets, une unité informatique de commande du distributeur automatique, et une base de données dans laquelle sont stockées des informations relatives aux objets et aux utilisateurs.
Les objets sont stockés dans des caissons sécurisés transparent,
éventuellement eux-mêmes fermés à clé, et identifiés par exemple par la technique du code barre ou encore par la technique RFID.
Lors de la réception, le caisson est ainsi identifié, puis une vérification est réalisée sur le contenu du caisson. Les objets contenus dans ce caisson sont identifiés (par transparence) par différentes techniques possibles. Une vérification est alors réalisée par interrogation de la base de données, pour déterminer si le ou les objets effectivement contenus dans le caisson préalablement identifié sont bien les objets attendus. Cette identification, par étapes successives, rend la distribution et la réception compliquée, et oblige l'utilisateur à faire usage d'un caisson distinct pour chaque objet ou groupe d'objets. Pour pouvoir utiliser l'objet distribué, une clé par exemple, l'utilisateur doit d'abord l'extraire du container, donc ouvrir puis refermer ce container ou caisson, et conserver le caisson pour la restitution ultérieure. Ceci est particulièrement problématique dans le cas d'une application destinée à des fins d'intervention sur plusieurs sites.
En outre, lorsqu'une image de l'objet est utilisée pour identifier cet objet, les paramètres qui en sont extraits (forme, ou couleur) ne permettent pas une identification fiable, notamment en raison du fait que plusieurs objets pourront présentés la même forme ou couleur, ou dans le cas d'objets présentant une fonctionnalité identique (par exemple l'ouverture d'une porte donnée) mais possédant des caractéristiques physiques différentes (par exemple des dimensions ou matériaux différents).
Au-delà du problème rencontré pour la sécurité de locaux, ces problèmes posés dans l'état de la technique empêchent les entreprises clientes des prestataires à qui sont confiés les moyens d'accès de disposer d'un véritable outil décisionnel, efficace et performant, de gestion du suivi de l'ensemble des prestations externalisées, telles que la maintenance industrielle, le nettoyage, la sécurité informatique, etc..
Le problème qui se pose alors est donc de disposer d'un système et d'un procédé de gestion de la distribution automatique d'objets, notamment de clés, qui simplifie, normalise et sécurise les opérations de distribution et de restitution par l'utilisateur tout en garantissant une identification fiable des objets gérés.
Un tel système et un tel procédé doit pouvoir s'intégrer dans une solution globale de gestion des services externalisés nécessitant le suivi et le contrôle qualité permanent des moyens d'accès mis à disposition de prestataires apportant ces services externalisés. L'objet de l'invention est donc d'apporter une solution au problème précité parmi d'autres problèmes.
L'invention se rapporte donc, selon un premier aspect, à un procédé de gestion de la distribution et de la réception automatique d'un objet, notamment une clé, par un automate. La réception d'un objet comprend une étape d'identification d'un objet, une étape de vérification dans une base de données des informations relatives à l'objet identifié à l'étape précédente, et une étape de stockage de l'objet dans le distributeur automatique.
Ces étapes d'identification et de vérification s'inscrivent dans une démarche de contrôle qualité de l'objet.
De façon caractéristique, préalablement à l'étape d'identification, l'objet à réceptionner est placé directement sur un réceptacle du distributeur automatique.
Par ailleurs, l'étape d'identification comprend une étape de création d'une image tridimensionnelle de l'objet au moyen d'un capteur de mesure sans contact, tel qu'un capteur optique, de préférence laser ou vibromètre- laser, et une étape d'extraction, à partir de ladite image tridimensionnelle, d'au moins un paramètre physique d'identification de l'objet parmi ses caractéristiques physiques suivantes : sa densité, sa masse, son volume, son centre de gravité, un ou plusieurs de ses axes d'inertie.
Ainsi, grâce à la combinaison de l'utilisation d'une technologie
d'imagerie tridimensionnelle par capteur optique, de préférence laser, et de l'extraction d'un ou plusieurs paramètres physiques parmi ceux mentionnés ci-dessus à partir de la construction d'une image tridimensionnelle de l'objet, l'identification est rendue fiable sans avoir recours, d'une part à l'utilisation et l'identification préalable d'un caisson ou container intermédiaire dans lequel l'utilisateur devrait enfermer l'objet à restituer avant de le placer dans le distributeur automatique, d'autre part à des techniques telles que l'encodage qui sont inadaptées notamment dans le cas d'objets de petite taille et/ou de forme complexe. II est précisé que, par réception d'un objet, on entend la réception de cet objet, restitué par l'utilisateur, par le distributeur. Par ailleurs, par restitution d'un objet, on entend la restitution de cet objet par l'utilisateur dans le distributeur.
Autrement dit, le distributeur réceptionne un objet restitué par l'utilisateur. On utilisera donc l'une ou l'autre des expressions pour désigner indifféremment la réception de l'objet par le distributeur et la restitution de l'objet par l'utilisateur.
Dans une première variante, le procédé comprend une étape de vérification des droits d'accès de l'utilisateur préalablement identifié par son identifiant, lui permettant ou non de disposer de l'objet à distribuer ou de remiser l'objet à restituer.
Lors de la réception, ou lors de la distribution, l'utilisateur est ainsi identifié par son identifiant et la concordance entre l'identifiant de cet utilisateur et le paramètre physique d'identification de l'objet à réceptionner ou à distribuer est vérifiée dans la base de données.
Dans une autre variante, le procédé comprend au moins une étape d'initialisation.
Au cours de cette étape, un nouvel objet à gérer est physiquement créé, par un moyen de duplication physique, en un objet dupliqué réalisé dans un matériau composite choisi en sorte que le ou les paramètres physiques d'identification de cet objet dupliqué parmi sa densité, sa
masse, son volume, son centre de gravité, un ou plusieurs de ses axes d'inertie, qui peut être extrait de son image tridimensionnelle créée par balayage au moyen d'un capteur de mesure sans contact, tel qu'un capteur optique, de préférence laser ou vibromètre-laser, ne soit pas déjà présent dans la base de données associé à une autre objet.
Par ailleurs, une nouvelle entrée est alors créée dans la base de données pour stocker ce paramètre physique d'identification de l'objet dupliqué, éventuellement en association avec un ou plusieurs identifiants d'utilisateurs autorisés. De préférence, une fois la nouvelle entrée créée dans la base de données, l'objet dupliqué est introduit dans le distributeur automatique au cours d'une étape de réception telle que présentée plus haut, puis stocké dans le distributeur automatique.
L'image tridimensionnelle de l'objet et/ou de l'objet dupliqué peut être stockée dans la base de données.
Dans encore une autre variante, l'objet et/ou l'objet dupliqué est un objet mâle, notamment une clé, destiné à coopérer avec un objet femelle, notamment une serrure.
De préférence, alors, l'image de l'enveloppe externe tridimensionnelle de l'objet et/ou de l'objet dupliqué est transformée en sorte de correspondre à l'image de l'enveloppe interne tridimensionnelle de l'objet femelle correspondant, cette dernière image étant stockée dans la base de données.
Dans encore une autre variante, chaque distribution et réception d'un objet et/ou de l'objet dupliqué constitue un événement qui est horodaté et enregistré dans la base de données.
La création d'une image tridimensionnelle de l'objet ou de l'objet dupliqué peut être obtenue par une technique de mesure sans contact, telle qu'un balayage optique de l'objet et/ou de l'objet dupliqué par le capteur tel qu'un capteur optique, de préférence laser ou vibromètre-laser, le capteur étant en rotation autour de l'objet ou de l'objet dupliqué qui
reste fixe.
Alternativement, la création d'une image tridimensionnelle de l'objet ou de l'objet dupliqué peut être obtenue par une technique de mesure sans contact, telle qu'un balayage optique de l'objet et/ou de l'objet dupliqué par le capteur tel qu'un capteur optique, de préférence laser ou vibromètre-laser, le capteur restant fixe, l'objet ou l'objet dupliqué étant en rotation.
L'invention se rapporte également, selon un deuxième aspect, à un système de gestion de la distribution et de la réception automatique d'objets, notamment des clés, pour la distribution à, et la restitution par, des utilisateurs autorisés des objets, et le stockage de ces objets.
Le système comprend un distributeur automatique assurant notamment le stockage, la distribution et la réception des objets, une unité informatique de commande du distributeur automatique, et une base de données dans laquelle sont stockées des informations relatives aux objets et aux utilisateurs,
De façon caractéristique le distributeur automatique comprend un réceptacle destiné à recevoir directement un objet, et un moyen de création d'une image tridimensionnelle d'un objet préalablement placé directement dans le réceptacle, par balayage au moyen d'un capteur de mesure sans contact, tel qu'un capteur optique, de préférence laser ou vibromètre-laser.
En outre, l'unité informatique comprend des moyens d'extraction, à partir de ladite image tridimensionnelle, d'au moins un paramètre physique d'identification de l'objet parmi ses caractéristiques physiques suivantes : sa densité, sa masse, son volume, son centre de gravité, un ou plusieurs de ses axes d'inertie, et des moyens de vérification de la présence du paramètre physique d'identification de l'objet dans la base de données.
Le moyen de création d'une image tridimensionnelle de l'objet ainsi que les moyens d'extraction des paramètres physique d'identifications et de vérification dans la base de données, constituent un véritable outil de
contrôle qualité de l'objet.
Ainsi, grâce encore à la combinaison de l'utilisation d'une technologie d'imagerie tridimensionnelle par capteur optique, de préférence laser, et de l'extraction d'un ou plusieurs paramètres physique parmi ceux mentionnés ci-dessus à partir d'une image tridimensionnelle de l'objet, l'identification est rendue fiable sans avoir recours à l'utilisation d'un caisson ou container intermédiaire dans lequel l'utilisateur devrait enfermer l'objet à restituer avant de le placer dans le distributeur automatique, ou à des techniques telles que l'encodage qui sont inadaptées notamment dans le cas d'objets de petite taille et/ou de forme complexe.
Dans une première variante, le réceptacle est pourvu d'un logement destiné à recevoir et maintenir au moins une partie de l'objet.
De préférence, lorsque l'objet est une clé pourvue d'une paume, le logement dans le réceptacle est une encoche destinée à recevoir au moins une partie de la paume de la clé.
Dans une autre variante, le réceptacle est mobile en rotation autour de son axe central et le capteur optique est fixe, en sorte que le capteur optique puisse balayer sur 360° l'objet. Alternativement, le capteur optique est mobile en rotation autour du réceptacle, en sorte que le capteur optique puisse balayer l'objet sur 365 degrés.
Dans encore une autre variante, le système comprend des moyens d'identification d'un utilisateur et l'unité informatique comprend également des moyens de vérification de la présence de l'identifiant de l'utilisateur dans la base de données.
Dans une autre variante, le système comprend un moyen de duplication physique de l'objet présenté sur le réceptacle en un objet dupliqué réalisé dans un matériau composite, choisi en sorte que le paramètre physique d'identification de l'objet dupliqué ne soit pas déjà présent dans la base de données associé à un autre objet.
Dans une autre variante, l'objet et/ou l'objet dupliqué est un objet mâle, notamment une clé, destiné à coopérer avec un objet femelle, notamment une serrure.
Dans ce cas, l'unité informatique peut comprendre des moyens de transformation de l'image de l'enveloppe externe tridimensionnelle de l'objet et/ou de l'objet dupliqué en une image tridimensionnelle correspondant à l'enveloppe interne tridimensionnelle de l'objet femelle correspondant, qui est la serrure de destination dans le cas où l'objet est une clé. L'invention se rapporte encore, selon un troisième aspect, à une banque interactive de gestion de la distribution et de la réception automatique d'un objet.
Ladite banque interactive comprend un sas à accès sécurisé permettant l'accès à des utilisateurs autorisés, et un système tel que présenté plus haut.
Ainsi, une telle banque interactive permet non seulement à l'administrateur de conditionner l'utilisateur dans le choix de ses actions, mais également à l'utilisateur d'informer en permanence l'administrateur de l'évolution de ses actions. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement et de manière complète à la lecture de la description ci- après des variantes préférées de réalisation du système et de mise en œuvre du procédé, lesquelles sont données à titre d'exemples non limitatifs et en référence aux dessins annexés suivants. - figure 1 : représente schématiquement une variante du système de l'invention, figure 2 : représente schématiquement la partie réception du procédé de l'invention, figure 3a : représente schématiquement la partie identification de l'objet dans le cadre de la réception, figure 3b : représente schématiquement la partie stockage
de l'objet dans le cadre de la réception, figure 4 : représente schématiquement la partie distribution du procédé de l'invention, figure 5 : représente schématiquement la partie initialisation du procédé de l'invention.
La figure 1 est une représentation schématique du système de l'invention, dans une variante de réalisation.
Ainsi, le système de gestion de la distribution et de la réception automatique d'un objet 1 , 6 comprend un distributeur automatique 2. Ce distributeur automatique 2 a pour fonction principale d'assurer le stockage, la distribution et la réception des objets 1 , 6. Ces objets sont, dans l'exemple représenté schématiquement à la figure 1 , des clés 1 , 6.
Le système comprend également une unité informatique 7 de commande du distributeur automatique 2. Cette unité informatique 7 peut être située à proximité, voire dans le distributeur automatique lui-même. Elle peut également être distante.
La communication entre l'unité informatique 7 et le distributeur automatique 2 peut être filaire ou sans fil, éventuellement par le biais d'un réseau privé ou public sécurisé. Le système comprend par ailleurs une base de données 3 qui stocke notamment des informations relatives aux objets 1 , 6 ainsi qu'aux utilisateurs du système.
Classiquement, cette base de données 3 peut être unique ou éclatée en plusieurs bases de données réparties sur un seul ou plusieurs sites, à proximité, ou distants du distributeur automatique 2 et/ou de l'unité informatique 7.
En outre, le distributeur automatique 2 comprend un réceptacle 4.
Ce réceptacle 4 est mobile entre une position dans laquelle il est inséré dans le distributeur automatique 2 et non accessible à l'utilisateur (position marquée en pointillés sur la figure 1), et une position dans laquelle il est accessible à l'utilisateur, éventuellement à l'extérieur du distributeur
automatique 2 (position marquée en traits continus sur la figure 1).
Le réceptacle 4 est donc associé à un organe de déplacement (non représenté à la figure 1), commandé par l'unité informatique 7.
Ce réceptacle 4 est destiné à recevoir directement un objet 1 , 6. En particulier, lors de la remise d'un objet 1 , 6 par l'utilisateur, celui-ci le place directement dans le réceptacle 4. Egalement, lors de la distribution de l'objet 1 , 6 par le distributeur automatique 2 à un utilisateur quelconque, ce dernier saisit l'objet directement dans le réceptacle 4.
Le distributeur automatique 2 comprend également un bloc fonctionnel 9 qui constitue un moyen de création d'une image tridimensionnelle de l'objet 1 , 6 préalablement placé directement dans le réceptacle 4.
Ce moyen de création d'une image tridimensionnelle comprend un capteur 5 de mesure sans contact. Il peut s'agir d'un capteur optique, de préférence de type laser ou encore vibromètre-laser.
Ce moyen 9 de création d'une image tridimensionnelle, et notamment le capteur 5, sont commandés par l'unité informatique 7.
Plus généralement, comme on le verra dans les explications qui suivent, la communication entre l'unité informatique 7 et le distributeur automatique 2, dont le moyen 9 de création d'une image tridimensionnelle, est bidirectionnelle, puisque non seulement l'unité informatique 7 commande le distributeur automatique 2, mais également l'unité informatique 7 reçoit des informations de ce distributeur informatique 2.
En particulier, l'unité informatique 7 reçoit l'image tridimensionnelle créée par le moyen 9 de création d'une image tridimensionnelle d'un objet 1 , 6.
Ainsi, l'unité informatique 7 comprend des moyens d'extraction d'au moins un paramètre physique d'identification de l'objet 1 , 6, à partir de l'image tridimensionnelle reçue. Ce paramètre d'identification de l'objet 1 , 6 correspond à une caractéristique physique, ou une combinaison de caractéristiques
physiques, extraites de l'image tridimensionnelle, parmi sa densité, sa masse, son volume, son centre de gravité ou encore un ou plusieurs de ses axes d'inertie.
Par ailleurs, l'unité informatique 7 comprend également des moyens de vérification de la présence d'un paramètre physique d'identification de l'objet 1 , 6 dans la base de données 3.
Eventuellement, le réceptacle peut être pourvu d'un logement destiné à recevoir et maintenir au moins une partie de l'objet 1 , 6 dans une position déterminée, pour faciliter la création de son image tridimensionnelle au moyen du moyen 9 de création d'une telle image.
En particulier, dans le cas où les objets gérés sont des clés pourvues d'une paume, le réceptacle 4 peut comprendre une encoche destinée alors à recevoir tout ou partie de la paume de la clé et à la maintenir ainsi dans une position facilitant la création de l'image tridimensionnelle au moyen du capteur 5 présent dans le moyen 9 de création de cette image tridimensionnelle.
De préférence, comme cela est représenté (en pointillés) à la figure 1 , lors de la création d'une image tridimensionnelle par le capteur 5, le réceptacle 4 se trouve dans une position intermédiaire, de préférence inaccessible à l'utilisateur, entre la position complètement rentrée dans le distributeur automatique 2, non accessible, à l'utilisateur et la position de distribution, accessible à l'utilisateur.
Pour la création de l'image tridimensionnelle par l'intermédiaire du capteur 5, le réceptacle 4 peut être mobile en rotation autour de son axe central. Le capteur 5 est alors fixe, et la rotation du réceptacle 4 permet un balayage de l'objet 1 , 6 sur 360°.
Alternativement, le réceptacle 4 est fixe, et le capteur 5 est mobile en rotation autour du réceptacle 4, ce qui permet là encore le balayage de l'objet 1, 6 sur 360°. II est également possible d'envisager une rotation simultanée du réceptacle 4 et du capteur 5 dans le sens inverse.
Le système de l'invention comprend également des moyens d'identification d'un utilisateur, non représentés à la figure 1. Il peut s'agir de tout moyen d'identification, tels que la saisie d'un code sur un clavier ou sur un écran, l'utilisation d'une carte d'accès, de moyens d'identification biométriques, etc..
Une fois réalisée l'identification d'un utilisateur, par les moyens d'identification non représentés à la figure 1 , les données d'identification sont transmises à l'unité informatique 7 qui comprend des moyens de vérification de la présence de l'identifiant de l'utilisateur dans la base de données 3.
Le système comprend par ailleurs un moyen 8 de duplication physique de l'objet 1 présenté sur le réceptacle 4 en un objet dupliqué 6.
Ce moyen 8 de duplication physique est un module qui permet de créer l'objet dupliqué 6 dans un matériau composite choisi en sorte que le paramètre physique d'identification de l'objet dupliqué 6 ne soit pas déjà présent dans la base de données 3 associé à un autre objet déjà géré.
Ce module 8 pourra indifféremment être situé à proximité du distributeur automatique 2, ou sur un site distant. Il est relié directement ou indirectement à l'unité informatique 7, en sorte de permettre la vérification dans la base de données 3 par l'intermédiaire de cette unité informatique
7.
Dans une variante de réalisation dans laquelle les objets gérés 1 , 6 sont dits objets mâles, destinés à coopérer avec des objets dits femelles, comme par exemple une clé destinée à coopérer avec une serrure, on peut prévoir dans l'unité informatique 7 des moyens de transformation de l'image tridimensionnelle de l'enveloppe externe de l'objet mâle 1 , 6 créée par le capteur 5, en une image tridimensionnelle « inverse », c'est-à-dire correspondant à l'enveloppe interne tridimensionnelle de l'objet femelle correspondant. Un tel système pourra être intégré à une banque interactive de distribution et de réception automatique d'un objet. Cette banque
interactive comprendra notamment un sas à accès sécurisé dans le but de permettre l'accès contrôlé au système par des utilisateurs autorisés.
Le procédé de gestion de la distribution et de la réception automatique d'objets de l'invention va maintenant être expliqué en référence aux figures 2 à 5.
Comme cela est représenté à la figure 2, la restitution automatique d'un objet 1 , 6, tel qu'une clé, par le distributeur automatique 2 comprend une étape A d'identification d'un utilisateur U. Cette identification peut-être réalisée par exemple par la saisie d'un code sur un clavier ou sur un écran, l'utilisation d'une carte d'accès, ou encore de moyens d'identification biométriques.
L'identifiant Idu de l'utilisateur U est alors transmis à l'unité informatique 7 qui vérifie en accédant à la base de données 3 si l'utilisateur U est bien autorisé à remiser un objet 1 , 6 dans le distributeur automatique 2.
Si la vérification est négative, le procédé se termine à l'étape E, au cours de laquelle un message peut être affiché sur un écran à l'intention de l'utilisateur U pour lui indiquer qu'il ne peut avoir accès au système. Un message d'alerte peut également être envoyé à l'intention d'un administrateur qui peut se trouver sur un site distant. L'information peut être également stockée dans un fichier d'historique consultable ultérieurement par l'administrateur.
Si la vérification est positive, l'utilisateur U est alors reconnu comme un utilisateur autorisé et peut alors, au cours de l'étape B, déposer l'objet 1 , 6 à remiser directement dans le réceptacle 4 du distributeur automatique 2. Pour se faire, l'unité informatique 7, ayant reconnu l'utilisateur U et enregistré que cet utilisateur U souhaite remiser un objet 1 , 6, aura préalablement commandé le réceptacle 4 afin qu'il se place en position accessible à l'utilisateur U pour la remise de l'objet 1 , 6. Une fois ces opérations réalisées à l'étape B, le réceptacle 4 se place en position de sorte que puisse être mise en œuvre la procédure
d'identification de l'objet 1 , 6, à l'étape C. Au cours de cette étape C, un paramètre d'identification Id 0 de l'objet 1 , 6 est extrait.
Cette étape C sera expliquée en détail plus loin, en référence à la figure 3a. Une fois le paramètre d'identification Id 0 de l'objet 1 , 6 extrait, il est transmis à l'unité informatique 7 pour vérification dans la base de données 3.
La vérification consiste notamment à vérifier si l'objet 1 , 6 identifié par Ido est bien un objet géré dans le système. Elle consiste également, dans le contexte de la restitution automatique, à vérifier la concordance entre Idu est Ido. Ainsi, il est nécessaire de vérifier si l'utilisateur U est bien autorisé à remiser l'objet 1 , 6 en question.
Si la vérification est négative, le procédé se termine à l'étape F. Cette étape F est similaire à l'étape E mentionnée plus haut. Au cours de cette étape F, un message peut être affiché sur un écran à l'intention de l'utilisateur U pour lui indiquer qu'il ne peut remiser l'objet en question, soit que l'objet n'ayant pas été reconnu comme un objet géré par le système (absence de Ido son dans la base de données 3), soit qu'il ne soit pas lui- même autorisé à remiser l'objet en question (absence de concordance dans la base de données 3 entre Idu est Ido).
Un message d'alerte peut également être envoyé à l'intention d'un administrateur qui peut se trouver sur un site distant. L'information peut être également stockée dans un fichier d'historique consultable ultérieurement par l'administrateur. II est possible de prévoir alors que l'objet 1 , 6 soit rendu à l'utilisateur U. Dans ce cas, le réceptacle se place de nouveau dans la position accessible à l'utilisateur U pour que celui-ci puisse s'en saisir.
Il est également possible de prévoir, en particulier dans le cas où l'objet 1 , 6 a été reconnu mais où l'utilisateur U n'a pas été reconnu comme autorisé à remiser cet objet, que l'objet est temporairement stocké dans le distributeur automatique, par souci de sécurité.
Par contre, si la vérification sur Ido et sur la concordance entre Idu est Ido est positive, l'objet 1 , 6 est alors stocké dans le distributeur automatique 2, au cous de l'étape D. Pour se faire, l'unité informatique 7 commande le réceptacle 4 afin qu'il se place en position non accessible à l'utilisateur U pour le stockage dans la zone de stockage prévue à l'intérieur du distributeur automatique 2.
Cette étape D est décrite en détail plus loin, en référence à la figure 3b.
La figure 3a représente schématiquement la partie identification de l'objet dans le cadre de la réception, c'est-à-dire l'étape C présentée plus haut.
L'identification de l'objet 1 , 6, préalablement placé directement dans le réceptacle 4 du distributeur automatique 2, comprend ainsi une étape
C1 de création d'une image tridimensionnelle de cet objet 1 , 6, par l'intermédiaire du capteur 5 de mesure sans contact dans le bloc fonctionnel 9, tel qu'expliqué plus haut en référence à la figure 1.
Eventuellement, notamment dans le cas où l'objet 1, 6 en question est de type objet mâle, tel qu'un clé, destiné à coopérer avec un objet femelle, tel qu'une serrure, l'image tridimensionnelle créée à l'étape C1 peut être transformée au cours d'une étape C2. Cette transformation consiste à fournir une nouvelle image tridimensionnelle correspondant à l'enveloppe interne tridimensionnelle de l'objet femelle correspondant.
Qu'il y ait eu ou non transformation de l'image au cours de l'étape C2, l'image tridimensionnelle obtenue est ensuite transmise à l'unité informatique 7 pour traitement au cours de l'étape C3.
Ce traitement comprend notamment l'extraction, à partir de l'image tridimensionnelle, d'au moins un paramètre physique d'identification de l'objet 1 , 6 en question. Ce paramètre est obtenu à partir de la masse, du volume, du centre de gravité, de la densité, d'un ou plusieurs axes d'inertie. Il peut être obtenu à partir d'une combinaison de plusieurs de ces caractéristiques physiques de l'objet.
L'identifiant de l'objet Id 0 ainsi obtenu est égal à ce paramètre extrait, ou fonction de celui-ci.
La figure 3b représente schématiquement la partie stockage de l'objet dans le cadre de la réception, c'est-à-dire l'étape D présentée plus haut.
Le stockage de l'objet 1 , 6 comprend notamment une étape D1 de mise à jour de la base de données 3, par l'intermédiaire de l'unité informatique 7.
Cette mise à jour de la base de données 3 consiste notamment à enregistrer la remise de l'objet 1 , 6, identifié par Id 0 , par l'utilisateur U identifié par Idu, dans le distributeur automatique 2.
Toutes les informations liées à l'événement correspondant à cette remise sont ainsi enregistrées et horodatées, pour traitement ultérieur, par exemple statistique, contrôle, gestion, etc.. Par ailleurs le stockage de l'objet 1 , 6 comprend bien sûr une étape
D2 de stockage physique de cet objet dans le distributeur automatique 2. Au cours de cette étape D2, l'unité informatique 7 commande le réceptacle 4 pour le placer en position non accessible à l'utilisateur U pour le stockage dans la zone de stockage prévue à l'intérieur du distributeur automatique 2. Il peut s'agir d'un compartiment spécifique à l'objet en question, ou d'une zone destinée à recevoir plusieurs objets en même temps.
Par ailleurs, comme cela est représenté à la figure 4, la distribution automatique d'un objet 1 , 6, tel qu'une clé, par le distributeur automatique 2, comprend une étape A d'identification d'un utilisateur U.
Cette étape A d'identification de l'utilisateur U est similaire à l'étape A mise en œuvre dans le cadre de la réception et décrite plus haut en référence à la figure 1. Elle n'est donc pas redétaillée ici.
L'identifiant Idu de l'utilisateur U obtenu au cours de l'étape A est transmis à l'unité informatique 7 qui vérifie en accédant à la base de données 3 si l'utilisateur U est bien autorisé à obtenir un objet 1 , 6 à partir
du distributeur automatique 2.
Si la vérification est négative, le procédé se termine à l'étape E, similaire à l'étape E mise en œuvre dans les mêmes conditions et décrite plus haut en référence à la figure 1. Elle n'est donc pas non plus redétaillée ici.
Si la vérification est positive, l'utilisateur U est alors reconnu comme un utilisateur autorisé et peut alors, au cours de l'étape G, effectuer une demande d'un objet 1 , 6. Cette demande peut être formulée par une interface qui peut être la même que celle utilisée pour l'identification de l'utilisateur U au cours de l'étape A.
L'information est alors transmise à l'unité informatique 7 qui la traduit en une demande d'un objet Ido par l'utilisateur Idu.
L'unité informatique 7 procède alors à une vérification dans la base de données 3. Cette vérification consiste notamment à vérifier si l'objet demandé, identifié par Id 0 , est bien un objet géré dans le système. Elle consiste également, dans le contexte de la distribution automatique, à vérifier la concordance entre Idu est Ido, en vue de déterminer si l'utilisateur U est bien autorisé à obtenir l'objet en question. Si la vérification est négative, le procédé se termine à l'étape F.
Cette étape F est similaire à l'étape F décrite plus haut dans le contexte de la remise de l'objet en référence à la figure 1 , et n'est pas redétaillée ici.
Si la vérification sur Ido et sur la concordance entre Idu est Ido est positive, l'unité informatique 7 commande l'opération de distribution physique de l'objet 1 , 6 en question.
Cette opération consiste notamment, lors de l'étape H, en la récupération de l'objet 1 , 6, depuis sa zone de stockage dans le distributeur automatique 2, pour le placer directement dans le réceptacle 4 alors en position inaccessible pour l'utilisateur.
Le réceptacle 4 est ensuite placé en position de distribution, c'est-à-
dire accessible à l'utilisateur, pour que celui-ci puisse se saisir de l'objet 1, 6, lors de l'étape I de distribution proprement dite.
A l'issue de la distribution, le réceptacle 4 se déplace de nouveau pour retourner en position non accessible à l'utilisateur, dans le distributeur automatique 2.
Ce retour en position, peut être déclenché par l'utilisateur (appui sur un bouton, une touche), automatiquement grâce à un système de détection automatique de l'enlèvement de l'objet 1 , 6 du réceptacle 4, ou encore par un dispositif de type « timer ». Suite à cette étape de distribution I, une mise à jour de la base de données 3 est nécessaire. Cette mise à jour est réalisée par l'unité informatique 7, au cours de l'étape J.
Cette mise à jour de la base de données 3 consiste notamment à enregistrer la distribution de l'objet 1 , 6, identifié par Ido, à l'utilisateur U identifié par Idu-
Comme c'est le cas dans le cadre de la réception d'un objet, toutes les informations liées à l'événement correspondant à cette distribution sont ainsi enregistrées et horodatées, pour traitements ultérieurs, par exemple statistique, contrôle, gestion, etc.. Ces traitements ultérieurs pourront ainsi comprendre la création et l'édition d'un procès-verbal de gestion des droits d'accès d'un utilisateur Idu à un objet Ido.
La figure 5 représente schématiquement la partie initialisation du procédé de l'invention.
En effet, pour qu'un utilisateur puisse accéder au système et être reconnu comme utilisateur autorisé, il est nécessaire que toutes les données relatives à cet utilisateur aient été préalablement rentrées dans ce système, notamment dans la base de données 3.
Cette étape n'est cependant pas détaillée ici, et pourra être classiquement mise en œuvre par une inscription au service, en fournissant par exemple les données requise à un administrateur qui se charge ensuite de les saisir dans la base de données, ou encore en
procédant à une inscription en ligne par l'intermédiaire d'un réseau informatique tel qu'intemet notamment.
Par ailleurs, pour qu'un objet 1 , 6 puisse être géré par le système, il est également nécessaire que toutes les données relatives à cet objet aient été préalablement rentrées dans ce système, notamment la base de données 3. En outre, l'objet doit être physiquement inséré dans le distributeur automatique 2 pour distribution ultérieure aux utilisateurs autorisés.
Comme représenté à la figure 5 donc, pour cette initialisation, il peut être prévu la mise en œuvre d'une étape A d'identification d'un utilisateur U, similaire à l'étape A mise en œuvre dans le cadre de la remise d'un objet ou de la distribution d'un objet, décrite en détail plus haut en référence à la figure 1.
Dans le cas de l'initialisation, cette étape A a pour but de vérifier si l'utilisateur U est autorisé à initialiser le système en y entrant un nouvel objet à gérer.
L'identifiant Idu de l'utilisateur U obtenu au cours de l'étape A est transmis à l'unité informatique 7 qui vérifie en accédant à la base de données 3 si l'utilisateur U est bien autorisé à obtenir un objet 1 , 6 à partir du distributeur automatique 2.
Si la vérification est négative, l'initialisation se termine à l'étape E, similaire à l'étape E mise en œuvre dans le cadre de la remise et de la distribution d'un objet, et décrite plus haut en référence à la figure 1.
Si la vérification est positive, l'utilisateur U est alors reconnu comme un utilisateur autorisé et peut alors, au cours de l'étape K, déposer l'objet 1 , 6 à remiser directement dans le réceptacle 4 du distributeur automatique 2, ou directement dans un appareil 8 prévu pour cette procédure d'initialisation et qui peut être distant du distributeur automatique 2. Dans le cas d'une initialisation directement par l'intermédiaire du distributeur automatique 2, l'unité informatique 7, ayant reconnu
l'utilisateur U et enregistré que cet utilisateur U souhaite introduire un nouvel un objet 1 , 6, aura préalablement commandé le réceptacle 4 afin qu'il se place en position accessible à l'utilisateur U pour la remise de l'objet 1 , 6. Une fois ces opérations réalisées à l'étape K, le réceptacle 4 du distributeur automatique 2, ou l'éventuel réceptacle de l'appareil 8 distant, se place en position de sorte que puisse être mise en œuvre la procédure de duplication de l'objet 1 , 6, à l'étape L.
Cette étape L a pour but de créer un objet à gérer, dans un matériau composite choisi en sorte que l'identifiant Ido de l'objet ainsi crée ne soit pas déjà présent dans la base de données 3.
Id 0 est ainsi égal à, ou fonction d'un paramètre physique d'identification de l'objet dupliqué. Ce paramètre est obtenu à partir de la masse, du volume, du centre de gravité, de la densité, d'un ou plusieurs axes d'inertie, de l'objet. Il peut être obtenu à partir d'une combinaison de plusieurs de ces caractéristiques physiques de l'objet.
Une fois cette étape L de duplication mise en oeuvre, il est nécessaire de mettre à jour la base de données 3, au cours de l'étape M.
Cette mise à jour de la base de données 3 consiste notamment à enregistrer le fait que l'objet identifié par Id 0 , est maintenant géré par le système, et que les utilisateurs identifiés par leurs identifiants Idu respectifs sont autorisés à récupérer l'objet en question dans le distributeur automatique 2.
Toutes les informations liées à l'événement correspondant à cette initialisation sont ainsi enregistrées et horodatées, pour traitement ultérieur, par exemple statistique, contrôle, gestion, etc..
L'initialisation n'est terminée que lorsque l'objet nouvellement géré, préalablement dupliqué comme expliqué ci-dessus, est physiquement inséré dans le distributeur automatique 2. Si la procédure d'initialisation est mise en œuvre directement par l'intermédiaire du distributeur automatique 2, une procédure de stockage
similaire à l'étape D décrite dans le cadre de la remise d'un objet en référence à la figure 1 peut être tout simplement mise en œuvre à la fin de cette initialisation.
Alternativement, si cette procédure d'initialisation est mise en œuvre à distance du distributeur automatique 2, dans un lieu et sur un dispositif prévus à cet effet, l'étape M de mise à jour peut directement être suivi de la procédure de réception automatique de l'objet telle que présentée plus haut en référence à la figure 1 , matérialisée sur la figure 5 par la case RE. L'ensemble de la description ci-dessus est donné à titre d'exemple et n'est pas limitatif de l'invention.
En particulier, il est rappelé que la base de données 3 peut être unique ou éclatée en plusieurs dispositifs de stockage de données, situés à proximité ou distants les uns des autres. Cette base de données 3 ainsi définie peut elle-même être disposée à proximité du voir dans le distributeur automatique 2 et/ou à proximité de ou dans l'unité informatique 7, ou bien à distance de ceux-ci.
Egalement, l'unité informatique 7 qui pilote un ensemble d'opération présentée ci-dessus, peut elle-même être disposée à proximité du distributeur automatique 2 ou bien à distance de celui-ci.
Par ailleurs, les moyens et modules compris dans cette unité informatique 7 peuvent être localisés tous dans la même unité principale, ou dans des unités séparées, éventuellement distantes les unes des autres, et qui communiquent entre elles. C'est alors l'ensemble de ces unités séparées qui constituent l'unité informatique principale 7 au sens de l'invention.
A titre d'exemple, il est tout à fait possible de prévoir que les moyens de vérifications de l'identité d'un utilisateur soient localisés sur une première unité informatique données, et que les moyens d'extraction du paramètre d'identification d'un objet soient localisés sur une deuxième unité informatique distincte, apte à communiquer par l'intermédiaire d'un
réseau avec la première.
En outre, il est rappelé que les opération de duplication d'un objet, tel qu'expliqué plus haut peuvent être réalisées à proximité de, voire directement par l'intermédiaire du distributeur automatique 2. Mais elles peuvent tout autant être réalisées à distance, dans un lieu et sur un dispositif prévus à cet effet.
Enfin, même si l'invention trouve une application dans le domaine de la gestion de la distribution et de la réception automatique de clés par un distributeur automatique, elle s'applique à la tout autre type d'objet, pour autant qu'il soit possible de mettre en œuvre sur l'objet en question l'extraction d'un paramètre physique d'identification tel que présenté plus haut.
