| JP57164138 | WATERPROOF COMPOSITION |
| JP01055230 | AIR-PERMEABLE PROOFING LAYER |
| WO/2007/073896 | METHOD FOR RENEWING A FLAT AND/OR SHALLOW-SLOPING ROOF OF A BUILDING |
SN TSC (Minoterie Saint Maurice, Pierre-Buffiere, F-87260, FR)
BONY, Bruno (1 Avenue des Iris, Saint Maur des Fosses, Saint Maur des Fosses, F-94100, FR)
RBVENDICATIONS
1) Procédé de réalisation d'un système d'étanchéité pour les toitures de bâtiments comportant une couche d'étanchéité et une couche de mousse de polyuréthane projetée caractérisé en ce que la couche étanche est une couche en résine et que ledit système d'étanchéité est également un système d'isolation, la couche en mousse polyuréthanne projetée étant également une couche isolante.
2) Procédé de réalisation d'un système d'étanchéité et d'isolation selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mise en oeuvre se fait sur un élément porteur en maçonnerie ou en dalles en béton cellulaire autoclave armé ou en bois ou en panneaux dérivés du bois ou encore en tôles d'acier nervurées. 3 ) Procédé de réalisation d'un système d'étanchéité et d'isolation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la couche isolante en mousse de polyuréthanne projetée est mise en oeuvre en adhérence directement sur la couche étanche.
4) Procédé de réalisation d'un système d'étanchéité et d'isolation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la mise en oeuvre de la couche isolante en mousse de polyuréthanne projetée se fait en plusieurs passes.
5) Procédé de réalisation d'un système d'étanchéité et d'isolation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le système d'isolation et d'étanchéité est complété en surface par une protection contre les UV. 6 ) Procédé de réalisation d'un système d'étanchéité et d'isolation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la couche étanche en résine est adhérente à l'élément porteur. |
SYSTEME D'ETANCHEITE ET D'ISOLATION DES TOITURES DE BATIMENTS
La présente invention concerne un système d'étanchéité et d'isolation des toitures des bâtiments.
Elle concerne également son utilisation sur des bâtiments dont la toiture est composée d'éléments porteurs en maçonnerie, bois, panneaux dérivés du bois, tôles d'acier nervurées, dalles en béton cellulaire autoclave armé et plus généralement d'éléments porteurs offrant une surface suffisamment continue pour recevoir un complexe d'étanchéité.
L'étanchéité des bâtiments est généralement réalisée à l'aide de petits éléments (tuiles, bardeaux, etc..) ou de grands éléments (panneaux sandwich, tôles ondulées, etc..) ou à l'aide d'une couche étanche à base d'asphalte, de feuilles bitumineuses, de résines ou encore de membranes synthétiques.
L'étanchéité est, la plupart du temps, associée à une couche isolante réalisée à l'aide de panneaux en matériaux isolants (laine minérale, plastique alvéolaire, verre cellulaire, perlite, etc.. ). On distingue deux familles d'isolation suivant la position de la couche isolante et de la couche étanche. Lorsque la couche isolante est située sous la couche étanche, on parle de toitures chaudes. Lorsque la couche isolante est située sur la couche étanche, on parle de toiture avec « isolation inversée ».
Les feuilles bitumineuses ou les membranes synthétiques sont livrées sur chantier sous forme de rouleaux qui doivent être assemblés pour réaliser une couche étanche. Les assemblages sont longs à réaliser et peuvent être source de malfaçons et conduire à des pertes d'étanchéité notamment aux bords des toitures dans la partie verticale que l'on appelle communément « relevés ».
Les étanchéités en asphalte ou en résine, au contraire sont réalisées in situ et forment une couche étanche continue qui ne présente pas de raccord. Cependant, les étanchéités réalisées en asphalte ont un poids d'environ 40 kg par m 2 alors que les étanchéité en résine dépasse rarement les 3 kg par m 2 . Les étanchéités en résines ont donc l'avantage de permettre de réaliser des couches étanches sans raccord pour un poids réduit.
Toutes ces étanchéités peuvent être mises sur une couche étanche réalisée en panneaux isolants. Les panneaux sont fixés au support par des vis, de la colle ou du bitume chaud ou tout autre méthode empêchant l'envol des panneaux. Ils peuvent également être simplement posés sur le support lorsque l'étanchéité est en asphalte, le poids de la couche étanche en asphalte étant suffisant pour éviter l'envol des panneaux.
Dans le cas des étanchéités en résine, il est nécessaire de disposer sur la couche en panneaux isolants, un écran afin d'obtenir une continuité du support. Cela induit un coût supplémentaire et c'est pourquoi, on préfère utiliser une isolation inversée avec ce type
d'étanchéité. Dans ce cas, la couche isolante est généralement composée de panneaux en polystyrène extradé. L'épaisseur des panneaux dépend du coefficient d'isolation qui est demandé. Plus le coefficient d'isolation demandé est important, plus l'épaisseur des panneaux est importante. Ces panneaux sont ensuite lestés à l'aide de gravillons pour empêcher leur envol. La couche de gravillons est d'autant plus épaisse que les panneaux sont eux-même épais. Cela a l'inconvénient de rajouter du poids sur la toiture puisque la couche de gravillons peut représenter jusqu'à 20 kg au m 2 par centimètre d'épaisseur.
L'invention a pour objet de pallier à ces inconvénients en proposant un étanchéité en résine réalisant un film continu, sans raccord et avec une couche isolante qui soit également continue. De plus, l'invention propose de réaliser ce système d'étanchéité et d'isolation avec un poids le plus faible possible afin de ne pas être obligé de renforcer la structure de la toiture.
Le procédé selon l'invention, qui sera décrit plus précisément dans le document ci- après consiste à réaliser une étanchéité à base de résine sur laquelle on vient projeter de la mousse de polyuréthane en épaisseur suffisante pour obtenir le coefficient d'isolation demandé.
L'utilisation de la mousse de polyuréthane projetée n'est pas nouvelle. Ce produit a l'avantage de réaliser une couche à la fois isolante et étanche. L'application de la mousse de polyuréthane se fait en plusieurs passes. Chaque passe a une épaisseur de 2 cm environ et il est nécessaire de faire plusieurs passes pour obtenir un coefficient d'isolation suffisant. Cependant, la projection de la mousse de polyuréthane est très sensible aux conditions aux conditions atmosphériques lors de l'application et notamment à la température, à l'hygrométrie, à la présence de vent, etc.... De plus, la mousse de polyuréthane est sensible aux UV et doit être protégée par un épiderme. Sous l'effet des variations de température, l'épiderme peut fissurer et les fissures s'étendent à la mousse de polyuréthane ce qui provoque des infiltrations et une perte d'étanchéité. C'est pourquoi cette technique a conduit à des sinistres graves et coûteux qui lui ont ôté peu à peu sa crédibilité et provoqué son quasi abandon.
Toutefois, si la mousse de polyuréthane projetée n'est plus étanche en présence de fissures, sa capacité d'isolation n'est pas affectée et elle peut continuer à être utilisée comme couche isolante comme cela est proposé dans l'invention.
Dans le brevet américain US 4,521,478 délivré le 4 Juin 1985 à M. Hageman, il est proposé un système d'étanchéité composé d'une première couche de bitume, de bitume
modifié ou de goudron sur lequel est appliqué un voile de polyester, puis par une deuxième couche de bitume, de bitume modifié ou de goudron. L'ensemble est ensuite protégé par une couche de produit résistant à la chaleur comme des gravillons, de la mousse de polyuréthane ou encore, un mastic dans lequel sont enchâssés des granulats. Dans ce document, la couche d'étanchéité est toujours complexe. Elle est réalisée en bitume et en plusieurs passes ce qui présente à la fois un coût supplémentaire et des risques accrus de malfaçons. En effet, le bitume chaud doit percoler au travers du voile de polyester pour assurer le collage des couches de bitume entre elles ce qui n'est possible que si le bitume est suffisamment chaud. Dans ce document également, la couche en mousse de polyuréthane projetée n'a pas une fonction isolante mais une fonction de protection de là couche d'étanchéité comme peut l'avoir une couche de gravillons. H n'est pas dans l'esprit de l'inventeur de proposer une couche isolante utilisant la technique de l'isolation inversée, mais une couche de protection de l'étanchéité contre l'oxydation et le fait qu'elle soit réalisée en une seule couche comme indiquée sur les schémas, montre qu'elle a une épaisseur inférieure à 2 cm ce qui est notoirement insuffisant pour lui donner une fonction isolante. De plus, lorsqu'une isolation est souhaitée, elle est réalisée sous la couche d'étanchéité suivant la technique de la toiture chaude comme indiqué colonne 4 ligne 27 et suivantes du document.
Au contraire, dans l'invention, la couche d'étanchéité est réalisée en résine et en une seule passe ce qui est plus rapide et évite les risques de malfaçons. De plus, il n'y a pas de voile en polyester pour renforcer l'étanchéité. Enfin, la couche en mousse de polyuréthane projetée est avant tout définie comme une couche isolante, ce qui pour l'homme de l'art, en plus de sa composition, le polyuréthane, impose des contraintes d'épaisseur et donc de mise en oeuvre en plusieurs passes. Le complexe proposé est donc un véritable complexe d'étanchéité et d'isolation, contrairement à ce qui est décrit dans le document de l'art antérieur.
L'innovation, telle que revendiquée, est composée d'une couche étanche en résine adhérente au support et surmontée d'une isolation en mousse de polyuréthane projetée en plusieurs passes pour obtenir le coefficient d'isolation désiré.
La description de l'invention faite ci-après à pour but d'illustrer une possibilité de réalisation de l'invention. Il est bien entendu que la présente description, n'est faite qu'à titre explicatif mais nullement limitatif et qu'on pourra y apporter toute modification utile, notamment dans le domaine des équivalences techniques sans sortir de son cadre.
95 Conformément à l'invention, la couche étanche est réalisée en résine. La résine utilisée peut être une résine bi-composant, sans solvant, à base de méthacrylate de méthyle (MMA) constituant une membrane adhérente au support, continue, élastomère 100 % réactive, uréthane modifiée. Elle est réalisée à partir d'un mélange de deux composants: Composant A et Composant B.
100 Avant leur utilisation, chacun des composants est mélangé séparément de façon à homogénéiser les composants. Ensuite, on rajoute un catalyseur à base de peroxyde dibenzoïque dans le composant B. La quantité de catalyseur est fonction de la température ambiante.
Préalablement à la mise en oeuvre de l'étanchéité, on prépare le support en le
105 nettoyant. On applique sur le support propre et débarrassé de poussière une couche d'accrochage composé d'une résine à 2 composants à base de méthyhnéthacrylate (MMA), de basse viscosité et incolore. Cette résine peut être additionnée d'un catalyseur à base de peroxyde dibenzoïque à raison de 1 à 6 % en poids en fonction de la température ambiante. La couche étanche est ensuite appliquée par projection à l'aide d'équipement
110 pneumatique haute pression, bi-composant à dosage volumétrique, (rapport 1/1) à air comprimé équipée d'un pistolet de projection de type "Airless". Les composants sont gardés en suspension par agitation. Le mélange des composants se fait en tête de pistolet. La pression de mise en oeuvre est comprise entre 100 et 150 bars (maximum 200/250 bars). La mise en oeuvre se fait en une seule passe avec un grammage compris entre 2 et 2,5 kg par m 2
115 correspondant à une épaisseur comprise entre 2 et 2,5 mm.
L'isolation est réalisée en mousse de polyuréthane projetée. La mousse de polyuréthane est mise en oeuvre directement sur la couche étanche en résine sans préparation. Elle est obtenue par mélange de polyol et dïsocyanate en partie égale. Préalablement à leur utilisation, chacun des composants doit être homogénéisé. La mise en oeuvre est réalisée à
120 partir d'une unité mobile de projection. Cette unité dispose de son énergie (électricité et air comprimé). Elle est constituée de deux pompes de gavage, d'une machine doseuse haute pression à chauffage et pression régulée, de tuyaux chauffants permettant de maintenir le produit à 6O 0 C - 65 0 C jusqu'au pistolet. Le pistolet est un pistolet Airless deux composants avec rapport de mélange fixe. Les pressions de mélange sont comprises entre 70 et 120 bars.
125 Avant chaque phase d'application, il est procédé à un essai de projection consistant à projeter le nombre de couches prévues sur une couche de papier afin d'apprécier l'épaisseur, le dessin de projection, la densité de la mousse, sa structure et sa dureté.
Toute zone commencée doit être terminée sans interruption sur l'épaisseur totale prévue hormis dans la zone de reprise. La surface de la toiture doit être divisée en zones 130 élémentaires correspondant à la capacité de projection en tenant compte des conditions atmosphériques. La projection commence, pour la première passe, par les reliefs et points singuliers, tels que ventilations, sorties diverses, etc.... Les passes successives dans ces zones sont à associer avec celles des parties courantes afin de réaliser un complexe homogène. Le nombre de passes sur les reliefs est de 2 pour une épaisseur minimale de 2 cm sur la hauteur 135 du relevé. La première passe de projection en partie courante doit être raccordée avec la première passe des relevés traités au préalable. Les passes suivantes sont décalées ou croisées de manière à lisser l'aspect final de la mousse de polyuréthane projetée. Le nombre de passe varie en fonction de l'épaisseur finale désirée. L'épaisseur de mise en oeuvre de chaque couche est comprise entre 1 et 2 cm. La largeur des passes est de 1,50 m environ. Le recouvrement 140 latéral est de l'ordre de 30 cm. Le recouvrement entre deux passes successives doit se faire à 5 minutes d'intervalle environ.On veillera à ce que le pistolet reste perpendiculaire à la surface de projection en évitant les balayages. La distance à la surface de projection doit être de 80 cm environ. Les zones de reprise comporte un décalage de 30 cm environ entre couches. Lors de la projection de reprise, la mousse servant de support doit être sèche et propre. On évitera de 145 démarrer sur une zone de reprise tôt dans la matinée à cause du risque de condensation.
Le complexe peut être complété par une protection anti UV à base de peinture acrylique. La mise en oeuvre de la peinture doit se faire au moins deux heures après la fin de la projection de la mousse PROJITHANE. La peinture est mise en oeuvre au pistolet Airless ou de façon manuelle au rouleau à raison de 500 g/m 2 soit une épaisseur d'environ 500 μ. 150 Cette description n'a été faite que pour illustrer une manière de réaliser l'invention. La présente invention a pour objet de définir un système d'étanchéité et d'isolation inversée utilisable sur les toitures de bâtiments.
Conformément à l'invention, le système est à destination des toitures de bâtiments et comporte une couche d'étanchéité surmonté d'une couche de mousse de polyuréthane 155 projetée selon un première caractéristique la couche étanche est une couche en résine surmontée d'une couche en mousse polyuréthanne projetée assurant l'isolation du bâtiment.
Selon une deuxième caractéristique, la mise en oeuvre du procédé se fait sur un élément porteur en maçonnerie ou en dalles en béton cellulaire autoclave armé ou en bois ou en panneaux dérivés du bois ou encore en tôles d'acier nervurées.
160 Selon une troisième caractéristique, la couche isolante en mousse de polyuréthanne projetée est mise en oeuvre en adhérence directement sur la couche étanche. Selon une quatrième caractéristique, la mise en oeuvre de la couche isolante en mousse de polyuréthanne projetée se fait en plusieurs passes et au minimum deux.
Selon une cinquième caractéristique, le procédé est complété en surface par une 165 protection contre les UV.
Selon une sixième caractéristique, la couche d'étanchéité en résine est adhérente à l'élément porteur.
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